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Paquets fiscal et social : une redistribution du bas vers le haut...

L’Assemblée nationale a adopté le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (Tepa), dont le gouvernement avait déclaré l’urgence, et qui ne devrait pas subir de modifications profondes, après l’examen par le Sénat. Rarement un texte de loi aura eu si peu de choses à voir avec son intitulé car son objectif vise essentiellement à diminuer les impôts des plus fortunés plutôt qu’à traiter le problème de l’emploi.

Pour compenser cette baisse d’impôts sur le revenu, le gouvernement prévoit l’instauration prochaine d’une TVA « sociale » et compte aussi sur une hausse des tarifs du gaz et de l’électricité, un accroissement des recettes de la TIPP grâce à une nouvelle hausse du prix des carburants sans oublier la création de quatre franchises médicales au 1er janvier prochain ou une nouvelle baisse programmée du montant des retraites servies en 2008...

Le "paquet fiscal"

Depuis le 1er janvier 2006, les impôts directs payés par le contribuable ne peuvent être supérieurs à 60 % des revenus. L’Assemblée a donné son feu vert à l’abaissement de ce seuil de 60 à 50 %. Ce dispositif, dit « bouclier fiscal », devrait s’appliquer à partir de 2008, aucun contribuable ne devant payer plus de 50 % de son revenu sous forme d’impôts directs (impôts sur les revenus, impôts locaux sur la résidence principale, ISF et même CSG et CRDS).

L’heureux contribuable pourra même demander la restitution du trop-perçu au titre des impôts payés en 2007 sur les revenus perçus en 2006. Selon le rapporteur général du budget, Gilles Garrez (UMP), 234 937 personnes sont concernées !

Depuis le 1er janvier 2006, les remises d’impôts s’étaient déjà élevées à 400 millions d’impôts, et 350 millions avaient bénéficié (selon le Syndicat national unifié des Impôts) à environ 16 000 ménages soumis à la plus haute tranche de l’ISF. La collectivité avait dû rembourser des sommes allant jusqu’à 620 000 euros pour un seul ménage. Avec un bouclier fiscal à 50 %, le jackpot de cette toute petite minorité grandissante sera encore plus juteux...

L’impôt de solidarité sur la fortune est ainsi vidé de son contenu, d’autant plus que l’abattement sur la résidence principale passe de 20 à 30 %. Il aurait été mal perçu, en effet, de réduire fortement ou de supprimer l’ISF, et ce projet de loi s’est donc employé à contourner cette difficulté.

Un crédit d’impôt de 20 % des intérêts d’emprunt payés à compter du 1er jour du mois suivant la date d’entrée en vigueur de la loi sera aussi ouvert aux accédants à la propriété quelle que soit la date de signature du contrat, dans la limite de 3 750 € pour un célibataire et de 7 500 € pour un couple soumis à imposition commune, limite majorée de 500 € par personne à charge. Les intérêts pris en compte seront afférents aux cinq premières années de remboursement.

Cette défiscalisation des intérêts d’emprunts pour l’achat d’une résidence principale paraît pouvoir profiter à une frange plus importante de la population. Mais ce n’est qu’un effet d’optique car le principal effet de cette défiscalisation a déjà été de faire monter encore plus les prix du marché de l’immobilier qui risquait de s’effondrer. La baisse des intérêts d’emprunts sera donc largement compensée par la hausse du prix d’achat d’une résidence principale.

En ce qui concerne les abattements sur les donations et les successions, ils seront portés de 50 000 à 150 0000 euros par enfant. L’essentiel des droits de succession disparaîtra donc. Pourtant, avant même ce projet de loi, 90 % des descendants en ligne directe ne payaient pas de droits de succession. Sous prétexte de permettre la transmission d’un capital « constitué au cours d’une vie de travail », c’est le patrimoine des plus riches qui sera préservé !

Enfin, un sous-article met fin au « lessivage des plus-values sur stock-options ». La technique révélée au grand jour grâce à Noël Forgeard, l’ex-président d’EADS, consistait à exercer ses options, puis de faire une donation à ses enfants, ce qui permettait de payer des impôts non pas sur les plus-values (41%) mais sur la donation, plus faiblement chargée. Économie garantie d’au moins 20% sur les bénéfices. Jean-Louis Borloo, le prédécesseur de Christine Lagarde, comptait interdire ce genre de manipulations. Mais la ministre a limité l’étendue de ce texte, initialement applicable aux millions de stock-options existantes. La dernière version limite l’interdiction aux stocks-options attribuées après le 20 juillet 2007. Certains fils de bonne famille peuvent ainsi remercier pour ce cadeau la ministre de l’Économie et de l’Emploi...

Le "paquet social"

Toutes ces baisses d’impôts se traduiront par une augmentation de 10 à 15 milliards d’euros annuels du déficit de l’État. Pour Christine Lagarde, ce n’est rien : « Ces baisses d’impôts relanceront la consommation et la croissance permettra, dans un deuxième temps, de diminuer le déficit. » Raisonnement simpliste car il aurait fallu en fait augmenter le pouvoir d’achat de ceux qui consacrent l’essentiel de leurs revenus à la consommation et non à l’épargne... Autrement dit, il aurait fallu augmenter l’ensemble des salaires et des pensions.

Mais Nicolas Sarkozy et François Fillon comptent bien utiliser la bonne veille technique de l’augmentation des impôts indirects pour compenser ces baisses d’impôts sur le revenu. La TVA est, à ce titre, le principal impôt indirect et correspondait en 2006 à 51 % des recettes de l’État !

C’est l’impôt le plus injuste de tous avec un taux de 19,6 % sur la très grande majorité des produits de consommation et services. Pour un achat de 100 € par exemple, c’est donc près de 20 € qui sont reversés à l’État par le vendeur. Une même somme pour tous : 20 € pour un smicard, 20 € pour un PDG d’entreprise... Pour le Conseil économique et social, le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est ainsi de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés seulement de 3,4% !

La France bat ainsi des « records » en matière de fiscalité indirecte : record d’injustice pour cet impôt identique pour tous, mais également record pour la dégradation sans précèdent du rapport impôts directs/impôts indirects. 17 % seulement des recettes de l’État sont constituées par les impôts sur le revenu contre 83 % pour les impôts indirects ! Où s’arrêtera-t-on dans la destruction programmée de l’impôt progressif républicain ?

Dans le sillage de Nicolas Sarkozy, tous les apôtres du libéralisme, députés UMP en tête mais aussi les socialistes « convenables », genre Éric Besson ou Dominique Strauss- Kahn, proposent aujourd’hui d’étudier l’option de la TVA sociale. En quoi cela consiste-t-il ? Il s’agit de majorer le taux de TVA pour le porter à 23 ou 25 %, freinant ainsi la pénétration des produits importés, la différence avec l’ancien et le nouveau taux étant utilisée pour financer la protection sociale.

La TVA « sociale » revient donc à alléger le coût du travail pour mieux résister à la concurrence internationale en abaissant les charges sociales supportées par les entreprises. Une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises bascule ainsi vers les ménages, via une baisse des cotisations sociales patronales et une hausse simultanée de la TVA. C’est ce qu’a appliqué notamment l’Allemagne depuis le 1er janvier 2007.

Mais, si le financement de la protection sociale par la TVA est contestable, l’utilisation, non avouée, d’une partie des recettes nouvelles pour renflouer le déficit de l’État ou compenser les allégements d’impôts consentis aux personnes les plus aisées, est encore plus critiquable. Car le risque est bien réel, et le doute même entretenu, sur le pourcentage d’augmentation qui varie de 1 à 5 points suivant les interlocuteurs gouvernementaux. Interrogé sur une hausse de TVA de l’ordre de 5 points, le sénateur Jean Arthuis, président de la commission des Finances du Sénat a indiqué que "l’ordre de grandeur pourrait être celui-là". Si tel est le cas, la TVA principale passerait alors de 19,6 % à 24,6 %.

L’État compte aussi engranger des recettes supplémentaires importantes, par l’intermédiaire de la TVA ou de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).

L’ouverture à la concurrence de l’électricité et du gaz va se traduire en effet par une augmentation des tarifs. Les clients particuliers, qui se feront prendre aux offres de baisse de tarif des concurrents d’EDF et de GDF, perdront ainsi tout droit aux tarifs réglementés. Quant aux industriels qui ont fait le choix d’une tarification privée, ils ont eu parfois à supporter une augmentation de près de 30 % par an. Au CHU de Besançon, la décision d’abandonner les tarifs publics a généré une augmentation de la facture de 300 000 € par an !

En ce qui concerne la TIPP (8 % des recettes fiscales), à chaque augmentation des prix des carburants, elle reste un moyen sûr pour l’État de récolter des recettes non négligeables... Plusieurs associations de consommateurs ont bien demandé au gouvernement de « bloquer les marges des pétroliers » et de réduire le taux de la TIPP, mais ce n’est pas Nicolas Sarkozy, chaud partisan de la hausse des impôts indirects, qui pourra aller dans ce sens.

Et les millions de Français qui se sont laissé embarquer dans une élection présidentielle archimédiatisée ne vont pas tarder, après avoir vu le dessus, à découvrir le dessous de l’iceberg et les mesures brutales qui vont frapper en priorité tous les salariés de ce pays.

Les propos de Mme Lagarde (ancienne avocate d’affaires aux États-Unis...) à l’Assemblée nationale sont à cet égard significatifs : « Allez-vous poster gare du Nord, vous verrez tous ces banquiers exilés à Londres ou en Belgique, ils n’ont qu’une envie, rentrer en France. Voilà à quoi sert notre bouclier fiscal »...

Pas un mot, bien sûr, sur l’organisation de l’Europe qui tolère en son sein tous ces paradis fiscaux qui accueillent ces « pauvres banquiers » à Londres, en Belgique, au Luxembourg ou autre principauté au nom de la liberté d’entreprendre...

Les mesures prises dans le cadre de la loi Tepa sont une tromperie sur la marchandise, et sans doute la plus grande filouterie organisée depuis de très nombreuses années. C’est aussi et surtout une redistribution des revenus à l’envers, du bas vers le haut...

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183 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 1er août 2007 11:07

    Oui,enfin,travailler plus pour gagner plus sera un plus et non plus une contrainte fiscale.

    Oui,enfin,le prélevement des impôts sera plafonné avec le bouclier fiscal.

    Oui,enfin,L’essentiel des droits de succession disparaîtra et c’est une très bonne chose pour les plus modestes qui ne pouvaient pas garder le bien familliale hérité de la famille et bien souvent étaient obligé de le vendre et de payer des impôts

    A ce stade,je ne vois que des très bonnes mesures

    Quand à la TVA sociale,oui,il faut la mettre en oeuvre afin que chaque produit fasse l’objet d’une taxe car avec de plus en plus de produits « made in chine »,c’est des revenus assurés pour les caisses de l’Etat.

    Le couplêt nombriliste « les plus pauvres .... » est une argumentation de gauchistes ,car si on améliore la concurrence dans la distribution,nous aurons des prix moins cher,chose qui ,n’existe pas à ce jour.

    (pas grande différence de prix entre Carrefour et Auchan)

    Vous dites ensuite dans votre article

    « l’utilisation, non avouée, d’une partie des recettes nouvelles pour renflouer le déficit de l’État »

    Mais,je vous rappelle que le déficit de l’Etat c’est 40% de masse salariale de fonctionnaires ,dont une bonne partie ne servent à rien et n’ont rien à faire dans l’administration.

    Les erreurs des gouvernements socialistes qui à consister à embaucher dans l’administration pour compenser une baisse de chomage sur telle ou telle région,des personnes qui n’avaient pas la motivation de l’administration et nous le voyons chaque jour qui passe dans l’accueil des différentes administrations sans parler des « fonctionnaires » qui pratiquent l’emploi dissimulé et la fraude fiscale !

    Ensuite vous porter un jugement de valeur sur le vote des citoyens français en déclarant

    « Et les millions de Français qui se sont laissé embarquer dans une élection présidentielle »"

    Nous sommes dans une démocratie et les citoyens se prononcent en fonction d’un projet de société et d’un programme.

    Nous avons choisi le meilleur


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 2007 11:25

      L’auteur est très partisan et cela décrédibilise évidemment son propos. smiley Il ne veut voir que du noir dans ce nouveau gouvernement pour ne pas se remettre lui-même en question.

      Amusons-nous à relever un point témoignant de sa mauvaise foi : smiley

      Sur la TVA qui est par essence éminemment JUSTE puisque exactement proportionnelle à la dépense faite sans considération des revenus, il arrive à dire quand même :

      « le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est ainsi de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés seulement de 3,4% »

      Observez comme il a tordu ses statistiques pour arriver à pouvoir dire une pareille chose. Il a été obligé de prendre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres ! On ne peut pas faire plus sournois smiley L’honnêteté aurait été de prendre 60%-40% ou 50%-50% mais PAS 10 % ! smiley N’importe quel statisticien de premier année éclate de rire d’un chiffre aussi manipulateur. smiley

      Que l’auteur ait été obligé de prendre des échantillons tellement à la marge (10 %) de la population globale montre en creux que cette loi sur la TVA est bonne et que l’auteur devrait un peu partir en vacances pour revenir avec un peu plus d’amour de son prochain smiley


    • Redj Redj 1er août 2007 11:30

      Bon, lerma une fois de plus dans son exaltation du sarkozysme ne comprend rien et répond à côté de la plaque.

      1 - a moins que tu fasses partie des plus fortunés, le bouclier fiscal ne s’appliquera pas à toi. 2 - idem pour les droits de succession qui ne toucheront pas les plus modestes comme actuellement. 3 - La TVA sociale par contre là tu vas la sentir passer. 4 - La franchise médicale aussi tu vas la prendre, comme toute la classe moyenne.

      Ca c’est pour les cadeaux fiscaux.

      Ensuite ton argument sur la concurrence dans la distribution ne tient pas, il n’y a qu’à voir les nombreuses ententes entre entreprises à ce jour.

      donc oui, effectivement il s’agit bien d’une redistribution des richesses du bas vers le haut.


    • seb18320 1er août 2007 11:43

      Mais qu’est ce qu’il raconte le gusse maler « con ».

      Oui,enfin,L’essentiel des droits de succession disparaîtra et c’est une très bonne chose pour les plus modestes qui ne pouvaient pas garder le bien familliale hérité de la famille et bien souvent étaient obligé de le vendre et de payer des impôts

      En 2005 nous avons malheureusement hérité 2 fois (ma grand mère et le beau père) pour un cumul de 150000 euros nets environ.

      NOUS N ’AVONS PAYE AUCUN IMPOT DE TYPE DROITS DE SUCCESSION. La nouvelle loi concerne uniquement celles et ceux qui payaient des droits de succession (environ 6% de la population la + riche de France)


    • sirex007 1er août 2007 11:55

      Comment peut on dire que la TVA est « JUSTE » smiley

      Justement, le fait que celle si soit identique pour tout le monde est des plus injuste. Comme vous dites, elle est en fonction du bien acheté : dans le sens, « les plus riches s’achetent des choses que les pauvre ne peuvent (et ne doivent) pas s’acheter ! » Seulement prenons un exemple de base de nos jours : La voiture. Certes les plus démunis ne s’achetent pas de porshe ou de gros SUV, mais pourquoi tout le mondre devrais-t-il payer 20% de plus, alors que certain n’en ont pas les moyens ?

      J’espère que ces gens qui sont pour ses idées sont riches, très riches, car je ne sais pas si certains se rendent compte, que moins on a d’argent, plus on en donne aux autres :
      - Vous voulez acheter une voiture, vous avez l’argent, vous payer cash, vous n’avez pas d’argent, vous payer pour pouvoir avoir de l’argent pour avoir une voiture pour pouvoir travailler.
      - Vous voulez vous loger, vous aver de l’argent, vous acheter une maison, un appartement, en plus, comme vous avez de l’apport, vous emprunter une modique somme sur dix ans, aux meilleurs taux, vous n’avez pas d’argent, soit vous restez locataire, soit on vous saigne sur 25 voir 30 ans et vous payer le double de la valeur de ce que vous acheter...

      Faut pas s’étonner que certain soient bien dégouter de la vie et des politiques qui s’assurent des revenus pour 5 ans !


    • valentin1979 1er août 2007 12:21

      Lol je viens de me rendre compte que Nicolas Sarkozy se connectait sur AgoraVox à l’affut des articles contre lui.

      Il signe d’un pseudo qui, en verlant, veut dire « malheur ».

      Voilà pourquoi notre cher président est si occupé. Ca prend du temps d’être le « preums » à répondre, ca demande beaucoup d’attention et ca a tendance à rendre un peu stressé...


    • seb18320 1er août 2007 12:24

      Il a du temps car il est au chômage et bénéficie des prestations sociales depuis quelques mois... voir son cv


    • T.REX T.REX 1er août 2007 12:27

      « L’essentiel des droits de succession disparaîtra et c’est une très bonne chose pour les plus modestes qui ne pouvaient pas garder le bien familliale hérité de la famille et bien souvent étaient obligé de le vendre et de payer des impôts »

      Il faut vraiment être de mauvaise foi pour écrire que les plus modeste ne pouvaient pas garder le bien familliale hérité. Les plus modestes des chatelains si je comprend bien ? Parce que les autres, ils ne devaient pas être bien nombreux à avoir des biens familliaux de grande valeur.


    • T.REX T.REX 1er août 2007 12:32

      Le plus étonnant avec la TVA, c’est de constater que Jacques CHIRAC a batailler sans jamais obtenir l’accord de Bruxelles pour baiser la TVA sur la restauration pour relancer ce secteur, alors que chacun s’accorde à penser que SHARKO arrivera sans problème à l’augmenter. Il faudra que l’on m’explique.


    • T.REX T.REX 1er août 2007 12:40

      Félicitations à l’auteur pour cet article très complet. On devrait le diffuser massivement.


    • T.REX T.REX 1er août 2007 13:43

      Il est difficile de trouver plus de 10 % de riches dans ce monde. C’est donc par souci d’équité que l’auteur a choisi de se limiter aux 10 % les plus pauvres parmi leur multitude.


    • Rage Rage 1er août 2007 15:43

      Toujours à côté de la plaque et le 1er à troller Lerma...

      Rentier, ça donne du temps libre...

      Quant à l’article, même orienté, je partage l’analyse.

      On conservera uniquement en tête une chose : Derrière les grandes tirades, la PREMIERE chose qu’a faite ce gouvernement c’est s’arroger plus d’abattements fiscaux pour augmenter SON pouvoir d’achat (et tésoriser) au détriment de la masse.

      La pyramide de redistribution inversée : concentrer l’argent en toute légalité : le MEDEF en a rêvé, Sarkozy l’a fait, qui plus est en supprimant la barrière du temps que pouvait être les droits de succession.

      Retour deux siècles en arrière, le tout avec la bénédiction de TF1 et de tous ces gens qui paradent plus pour bronzer plus.

      N’est-ce pas Lerma ?


    • cniko 1er août 2007 16:34

      @Lerma le troll

      1/ travailler plus pour gagner plus... mais en pouvant dépenser moins. L’économie au service de l’économie et non de l’humain.

      2/ Que pour ceux ayant un faible revenu mais un bien immobilier amenant à payer l’ISF des mesures soient prises afin de limiter l’impact de cet impôt est un acte juste. Pour les autres et notamment les rentiers, compte tenu du nombre de niches fiscales auxquelles ils ont accès car elles ne sont ouvertes qu’à ceux qui en ont les moyens, la limite est de toute façon factice. Il suffit de demander à Dreyfus qui a trouvé le moyen certaines années de ne pas payer le moindre centime...

      3/ Les droits de succession permettent de redistribuer l’argent du fils à papa qui va toucher sans rien glander vers l’ensemble de la société. Ce mécanisme a été introduit pour permettre le nivellement de l’écart qui existe entre le fils à papa et le fils de personne. Que ce soi une bonne chose ne s’applique qu’à 10% de la population.

      4/ l’amélioration de la concurence n’entraine pas automatiquement une baisse des tarifs. Voir l’exemple allemand, anglais, us... lors de la libéralisation du secteur de l’électricité. Et en quoi une hausse de la tva améliore la concurence.

      5/ la tva sociale ne va pas nous permettre de lutter contre le made in china, ni permettre d’empêcher les délocalisations. En quoi une baisse de 2% de la charge salariale va permettre de lutter contre des salaires au moins 10 ou 20 fois inférieurs aux notres ?

      6/ il vous a déjà été expliqué le mois dernier que la TVA est un impôt injuste mais visiblement seul les mots de notre président sont ceux que vous sachez entendre.

      Pour conclure, Lerma, chacune de vos interventions, sur chaque sujet est irréfléchie et/ou de mauvaise foi. Vous polluez cet espace d’expression en permanence par vos assertions inéxactes et insultantes. Pour nous tous qui partageons ce forum, merci de faire l’effort d’un minimum de réfléxion, de retenue et d’ouverture d’esprit. A défaut, ne perdez plus votre temps et ne nous abimez plus les yeux.


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 2007 18:57

      L’auteur est très partisan et cela décrédibilise évidemment son propos. smiley Il ne veut voir que du noir dans ce nouveau gouvernement pour ne pas se remettre lui-même en question.

      Amusons-nous à relever un point témoignant de sa mauvaise foi :smiley

      Sur la TVA qui est par essence éminemment JUSTE puisque exactement proportionnelle à la dépense faite sans considération des revenus, il arrive à dire quand même :

      « le taux d’effort des 10 % des ménages les plus pauvres est ainsi de 8,1 % et celui des 10 % les plus aisés seulement de 3,4% »

      Observez comme il a tordu ses statistiques pour arriver à pouvoir dire une pareille chose. Il a été obligé de prendre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres ! On ne peut pas faire plus sournois smiley L’honnêteté aurait été de prendre 60%-40% ou 50%-50% mais PAS 10 % ! smiley N’importe quel statisticien de premier année éclate de rire d’un chiffre aussi manipulateur. smiley

      Que l’auteur ait été obligé de prendre des échantillons tellement à la marge (10 %) de la population globale montre en creux que cette loi sur la TVA est bonne et que l’auteur devrait un peu partir en vacances pour revenir avec un peu plus d’amour de son prochain smiley


    • Albert Ricchi Albert 1er août 2007 21:08

      @ Michel,

      On ne doit pas vivre sur la même planète car il y a bien longtemps que les droits de succession pour les plus modestes sont exonérés et que même 90% des Français le sont...

      Relisez vos tablettes et l’article car l’essentiel des droits de succession qui disparaîtra, c’est en fait les droits de succession qui n’étaient pas exonérés jusqu’à présent, c’est-à-dire les droits de succession des plus fortunés.

      Je crains fort que vous ne soyez à côté de la plaque...

      Albert


    • Cédric 1er août 2007 22:40

      « Oui,enfin,L’essentiel des droits de succession disparaîtra et c’est une très bonne chose pour les plus modestes qui ne pouvaient pas garder le bien familliale hérité de la famille et bien souvent étaient obligé de le vendre et de payer des impôts ».

      Voilà bien un conte à dormir debout. 80% des successions en ligne directe et 90% des successions entre conjoints étaient de fait exonérées de droits de succession. Ceci pour la simple raison que l’on pouvait bénéficier d’un abattement personnel de 76 000€ pour le conjoint survivant et de 50 000€ pour chaque enfant, auxquels il faut ajouter un abattement global de 50 000€ à partager entre les héritiers et dont le reliquat pouvait se reporter d’un héritier à l’autre si l’abattement personnel permettait à l’un d’être exonéré. Il faut ajouter un abattement de 30 500€ pour les assurance vie, les diverses réductions d’assiette sur certaines catégories de biens, comme les 20% sur la résidence principale, les 75% sur les bois et forêts, le régime extrêmement favorable pour les immeubles ruraux soumis à un bail rural à long terme. Ce que l’on a vendu aux gens c’est une fable, celle de l’absolue gratuité des successions et cela pour rendre service aux détenteurs de très gros patrimoines. Or, en dehors de l’aspect fiscal qui n’était vécu que par une faible minorité, il faudra toujours payer le notaire ainsi que les frais qui sont engagés par les études pour régler les successions. Mais cela, les gens ne le comprennent pas et quand vous êtes de l’autre côté du téléphone je peux vous garantir que c’est difficile à expliquer.

      Merci Monsieur Sarkozy de me rendre la tâche plus difficile et de laisser aux gens qui sont vraiment sur le terrain le soin d’expliquer pourquoi vous leur avez menti.


    • Albert Ricchi Albert 1er août 2007 23:04

      @ Mouche du coche

      Peut-être êtes-vous fatigué de ne pas être parti en vacances ? En tout cas, vous devriez mieux lire le contenu des articles, car contrairement à ce que vous affirmez, les statistiques que vous prêtez à l’auteur émanent en fait du Conseil Economique et Social, comme d’ailleurs indiqué dans le texte...

      Au niveau statistique, il est d’ailleurs tout à fait normal de pendre comme exemple les 10% les plus pauvres et les 10% les plus riches, car à défaut, comment quantifier les écarts de revenus ?

      Vous êtes en fait choqué par ce qui est normal comme analyse de la part du CES !

      Enfin, puisque votre devise semble être d’aimer son prochain, vous devriez remarquer en autre que le taux excessif des impôts indirects en France a eu comme conséquence notamment l’existence de plus de 7 millions de personnes pauvres.

      Mais il est probable que vous ne faites sûrement pas partie de ces personnes...

      Albert


    • La mouche du coche La mouche du coche 1er août 2007 23:21

      @ Albert,

      je n’ai pas dit que ces chiffres étaient faux, simplement il n’est pas honnête de parler de seulement 10% des gens quand cette loi sur la TVA va s’appliquer à tous. Vous ne comparez pas ce qui est comparable. Essayez de refaire le même calcul en prenant par exemple les 30% les plus riches et 30% les plus pauvres.

      Je pense que vous devriez cesser de penser que le gouvernement cherche À PRIORI à favoriser les riches. c’est une vue marxiste d’opposition entre les gens qui est fausse : Nous avons besoin de tout le monde dans notre société, riche et pauvre. Vous devriez abandonner cette vieille notion de « lutte de classe ». Il n’est pas un pays où cela a fonctionné : revoyez votre modèle de pensée en commençant par aimer votre prochain, vraiment j’insiste, c’est la base. Les riches peuvent être sympas, et il y a des pauvres qui sont très cons, et inversement.

      Ce que cherche le gouvernement est tout bêtement de relancer la machine économique française en s’appuyant sur entrepreneurs qui sont aussi les plus fortunés. Il n’est pas sûr que ce soit une bonne idée, mais il faut voir. smiley


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 août 2007 00:20

      Difficile d’argumenter devant un tel florilège d’âneries économiques.

      Il n’y a pas deux phrases qui tiennent la route.

      Je vais quand même faire un effort en disant quelques Lapalissades que tout individu ayant deux sous de bon sens comprendra :

      Pour qu’un pays soit riche, il faut qu’au moins certains de ses habitants le soient !

      Je suis moi-même abasourdi de devoir énoncer de telles évidences. Pourtant tout les propos de l’auteur de l’article disent exactement le contraire : Si je résume, il faut prendre le maximum d’argent aux riches (donc les appauvrir), il faut dénoncer les riches (ils devraient avoir honte !).

      Je vais aussi répéter ce que tout le monde sait : L’ISF coute plus que ce qu’il rapporte directement, et la fuite des capitaux provoquée augmente considérablement cette perte. D’où moins d’investissement en France, d’où moins d’entreprises performantes, d’où moins d’emplois et plus de chômage.

      Mais si ça vous fait plaisir de crier haro, ne vous en privez pas. J’imagine que pour tenir de tels propos, vous devez avoir des emplois protégés et bénéficier de privilèges (?)

      Je vais arrêter là car demain je travaille, et lorsque je ne travaille pas, je ne gagne rien. Et j’ai une famille a faire vivre.

      PS : Il me semble que beaucoup de commentateurs de cet article devraient aller sur le site de www.bellaciao.org, ils seraient en terrain de connaissance et pourraient tranquillement délirer entre eux.

      Ciao belli


    • Bigre Bigre 2 août 2007 02:16

      Il est nettement plus éloquent de prendre des produits de consommation courante comme exemple.

      Riche ou pauvre, 1/5 eme de ta baguette va nourrir l’Etat. Et là, on voit bien que riche et pauvre contribuent le même montant.

      Sauf qu’il y en a un qui se prive (un peu) et l’autre qui s’en fout complètement.

      A la fin du mois, le riche, aura payé un peu plus que 6 euros de TVA (30 fois 20 centimes plus la TVA sur les croissants) et le pauvre un peu moins de 6 euros (30 fois 20 centimes).

      A la fin du mois, le pauvre a tout bouffé et il ne lui reste rien. Le riche lui, place son épargne.


    • haddock 2 août 2007 09:37

      de vraies bons mesures , c’ est un concours du titre le plus rigolo ?


    • haddock 2 août 2007 09:40

      Sinon , t’ achète la farine , tu fais ton pain et ça te revient dans les dix fois moins cher .


    • T.REX T.REX 2 août 2007 10:03

      Et comment intégrez-vous les « licenciements boursiers » et les « délocalisations » vers des pays à faible coût de main d’oeuvre dans votre monde parfait. Vous croyez vraiment que les Entreprises créent ainsi de la valeur et des emplois en France ?


    • T.REX T.REX 2 août 2007 10:09

      « Nous avons besoin de tout le monde dans notre société, riche et pauvre. »

      Ah tiens ? les pauvres je vois bien, on peut les mettre à la production, mais les riches ? A quoi peuvent-ils bien servir ? A dépenser plus pour payer de la TVA et à investir à l’étranger pour gagner plus encore pardi !

      Je pense qu’en se débrouillant bien on pourrait s’en passer, sans compter que cela supprimerait peut-être les pauvres du même coup.


    • turenne 2 août 2007 10:15

      En complément au commentaire, il faut noter que les donations citées sont renouvelable tous les 10 ans.

      Pour peux que le patrimoine à transmette soit versé dans des sociétés de diverses formes (sté civiles immobilières, Sté Foncière Agricole, SNC, SA holding ...) il suffit alors de transférer à ses enfants les parts par tranche tous les 10 ans le patrimoine ainsi « dématérialisé ». Si l’on ajoute à cela les mécanismes de l’assurance vie* pour peut que l’on s’y prenne à l’avance, même les 10 % des droits de succession pouvaient être dors et déjà pour partie évités même pour les 10% concernés.

      La difficulté, c’est que bien souvent les successions ne sont pas gérées lorsque tout le monde est en bonne santé.

      Ce volet est donc un simple rattrapage pour les enfants d’imprévoyants, mais à ma connaissance aucune grande fortune n’a été démembrée du fait des droits de succession. Dans cet ordre d’idée Cf Bill Gates et Waren Bufett qui se sont auto administrés des droits de successions autrement plus élevès : Leurs enfants respectifs n’auront droit qu’à 50 M$ chacun (une paille !) le reste étant versé au bénéfice de fondations qu’ils ont crée ... un comble !

      PS : Concernant le bouclier fiscal, voir l’article du canard enchainé qui précise que moins d’1/3 des potentiels bénéficiaires ont fait valoir leurs droits ... leurs conseillers préférant éviter que le fisc vienne regarder de trop prés dans les différents montages de défiscalisations déjà mis en oeuvre ! ... le fisc à été contraint de faire un courrier de relance. L’idéologie à parfois des limites.

      * l’essentiel du patrimoine de notre président semble placé sur ce support.


    • Fred 2 août 2007 10:30

      Attention Ludo avant de citer les pays Nordiques.

      Dans ces pays qui etaient en crise dans les annees 80, les premieres mesures ont ete de diminuer le nombre de fonctionnaires et de leur donner un status quasi-prive, d’eliminer les droits de succession et l’ISF.

      Au Danemark, il n’y a pas de charges patronales. Le chomage peut etre percu pendant 4 ans certes mais au bout de deux refus de poste ou formation, la personne perd son chomage.

      Enfin, les pays Nordiques ne sont pas vraiment cosmopolites constitues a 98% de personne de type caucasien.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 août 2007 11:56

      @Bigre

      Vous venez brillamment de démontrer qu’il y a des personnes qui sont plus riches que d’autres, et réciproquement...

      Et après ?

      Et vous ne voyez qu’une solution pour rétablir une situation que vous jugez injuste : appauvrir les plus riches.

      Permettre au plus pauvres de s’enrichir ne vous vient pas à l’idée. Ah non, qu’elle horreur, le gentil pauvre que vous couvrez de toute votre compassion méprisante, pourrait devenir plus riche que vous, et deviendrait, de fait, la cible toute votre envie et de votre haine.

      Que les pauvres restent pauvres, ça vous rassure, ça vous donne le beau rôle du défenseur du faible et de l’opprimé ; et prenez aux riches pour garantir vos privilèges.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 août 2007 11:59

      T-Rex confirme mon propos.

      Les pauvres, ça rassure. Mais si par malheur ils deviennent riches, alors il faut les exclure de la société.

      Au goulag !


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 août 2007 12:03

      @ haddock

      Et non, cher capitaine, cela revient au contraire dix fois plus cher : La farine que vous achetez au détail, le four qui ne fait cuire qu’un seul pain plus le temps passé pris sur vos autres activités professionnelles.

      C’est tout le principe de l’échange et du partage des tâches qui est bénéfique à chacune des parties.


    • haddock 2 août 2007 14:45

      @ Jesuisunhommelibre ,

      Mercuriale :

      1 kg de farine 0,30 E

      20 gr de sel 0,03 E

      0,650 gr eau 0,0 presque rien .

      Total poids de pâte 1670 gr , pour 0,33 Ct euros , j’ ajoute le prix de la cuisson : 0,30 euros

      Prix total avec cuisson 0,63 euros

      Sachant que la perte de poids à la cuisson est d’ environ 20% on obtient donc :

      1670 - 20% = 1333 Grammes de pain cuit pour 0,63 Euros

      Une baguette de 200 grammes est vendue dans les 1 euros ,

      1333 Grammes représentent 6,5 baguettes , soit 6 euros cinquante ctmes .

      Prix de la baguette faite soi-même : 0,097 ctm d’ euros .

      Prix de la baguette achetée : 1 euro

      On est bien dans un rapport de 1 à 10 ,

      Par ailleurs on peut très bien partager le pain fait maison ,

      Avez-vous d’ autres questions ?


    • finael finael 2 août 2007 16:15

      @jesuisunhommelibre

      Le problème n’est pas que certaines personnes soient plus riches que d’autres, mais que l’écart est trop grand entre quelques fortunes colossales et une masse de gens qui n’arrivent qu’à grand-peine à survivre.

      Il ne s’agit pas d’abolir les inégalités mais de les réduire !

      D’autant plus que ces fortunes colossales ne sont, le plus souvent, guère productives.


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 2 août 2007 19:26

      @Haddock

      1kg de farine chez Auchan de 0,7 à 2,49 euros (le dernier prix pour une farine spéciale pour faire du pain) Soit un prix moyen de 1.50 euros/Kg

      Cuisson d’une heure dans un four de 3000 watts : 0.30 euros

      Cadeau de l’eau et du sel.

      Soit 1,80 Euros pour 1,30 Kg environ de pain.

      Une baguette de 200gr = 0,75 euros chez mon boulanger.

      Prix de revient des matières premières du pain fait chez soit : 0,28 Euros

      A cela j’ajoute un quart d’heure de façon (pétrissage et surveillance de la cuisson) à 8 euros de l’heure, soit 2 euros.

      J’ai compté l’heure au plus bas. une heure de travail, même le moins qualifié, créer au minimum le triple de richesse, soit 24 euros.

      Je n’amortis pas l’achat du four, ni l’espace occupé. smiley

      Résultat une baguette faite maison revient à 2,28 euros au lieu de 0,75 euros chez son boulanger. (il est vrai qu’on peut ajouter le déplacement)

      Mais c’est toujours amusant de faire soi-même son pain ... Au début ! smiley


    • guillaume 3 août 2007 11:08

      Comme d’hab on polémique sur ce qui n’existe pas. La TVA sociale c’était une polémique Borloo (il y avait un débat dans le gvt et Borloo était pour). Il faut quand même savoir qu’il faut s’appeler Borloo ou Ségolène Royale pour croire qu’on peut TVAiser la sécu. La seule façon de le faire, très partiellement, c’est soit d’y mettre uniquement les allocation familliales et logement (et encore dans ce dernier cas il faudra pas mal revoir tout le système). Sinon ça va être une CSG sociale, c’est à dire un truc déjà pas très légal et bien ficelé qui va l’être encore plus (je rappelle le casse-tête posé par l’UE qui oblige l’Etat à rembourser la CSG à ceux non astreints à la sécu française). La sécu maladie+vieillesse est une assurance payée à titre individuel. Il faut la comprendre comme une assurrance monopolistique gérée par les syndicats. La CMU a introduit le Bronx en garantissant les soins malgré le non payement de sécu. Du coup on pourrait se retrouver dans la situation où un CMU sera mieux couvert qu’un assuré. C’est un peu pareil pour le RMI et l’assurance chômage, avec au moins l’avantage de ne pas pratiquer les vases communicants antre les deux.

      Bref, il est malsain qu’un assuré ne paie pas pour lui-même, et surtout que son assurance soit financée par des ressources opaques. Mais bien sûr politiquement c’est très facile. Je croyais que Sarko s’est fait élire pour clarifier les situations et désopacifier le système qui n’arrête pas de s’enfoncer depuis plus de 15 ans . En effet, on a connu l’entrée en vigueur du RMI, de la CSG, puis de la RDS, avec au passage la ponction forcée des caisses d’assurance retraite des métiers vers la fonction publique en faillite (pour mauvaise gestion), puis avec les déficits de ces dernières la fusion forcée entre caisses en positif et négatif les rendant toutes incapables de s’autogérer et déficitaires. Au passage on s’attache à l’ISF qui est un impôt sur la propriété. Constitutionnellement, et d’après les droits de l’homme français de 1789, cet impôt est illégal. Il y a pourtant des tas de manière de prélever sur un bien, sans prélever directement sur la fortune. Quand va-t-on césser de transgresser le droit et la logique le plus élémentaire dans le seul but de diluer politiquement les problèmes à courte échéance ou de satisfaire des lubies ? On appelle ça l’intérêt général, mais c’est juste l’opposé.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 août 2007 01:16

      La proportion du revenu consommée diminue évidemment quand le revenu augmente et la différence est investie. La TVA touche donc les pauvres plus que les riches, ce que je n’ai jamais entendu contester par qui que ce soit qui savait écrire son nom. Chercher une raison socialement acceptable de diminuer les impôts directs et de les remplacer par la TVA est donc de la mauvaise foi PURE, sans la moindre concession à la vraisemblance. Pensez au gain de productivité, si on cesse de perdre un temps fou à feindre la justice et l’équité !

      http://www.nouvellesociete.org/5165.html

      Pierre JC Allard


    • Dégueuloir Dégueuloir 8 août 2007 23:41

      Le dauphin blanc du Yangtsé se serait éteint Pendant six semaines, ils n’en ont pas aperçu un seul. Venus de Chine, du Japon, de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, des experts ont écumé les eaux du Yangtsé, le grand fleuve chinois, sans rencontrer un seul « baiji », le nom chinois du dauphin blanc de rivière. « Ces résultats signifient » que cette espèce « s’est probablement éteinte », a indiqué Wang Ding, de l’Académie des sciences chinoise, qui a dirigé l’expédition, menée en décembre et dont les conclusions ont été rendues publiques mercredi 8 août.

      « Une partie de l’âme chinoise s’en est allée », titre le quotidien britannique The Independent, qui souligne l’importance du cétacé en Chine, où il est surnommé « la divinité du Yangtsé », dont il habite les eaux depuis 20 millions d’années. Quelque 5 000 dauphins auraient vécu dans les eaux du Yangtsé il y a moins d’un siècle, selon le site baiji.org, fondé par des associations de différents pays qui se consacrent aux espèces menacées. Une expédition conduite en 1997 n’avait permis de repérer que 13 individus. Victime d’une pollution dévastatrice, de la pêche illégale et du trafic fluvial, le baiji est la première espèce de cétacé à subir les conséquences de l’industrialisation en s’éteignant. Une espèce disparaît, les « grands » de ce monde ne sont même pas au courant. 1/2 quart de pouillème de point au CAC 40 ou au Dow Jones, paniIIIIIIIIque c’est la fin du monde il faut prendre des mesures immédiatement ! Nos dirigeants - français, chinois, américains ils se valent tous - ne sont pas de grands hommes, ils ont la vue courte et la pensée simple. Ils seraient fichus d’aller chercher de la vie sur Mars s’en s’apercevoir qu’il détruise celle qui existe sur Terre.....


    • nephilim 1er août 2007 11:09

      Tres sympathique article^^ precis concernant notre bien aimé gouvernement qui ne pense qu’au bien etre de ses concitoyens Fortuné !!!!!! Aller lerma vite reponds que tout ca c’est de la vilaine propagande anti Sarko que meme les pauvres pourrons beneficier de toutes ces lois mise en place pour relancer l’economie et l’emploi lol

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