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Accueil du site > Actualités > Politique > Parrainages : une solution simple

Parrainages : une solution simple

Marine Le Pen, soutenue par Christine Boutin et Corinne Lepage, avait saisi le 2 février le Conseil constitutionnel sous la forme d’une QPC* pour demander l’anonymat des « parrainages ». Mardi 21 février, les « Sages » les ont déboutées : la publicité du nom des élus signataires sera maintenue. La question posée n’en reste pas moins entière : comment éviter dans l’avenir qu’un citoyen français représentatif d’une sensibilité politique, soit empêché de concourir à la présidentielle par manque de signatures, au risque d’un incontestable déni de démocratie ?

 Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel s’est appuyé sur le texte de la loi organique du 18 juin 1976, complétée le 23 juillet 2008 par cet alinéa : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et des groupements politiques à la vie démocratique de la Nation » Une « garantie » que la publicité des « parrainages » ne remet pas en cause pour les membres du Conseil constitutionnel qui étaient réunis mardi.

Les « Sages » ajoutent ceci : « En instaurant une publicité des choix de présentation à l'élection présidentielle, le législateur a entendu favoriser la transparence de la procédure de présentation des candidats à l'élection présidentielle. » En conséquence de quoi, Mmes Le Pen, Boutin et Lepage ont été priées de s’en remettre aux règles en vigueur et de ravaler leur déception.

En l’occurrence, le Conseil constitutionnel se garde bien de rappeler qu’avec la loi de 1976 – elle-même issue d’une loi de 1962 – le législateur a surtout voulu éliminer les candidatures marginales ou fantaisistes, et cela bien qu’il n’y en ait pas eu depuis l’avènement de la Ve République, exception faite de Marcel Barbu, celui que De Gaulle qualifiait d’« hurluberlu » durant la campagne de 1965.

En réalité, cette affaire est basée sur un malentendu intimement lié au vocabulaire employé dans les textes de loi. Que disent-ils ? Ceci : les candidats à l’élection présidentielle doivent être « présentés  » par au moins 500 élus sur les 42 000** actuellement habilités à signer un document de « présentation » destiné à être envoyé au Conseil constitutionnel.

Tout le problème est là, dans cette présentation qui, très vite, est devenue, tant sous la plume ou au micro des journalistes que dans le discours des politiques, un parrainage. Exit la volonté de permettre à des courants politiques de concourir sur le seul critère de l’esprit démocratique et républicain conforme à « l’expression pluraliste des opinions ». Bonjour la suspicion de soutien aux partis solliciteurs de signature.

Bref, l’esprit de la loi a été dévoyé, et les élus confrontés au risque d’être vilipendés par leurs électeurs. 2012 doit impérativement marquer la fin de ce système inéquitable car à l’origine de possibles, et sans doute probables, pressions exercées ici et là sur les élus.

C’est pourquoi je suggère que l’on mette en place dans l’avenir une « procédure de validation citoyenne ».

Les élus n’auraient plus pour fonction de présenter un candidat ou de délivrer un parrainage, mais simplement de valider la légitimité républicaine des postulants qui leur en feraient la demande, après vérification qu’ils sont représentatifs d’un parti ou d’un courant politique légal et significatif, quel qu’en soit la couleur. Chaque élu disposerait en outre de trois signatures qui devraient obligatoirement figurer sur le formulaire adressé, lui aussi de manière obligatoire, au Conseil constitutionnel. En contrepartie de cette double obligation, le nombre de signatures pourrait éventuellement passer de 500 à 1000.

Il est évident qu’avec un tel système, la question de la publicité des signataires n’aurait plus d’objet. Évident également que l’on serait débarrassé d’un fastidieux feuilleton médiatique. La balle est dans votre camp, lecteurs d’AgoraVox. Qu’en pensez-vous ?

* Question prioritaire de constitutionnalité

** Notamment les députes, sénateurs, présidents de communautés, conseillers régionaux et conseillers généraux, chacun ne disposant que d’une signature en cas de cumul de mandats


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121 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 23 février 2012 08:43

    Fergus,
    c’est sur qu’il faut modifier la façon de proceder, car actuellement c’est un système consanguin, par lequel les élus déjà élus décident entre eux qui sera « nominé », c’est à dire, à qui les moyens de la république seront accessibles pour s’exprimer dans ce moment politique. Évidemment ces moyens, ils se les distribuent à eux-mêmes !
    ....
    http://2ccr.unblog.fr/2012/01/23/parrainages-les-500-signatures/


    • Fergus Fergus 23 février 2012 09:18

      Bonjour, Robert.

      Merci pour le lien.

      Il est désormais évident que le système en vigueur doit être réformé pour les prochaines échéances tant il donne l’impression de verser dans une commedia plutôt pathétique car c’est le fonctionnement démocratique qui est en jeu.

      La question qui se pose est la suivante : les grands partis, maîtres du jeu constitutionnel, accepteront-ils de se priver d’un système détourné de sa finalité affichée afin de limiter la concurrence électorale ?


    • dawei dawei 23 février 2012 16:29

      Une seule solution : une nouvelle constituante pour tout remettre à plat


    • Fergus Fergus 23 février 2012 17:07

      Bonjour, Dawei.

      Entièrement d’accord. Mais pour cela il faudrait pouvoir s’appuyer sur un grand mouvement citoyen qui tarde à se manifester. Croisons les doigts pour que le vent se lève dans un proche avenir...


    • dawei dawei 23 février 2012 17:26

      j’y crois, je suis de plus en plus convaincu que cette année va etre celle du grand changement de paradigme.


    • kot begemot kot begemot 23 février 2012 21:35

      désolé, mais avec le MES il n’y aura plus d’életion, comme en Grece...


    • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 01:32

      désolé, mais avec le MES il n’y aura plus d’életion, comme en Grece...
      Mais du moment qu’on nous laisse l’érection disait le Maître à Marguerite.


    • brieli67 23 février 2012 08:48

      plus d’ élection présidentielle sur ce mode ( nous ne sommes pas aux USA avec un bipartisme, il n’y a pas de coup d’état avec approbationgénérale d’un dictateur)

      mais un président chrysanthèmes élu/désigné par ses pairs.


      Chef de gouvernement

      le Premier Ministre résultant d’une « votation » à la proportionnelle ()


      • Fergus Fergus 23 février 2012 09:23

        Bonjour, Brieli.

        Entièrement d’accord avec toi. Je suis moi aussi adversaire de l’organisation politique à la française et partisan d’un système primo-ministériel avec un président à l’allemande ou à l’italienne et un Chef du gouvernement directement issu de législatives à la proportionnelle.

        C’est d’ailleurs ainsi que fonctionne l’écrasante majorité des démocraties occidentales sans que cela pose de problème. Notre système est en réalité une monarchie élective déguisée et inéquitable qui ne devrait plus avoir sa place dans une société moderne.


      • dawei dawei 23 février 2012 17:42

        si je peux me faire mettre, nous sommes aussi bipartistes que les USA. Tout comme eux, il a deux gros partis qui font la pluie et le beau temps, et qui sont les deux revers de la meme médailles.
        MAIS, tout comme nous, les ricains ont des petits partis qui ne demandent qu’à exister ou du moins, à coexister. Ils ont memes plusieurs partis communistes ! Et oui, en amerique ! MAis tout comme nous, ils sont baillonnés par les monopolisateurs bipartistes.
        Mais bon encore une fois pourquoi devoir choisir des menus quand on à les moyens de choisir à la carte ? JE suis contre les partis politiques, je suis pour La Politique de tous par tous pour tous.
        De toute façon, à terme, tous nos postes seront remplacés par des robots, c’est déjà la cas de pas mal de concitoyens qui se retrouvent au chomage, et se font stigmatiser dégueulassement comme des faignasses, des assistés, des profiteurs, bref la causes de la crise.
        Donc on va avoir de plus en plus de temps pour s’interesser à la chose publique, réfléchir notre monde, notre société et et s’impliquer dans son amélioration.


      • Fergus Fergus 24 février 2012 09:22

        Bonjour, Dawei.

        Vous avez raison de souligner qu’il existe de nombreux petits partis aux Etats-Unis. Mais il faut bien reconnaître qu’ils sont inaudibles dans le bruit médiatique engendré par les deux principaux. Qui plus est, ce n’est pas vers eux que se tournent les milliardaires de la finance et de l’industrie, autrement dit ceux qui contribuent très largement à financer les campagnes dans un système sans plafond.

        Une société sans partis, ce serait l’idéal, et cela rejoint les sympathiques utopies de type fouriériste. Mais cela reste utopique : jamais dans l’Histoire une société n’a fonctionné sans partis, quel que soit le nom que l’on ait pu donner à ces groupements d’intérêt ou d’idéologie.


      • dawei dawei 24 février 2012 17:37

        biensur que si qu’il y a eu et qu’il y a encore plein de societés humaines sans partis.

        Je ne vais pas te parler des indiens d’amazonie ou des pigmés, mais rien qu’en France, il y a énormément de maires sans carte ni parti.
        Or choisir la bassecourt du coq qui saura le mieux affronter les autres coqs, est une perte de temps, et surtout, des joutes antiques, qui n’apportent plus rien, qui coutent cher à la fois en energie, en temps, en argent, et en espoir (ou plutot deception).
        Alors qu’aujourd’hui, époque moderne, dite postmoderne, monde interconnecté ou l’information s’est libérés, les dogmes en tout genre eclatent, les oligarchie sont à découverts, désignées à juste titre coupable de l’inequitée scandaleuse dans tous les domaine .
        Tout le monde veut reprendre ses responsabilité, sans intermédiaire ou chef, qui fait porter le poids de leur mauvais choix sur le dos de victimes expiatoires que sont les peuples, tout en ramenant la couverture à eux pour empocher toutes forme de chèque ou de pouvoir .

        Nous sommes tous cappable de bachoter nos dossier préférés, et rien nous oblige à s’interesser à tout.
        Nous allons avoir de plus en plus de temps de reflexion vu que les robots nous remplacent petit à petit pour tout type de boulot possible. Libre à nous de revenir sur les fondamentaux de nos choix, de la culture de son potager, au choix de société les plus innovants. Ne voit tu pas que toute structure oligarchique s’ecroule, car inadapatée à notre changement d’epoque, la pyramide hierarchique et monopolistique s’écroule , nous entrons dans une ere nebuleuse, à l’image de l’univers (interconnexion d’astres), et de notre cerveau (interconnexion de neurones).
        L’intelligence, la vraie, va enfin pouvoir se libérer, afranchie de ses bloulets oligarchiques, émancipée des vieux dogmes dominants et dominateur

        Libertarisme, Equité, citoyenneté.


      • Traroth Traroth 23 février 2012 09:59

        Il aller vers un parrainage des citoyens, qui pourront légitimement être anonymes, et qui ne sont pas une forme de cooptation ou de pré-élection comme le système actuel.

        Mais concernant le cas d’espèce, on est quand même en droit de se demander pourquoi Le Pen n’a pas parlé de ce problème entre 2007 et 2012, alors qu’il parait que le problème se serait déjà posé au FN...


        • Fergus Fergus 23 février 2012 10:11

          Bonjour, Traroth.

          Le parrainage des citoyens serait effectivement une excellente alternative, mais il poserait plus de problèmes d’organisation.

          Il pourrait en outre être détourné par le législateur dans le sens dénoncé plus haut par Robert Gil : éliminer la concurrence. Il suffirait pour cela de placer très haut la barre du nombre de signatures. Certains ont parlé de 500 000, d’autres de 1 million. Même à 500 000, il est probable que des petits candidats républicains, tel Cheminade par exemple, risqueraient l’élimination, du fait notamment d’une mobilisation réduite de l’électorat pour une telle procédure.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 10:58

          Il faut se rappeler que le but est simplement d’éviter les candidatures fantaisistes. Dans ce but, une limite à 10000 parrainages est largement suffisante.

          http://traroth.blogspot.com/2012/02/un-programme-pour-2012-reforme-des.html


        • Fergus Fergus 23 février 2012 11:16

          @ Traroth.

          Pas si sûr. Sans même parler d’un personnage à la Coluche, si un humoriste quelque peu icononoclaste voulait faire acte de candidature, il est probable qu’il atteindrait ce nombre de 10 000 sans grande difficulté.

          Mais surtout, le nombre de référence décidé par une nouvelle loi constitutionnelle dépendrait de toute façon du bon vouloir des partis dominants en place. Ce sont d’ailleurs des représentants de ces partis qui ont évoqué 500 000 ou 1 million de signatures, et ce n’est évidemment pas un hasard.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 13:44

          Mais où est le problème avec une candidature à la Coluche ? Pour moi, il avait clairement un message politique à faire passer !

          Coluche, avant de subir des menaces de mort de la part des RG sur ordre de Giscard et de retirer sa candidature, bénéficiait d’intention de votes évaluées à 15% !

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Candidature_de_Coluche_lors_de_l%27%C3%A9lection_pr%C3%A9sidentielle_fran%C3%A7aise_de_1981


        • Fergus Fergus 23 février 2012 15:58

          @ Traroth.

          Coluche, certainement. Mais je ne crois pas que cela serait le cas de tous les comiques en mal de publicité. Ou alors de gens douteux comme Dieudonné.


        • appoline appoline 23 février 2012 18:48

          Ils ont fini par l’avoir d’ailleurs, un électron totalement libre craint parce qu’il ne craignait rien. Tout dépend du RG car ceux que j’ai eu dans les pattes lors de commémos sont loin d’avoir inventé le fil à couper le beurre. Ils pressurisent quand il y a à pressuriser, dommage pour eux quand les gens n’en ont rien à foutre.


        • Fergus Fergus 23 février 2012 20:00

          Bonsoir, Appoline.

          Effectivement, Coluche a subi de fortes pressions de la part des milieux politiques et policiers. Mais pas seulement : il a été lâché par les journaux de gauche lorsqu’il s’est pris au jeu, en abandonnant l’objectif qu’il s’était fixé au départ avec Romain Goupil. Bref, il avait pris la grosse tête en atteignant un score à deux chiffres dans les sondages. Ses amis l’ont mis en garde contre ce qui allait lui arriver dès lors que le personnel politique a décrété que la récréation était terminée ; Coluche n’a rien voulu entendre...


        • Traroth Traroth 23 février 2012 21:46

          @Fergus : personnellement, si quelqu’un réussit à réunir 10000 signatures pour se présenter, je ne vois pas au nom de quoi on aurait le droit de l’en empêcher. Mais bon, après, toute limite est arbitraire, au final.


        • Fergus Fergus 23 février 2012 22:22

          @ Traroth.

          OK sur le principe, mais ilmaginez qu’il y ait des dizaines de candidats et vous conviendrez que l’élection tournerait au grand guignol. Sans compter les problèmes d’ogranisation. La disparité, oui, la confusion généralisée, non !

          Bonne nuit.


        • Traroth Traroth 23 février 2012 23:41

          Je ne suis pas certain qu’obtenir 10 000 parrainages soit si simple que ça. Mais là n’est pas la question au final. On peut dire 20000 ou même 100000, le principe est le même.


        • Abou Antoun Abou Antoun 24 février 2012 01:34

          Bonjour Fergus
           Pas si sûr. Sans même parler d’un personnage à la Coluche, si un humoriste quelque peu icononoclaste voulait faire acte de candidature, il est probable qu’il atteindrait ce nombre de
          10 000 sans grande difficulté.

          Tant qu’à avoir des comiques à la barre autant prendre des professionnels.


        • Fergus Fergus 24 février 2012 09:30

          Bonjour, Abou Antoun.

          C’est très sympathique, mais au delà du moment d’amusement, la réalité s’impose et c’est de véritables politiques rompus à l’exercice que l’on a besoin. Des bons, si possible, et il est vrai que l’on est plus souvent déçus que satisfaits de leurs prestations.

          J’ai été moinssé ci-dessus pour mon propos sur Coluche. Il était pourtant basé sur des faits : dès lors qu’il s’est pris au jeu, le sympathique et caustique humoriste a atterré ses amis du Café du de la Gare, et notamment le fidèle Romain Goupil qui a crié au casse-cou et exhorté son pote à se retirer avant la gamelle. Coluche n’a écouté personne...


        • appoline appoline 24 février 2012 12:33

          Fergus,


          Leur inquiétude venait probablement du fait qu’un saltimbanque allait leur faire la nique sur toute la ligne ; quelle déconfiture pour eux.

        • Fergus Fergus 24 février 2012 13:48

          Bonjour, Appoline.

          Cela n’aurait pas marché, et le très lucide Romain Goupil l’avait parfaitement compris. Une fois le moment de rêve passé, les électeurs seraient massivement revenus vers les candidats traditionnels (le mouvement était d’ailleurs amorcé lorsqu’il s’est retiré). C’est cette désillusion que les amis de Coluche ont voulu lui éviter.


        • zelectron zelectron 23 février 2012 11:16

          la désignation parmi un certains nombre de candidats n’est pas ...

          ...un vote ! de qui se moque-t-on ? on se croirait revenu au temps de la domination communiste et du centralisme démocratique des pires heures
          les « camarades » placés en arrière surveillaient les votants à mains levées et les leurs levaient au besoin (en cas de désaccord, cela se réglait hors la vue avec œil au beurre noir pour les votes sans grande importance*) Les maires ne doivent pas signer pour n’importe qui quand même, on est en république, non ! mais !
          *pour d’autres ça ce terminait très mal.


          • Fergus Fergus 23 février 2012 12:51

            Bonjour, Zelectron.

            J’avoue très humblement ne pas avoir compris le sens de votre commentaire. Pouvez-vous préciser, SVP ?


          • zelectron zelectron 23 février 2012 16:51

            formulé sous d’une autre façon : On se croirait revenu au temps de la domination communiste et du centralisme démocratique des pires heures :
            les « camarades » placés en arrière surveillaient les votants à main levé et les leur levaient au besoin*. 
            Les maires ne sont donc pas libres de signer pour qui bon leur semble, au sens littéral du terme et ce n’est pas parce que ce système est constitutionnel que le précédent ne l’était pas !
            *en cas de désaccord ça pouvait se terminer très mal.


          • Fergus Fergus 23 février 2012 17:12

            @ Zelectron.

            C’est bien ce que j’avais compris, mais sans certitude. Oui, le système en place revient un peu à cela, y compris sur des élus non encartés, mais qui dépendent de subventions ou risquent d’être mis à l’écart par des manoeuvres plus ou moins douteuses. A l’évidence, ce système est moribond.

            Bonne journée.


          • bernard29 bernard29 23 février 2012 11:22

            Une validation par 500 000 ou 1 million de citoyens est une « usine a gaz » complétement folle.

            Il est clair que tout parti politique devrait pouvoir présenter son candidat à la présidentielle. Mais bien évidemment il faut prouver que ce parti ou mouvment n’est pas une organisation opportuniste et farfelue.

            donc il faut des régles ;
             - La premiere est que chaque parti déjà représenté dans une assemblée d’in térêt national ( Assemblée nationale, parlement européen) qui a donc un ou des élus peut présenter un candidat.

            - la seconde concerne les nouveaux partis ou mouvement politiques ,qui ont donc une vision nationale de l’intérêt général qui serait démontrés par leur présence régulière aux scrutins législatifs. ( par exemple une présence de ces partis sur deux législatives consécutives sur un nombre à déterminer de circonscriptions ).. on éviterait ainsi des candidats de corportions ou d’intérêts particuliers qui veulent profiter du moment médiatique de la présidentielle pour faire connaître leurs revendications particulières ou bénéficier des subsides publics.

            Voilà un système qui serait simple et qui n’oublierait aucun mouvement politique qui a vocation à s’intéreser aux choses publiques.

             


            • Fergus Fergus 23 février 2012 11:56

              Bonjour, Bernard.

              J’avais pensé à un système de ce type, mais il souffre de deux défauts majeurs :

              - Où placer le curseur pour déterminer combien de candidatures aux législatives précédentes serait pertinent ?

              - Que faire si un intellectuel de renom impliqué dans la vie politique, mais hors de toute appartenance partisane, décidait de se présenter pour renouveler la pensée politique ?

              J’avais pensé également à un système double : qualifier d’office le candidat des partis représentés au Parlement, et donner aux autres la possibilité de se qualifier par un vote citoyen. Mais cela reviendrait à introduire une procédure inéquitable car différentielle.


            • bernard29 bernard29 23 février 2012 13:05

              Fergus , bonjour

              dans ma proposition je pensais qu’un mouvement devait au minimum se présenter sur 50 % des circonscriptions. http://changerlarepublique.over-blog.com/article-hypocrisie-des-parrainages-a-la-presidentielle-97803246.html 

              bien évidemment pour un total de 577 circonscription , ça peut faire beacuoup. mais comme je propose aussi (pacte démocratique) de réduire le nombre de députés à 400 dont 100 au scrutin proportionnel, ça ne fait plus que 150 candidats ( 400 - 100 divisé par deux).
              A mon avis si un parti n’est pas capable de présenter 150 candidats sur la France entière c’est que ce parti n’a pas vocation d’intérêt national.

              La présence individuelle d’un sage individualisé ne me semble pas pertinente. Si vraiment il y croit il peut se proposer de se présenter pour un parti existant qui lui ferait place. 

              enfin je crois que ma proposition tient la route. C’est assez simple et on prouve ainsi l’implication des mouvements dans la vie politique . Sinon, on peut encore revoir une secte comme celle du « Vol Yogi » parti de la loi naturelle , (ou tout autre défenseur de la possession d’armes, ou de la chasse à courre par ex) être présente à la présidentielle. 



            • Fergus Fergus 23 février 2012 13:28

              @ Bernard29.

              Ce système tient effectivement la route et permettrait à tous les courants politiques d’être réprésentés. Cela dit, on en revient toujours à la volonté des partis dominants de durcir les conditions pour bloquer les candidatures de dispersion.

              Entièrement d’accord pour la réduction à 400 du nombre des députés. 577 est un nombre pléthorique qui n’a guère de sens et qui, de surcroît, contribue à limiter les temps de parole.


            • lulupipistrelle 23 février 2012 14:25

              "Il est clair que tout parti politique devrait pouvoir présenter son candidat à la   présidentielle"


              Non le candidat à la présidentielle n’a pas à être un homme de parti. C’est l’essence même de cette élection. Un homme qui s’adresse à la Nation.

              C’est d’ailleurs un scandale que les partis organisent des primaires, nous imposant leur choix... et c’est même la cause de l’échec de certaines candidatures. En effet, les militants sont complètement déconnectés de la population. Tel qui leur parait le meilleur sera rejeté parce que complètement déphasé du peuple.

              En choisissant leur candidat, les partis essayent en vain de contrôler le chef de l’exécutif, et dans la réalité c’est l’inverse qui se produit : le parti se fige, et perd toute initiative novatrice, tout le temps de la mandature. Une catastrophe, quel que soit l’étiquette du gagnant. 

            • Fergus Fergus 23 février 2012 16:41

              Bonjour, Lulupipistrelle.

              Le patron d’un Etat, qu’il soit un président de la République à la manière française ou un Premier ministre sur le modèle anglo-saxon, ne peut être un individu lambda, porté là sur ses seules qualités personnelles. Il ne peut en effet être élu que s’il dispose d’un appareil et d’alliés dévoués, puis il ne peut gouverner que s’il s’appuie sur une majorité issue du même courant politique que lui. C’est pourquoi les candidats doivent impérativement être les champions d’un parti s’ils prétendent diriger l’exécutif du pays.

              Quant aux primaires, il convient de différencier celles qui ne concernent que les militants (type UMP) ou celles qui sont ouvertes aux citoyens (type PS), les secondes conférant une légitimité nettement supérieure. Et je ne vois pas en quoi les primaires seraient plus sclérosantes pour les partis que les systèmes antérieurs qui consistaient en une cuisine interne, parfois aux allures de ragougnasse.


            • Imhotep Imhotep 23 février 2012 16:42

              Tiens Bayrou propose exactement ça : réduction à 400 députés et une partie proportionnelles avec un mécanisme un peu plus complexe : une garantie de 50 % du pourcentage national des voix en sièges pour les partis ayant atteint 5 %. Exemple un parti fait 8 % des voix, n’a eu aucun élu il aurait ainsi 32 élus par la partie proportionnelle.


            • Fergus Fergus 23 février 2012 17:17

              Bonjour, Imhotep.

              Des quatre candidats majeurs de cette présidentielle, Bayrou est incontestablement celui qui produit la meilleure proposition dans le domaine de la représentation nationale. L’UMP et le PS n’offrent rien d’autrre que des mesures cosmétiques destinées à endormir les Français. En toile de fond pour eux : surtout que rien de significatif ne bouge !

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