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Accueil du site > Actualités > Politique > On le tient par les couilles...

On le tient par les couilles...

l'impérialisme. Ce billet est une réflexion inspirée par la lecture de l'article de LGS : http://www.legrandsoir.info/c-est-une-lutte-contre-l-imperialisme-et-non-un-choc-des-civilisations-counterpunch.html

Comme il faut bien pour certains qui ne se contentent pas de respirer l'air du temps qui leur est insufflé dans les bronches par mille tuyaux, tâcher quand même de comprendre le monde dans lequel il vivent réellement : « Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne saurait juger une [telle] époque de boule­ver­se­ment sur sa conscience de soi », ils réfléchissent, étudient, analysent, et tentent d'agir dans la mesure de leurs moyens.

L'analyse du substrat économique de l'impérialisme, on la connaît : fusion du capital industriel et bancaire au sein du capital financier.

Les effets économiques et sociaux des contradictions de l'impérialisme en son sein, chacun les vit.
Ce qui n'a rien de nouveau. Au temps des impérialismes rivaux, quand il s'agissait pour eux de s'approprier le reste du monde en s'entre-étripant, nos aïeux en ont su aussi quelque chose.

Le neuf depuis, c'est qu'on parle de l'impérialisme en désignant une puissance qui tient en association et sous son parapluie toutes les autres de moindre importance, chacune jouant son jeu dans son pré carré plus ou moins contesté par les autres. 
L'histoire de l'accès pacifique des États-Unis à l'hégémonie sur les anciens rivaux a été vécue dans son entier par de nombreux témoins encore bien vivants.

Cependant le monde et ses populations sont trop grands : l'expansion impérialiste s'est heurtée à des obstacles. La Révolution d'octobre et l'Union soviétique en premier au temps des conflits inter impérialistes. Maintenant la Chine communiste dont les impérialistes américains deviennent les débiteurs
Aux marges, il y a tous ces peuples qui ne sont qu'imparfaitement soumis, comme les Arabes, et ceux de l'Amérique latine qui cherchent leur autonomie.

Dans toutes les grandes formes impérialistes historiques les peuples qui restaient en dehors étaient qualifiés sans fausse pudeur de barbares, plus récemment de sauvages, alors qu'aujourd'hui la nouveauté idéologique, c'est que les plus rétifs sont exclus par l'euphémisme devenu pourtant peu valorisant de « civilisation ».

Pure adaptation moderniste aux fades valeurs du temps parce que, quand on y regarde de plus près, ces soi-disant « civilisations » antagonistes n'ont que le « mérite » ( négatif, mais qui sert précisément à les constituer en tant que telles) d'être dépourvues de la plupart des affiquets dont se pare la civilisation occidentale quand elle interroge son beau miroir : la Démocratie, les Droits de l'homme, l'Humanisme, le Droit des femmes, en premier lieu.
Et si l'on gratte un peu, de la richesse. Sauf si celle-ci sert les intérêts de l'Occident.

Un contre-exemple ? Pour les Arabes qui vivent sous le régime des Émirs, la question de « civilisation » ne compte plus : ils accueillent les compétitions de tennis à Dubaï, ils accueillent aussi la base militaire française d'Abou Dhabi qui contrôle le Golfe persique et pointe agressivement vers l'Iran, se payent un Louvre au même endroit, pourvu en collections par des conservateurs français délégués malgré le conflit d'intérêt, ils sont les propriétaires d'un club de football et subviennent en philanthropes aux besoins de quartiers défavorisés en France, etc. Malgré le défaut chez eux de toutes les « valeurs » rappelées ci-dessus.


Ces rappels pour en arriver à conclure que la notion de « choc des civilisations » ne tient pas en dernière analyse, non plus d'ailleurs que les conflits basés sur des questions religieuses : il s'agit encore, partout et toujours de l'impérialisme, de son expansion larvée ou violente incessante, et de la résistance ou de la décomposition des peuples confrontées à la marée verte du dollar.
 


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6 réactions à cet article    


  • Montagnais Montagnais 7 décembre 2012 12:39

    Bel article..


    Mais, pourquoi vous faites pas appel à Méchanlon pour régler ces problèmes ?

    .. par exemple.. 

    .. tout ça m’amène, par association d’idées, à vous poser une question ; 

    l’impérialisme, pour s’imposer, à besoin des services dévoués d’un imposant haut-clergé, y compris les émirs de je-ne-sais-où dont vous parler, de méthodes tantôt musclée-féroces, tantôt séduction.. Toute l’industrie de l’amusement publique, de la réclame, du spectron, de la distraction..

    Seducere pro ducere..pour abrutir.

    Ma question : vous croyez pas que Proprole et Mimile sont un peu complices de leur aliénation, sont d’accord sur le modèle ?

    Tant qu’on les mène pâturer gras, y contestent pas.

    A moins que, comme les compagnons d’Ulysse, ils n’aient déjà plus conscience de rien, plus de libre arbitre et que, de temps à autres, ils se mettent à chanter, transformés en cochons qu’ils sont par la diabolique moderne Circé, experte en de multiples drogues ou poisons, propres à opérer des métamorphoses.. 

    « tous ensemble, tous ensemble, tous, tous.. »

    ..puis retourne à la télé et aux achats de noël, endormis à nouveaux, toujours pourceaux.

    NB vous dites : la décomposition des peuples confrontées à la marée verte du dollar.

    En plus, sont faux ces dollars, ces milliards de petits objets du culte à Mammon.

    Salutations. Buy nothing Xmas.

    • Dwaabala Dwaabala 7 décembre 2012 18:14

      Puisque vous m’interrogez directement, je vous donnerai mon avis, personnel d’abord, et pour conclure en citant quelqu’un qui avait très tôt tout compris et que vous identifierez sûrement  :

      La démocratie ne tient que parce que les exploiteurs et leurs serviteurs ( en gros le « bloc historique » de Gramsci) se donnent les moyens de pervertir et le mode d’existence et la conscience qu’ont de leur existence la masse des exploités, ceci en allant jusqu’à corrompre leurs représentants par mille subterfuges.

      Plaçons-nous dans l’hypothèse d’une « conquête du pouvoir » par les urnes.

      Ou bien la nouvelle majorité louvoie sans poser la question de l’expropriation des exploiteurs.

      Ou bien elle s’en prend aux éléments économiques déterminants de leur domination : finance, grandes banques, grandes entreprises, à leur administration.
      Alors s’applique le principe :

      Plus la démocratie est développée et plus elle est près, en cas de divergence politique profonde et dangereuse pour la bourgeoisie, du massacre ou de la guerre civile.

      C’est la raison pour laquelle je me garderais bien de faire appel à qui que ce soit malgré votre suggestion, car selon le principe ci-dessus qui n’est pas de moi, il faut évidemment des masses sacrément exaspérées et résolues et des dirigeants non moins résolus et qui ne les bercent pas d’illusions pour « gérer » (comme on dit aujourd’hui) une révolution !

       


    • ddacoudre ddacoudre 7 décembre 2012 17:10

      bonjour dwaabala

      La civilisation n’a fait que débuter après le désastre du nazisme, tout juste 60 ans, pas assez pour qu’elle imprégnée les esprits voutés sur des structures passéistes. l’occident pense toujours qu’il dispose d’une faculté « inné » de devoir civiliser les autres.
      http://ddacoudre.over-blog.com/article-l-autoroute-du-desastre-113203819.html
      cordialement.


      • plexus plexus 7 décembre 2012 20:36

        Un joyeux mélange de tas d’ingrédients, impérialisme, civilisation, religion, un sacré cocktail !!
        Bien sûr que le choc des civilisations existe, et ce n’est pas à cause de 3 matchs de tennis ou d’une course de formule 1 que l’on peut inélégamment évacuer le problème.
        Car problème il y a.
        600 ans après la « civilisation » chrétienne, la « civilisation » de la charia accomplit ses « saint barthelémy » partout dans le monde, sauf qu’ils ne jettent pas les infidèles dans la seine, puisqu’ils n’ont pas d’eau.
        Big brother est né avec la révolution française :
        les Girondins sont passés sous la table, et ce sont les Jacobins qui règnent, avec tout ce que ça suppose.
        L’impérialisme est une notion collective de suprématie, nous en sommes loin.
        Rien à voir avec le principe hédonistique, le plus de profits pour le moins d’efforts, qui est le vrai moteur de tout ça.


        • tf1Goupie 7 décembre 2012 21:39

          « La Chine Communiste »  smiley  smiley Vous avez vu ça où ?

          La Chine n’a pas plus de communiste que son parti et ses pratiques dictatoriales.

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