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Accueil du site > Actualités > Politique > Paquet fiscal, le coût du péché originel

Paquet fiscal, le coût du péché originel

Mardi paraissait dans les colonnes des Echos le bilan chiffré pour 2008 des baisses d’impôts décidées à l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. L’occasion pour l’opposition et une partie de la majorité de faire entendre leur voix.

Revenons tout d’abord sur les chiffres parus ce mardi. Première remarque qui doit ravir la majorité, le paquet fiscal a coûté moins cher que prévu. Près de 5 milliards de moins que prévu, en ces temps de crise, c’est toujours ça de pris. Le problème pour la majorité c’est que ce chiffre est à peu près le seul point positif du bilan.

La principale mesure de la loi TEPA concerne bien entendu l’exonération des charges sur les heures supplémentaires. Elles auraient coûtées environ 4,3 milliards aux contribuables français ce qui représente environ 40 millions d’heures supplémentaires qui ont permis à 4,3 million de foyers de gagner en moyenne 150 €. A priori, cela pourrait ressembler à un bon point, d’autant plus que ces foyers appartiennent à ce qu’il convient d’appeler la classe moyenne (la moitié d’entre eux déclarant entre 11 345 € et 25 195 €). Le problème c’est que ces heures supplémentaires sont tellement attractives pour les entreprises qu’il n’y a aucune raison de se tourner vers de nouvelles embauches voire vers de l’intérim. On estime que les heures supplémentaires effectuées dans le cadre de cette loi TEPA correspondent à 90.000 emplois. Pendant ce temps là, la France perdait environ 115 000 emplois. Même s’il serait un peu facile de croire que les deux chiffres pourraient s’équilibrer, force est de constater que la loi TEPA est une mesure qui décourage l’emploi. A titre d’exemple on aurait pu donner une prime de 150 € aux 4,3 millions de foyers concernés par les heures supplémentaires pour quasiment le même coût sans décourager l’emploi. Cela s’appelle une politique de relance. La différence de coût (2 milliards environ) aurait largement été compensée par les indemnités chômage que l’État n’aurait pas eu à verser puisque les entreprises auraient dû embaucher…

Mais la mesure la plus contestée, bien que moins chère que prévue, est bien sûr le bouclier fiscal. En tout, il aurait coûté 458 millions d’euros aux contribuables. Mais ce n’est pas le montant total qui choque, c’est que le nombre de bénéficiaires de ce bouclier à diminué (ce qui est surprenant) pour ne concerner que quelques 14 000 contribuables qui ont gagné en moyenne 33 000 euros. Ce gain a doublé par rapport à l’année précédente, ce qui est lié au passage du bouclier fiscal de 50 à 60 %… choquant en ces temps de crise ! Le pire dans l’histoire c’est que ceci n’a pas vraiment encouragé des fortunes exilées à revenir ni n’a découragé ceux qui le souhaitait à partir. On avait recensé 843 départs en 2006, il y en a eu 719 en 2007… avouons que la différence n’est pas énorme… Pendant ce temps là, le retour des expatriés n’augmentait que de 9%… A titre de provocation et de pavé dans la marre, rappelons qu’il y avait en moyenne moins de 400 fortunes exilées par an sous la gouvernement Jospin… C’est sûr, c’est la politique du gouvernement qui les retient !

Face à ces chiffres pour le moins décevants, les réactions ne se sont pas faites attendre. Bien sûr, la gauche a sauté sur l’occasion pour remonter à l’assaut contre cette loi. Le bouclier fiscal « est un scandale, ça fait un an et demi que nous le dénonçons. » déclarait hier Jean-Marc Ayrault. On pouvait lire dans L’Humanité sous la plume de Jean-Paul Piérot : « L’opinion publique, un temps en partie abusée, ne comprend pas pourquoi, lorsque la crise frappe dur la majorité des Français, la caste de la finance, les grandes fortunes de notre pays ne rendraient pas au moins une partie des cadeaux mirifiques qu’elles ont encaissés. ». Mais ce qui est nouveau c’est que certains membres de la majorité grondent. Même, l’ultra libéral Alain Madelin critiquait hier sur BFM cette mesure. Le PS a salué hier « la lucidité et le courage de ceux qui à droite expriment cette volonté de revenir sur une mesure inique et inefficace ». Comme Pierre Méhaignerie, Dominique de Villepin a appelé à une contribution exceptionnelle portant sur les plus hauts revenus. L’éternel rival de Nicolas Sarkozy a d’ores et déjà souhaité qu’on « réexamine très sévèrement et de façon très exigeante » la loi TEPA.

Mais les habituels défenseurs de Nicolas Sarkozy sont montés au créneau. Frédéric Lefebvre s’est enflammé contre ceux qui voudraient faire des milliardaires « des boucs émissaires ». Pour lui, « Le bouclier fiscal est un principe sur lequel [la majorité] n’entend pas transiger » Pendant ce temps là, le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a trouvé cette belle formule : « en temps de crise, on a besoin de gens fortunés ! ». A côté de cette provocation, les propos d’Eric Woerth sont passés inaperçus. Il affirmait pourtant que la loi TEPA est une mesure « juste » qui a permis que « les gens reviennent en France avec leurs capitaux et leurs investissements ». Ce n’est pourtant pas vraiment ce que dit le bilan, n’aurait-il pas eu le temps de le lire ?

Le bouclier fiscal est à Sarkozy ce que les 35 heures étaient à Jospin. Il ne peut pas permettre qu’on le touche et pourtant il le plombe. C’est la base de sa politique économique. C’est sur ce thème libéral emblématique qu’il a bâti sa campagne électorale et sa victoire présidentielle. Même si comme on l’a vu le fameux bouclier fiscal est devenu - et pas seulement à gauche - le symbole même de l’injustice du moment. Un chiffon rouge sous les yeux des français qui souffrent de la crise. Le symbole du soutien aux riches contre les pauvres. Trop rapides sont ceux qui pensent que le gouvernement va faire marche arrière, ce serait un désaveu beaucoup trop grand pour Nicolas Sarkozy, il y a peu de chance que l’on ne change quoi que ce soit.


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41 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 19 mars 2009 11:09

    Tout cela est très théorique ! si beaucoup de personne d’un même service dégagent peut être assez d’heures sup ( en ce moment ça devient rare) et que cela peut justifier l’embauche de quelqu’un , pour d’autres tâches , cela est de la fiction , on ne va pas embaucher une personne pour une poignée d’heures sup d’un job necessitant 3 mois de formation minimum !

    depuis que les heures sup sont proscrites dans ma société , c’est mon chef de service qui s’y colle car il est forfaitisé et comme c’est pour sa pomme , autant dire qu’il lève le pied !!!


    en revanche je suis d’accord que ceux qui ont des revenus démesurés parce qu’ils font de la prédation surb le travail des autres , pour eux ont peut imposer jusqu’à 60 ou 70% sans problème ! Ils mourront pas d’une rollex en moins ou d’un séjour à St Bart en moins !!!


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 19 mars 2009 12:41

      Detrompez vous il n’y a pas de fiction ,les 90 000 emploi substituer par ses heures sup’ ,est une petite estimation qui ne prend pas en compte les heures supplementaires non declarées qui doivent bien pesé le double !!!
      Dans mon ancien entrepot on etait 12 a faire ne moyenne 50h/semaine ,je vous laisse calculé le nombre d’emplois perdu,et je connais de tres nombreux entrepots a marseille qui fonctionnent comme ça..


    • LE CHAT LE CHAT 19 mars 2009 14:46

      @ mr k

       ça fait une moyenne avec les dockers du port autonome qui bossent pas plus de 20 h par semaine ! ;—) ( quand ils daignent "bosser" )


    • Cug Cug 19 mars 2009 11:34

       Sarko et ses sbires du gouvernement sont des bonimenteurs au service des multinationales et des ... milliardaires, inutile de chercher midi à 14h.
      D’ici peu ... le vent aura tourné, la crise aidant, ce ne sont pas les quelques privilégiés que la politique innique de Sarko aide qui vont le faire réelire ...
      De plus comme se sera la débandade sarkozienne dans moins de 2 ans, le principal intéressé risque de s’expatrier pour faire des affaires car il ne sera même pas en mesure de se représenter.
      J’ai entendu dire que la France avait la droite la plus bête du monde ... avec le choix de Sarko comme leader et du fait qu’elle s’enfonce avec lui jour après jour, c’est plus que jamais d’actualité.


      • bluelight 19 mars 2009 14:31

        C’est une évidence .

        Quand ce politicien dit ’je n’ai pas été élu élu pour augmenter les impôts’, cela veut dire ’j’ai été élu pour baisser les impôts des riches’ .

        Les riches sont sa clientèle électorale .

        Mais les français avaient été prévenus .

        Ce politicien ne pourra pas se représenter, il se comporte comme si l’avenir n’avait pas d’importance, comme s’il allait avoir un parachute doré à l’étranger, ce qui est peu probable étant donné le niveau de considération dont il y dispose, qui n’est pas meilleur qu’en France .


      • bluelight 19 mars 2009 14:39

        Le niveau du PS en France, face à un petit président qui assume sa politique en faveur des héritiers, les Bolloré, Lagardère, Bouygues, Dassaut ... (ne pas confondre un héritier qui n’a aucun mérite voire liquide l’héritage de son père comme Lagardère qui se décrit lui-même comme un incompétent, avec un entrepreneur qui fait fortune en créant des emplois) est ’je n’aime pas les riches’, dixit Hollande, bien qu’en en faisant partie, car pour un français moyen, au dessus de € 5000 par mois, vous êtes riche, le train de vie de Hollande est bien trois fois égal à ce seuil, même si c’est peu par rapport à un milliardaire .


      • posteriori 19 mars 2009 11:41

        Non le chat mais on prendra une personne en interim pour quelques heures, qui se verra alors exclue de la liste des demandeurs d emploi a taux plein .


        • LE CHAT LE CHAT 19 mars 2009 11:46

          désolé , mais tous les intérims ont été renvoyés et les collègues se tapent le bout de ceux qui sont en congés ! et tu n’as pas intégré le fait que certains jobs ne peuvent être remplacés au pied levé par des interimaires pas formés pour cela !!! et ce d’autant plus que dans mon secteur par ex, les transports , les heures sup sont imprévisibles !!!


        • Gabriel Gabriel 19 mars 2009 11:42

          Bonjour,

          Paquet fiscal, paquet fiscal, c’est le gros paquet rouge sur la photo ? M’étonne pas. Faut bien ca pour y mettre le tube de vaseline que le nabot-Léon offre à la France qui se lève tôt.


          • paul muadhib 19 mars 2009 12:00

            bonjours, je voudrais vous dire qu il y a une chose que je trouve fausse,même, vous dites que sarkozy a bati sa victoire su le bouclier fiscal-theme liberal emblematique, cela me semble être une grossiere erreur. pour moi sarkozy a gagne sur la haine des chomeurs, des etrangers ( c est quoi un etranger) et sur sa main mise de certains media influent. Exemple qui les vaut tous, entre les deux tour de 2007 sur une chaine tnt, retransmission meeting sarkozy ,salle enorme, 5 a 6 cameras, la clape, une mise en scene genre film a grand spectacle..trouc de cul mais impecable pour une election, le triomphe, du bon boulot( le discours ou il repete inlassablement :" pourquoi tant de haine")....puis juste apres meeting royal, une camera fixe avec plan unique sur le haut du corps de royal ,une image qui saute en permanence, un son limite audible, AUCUNE prise de vue de la salle,l image est glauque...pour la petite histoire personne chez les socialistes n a releve cela nulle part, de la a dire que ca les arrangeait et que finalement l election de sarkozy leur convenait, il y a un pas que je franchis allegrement, les elephants socialistes ont empeche l election de royal, un evidence qu il va falloir repeter.
            quand aux personnes concernes par le bouclier fiscal , et ses bienfaits je ne doute pas que de toutes facons ils ont soutenu sarkozy.
            voila ma vision , qui , excusez moi , sur ce point, me semble objective. smiley


            • pierrot123 19 mars 2009 13:04

              Oui, c’est sûr, les "éléphants" ont bloqué Ségolène, plus personne n’en doute...
              Ce qui manque, et qui n’a jamais été clairement défini, c’est : Pourquoi ?...Pour quelles raisons objectives ?
              Querelles d’égos ? peut-être, mais, à mon avis, pas que ça...


            • paul muadhib 19 mars 2009 15:11

              je vous rejoins sur le mystere des elephants ; strauss khan fmi et l autre socialiste a l omc ; sont des elements de reponse...a creuser en tous les cas..


            • hand87 19 mars 2009 12:01

              Je pense que l’on est ici au niveau du dogme.
              Le gouvernement et son minuscule leader est enfermé dans un dogme et un clientèlisme dans il ne veut pas sortir.

              C’est un peu du même ordre que les déclaration ahurissante du Pape sur le préservatif : du dogmatisme aveuglant !

              Les bras m’en tombent....


              • ZEN ZEN 19 mars 2009 12:21

                Les promesses (aux Bolloré, Arnaud and Co..) sont faites pour être tenues...
                Un point c’est tout !


                • pierrot123 19 mars 2009 13:10

                  Oui...On doit tenir les promesses faites aux riches, c’est sûr, vu qu’ils ont les moyens d’avoir de la mémoire...

                  Quant aux promesses faites aux pauvres (celles qui vous font gagner aux élections, en fait)... hé bien, une fois élu, non seulement on peut, mais je dirais même : on doit s’asseoir dessus...
                  Je sais, c’est moche, mais c’est comme ça...

                  Relisez votre petit "Machiavel illustré", tout ça est parfaitement expliqué... smiley)


                • plancherDesVaches 19 mars 2009 13:43

                  Et dire qu’il y a deux ans, au démarrage des "remboursements" généreux, seuls 5% des gros contribuables ont osé le demander...

                  La raison était qu’ils avaient peur de se faire contrôler.

                  Peut-être quelque chose à cacher... ????
                  J’espère que maintenant ils font confiance à la générosité du Notre Président qui puise sans souci dans les caisses de l’état.


                  • Patrick FERNER 19 mars 2009 16:38

                    On pourrait croire que le bouclier fiscal est une mesure que l’administration applique dès qu’elle constate que l’imposition va crever le plafond des 50%. Rien n’est plus faux : c’est le contribuable qui doit en faire la demande expresse auprès du fisc ; il s’agit donc d’une procédure contentieuse qui déclenche un épluchage complet des comptes du demandeur, provoquant ainsi son propre contrôle fiscal. On comprend alors que peu de contribuables y aient recours : d’après Bercy, en 2008, seuls 14000 contribuables l’ont fait. Alors, ces polémiques sur le paquet fiscal apparaissent bien anecdotiques en regard d’une autre question qu’apparemment personne ne pose : comment se fait-il que sur la totalité des foyers fiscaux, seule la moitié acquitte l’impôt sur le revenu ?


                  • Yaka Yaka 19 mars 2009 22:07

                    Cela ne sert a rien de faire payer un impot à des gens qu’il faudra aider par la suite.

                    Je suis d’accord avec Lechat sur le fait que certaines heures supplémentaires ne peuvent pas être remplacées (facilement) par des emplois. Le but c’est pas de compliquer la vie aux entreprises non plus ...
                    Après pourquoi les defiscaliser ?


                  • Gilles Gilles 19 mars 2009 13:43

                    Précisons que 6% des bénéficiaires du boucliers captent 66% du coût.... ;avec je crois des reversements de plus de 300 000 euros

                    Parmi ceux-ci, des pauvres avec un patrimoine 15.5 M€ ou plus....et qui ne déclarent pas plus de 3800 € de revenus par an (même pas le rmi). Eh oui leur revenus ont été amputés largement grâce aux niches

                    Nombre de gros bénéifciares ne travaillent même pas....se sont des rentiers avec des patrimoines de plusieurs centaines de millions d’euros (une à touché 8M€ a elle seule et elle est retraitée). Alors quand j’entend que l’on ne peut pas travailler plus qu’un jour sur deux pour l’Etat, je me marre...............

                    Quant au retour des exilés fiscaux et les départs moindre...ces chiffres ne veulent rien dire pour l’instant. Il faudrait attendre quelques années pour juger et si possible en période propère. Que dire des français de la city qui rentrent, non pas because bouclier, mais because viré de leur job et venant toucher un chômage à 6000 euros par mois en France ?



                    • xa 19 mars 2009 15:00

                      "Parmi ceux-ci, des pauvres avec un patrimoine 15.5 M€ ou plus....et qui ne déclarent pas plus de 3800 € de revenus par an (même pas le rmi). Eh oui leur revenus ont été amputés largement grâce aux niches "

                      Le bouclier fiscal s’applique les les revenus avant niches fiscales et l’imposition après niches fiscales. Les revenus de 3800 euros sont bien avant utilisation des niches.

                      "
                      Que dire des français de la city qui rentrent, non pas because bouclier, mais because viré de leur job et venant toucher un chômage à 6000 euros par mois en France ?"

                      Je ne sais pas quel est le contenu de la convention chomage liant les pays de l’UE, mais dans le cas de la Suisse avec la France (accords bilatéraux), c’est aussi le cas. Vous êtes viré en Suisse, vous touchez votre chomage en France.

                      Vous allez trouver cela scandaleux aussi ? Toucher des indemnites en France ?

                      Oui. La convention prévoit, justement, une reversion au pays d’indemnisation des cotisations perçues dans le pays d’emploi (ie : les cotisations versées en Suisse sont rendues à la France). On est donc, pour les frontaliers suisses, dans la situation du cotisant assedic qui a de fait le droit aux assédics en cas de licenciement.




                    • Internaute Internaute 19 mars 2009 13:46

                      Ceux qui s’imaginent que les mesures de Sarkozy sont responsables de la crise sont entrain d’accuser leur dernier pas d’avoir troué leur semelle.

                      Le problème n’est pas la répartition des emplois (précaires au lieu de CDI, embauches plutôt qu’heures sup) mais la disparition des emplois en France. Le premier pas dans la bonne direction sera de revenir sur les règles de l’UE et celles de l’OMC. On n’en prend pas le chemin vu que personne, même pas les syndicats, ne proposent autre chose que plus de mondialisme. On reste coincé dans la sempiternelle opposition ouvriers-patrons qui tient de la doctrine du siècle dernier et n’est plus d’actualité. Aujourd’hui la confrontation doit être entre le peuple et ses députés.


                      • Colure Colure 19 mars 2009 13:59

                        On a cloné Berlusconi ... je vois que ça smiley 


                        • Mouche-zélée 19 mars 2009 14:20

                          CARLOS GHOSN SPECIAL en ISRAEL - Le chiffre de 200 millions de dollars du projet de RENAULT en ISRAEL a été confirmé ce matin.

                          Pour les vacances des cadres de Renault
                          voilà de quoi vous informer de ce qui est fait de l’aide publique .

                          N’oubliez pas ce que le
                          budget défense est doublé cette année la preuve .

                          Voilà comment l’argent public est dépensé et voilà ce qu’il en est fait, désormais pensez qu’acheter une Renault est un acte politique .
                          Acheter une Renault c’est indirectement financer Tsahal et la guerre, nier la préférence nationale Française, qu’on se le dise .


                          • Fergus fergus 19 mars 2009 15:34

                            Très bon article qui occulte pourtant les deux autres mesures fiscales importantes de la loi Tepa : le remboursement des intérêts d’emprunt et l’allègement des droits de mutation.

                            Deux mesures qui profitent majoritairement aux classes populaires ou moyennes, affirment sans rire l’Ump et les membres du gouvernement.

                            En nombre de bénéficiaires, c’est vrai pour le remboursement des intérêts d’emprunt, mais c’est totalement faux en masse financière car les emprunteurs modestes ne se voient rembourser que des sommes elles aussi modestes alors que les emprunteurs aisés bénéficient plein pot de la mesure. J’ai déjà écrit et je le réaffirme à nouveau que la duplicité de Sarkozy et de ses amis est énorme sur ce dossier car s’ils avaient réellement voulu aider les Français à devenir propriétaires, ce qui était leur argument de vente, ils auraient remboursé deux ou trois fois plus aux personnes modestes et surtout réservé cette mesure aux primo-accédants. Ce qu’ils se sont bien gardés de faire, démontrant ainsi que leur but était purement clientéliste en direction des classes aisées.

                            Pour ce qui est des droits de mutation, il n’y a pas photo : la mesure ne profite quasiment en rien aux classes populaires, que ce soit en nombre ou en masse. Et pour cause : avant la loi Tepa, 82% des Français étaient d’ores et déjà totalement exonérés des droits de succession pour cause de valeur patrimoniale en dessous du seuil. Un pourcentage qui, depuis, s’est accru, par le relèvement spectaculaire du seuil, au bénéfice exclusif des classes supérieures de la société française. Mieux : un couple prévoyant peut désormais faire tous les 6 ans un don totalement exonéré de 300000 euros (150000 par parent) à chacun de ses enfants. Pour peu que ce couple ait deux enfants et s’organise en conséquence, il pourra transmettre sans le moindre centime d’imposition 1,8 million d’euros à ses deux enfants (3 fois 600000) en seulement 12 ans !!!

                            La loi Tepa, une loi éminemment populaire comme on peut le constater !


                            • frédéric lyon 19 mars 2009 16:36

                              Rappelons que ce fameux "paquet fiscal" n’est pas un don gracieux fait par l’Etat à ses contribuables, mais qu’il n’est qu’une diminution ciblée de la pression fiscale, dans un pays où cette pression est l’une des plus fortes du monde.

                              Il s’agit de mesures partielles et limitées dans le temps (si l’on en juge seulement par le nombre de ceux qui demandent déjà leur suppression !), et qui ne sont donc pas de nature à enrayer la fuite continue des capitaux, ni la fraude fiscale généralisée que l’on peut observer depuis les années 80 en France.

                              Nous avons à faire à un Etat qui a déjà perdu le contrôle de ses déficits et de son endettement, et qui a donc perdu le contrôle de son avenir.

                              Il est à prévoir que, devant cette situation, il sera de plus en plus tenté de prendre des mesures d’urgence brutales qui accentueront le sauve-qui-peut général des contribuables qui ont dores et déjà intégré dans leurs comportements la perspective de plus en plus inéluctable de la banqueroute finale d’un l’Etat qui a mis le pays et son économie en coupe réglée, sans jamais parvenir pour autant à joindre les deux bouts.

                              La suppression éventuelle du bouclier fiscal, en particulier, qui est une mesure très tentante pour un Etat au bord de la faillite donnera le signal.


                              • Fergus fergus 19 mars 2009 17:45

                                Il n’a de sens d’évoquer la "pression fiscale" que si l’on évoque, en parallèle, le coût moyen des dépenses obligées pour le même foyer fiscal de référence. Et l’on s’aperçoit alors que les pays où la "pression économique" (qu’elle soit fiscale ou pas) est la plus forte ne sont pas nécessairement ceux qui ont les impôts les plus lourds. C’est ainsi qu’à salaire égal, il vaut mieux vivre en France qu’en Grande-Bretagne !


                              • Forest Ent Forest Ent 19 mars 2009 16:54

                                Sarkozy n’est certes pas responsable de la crise, mais presque toutes les "réformes engagées" vont dans le mauvais sens. C’est rare un contre-pied pareil.

                                Ce n’était pas imprévisible. Nous avons tenté ici d’attirer l’attention sur l’impéritie de l’UMP en matière économique avant l’élection de 2007. C’est vérifiable. Je ne peux relire nos discussions du premier trimestre 2007 sans être plié de rire ... très jaune.


                                • Elisa 19 mars 2009 18:06

                                  Bouclier fiscal=péché originel quel qu’en soit le coût.

                                  La volonté politique de Sarkozy à peine élu était de mettre la France au pas du néo conservatisme libéral, pour cela il fallait un double affichage, des mesures immédiates et un rideau de fumée attrape tout.

                                  Le double affichage :


                                  1-je suis Sarko l’américain, l’ami des riches, je ne crains pas d’affirmer que ce qui importe c’est l’enrichissement des plus riches puisque c’est eux qui créent les richesses. Travailler plus pour gagner plus voulait dire en réalité "travaillez plus pour qu’ils gagnent plus". Mais la crise est passée par là et les vertueux capitalistes ont montré leur vrai visage ce qui n’a pas empêché leur renflouement à grand renfort de milliards.

                                  2- Je suis près des gens, compassionnel et réactif pour soulager les douleurs. Une vraie mère Thérésa !
                                  sauf que c’est la plupart du temps de la com’ et lorsqu’il s’agit de prendre en considération la situation des plus démunis, il n’y a plus d’argent dans les caisses.

                                  Les mesures immédiates :

                                  Tout le monde les connait, bouclier fiscal, santé, éducation, justice, la France est passée au laminoir de l’économie et des économies libérales. Il faut sortir de l’état providence autrement dit de la solidarité au nom des vertus capitalistes (compétition, individualisme, pragmatisme (ce terme philosophiquement ne veut rien dire si ce n’est cette équation triviale et cynique : le bien c’est ce qui réussit !

                                  Le rideau de fumée attrape tout :

                                   

                                  Sarkozy possède un véritable génie, celui de capturer dans l’opposition ses proies les plus médiatiques. La liste est longue des transfuges du PS ou des ralliés de la mouvance de « gauche ».

                                  Au point que pour être crédibles, des personnalités du PS (Valls en particulier) ont cru qu’il fallait se rapprocher du « pragmatisme » (encore lui) sarkozien. Comme si la seule « gouvernance » possible était l’aménagement de la mondialisation libérale...jusqu’à septembre 2008.

                                  Aujourd’hui le langage a changé au PS mais l’opposition parlementaire est encore incapable d’affronter le pouvoir avec des échéances et une véritable politique alternative : les trois quart des français qui espèrent vivre un peu mieux risquent d’attendre longtemps.

                                   

                                  Enfin, les rodomontades de Sarko contre les spéculateurs et les patrons voyous ne fonctionnent plus. Chacun sait que cet homme est l’allié des grands de ce monde et des riches de la planète. Que ce soit sa position sur l’OTAN, son refus obstiné de prendre des mesures coercitives vis-à-vis des fraudeurs financiers, son entêtement à ne pas exiger une revalorisation des salaires, tout va dans le même sens : le bouclier fiscal en est l’emblème.


                                  • homosapiens homosapiens 19 mars 2009 20:23

                                    Bonne analyse que je compléterais par :

                                    au moment de son lancement la crise actuelle n’était pas entamée.

                                    Les heures sup "détaxeée" sont une méthode défendable, mais dont il ne faut pas attendre de miracle non plus, ce que l’on sait moins c’est que ces heures sup détaxées n’entrent pas en ligne de compte pour la retraite ou toute autre forme d’indemnités, et ça, c’est dégueulasse.

                                    Le paquet fiscal est un terme stupide créant une breche pour dire tout et n’importe quoi
                                    Pas mal de mesure sont populaires et notamment les exonérations de droits de succession.
                                    L’idée de rendre des sous à des contribuables est choquante certes mais surtout quand on n’insiste pas sur le fait que rendre 30 000 € à un gus signifie surtout qu’il a versé plusieurs centaines de milliers d’euros, peut importe les chiffres c’est l’histoire de le bouteille à moitié vide et moitié pleine.
                                    La droite veut qu’on se réjouisse d’une bouteille à moitié pleine et le gauche hurle au scandale que la bouteille est à moitié pleine.
                                    Sur le fond je suis aussi choqué d’apprendre que untel ou untel s’est vu remettre un chèque de x milliers d’euros, mais en même temps je reconnais que prendre plus de la moitié de ce que gagne quelqu’un est anormale, injuste et que l’effort de "solidarité" est rempli.
                                    je suis plus choqué de voir les gaspillages d’argent publiques et j’aimerais plus voir une volonté de précision et de justice dans la facon dont on dépense cet argent que dans celle qu’on utilise pour le collecter.
                                    A+


                                    • karg se 19 mars 2009 20:42

                                      Le paquet fiscal, c’est pire que les 35h, elles au moins le MEDEF et la gauche sont d’accord pour ne pas revenir dessus. De même que 60% des français


                                      • Elisa 19 mars 2009 20:54

                                        Prendre plus de la moitié de ce que l’on gagne ne signifie rien dans l’absolu et pourtant cela a été martelé pour frapper les esprits : si on prend la moitié d’un revenu mensuel de 6000 euros c"est excessif mais si on conserve 120000 euros de 240000 il n’y a pas de quoi se plaindre !
                                        Et ce d’autant plus que les plus gros revenus sont rarement le fruit d’un labeur individuel.


                                        • Fergus fergus 20 mars 2009 09:09

                                          Oui, Elisa, et c’est un exemple que je prends très souvent pour illustrer le problème, notamment auprès d’électeurs de droite issus des classes populaires et totalement enfumés par la propagande Ump. Cela frappe beaucoup plus ls esprits qu’un discours théorique.


                                        • frédéric lyon 19 mars 2009 20:58

                                          d’Homosapiens :

                                          "Sur le fond je suis aussi choqué d’apprendre que untel ou untel s’est vu remettre un chèque de x milliers d’euros, mais en même temps je reconnais que prendre plus de la moitié de ce que gagne quelqu’un est anormale, injuste et que l’effort de "solidarité" est rempli.
                                          je suis plus choqué de voir les gaspillages d’argent publiques et j’aimerais plus voir une volonté de précision et de justice dans la facon dont on dépense cet argent que dans celle qu’on utilise pour le collecter.

                                          .........................

                                          Vous avez bien sûr raison.

                                          Mais ce qu’il faut voir, à mon sens, et c’est ce qui rend la situation de la France très dangereuse, c’est que ceux qui payent l’impôt ont la perception très nette que l’Etat Français en en fait un voleur.

                                          Et le pire est sans doute que ces contribuables ont compris que, dans le fond, l’Etat est un voleur qui est OBLIGE de voler, pour faire face à tous les engagements qu’il s’est mis sur le dos, volontairement ou non :


                                          - Salaires d’une fonction publique pléthorique,

                                          - Retraites desdits fonctionnaires, qui sont toujours à charge, bien entendu, lorsqu’ils sont à la retraite, jusqu’à leur mort,

                                          - Service des intérêts de la dette publique,

                                          - Dépenses récurentes et incompressibles de fonctionnement, qu’il faut bien reporter à l’identique d’une année à la suivante, en prenant en compte l’inflation.

                                          Ces quatre postes de dépenses représentent déà plus de 90 % du total des dépenses de l’Etat, à tel point qu’on se demande s’il est vraiment encore utile de réunir le Parlement pour voter le Budget, puisque la discussion budétaire ne portera en fait que sur une partie infime des dépenses, moins de 10%.

                                          les 90 autres pourcents étant déjà engagés, et déja dépensés virtuellement, dès le 2 janvier de l’année budgétaire suivante.

                                          Tout celà, les contribuables le savent bien, et ils ont compris qu’il était plus que temps de se mettre aux abonnés absents. Qui voudrait régler une telle note, à part les jobards ?

                                          Beaucoup de gens ont déja compris que les carottes sont cuites et qu’il faut se couvrir et ça c’est très mauvais signe. Par ailleurs, les manifestations continuelles de fonctionnaires, qui défilent en fait pour réclamer soit des aumentations d’impôts, soit des augmentation de déficits, (il n’y a pas d’autres alternatives !), vont précipiter le mouvement de défiance de l’Etat qui se répand dans la société. 


                                          • homosapiens homosapiens 19 mars 2009 21:55

                                            il y a du vrai dans votre réponse
                                            j’aurais aimé plutot qu’on "reprenne" ma dernière phrase sur la méthode dont on dépense
                                            plutot que celle dont on collecte qui elle est un vrai scandale.

                                            merci
                                            A+


                                          • frédéric lyon 19 mars 2009 21:17

                                            D’Elisa :

                                            "Prendre plus de la moitié de ce que l’on gagne ne signifie rien dans l’absolu et pourtant cela a été martelé pour frapper les esprits : si on prend la moitié d’un revenu mensuel de 6000 euros c"est excessif mais si on conserve 120000 euros de 240000 il n’y a pas de quoi se plaindre !
                                            Et ce d’autant plus que les plus gros revenus sont rarement le fruit d’un labeur individuel"

                                            ...............

                                            Je reprend ce commentaire d’Elisa pour illustrer mon propos :

                                            Ce à quoi nous risquons d’assister, c’est à une rupture du lien social et de la solidarité. La contribution est l’expression pécuniaire de la solidarité et du lien social, mais qui a envie d’être solidaire d’Elisa et de son discours aujourd’hui en France ?

                                            Plus grand monde, j’en ai peur.

                                            Elle est pourtant tout à fait sûre de son bon-droit, cela ne fait aucun doute, ce n’est même pas la peine de lui demander. Dans ces conditions personne ne cherchera à la convaincre qu’elle a tort de se comporter comme elle le fait, pourquoi chercherait-on à la raisonner en sachant d’avance que c’est peine perdu ?

                                            La seule solution pour le contribuable c’est la fuite devant une situation qui ne peut que mal finir, car elle est au delà de toute raison.


                                            • Elisa 20 mars 2009 10:00

                                              Et qui a envie d’être solidaire des bénéficiaires des stock options et des niches fiscales accumulées dans les paradis fiscaux ?


                                            • Reinette Reinette 19 mars 2009 21:23


                                              Bilan de la situation en images


                                              • mamie85 mamie85 19 mars 2009 22:46

                                                patience patience !! le bouclier fiscal ne sera plus bientot qu’une goutte d’eau dans la grande débandade qui nous attend . français n’entents tu pas le bruit des usines qui ferment ? c’est pourtant assourdissant et il faut être bouclé au fond de son palais de l’elysee pour ne pas l’entendre . 
                                                que penseriez vous de reprendre les choses en mains ? d’acheter enfin des produits fabriquer chez vous , qui donnerons du travail à votre voisin ?
                                                et qu’on ne nous resserve pas le cout de l’échange et d’airbus à l’étranger , que les chtis , les gars des acieries de l’est , de la confection du choletais me dise en quoi l’airbus les aides à vivre ?


                                                • Reinette Reinette 19 mars 2009 23:45
                                                  ASSEMBLEE DE LA SARKOFRANCE, le Jeudi 19 Mars 2009

                                                  La majorité sarkozienne à l’Assemblée nationale de la Sarkofrance a étouffé ce jeudi la fronde des Sarkomiques, une partie de ses membres, en refusant de toucher au bouclier fiscal à l’occasion de l’examen du collectif budgétaire, en pleine journée de grève et de manifestations des preneurs d’Otages.

                                                  Comme désormais à chaque discussion budgétaire, le débat entre les sarkoziens et sarkozistes s’est focalisé sur cette mesure-symbole voulue par Notre Caudillo, que ste-Oseille le bénisse, qui plafonne l’impôt d’un contribuable à 50% des revenus et dont la gôche a fait un cheval de bataille dès son adoption à l’été 2007. (un peu rosse, la gôche, non ?)

                                                  A deux reprises, les députés sarkoziens, présents en nombre dans l’hémicycle, ont dû repousser des amendements issus de leur propre camp, la fameuse fronde des sarkomiques donc, et visant à instaurer plus de "justice fiscale". (st pognon calmez-les car ils ne savent pas...)

                                                  La première disposition, présentée par le Sarkomique René Couanau, pour blaguer et pour réveillez un peu l’Assemblée, visait à "suspendre" le bouclier fiscal pour les revenus de 2009. Estimant que "la situation de 2009, n’était pas celle de 2007", l’élu d’Ille-et-Vilaine a appelé ses collègues à "donner un signal fort à l’opinion". L’intelligence, c’est l’adaptation", a-t-il ajouté, invitant les députés sarkofrançais à regarder "lucidement" la situation en temps de crise. Tout le monde a bien rigolé.

                                                  "La réactivité oui, mais on ne doit pas changer d’avis tous les quatre matins", a répondu Eric Woerth (inspiré par st-Flouze, sûrement) en défendant la politique fiscale du gouvernement.

                                                  La répartition des bénéficiaires du bouclier fiscal, en 2008, montre que les 834 contribuables les plus riches de Sarkofrance (patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros) n’ont touché qu’un chèque d’environ 368 261 euros du fisc, " soit l’équivalent de 30 années de Smic", a révélé le président sarkoziste de la commission des Finances de l’Assemblée. Les temps sont durs, n’est-ce pas !

                                                  "Il est regrettable que le gouvernement sarkozien soit plus attentif au sort de quelques centaines de Français plutôt qu’aux millions d’entre eux qui viennent de manifester pour une meilleure justice sociale", a susurré Jérôme Cahuzac. Il voulait aussi faire rigoler l’Assemblée, mais ça n’a pas marché.

                                                  Les sarkoziens font valoir au contraire que la suppression du bouclier fiscal entraînerait le départ de la Sarkofrance de certains bénéficiaires, entraînant un manque à gagner fiscal. Tous ont opiné

                                                  Les députés sarkoziens ont aussi rejeté un amendement du président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie, un original celui-ci, instaurant une contribution exceptionnelle de 5% sur les revenus les plus élevés. Un vrai concours de blague.

                                                  L’amendement du député sarkomique René Couanau a été largement rejeté par :

                                                  102 voix sarkoziennes contre 32 sarkozistes OUF !

                                                  En début de journée, l’Assemblée de la Sarkofrance avait adopté, avec le soutien des sarkozistes cette fois-ci, une disposition du rapporteur Gilles Carrez excluant les contribuables aisés, qui recourent aux niches fiscales, des baisses d’impôt sur le revenu 2008 promises le 18 février par Notre Caudillo.
                                                  ADIEUX LES ILES  ? Ste-Bourse !

                                                  Le collectif, deuxième de cette année, quatrième en six mois en raison de la crise, doit donner une traduction législative aux mesures annoncées par Notre Bien-Aimé Caudillo lors du sommet social du 18 février d’un coût estimé à 2,6 milliards d’euros. Encore une bonne occasion de bien se marrer prochainement à l’Assemblée de la Sarkofrance !

                                                   


                                                  • wesson wesson 19 mars 2009 23:45

                                                    Et pendant ce temps là ...

                                                    le sénat américain vient de voter une loi qui vient de créer une imposition de 90% sur les primes versés à des financiers.

                                                    C’est evidemment dans le cadre du "scandale AIG", mais ce que j’en retient, c’est que le modèle du libéralisme dans le monde, le pays que notre président admire, ce pays vient de créer mine de rien un impôts de 90% sur les revenus des ultra riches !

                                                    on commence à parler là bas le langage qu’il faut à ces gens là. Nous qui sommes maintenant des caniches de l’Amérique, ne pourrions-nous pas suivre ce charmant exemple ?


                                                    Allez, un dernier petit chiffre pour la route. Pour les 14000 contribuables les plus riches, le remboursement est en moyenne de 33.000 €, par contre, pour les 850 plus riches, le remboursement a été là en moyenne de 385.000 €, soit en gros 35 ans de smic. Au total, ça fait 320 millions d’€ donné à 0,0013 % de la population.

                                                    deux remarques :

                                                    •  ce montant est tellement scandaleux qu’il n’a pas été donné, les médias ayant relayé la moyenne sur 14000, un peu plus présentable
                                                    • Cela démontre clairement que la mesure a profité pour la plus grande partie aux plus riches des plus riches, ce qui consacre le caractère totalement antisocial de cette ruineuse mesure !

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