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 Accueil du site > Actualités > Politique > Paul Giacobbi veut imposer la langue corse dans la Constitution (...)

Paul Giacobbi veut imposer la langue corse dans la Constitution Française

Le Président du conseil exécutif de Corse, Paul Giacobbi, s’exprimant sur France Inter, à l’occasion du passage du Tour de France en Corse, veut imposer la langue corse comme langue officielle et administrative de la Corse.

Comme la constitution ne le permet pas, il propose tout simplement de la changer. Son principal argument : au prétexte que la France demande à la Chine de reconnaître le tibétain comme langue officielle du Tibet, il imagine une hypothétique contradiction dans la position du gouvernement français qui lui refuse, à juste titre, une telle promotion de la langue corse. 

Antiphrase ou oxymore, je ne sais, en tout cas mauvaise foi pour ne pas dire malhonnêteté intellectuelle. Le Tibet, état indépendant, a été envahi et annexé par l'oppresseur chinois dont tout le monde, même M. Giacobbi, se souvient des exactions et des massacres survenus à l’encontre du peuple tibétain.

La Corse n'a rien connu de telle au siècle passée. La corse c'est la France et la France " cet oppresseur " bien connu a même permis à des terroristes du Flnc de devenir élus de la République. Alors les leçons de démocratie que nous adresse le Président du conseil exécutif de Corse sont plus que déplacées. Manuel Vals a eu tout à fait raison de lui répondre que la langue officielle en France ; c'est le français.

Le régionalisme identitaire est la gangrène de l'unité nationale et l'appel d'air pour tous les égoïsmes locaux sur lesquels des élus sans scrupules surfent à leurs avantages. Les Corses ont le droit de faire vivre leur histoire et raison de maintenir leur langue vivante. Tous les outils sont disponibles pour valoriser les cultures régionales et le pays. " L’identité corse " est protégée, il n’y a donc pas nécessité à aller au-delà.

Le droit à l'autodétermination des peuples existe ; que les Corses le réclament et s'ils souhaitent se déterminer en dehors de la république - pour utiliser leur propre langue, par exemple - qu'ils la quittent et les milliards d'euros qu’elle leurs prodigue avec, sinon qu’ils cessent de se présenter en martyre de la République qu’un état jacobin voudrait voir disparaitre. La langue nationale et administrative c’est le français et tout accroc à cette règle est une atteinte de plus à l’unité nationale. Pas cette notion de nation française, judéo-chrétienne blanche, non, mais celle de la nation ouverte aux autres cultures, les recevant et les fédérant sur un même territoire, au sein d’un même état de droits avec une langue identique pour tous.Voila pourquoi, le français est la seule langue officielle en Corse… n’en déplaise aux agitateurs de tout poils.

Eviva un populu corsu é francesu (que les puristes me pardonnent ; c’est ma première phrase en corse).



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Les réactions les plus appréciées

  • Par bakerstreet (---.---.---.81) 1er juillet 2013 13:33
    bakerstreet

    Important de voir plus loin que le bout de son cap....

    La Corse n’est pas une exception, et la difficulté de faire reconnaitre sa langue et son usage sont la même que rencontre les autres régions. 
    La politique vexatoire et de négation des autres cultures a fait le même travail de sape que ce soit en Bretagne, au pays basque et ailleurs. Il n’y a guère qu’en Alsace, où elle s’est déclinée autrement, pour des raisons de concurence germanique...L’alsace avait ses exigences, et les moyens de les imposer.

    Tout cela vient sans doute de très loin.....
    Jules Ferry légitimait la colonisation en reprenant les arguments de Jules César établissant la supériorité de la culture Romaine sur celle des gaulois.
    Le devoir de la france était donc le même, vis à vis de ces peuples noirs arriérés, que celui de Rome naguère, et le bénéfice qu’ils en tireraient irait dans le même sens.

    Les régions étant une sorte d’afrique, la même logique est à l’oeuvre. 

    Si elle a été revue néanmoins pour les ex colonnies, elle demeure dans l’hexagone, et ne rencontre curieusement pas vraiment d’écho d’indignation vraiment parmi les soit disant intellectuels.
    Voilà pourquoi on défendra davantage la langue Inuit que le corse, ou le breton.
    Et c’est inoui !
  • Par viva (---.---.---.75) 1er juillet 2013 10:38

    Déjà il y a une erreur qu’il convient de corriger, la France à combattu les patriotes Corse et les a décimé à la bataille de Ponte Novu le 8 M ai1769. Le corps expéditionnaire était impressionnant pour l’époque. De plus des villages entiers ont été massacré femmes et enfants compris.

    En ce qui concerne les subventions actuelles il s’agit d’un rattrapage, pour mettre à niveau la Corse avec les autres régions, 

    Il faut aussi savoir que la France à combattu très fermement l’usage de la langue Corse. cela a été efficace puisque jusque dans les années soixantes la première langue apprise était le Corse et il n’était pas rare de rencontrer des personnes qui ne parlait pas le français.

    Il faut aussi savoir que l’autonomie élargie est prévue, puisqu’il est prévue de modifier la constitution avec les traitées Européen. Le droit des peuples à disposer d’eux même est un droit fondamentale, le problème c’est que le nombre de personne s’installant en Corse est devenu tel qu’il est improbable qu’un référendum permette la transition vers l’indépendance.

    D’ou la voie legislative qui est utilisé pour la mise en place des premières étapes vers l’indépendance, que l’auteur semble souhaiter ou pas, en fait on ne sait pas trop.

    Attention  !!!! Je ne fais que relater des faits, il ne s’agit pas d’une prise de position.

  • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 17:42

    Justement le même édile a demandé une enquête parlementaire sur la vente de la SNCM.

    Ce qui est tout a fait justifié de prime abord, la encore ça pourrait faire mal.

    Paul Giaccobi, n’est pas en difficulté électoralement, le fait est que ça majorité est constitué à l’assemblé avec les autonomistes.

    Il ne faut pas voir la situation politique en Corse comme ailleurs, le système clanique est toujours présent, le parti politique importe peu.

    Sur les régionalismes, effectivement cela pose un certain nombre de problèmes.

    La question ne se pose pas qu’avec la Corse, mais aussi avec Tahiti et la nouvelle calédonie.

    Ce sont aux personnes concernées d’en discuter, un processus à été lancé, les négociations ont été au ralentis, ce qui ne signifie pas que l’autonomie qui a été programmé, il y a plus d’une décennie soit abandonné loin de là.

  • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 12:14

    Un moinssage sur de simples faits que tout le monde peut vérifier si il en prend la peine. 


    Je n’ai pas donné d’avis, j’ai décris une situation qui est très bien expliqué par ailleurs, puisque les modifications constitutionnelles sont déjà prévu à terme .... puisqu’il s’agit de la transposition du droit européen sur les langues. 
    De même pour l’élargissement de l’autonomie de la Corse il est nécessaire de modifier la constitution, ce qui est aussi prévu .....

    Je le répète tout cela est vérifiable est à fait l’objet de négociations qui sont publiques ...

Réactions à cet article

  • Par viva (---.---.---.75) 1er juillet 2013 10:38

    Déjà il y a une erreur qu’il convient de corriger, la France à combattu les patriotes Corse et les a décimé à la bataille de Ponte Novu le 8 M ai1769. Le corps expéditionnaire était impressionnant pour l’époque. De plus des villages entiers ont été massacré femmes et enfants compris.

    En ce qui concerne les subventions actuelles il s’agit d’un rattrapage, pour mettre à niveau la Corse avec les autres régions, 

    Il faut aussi savoir que la France à combattu très fermement l’usage de la langue Corse. cela a été efficace puisque jusque dans les années soixantes la première langue apprise était le Corse et il n’était pas rare de rencontrer des personnes qui ne parlait pas le français.

    Il faut aussi savoir que l’autonomie élargie est prévue, puisqu’il est prévue de modifier la constitution avec les traitées Européen. Le droit des peuples à disposer d’eux même est un droit fondamentale, le problème c’est que le nombre de personne s’installant en Corse est devenu tel qu’il est improbable qu’un référendum permette la transition vers l’indépendance.

    D’ou la voie legislative qui est utilisé pour la mise en place des premières étapes vers l’indépendance, que l’auteur semble souhaiter ou pas, en fait on ne sait pas trop.

    Attention  !!!! Je ne fais que relater des faits, il ne s’agit pas d’une prise de position.

  • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 12:14

    Un moinssage sur de simples faits que tout le monde peut vérifier si il en prend la peine. 


    Je n’ai pas donné d’avis, j’ai décris une situation qui est très bien expliqué par ailleurs, puisque les modifications constitutionnelles sont déjà prévu à terme .... puisqu’il s’agit de la transposition du droit européen sur les langues. 
    De même pour l’élargissement de l’autonomie de la Corse il est nécessaire de modifier la constitution, ce qui est aussi prévu .....

    Je le répète tout cela est vérifiable est à fait l’objet de négociations qui sont publiques ...
  • Par bakerstreet (---.---.---.81) 1er juillet 2013 13:33
    bakerstreet

    Important de voir plus loin que le bout de son cap....

    La Corse n’est pas une exception, et la difficulté de faire reconnaitre sa langue et son usage sont la même que rencontre les autres régions. 
    La politique vexatoire et de négation des autres cultures a fait le même travail de sape que ce soit en Bretagne, au pays basque et ailleurs. Il n’y a guère qu’en Alsace, où elle s’est déclinée autrement, pour des raisons de concurence germanique...L’alsace avait ses exigences, et les moyens de les imposer.

    Tout cela vient sans doute de très loin.....
    Jules Ferry légitimait la colonisation en reprenant les arguments de Jules César établissant la supériorité de la culture Romaine sur celle des gaulois.
    Le devoir de la france était donc le même, vis à vis de ces peuples noirs arriérés, que celui de Rome naguère, et le bénéfice qu’ils en tireraient irait dans le même sens.

    Les régions étant une sorte d’afrique, la même logique est à l’oeuvre. 

    Si elle a été revue néanmoins pour les ex colonnies, elle demeure dans l’hexagone, et ne rencontre curieusement pas vraiment d’écho d’indignation vraiment parmi les soit disant intellectuels.
    Voilà pourquoi on défendra davantage la langue Inuit que le corse, ou le breton.
    Et c’est inoui !
  • Par docdory (---.---.---.62) 1er juillet 2013 14:05
    docdory

    @ Fulcanelli


    Cette déclaration de Paul Giacobbi prouve une fois pour toutes l’absurdité du prétendu « droit d’ingérence » qui a fait que la France s’est abusivement mêlee des controverses sino-tibétaines. 
    La France serait bien inspirée de cesser une bonne fois pour toutes de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres états souverains si elle veut éviter ce genre d’effet boomerang !
    A noter qu’une des propositions du candidat Hollande était de ratifier la « charte européenne des langues régionales ». Ce funeste projet a fort heureusement été abandonné ( à l’instar du projet de droit de vote des étrangers ) pour cause d’absence de majorité des 3/5èmes au parlement. 
    N’en déplaise à Mr Giacobbi, la langue corse ne sera donc jamais inscrite dans la Constitution française, et c’est très bien ainsi !
    • Par viva (---.---.---.75) 1er juillet 2013 14:52

      @ docdory

      Et comment comptez vous vous y prendre pour empécher cela ?
       
      Les langues sont protégés par les traités internationaux et je ne pense pas que l’on puisse empécher les gens de parler leur langue même si il y a une perte de vitesse.

      Il faudrait rectifier ce que dit l’auteur, il ne s’agissait pas de supprimer la langue française mais de mettre un statut de co-officialité, qui ne gène personne en fait.

      L’assemblé de Corse a voté pour cette co-officialité, le GVT à bloqué cette mesure, vont se poser des questions juridiques, qui va empécher de l’appliquer ? et Comment ?

      Le problème qui se pose est celui du non aboutissement de la réforme de la collectivité territoriale, qui devait voir ses pouvoirs de nouveaux élargies à partir de 2004.

      Il y a du retard sur les engagements qui ont été pris avec Lionel Jospin, mais une plus large autonomie est toujours attendus, c’est le seul frein possible à l’avancé des partis nationalistes qui sont en passe de devenir majoritaire à l’assemblé de Corse.

      que ce se passera-til ce jour là ?

    • Par docdory (---.---.---.62) 1er juillet 2013 17:01
      docdory

      @ Viva

      Il n’est nullement dans mes intentions d’empêcher ceux des Corses qui savent s’exprimer dans cet idiome de parler corse ! Simplement, le français est la langue de la République française, et donc celle-ci, qui est au bord de la faillite, n’a surtout pas besoin ( et pas les moyens ) de payer des profs de corse, ou des fonctionnaires parlant le corse pour satisfaire les désirs de nationalistes corses. 
      Si la France avait ratifié cette usine à gaz qu’est la charte européenne des langues régionales, elle aurait été obligé de proposer des juges corsophones aux justiciables corses, la traduction en corse de tous documents administratifs officiels, et des écoles avec une partie des cours en langue corse ( entre autres contraintes ).
      Nous aurions abouti dans cette hypothèse à ce paradoxe que de nombreux corsophones, la plupart n’éprouvant aucune sympathie pour la France, et éprouvant au contraire pour la plupart au moins une sympathie pour la mouvance indépendantiste corse, se seraient vus rémunérés à grands frais par la République française pour faire le genre de travail qui aurait été rendu nécessaire afin de satisfaire aux exigences boboïdes de la charte européenne des langues régionales ! 
      On peut dire que nous l’avons échappé belle !!!
    • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 17:53

      @Docdory


      Vu sous cet angle c’est effectivement un vrai souci.

      Il y a une vrai faillite morale en Corse qui fait dire qu’il y a un vrai échec politique , un ministre de la république n’a t il pas dit que c’est au Corse de régler le problème du banditisme renvoyant ainsi les responsabilité sur des citoyens qui n’y sont strictement pour rien.

      Ce message est anti républicain pire, il est discriminatoire puisque de fait il met dans le même sac des voyous et des honnêtes gens et admet l’impuissance de l’état de droit, 88 meurtres et une seule élucidation il y a un problème sérieux tout de même.

      Quelle crédibilité pour les institutions de la république ? C’est zéro.
    • Par docdory (---.---.---.140) 1er juillet 2013 22:09
      docdory

      @Viva

      L’idée que les citoyens corses ne soient pour rien dans la non-élucidation des 88 meurtres auxquels vous faites allusion (NB : j’ignorais qu’il y en avait autant ! ) paraît être une vue de l’esprit.
      J’ai vécu un an en Corse pour y avoir fait mon service militaire, il y a un peu moins de trente ans.
      J’ai donc discuté et joué à la belote corse avec de nombreux corses. C’est une île dont la population totale n’excède guère celle de Rouen et de sa proche banlieue, et j’ai eu fortement l’impression que tout le monde s’y connaît, en bien ou en mal, au moins par personnes interposées.
       Il y a là bas un amusant rituel quand un corse est présenté à quelqu’un qu’il ne connaît pas. Ça donne ce genre de conversation, que j’ai vu à plusieurs reprises (les noms de personnes sont, bien entendu, imaginaires )  :
      -« Tiens Antoine, je te présente Dominique Andarelli, Dominique, je te présente Antoine Santoni
      - Bonjour , et vous êtes d’où ?
      - Moi, je suis de Boccognano et vous ?
      - Eh, moi, je suis de Bastelicaccia ! Mais dites moi, vous n’êtes pas de la famille de François Santoni, qui tient le garage de Boccognano ? 
      Eh oui, c’est mon cousin ! »
      Et là , en général, il y a deux options : soit la famille Andarelli et la famille Santoni sont en bons termes, et une conversation joyeuse prend place, soit elles sont en mauvais terme, il y a un grand froid qui s’installe et l’une des deux personnes prétexte une affaire urgente pour quitter la table !
      Inutile de dire que dans une société aussi structurée et en vase clos, l’idée selon laquelle personne parmi la population ne soit au courant d’aucun des auteurs de 88 meurtres ni de leurs possibles mobiles paraît tout simplement farfelue ...

    • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 22:50

      Les chiffres que je vous donnes sont tout a fait officiel. Vous pensez sérieusement que les pro qui commettent ces actes le font au su et à la vue de tout le monde ? 


      Ces gens là ne laissent pas de témoins.

      Quand bien même, le climat est tel que la suspicion est partout, y compris au niveau de l’état, une seule élucidation, cela fait s’interroger tout de même, on ne parle pas de bisounours de banlieus mais de professionnel aguerris. 
      Malgré tout, ne faite pas croire que les moyens d’investigations actuelles ne sont pas suffisament performant pour au moins parvenir à élucider quelques affaires même sans témoignages ?

      Quel quidam moyen va prendre le risque de mal finir pour des histoires entre voyous, si par mégarde vous avez une info, une fois que vous avez parlé, il ne vous reste plus qu’a plus qu’a plier bagage. Mais c’est l’exception, dans le cas ou des infos vous serait parvenu il faut encore que l’on vous laisse le temps de parler.

      Vous évoquez des cas d’inimitiés, pensez vous que ces gens là ne se feraient pas un malin plaisir de dire ce qu’ils savent ?

      Sur l’anecdote que vous citez, vous vous êtes visiblement fait macagné (moqué avec humour) c’est une grande spécialité locale, comme vous le dite, tout le monde se connait et ceux qui ne veulent pas se rencontrer ne se rencontre pas et ne s’adresse encore moins la parole. 

      Les liens familiaux sont tels que même sans vous connaitre directement, personne n’ignore de près ou de loin votre parentèle. 
      La présentation classique face à un inconnu se déroule toujours ainsi. Tiens, voila machin fils ou
       petit fils de untel.
      Même réponse à la question discrètement posée, c’est qui lui là bas ?
    • Par Fergus (---.---.---.30) 2 juillet 2013 09:18
      Fergus

      Bonjour, Viva.

      Reconnaître à la langue corse (comme aux autres langues régionales) le droit d’exister et d’être enseignée est une nécessité légitime pour préserver l’identité insulaire ; la reconnaître comme une langue officielle - et par conséquent l’imposer dans de nombreux actes administratifs - reviendrait à ouvrir la boîte de pandore car il faudrait, dès lors, en faire autant pour l’occitan, le basque, le breton, le flamand et l’alsacien. Cette revendication est absurde.

      Je profite de cette occasion pour dénoncer moi aussi le stupide amalgame qui a été fait entre la langue corse et la langue tibétaine.

  • Par COVADONGA722 (---.---.---.137) 1er juillet 2013 15:03
    COVADONGA722

    que ce se passera-til ce jour là ?


    ben la corse sera indépendante l’état français cessera de verser en ades et subventions à la corse plus d’argent que n’en perçoivent les Antilles la Réunion la Guyanne réunies parce que c’est cela la réalité vraie et c’est vérifiable dans les comptes de l’état !
    Puis la corse volera de ses propres ailes avec un choix multiples allant de l’Île au mille casinos à porte avion terrestres yankee ou chinois !

    Personnellement je n’ai aucune objection à l’indépendance d’une île jouissant d’un statut fiscal à part et ou mes impôts à moi servent à reconstruire des bâtiments administratifs plastiqués comme on vas à la kermesse !

    Asinus : ne varietur

  • Par viva (---.---.---.75) 1er juillet 2013 15:35

    @Covadonga

    Si tout le monde est d’accord ou est le problème alors ?

  • Par LE CHAT (---.---.---.231) 1er juillet 2013 15:55
    LE CHAT

    et pourquoi pas des panneaux sur fond rose dans le marais pour faire plaisir aux amis de Monsieur Bergé ????????  smiley

  • Par Tsuba (---.---.---.4) 1er juillet 2013 16:53

    La bonne blague...

    Paul Giacobbi doit avoir une élection à préparer ou un budget à faire passer ou simplement un ascenseur quelconque à renvoyer. Rien de grave !
    A l’heure de l’intégration de la Croatie dans l’UE et avec le souvenir de la guerre civile qui a ravagé cette partie des Balkans, il est savoureux de voir le versant le plus réactionnaire des particularismes régionaux s’exprimer.
    Oui au(x) régionalisme(s) quand il enrichit et intègre, non quand il cherche à exclure au profit de quelque uns.

    Quand ils parlent de sauver une culture, j’entends chez certains un appel à l’épuration ethnique. Les mêmes trouvant toujours une bataille perdue pour justifier ce qui apparait dès lors comme une revanche à prendre.

    Les provençaux, les gascons, les basques, les francs-comtois, les alsaciens cités dans le textes, les bretons, les flamands, les normands, les bourguignons, les vendéens, les aquitains, les auvergnats, les occitans, les savoyards, les champenois, les lorrains, les dauphinois, tous et que ceux que j’oublie veuillent bien me pardonner, pourront faire valoir une culture, une langue, une répression, une bataille perdue entre la chute de l’empire romain et l’établissement de la III ième République.
    Cela justifiera la mise en place d’une spécificité inaliénable et le l’acquisition d’une autonomie de plein droit.
    Celle ci pourrait d’ailleurs trouver son aboutissement dans la reconnaissance par l’ONU et, à terme, l’obtention d’un siège au Conseil de Sécurité.
    Avec le rétablissement des octrois qui suivraient, nous pourrions aussi nous attendre à des frictions frontalières entre chacune de ces entités, là encore sur des bases historiques (allez ! au hasard Bourgogne vs Lorraine ou Bretagne vs Normandie).

    Bon, nous avons gouté l’humour de cet homme, ceci dit, n’accordons pas aux paroles d’un élu en quête de voix et de présence médiatique plus d’importance que cela.

    En revanche si le même édile pouvait diligenter une enquête sur le versement des taxes par les opérateurs de transports entre l’ile et le continent... Mais ce type de dossier doit être moins important

    • Par Fergus (---.---.---.30) 2 juillet 2013 09:26
      Fergus

      Bonjour, Tsuba.

      Il y a de cela plusieurs années, j’écrivais que les nations de notre continent, écartelées entre un pouvoir européen de plus en plus directif et la tentation identitaire et autonomiste des régions à fort caractère, seraient à terme en grand danger de disparaître. Cette menace n’a pas disparu, bien au contraire.

  • Par viva (---.---.---.90) 1er juillet 2013 17:42

    Justement le même édile a demandé une enquête parlementaire sur la vente de la SNCM.

    Ce qui est tout a fait justifié de prime abord, la encore ça pourrait faire mal.

    Paul Giaccobi, n’est pas en difficulté électoralement, le fait est que ça majorité est constitué à l’assemblé avec les autonomistes.

    Il ne faut pas voir la situation politique en Corse comme ailleurs, le système clanique est toujours présent, le parti politique importe peu.

    Sur les régionalismes, effectivement cela pose un certain nombre de problèmes.

    La question ne se pose pas qu’avec la Corse, mais aussi avec Tahiti et la nouvelle calédonie.

    Ce sont aux personnes concernées d’en discuter, un processus à été lancé, les négociations ont été au ralentis, ce qui ne signifie pas que l’autonomie qui a été programmé, il y a plus d’une décennie soit abandonné loin de là.

  • Par Fulcanelli (---.---.---.174) 2 juillet 2013 01:34

     TSUBA a très bien résumé la situation et les risques encourus à cause d’un régionalisme par trop « identitaire » et si je n’ai pas parlé des cas d’autres régions d’officialisation d’une langue régionale comme celles citées par Bakerstreet c’est pour ne pas trop alourdir le texte.

     En ces temps de disette budgétaire, Doctory a bien compris l’incongruité qu’il y aurait à recruter de nouveaux fonctionnaires, déjà que la discrimination à l’embauche frappe souvent les non corses mais alors si en plus il faut parler local, il n’y aura plus aucune égalité.

     Enfin, mon cher Viva, ma principale erreur semble être une énorme faute de grammaire et non celle que vous présentez car j’ai bien pris soin de préciser qu’il n’y avait pas eu d’oppression « au siècle passé » sans remonter plus loin mais votre enthousiasme vous emporte.

    Je regrette cependant que ni moi, ni personne n’est relevé la beauté de la sonorité de cette langue qui, si elle n’a pas de place administrative, n’en doit pas disparaitre pour autant.

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