Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Opération : Marche sur l’Assemblée !

Opération : Marche sur l’Assemblée !

Pour la défense de nos droits constitutionnels... chacun doit prendre ses responsabilités.

A l’invitation de notre ami Bruno-Pascal Chevalier, du collectif Ensemble pour une jcsanté solidaire, nous avons souhaité que notre nom figure dans la liste des 200 premiers signataires de cet Appel. En fait aussi partie le journaliste Jacques Cotta, réalisateur de l’indispensable documentaire Dans le secret de l’accès aux soins en danger et auteur de plusieurs essais. Voici ce qu’il écrit à propos de cette démarche : "Chaque jour, la réalité s’impose de la façon la plus violente qui soit. Les licenciements se multiplient et les contre réformes gouvernementales ne cessent de frapper les services publics les plus essentiels. La santé avec la loi Bachelot, la sécurité sociale, l’éducation, la justice, l’information, rien n’est épargné. Après le 24 janvier les manifestations du 19 mars étaient encore plus massives. Et comme seule réponse à ces mobilisations pour mettre un coup d’arrêt aux mesures que subissent les travailleurs, salariés, jeunes ou retraités, les directions couvsyndicales tergiversent. Elles ne trouvent rien de mieux que de prévoir "un premier mai revendicatif". Et après le premier mai ? La mi-juin avant la rentrée de septembre ? Mais à quoi bon toutes ces journées d’action ? Au départ nous étions 200 à lancer cet appel, de tous horizons, ayant cependant le même objectif, l’intérêt général et la défense du bien commun. Aujourd’hui, trois jours plus couvtard, nous sommes plus de 1200 à l’avoir fait nôtre ! (1469 à l’heure où ces lignes sont écrites, NdA) Plus que jamais notre appel répond aux exigences du moment. Aussi pour être porté et propagé le plus largement possible il demande toutes les énergies, tous les efforts. Partout, auprès de vos amis, dans votre entreprise, dans votre quartier, auprès de votre section syndicale, de votre organisation politique, de vos élus, de votre association, faites-le connaître, propagez-le ! Sur les blogs, sur les sites..."

Signez-le à votre tour et faites-le signer. Il s’agit d’un réflexe citoyen.

Une marche sur l’Assemblée !

le criUne trentaine de réunions rassemblant hospitaliers, médecins, infirmiers ou usagers, employés de la fonction publique ou salariés du privé, simples citoyens ou élus se sont tenues dans toute la France. Dans chacune de ces réunions, une question, une seule, systématique : "comment s’opposer à la politique qui organise les licenciements, liquide les services publics, attaque la sécurité sociale, interdit l’accès aux soins pour tous ?" Pour y répondre, 200 premiers signataires ont décidé de porter l’appel suivant et d’obtenir des signatures par milliers !

Alors que la crise économique et financière frappe de plein fouet, particulièrement les plus fragiles, travailleurs, salariés, retraités ou jeunes, le gouvernement de Nicolas Sarkozy s’apprête à faire voter la loi Bachelot, une loi inique qui met en cause directement le droit à la santé.

La politique mise en œuvre aujourd’hui – franchises médicales, mais aussi fermetures de services hospitaliers ou d’hôpitaux de proximité, réduction de personnels et dégradation des soins, …- est insupportable. Elle touche au droit de se soigner, au droit de vivre !

Au nom du combat contre le déficit, on remet en cause le principe fondateur de notre sécurité sociale - Chacun paye en fonction de ses moyens, chacun a le droit d’être soigné selon ses besoins ! Le gouvernement et le président de la république veulent privilégier une médecine qui ne permettrait qu’aux plus riches d’accéder aux soins.

mon cul !Mais cette politique de la santé est indissociable d’une politique d’ensemble qui au nom de l’ouverture aux marchés financiers et à l’Europe de « la concurrence libre et non faussée » mène depuis des années à la catastrophe en développant la privatisation de tous les services publics, la réduction des personnels, la limitation des salaires et l’augmentation des profits, le développement de la précarité, les difficultés accrues pour accéder au logement, la destruction des emplois et des métiers….

Ainsi, dans le contexte actuel, ce qui nous guette est clair, contesté par personne.

  • Durant l’année 2009 et 2010, la liste des chômeurs devrait se voir augmenter de centaines de milliers, au rythme d’au moins un nouveau chômeur supplémentaire par minute.
  • Le besoin de services publics accessibles à tous est d’autant plus criant que la situation est violente. Mais dans tous les domaines – éducation, transports, poste, … et bien sûr santé - ce qui reste encore de services publics est en ligne de mire d’une politique impitoyable contre l’intérêt général et le bien commun.
 Il n’y a donc plus le choix ! Aux grands maux les grands remèdes ! Dans la foulée des travailleurs en Guadeloupe qui ont imposé par l’unité leur volonté au patronat et au gouvernement, nous, soussignés, décidons d’en appeler à l’organisation d’une grande marche sur Paris à l’assemblée nationale, pour faire entendre la volonté du peuple.

Nous en appelons aux responsables politiques, syndicaux et associatifs. Qui refuserait de prendre ses responsabilités pour faire prévaloir l’intérêt général se montrerait complice du système capitaliste qui rejette des millions de personnes dans la misère, liquide services publics et intérêt général, prépare les plus grandes catastrophes dont les peuples seraient les premières victimes !

Aucun prétexte, aucune manœuvre ne devrait empêcher que tous se rassemblent pour :
- Pas un licenciement !

- Retrait de la loi Bachelot !

- Pas touche au travail, au salaire, à la santé, à la sécu, à nos services publics !


Signez la pétition en suivant ce lien.

Moyenne des avis sur cet article :  3.8/5   (20 votes)




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • Picospin 28 mars 2009 16:03

    Il ne s’agit nullement pour le Picospin que je suis - ce mélange de Pic de la Mirandole et de Spinoza - de prendre position sur les avantages et inconvénients du capitalisme, de la fonctionarisation, des bienfaits éventuels de la fnction publique sur la marche de la société. Dans cette situation d’attente entre un système et un autre, cette atmosphère de crise considérée comme un des plus importantes de nos générations, la prudence est de rigueur ce qui équivaut pour les penseurs à la sagesse sans que nécessairement tou le monde soit bien conscient de ce que le statut de sage implique réellement en théorie et surtout en pratique. Devant l’ampleur des dégâts, il est sans doute plus important et plus urgent d’agir que d’approfondir des réflexions qui prendront beaucoup de temps à s’ordonner et à se concrétiser. Qu’il soit temps d’agir est une évidence surtout pour les plus touchés par la crise et la pauvreté qui en résulte pour les plus fragiles. Peut-être pourrait-on déplacer le curseur des problèmes importants à résoudre vers le minimum vital à offrir à partir de l’actuelle priorité accordée sans doute abusivement à la manière dont tel parachute va atterrir sur un green de golf, s’il sera chargé d’or, d’argent, de diamants ou s’il sera alourdi par une charge trop grosse pour lui ou des regrets si amers que la digestion d’un banquet gigantesque en sera perturbée. En ce cas, mieux vaut partager les agapes avec ceux qui ont faim ce qui permettrait au moins de ne pas faire des mots solidarité, fraternité de vaines paroles tout juste suffisantes à être affichées au fronton des mairies ou autres édifices officiels de la République. Par contre, il est de première nécessité de les afficher sur les façades parquant l’entrée des institutions qui ouvrent sur les soins, les oeuvres charitables, la justice, les répartitions équitables des richesses. Qu’ensuite les parachutistes apportant avec eux et pour eux les cadeaux distribués par leurs généreux sponsors se tordent une cheville ou deux en atteignant le sol jonché de billets de banque ou de titres est une affaire secondaire qui aura toujours le temps d’être réglée par tous ceux qui sont indignés par la misère, la famine, le chômage, l’inégalité.


    • JL JL 28 mars 2009 20:08

      Tout ça c’est bien joli et part d’un bon sentiment, à n’en pas douter.

      Que pensez vous de cette médecine qui, au lieu d’inventer un traitement pour chaque maladie répertoriée s’ingénie à inventer une maladie pour chaque traitement comptabilisé ? Les enfants de Knock méritent-ils qu’on se mobilise en priorité pour leur pouvoir d’achat ?


      • plancherDesVaches 28 mars 2009 20:45

        Votre "pouvoir" d’achat serait bien en mal si vous étiez malade au pays de l’oncle sam.... Ou l’on choisit les malades en fonction de leur revenu, on sélectionne, pour les plus riches, ceux dont les maladies sont les plus rentables à soigner, où l’on facture une brosse à dent... 200 dollars....
        Si vous voulez d’autres chiffres, j’en ai un camion complet sur le système US, mais suis pauvre en données françaises. Car le système est en train d’évoluer à grande vitesse et les cliniques privées remunèrent les médecins qui envoient des malades faciles et rentables.

        Alors, à l’auteur, confirmez-moi que le prix UNIQUEMENT du traitement anti-cancer (POUR UN CANCER OU QU’IL SE TROUVE) sans : opération, médicaments périphériques, frais de structure, frais de personnel, coût du médecin, examens et analyses hors de prix, frais administratifs, d’arrêt de travail,....Hors ALD dont PERSONNE ne voudrait bénéficier, sauf JL, qui aurait une raison de plus d’être rentier)
        ce coût donc seul est de 2600 Euros.

        Si la médecine n’est pas capable d’être transparente, c’est qu’elle est aussi pourrie que les financiers.


      • JL JL 28 mars 2009 21:25

        @ PlancherDesVaches, est-ce moi qui suis idiot ou bien vous vous êtes exprimé bizarrement : je n’ai rien compris à votre post, mais il me semble que j’y suis interpellé. Pouvez-vous m’expliquer ?


      • plancherDesVaches 29 mars 2009 03:03

        Effectivement.
        Relisez d’abord, puis dites-moi ce que vous ne comprennez pas. Je répondrai à chaque question pertinente, rassurez-vous.


      • JL JL 29 mars 2009 09:12

        @ PlancherDesVaches : 

        Au pays de l’Oncle Sam on fait payer les riches ? Où est le problème ? Vous voulez que la Sécu et les mutuelles françaises engraissent les laboratoires pharmaceutiques ? Vous travaillez dans un labo ? Ou bien vous leur vendez des 4x4 ?

        Si vous me répondez, c’est sur un autre ton SVP !  smiley


      • JL JL 29 mars 2009 09:23

        @ Plancher : C’est quoi votre problème ? Vous voulez que les mutuelles engraissent les laboratoires pharmaceutiques ? Vous y avez des actions ? Ou bien vous vendez des 4x4 aux visiteurs médicaux ?

        Je me moque de vos réponses ici à ces questions : vous c’est vous, moi c’est moi ! smiley


      • Romain Desbois 28 mars 2009 23:53

        Il est temps de rappeler que nos élus nous représentent et qu’il ne sont pas là pour faire du lobbying pour tel ou tel, ni pour défendre leurs idées, ils sont mandatés pour faire ce pour quoi ils ont été mandatés.

        De plus avec le systême actuel, on peut avoir une majorité de députés représentant une minorité d’électeurs. Le député du Var représente 4 fois plus d’électeurs que le député de la Nièvre. Pourtant l’un et l’autre ont chacun une voix à l’assemblée. On peut donc dire que nous ne sommes pas égaux pour voter les lois. Contrairement à ce que beaucoup pensent, les campagnes ont plus de poids que les villes, essentiellement à cause de découpage inégal des circonscriptions.
        Certes il est impossible de faire que chaque circonscription ait le même nombre d’électeurs.
        Le plus égalitaire serait que l’on copie le systême de copropriété en remplaçant les millièmes par le nombre d’électeurs, chaque député disposerait d’autant de voix que d’électeurs dans sa circonscription (ne pas confondre avec le nombre de voix obtenu, qui serait applicable dans le cas de proportionnelle intégrale)

        Merci pour cet article



        • Le péripate Le péripate 29 mars 2009 00:26

           Je peux pas venir, je suis enrhumé.


          • Blé 30 mars 2009 07:07

            Malheureusement cette pétition ne suffira pas à faire changer de politique l’U M P. Cette caste a trop à perdre, il faudra que la colère des oprimés s’exprime d’une manière ou d’une autre afin de contraindre ce gouvernement à agir autrement.

            Le silence des syndicats est inquiétant suite à cette manif du 19 mars. Pendant qu’ils réfléchissent la casse continue. Quand le nombre de personne qui n’ont plus rien à perdre augmente, il est à craindre une explosion de violence.


            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 30 mars 2009 07:09

              Marcher sur l’Assemblée, si nous sommes en très grand nombre, peut préluder à pas mal de choses...


            • JL JL 31 mars 2009 11:45

              La France est la championne d’Europe de la consommation de médicaments psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, somnifères, antipsychotiques - neuroleptiques, …) Parmi les médicaments qui "n’apportent rien de positif pour les patients", les antidépresseurs qui augmenteraient le taux de suicide chez les jeunes et les neuroleptiques (antipsychotiques) entraînant une surmortalité cardiovasculaire chez les personnes âgées.

              Prescriptions de médicaments psychotropes : les experts dénoncent une dérive

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès