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Accueil du site > Actualités > Politique > Partager à gauche pour dégonfler la baudruche trotskiste ? Il y a urgence (...)

Partager à gauche pour dégonfler la baudruche trotskiste ? Il y a urgence !

Des articles récents sur Agoravox, présentent le NPA et consorts. Ils se contentent souvent de dire ces groupuscules « dangereux ». Il est vrai qu’à lire leurs programmes, ils sont démocrates pour le moins avec réticence et très coupés des réalités contemporaines ou historiques. Ils parviennent par exemple à faire une différence qualitative entre les génocides organisés par Trotski et ceux poursuivis par Staline. Cet archaïsme idéologique n’est cependant que l’apparence du phénomène. Pour mieux le comprendre, il faut se pencher sur ce que sont réellement les publics concernés.

Et si ils représentaient l’équivalent dans le secteur public de ce qu’est le Front National dans le reste de la société ? La conséquence de nos difficultés à être solidaires des moins favorisés ? Dégonfler la baudruche trotskiste passerait alors prioritairement par une réforme de l’Etat. Mais cela, pour la gauche de gouvernement, voudrait dire apprendre à partager…..

Une réalité socio politique : Des préretraités de 1968 encadrant des précaires de la dépense publique.

Que montrent les rares études menées sur ces milieux ? Ils sont composés d’une « masse » militante (11 000 adhérents revendiqués au NPA) et de sympathisants et électeurs. Pour la plupart, comme dans tous les partis de gauche, ils émargent, à un titre ou à un autre aux finances publiques.

Les cadres : des ratés aigris par leurs échecs et l’omniprésence de la traîtrise ? De la « révolution permanente » à « l’échec permanent ».

Souvent anciens combattant de mai 68, ce sont des semi professionnels de l’agitation politique. Fonctionnaires ou apparentés en général, ils remâchent leur rancoeurs depuis les « évènements ». Ils ont en effet consacré une bonne partie de leur vie aux « luttes », et, à les en croire, parfaitement en pure perte. Ils ne cessent depuis 40 ans de parler de dégradation générale et continue, du social, de l’économique, des services public…

N’ayant atteint aucun des objectifs auxquels ils ont consacré leur vie, on peut donc, sans jugement de valeur, les définir comme des ratés. La persistance de leur ressentiment à l’égard du monde entier est d’abord liée à cette continuité dans l’échec. Pour eux, la « révolution permanente » chère à Trotski, est vraiment ce qu’elle est étymologiquement. On tourne en rond comme un écureuil dans sa roue.

Mais qui plus est, ils sont environnés de traîtres !

Les plus « malins » parmi eux, se vendent régulièrement, en gros ou en détail, à la gauche de gouvernement pour un poste de Sénateur, de directeur de Drac. Ceux là ! Oui ! Ont su valoriser le temps perdu des « luttes » sans résultats réels u durables.

Ceux qui restent sont peut être les plus sincères. Ils ne sont pas ceux qui se sont le mieux débrouillés à titre individuel. D’où sans doute, leur attachement à la chaleur du groupe qui est peut être, aussi, une perpétuelle recherche de la communion fusionnelle adolescente qui a marqué leur jeunesse. Ni les plus malins ni les plus adultes, ils ne sont pas non plus les plus « souples ». Ceci explique vraisemblablement leur raidissement idéologique.  Régulièrement trahi par les leurs, et si même les « bons » trahissent, ils ne peuvent que concevoir le reste de la société comme de plus en plus dominée par des complots, des méchants et des traîtres encore plus « traitreux ».

40 ans en vain et sans cesse trahit ! N’était l’âge, il y aurait de quoi devenir violent.

On comprend pourquoi les sites Internet de leurs organisations périphériques sont truffées d’interrogations lancinantes sur l’éventuelle nécessité, « face à la violence première du système » de recourir, aussi, à un volontarisme musclé, bien évidemment qualifié de civil citoyen non violent. »

Mais comme ils ne sont plus tout jeunes, ils « incitent à… », plus qu’ils ne pratiquent, la dite« violence civique citoyenne non violente ».

 

Et cela fonctionne un peu, car, récemment,  divine surprise, comme le FN en son temps dans les banlieues, ils ont trouvé des relais au sein de la jeunesse.

Les « précaires » ou les petits boulots du secteur public.

Fondamentalement, leurs sympathisants et leur électorat sont sociologiquement composés des plus fragiles et des plus insatisfaits parmi les bénéficiaires directs et indirects, présents ou en devenir, de la dépense publique.

Plus jeunes, moins protégés par des statuts et des anciennetés. Intermittents du spectacles, instits débutants en zones périurbaines, animateurs socio-cul insécurisés par un financement sur subventions et non sur budget, précaires participant à des missions de service public dans le cadre de sous-traitance, d’intérim, voir, parfois, de travail au noir, diplômés RMISTES « par choix » etc… Etudiants, enfin, des filières dépotoirs, dont la finalité est plus d’assurer des postes à certains enseignants que d’offrir un avenir aux impétrants.

Donc très peu de « prolétaires » au sens contemporain du terme, de « travailleurs » (sauf si ils sont fonctionnaires). Surtout des « lettrés » genre bac plus trois. Plus en socio ou histoire de l’art qu’en BTS action commerciale. Des gens à qui on avait explicitement promis qu’à travers l’université, et sans sélection ils obtiendraient la possibilité de participer à la « gestion du sens » dans la société, et accessoirement, implicitement, qu’ils parviendraient aux délices consommatoires de la classe moyenne à travers la fonction publique.

En revanche, de vrais prolétaires au sens romain, la dernière catégorie de citoyen bénéficiant du « modèle social romain », pas d’obligation de travailler, du pain et des jeux - du RMI et des festival d’intermittents - pendant qu’esclaves et affranchis font tourner l’outil de production….

Cette sociologie très typée et très segmentée, on la constate quand on rencontre leurs militants ou qu’on observe leurs manifs. Ils la confirment eux même, rarement, entre les lignes, dans certains de leurs textes (voir par exemple http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article12774). Elle transparaît dans les études du CEVIPOF ou Perrineaud parlant des violences anti FN, décrit les « plus jeunes » et les « plus engagés » (visiblement pas les mêmes…).

Dans le film « Terminale », (réalisé par Francis Girod en 98) on voit ainsi des jeunes un peu paumés, accomplir leur délire homicide et pseudo révolutionnaire en révolvérisant en toute bonne conscience un enseignant réputés négationniste grâce à l’aide d’un barbu soixante huitard « en fait » « non violent » et qui ne fait « que » transmettre, avec le flambeau, le pistolet, souvenir de ses « luttes » passées, mais dont il ne s’est jamais servi…

Les enseignants, et plus particulièrement ceux des filières balais à l’école et à l’université, sont en effet au cœur de ces processus. Ils souffrent du mépris de leurs collègues plus prestigieux et plus « socialistes de gouvernement » (voir le site des enseignants de la filière ES par exemple). Ils conçoivent leur mission éducative essentiellement comme une préparation des générations qui leur sont confiées, à la poursuite de « luttes » qu’ils ont eux même perdu.

Le tandem à la tête du NPA frôle la caricature. Un ancien combattant et un produit marketing.

Le « choix marketing » est particulièrement significatif. Même si nous savons que dans la réalité, Besancenot n’est évidemment pas ce qu’il veut avoir l’air d’être, la ligue a choisi un porte parole packagé de façon à permettre à son coeur de cible une identification aisée.

Un jeune ; diplômé ; fonctionnaire ; facteur au bas de l’échelle ; à temps partiel ; distribuant le courrier.

 Donc, un « intellectuel », relégué « injustement » dans la plus « physique » des tâches de la poste. N’oublions pas que ces milieux très « scolaires » survalorisent le travail intellectuel. Ce serait encore plus beau si il travaillait dans le 93, mais bon, il faut lutter là ou est l’ennemi….Voilà la « cible », le « marché ».On est assez loin du travailleur de l’industrie lourde.

Au total, d’ « anciens jeunes » un peu rassis, aigris et souvent fonctionnarisés, encadrant de « nouveaux jeunes précarisés » rêvant de devenir vraiment fonctionnaires à part entière.

 

L’engagement un peu mou des seconds auprès des extrémistes est parfaitement compréhensible. On ne voit pas très bien en effet ce que notre société  peut leur offrir.

Leur véritable horizon, leur rêve à tout prix, ce n’est pas 1917, ce n’est pas même vraiment 1968, c’est 1981. La période bénie ou le PS assura l’embauche massive dans la fonction publique de toute personne pouvant présenter un semblant de diplôme.  Surtout, elle créait alors l’essentiel des nouveaux postes de “cadre” dans le pays. On en est très loin.

Un avenir bouché à tous les niveau

Il est certain que l’on ne crée et ne créera pas assez de postes pour eux. Et en tout cas pas de postes de cadre. Et ce n’est même pas seulement du fait des vaches maigres budgétaires, de la crise ou de la difficultés à accroitre la pression fiscale. Avec un des plus fort ratio d’agent public par habitant du monde développé, on ne sait plus, même si on en avait les moyens, où créer des places. Surtout, celles qui existent sont prises quantitativement et qualitativement et sans doute encore pour longtemps.

Prises quantitativement par les générations Mitterrand. Ceux qui non seulement ont bénéficié à plein du système, par l’embauche, le statut, la retraite, mais sont même parvenu à faire faire le travail par les autres comme on le verra plus loin. Les administrations sont (sur ?) peuplées par les classes nombreuses de la queue du Baby Boom.

Prises aussi qualitativement. Même quand ils parviennent dans le « sein des seins »- puisque l’Etat est désormais une mère-, dans les administrations, l’avancement à l’ancienneté, les pesanteurs, le poids des syndicats traditionnels de la fonction publique, etc… tout contribue à donner le sentiment d’un avenir bouché et d’une société injuste.

Qui plus est, les rares réformes du secteur public consistent le plus souvent à préserver les avantages des gens en place mais à les diminuer pour les nouveaux entrants. A économiser sur le dos des jeunes pour pouvoir pérenniser les avantages des anciens.

Au mieux, à travers de nouveaux concepts, tels que “les préposés à la recréation de lien social”, on parvient à réinventer les “petits boulots” aux marges du secteur public.

C’est presque pire ! Non seulement ils ne trouvent pas de place à part entière, mais celles qu’on leur propose sont des places « d’exploités ».

Les conditions privilégiées obtenues par les personnels statutaires contribuent à ce que le secteur public sous traite de plus en plus, à des plus ou moins précaires, le  travail pénible et mal rémunéré.

Les intermittents ne furent que la partie émergée, parce que médiatique, d’un phénomènes beaucoup plus large. Professeurs auxiliaires, sous traitant de la RATP de l’EDF ou de la SNCF, etc…Le « préposé à la recréation de lien social » est bien souvent au public ce que le serveur chez Mac do est au privé, un « petit boulot », mais jugé par la gauche moins méprisable car public quand même. Mais la réalité de tous cela, c’est que partout, dans le secteur public, des gens « en place », se débrouillent pour « faire faire ».

Ils contribuent ainsi à accroître le nombre de ceux, qui, aux marges du paradis fonctionnarial, en voient tous les avantages sans en bénéficier et du même coup, l’électorat extrémiste.

D’autant que les dites marges du secteur public constituent, souvent, une véritable « jungle sociale » que l’on a du mal à imaginer dans le privé.

Dans un lycée français à l’étranger, cas extrême mais significatif, pour moins du même travail, le professeur titulaire expatrié agrégé est payé 8 fois plus que le recruté local licencié. Celui-ci était, encore récemment, payé au noir, sans charges sociales, sans retraite et évidemment sans garantie d’emploi. Un patron du privé finirait en tôle pour moins que cela.

Les intermittents doivent connaître des situations pas si éloignées. Leur cas est caricatural. Financés avec des miettes, hors crédits publics (c’est-à-dire sans toucher aux crédits des gens en place), ils ont été largement utilisés pour pallier la sous productivité chronique du service public audiovisuel. A la fin, même les syndicats traditionnels ont finis par trouver qu’ils coûtaient quand même bien cher…

Si dans le privé l’intérimaire peut être payé plus que le statutaire, dans le public, c’est le contraire ! Aujourd’hui, il est possible que le serveur chez Mac Donald ait, sinon un salaire plus élevé, au moins plus de vraies perspectives d’évolutions que le précaire du public. Surtout, il a la satisfaction symbolique, et ce n’est pas rien, de voir que ses chefs travaillent au moins autant que lui.

Enfin, il y a le « respect ». Dans le secteur public, les hiérarchies sont strictes même si souvent inopérantes fautes de levier. Les rapports, formellement fraternels entre tous, n’empêchent pas le mépris fondé sur l’irrémédiable : Le diplôme et le statut. Dans le privé, on peut respecter un collègue moins diplômé pour ses résultats. Dans le public, un « petit » reste, souvent, à vie, quelqu’un qui était mauvais en classe. Un « bon », diplômé, sans statut, quelqu’un qui n’a pas réussi le concours. Un diplômé sous utilisé, un licencié en histoire distribuant le courrier par exemple, doit naturellement se trouver dans une situation psychologique de révolte permanente.

Persuadé que le privé, qu’il ne connaît pas, ne peut être que pire que le public qu’il croit connaître, le précaire public a de très bonnes raisons d’imaginer que c’est tout le pays qui vit au 19ème siècle.

Cependant, tous cela restait un peu mou. Malgré son caractère répétitif, la thèse : « face à la barbarie et à la violence ultralibérale, tous les moyens sont légitimes », ne semblait faire que peu d’adeptes, hors des plus désocialisés de ces jeunes gens, façon Coupa et Levy. Et encore, n’est on même pas sûr qu’ils soient passés aux actes. Le militantisme des autres pouvait se limiter à, par exemple, moinsser nerveusement des commentaires sur AVOX…Cela pourrait changer.

La fin du dernier espoir

Alors que l’on sait que faute d’argent il n’y aura pas de création massive de poste, voilà que le nouveau Président ruine le dernier espoir : le remplacement des enfants du Baby Boom partant à la retraite. Et on s’étonne que Besancenot monte dans les sondages… !

 

Y a-t-il lieu pour autant de s’inquiéter ? Ecoutons les spécialistes : « la gauche de gouvernement » Le plus étonnant reste que si la gauche extrême devient plus agressive envers la gauche de gouvernement, elle demeure, pour le moment encore, relativement « solidaire ».

Les rapports entre la gauche « à statut » et celle qui en rêve sont complexes. Dans la forme, il existe une triple solidarité.

Une culture, des mythes communs - la révolution par exemple - constituent peut être les bases d’une identité commune. Ils partagent incontestablement une même vision déformée du monde qui leur est extérieur (« la jungle sociale »).

La seconde est économique. Ils vivent tous des prélèvements obligatoires. D’ailleurs, quand l’essentiel est menacé, ils font front ! Lors des dernières présidentielles, « même Arlette » a voté Ségolène au second tour, preuve que toute la gauche sans exception a vraiment cru que Sarko arriverait à limiter l’emballement de la dépense publique... !

La troisième, la  plus ambiguë et la  plus importante est sociologique, fondée sur la proximité au quotidien. Elle explique les précédentes.

Ils ont grandis ensemble…..

Le jeune sympathisant NPA, vivotant dans la para fonction publique, n’est, fondamentalement jamais sorti du « milieu ». Matraqué de propagande à l’école, à l’université, puis sur son lieu de travail par ses collègues mieux lotis, il n’a pratiquement aucun moyen de se faire une idée de la réalité autre que celle qu’on lui a inculqué dés le plus jeune âge : Le responsable de son malheur, c’est le « ca-pi-ta-lisme ». Son eschatologie, le service public !

Et cela laisse des traces qui seraient réjouissantes si elles n’étaient la preuve de son « aliénation » : l’anticapitalisme « sociétal ».

La difficulté des sympathisants trotskiste à sortir des analyses de la « classe sociale » qui les a formé, les encadre, les domine et les exploite apparaît dans leurs ajouts au trotskisme archaïque (authentique ?). Le féminisme et l’écologie sont certes à la mode, mais ce sont avant tout des préoccupations de la gauche arrivée. Au SMIC, il y a peu de problème d’inégalité salarial homme femme. On conçoit que la femme ait remplacé « les pauvres » et le « sociétal » le « social » pour des socialistes bon teint qui ne sont pas, ou plus, pauvres, moins chez d’hypothétiques « vrais trotskistes » purs et durs.

Que la « génération hypocondriaque » vue son age, place au centre de ses préoccupations le droit à l’euthanasie est compréhensible (c’est le résultat le plus marqué des sondages spontanés du lectorat vieillissant du Nouvel Obs). Mais peut on vraiment croire que cela constitue une priorité dans la vie de jeunes précaires ?

Quant aux discours sur la « simplicité volontaire » ou la « liberté dans l’intermittence », on voit bien aussi d’où ils peuvent venir mais on n’en revient pas de les voir revendiqué par leurs principales victimes.

La Gauche de gouvernement, malgré les apparences, contrôle donc encore assez bien idéologiquement l’extrême gauche. Très logiquement elle l’aliène idéologiquement parce qu’elle l’exploite économiquement…..Mais comme l’on toujours dit les bourgeois de leur personnel ancillaire, cela n’interdit pas l’affection…

Le journaliste à statut socialiste de FR3 région travaille avec l’intermittent Trotskiste. Il le plaint sans doute sincèrement. Il n’est pas sûr non plus qu’il ait réellement les moyens intellectuels de faire le lien entre sa propre situation, ses propres avantages, et celle du –presque- collègue défavorisé. Ce n’est en tous cas pas son intérêt. Disons par charité que les moins cyniques sont probablement eux mêmes prisonniers de leurs propres mythes.

Mais en dernier ressort, cette proximité sociologique bien plus que les mythiques « racines révolutionnaires communes », est la clef de la proximité politique entre gauche de gouvernement et extrême gauche.

Accessoirement, elle permet seule de comprendre pourquoi par exemple, de braves socialistes au fond assez démocrates ont tellement plus de facilité à voter avec ces gens en apparence néo totalitaires mais proche sociologiquement, qu’avec leurs homologues du Modem, pourtant plus semblables idéologiquement et économiquement.

Enfin, mais là les données manquent, il est possible que l’extrémiste soit souvent le rejeton de la gauche de gouvernement, comme en leur temps, les gauchistes étaient souvent des enfants de communistes (voir « Mourir à trente ans » de Romain Goupil et « la Crise » de Colline Serreault). Enquêtez autour de vous, l’intermittence du spectacle est souvent le « libre choix » des moins bien diplômés parmi les enfants de vos amis de gauche modéré en place.

Mais un vague sentiment de culpabilité et de solidarité n’est pas l’essentiel de l’explication de l’indulgence de la gauche « salon » pour la gauche « rue ».

A en croire la gauche arrivé, ces gens ne sont pas vraiment dangereux, mieux,  ils sont utiles.

Pour les fréquenter au quotidien, la gauche à statut est plus à même d’évaluer si ils sont vraiment totalitaires en puissance.

Certes, le socialiste laïque bon teint déteste souvent les trotskistes « mûrs », trop au courant des ficelles de sa propre réussite, comme en son temps il méprisait un peu son collègue communiste en général moins diplômé. Mais il ne semble pas avoir vraiment peur des « précaires ». C’est assez rassurant. Et puis, oui, le second doit envier le premier. Mais celui-ci n’a sûrement pas complètement bonne conscience. On imagine qu’il doit signer toutes les pétitions pour des titularisations massives, non sans savoir qu’elles ne se feront pas. L’essentiel n’est pas là.

On ne descend vraiment dans la rue que pour préserver les statuts des chercheurs qui en ont un. Les autres deviennent alors les « supplétifs » de la gauche arrivée non seulement dans le travail mais aussi dans les luttes.

Disponibles (temps partiel façon Besancenot), revendicatifs, agressifs, angoissés -jeunes quoi !-  Ils jouent à « retenez moi ou je fait un malheur, pour défendre des statuts auxquels ils n’auront pas droit. C’est qui ce qui arriva avec le CPE. C’est ce que l’on voit avec les étudiants des filières sans débouchés, toujours les premiers à manifester pour défendre le statut des chercheurs en place…

Aujourd’hui, la gauche de gouvernement entre deux âges sous traite non seulement son travail, mais même ses « luttes » à de jeunes précaires ! Mais bien sur, elle le paye un peu.

A certains égards, la gauche extrême tente de faire à la gauche arrivée le coup que celle ci a réussie en 81.

A gauche, on gagne en étant plus à gauche que les autres et en noyautant les structures. Les petits frères on bien vu comment le PS s’est fait élire sur la rupture avec le capitalisme avant de se partager les postes et les crédits tout en revalorisant les stock options. Ainsi, à la RATP on est passé de 2 syndicats en 1947 à 30 aujourd’huis. Tout le monde veut des dispenses de services, des protections syndicales etc... Mais cela ne fonctionne plus guère. Il n’y a plus beaucoup de gras à soutirer de la société civile ou du secteur marchand ou de la vache à lait capitaliste, comme on voudra. Et puis, ceux qui sont en place y tiennent, et ce n’est pas à de vieux singes que l’on apprend à faire des grimaces.

Evidemment, cela ne facilite pas les négociations sociales, mais bien au contraire l’extrémisme revendicatif.

Il faut bien comprendre que certaines des revendications les plus délirantes de la gauche dite « raisonnable », ne sont que le reflet de la concurrence interne pour les prébendes de gauche au sein du secteur public. Elle tient à peu prêt ses jeunes, mais elle doit leur donner des gages, et, sans cesse, faire face à leurs sur enchères.

A bien des égard, les discours extrémistes des ces catégories restent, pour le moment encore, sans doute plus une pose de négociation interne et externe au sein de la gauche fonctionnarisée qu’un véritable prurit révolutionnaire.

 « Donnez nous des postes ou nous faisons un malheur », « titularisez ou c’est la grève », « créez des postes ou pas de vote au second tour ». Discutez avec la CGT ou vous aurez affaire à SUD ! Les plus arrivistes, les écolos, sociologiquement les même que les trotskistes mais en plus provinciaux et donc vivant mieux (les loyers sont moins cher à la campagne), moins désespérés et plus cyniques, tenaient aussi des discours idéologiques extrêmes, mais savaient échanger leurs suffrages contres des vices présidences de région. Les plus « purs » façon NPA affectent une position politique de type FN : tout ou rien. Mais au quotidien, dans les administrations, les marchandages vont sûrement bon train pour le partage des postes toutes tendances confondues.

La récupération régulière des élites d’extrême gauche par la gauche, constitue d’ailleurs sans doute non seulement une bonne méthode de recrutement un bon « incentive » pour les « justes luttes », mais également permet de valider le discours de la gauche arrivé. « Nous, on voudrait bien titulariser, la preuve, mais il faut d’abord faire payer les riches ». Donc luttez !  Votez ! Accessoirement, cela imprime dans les jeunes esprits, la conviction que dans le public, on n’arrive pas par le travail, mais par le politique.

Cependant, les vases communiquant entre écolos et trotskistes, la chute des premiers aux bénéfices des seconds, prouvent que la situation ne s’améliore pas et que les illusions sont en train de se perdre. On ne calmera plus très longtemps les « masses » par des « avancées majeures » dans le domaine de « l’homoparentalité », sans création de postes.

En ne donnant pas de vraies réponses à leurs revendications, la gauche traditionnelle provoque progressivement une rupture interne qui commence à lui coûter cher lors des élections. Ici aussi, le parallèle avec le phénomène FN est frappant. Le coût politique est important. Cela compromet les possibilités d’alternance apaisée. Mais qui plus est, et à la différence du Front, le coût économique ne l’est pas moins avec une « génération » à la fois sous employée et coûteuse.

Jusqu’à quand la gauche « arrivée » parviendra-t-elle à sous traiter son travail et ses luttes ?

Pour paraphraser exactement la phraséologie des sociologues de gauche sur le Front national, on peut avancer que la montée d’un vote extrémiste à gauche reflète moins une réalité politique - une éventuelle compréhension accrue des « méfaits » d’un « système capitaliste » -, qu’un problème social croissant : « la paupérisation anomique relative  des franges les moins favorisées des bénéficiaires de la dépense publique ».

Paupérisation parce qu’ils sont coincés entre le blocage des budgets, les réalités démographiques et l’égoïsme sacré des gens en place.

Relative, parce qu’il ne faudrait pas oublier au passage qu’il demeure par ailleurs de « vrais pauvres ». A tout prendre, il vaut mieux être intermittent au SMIC que de devoir se lever vraiment le matin pour le même salaire.

Anomie, parce qu’il ne faut pas ici négliger leur souffrance identitaire. Et là, ils sont coincés entre des populations « civiles » qui les méprisent et les craignent et des grands frères socialistes qui en plus de partager ces sentiments communs, les exploitent.

En moyenne sans doute plus diplômés que les gens en place, ils n’ont peut être pas acquis dans leurs études de réelles compétences professionnelle, mais au moins les outils intellectuels pour comprendre qu’ils font des « boulots de cons » pour des « salaires de merde ». On reste assez loin de ce qui était leur idéal, donner un sens, une vérité, leur sens, leur vérité, à la société.

Ils ont certainement le sentiment de ne servir à rien et que personne n’à vraiment besoin d’eux.  Qu’ « on », « s’offre leur physionomie ». Reste la révolution… !? Mais contre qui ? « On », c’est qui ?

Alors oui le discours trotskiste relève de la pathologie intellectuelle, mais cela n’a pas d’importance. La montée de ses partisans dans les sondages reflète la non prise en compte par les autres partis d’un réel problème social, et pour le résoudre, la seule solution réaliste serait que la gauche sociologique partage.

Les scores sondagiers du NPA c’est la même divine surprise que celle des anciens combattant de l’Algérie française et autres militants d’extrême droite blanchis sous le harnais des luttes sans issues, et des discours fumeux, se découvrant soudain miraculeusement en phase avec les angoisses des français de banlieue.

Dans les deux cas, notre société paye sur ses marges, son incapacité à partager. L’étiquette idéologique, a, au fond, peu d’importance. Hier écolo, aujourd’hui trotskiste, ils pourront être demain n’importe quoi, voir même FN - si celui-ci fait évoluer son discours et parvient à faire oublier qu’il est un parti vraiment populaire et de non diplômé – Etre traité de fasciste, pourquoi pas. Etre confondu avec des bacs moins trois….

Mais les enjeux sont tout autres. Les frontistes, gens simples, avaient des exigences simples et légitimes et pouvaient se calmer avec quelques policiers de plus et un peu de fermeté dans le discours.

Les sympathisants  NPA eux, mal diplômés mais diplômés quand même, veulent des crédits, des postes, des statuts  des pouvoirs et un avenir. Et ils en veulent beaucoup. L’exemple vient d’en haut. On a vu qu’il n’y en aura pas. Ou en tout cas pas de nouveaux.

 

Il faudrait, d’une manière ou d’une autre, mieux partager l’existant.

Faire payer les « riches « ? D’après le journal Forbes, la France à déjà la plus forte pression fiscale au monde. La part des entreprises dans la valeur ajoutée serait déjà la plus basse parmi les pays comparables, inférieure même à celle de la Suède (voir Insee). A nationaliser 100 % des dividendes des actionnaires, on obtiendrait moins d’argent qu’à améliorer de 10% ou 20% l’efficacité des administrations et l’utilisation de leurs crédits. Et puisque l’on a affaire à des partageux, il y aurait même mieux. Partager !

Partager le temps ? Pas, les 35 ou 29 heures pour les statutaires et horaires sans limite pour l’intermittent quand il parvient à travailler ? Mais le partage du temps est une préoccupation de nanti et les précaires ont déjà en général beaucoup de temps libre. Surtout, partager les revenus et les perspectives d’avenir.

L’agent public est en moyenne payé 17% de plus que son homologue du privé à presque tous les niveaux. N’y a-t-il pas là une marge pour une possible solidarité avec ses propres précaires ?

Seule une réforme du fonctionnement du secteur public pourra ouvrir de nouvelles perspectives à cette « arrière garde du prolétariat » et dégonfler la baudruche trotskiste.

Partager à gauche.

La gauche arrivée en place aura-elle le courage de partager ses prébendes au lieu d’éternellement promettre de faire, un jour, payer les riches ? En caricaturant, d’accepter de n’être payé par exemple « que » 10 % de plus que les autres salariés à travail égal, pour revaloriser les rémunérations de l’électorat protestataire ? Ou que l’introduction d’ « éléments de mérite » permette à des non statutaires de progresser socialement même faute de statut, même au détriment éventuel de « statutaires » ? De débloquer ce système injuste ?

On pourrait aussi proposer d’essayer de leur montrer que la vie existe dans le secteur privé, mais on préfère ici aborder des solutions réalistes.

Réaliste parce qu’il est plus facile de transformer un postier à mi temps en postier à plein temps qu’en entrepreneur schumpétérien.

Réaliste parce que la gauche, elle, y aurait un véritable intérêt. A droite, à court terme, stériliser 10 à 15 % de l’électorat de gauche est plutôt pain béni….

 

C’est indispensable  et urgent car le danger potentiel est réel

Ce serait dans l’intérêt  de la gauche de gouvernement. Resserrer les liens avant qu’ils n’aillent voir ailleurs…

Pour le moment, de façon aussi primaire qu’attendue, les petits frères se contentent de traiter les grands de fausse gauche mais gauche quand même et de se prétendre, eux, plus à gauche. Au final, en général, ils votent  à peu prêt bien, mais jusqu’à quand ?

Le jour où les trotskistes américains les plus lucides, les plus en prise avec la réalité ont découvert avec qui ils devaient réellement partager, qui les exploitait ou au moins les utilisait, ils sont devenu néo cons et férocement ultralibéraux……

Mais chaque nation a son génie propre. Dans un registre plus francophone, on écoutera avec profit le tube du groupe québécois « Mes aïeux » « dégénération ». Des équivalents locaux des intermittents, célèbrent les mérites du travail de la famille de la patrie et de la terre qui elle ne ment pas….

Mais ce n’est pas la pire des hypothèses. Euthanasie vaincra ! Ou le retour à la révolution permanente ?

Bientôt, très bientôt, la génération publique précaire va commencer à payer les retraites plein pot de la gauche arrivée de la génération Mitterrand. Oui ! Ceux là vont enfin partir, mais en laissant moins de places et surtout, une très grosse ardoise derrière eux.

Alors, si rien n’a été fait il y aura peut être un vrai risque que ces sympathisants trotskistes se mettent à vraiment militer et se lancent dans n’importe quoi, y compris pourquoi pas, dans la tentative de réaliser concrètement leur programme fasciste, y compris par la « violence non violente civile citoyenne ». Des caténaires du TGV au mort du G20, l’évolution des militants de l’ultra gauche n’est pas rassurante.

Si la crise financière s’approfondie, nul doute que les gros bataillons de la gauche arrivée, poursuivie par les restrictions budgétaires « capitalistes », sauront continuer à sacrifier cette arrière garde du prolétariat pour maintenir leur train de vie, comme dans le cas des intermittents, des travailleurs des entreprises privatisées ou de ceux du secteurs associatif.

Le jour ou celle ci sera financée comme, par exemple, en Grèce, que ce passera-t-il ?

Alors, et comme on manque un peu de vrais « Koulaks agricoles » par les temps qui courent, le retraité cadre A de la fonction publique, bien pensionné, de la gauche arrivée pourrait avoir du souci à se faire. Disposant de la meilleure espérance de vie du pays, deux ans de plus que la catégorie sociale suivante et 11 de plus que l’ouvrier, il pourrait même en venir à regretter d’avoir convaincu le « jeune assistant de vie, recréateur de lien social précaire », chargé de le torcher sur son lit de grabataire, que la lutte « sociétale » pour le « droit à l’euthanasie » était aussi importante que la lutte « sociale » pour plus de justice économique….

Ce serait dans notre intérêt à tous

En s’inquiétant, légitimement, de la radicalisation de ces personnes et en y répondant par des solutions policières, le gouvernement actuel s’attaque aux conséquences plus qu’aux causes.

On le comprend. C’est plus facile que de s’attaquer aux bastilles des gens en place. Ce n’est pas suffisant. Pourtant, il y a urgence pour au moins quatre raisons.

Ces gens nous coûtent déjà cher et ce serait notre intérêt de les utiliser plus intelligemment.

Une extrême gauche radicalisée durablement forte compromettrai les possibilités d’alternance ce qui n’est jamais souhaitable en démocratie.

Ils sont, eux, vraiment exploités, et leur révolte à venir pourrait être une vraie révolte dangereuse et non une stratégie d’ascension sociale comme celle de la « gauche Mitterrand » ou une explosion de ras le bol ponctuelle inorganisée comme celles des jeunes des banlieues. Historiquement, ce ne sont jamais les pauvres et toujours les classes moyennes stressées qui portent vraies révolutions et totalitarismes.

 

Surtout, ils sont une partie de notre jeunesse et une société peut elle se désintéresser de l’avenir de sa jeunesse ?


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48 réactions à cet article    


  • eric 9 mai 2009 09:39

    Confirmation par Léon !

    Le même qui constate à longueur de colonnes la hausse des inégalités, la dégradation continue des conditions de vie des plus défavorisé, le caractère de plus en plus barbare du capitalisme, résultat du travail acharné d’une génération mille fois plus créative, enthousiaste et généreuse que les autres, pense avoir encore assez de force pour coller au mur ceux qui ne partagent pas ses rêves à lui ! On est en plein dans mon sujet...


  • Nicole 9 mai 2009 14:19

    Vous parlez d’Avox sans paraître remarquer un seul instant que ce n’est pas le NPA qui attire les articles, mais bel et bien le parti anti sioniste. Et oui, on n’est pas forcé de se laisser désinformer, on peut aussi chercher et trouver l’info pertinente telle que celle-ci ; dès lors quel intérêt de se focaliser sur le facteur chouchou des médias et sa clientèle ? Il n’a fait que remarquer l’impact de Dieudo, l’impuissance des médias à le diaboliser, et il a voulu se positionner de la même façon. Ca lui ressemble à ce sale cracheur de venin.

    http://www.partiantisioniste.com/

    http://www.egaliteetreconciliation.fr/

    Je pique sa conclusion à Léon :

    « Vous savez, Eric, la gauche révolutionnaire soixante-huitarde ne sous-traite pas tout, elle a encore assez de force pour coller au mur les gens qui, incapables d’avoir leurs propres rêves n’ont pas trouvé d’autre manière d’exister que d’insulter ceux d’une génération qui a été mille fois plus créative, enthousiaste et généreuse que la leur.
    N’essayez pas de juger cette extrême gauche à l’aune de votre propre impuissance et de votre médiocrité humaine, philosophique et morale. » Trop bonne ;o)





  • Nicole 9 mai 2009 16:15

    Trop aimable, jaja. Je vais te dire : quand j’ai vu Bakchich, j’ai dit « aïe », puis j’y suis allée, mais je n’ai pas réussi à finir. Je les trouve si souvent dans une posture qui frise l’imposture. La charge massive. Genre « nous on ose ». Sauf qu’ils étaient présents lors du passage de Gage à Paris (le responsable des archi et ingé pour la vérité sur le 9/11) et qu’ils n’en ont pas écrit un mot. La semaine suivante, sur je ne sais plus quel sujet, qui ne les exposait pas (ils allaient dans le sens du vent) à nouveau une charge qui a réjoui les reopeniens dont je m’éloignais de plus en plus, et je me souviens avoir fait cette remarque : facile de jouer les costauds sur des sujets sans risques. Tout bénéf.

    Néanmoins, quand j’ai ouvert mon blog, je postais des commentaires avec l’illusion que s’ils se taisaient, je pouvais glisser de telle ou telle façon un article qui donnait à voir une réalité plus proche de ce que j’observais.

    Je n’y mets plus les pieds. Je ne supportais plus les contacts de lecteurs « oh je viens de Bakchich et votre blog vraiment... » A mes yeux c’est un repère de sionistes, et ils se font une image à taper fort précisément là où les sionistes aiment. Bref, c’est petit, infiniment petit pour ne pas dire dérisoire.


  • jaja jaja 9 mai 2009 16:25

    Nicole quand j’aurai le temps je te proposerai d’autres liens démontant tes amis d’extrême droite.......


  • Nicole 9 mai 2009 16:35

    Ne te donne pas ce mal. Je connais les pratiques diffamatoires des sionistes et ton idole en est, désolée. Je me ferai mon idée avec ce qui m’est repère, et elle est déjà faite pour une part.

    Franchement, quand tu surfes sur plusieurs sites, tu vois vite les habitudes et les lecteurs de Bakchich, c’est « je lêche un grand coup » et j’obtiendrai ce que je veux. La pratique du rêve éveillé, quoi. Et en même temps c’est signe.


  • Reinette Reinette 9 mai 2009 21:48

    JAJA, bonsoir

    Merci pour le lien.

    Soral ou le reniflage des moisissures françaises (elle est bonne celle-là)


  • eric 9 mai 2009 09:52

    A le furtif
    Relisez moi, je propose au contraire des perspectives très précises. Introduire plus de possibilité d’évolution de carrière au mérite indépendamment du statut ou des concours pour les marges de la fonction publique, faire évoluer les rémunérations pour des salaires plus équitables entre statutaires et non statutaires à travail égal,rapprochement des conditions,notamment de retraite, entre « nouveaux entrant » et « nouveaux sortant ». Je ne l’ai pas mis ici parce que c’est un autre sujet, mais je suis également partisan d’ouvrir la fonction publique aux migrants (exclus de fait de 30% du marché du travail). Tous cela ce sont des perspectives concrète et pas des rêves de lendemain qui scintillent.

    Quant au mépris ? Comment voulez vous que l’on puisse éprouver un fort respect démocratique pour des gens, qui même si ce n’est que par écrit, envisage de « coller au mur » les gens qui ne partagent pas leurs rêves ?


  • Gasty Gasty 9 mai 2009 11:38

    Le mérite selon dans la splendide UMP, c’est de faire croire qu’on peut encu.. son voisin en travaillant plus tout en demandant moins et en sauvegarder son trou du cul.

    C’est méritoire. Cet article a le mérite d’etre écrit par un ............


  • patroc 9 mai 2009 09:27

     Article beaucoup trop long qui ressasse la critique d’un mouvement politique défendant les travailleurs.. C’est méchant et gratuit.. Mais que vous ont-ils fait pour en arriver là ?.. Le NPA existe parce que la conjoncture lui permet d’exister, comme le FN à une certaine époque.. Si le NPA a le vent en poupe, ce n’est pas le fruit du hasard mais d’une politique économique qui met les gens au chômage ainsi que d’une faible opposition à cette politique de la part des grands partis.. L’évolution politique est globale, et celle des partis interreliée.. Vous allez vous faire taper sur les doigts par notre vénéré prince de l’univers et au delà !.. Lui, il l’aime bien, le NPA, jusqu’en 2012 !...


    • eric 9 mai 2009 10:18

      A patroc Ce n’est pas gratuit et ce ne serait méchant que si c’est vrai. Et c’est vrai. Le NPA ne défend pas du tout les travailleurs. La preuve ? La catégorie qui comprend le plus de « travailleurs » ce sont les migrants. Leur taux de chômage est parmi les plus élevés. Le NPA est favorable à ce qu’ils aient le droit de vote, mais je n’ai pas vu en tête de leurs revendications qu’on leur ouvre les emplois publics, 30% environ en france. Ors, pour ditribuer des lettres en vélo , il n’est indispensable ni d’être à bac plus trois ni d’avoir un passeport français. Assez citoyns pour voter ? Pas pour pédaler ?

      Il est vrai, et je le dit, qu’à court terme, l’existence d’une extême gauche parvenant à des scores électoraux notables est une bonne chose pour la droite, mais il se trouve que la droite, avec ses visions plus à long terme et sa générosité, est capable de dépasser ses intérêts du moment et de penser à l’avenir de la société dans son ensemble. De la même façon qu’en gros, la droite républicaine a refusé de s’allier au FN pour des considération de principe et de long terme, quitte à perdre des élections a court terme, elle ne peut se désintéresser du devenir des catégories décrites ici et qui connaissent un vrai malaise.

      Du reste, cet article vise surtout à sensibiliser des gens votant habituellement à droite à un problème social qui peut leur avoir échappé ; L’extrême gauche, contrairement à ce que peuvent faire penser ses discours, ce ne sont pas exclusivement des fachos potentielement totalitaires, c’est l’expression politique de gens qui ont un réel problème et qu’il faudrait contribuer à résoudre.


    • Annie 9 mai 2009 10:38

      Il pêche surtout par optimisme : « il se trouve que la droite, avec ses visions plus à long terme et sa générosité, est capable de dépasser ses intérêts du moment et de penser à l’avenir de la société dans son ensemble »


    • Annie 9 mai 2009 15:09

      Il est quand même optimiste s’il pense convaincre avec de la ..... propagande.


    • eric 9 mai 2009 23:02

      A léon ! La vous en faites trop dans la caricature ! Le brave ancien de 68 qui méprise tellement les pauvres qu’il s’imagine que nos émigrés ne savent ni lire ni écrire ni parler francais.....Faut sortir le dimanche après la messe !


    • Tristan Valmour 9 mai 2009 10:49

      Bonjour,

       

      Ce billet aurait mérité d’être divisé en trois parties au moins. J’avoue avoir décroché.

       

      Que les uns instrumentalisent les autres, je veux bien le croire ; il s’agit là rien moins qu’une constante observable dans toutes les organisations. Avouez également que le PS n’est plus à gauche, et il est vrai que cela surprend que des idées de gauche soient encore défendues… par le NPA en l’occurrence.

       

      Qu’il faille revoir certaines choses dans le fonctionnariat, je suis d’accord. Certains fonctionnaires abusent de leur position. Mais plus largement, il faudrait aussi revoir le fonctionnement des organisations dans le secteur privé. A commencer par les banques et les multinationales.

       

      Le capitalisme a certes permis l’amélioration des conditions de vie d’une fraction importante de la population mondiale. Mais ce système n’est plus adapté aux contraintes physiques et démographiques. Dans un monde aux ressources finies mais à la croissance démographique, un système qui autorise l’accumulation de richesses sans plafonnement est voué à l’échec. Sauf à accepter que la presque totalité de la population mondiale vive dans des conditions inhumaines. Dans ce cas là, nous ne serions pas humains nous-mêmes.

       

      Lorsque la finitude rencontre l’infinitude, il y a problème. Ce n’est pas un problème idéologique mais un problème mathématique, physique et démographique.

       

      Il va peut-être falloir tous s’en occuper sérieusement en laissant de côté les querelles secondaires. Parce qu’il y a urgence non ?

       


      • jaja jaja 9 mai 2009 10:57

        @ l’auteur  : Vous délirez totalement et il est donc forcément très difficile de vous répondre quelque argument sensé.... Vous auriez pu lire les « rares » analyses sociologiques publiées sur le NPA. (Joshua notamment)... Cela vous aurait évité d’écrire des âneries...

        Le NPA n’est pas un parti trotskiste même si il englobe les 3000 militants de l’ex LCR. Il est curieux de prendre l’exemple de l’immigration pour « prouver » que le NPA ne défend pas les travailleurs. Sachez qu’une bonne partie de la droite et de l’extrême droite (vos frères de lait) nous accuse justement du contraire pour tenter de démontrer que nous sommes les « alliés objectifs du patronat » qui a besoin de cette main d’oeuvre que nous défendons et qui lui « permet de peser sur le salaire des travailleurs Français ».

        Vous pourriez vous rendre à une réunion publique d’Omar Slaouti notre tête de liste pour l’IDF et lui apporter la contradiction sur ce thème. Si vous ne le traitez ni de « raté » ni de « fasciste » ça devrait bien se passer pour vous....

        Notez aussi que le NPA étant pour la socialisation des moyens de production migrants comme « de souche » travailleront dans l’égalité de statut et de salaire la plus complète le jour où on se sera enfin débarrassé des parasites capitalistes que vous défendez.


        • eric 9 mai 2009 15:53

          A jaja Joshua, pas chercheur mais militante dit néanmoins sensiblement la même chose que moi même si les conclusions diffèrent.

          Extrait de son étude

          Des militants à l’image de Besancenot 

          Des nouveaux militants au profil qui diffère grandement de ceux de la LCR. C’est la chercheuse Florence Joshua qui l’a révélé, dans son étude publiée au sein de l’ouvrage collectif Pour une gauche de gauche (Ed. du Croquant, avril 2008). Elle fait la distinction entre les militants traditionnels et ceux venus après la présidentielle de 2002 qui préfigurent de ce que sera la base du NPA :

          « Durant la campagne présidentielle de 2002, et en particulier après le 21 avril, la LCR a vu ses effectifs quasiment doubler. Cette augmentation brutale des effectifs a entraîné des bouleversements importants dans un petit parti qui ne comptait guère plus de 1500 militants dans toute la France avant 2002. Le collectif militant a été profondément renouvelé et rajeuni. Il est aussi devenu socialement et idéologiquement beaucoup moins homogène qu’auparavant. »

          Les nouveaux effectifs du parti sont plus jeunes (40% des militants post-2002 ont moins de trente ans, contre 25% des militants auparavant), davantage précaires (les salariés précaires et les demandeurs d’emploi représentaient 8,8% des militants entrés avant 2002, contre 22% des nouveaux militants) et le poids des employés a doublé chez les militants recrutés à la LCR depuis 2002. D’où la conclusion de Florence Joshua :

          « La LCR recrute aujourd’hui en partie à l’image de son incarnation médiatico-politique en la figure d’Olivier Besancenot : un homme jeune, d’un peu plus de trente ans, employé à La Poste, gagnant 1100 euros nets par mois. »

          La tendance se confirme avec le passage de la LCR au NPA, aux dires de Julien, enseignant en lycée professionnel de 27 ans, qui cadre parfaitement avec cette nouvelle génération. Il a participé à la création du comité NPA du XXe arrondissement de Paris, après avoir été déjà milité à la LCR de 2004 à 2006 (il avait à l’époque rendu sa carte « faute de temps »). Lui est donc déjà rompu aux joutes antilibérales, mais il est rejoint par « beaucoup de non-militants, surtout des jeunes », et « se pose d’ailleurs la question de la formation ».

          Je n’ai mis qu’un lien dans l’article car il est assez lourd comme cela, mais à part léon qui n’a jamais été trotskiste et peut être les a peut être insuffisamment fréquenté, je crois que personne n’a de doute sur leur composition sociologique. J’ai pris ceux là parce qu’on en parle, mais on retrouvera aisément sur le net des actes de porto allégre ou les militants font le constat de l’abscence total de travailleurs dans leur rang, sans même parler des écologistes.


        • Kalki Kalki 9 mai 2009 13:17

          La gauche , le « socialisme » peut être totalitaire, et totalitariste et faible, et faire des erreurs graves, autant que l’extrême gauche, le centre, la droite ou l’extrême droite. (C’est vrai même si c’est réducteur et trompeur de voir les choses comme ça, car il faut aussi dire que la vision sociale de la droite peut être trompeur : et que cette droite peut être d’extrême droite, et que la vision sociale de la gauche peut être trompeur : et que cette gauche peut être du “centre mou” ou de droite, foncièrement et psychologiquement)

          La gauche ? La gauche est conservatrice, le conservatisme est fermé, le conservatisme est d’idéologie de droite. (attention je ne dis pas qu’il faut être pour le progrès aveuglement, le progrès, ça serait la démocratie, citoyen d’une révolution française faite par le peuple en premier lieu)

          La gauche ? La gauche à sa responsabilité dans le monde actuel, la gauche est LIBERAL, et il faut le dire elle est aussi libéral au niveau économique  !

          Aujourd’hui la gauche propose une autre vision de la société (politique, économique, social, environnemental...) significativement, fondamentalement diffèrent ; que celle de la droite ?

          NON, elle a pris les armes de son ennemi à force de la combattre.
          À force de la combattre, elle a cru au baratin de son ennemi,

          Elle a donc perdu idéologiquement, elle est devenue une substitut de la droite pour faire tourner la démocratie ( la fausse démocratie, dans nos systèmes manipulateur de citoyen).

          Il faut arrêter de prendre les gens pour des cons.

          La gauche si elle ne propose rien, rien d’autre, qu’un Johnny fasse à Elvis, ne vous étonnez pas que dans l’ambiance des possibles et des solutions crédibles ( dessiné dans les médias) la droite s’en sort toujours.

          De plus et il faut l’affirmer la gauche à elle seule dans sa vision depuis toujours NE SERA PAS démocratique, tant qu’elle voudra la forme de société qu’elle veut et a voulu (elle aussi).

          Il faut aussi comprendre alors qu’une gauche nouvelle ne sera pas la gauche socialiste (actuelle) mais une autre gauche. Tout est changement.

          (il vaut miteux un changement qu’une pâle copie de la droite, qui rappelons le veut une société « anarchie de droite », mais dirigé par des mains invisibles exactement comme l’étaient les monarchies ! CONTRE LESQUELS ON S’ EST BATTU ! IL FAUT LE RAPPELER)

          Est ce que l’on est en démocratie ?


          • Le péripate Le péripate 9 mai 2009 13:21

            Remarquable ! Je n’ai même pas lu les commentaires, tant les réactions des habituels clowns trotkistes sont tristement prévisibles.
            Remarquable, car vous connaissez très bien la situation à l’extrême gauche, et tout particulièrement dans le petit monde de l’intermittence, dont je confirme la parfaite exactitude. Et je suis qualifié pour, étant moi-même intermittent.

            Par ailleurs, il semble que j’ai suivi l’itinéraire des trotskistes américains, étant devenu férocement ultra-libéral ! smiley


            • jaja jaja 9 mai 2009 13:32

              Ultra libéral aujourd’hui mais demain ? quand on a déja tourné sa veste une fois (ce que font les clowns, trotskistes ou pas), on ne sait jamais où le numéro de derviche-tourneur s’arrêtera....


            • eric 9 mai 2009 16:01

              AU péripate, merci pour cette goutte de miel dans un océan de vinaigre ! Rdite cela à léon qui semble méconnaître étrangement ces mileiux dans leur réalité sociologique.


            • eric 9 mai 2009 23:11

              A leon, et alors ? Le fait d’ être prof d’éco ne vous empêche pas de vous intéresser à la musique...de la mêmee façon, on peut aller qu Marinski et connaître des intermittents du spectacle, je ne comprends pas votre commentaire


            • eric 9 mai 2009 15:43

              A chantecler
              Désolé du retard à répondre, aujourd’hui c’est la fête de la victoire et il fait très beau à Moscou, toute la Russie chante et boit, donc nous étions dans la rue avec les vétérans.
              Mes fréquentations ? Je ne vois pas bien le rapport avec la l’évolution de l’extrême gauche de l’anticapitalisme sociétal au risque révolutionnaire, mais bon, la réponse est évidente. Je vote à droite quand je vote, donc je pratique la vrai mixité sociale comme la pluspart des gens de droite. Je vois tous le monde, y compris des traficants de matière première, des maffieux, des goulageux. Il faut vraiment etre à gauche pour croire qu’une personne se limite à sesopinions politiques ou à sa profession.

               Vendredi j’ai déjeuné avec une grande ballerine du Marinski à St petersbourg, diné avec un poète dissident rescape du goulag qui est un des seuls russe que j’ai rencontré qui considère que le bolchevisme a été pire que le nazisme, hier j’ai vu ma voisine du dessous et son époux, elle est la chorégraphe du plus important streaptease de Moscou (sur Novii Arbat, trés belle danse....) et aujourd’hui j’ai été serrer la pince aux vétérans avec les enfants.
              Pour le reste mon occupation principale est l’oblomovisme, mais à nouveau, je ne voit pas bien que cela éclaire la question dont je parle.


            • Le péripate Le péripate 9 mai 2009 21:35

              Oh, trotskiste non plus je ne l’ai, stricto sensu, été. D’aileurs, y-a-t-il vraiment, quérulence mise à part, un véritable contenu à cette appellation ? Mais j’ai été à l’extrême gauche, Attac, Mélanchon, pattin couffin....Bon, c’est de l’histoire ancienne, je ne suis pas le seul sur ce chemin, j’ai des aînés, très nombreux et très détestés, n’est-ce pas ?.
              Devrait-je renoncer à mes indemnités chômage d’intermittent au nom d’une idéologie ? Je crois que vous confondez ultra- néo machin truc libéral avec con. Quand je mets 100 euros en banque de salaire, mon employeur a déboursé 202 euros. Soit 102 euros dont je ne vois pas la couleur et qui tombent dans le grand trou. Ce système est pire que con, mais puisque vous le soutenez, souffrez que j’en profite aussi. Mais j’attends avec impatience que vous le dénonciez, comme je le fais. smiley
              @Jaja. Girouette ? Celle-ci tourne sans arrêt. Ce qui n’est pas mon cas. Mais je comprends votre dépit. C’est que mon cas est loin d’ête isolé. Je vous connais, non seulement pour vous avoir fréquenté, mais pour avoir été vous.

              Maintenant Eric plaide pour une gauche intelligente, dont je ne partage plus les objectifs, c’est trop tard. Questionnez vous.


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 10 mai 2009 00:17

              Venez, Léon, on discute femmes avec Jojo. Le saviez-vous ? Il vient de me dire qu’en terre d’islam, au Maroc plus précisément, une femme n’a pas la possibilité d’enterrer le père de ses enfants. Est-ce que le livre que vous nous conseillez partout en parle ?


            • Le péripate Le péripate 10 mai 2009 09:12

              Péripate chéri ! Waouh ! Mais comme d’habitude, vous dites n’importe quoi : le principe de mutualisation est libéral, c’est un principe d’association. Ce qui n’est pas libéral, c’est la contrainte.
              Tricheur ? Non. Quelle triche ? Faux-cul ? Pas du tout, ce qui serait faux-cul, ce serait de voter socialiste pour entretenir sa rente tout en prétendant secourir les humbles, comme vous par exemple. smiley


            • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 10 mai 2009 12:06

              Merci pour votre réponse, Léon. Moi non plus je n’y passe pas ma vie, ce pourquoi d’ailleurs l’on m’y trouve moins souvent que Renève et vous-même.

              A propos, Renève, j’apprécie que vous utilisiez une conversation menée ailleurs et à laquelle vous ne participiez pas, c’est-à-dire la question de savoir pourquoi ma sœur n’a pas eu le droit d’enterrer son mari dont elle a rapatrié la dépouille au Maroc, pour, comme de coutume, vous venger petitement en bon rancunier que vous êtes.

              Et si vous estimez qu’il est merveilleux que les femmes doivent attendre plusieurs jours avant d’être autorisées à se rendre au cimetière parce que ces pauvres créatures ne sont pas assez fortes pour supporter la mort, ou parce que, comme l’a expliqué Fouad, l’islam ne se préoccupant pas des femmes, la cause autant que l’effet sont acceptables, c’est votre droit et je vous souhaite une belle journée.


            • jaja jaja 9 mai 2009 14:03

              « Leur programmes social est celui du fachisme de Mussolini, »

              Lisez Angelica Balabanoff, dont Mussolini fut le secrétaire, et vous connaitrez mieux ce sinistre personnage et cela vous évitera de sortir des énormités....

              « Je suis un libéral. La nouvelle réalité de demain, répétons-le, sera capitaliste. La vraie histoire du capitalisme ne commence que maintenant. Le socialisme n’a plus une chance de s’imposer. [...] Il faut abolir l’État collectiviste, tel que la guerre nous l’a transmis, par la nécessité des choses, et revenir à l’État manchestérien » (Mussolini au Parlement le 21 juin 1921)


            • finael finael 9 mai 2009 14:06

              Il eut été séant de préciser ce que furent les « génocides » trotskystes entre autres con...... amassées par cet « article » dont la longueur - langueur - monotone, me fait douter de l’impartialité de l’équipe d’AV.

              Quoi que l’on pense de l’extrème gauche « fachisme » s’écrit facisme en français et l’ignorance de ceux qui la dénoncent - l’ignorance - chez les autres, relève de l’insondable.

              Et quoi qu’il en soit, (après l’extrème gauche, l’ultra gauche) ce sont des forces violemment redoutables qui viendront à bout de ce système à bout de souffle dont la violence, pour être maquillée, n’en est pas moins extrême.


              • Bulgroz 9 mai 2009 14:19

                Besancenot injustement persécuté par Madame Besse :

                (Interview à l’Express)

                http://www.lexpress.fr/actualite/politique/besancenot-etre-elu-ne-sera-jamais-pour-moi-unmetier_712299.html?p=2

                Question . Françoise Besse affirme que vous cautionnez l’action terroriste passée d’Action directe. 

                Besancenot Le passé est le passé. Françoise Besse a des comptes à régler avec Action directe. Je regrette qu’elle les transfère sur moi. J’étais bien jeune à l’époque. Cela ne peut pas être un débat entre elle et nous. Quant à Jean-Marc Rouillan, il a purgé sa peine de prison. Et même plus. La question, c’est de savoir si un homme qui a purgé sa peine a le droit de s’engager en politique. Ma réponse est oui.

                1. Besancenot se lave les mains de la souffrance d’une veuve (il était trop jeune !!!)

                2. Besancenot dit que Rouillan a payé sa dette à la société alors qu’il devait seulement bénéficier d’un aménagement de peine (aménagement depuis annulé).

                Besancenot fait partie de la race de la charogne abjecte.




                • eric 9 mai 2009 23:15

                  A leon, hyène croisée pittbull ? Encore une métaphore ? En principe, comparer des gens qui ont des idées différente à des animaux est le vocabulaire classique du racisme, mais ce qui est rassurrant pour l’impétrantt, c’est que même les plus bornés des militants d’extrême gauche n’ont jamais pensé à coller contre un mur des hyènes ou despitbull...


                • pas perdus pas perdus 9 mai 2009 15:55

                  Cet article est une suite de lieux communs, de clichés, d’idées stéréotypées... et d’affirmations non fondées...


                  • ndididju 9 mai 2009 15:57

                    Je dois avouer que je n’ai lu que jusque là :
                    « ...on peut donc, sans jugement de valeur, les définir comme des ratés.  »

                    J’adore les « vérités » assenées sous couvert de vagues « rares études » dont on ne fournit pas les sources.
                    J’adore également les jugements qui montrent une réelle ouverture d’esprit et sur le monde, chapeau l’auteur !
                    Je vous concède un point cependant, quand vous dites : « on peut donc, SANS jugement de valeur (sic !), les DEFINIR comme des RATES » (re-sic !)

                    En effet, je vous donne raison sur ce point : il ne portent pas de ROLEX !

                    PS : C’est drôle, mais un bon nombre de ces phrases me semblent coller à tout un tas de politiciens, dont notamment un certain 1er CHEF (émargeant au finances publiques, aigri, omniprésence de la traîtrise, consacré une bonne partie de sa vie aux « luttes », ne cesse de parler de dégradation générale et continue...."), seule différence notable, il n’a pas une, mais plusieurs ROLEX, lui...


                    • kabreras kabreras 9 mai 2009 16:02

                      Si je résume :

                      Les fonctionnaires sont des feignants gauchistes, vivement la privatisation !

                      http://sensinterdit.over-blog.net/


                      • frédéric lyon 9 mai 2009 17:39

                        Article remarquable.

                        Je m’interroge cependant sur la dangerosité réelle de cette ultra-gauche antilibérale, c’est à dire fasciste et antisémite, qui se fait appeler aujourd’ui : NPA.

                        Elle ne va pas atteindre 10% aux élections. Et elle ne constituera donc jamais une menace sérieuse pour la gauche « de gouvernement ». On se souvient que le front national qui était parvenu à de plus hauts niveaux électoraux, au point d’éliminer Jospin du second tour d’une présidentielle, n’a pas pu réellement concurrencer la droite classique.

                        C’est le système électoral à deux tours qui veut ça.

                        Finalement je me demande si le plus grave danger qui se pose à la gauche des fonctionnaires titularisés, dont vous avez brillament décrit le rôle néfaste qu’elle a jouée en France depuis 1968, n’est pas l’inénarrable François Bayrou.

                        La question qui se pose consiste à savoir si Bayrou ne va pas faire au PS, le coup que Mitterrand a fait au PC.

                        Bayrou pourra-t-il plumer la volaille socialiste ? Ce sera l’enjeu des élections à venir.

                        Quant au NPA, il se contentera de casser les vitrines et il participera à l’entreprise de destruction du PS qui est en cours. Il n’a pas les troupes et surtout les cadres qu’il lui faudrait pour tirer les marrons du feu, en qualité comme en quantité.


                        • eric 9 mai 2009 23:34

                          A léon, décidément, aujourd’hui’hui, vous avez décidé d’apporter de l’eau à mon moulin ! Le lien sur Joshua, illustre à merveille mon propos.
                          Il montre ainsi des militants type dont l’un est fonctionnaire au PTT l’autre enseignante, met en évidence des cadres à 44% profs, sans aller dans le détail de ce que sont les autres, mais souligne la presque inexistence des ouvriers, surtout quand on sait qu’il y en a dans la fonction publique et que vu la sureprésentation enseignante et l’importance des PTT tout au long de l’article, il y a gros à parier que les fonctionnaire ne sont pas non plus sous représentés dans cette catégorie.

                          Par ailleurs, à nouveau c’est une étude de l’intérieur et pas une étude objective, néanmoins tout est clair entre les lignes. L’investissement dans les mouvements en 68 ; quand le parti se tenait résolument à l’extèrieur pour des raisons de principe ? Aprés 68, regardez la liste des conflits dans lesquels ils se sont investit. Ils ne concerne que des administrations.

                          Et puis franchement, parler de changement sociologique parce qu’il y a eu un renouvellement de génération, c’est comme de dire que les patrons auraient sociologiquement changés parceque de jeunes patrons auraient remplacé de vieux patrons.
                          L’hypothèse d’une bande de jeune qui reste ensemble est également parfaitment corroborrée.

                          Il n’y a à peu prêt aucune approche en terme de classe sociale ou de statut des adhérent et militants, ce qui pour un parti qui se veut encore marxiste et une chercheuse qui en est proche est une sorte de comble, et de longue considération sur le fait de savoir si ils sont dans une ou plusieurs organisations militante syndicale etc...ce qui en passant en dit long sur leurs emplois du temps.

                          Merci !


                        • jullien 9 mai 2009 19:52

                          A Jaja et Pasou :

                          Vous avez tout les deux raison. Mussolini a, comme beaucoup de leaders politiques d’extrême-droite, eu des discours « attrape-tout » et changeants sur le sujet du capitalisme.
                          Pour Pasou, voici le programme original du parti fasciste : « proclamation de la république italienne ; décentralisation (...) ; souveraineté du peuple exercée par le suffrage universel ; vote des femmes (...) ; extirpation de la bureaucratie irresponsable et refonte des organismes administratifs d’état ; abolition du Sénat ; abolition de la police politique [ce qui ne manque pas de sel quand on connaît la suite] (...) ; abolition de toutes les distinctions sociales, titres nobiliaires et ordres de chevalerie ; abolition de la conscription obligatoire, désarmement général, interdiction de fabriquer des armes de guerre, liberté d’opinion, de conscience, de religion, d’association, de presse, de propagande, d’agitation individuelle et collective ; (...) affirmation des droits de l’Italie à sa complète unité historique et géographique (...) ; [la fin du programme traite du corporatisme censé abolir la lutte des classes] »
                          Comme quoi, les promesses électorales non tenues ne datent pas d’aujourd’hui...


                        • jaja jaja 9 mai 2009 19:03

                          Avez-vous au moins lu la citation, datée de 1921, de Mussolini alors qu’il avait déja rompu avec le socialisme italien incarné par Angelica Balabanoff ? Ca ne vous suffit pas qu’il se réclame du capitalisme ? Alors creusez vous même la question....

                          C’est cette même Balabanoff qui réclama et obtint son exclusion du parti socialiste (le PCI en est issu), Mussolini ayant appelé à rejoindre les forces interventionnistes durant la première guerre mondiale.

                          Mussolini était pour l’extrême gauche italienne un vendu au capital dès cette époque !


                          • Kalki Kalki 9 mai 2009 19:42

                            Et si on pouvait trouver que des cas ? même chez les élus ...
                            Et si il n’y avait que des cas, des indidus, et pas de généralité, pas d’idéologie,
                            Et si une personnalité qui se réclame d’un mouvement, d’une partie, peut mentir totalement, et être d’une autre mouvance idéologique.

                            Les valeurs changent au cour de l’histoire.

                            Il y a pourtant des choses qui ne changent pas sur lesquels on peut se baser ( et pas juste des appréciations sur des points de vue, souspoudré de mot/dialectique pour fonder une raison) :

                            Traduction Wikipedia Anglais pour,”Les Recherches en psychologie sur l’ideologie“.
                            La recherche en psychologie suggère de plus en plus que les idéologies reflètent les procédés des besoins et désirs, contrairement à la pensée que les convictions politiques dérivent toujours d’une réflexion indépendante et objective. En 2008, la recherche a suggéré que les idéologies puissent fonctionner comme des éléments d’interprétation qui se répandent pour répondre aux besoins de comprendre le monde, d’éviter l’angoisse existentielle et de maintenir des relations d’estime entre les personnes. Les auteurs ont conclu que de tels besoins pourraient conduire de façon disproportionnée à l’adoption de visions du monde qui justifieraient un système.

                            Les psychologues ont découvert que les traits de personnalité, les diverses particularités individuelles, les besoins et les croyances idéologiques pourraient être liés. Par exemple, une meta-analyse de Jost, Glaser, Kruglanski et Sulloway en 2003 a confronté 88 études originaires de 12 pays différents, comportant plus de 22 000 sujets et ont trouvé que l’angoisse de la mort(présent dans le terrorisme dans les médias, le marketing de la peur), les intransigeances/intolérance face à l’ambiguïté, le manque d’ouverture aux nouvelles expériences(lack of openness to experience), le fait d’éviter l’incertitude(uncertainty avoidance), le besoin de se réduire à l’aspect cognitif(cognitive closure), le besoin d’une structure identitaire personnelle, et la crainte de perdre sa position ou son estime personnelle(self-esteem) : tous contribuent aux degrés de conservatisme politique chez l’individu.

                            Les chercheurs avancent que ces résultats montrent que les conservateurs en politique mettent l’accent sur la résistance au changement et qu’ils sont mus par des besoins qui visent à réduire la peur et l’incertitude. Selon Robert Altemeyer ainsi que d’autres chercheurs, les individus conservateurs en politique ont tendance à se placer très haut sur l’échelle Autoritarisme de Droite(Right-Wing Authoritarianism *échelle mesurant la soumission d’un individu à aux autorités établies, son agressivité contre les opposants des autorités établies et son adhérence aux normes sociales), notamment mesurée par l’échelle RWA d’Altemeyer.
                            La psychologue Felicia Pratto et ses collègues ont trouvé de quoi renforcer la pensée qu’une grande Social Dominance Orientation (SDO*échelle mesurant la préférence d’un individu pour un système hiérarchique) est fortement liée aux visées politiques conservatrices.

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eric

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