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Accueil du site > Actualités > Politique > Partez, Monsieur le Président, partez !

Partez, Monsieur le Président, partez !

53% de suffrages exprimés vous ont, au second tour le 7 mai 2007, élu Président. Ils ne représentaient pas la majorité des inscrits mais 42,68 % d’entre eux. Depuis, vous avez, semble-t-il, déçu un grand nombre de vos électeurs. Les récents sondages, en baisse continue, ne vous accordent qu’un soutien de 24 à 30% de l’opinion selon les instituts, soit environ 60% de votre électorat initial.
 
Profondément respectueux de la Loi, je reconnais votre légitimité pour autant que vous respectiez la Constitution. A ce sujet, j’observe que les électeurs confient au Président un mandat déterminé par le Titre II de celle-ci (articles 5 à 19 inclus).
 
Quand vous outrepassez votre mandat et vous arrogez le droit de proposer les lois et de gouverner, vous violez la Constitution. Quand, comme l’a montré en son temps la réaction de Monsieur Karouchi, mandataire du peuple vous vous conduisez en chef de parti et fournissez en 2008 et 2009, sur le budget de l’Elysée, au mépris de la législation des marchés publiques, des sondages qui n’intéressent que des candidats UMP à d’autres élections (cf. Régionales et Européennes) vous financez illicitement votre parti, vous commettez alors, selon moi, un délit. Une malversation qui ne saurait bénéficier de l’immunité prévue à l’article 67 de la Constitution : « Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68. » puisque vous n’agissez pas en qualité de Président, selon votre mandat, mais en membre d’un parti politique que vous soutenez au mépris de la loi. Vous devrez donc en rendre compte si la justice vous y contraint.
 
En supplément, en expulsant illégalement les Roms, si votre acte entre, ce qui est vraisemblable, dans le champ de l’article 7 (alinéas d et h) du Statut de la Cour Pénale Internationale http://www.icc-cpi.int/NR/rdonlyres/6A7E88C1-8A44-42F2-896F-D68BB3B2D54F/0/Rome_Statute_French.pdf, vous commettez un crime contre l’humanité, accusation pour laquelle, si elle intéresse le Procureur Général de cette Cour, l’immunité constitutionnelle présidentielle est levée (art 53.2 de la Constitution).
 
Mensonge après mensonge, erreur après erreur, votre situation, Monsieur le Président, est devenue intenable, votre crédibilité n’existe plus. Le mandat que vous a confié le peuple souverain est de veiller au respect de la Constitution, au fonctionnement régulier des institutions et d’assurer l’arbitrage entre législatif et exécutif. Il ne vous suffit pas. Hélas pour La France !
 
Quand vous décidez de tout, en maladroit despote, vous abusez du mandat qui vous a été confié. Vous trompez votre mandant.
 
Cette attitude profondément antirépublicaine et anticonstitutionnelle n’a aucune légitimité et surtout pas celle du suffrage universel. Relisez la plaquette que vous remit le 30 octobre 2007, votre ami Balladur sur le perron de l’Elysée, elle vous le confirmera. Vous ne devez ni gouverner ni légiférer. Même l’armée, dont vous êtes le Chef, est à la disposition du Gouvernement (art.20 de la Constitution). Quant aux traités que vous signez, ils doivent être ratifiés par une loi.
 
Votre pouvoir de Président n’est pas aussi large que vous et les vôtres l’affirment aux Français, il est fort bien encadré par la Constitution pour autant que vous vous y conformiez. Votre lettre de mission du 18 juillet 2007 et votre lettre d’orientation du 12 novembre au Premier Ministre en témoignent vous en êtes parfaitement conscient (http://mjp.univ-perp.fr/france/let2007fillon.htm). C’est donc délibérément que, à l’instar de vos prédécesseurs, vous agissez en toute illégalité.
 
Hélas ! Ce n’est pas là les seules libertés prises vis-à-vis de vos devoirs et de l’engagement contracté en acceptant le mandat populaire que vous briguiez.
Quand la Cour des Comptes constate que vous ruinez l’Etat et la Sécurité Sociale et dénonce l’application systématique et récursive de mesures dérogatoires disproportionnées et inadaptées : vous n’en tenez nul compte.
Regrettable ! Ces mesures ont conduit, en 2 ans et demi, à une augmentation de 34,7% du chômage de catégorie 1 et, selon Eurostat, génèrent 500.000 travailleurs sans emploi, sans compter les jeunes non inscrits au Pôle emploi et les autres catégories de chômeurs : vous sabotez pertinemment la substance économique et sociale du pays.
 
Prenant acte que la dette publique ne cesse de croître et que, selon la Cour des Comptes, elle atteindra 100% du PIB en 2013, il est préférable, Monsieur le Président, que vous quittiez, sans vous attardez, des fonctions que vous n’assumez pas au bénéfice de la France mais à son détriment.
A elle seule, votre mandature enregistre un déficit global de 386,7 milliards € à fin 2010. C’est dire que, dans ce domaine, vous battez tous les records de vos prédécesseurs, toutes étiquettes confondues. C’est sans doute ce que l’histoire retiendra de vous.
 
Entrons dans le détail des comptes !
 
En 2010 le déficit prévu est de 152 milliards €. Il représente, comme en 2009, presque 8% du PIB, alors que le montant des dispositifs dérogatoires appelés niches sociales et fiscales atteint, lui, 172 milliards € (cf. Cour des Comptes, Conseil des prélèvements obligatoires).
 
Faut-il conclure à votre incompétence et celle des aides que vous avez choisis ou bien, comme le crient certains, êtes-vous au service de la classe dirigeante et d’entreprises profitant du concours financier de l’état pour délocaliser ? Ce en endettant sans vergogne les contribuables, plus précisément, les classes moyennes et les populations défavorisées dont les jeunes constituent la majorité.
 
Vous êtes l’auteur de déficits historiques, jamais atteints en temps de crise, et ce depuis que l’état cumule la dette (1973). Non content, après avoir ruiné l’état, vous cassez la Sécurité Sociale avec des niches sociales pour plus de 22 milliards € en 2008 et 25 milliards € en 2009. Comment comprendre la logique économique de votre gestion ?
 
Une gestion que vous expliquez par des mensonges statistiques contredits par les organismes d’études publics. Votre discours, à des travailleurs, pour justifier la réforme des retraites par le fait que « en 50 ans, la moyenne de vie a augmenté de 15 ans dans notre pays » l’illustre. Il est démenti par l’Insee et l’Irdes qui établissent à 9 ans et 8 mois cette augmentation dans ce même laps de temps. En outre vous prétendez : « Il y a 10% des retraités français dont on finance les retraites par des emprunts parce qu’il n’y a pas d’argent » C’est inexact ! Les comptes de la Caisse Nationale de l’Assurance Vieillesse montrent que, en 2009, ce financement a représenté 7,33 % de la retraite, tous régimes confondus, soit 26,6 % de moins que votre affirmation.
 
En supplément, ce n’est pas la Sécurité Sociale que vous financez avec les emprunts évoqués mais les niches sociales accordées au patronat pour 25,3 milliards en 2009, un montant qui couvre largement le déficit global de la Sécurité Sociale. Vous appauvrissez donc résolument cette institution publique. Voyons la question de plus près…
 
En 2008, le déficit de la sécurité était de 11,9 milliards, en 2009 il atteignait 24 milliards. Autant dire que, sans les niches sociales évoquées, sur les 2 exercices le bilan de la Sécurité Sociale, en 2008, eut dégagé un excédent de 10,7 milliards et en 2009 de plus d’un milliard.
 
Dois-je rappeler, puisque vous ne semblez pas lire les rapports de la Cour des Comptes, que les 22,6 milliards de niches sociales de 2008 avaient été programmés, pour sauvegarder et créer 800.000 emplois dans la catégorie des salaires (1 à 1,6 fois le SMIC), et donc concernaient des salariés touchant entre 1.280 et 2.048 € mensuels bruts. Est-ce à dire que l’état a subventionné chacun des emplois, prétendus créés ou sauvegardés, pour un coût unitaire de 28.250 € annuels ?
 
Si vous, qui prodiguez l’argent du peuple, il vous arrive de compter : faites le calcul ! 12 X 1.280 = 15.360 € et 12 X 2048 = 24.576 €. J’ignore la répartition des 800.000 salaires mais entre 24.576 et 28.250 € la différence est de 3.674 € et entre 15.360 et 28.250€ elle croît jusqu’à 12.890 €. 
 
C’est vrai vous nous répondrez que ce chiffre n’est rien comparé au coût d’un emploi produit par la diminution de TVA dans les secteurs ciblés de la restauration, de la construction et entretien de logement et des services à la personne. Le Fouquet’s et Bouygues peuvent se frotter les mains, cette aide oscille entre 80.000 et 135.000 € par nouvel emploi selon l’estimation du Conseil des prélèvements obligatoires (Cour des Comptes) 
 
A ce stade une entreprise n’a plus besoin de produire et de vendre. Pour être profitable, il lui suffit d’embaucher et de laisser les employés chez eux surfer sur Internet, elle économisera ainsi les frais d’exploitation, les biens d’équipement, l’achat de matières premières, les moyens et l’énergie, nécessaires pour les transformer. Elle pourra faire travailler ses capitaux, issus des dispositifs dérogatoires, en spéculant à la bourse pour développer les bonus des traders que vous prétendez combattre. Nous sommes, grâce à votre sagacité malicieuse, dans une situation absurde voire ubuesque, caractéristique de votre action.
 
En 2013 après avoir achever de brader son patrimoine, selon les estimations de la Cour des Comptes, l’état aura, grâce à vous, un déficit égal au PIB national. La France n’aura probablement plus de crédit et l’état aura englouti l’épargne des classes moyennes. Il ne pourra plus rembourser les livrets d’épargne, les bons et obligations du Trésor. La France sera lessivée, tarie. De nombreuses banques exsangues disparaîtront dans la tourmente ruinant la plupart des foyers. Voici le résultat prévisible de votre politique.
 
Si à l’exemple des délocalisations du capital et des entreprises, Les petits épargnants, pour préserver leur patrimoine, choisissent, comme c’est leur droit, les banques luxembourgeoises ou le bas de laine plutôt que les livrets A, LDD et LEP, et exigent le remboursement des obligations et bons du Trésor : vous pouvez mettre la clef sous le paillasson après avoir mis l’Etat sur la paille.
 
Cette conclusion sans animosité ou tricherie, repose sur le résultat des travaux sereins de la Cour des Comptes. Ces travaux n’expriment aucune opinion politique, ils exposent une situation comptable catastrophique qui empire, malgré les sacrifices demandés aux futurs retraités et aux bénéficiaires de l’assurance maladie, votre prochaine réforme. De qui vous moquez-vous ? Votre quinquennat est néfaste. Il ruine l’état et engendre la misère du peuple.
 
Pour le salut de la république, dont vous n’avez, semble-t-il, cure, il est grand temps, Monsieur le Président, que vous partiez.
 
Cela vous permettra, comme vous le fîtes devant Dieu au Vatican, de rendre compte à la justice séculière des irrégularités, présumées et non prescrites, de votre carrière politique. Ce départ volontaire, sera sans doute la meilleure décision que vous aurez prise. Elle vous permettra peut-être, si vous en avez une, de soulager votre conscience. Bien sûr, que votre ami Pape vous garde au Latran s’il le désire ! Nous ne souhaitons plus de vous à l’Elysée.
 

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89 réactions à cet article    


  • millesime 19 octobre 2010 10:37

    narcissique, parano, il aime le conflit de sorte qu’il n’est pas prêt de partir... !


    • emile wolf 19 octobre 2010 11:10

      Millesime

      C’est une opinion tout à fait de circonstance. Hélas !


    • frugeky 19 octobre 2010 10:37

      Démonstration limpide.
      Sarkosy de Nagy Bocsa est là pour ruiner la France qu’il n’aime pas et qui le lui rend bien.
      Qu’il puisse être défendu par des personnes sous prétexte de son élection et de sa légitimité leur fait oublié, comme rappelé dans le texte, qu’il ne respecte pas le contrat sur lequel il a été élu, le respect de la constitution. Ne parlons même pas du respect de son programme.
      Qu’il parte de lui même ou pas, il devra être jugé. Même si il va jusqu’au bout de son mandat.


      • emile wolf 19 octobre 2010 11:11

        Bonjour Frugeky,

        Que le peuple et la justice vous entendent !


        • Triodus Triodus 19 octobre 2010 10:48

          Dernière apparition à l’écran (hormis l’effet peu flatteur des coupes de la traduction allemande),
          restent des expressions/mimiques qui en disent long :

          Sur les mots :

          - Démocratie (une moue terrible)
          - Parlement (un crachat sur le trottoir)

          Mepris, fuite, rejet, quasi-panique : ça sautait aux yeux !


          • emile wolf 19 octobre 2010 18:46

            Cher Triodus,

            Fidèle dinosaure du « cetacésarkozyen » J’ai failli méconnaître votre empreinte et la trouve très belle : vous devriez graver votre propos sur le mur de Lascaux.

            Quelle remarquable psychologie... Ah c’est beau les études ! On a beau venir du sexagénaire l’impression est toujours la même. Aber warum die deutsche Übersetzung ?

            Seriez-vous, comme Sylvain Reboul, expatrié en Allemagne ?

             Merci de votre concours.


          • Triodus Triodus 19 octobre 2010 23:57

            Hein, quoi ? Non, De Genève..
            Aber.. Ich weiss es wird einmal ein Wunder geshehen.. (pour vous)


          • Triodus Triodus 20 octobre 2010 00:09

            @Emile,

            Au vu de ces images, je ne comprends même pas comment ses « amis » ne lui auraient pas gentiment dit de ne pas y aller dans cet état..


          • emile wolf 20 octobre 2010 00:24

            Ach ! Danke für die Nina lieber Hagen !

            Haben Sie tatsächlich den Siegfried ermordet ?

            Na ! Wunderbar... Ich rufe sofort die Polizei.

            Très gentille attention bien que la Nina ne soit pas tout à fait un dino elle nous rappelle notre jeunesse.

            Bonne nuit


          • Fergus Fergus 19 octobre 2010 10:49

            Bonjour, Emile.

            Le problème c’est que Sarkozy n’a manifestement ni conscience, ni éthique, ni morale. Ou plus exactement qu’il subordonne les embryons qu’il possède à ses intérêts personnels et à eux seuls. Quant aux Français des classes populaires, de plus en plus essorés et paupérisés, il n’en a, comme disent les jeunes, strictement « rien à battre ! »


            • emile wolf 19 octobre 2010 11:19

              Bonjour Fergus,

              Ce Nosferatu dévorerait des petits enfants au petit déjeuner que le monde ne s’en étonnerait même pas. Et en plus, par rapport au héros de Murnau, il cause ou plutôt il fabule.


            • Fergus Fergus 19 octobre 2010 18:41

              Oui, Emile, il fabule, et cela part dans tous les sens, mais la contradiction ne gêne absolument pas ce personnage sans foi (politique) ni loi (il s’assied sur la Constitution).

              Merci pour cet excellent papier.

              Bonne soirée.


            • Salsabil 19 octobre 2010 11:00

              Bonjour Emile,

              Excellent papier, c’est édifiant !

              Les chiffres ne mentent pas...Eux !


              • emile wolf 19 octobre 2010 11:14

                Bonjour Salsabil

                Merci de votre appréciaiton.. J’en rougis... Ce n’est pas une opinion politique. 


              • tmd 19 octobre 2010 11:02

                Attendez 2012. On verra alors. C’est le rythme français : 5 ans.

                Donner les pleins pouvoirs, ou presque, à quelqu’un, quel qu’il soit, pendant 5 ans est inadmissible. Aucune autre démocratie ne donne des durées de règne aussi longues, sans aucun moyen démocratique, c’est à dire dans le respect de la constitution, d’y mettre un terme. C’est bien dommage.

                La France y gagnerai beaucoup à adopter un rythme de respiration politique plus rapide.


                • emile wolf 19 octobre 2010 11:40

                  Bonjour TMD,

                  Je ne vous contredis pas sur la réalité, elle est évidente.

                  Toutefois j’observe que constitutionnellement le Président n’a pas les pleins pouvoirs. Même dans le cadre de l’article 16, il est très loin de les détenir indéfiniment. Si le Premier Ministre était digne de cette fonction, plutôt que de se coucher au pied du perron il aurait remis les choses dans l’ordre constitutionnel.
                  Mais pour cela encore eut-il fallu qu’il en ait et que les députés et sénateurs, élus, soient les représentants du peuple et non de partis. Hélas ! Chacun regarde son portefeuille ou son portemonnaie...Dès lors que les parasites vivent en symbiose avec le peuple qui les nourrit tout se passe bien mais lorsque l’équilibre est rompu au profit des parasites tout le monde disparaît. 

                  Nos élus ne sont pas dignes de la confiance et du mandat que leur confie le peuple souverain. Ils ne méritent que le mépris et la non réélection. Il convient toutefois de pouvoir les remplacer par une gens probe. Il faut dans ce cas se souvenir que le pouvoir corrompt. Là les difficultés commencent . Quel homme politique répond-il aujourd’hui aux critères de pureté nécessaires à cette utopie ? 


                • Michel DROUET Michel DROUET 19 octobre 2010 11:14

                  S’il suffisait du départ d’un seul homme pour que la situation s’améliore, que les choses seraient simples.

                  Malheureusement, ce n’est pas le cas : il faudrait mettre dans le même sac ses supporters (les patrons du CAC 40, le Médef, les banquiers qui nous ruinent, la grande distribution qui vit sur notre dos et tue l’agriculture....)

                  (liste non exhaustive)


                  • liberta 19 octobre 2010 11:37

                    @ Drouet

                    Vous avez raison
                    Il n’y a pas que Sarkozy qui doit dégager, c’est la mafia de la haute finance gérée par Rockfeller,Goldmans Sachs , MOnsanto, et maintenant Bill Gates quu’il faut éradiquer

                    C’est eux qui gouverne le monde occidental et Sarkozy n’est que leur clown, tout comme Van Rumpuy à la tête de l’Europe avec son complice Barroso

                    http://www.alterinfo.net/Blackwater-Monsanto-et-Bill-Gates-les-machines-de-guerre_a50786.html


                  • Anonymous Republic Punisher Rigel 20 octobre 2010 02:20

                    Ouais bah la liste on va la faire lol !


                  • emile wolf 20 octobre 2010 22:22

                    Bonsoir Michel

                    Je n’avais pas vu votre intervention et vous en remercie.

                    Certes avez-vous raison ! Mais si vous réflechissez aux conséquences d’un tel départ : vous vous rendez compte qu’il nécessite une élection présidentielle. Celle-ci permet au nouvel élu de dissoudre l’assemblée nationale et de désigner un nouveau premier ministre après les législatives.
                    Lequel, chef de Gouvernement pourra en composer un nouveau , définir et conduire une politique nouvelle.

                    En réalité la fonction clé du Président de la République permet d’envisager un avenir différent et peut-être une amélioration de la situation.

                    Comme sur un échiquier ordinaire sur celui du jeu politique, compte tenu des règles de notre Constitution, si le Président de la République ou si vous préférez le roi abandonne : la partie est terminée.

                    Ne soyez donc pas catastrophé Loin d’être un malheur le départ de M.Sarkozy serait le point de départ d’une nouvelle donne. Vous le voyez les choses sont plus simples qu’elles n’y paraissent à première vue.

                    Réfléchissez ! Vous comprendrez le bien-fondé de cette affirmation.  

                     


                  • Papybom Papybom 19 octobre 2010 11:20

                    Bonjour Monsieur Emile Wolf.

                    Bel article, mais un doux rêve. Il ne quittera jamais la place.

                    La cour fait rempart entre lui et le peuple. Rempart contre la réalité et son rêve de grandeur (je ne dis pas glandeur). La position est défendue par une multitude de textes, qui protège l’homme et la fonction. Regardez Monsieur Chirac…intouchable. Et pourtant  !

                    Malgré l’information plus libre, nous les petits, ignorons encore la plupart des basses manœuvres pour le tenir en place. Trop d’intérêts pour les saigneurs de sang des plus humbles.

                    En regardant ma carte d’électeur, je me demande son utilité  ! Les gents de droite voterons toujours pour garder leurs avantages et les gents de gauche pour acquérir la place. Mais pour leurs avantages, cette fois.

                    Nous ne savons pas encore lire dans l’esprit humain. Un bon commercial, un politicien retord ….nous vendront toujours un bonheur utopique.

                    Aucune profession de foi d’un candidat n’affichera jamais  :

                    Satisfait ou remboursé  !

                    Un dicton disait  : Avant d’épouser la fille, regarde la mère…Avant chaque scrutin, regardons bien pour qui nous votons. Le moindre vote a une importance. Arrêtons de voter clan contre clan, votons pour des hommes honnêtes. Etre honnête implique également de savoir reconnaître et corriger ses propres erreurs.

                    Cordialement.


                    • emile wolf 19 octobre 2010 12:08

                      Bonjour cher Papy,

                      Entre nous vous pouvez laisser le « Monsieur » de côté. Emile suffira. 

                      Je vous remercie de votre intervention. Un doux rêve oui, mais ne faut-il pas se réfugier quelque part pour se protéger de soi-même et de ses réactions ?

                      Ce bilan est celui de plusieurs rapports ayant nécessité de colliger nombre d’informations en provenance de différents instituts. La Cour des Comptes réalise une oeuvre admirable le plus souvent pour rien. Elle n’est ni entendue par les politiques, ni par le peuple peu habile dans le dédale de chiffres comptables et du jargon qui les obscurcit.

                      Que de temps à autre, il soit permis d’informer les concitoyens de l’état des lieux malgré l’utopie d’un titre qui provoque la réaction, en présentant une conclusion neutre, souvent écrite entre les lignes pour ménager le pouvoir, est une liberté encore tolérée. J’en profite comme ceux qui, avant moi, ont abordé des pans de ce sujet trop vaste pour un article.

                      Votre sagesse Papy est le fruit de votre vécu. Bien peu hélas et surtout les jeunes, préoccupés de leur avenir, ne sauraient en tenir compte. Même si « l’histoire est un éternel recommencement » comme le dicton le prétend .« l’expérience ne sert jamais aux autres » J’ajoute : hélas ! Et ne vous l’apprends pas, Papy.. 

                      De la même facon que l’utopie caractérise mon titre , elle génère, pour partie, votre commentaire et c’est bien ainsi. Il faut toujours essayer d’éclaircir l’esprit embué.

                      Cordialement.    


                    • Anonymous Republic Punisher Rigel 20 octobre 2010 02:22

                      Des honnêtes en politique y’en a pas bcp, déjà on ferait bien de tous les viré et d’inventer un autre système plus démocratique, parce que les modes de scrutins en France ne sont qu’une MASCARADES dont plus bcp de monde n’est dupe c’est bien pour ça qu’autant de gens ne votes pas ! Alors Maintenant c’est la guerre avec ce Gouvernement Illégitime, et il va plier ou sera broyer


                    • eric 19 octobre 2010 11:21

                      « Les chiffres ne mentent pas...Eux ! » Encore faut il les comprendre ! Sarko sera peut être réélu avec un pourcentage des électeurs inscrit encore infèrieur à la fois précédente, mais il le sera.
                      Dans un pays ou on atteint 80% d’une classe d’âge au bac dans les jeunes générations, la plus part des gens savent compter et comprennent que c’est Sarko ou des gens qui tous, préconisent, sur la base des chiffres ci dessus, d’augmenter les impôts, les charges sociales, et d’augmenter les dépenses publiques et les transferts sociaux ainsi que le nombre de fonctionnaires et leurs salaires tout en diminuant l’age de la retraite et le nombre d’heures travaillées.
                      Tous le monde serait pour dans l’absolu, personne n’est ravis d’être obligé de se retrousser les manches pour compenser 30 années ou par peur, lâcheté et paresse, on a cédé aux dictats d’un secteur public puissement organisé et qui a toujours dicté ses choix égoïstes. C’est cela qu’exprime les sondages. Mais fort heureusement, une large majorité de la population reste lucide sur le fait que ceux qui promettent que nous allons continuer à dépenser plus que nous produisons, au détriment des générations futures, sont des guignols ;


                      • emile wolf 19 octobre 2010 12:42

                        Bonjour Eric,

                        Je crois qu’il vous manque, comme à nous tous, nombre d’éléments pour établir un état réel de la situation. Les travaux de la Cour des Comptes et de ses différentes divisions, eux-mêmes, ne parviennent à une maîtrise absolue de l’état exact de la nation.

                        Ceci dit, il conviendrait peut-être que vous vous informiez davantage sur le secteur public que vous condamnez selon un préjugé défavorable très largement répandu chez nous. Loin de vous donner tort sur les pressions insupportables que dans le passé certaines grèves ont coûté à l’économie, pour ce qui est du sujet aujourd’hui préoccupant traité : les dépenses dispendieuses de l’état au profit de qui ? On ne sait pas bien. Jetez un coup d’oeil sur « Comment occuper Besancenot et ses collègues » dans l’édition d’hier d’Agoravox. 

                        Vous y trouverez la démonstration par l’absurde que la politique consistant à faire disparaître le secteur public au profit des dispositifs dérogatoires privilègiant le privé est totalement inefficace et d’une rare cherté. Ainsi le sommet de l’absurde est atteint dans le secteur des services à domicile. Ce secteur bénéficia d’une enveloppe de 6,5 milliards en 2009 pour soutenir l’emploi, l’Insee dénombre l’équivallent de 36.000 emplois à temps plein subventionnés par cette dérogation sociale et fiscale. C’est-à-dire que chaque emploi coûte à l’état 180.000 € . Vous lisez bien 180.000 € !

                        Il n’est nul besoin d’être un aussi grand clerc que vous pour comprendre que quelque chose ne fonctionne pas dans un tel dispositif et que cette mesure est totalement désiquilibrée et superflue.

                        Il me semble, sans vouloir vous fâcher, que votre propos ne correspond pas à votre manière d’agir.Comment, en toute bonne foi, prétendriez-vous comprendre un sujet que vous connaissez apparemment très mal ?

                        Bonne journée.


                      • eric 19 octobre 2010 13:36

                        La Cour des comptes est un organisme habilité à contrôler la régularité adminsitrative des dépenses publiques. Accesoirement, elle fait un peu de contrôle d’opportunité sans conséquences autres qu’un rôle éventuel d’influence.
                        Maintenant, les trentes dernières années, c’est entre 1, 5 et 2 millions d’agents public ssens large en plus, une dizaine de point de pib dépensés en plus pour les services publics, une baisse des investissements publics au bénéfice des frais de fonctionnement en pourcentage, des couts de fonctionnement qui sont les plus onéreux du monde développé ( la redistribution sociale de 1 euro, a un cout, les salaires de ceux qui s’en occuppent, de 1 euro source OCDE), le tout avec pour résultat, le constat unanime de toutes les gauches, d’une dégradation continue de la qualité du service public.
                        Ainsi, la dépense réelle en monnaie constante par élève scolarisée par exemple, a doublée en trente an, pour que là aussi, les syndicats gémissent sur la dégradation de l’ascenseur social et le manque de moyen, et tout est à l’avenant. Donc je réitère mon diagnostic, ceux qui nous proposent en pratique de continuer comme dans les trente dernières années sont des guignols et ou des fonctionnaires


                      • Jean 19 octobre 2010 18:42

                        Curieux ; il y a de mojns en moins d’ agents dans les Postes, de moins en moins de Postes, plus d’ agents sur les quais à la RATP, de moins en moins d’ agents dans les gares, de moins en moins de gares, etc., tout ferme, mais ça coûte de plus en plus cher

                        Où va l’ argent ? pas dans la poche du salarié public de base !

                        Tiens dans le port où je vis, il y a quelques années a été vendue une drague du service maritime des ponts et chaussées, équipage français limogé. Aulourd’ hui c’ est une drague danoise (pour quel grand patron du cac 40 ?) qui travaille dans le port !

                        Le concret ça explique mieux.


                      • Defrance Defrance 19 octobre 2010 20:07

                        Dans les trentes prochaines années, vous verrez .... ce sera multiplié par 10 !

                        Prenez l’exemple du Gaz, du chemin de fer, du timbre poste, depuis le passage a l’Euro les prix se sont envolés !


                      • Defrance Defrance 19 octobre 2010 20:01

                        Et DSK, il a dit quoi ?

                         Prête moi Carlita, juste 30 secondes,ça suffira ?


                      • asterix asterix 19 octobre 2010 13:06

                        Moi ! J’ai toujours eu envie d’avoir un nain de jardin...


                      • Jo Gurmall de Stafferla Jo Gurmall de Stafferla 19 octobre 2010 18:48

                        Son pote Benoït lui aurait refilé un billet pour un pays d’Amérique du Sud. Vieille coutume...


                      • Defrance Defrance 19 octobre 2010 20:03

                        En Corée on mange parfois du Chien, alors, même un caniche nain en période crise, pourquoi pas ?


                      • sleeping-zombie 19 octobre 2010 13:05

                        J’abonde.

                        Tes premiers paragraphes, concernant la légalité même de son action soulève toutefois une question : qui a autorité pour faire respecter la constitution ?
                        Parce que quand quelqu’un commet un meurtre, ce qui illégal, la société ne se contente pas de clamer son désaccord via la loi, elle utilise également une force de police pour arrêter l’assassin dans le cas absolument délirant où ce dernier ne se livrerait pas de lui-même à la justice.
                        Dans le cas de notre, qui a pour tâche de le surveiller ?
                        De mémoire, c’est le sénat. Quand il ne dort pas. Finalement, cet article souligne plus l’incompétence du sénat que celle du président. Si un prisonnier quitte la prison parce que les gardiens ont laissés toutes les portes ouvertes, la justice ne qualifie pas ça d’évasion. C’est considéré comme normal.
                        Ici, on est dans le même cas.

                        Ton article devrait plutôt s’intituler « Virez-le, messieurs les sénateurs, virez-le ! »

                        (c’était juste pour ramener ma fraise, et rappeler que les dysfonctionnement actuel de l’appareil d’état ne sont pas le fait d’un seul homme, aussi nain soit-il)


                        • emile wolf 19 octobre 2010 13:41

                          Bonjour sleeping Zombie,

                          Excellente question !

                          Il y a comme un vide à ce sujet.

                          Seul le Président de la république est constitutionnellement en charge de veiller au respect de la Constitution.

                          Il reste alors au Parlement de résoudre la question en appliquant l’article 68 prévu à l’effet de le destituer « pour grave manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Je vous fais grâce de la procédure de composition et de fonctionnement de la « Haute Cour  » prévue. L’article 68 est sujet à une loi organique pour être mise en application et celle-ci attend le bon vouloir des parlementaires pour être rédigée et approuvée depuis fin février 2007.

                          Ce qui signifie que personne n’est aujourd’hui en mesure de destituer le Président de la République. Toutefois si un empêchement définitif d’exercer son mandat est constaté et déclaré par le Conseil Constitutionnel, l’élection d’un nouveau président est mise en route. Cet empêchement peut-être du à une cause médicale grave, la santé mentale très préoccupante d’un président pourrait, par exemple, déclencher une procédure de constat d’empêchement. Le peuple devrait donc exiger du législateur qu’il inscrive dans la constitution l’obligation régulière d’examen psychiatrique de tels mandataires par un aéropage d’experts désignés conjointement par les parlementaires et des magistrats.    


                        • Anonymous Republic Punisher Rigel 20 octobre 2010 02:31

                          Evidement qu’il est taré !


                        • emile wolf 19 octobre 2010 13:07

                          Bonjour Calmos,

                          J’espère au moins que votre vessie de talonneur n’a pas été trop à l’honneur, comme au premier tour des élections de 2002, et que vous n’avez pas du recourir au « coton-tige » pour étancher la fuite. Je ne souhaite nullement vous contraindre à baisser votre froc de rire.

                          J’en profite pour vous dire combien j’apprécie vos interventions et donc votre talentueux humour, car je n’en connais pas une qui n’éclate de cette délicate sensibilité qui vous caractérise. Bien entendu ceci n’est pas une déclaration mais l’expression des fous rires que j’attrape et dont je vous suis reconnaissant.. 

                          C’est donc un grand honneur que de recevoir un participant de votre qualité. En somme le scoop c’est vous. Restez parmi nous longtemps.
                          Mais pourquoi ne pas présenter à titre d’article, une fois, un condensé des plus de 6350 commentaires dont vous avez gratifié Agoravox ?

                          Cordialement.

                          PS : sans vous critiquer... Votre chaton est infiniment plus agréable et séduisant que l’image, prétendue vous ressembler, publiée récemment pour effrayer un court instant, ce contradicteur sans fantaisie qui voulait vous écraser le nez d’un coup de boule.
                           


                          • emile wolf 19 octobre 2010 14:56

                            Cher Calmos,

                            Mais je vous ai remercié et vous remercie encore !

                            Je ne me moque pas du tout de vous. J’adore vous lire et j’approuve tout à fait votre intervention. Je suis profondément convaincu que vous êtes un honnête homme. En supplément, je crois que vous portez magnifiquement votre pseudo et que vous cultivez la maîtrise de vous-même ce qui est à mes yeux une grande qualité. 

                            Et vous en avez deux autres :
                            -la confiance en vous ;
                            -Ensuite : vous ne pratiquez pas l’hypocrisie et n’êtes pas de ces faux modestes qui comme le disait La Rochefoucauld cultivent le refus des louanges pour se voir louer deux fois.

                            Maintenant que vos souliers brillent même sur la semelle, attention de ne pas glisser ! Allez ! Je vous laisse à Jospin, votre pelote de laine, et vos souris préférées Aubry et Royal.  


                          • Jean Lerroux 19 octobre 2010 13:12

                            Un nouveau comique, petit perroquet sirupeux de l’anti-sarkozysme qui ne semble même pas comprendre ce qu’il écrit.

                            Merci pour ce moment de rigolade et, surtout, restez, Monsieur Wolf, restez !
                            Toute la France (je crois...) attend avec impatience votre nouvel guignolade...


                            • Sachant Sachant 19 octobre 2010 13:54

                              Anti-sarkozysme ?
                              Les mots en isme reposent sur des idéologies
                              Elles mêmes fondées sur des idées
                              Anti-sarkosianisme serait plus approprié

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