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Accueil du site > Actualités > Politique > Pathétique numéro de prestidigitation élyséenne

Pathétique numéro de prestidigitation élyséenne

« Prestidigitation : Art de produire l’illusion d’opérations de magie par des manipulations, des artifices, des trucages ; illusionnisme » (Petit Larousse).

Le Président de la République François Hollande s’est exprimé pendant trente-sept minutes lors d’une interview à l’Élysée avec Claire Chazal sur TF1 le dimanche 15 septembre 2013. Il ne l’avait pas fait depuis deux mois.

À l’origine, François Hollande devait présenter la position française sur la Syrie mais ce sujet n’a duré que quinze minutes (moins de la moitié de l’intervention télévisée), si bien que cette nouvelle prestation est apparue à la fois désordonnée, sans fil conducteur et sans message concret à délivrer aux Français.

Sur la forme, il a poursuivi son mimétisme mitterrandien jusqu’à en adopter la pose des mains, ne minimisant aucun signe régalien (drapeaux, lustres, rideau, fauteuils) montrant qu’il était bien le chef de l’État (les visites au siège des chaînes de télévision sont maintenant bien oubliées).

Hélas, cet exercice de comédie ne suffit pas à "asseoir" un Président de la République qui, s’il a évidemment la légitimité populaire (il a été élu le 6 mai 2012 et personne ne lui conteste son élection), montre chaque jour depuis seize mois qu’il est loin d’être à la hauteur, son inexpérience tant diplomatique que gouvernementale n’étant pas de mesure à rassurer un pays en pleine crise économique.


La France loin du leadership diplomatique sur la Syrie

Sur la Syrie, alors qu’il avait mis la France dans une situation de belligérant, aux antipodes de 2003, à savoir, à la remorque des États-Unis, François Hollande a voulu seulement se justifier en disant que sans sa fermeté, il n’aurait pu y avoir un accord américano-russe à Genève le 14 septembre 2013 entre John Kerry et Sergueï Lavrov sur le démantèlement des armes chimiques syriennes.

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Pourtant, il n’a pas répondu à la seule question qui prévaut (posée timidement et sans relance par Claire Chazal) : pourquoi la France a-t-elle été absente des négociations de Genève ?

Rien non plus sur la division totale de l’Union Européenne sur ce sujet, et l’incapacité du Ministre français des Affaires étrangères (à savoir Laurent Fabius) de faire vraiment de la diplomatie, à savoir aller dans chaque capitale européenne pour expliquer la position française.

Heureusement pour lui, mais aussi pour le monde et la paix, la bienheureuse initiative russe a permis de faire machine arrière et de renoncer au principe d’une intervention militaire (auquel les Français étaient très majoritairement opposés) sans (trop) perdre la face.


Toujours plus d’impôts et de taxes

Cependant, la rentrée est aussi propice aux réflexions sur l’économie et les finances, d’autant plus que les principales orientations de la loi de finance 2014 ont déjà été présentées. Sur ce sujet-là aussi, comme toujours, le Président français s’est montré flou, sans colonne vertébrale, sans objectif clairement défini.

Cela fait un an qu’il répète qu’il n’y aura plus de nouvelle taxe ou impôt et cela fait un an que les impôts et les taxes ne cessent d’augmenter pour de très nombreux contribuables. La situation budgétaire demande évidemment beaucoup de rigueur mais on a l’impression qu’on perd sur les deux tableaux : d’une part, François Hollande a confirmé implicitement qu’il y aurait bien 12 milliards d’euros de prélèvements supplémentaires (alors que ses éléments de langage en étaient restés à 3 milliards) ; d’autre part, la perspective d’une réduction du déficit budgétaire s’éloigne de mois en mois (le 11 septembre 2013, le Ministre des Finances Pierre Moscovici a prévenu que le déficit serait de 4,1%du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus en 2012 et martelés encore plusieurs mois en début 2013, et encore de 3,6% en 2014).

En somme, on continue à matraquer fiscalement et socialement les personnes et les entreprises, mais on n’assainit toujours pas les finances publiques. Pourtant, le gouvernement semble avoir timidement commencé à envisager la réduction de 15 milliards d’euros dans les dépenses de l’État, cela reste très insuffisant et évidemment, aucune piste n’a été donnée pour aboutir. La vérité, c’est que le pouvoir attend un miracle conjoncturel pour redresser les finances.

François Hollande a même eu le toupet de dire : « J’ai annulé une augmentation de la CSG qu’on annonçait. », comme si les rumeurs (faute de déclarations gouvernementales claires) pouvaient servir de référence à sa propre politique (et sans compter que l’un des points mis en avant dans sa campagne de la primaire, dès 2010, était une profonde réforme fiscale qui viserait à fusionner impôt sur le revenu et CSG, proposition tombée aux oubliettes avec le reste de ses promesses électorales). Ce qui n’empêchera cependant pas une augmentation de 0,15% des cotisations pour les salariés…

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L’augmentation de la TVA prévue le 1er janvier 2014 aura toujours bien lieu, et François Hollande n’a pas été très crédible en expliquant pourquoi il avait supprimé cette augmentation en juillet 2012 (parce que décidée par Nicolas Sarkozy) pour la réintroduire un an plus tard de manière plus sournoise puisque le taux intermédiaire (initialement de 5,5% et passé à 7,0% par l’équipe précédente) va subir une grande augmentation en passant à 10,0% (cela signifie que ce sont tous les emplois des services à la personne et du bâtiment qui vont être le plus touchés, des emplois qui, en plus, ne sont pas susceptibles d’être délocalisés).


Contribution énergie climat

Le dialogue pourrait aussi être cocasse s’il ne s’agissait pas du porte-monnaie des ménages. Ainsi, à la question sur la pression fiscale et sociale, François Hollande a assuré doctement : « Il n’y aura aucune taxe nouvelle qui sera introduite. » mais dès la question suivante, il a évoqué une « contribution énergie climat » qui « va monter en puissance », certes pas en 2014 (donc, en 2015 ?) pour imposer plus lourdement les énergies fossiles.

Claire Chazal n’avait toutefois pas posé la question pour pointer du doigt les contradictions verbales du Président, c’était juste pour entrer dans la polémique (stérile dont les contribuables se moqueraient bien si ce n’était pas leur argent) entre le PS et les prétendus écologistes du gouvernement à propos d’une taxe (supplémentaire) sur le diesel.

Et justement, à cette question : "Y aura-t-il une taxe supplémentaire sur le diesel ?", contrairement aux comptes-rendus qu’on peut lire dans la presse et les médias, François Hollande n’a absolument rien répondu. Il a juste dit, malicieusement : « Il ne faut pas réduire l’écologie à une nouvelle imposition » mais il a bien confirmé cette fameuse "contribution énergie climat" qui va être un mécanisme génial pour l’État de trouver de nouvelles sources de revenus de manière récurrente (rappelez-vous l’introduction en douceur, le 1er février 1991, de la CSG).

Pour compenser le négatif, François Hollande a cependant annoncé un « crédit impôt rénovation thermique » au contour encore flou (décidément, il adore les crédits impôt).


Incapacité à comprendre l’économie

Même sur les heures supplémentaires (la suppression de la défiscalisation qui affecte de nombreux ménages aux bas revenus), François Hollande s’est montré "désinvolte" (selon le mot du président de l’UDI Jean-Louis Borloo) en affirmant sans prouver que la mesure phare du quinquennat précédent aurait coûté 100 000 emplois.

François Hollande a montré une fois de plus son incapacité à comprendre comment s’organise une entreprise, que trente-cinq heures supplémentaires par semaine ne font pas forcément un emploi supplémentaire, comme le voudrait la logique macro-mathématique de la loi sur les 35 heures qui pense que chaque employé est interchangeable et qu’un nouveau recruté vaut un employé expérimenté et opérationnel dans son poste (d’autant plus que les heures supplémentaires sont là pour répondre à une surcharge momentanée à laquelle il faut répondre immédiatement).


Inversion de la courbe du chômage

L’exemple le plus flagrant de ce numéro de prestidigitation reste cependant la réaction présidentielle à propos de l’inversion de la courbe du chômage (rappelons que c’était le 9 septembre 2012 que François Hollande s’était donné un an pour inverser la courbe ; un peu plus tard, il s’était donné jusqu’en fin 2013).

Face à une conjonction qui se détériore toujours sur le marché de l’emploi, François Hollande a en effet déclaré : « On est près du but ! ». À rapprocher de : « La reprise est là ! » lors de sa dernière intervention télévisée, le 14 juillet 2013. Les demandeurs d’emploi vont avoir les bras qui tombent et auraient sans doute envie de lui répliquer : "T’as vu quand t’as bu ?", sans préjuger, bien sûr, de l’ampleur de sa consommation d’alcool.

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Que pourra-t-il bien dire le 31 décembre 2013 à propos de la courbe du chômage ? Est-il possible qu’il prenne ses concitoyens pour des amnésiques chroniques ? Est-ce si incompréhensible que cela que le FN est plutôt à un haut niveau dans les sondages ?


Et le FN, justement ?

Parmi les derniers sujets, un toujours important et récurrent dans les médias, c’est l’hypothèse du Front national au second tour. J’en reparlerai probablement, mais notons que depuis quelques mois, le problème se poserait plus au PS qu’à l’UMP ou à l’UDI en cas d’élimination dès le premier tour au profit du FN.

Les propos de François Hollande de ce dimanche soir ont été affligeants pour deux raisons : d’une part, il a évoqué un "nous" qui excluait près de 18% des électeurs (score à l’élection présidentielle du 22 avril 2012) ; d’autre part, il n’a donné aucun argument qui justifierait de combattre le FN (et pourtant, Dieu sait s’il y en a !).

Il a juste évoqué le pitoyable 21 avril 2002 et son soutien au Président Jacques Chirac au second tour : « La question ne se pose pas ! » s’est-il exclamé. Ben si, justement, si 18% des électeurs ont voté pour Marine Le Pen l’an dernier, si une proportion peu éloignée semble prête à le faire également pour les scrutins futurs, c’est que la question se pose, si ! Et ce n’est pas en considérant que c’est évident qu’il faut combattre le FN que le FN perdra en audience. J’aurais même tendance à dire que l’effet serait le contraire.

François Hollande a eu beau évoquer ses "valeurs" et ses "principes", il n’a pas dit lesquels et pourquoi ils étaient en opposition avec ce que proposerait le FN. Ce type de réponse sur le FN, aussi inadaptée que contreproductive, s’était retrouvé aussi à propos de la construction européenne avec un message équivalent : la question ne se pose pas, l’Europe est une évidence. À partir du moment où une grande proportion de la population a l’impression inverse, la moindre des choses serait d’expliquer, de faire de la pédagogie, et pas de mépriser.


Mépris national

Car c’est bien cela, en final, que François Hollande maîtrise le mieux, mépriser les Français (et plus particulièrement ses électeurs) : prononcer des propos alambiqués, fuyants, brouillons, flous, inconstants, dans l’incapacité de donner une vision forte, tant sur l’économie (on en reste à la perpétuelle "boîte à outils" qui n’a pas évolué d’un pouce en un an) que sur le dossier syrien.

Face aux dénégations répétées sur la pression fiscale, le mieux est de saisir son avis d’imposition reçu à la fin août pour comprendre le degré de sincérité et de manipulation du pouvoir écolo-socialiste.

Puisqu’une réforme sur la formation professionnelle se profile, je propose qu’on forme un peu mieux le locataire de l’Élysée. Le diplôme de onze années de premier secrétaire du PS ne semble pas le plus ajusté à ce poste…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 septembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Interview présidentielle du 14 juillet 2013.
Remous électoraux du FN.
Première année du quinquennat de François Hollande.
Seconde conférence de presse de François Hollande (16 mai 2013).
Interview présidentielle sur France 2 (27 mars 2013).
Première conférence de presse de François Hollande (13 novembre 2012).
Interview présidentielle sur TF1 (9 septembre 2012).
Interview présidentielle sur France 2 (29 mai 2012).

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Moyenne des avis sur cet article :  3.19/5   (42 votes)




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18 réactions à cet article    


  • Demian West 17 septembre 2013 10:37

    S’il n’y avait la fonction qui le protège, il serait contraint de se cacher au fin fond de la Creuse dans un hameau sans télé ni internet et de cultiver la honte d’être Français, qu’il nous a si bien enseignée puis inoculée.




    • Abou Antoun Abou Antoun 17 septembre 2013 10:53

      A chaque nouveau président on croit avoir touché le fond. On pense que le pire n’est pas possible, alors quid de l’après-Hollande ?


      • Indépendance des Chercheurs Indépendance des Chercheurs 17 septembre 2013 14:00

        La réalité est que depuis quarante ans, et quels que soient les partis au gouvernement, on a affaire à la même politique de démolition du patrimoine public et des acquis sociaux. Voir, par exemple, nos articles :
         
         
        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/13/holland e-montebourg-privatisation-de-l-economie-i-49211.html

        Hollande, Montebourg, privatisation de l’économie (I)

        Le Portail du Gouvernement annonce avec force « 34 plans de reconquête pour dessiner la France industrielle de demain », exposant ce principe formulé par François Hollande et largement repris par les médias : « L’Etat n’a pas à se substituer à l’initiative privée » et incluant une référence explicite à la participation du cabinet McKinsey dans l’élaboration des plans. Au même moment, Leral Net interroge à l’adresse du président sénégalais Macky Sall « Macky, Mckinsey et Plan émergence et si on refusait d’être des « GSM », Monsieur le Président ? » (GSM = Gentils Spectateurs de la Mondialisation) avec cette simple question de bon sens : « ... pensez-vous que le Sénégal et sa Diaspora ne regorgent pas de profils, de structures ou d’instituts à même de réfléchir par nous-mêmes et pour nous mêmes... ? ». Et si le gouvernement français s’appliquait le même principe ? Mais François Hollande va jusqu’à affirmer explicitement que ce sont les entreprises privées qui «  connaissent les marchés, les clients, les technologies ». Le gouvernement devant se limiter, de son côté, à la mission fort restreinte de « définir un cadre, d’accompagner et de stimuler ». Appréciation que le Portail du Gouvernement souligne même dans un encadré et qui définit clairement le rôle assigné à Arnaud Montebourg en tant que ministre du « redressement productif ». C’est d’ailleurs, d’après la même source gouvernementale, le cabinet privé McKinsey qui «  table à horizon dix ans sur 480 000 emplois préservés, renforcés, créés ». Quelle est donc en la matière la participation concrète des « élites gestionnaires » issues de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA) et de l’Ecole Polytechnique, et groupées notamment au sein du G16 avec pour objectif affiché «  un Etat fort et bien organisé » garant de la «  cohésion sociale » et de la « préservation de l’intérêt général » ? Où est l’Etat fort, alors que l’économie et même sa planification se trouvent à ce point dans les mains du secteur privé ? D’après un article diffusé par Le Monde avec le titre « Les politiques sont-ils à la hauteur ? », François Hollande a récemment reconnu une simple réalité à propos des anciens élèves de l’ENA : « Le privé, avec ses salaires, son ouverture sur l’étranger, ses carrières, a aspiré les plus ambitieux ». Le 13 septembre, Le Quotidien du Peuple analyse « Les marchés émergents restent le moteur de la croissance économique mondiale, selon un responsable du FMI », se référant à des déclarations du  directeur général adjoint du Fonds Monétaire International (FMI) Zhu Min à l’occasion du Forum économique mondial d’été qui a lieu à Dalian (Chine). Sur ce forum d’été, Le Temps commente « Les affaires passent avant les discours politiques ». Au même moment, l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) rapporte « Roberto Azevêdo lance une « série continue de réunions » pour assurer le succès de la Conférence de Bali » et Le Parisien écrit « Rennes : Ayrault bousculé par les éleveurs en colère ». Le Monde emploie le titre «  Hollande défend ses 34 « plans de bataille » » et souligne cette phrase de François Hollande : «  Il ne s’agit pas de revenir aux grands plans des années 60 et 70 où l’Etat était à la fois inventeur, prescripteur, producteur et client final. Ce temps-là est terminé ». C’est donc, en clair, la fin du rôle historique de l’Etat et du secteur public dans l’économie française. Un bien curieux « socialisme ». Etait-il besoin de voter à « gauche » pour avoir affaire à une telle politique qui n’est que la suite aggravée de celle appliquée depuis une quarantaine d’années par tous les gouvernements ? D’après Le Figaro, « Le PS redoute l’effondrement de son électorat ». Si tel est le cas, peut-on raisonnablement s’en étonner ?

        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/13/holland e-montebourg-privatisation-de-l-economie-i-49211.html ]
         
         
        http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/16/holland e-montebourg-privatisation-de-l-economie-ii-49221.html

        Hollande, Montebourg, privatisation de l’économie (II)

        Le 16 septembre 2013, Le Soir écrit « Hollande devant les Français : une déception », se référant aux commentaires de la presse qui ont suivi l’entretien télévisé d’hier sur lequel le Journal du Dimanche commente « Hollande, très loin du but » et ajoute même « Copie médiocre pour le professeur Hollande ». A son tour, Le Nouvel Observateur voit « Hollande en service après-vente » et l’Humanité critique « Hollande : des propos très « éloignés de la réalité » », alors que Le Monde relève « « Inconsistance », « désinvolture » et « enfumage » : les réactions à l’interview de Hollande ». Mais sans doute, l’intervention la plus significative de François Hollande de la semaine dernière a été sa « Présentation des priorités de politique industrielle de la France », le 12 septembre, que nous avons commentée dans notre article « Hollande, Montebourg, privatisation de l’économie (I) ». Jean-Luc Mélenchon relève notamment ces propos tenus jeudi dernier par François Hollande sur les « 34 plans » gouvernementaux : «  Ces plans ne sont pas sortis de nulle part. Ils ne sont pas sortis de l’esprit de fonctionnaires, par ailleurs nécessaires, mais qui n’ont pas toujours la connaissance de ce que peut être l’industrie de demain, ni de l’esprit de ministres, par ailleurs nécessaires, mais qui n’ont pas toujours la clairvoyance de l’économie et de l’industrie de demain ». Une tirade suivie de la proclamation ouverte de la fin de l’époque des grandes entreprises publiques et des grands projets industriels lancés par l’Etat. Mais s’agit-il, comme le prétend Mélenchon, d’une « mentalité aigre du rentier très mal informé des réalités du temps long dans l’industrie »  ? Bien au contraire, François Hollande, dont la carrière politique a commencé il y a trente-deux ans avec l’élection de François Mitterrand en 1981, possède depuis longtemps les moyens d’être très au courant de ces réalités. Sa stratégie industrielle ne semble donc pas relever d’une quelconque ignorance, mais d’un choix conforme aux intérêts du patronat, des multinationales et des milieux financiers. Le même jour, Boursier.com constatait « Le Medef salue le plan « nouvelle France industrielle » ». Fâcheux, certes, pour la propagande de certains dirigeants du Front de Gauche sur la « victoire commune ». Le Monde emploie le titre « A la Fête de l’Humanité : « Hollande doit revenir à gauche » ». Mais la notion de « gauche » a-t-elle vraiment un sens politique, au vu des réalités historiques ? Et la politique de François Hollande est-elle différente de celle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) dirigée jusqu’à récemment par le « socialiste » français Pascal Lamy, ou de celle dictée par le Fonds Monétaire International (FMI) que dirigeait il n’y pas si longtemps un autre « socialiste » français (Dominique Strauss-Kahn) ?

        [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/16/holland e-montebourg-privatisation-de-l-economie-ii-49221.html ]
         
         
        Cordialement

        Le Collectif Indépendance des Chercheurs

        http://science21.blogs.courrierinternational.com/

        http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia


      • ZenZoe ZenZoe 17 septembre 2013 11:28

        Je n’ai pas regardé, ca ne vaut pas le coup. Il ne dit jamais rien d’intéressant Hollande, jamais de scoop, rien que des phrases ultra creuses qui ont pour objectif d’occuper le « terrain médiatique » et de ne fâcher personne.
        Parait cependant qu’il a fait une ou deux blagounettes à propos du matraquage fiscal, un peu d’humour. Humour ? On est bien aise. Si on me fourre la main dans ma poche pour me voler et qu’en même temps on me dit en riant « ça vous chatouille quand même hein ? », ça ne me donne pas envie de rire. Non.


        • Peggy 17 septembre 2013 11:32

          Oui, avec les deux derniers présidents, la France touche le fond. Comment le peuple français peut-il ouvrir les yeux avec ces médias dominants qui travestissent la vérité ?
          A quand notre révolution à nous le peuple ? 


          • le naif le naif 17 septembre 2013 11:38

            "À partir du moment où une grande proportion de la population a l’impression inverse, la moindre des choses serait d’expliquer, de faire de la pédagogie, et pas de mépriser."

            Avec toute la pédagogie possible, si vous essayez de me faire croire que le ciel est vert, vous n’y arriverez pas...


            • Ruut Ruut 17 septembre 2013 12:45

              Cela dépend de la définition de la couleur verte et de la couleur bleue.



            • le naif le naif 17 septembre 2013 13:17

              « Cela dépend de la définition de la couleur verte et de la couleur bleue. »

              C’est vrai, on peut faire appel à toute sortes de sophismes et même à la Novlang, parler de croissance négative et autres joyeusetés du genre dont nos politiques et journalistes sont si friands, n’en reste pas moins le principe de réalité qui fini toujours par s’imposer...


            • escoe 17 septembre 2013 12:15

              Rakoute machin c’est vous qui êtes pathétique !


              • Yohan Yohan 17 septembre 2013 12:43

                Bla bla abrité derrière une carapace aménagée, Mollande dans toute sa splendeur...


                • Pyrathome Pyrathome 17 septembre 2013 14:13

                  Sarkollande et Hollandosy..........
                  Les deux faces de la même pièce...


                  • foufouille foufouille 17 septembre 2013 16:34

                    "pour la réintroduire un an plus tard de manière plus sournoise puisque le taux intermédiaire (initialement de 5,5% et passé à 7,0% par l’équipe précédente) va subir une grande augmentation en passant à 10,0%"

                    c’est la commission européenne qui l’a demandé. elle veut une TVA unique la plus élevée


                    • zozoter 17 septembre 2013 16:36

                      Résiliez donc tous votre ou vos abonnements aux journaux papier, un autodafé avec nos télé. Vous verrez çà ira mieux.


                      • Vipère Vipère 17 septembre 2013 17:03

                        C’était pas obligatoire d’écouter la causerie du Président, alors j’ai pas allumé le poste !

                        Vu qu’ les factures d’EDF ont tendance à flamber ces derniers temps, c’est le couvre-feu général ! Toujours ça de moins sur la facture et sur l’empreinte écologique ! smiley 

                         


                        • Attilax Attilax 17 septembre 2013 18:05

                          Il faut se débarrasser de tous ces loquedus pour les remplacer par de simples citoyens tirés au sort. Plus d’élections, plus de campagnes hors de prix, plus de professionnels du pouvoir, plus de corruption, juste des citoyens qui vont voter leurs lois eux mêmes en leur âme et conscience, sans parti politique tout-puissant pour les influencer... Voilà une démocratie qui me paraîtrait légitime. C’est d’ailleurs la signification première du mot : demos kratos, le peuple qui gouverne. Il n’y avait pas de « représentants » à la base. Tout ça est une gigantesque escroquerie.


                          • Yohan Yohan 17 septembre 2013 18:20

                            Hollande continue de nous dire tout va bien, j’ai la situation en main. Il nous prend pour des demeurés incapables d’entendre la vérité vraie sur la situation de la France. Au Pays Bas, ils n’hésitent plus à dire que l’Etat providence est fini et que chaque citoyen va devoir se prendre en charge sans attendre tout de l’Etat. Pourtant là bas l’Etat est moins interventionniste que chez nous et pourtant ils admettent leur échec, pas nous.


                            • smilodon smilodon 17 septembre 2013 20:30

                              Vu ce qu’est devenue la « politique », pourquoi pas un petit encart dans les pages de pub de plus en plus nombreuses et longues sur toutes les chaines !!.... 15 ou 20 secondes de « François », tous les quarts-d’heure ??!!... Pour dire tout ou n’importe quoi !.... Plutôt que pendant 1 heure ou 2, sans pub !!??.....C’est bon, Le « peuple » est prêt !..... Adishatz.


                              • CARAMELOS CARAMELOS 17 septembre 2013 22:48

                                Une donnée fondamentale qui est souvent oubliée : HOLLANDE a été élu par défaut, face à un adversaire qui n’était plus crédible ! Brouillon, adepte forcené du caporalisme primaire, opportuniste, SARKOZY a été rejeté par une majorité de Français. Une seconde observation : à la lecture de nombreux billets et autres écrits émanant d’internautes de tous horizons ce sont toujours les mêmes termes et les mêmes orientations qui président pour dénoncer une incompétence avérée de cet exécutif tout juste capable de gérer une grande métropole régionale ! Le constat est terrible mais il est malheureusement indiscutable .

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