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Accueil du site > Actualités > Politique > PARDEM Parti de la démondialisation

PARDEM Parti de la démondialisation

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Voici là un (nouveau parti), un de plus, né de la décomposition-recomposition de la gauche.

Celui-ci, le PARDEM ne se réclame même plus de la gauche même s’il développe un programme en dix points qui se réclame de la libération nationale et de la justice sociale :

 

« I.- Annuler toutes les « réformes » néolibérales prises ces quarante dernières années.

II.- Reconquérir la souveraineté de la France dans les domaines politique, militaire et diplomatique, en sortant de l’Union européenne, de l’OTAN, en démondialisant pour bâtir de nouvelles relations internationales fondées sur le co-développement.

III.- Reconquérir la souveraineté monétaire et financière en sortant de l’euro, en démantelant les marchés financiers en France, en organisant le dépérissement de la Bourse et en faisant défaut sur la dette publique pour pouvoir la restructurer.

IV.- Reconquérir la souveraineté économique et industrielle par le retour à la nation des grands groupes industriels, de services et médiatiques, par des mesures protectionnistes dans le cadre rénové de la Charte de La Havane de 1948, pour une mutation écologique, sociale et démocratique des modes de production, de distribution et de consommation.

V.- Reconquérir la souveraineté fiscale condition nécessaire pour faire basculer le partage de la valeur ajoutée en faveur du travail et construire des politiques d’égalité.

VI.- Instaurer le droit opposable à l’emploi effectif permettant l’emploi pour tous, l’État étant l’employeur en dernier ressort.

VII.- Restaurer, refonder et élargir la Sécurité sociale et tous les services publics pour garantir la justice sociale.

VIII.- Bien vivre dans une société qui préserve la biodiversité et les ressources fossiles, tout en assurant son autonomie alimentaire par le développement de l’agriculture paysanne, et son autonomie énergétique par une sortie progressive du nucléaire.

IX.- Refonder l’instruction publique, développer la recherche, promouvoir la langue et la culture françaises.

X.- Reconstruire l’État républicain pour garantir l’intérêt général et les libertés publiques, la démocratie, la laïcité, et l’indépendance de la justice. »

Jacques Nikonoff, connu pour son positionnement social et républicain assure la présidence de ce parti né en février mais qui est une continuation du M’PEP et du parti de l’émancipation du peuple.

Ce parti, comme d’autres annonce qu’il présentera une candidature aux élections présidentielles….

Une de plus…..

Si je trouve personnellement que beaucoup de positionnements de ce parti sont des avancées programmatiques importantes, ce parti en ne se réclamant pas du mouvement ouvrier et du socialisme peut connaître des dérives nationalistes le conduisant à proposer une unité des républicains des deux rives.

J’espère me tromper.

Je regrette aussi que ce parti n’inscrive pas sa politique dans le rejet de la constitution gaulliste de 58….

S’agit-il encore de semer des doutes sur le caractère bonapartiste et réactionnaire de la politique menée il y a des dizaines d’années par le général De Gaulle ?

Ceci étant dit, j’attends des éclaircissements sur la politique concrète menée par ce parti….

Il ne s’agit pas de se réclamer du peuple si on ne va pas vers et avec le peuple.

Un travail d’implantation, de présence et d’actions dans les quartiers populaire me semblent l’une des priorités pour tout parti qui veut que le peuple devienne acteur et souverain.

Jean-François Chalot


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30 réactions à cet article    


  • Albert123 30 avril 19:12

    « ce parti en ne se réclamant pas du mouvement ouvrier et du socialisme peut connaître des dérives nationalistes »


    mouarffffffffffff, vous êtes vraiment risibles les gogo, le mouvement ouvrier sa véritable crainte aujourd’hui, c’est les dérives de la mondialisation qui sont la conséquence de l’idéologie mondialiste.

    ça fait longtemps que les mouvements ouvriers , les vrais, n’attendent qu’une chose, une véritable politique nationale qui les protège et qui cesse de brader leurs droits pour les besoins de la finance internationale.

    D’ailleurs pour craindre à ce point les « dérives nationalistes » vous devez bosser en fait pour les intérêts de la finance internationale.

    Vous n’êtes, de toute évidence, pas un perdant de la mondialisation car si tel était le cas vous auriez un tout autre discours.

     (ou alors vous n’avez strictement rien compris et là c’est encore pire)



    • Aristide 30 avril 19:43

      Chalot en agent de presse de parti, enfin parti c’est quand il y a plus d’une personne. Là, il s’agit de l’ego d’un autre sauveur de l’humanité qui pourra bénéficier de l’équité dans le temps de parole.



      • Intensive Care (---.---.137.11) 30 avril 20:19

        XI- Arrêter toute la clique responsable de ce marasme pour Haute Trahison afin de les déférer en comparution immédiate devant un tribunal citoyen  :->


        • Samson Samson 30 avril 20:24

          "Celui-ci, le PARDEM ne se réclame même plus de la gauche même s’il développe un programme en dix points qui se réclame de la libération nationale et de la justice sociale« 
          A une époque ou Valls, Cambédélis, Le Guen et autres charognards n’hésitent toujours pas à s’en revendiquer pour récupérer leur fond de commerce, c’est plutôt rassurant ! smiley

           »Il ne s’agit pas de se réclamer du peuple si on ne va pas vers et avec le peuple.« 

          A ce compte là, on peut tout aussi bien revendiquer que les politiciens soient désormais sincères, honnêtes et vertueux, ... et espérer !

          Comme vous dites, une de plus ! Dans la pratique çà ne changera pas grand chose à votre présidentielle : tout le monde en a marre et plus personne ne sait à quel saint se vouer !
          Le choix présidentiel se portera donc sans surprise entre la fille du borgne et ses séides ou le rescapé - à programme égal, son choix est désormais indifférent ! - du »sursaut républicain«  !
          La perspective se présente comme d’autant plus enthousiasmante qu’ - hors effets de musculations sécuritaires et autres grandes déclarations -, ils serviront grosso-modo la même soupe : le brun-marine ne devrait guère effaroucher Pierre Gattaz ou les actionnaires du CAC 40, et nul n’a attendu les gars de la Marine pour vivre en »état d’urgence".

          Bon courage !


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 avril 22:46

            Chalot,
            C’est la suite du M’PEP, voici la biographie des membres de la direction .
            Ils viennent tous de la Gauche, du milieu associatif , du PCF, du FDG, ou des syndicats.

            Voici la biographie de Nikonoff, qui se termine ainsi :

            "Devant ce champ de ruine, Jacques Nikonoff ne se considère plus de gauche mais révolutionnaire. Gauche et droite, sur l’essentiel, n’ayant plus de désaccords fondamentaux entre eux. Jacques Nikonoff œuvre désormais pour dépasser le clivage gauche-droite qui n’a plus aucun contenu, et le remplacer par le seul véritable clivage pertinent qui demeure celui entre le peuple et l’oligarchie. Il milite pour rassembler les « démondialisateurs », c’est-à-dire tous ceux, quels que soient leurs orientations politiques, qui veulent vraiment la souveraineté de la France par sa sortie de l’ordre néolibéral mondial et de ses institutions (Otan, euro, Union européenne, OMC, FMI…), c’est-à-dire la démondialisation.

             


            • roman_garev 1er mai 08:32

              @Fifi Brind_acier

              Bonjour Fifi,

              « Ils viennent tous de... »
              Ah bon, ils viennent de mauvais côtés ? Mais dites-moi, d’où devaient-ils venir pour vous satisfaire par leur origine ? Devaient-il se matérialiser de l’air, tels des anges ?

            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 08:50

              @roman_garev
              Vous faites dans les antifas de Soros maintenant ??
              Gardez donc vos piques pour les néo nazis de Kiev ou de Lettonie.


              Quel mauvais côté ?? Je répondais à Chalot qui craignait « un mouvement nationaliste », pour le rassurer. Ce n’est pas un mouvement nationaliste. Ils viennent tous de la Gauche.

              Les militants du M’PEP que je connais passent le plus clair de leur temps à s’occuper d’écologie. Ils veulent sortir de l’ UE, de l’euro & de l’ OTAN, mais je n’ai pas encore bien compris comment ?

              Asselineau a proposé en 2011 une alliance à Nikonoff, qui l’a refusée, préférant draguer le FDG, en pure perte...


            • roman_garev 1er mai 10:14

              @Fifi Brind_acier

              Merci de me réserver le droit de disposer de mes « piques » à mon gré.
              Je ne voulais que souligner qu’une personne durant sa vie pouvait « venir » de n’importe où et « arriver » n’importe où, cela ne veut rien dire. Personne ne naît avec ses convictions et rares sont ceux qui meurent sans les avoir changées...

            • Pierre-Yves Martin 1er mai 14:23

              @Fifi Brind_acier
              Le M’PEP a toujours été un groupuscule qui se prenait pour un grand parti.
              Il change son nom. Tant mieux. Je l’avais quitté il y a quelques années, après un très court séjour, car j’avais proposé de changer ce nom et j’avais été traité comme un m... par M. Nikonoff.
              Depuis, je constate que le M’PEP a rarement loupé une occasion d’être contre-productif.
              Le nom change. Les principaux dirigeants restent les mêmes. Bah, nous verrons.


            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 18:29

              @roman_garev
              Et oui, on peut changer d’avis, quand j’aurais besoin d’un enfonceur de portes ouvertes, je vous ferai signe.


            • CHALOT CHALOT 1er mai 08:05

              J’ai reçu le lien et même le texte ainsi que la biographie.
              Je l’ai écrit que c’était la suite du M’PEP mais avouez que ce n’est pas du tout explicite !?


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 08:57

                @CHALOT
                Ils procèdent souvent, pour ce que j’en vois au plan local, comme ATTAC.


              • Spartacus Spartacus 1er mai 09:02

                Hahahahahah !

                Waaahahahahah...
                 smiley smiley smiley

                Quels comiques ces ringards hass been.....
                Un programme comique sortit tout droit de 17eme siècle.....
                Même pas un iota de connaissance économique.

                Putain mais lisez donc Ricardo. Hayek, Friedman, au moins un Nobel d’économie avant de créer un programme.....
                C’est trop drôle.

                Les réformes "néo-libérales ???
                Lesquelles ? La reconstitution des monopoles, des rentes de situation ? Le controle des prix et les pénuries et rentes de situations en monopole ?
                Belle perspectives pour les nomenklatura étatistes. 

                Le libéralisme étant la fin des entraves à la libre circulation des biens, son contraire étant les marchés protégés, la connivence, le bureaucratisme et les pénuries engendrées par le contrôle des prix.

                Le droit opposable à l’emploi....C’est beau la fabrique de minitels ne fermera jamais même s’il n’y a plus d’acheteurs. Payer les gens a rien foutre, juste parce qu’ils ont un statut de salariés.....Sic.

                Surement pas dans ces comiques qu’on trouvera un créateur de start up....
                 smiley smiley smiley

                On y trouvera que des rentiers de la gamelle d’état.....Des intermittents du spectacles, et autres branleurs qui n’ont jamais mis les pieds dans le secteur marchand et vivent de statuts plus que de valeur de leur travail payé a sa juste valeur...



                • Vinnie Reb 1er mai 12:35

                  @Spartacus

                  Manifestement, vos lectures vous désignent manifestement comme étant du côté de la mondialisation néolibérale, la même qui étrangle les classes dominées et en particuliers les travailleurs. Je vous suggère de lire les économistes hétérodoxes - comme Jacques Nikonoff, justement, ça vous vous donnera une autre perspective.

                  A vous lire, j’ai plutôt l’impression que vous, vous émargez à la gamelle néolibérale et à la rente actionnariale.

                  C’est justement parce que nous avons lu les économistes néolibéraux, que nous avons subi dans nos emplois et nos vies la mondialisation néolibérale, que nous avons élaboré ce programme.

                  Eh oui, nos membres, contrairement à ce que vous affirmez, ne sont pas des « rentiers de la gamelle d’état ». Lisez les bios des dirigeants du parti, ça vous donnera une idée. Nombre d’entre eux ne sont pas des "branleurs qui n’ont jamais mis les pieds dans le secteur marchand". La plupart ont connu la précarité et le chômage.

                  Lisez un peu moins Friedman, Hayek et al., et discutez un peu plus avec vos concitoyens. Pour ma part, dans le quartier populaire où j’habite, les gens vous diront que la mondialisation, ça suffit ! Que oui, il faut protéger nos emplois et cesser cette concurrence « libre et non faussée » (qui n’a rien de libre et non faussée, bien évidemment), qui nous étrangle, que ce soit les salariés et les PME.

                  Quand on parle de démondialisation, les gens comprennent de suite. Normal : ils la subissent et ils en ont marre.

                  www.pardem.org


                • Spartacus Spartacus 1er mai 19:33

                  @Vinnie Reb

                  Ha oui la mondialisation !!!!


                  Cours d’économie N°1 : 
                  Léonard Reed
                  La mondialisation expliquée pour les nuls 

                  Exemple par le « crayon de bois ». 

                  Le graphite est extrait à Ceylan

                  Pensez à ces mineurs, à ceux qui ont fabriqué leurs nombreux outils d’Allemagne pour l’extraire ou les sacs en papier du Canada dans lesquels on transporte le graphite ou encore la ficelle de Malaisie qui permet d’attacher ces sacs, à ceux qui les ont mis à bords des bateaux Panaméens et à ceux qui ont fabriqué ces bateaux en Corée. Même les gardiens de phare le long de la route au cap en Afrique du Sud ont aidé à sa naissance, et aussi les pilotes des ports Belges d’Anvers.

                  Le graphite est mélangé à de l’argile Américain dont on utilise l’ammoniaque de Trinidad et Tobago pour l’affinage. Puis des agents mouillants sont ajoutés, comme du suif sulfoné issu du pétrole du Vénézuéla des graisses animales d’Argentine ayant réaction avec de l’acide sulfurique Suisse. Après être passé au travers de nombreuses machines Allemandes, le mélange se présente finalement dans une extrusion sans fin comme pour une machine à saucisses coupée à la dimension voulue, séchée et cuite pendant plusieurs heures à environ 1000 °C . Pour accroître leur résistance et leur aspect lisse, les mines sont alors traitées avec un mélange chaud qui comprend de la cire du Mexique, de la paraffine du Maroc et des graisses naturelles hydrogénées des pays bas.

                  Le bois de cèdre de Turquie ou Liban reçoit six couches de laque. Connaissez-vous tous les ingrédients de la laque ? Qui penserait que les éleveurs de graine de ricin du Brésil font le rouge ? La belle couleur blanche et jaune de l’oxyde de titane extrait à Madagascar de la laque nécessitent les savoir-faire de plus de personnes que l’on n’en pourrait dénombrer !

                  Regardez la marque. C’est un film formé en chauffant du charbon noir de Bulgarie mélangé avec des résines transformées en France.

                  Le bout de métal la virole, est en laiton des métalleries Indiennes. Pensez à toutes les personnes qui extraient le zinc du Pérou et le cuivre du Chili et ceux qui savent faire une feuille brillante de laiton à partir de ces produits de la nature. Ces anneaux noirs sur la virole sont en nickel noir d’Australie

                  Il y a ensuite le bout de gomme, que l’homme utilise pour effacer les erreurs qu’il commet avec moi. C’est un élément appelé « factice » qui permet d’effacer. Il s’agit d’un produit semblable à du caoutchouc fabriqué en faisant réagir de l’huile de colza d’Indonésie avec du chlorure de soufre de Colombie. Le caoutchouc deThaïlande , contrairement à l’idée courante, ne sert que pour assurer la liaison. Il y a ensuite de nombreux agents de vulcanisation et d’accélération. La pierre ponce vient d’Italie ; et le pigment qui donne sa couleur à la gomme est du sulfure de cadmium de Biélo-Russie.

                  En fait, des millions d’êtres humains participent à sa création, et aucun d’entre eux n’en connaît plus que quelques autres. 

                  La mondialisation, ils en ont peur. Mais ce n’est qu’un crayon noir.......Un simple crayon noir  !

                  Et ces comiques voudraient « démondialiser » .

                   Quelle bande de bras cassés qui fait même pas l’effort de lire ou comprendre comment fonctionne l’économie..


                • Spartacus Spartacus 1er mai 19:41

                  @Vinnie Reb

                  Ha oui la vil « mondialisation »...
                  Cours d’économie mondialisée N¨°2 David Ricardo 1817.


                  Tous les pays ont intérêt à commercer avec leurs voisins, dès lors qu’ils se spécialisent dans le produit où ils ont un avantage relatif. 

                  Prenons un exemple fictif, comparant le Portugal et l’Angleterre sur deux productions, le vin et les chemises. 

                  RENDEMENTS

                  • En (x) heures de travail, les Portugais peuvent produire 600 bouteilles de vin, sachant que, pour eux, en temps de fabrication comparés , 300 bouteilles = 20 chemises
                  • En (x) heures de travail, les Anglais peuvent produire 20 chemises, sachant que, pour eux, en temps de fabrication comparés , 100 bouteilles = 10 chemises

                  Les Anglais sont donc, ici, moins compétitifs que les Portugais, aussi bien pour les bouteilles que pour les chemises. 

                  S’ILS PRATIQUENT LE LIBRE-ÉCHANGE 

                  • Si les Portugais exportent 300 bouteilles (la moitié de leur production), ils obtiennent en échange 30 chemises anglaises
                  • Si les Anglais exportent 10 chemises (la moitié de leur production), ils obtiennent en échange 150 bouteilles portugaises.

                  SANS LE LIBRE-ÉCHANGE

                  • Les Portugais, en produisant 300 bouteilles pour eux-mêmes, n’auraient pu se fabriquer que 20 chemises
                  • Les Anglais, en produisant 10 chemises pour eux-mêmes, n’auraient pu se fabriquer que 100 bouteilles

                  L’Angleterre a donc intérêt à vendre ses Chemises au Portugal. Idem pour le vin, mais le Portugal à vendre son vin aux Anglais CQFD.

                  Dire que les comiques ne lisent que Karl Marx....Et sont restés planté dans l’ignorance.


                • Spartacus Spartacus 1er mai 19:53

                  @Vinnie Reb

                  Ha la vil mondialisation des produits moins cher ailleurs...


                  Cours d’économie N°3 Pétition contre le soleil Bastiat 

                  Pétition des fabricants de chandelles, bougies, lampes, chandeliers, réverbères, mouchettes, éteignoirs, et des producteurs de suif, huile, résine, alcool, et généralement de tout ce qui concerne l’éclairage

                  À MM. les Membres de la Chambre des Députés

                  « Messieurs, »

                  « Vous êtes dans la bonne voie. Vous repoussez les théories abstraites ; l’abondance, le bon marché vous touchent peu. Vous vous préoccupez surtout du sort du producteur. Vous le voulez affranchir de la concurrence extérieure, en un mot, vous voulez réserver le marché national au travail national. »

                  « Nous subissons l’intolérable concurrence d’un rival étranger placé, à ce qu’il paraît, dans des conditions tellement supérieures aux nôtres, pour la production de la lumière, qu’il en inonde notre marché national à un prix fabuleusement réduit ; car, aussitôt qu’il se montre, notre vente cesse, tous les consommateurs s’adressent à lui, et une branche d’industrie française, dont les ramifications sont innombrables, est tout à coup frappée de la stagnation la plus complète. Ce rival, qui n’est autre que le soleil, nous fait une guerre si acharnée, que nous soupçonnons qu’il nous est suscité par la perfide Albion (bonne diplomatie par le temps qui court !), d’autant qu’il a pour cette île orgueilleuse des ménagements dont il se dispense envers nous. »

                  « Nous demandons qu’il vous plaise de faire une loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, abat-jour, contre-vents, volets, rideaux, vasistas, œils-de-bœuf, stores, en un mot, de toutes ouvertures, trous, fentes et fissures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner aujourd’hui à une lutte si inégale. »

                  « Et d’abord, si vous fermez, autant que possible, tout accès à la lumière naturelle, si vous créez ainsi le besoin de lumière artificielle, quelle est en France l’industrie qui, de proche en proche, ne sera pas encouragée ? »

                  « S’il se consomme plus de suif, il faudra plus de bœufs et de moutons, et, par suite, on verra se multiplier les prairies artificielles, la viande, la laine, le cuir, et surtout les engrais, cette base de toute richesse agricole. »

                  « S’il se consomme plus d’huile, on verra s’étendre la culture du pavot, de l’olivier, du colza. Ces plantes riches et épuisantes viendront à propos mettre à profit cette fertilité que l’élevage des bestiaux aura communiquée à notre territoire. »

                  « Nos landes se couvriront d’arbres résineux. De nombreux essaims d’abeilles recueilleront sur nos montagnes des trésors parfumés qui s’évaporent aujourd’hui sans utilité, comme les fleurs d’où ils émanent. Il n’est donc pas une branche d’agriculture qui ne prenne un grand développement. »

                  « Il en est de même de la navigation : des milliers de vaisseaux iront à la pêche de la baleine, et dans peu de temps nous aurons une marine capable de soutenir l’honneur de la France et de répondre à la patriotique susceptibilité des pétitionnaires soussignés, marchands de chandelles, etc. »

                  « Mais que dirons-nous de l’article Paris ? Voyez d’ici les dorures, les bronzes, les cristaux en chandeliers, en lampes, en lustres, en candélabres, briller dans de spacieux magasins, auprès desquels ceux d’aujourd’hui ne sont que des boutiques. »

                  « Il n’est pas jusqu’au pauvre résinier, au sommet de sa dune, ou au triste mineur, au fond de sa noire galerie, qui ne voie augmenter son salaire et son bien-être. »

                  « Veuillez y réfléchir, Messieurs ; et vous resterez convaincus qu’il n’est peut-être pas un Français, depuis l’opulent actionnaire d’Anzin jusqu’au plus humble débitant d’allumettes, dont le succès de notre demande n’améliore la condition. »

                  « Nous prévoyons vos objections, Messieurs ; mais vous ne nous en opposerez pas une seule que vous n’alliez la ramasser dans les livres usés des partisans de la liberté commerciale. Nous osons vous mettre au défi de prononcer un mot contre nous qui ne se retourne à l’instant contre vous-mêmes et contre le principe qui dirige toute votre politique. »

                  « Nous direz-vous que, si nous gagnons à cette protection, la France n’y gagnera point, parce que le consommateur en fera les frais ? »

                  « Nous vous répondrons : »

                  « Vous n’avez plus le droit d’invoquer les intérêts du consommateur. Quand il s’est trouvé aux prises avec le producteur, en toutes circonstances vous l’avez sacrifié. - Vous l’avez fait pourencourager le travail, pour accroître le domaine du travail. Par le même motif, vous devez le faire encore. »

                  « Vous avez été vous-mêmes au-devant de l’objection. Lorsqu’on vous disait : le consommateur est intéressé à la libre introduction du fer, de la houille, du sésame, du froment, des tissus. - Oui, disiez-vous, mais le producteur est intéressé à leur exclusion. - Eh bien ! si les consommateurs sont intéressés à l’admission de la lumière naturelle, les producteurs le sont à son interdiction. »

                  « Mais, disiez-vous encore, le producteur et le consommateur ne font qu’un. Si le fabricant gagne par la protection, il fera gagner l’agriculteur. Si l’agriculture prospère, elle ouvrira des débouchés aux fabriques. - Eh bien ! si vous nous conférez le monopole de l’éclairage pendant le jour, d’abord nous achèterons beaucoup de suifs, de charbons, d’huiles, de résines, de cire, d’alcool, d’argent, de fer, de bronzes, de cristaux, pour alimenter notre industrie, et, de plus, nous et nos nombreux fournisseurs, devenus riches, nous consommerons beaucoup et répandrons l’aisance dans toutes les branches du travail national. »

                  « Direz-vous que la lumière du soleil est un don gratuit, et que repousser des dons gratuits, ce serait repousser la richesse même sous prétexte d’encourager les moyens de l’acquérir ? »

                  « Mais prenez garde que vous portez la mort dans le cœur de votre politique ; prenez garde que jusqu’ici vous avez toujours repoussé le produit étranger parce qu’il se rapproche du don gratuit, et d’autant plus qu’il se rapproche du don gratuit. Pour obtempérer aux exigences des autres monopoleurs, vous n’aviez qu’un demi-motif ; pour accueillir notre demande, vous avez un motif complet, et nous repousser précisément en vous fondant sur ce que nous sommes plus fondés que les autres, ce serait poser l’équation : + x + = - ; en d’autres termes, ce serait entasser absurdité sur absurdité. »

                  « Le travail et la nature concourent en proportions diverses, selon les pays et les climats, à la création d’un produit. La part qu’y met la nature est toujours gratuite ; c’est la part du travail qui en fait la valeur et se paie. »

                  « Si une orange de Lisbonne se vend à moitié prix d’une orange de Paris, c’est qu’une chaleur naturelle et par conséquent gratuite fait pour l’une ce que l’autre doit à une chaleur artificielle et partant coûteuse. »

                  « Donc, quand une orange nous arrive de Portugal, on peut dire qu’elle nous est donnée moitié gratuitement, moitié à titre onéreux, ou, en d’autres termes, à moitié prix relativement à celle de Paris. »

                  « Or, c’est précisément de cette demi-gratuité (pardon du mot) que vous arguez pour l’exclure. Vous dites : Comment le travail national pourrait-il soutenir la concurrence du travail étranger quand celui-là a tout à faire, et que celui-ci n’a à accomplir que la moitié de la besogne, le soleil se chargeant du reste ? - Mais si la demi-gratuité vous détermine à repousser la concurrence, comment la gratuité entière vous porterait-elle à admettre la concurrence ? Ou vous n’êtes pas logiciens, ou vous devez, repoussant la demi-gratuité comme nuisible à notre travail national, repousser a fortiori et avec deux fois plus de zèle la gratuité entière. »

                  « Encore une fois, quand un produit, houille, fer, froment ou tissu, nous vient du dehors et que nous pouvons l’acquérir avec moins de travail que si nous le faisions nous-mêmes, la différence est un don gratuit qui nous est conféré. Ce don est plus ou moins considérable, selon que la différence est plus ou moins grande. Il est du quart, de moitié, des trois quarts de la valeur du produit, si l’étranger ne nous demande que les trois quarts, la moitié, le quart du paiement. Il est aussi complet qu’il puisse l’être, quand le donateur, comme fait le soleil pour la lumière, ne nous demande rien. La question, et nous la posons formellement, est de savoir si vous voulez pour la France le bénéfice de la consommation gratuite ou les prétendus avantages de la production onéreuse. Choisissez, mais soyez logiques ; car, tant que vous repousserez, comme vous le faites, la houille, le fer, le froment, les tissus étrangers, en proportion de ce que leur prix se rapproche de zéro, quelle inconséquence ne serait-ce pas d’admettre la lumière du soleil, dont le prix est à zéro, pendant toute la journée ? »

                  Et les comiques n’ont pas lu Bastiat !


                • Ar zen Ar zen 1er mai 19:54

                  @Spartacus

                  Quelle culture Spartacus ! Avec de pareilles connaissances je m’étonne que vous mélangiez « origine mondiale » des produits et « gouvernance mondiale ». Oui les produits viennent de tous les endroits de la planète. Et vous savez fort bien que les règles économiques ne sont pas obligatoirement les mêmes dans tous les pays de la planète.

                  Je résume. La mondialisation se sont des règles économiques que l’oligarchie qui nous dirige voudrait faire appliquer d’une manière identique sur toute la planète. L’origine géographique du bois ou du nickel n’a strictement rien à voir avec la mondialisation. Vous le saviez n’est-ce pas ? Pourquoi faites vous semblant ? Étonnant.

                  Quand vous voulez noyer le poisson vous n’y allez pas à la petite cuillère.


                • samuel 2 mai 09:58

                  @Spartacus

                  Cours d’Astronomie n°1 :
                  « 
                  1. la Terre est immobile au centre de l’Univers
                  2. il y a séparation absolue ente le monde terrestre imparfait et changeant et le monde céleste parfait et éternel (la limite étant l’orbite de la Lune)
                  3. les seuls mouvements célestes possibles sont les mouvements circulaires uniformes.
                   »

                • Osis Oxi gene. 1er mai 10:07

                  Il y a des fois, en vous lisant, je me demande si vous ne simulez pas...


                  • Osis Oxi gene. 1er mai 10:10

                    @Oxi gene.

                    Il y a des fois, en vous lisant, je me demande si vous ne simulez pas...

                    Je m’adressais bien sûr, à Spartacus... dont l’état, visiblement s’aggrave de fil en fil...


                  • Donbar 1er mai 12:50

                    @Oxi gene.
                    Les interventions de Spartacus ont quelque chose de caricatural, c’est vrai. Il n’empêche que son propos comporte une part de vérité à ne pas négliger. Qu’attendre d’une économie totalement étatisée, à la soviétique ? Personne n’y croit plus, j’imagine. L’initiative (plus ou moins) individuelle est bonne, et même nécessaire, pour aller de l’avant avec dynamisme. Le problème est dans la mesure. Quand la concentration des richesses amène la ploutocratie et la souffrance, elle doit être combattue. En ce sens les principes affichés par le Pardem vont dans la bonne direction, mais ill serait bon que ce parti explicite sa position à ce sujet, plutôt que d’adopter une rhétorique révolutionnaire de façade, forme de démagogie annonçant des lendemains déchantants. Ce d’autant qu’un tel programme, assez proche me semble-t-il de ceux de l’UPR et du Comité Valmy, étant une déclaration de guerre mondiale, et pas seulement nationale, annonce une réaction conduite par ceux que nous savons, qui ne reculent devant pas grand-chose quant aux moyens et qui ont prouvé leur détermination au temps de l’URSS, non sans efficacité.


                  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 18:10

                    @Donbar
                    Merci, j’ai posé les mêmes questions dans un commentaire plus bas .


                  • tf1Groupie 1er mai 12:47

                    En Allemagne il y a aussi le Parti des Buveurs de Bière.
                    Un Parti beaucoup plus concret que ce Pardem qui pourrait aussi s’appeler le Parti des Bisounours


                    • Vinnie Reb 1er mai 13:31

                      Il n’y a pas de dérives nationalistes : nous prônons une coopération internationale, ce qui suppose des nations à la base. Et non pas cette concurrence de tous contre tous !

                      La souveraineté n’est pas le nationalisme : c’est la capacité des peuples à décider par eux-mêmes et pour eux-mêmes de ce qui est bon pour eux. Actuellement, ce n’est pas le cas puisque beaucoup de décisions sont prises à Bruxelles (la Commission, par exemple la loi El Khomry issue des « recommandations » de ladite Commission), Francfort (la BCE pour l’euro) ou Washington (l’OTAN, le FMI).

                      « Ceci étant dit, j’attends des éclaircissements sur la politique concrète menée par ce parti…. »

                      => Le programme est en cours d’élaboration et les 3 premières parties sont déjà publiées sur le site www.pardem.org

                      « Il ne s’agit pas de se réclamer du peuple si on ne va pas vers et avec le peuple. »

                      => Nous ne nous réclamons pas du peuple : nous sommes issus du peuple. Les bios des dirigeants sont consultables sur le site du parti : http://www.pardem.org/le-parti/la-direction-du-parti/biographies

                      "Un travail d’implantation, de présence et d’actions dans les quartiers populaire me semblent l’une des priorités pour tout parti qui veut que le peuple devienne acteur et souverain."

                      => c’est évident, mais justement, nous nous adressons à tous nos concitoyens et en particulier à ceux d’entre eux qui ne vont plus voter, qui sont désespérés et/ou dégoûtés. Nos concitoyens sont en colère et avec raison.

                      Si la gauche se décompose, à qui la faute ? Nous disons simplement que le clivage gauche/droite n’est plus opérant. Le seul clivage à l’oeuvre, c’est celui qui oppose les classes dominantes aux classes dominées.

                      Un parti de plus ? Non, seulement un parti qui est le seul à prôner comme solution à beaucoup de nos problèmes collectifs (chômage/précarité, désindustrialisation, délocalisations, démantèlement des services publics et de la protection sociale, etc) la DEMONDIALISATION.

                      www.pardem.org


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 18:07

                        @Vinnie Reb
                        Merci pour vos précisions. Si je comprends bien vous ne voulez pas sortir de l’ Union européenne de manière légale, par l’article 50 comme le propose l’ UPR ?
                        Vous attendez la révolution comme le PRCF.
                        Dans ce cas, où est la différence avec le PRCF, qui se réfère aussi au CNR  ?
                        Et si la révolution n’arrive pas, votre Plan B, c’est quoi ?


                        Le programme du CNR rassemblait TOUTE la classe politique française, sauf les collabos. Il n’a jamais été un programme communiste. Il ne contient ni référence à la révolution, ni à la propriété collective des moyens de productions, ni à la dictature du prolétariat.
                        Les signataires étaient :
                        Rassembler uniquement des gens de Gauche et faire référence au CNR, c’est une usurpation. Le CNR était ouvert à tous, comme l’est l’ UPR.
                        Provisoirement, il n’y a plus ni Droite ni Gauche, mais un rassemblement pour sortir de l’ UE.

                        Le programme du CNR était un programme de compromis, sinon seuls le PCF et la CGT l’auraient signé. Vous ne pourrez jamais rassembler une majorité de Français sur un programme communiste. Même le puissant PCF de 1943 l’avait compris.

                      • taktak 2 mai 10:45

                        @Fifi Brind_acier

                        Encore à écrire vos conneries sur le compte du PRCF Fifi ? pas comme celà que vous paraitrez sérieux. Là vous ressemblez à un petit militant de comptoir, aussi aigri que secteur, un y que moi qui et y a ka faut con !

                        http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-sortie-par-l-article-50-est-178170

                        je recommande aux lecteurs de lire aussi le fil de commentaire pour voir à quel point fifi est de mauvaise fois


                      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 18:28

                        Programme du CNR, dans la 2e partie, « Mesures à prendre après la Libération », chacun peut y lire qu’il ne fait aucune référence au communisme, ni à la révolution.


                        Je trouve assez malhonnêtes tous ces gens qui se servent du programme du CNR en lui faisant dire ce qu’il ne dit pas , et en le transformant en programme communiste .
                        Il suffit de lire les propositions, bien qu’influencé par le PCF, ce n’est pas un programme communiste. Et encore moins celui de la 3e Internationale !

                        Le programme de l’ UPR reprend point par point les propositions du CNR, en les réactualisant. C’est clair, c’est un programme de compromis pour rassembler largement et sortir légalement de l’ Union européenne.
                        Pourquoi une guerre civile, alors qu’on le droit de sortir de l’ UE ?
                        Les Anglais vont peut-être sortir de l’ UE, ils ne passent pas par la case « guerre civile ».

                         


                        • escoe 2 mai 10:48

                          J’ai reçu hier dans ma bal une information du Pardem. Quand j’ai vu « ni de droite ni de gauche... » j’ai mis à la poubelle et demandé mon désabonnement d’une liste de diffusion où j’étais inscrit malgré moi.
                          Pour le reste je suis bien d’accord avec Chalot et peu surpris de voir Nikonoff derrière cette opération


                          • démondialisatrice1 2 mai 17:42

                            @escoe

                            On pourrait coûte que coûte défendre la gauche (je prends le parti de penser que c’est votre cas) parce que la gauche représenterait la défense des intérêts des classes populaires et vous auriez raison de vous insurger.

                            Force est de constater que ce n’est absolument plus le cas depuis des dizaines d’années, et que sous prétexte de gauche, on a avalé les privatisations, la mondialisation, la casse des droits sociaux ! Expliquer le clivage gauche/droite aujourd’hui est franchement compliqué car en fait ce clivage est inopérant.

                            Aujourd’hui la gauche (et c’est même son aspect le plus caractéristique) refuse de défendre la souveraineté nationale, et même elle l’abhorre, alors qu’il s’agit justement de redonner le pouvoir au peuple, et de créer les conditions de sortir du système néolibéral (en contrôlant les mouvements de capitaux, en permettant a minima une amélioration du système social). Tous les partis de la gauche du PS disent qu’ils veulent un meilleur système social mais aucun ne veut rendre le pouvoir à la nation. C’est impossible. La gauche leurre beaucoup trop (mais de moins en moins) son électorat pour représenter les intérêts des classes populaires.

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