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Accueil du site > Actualités > Politique > Pauvres périurbains...

Pauvres périurbains...

A partir d’un exemple concret pris dans le Monde Diplomatique, les plus optimistes déchanteront sur les bienfaits supposés de l’étalement urbain et sur le goût des plus modestes pour les périphéries lointaines d’une grande agglomération méditerranéenne : Montpellier.

L’enquête de Gatien Elie, d’Allan Popelard et de Paul Vannier dans le Monde Diplomatique d’août 2010 porte un titre ambitieux : Exode urbain, exil rural. Les trois auteurs ont centré leurs recherches sur le département de l’Hérault, et plus précisément sur une petite ville de quatre mille habitants située à trois quart d’heures de voiture au nord de Montpellier : Ganges. La ville se situe sur les premiers contreforts des Cévennes, entre 200 et 500 mètres d’altitude [source]. C’est un long article étalé sur six colonnes, comme de coutume dans le mensuel. Cette pleine page permet au trio de ne pas survoler le sujet. Et même si l’on ne partage pas l’opinion des auteurs selon laquelle le marché porte une responsabilité centrale dans l’exil des citadins pauvres, on ressort de la lecture de cet article compatissant vis-à-vis des accablés de la périurbanisation. Les témoignages illustrent le propos à bon escient.

«  Originaires de la banlieue montpelliéraine, Bernard et Christine, jeunes retraités, sont arrivés en 2008. Lui travaillait chez Nicollin, l’entreprise de nettoyage urbain. Elle faisait des ménages dans les collèges de la région. Le passage à la retraite a entraîné une diminution brutale des revenus du couple. Ils tentent alors de solder les crédits à la consommation contractés pendant leur vie active, mais n’y parviennent pas. Surendettés, ils ne peuvent plus faire face à l’augmentation de leurs dépenses. La hausse des impôts locaux les contraint finalement au départ. » La conclusion ne s’impose pas logiquement. Bernard et Christine partent de Montpellier parce qu’ils ne reçoivent ni primes ni compléments de salaire. Ils ont quitté le monde des actifs. Dans la même situation, certains retraités de fraîche date arrondissent leurs fins de mois en accomplissant de menus travaux, dans l’entretien des espaces verts, ou dans les services domestiques. Pour regrettable qu’il soit, le couperet de la retraite ne tombe pas à l’improviste. Il surprend qui ne s’y prépare pas plusieurs années auparavant.

« Trois cantons ruraux sur quatre ont ainsi affiché un solde migratoire positif au cours des années 1990. […] Le repeuplement des espaces ruraux n’est pas le monopole des classes moyennes et supérieures, de ces jeunes cadres à la recherche d’un mode de vie plus agréable qui accèdent à la propriété pavillonnaire avec leur famille. Il existe aussi un exode urbain des classes populaires qui a contribué à modifier la sociologie des campagnes, si bien que leur population est actuellement constituée à 60 % d’ouvriers et d’employés [Christophe Guilluy et Christophe Noyé / Atlas des nouvelles fractures sociales en France / Autrement, Paris, 2006, p.38] » Les auteurs n’exploitent pas assez cette donnée révolutionnaire, jugeant plus utile d’établir un parallèle avec l’exode rural des classes laborieuses lors de la révolution industrielle. Dès lors, ils effacent le facteur premier de l’exode : la difficulté pour les intéressés de se loger en fonction de leurs moyens, parce que les prix de l’immobilier dépassent leurs moyens dans la métropole. Non seulement les auteurs ne mettent pas en valeur l’argument, mais ils le desservent en l’accolant à un autre, lui très contestable : « Si le phénomène [de l’exode urbain] est lié à la crise du monde agricole, il s’explique aussi par l’arrivée de néoruraux pauvres. » Ce n’est pas parce que les mineurs ont cessé d’extraire du charbon qu’à Hénin ou à Lens des gens se sont installés dans le Nord. Quant à la question agricole, elle ne se résout pas à l’équation déclin des exploitations = vente de terrains agricoles. L’agglomération bordelaise s’est étendue sans se soucier de l’une des appelations les plus prestigieuses de la région (appelation Pessac – Léognan), même au moment où le prix des meilleurs crus s’envolait [voir Le cru bourgeois gentilhomme…].

Sylvie, vit dans le nord du département, dix ans après avoir perdu son travail à Paris. Ganges lui avait plu en été. Au départ, elle a sous-estimé les obstacles futurs. Ceux-ci se sont multipliés lors de son installation définitive, transformant le séjour estival dans la petite ville en un cauchemar toute saison. Elle a d’abord jubilé en comparant le niveau des loyers de la capitale avec ceux de la petite ville de l’Hérault, sans prendre le temps de considérer la vétusté et l’absence de confort de son logement… Au sud du Massif Central, l’hiver est rigoureux. Tant que l’anticyclone du golfe du Lion repousse loin les perturbations, la pluie se fait rare. Mais lorsque l’été se clôt, le parapluie se referme, laissant passer les nuages chargés d’humidité océanique. Le logement de Sylvie est mal isolé. Elle n’est pas la seule dans ce cas, et bénéficie de toutes façons d’un différentiel thermique appréciable par rapport à sa ville d’origine. Les auteurs utilisent l’image du piège qui se referme. Celle-ci sonne juste même si elle généralise indûment la bêtise et l’ignorance des néoruraux pauvres. A n’en pas douter, nombre d’entre eux ne nourrissent aucune illusion. Ils n’ont pas d’alternatives bien qu’ils n’aient pas jaugé toutes les implications d’une installation à Ganges.

« Après un arrêt maladie, Anne cesse son activité et décide d’aller vivre avec sa fille à Montpellier, ‘mais le prix des logements [les] fait reculer. D’abord quinze, puis vingt kilomètres… et on atterrit à Ganges ». Elle ne se satisfait pas de son CDD à l’école communale (810 euros par mois). Mais au lieu d’élever des animaux et de cultiver quelques fruits et légumes, elle fréquente les Restos du coeur et la banque alimentaire, citadine vivant loin de la ville sans vivre à la campagne. Le taux de chômage de la ville (15 %) dépasse celui du département (13,7 %), qui lui-même surpasse celui de la France (10 %). Huit emplois sur dix découlent de l’activité résidentielle saisonnière et/ou touristique. Qui veut demeurer à Ganges doit en pratique s’accommoder d’emplois précaires et mal rémunérés. L’article se tait sur ce point, mais les deux emplois restants doivent être liés à la mairie (?). Autant dire qu’un nouvel arrivé part avec un handicap par rapport à un habitant bien introduit.

Les offres d’emplois les plus intéressantes se situent à Montpellier, note Anne. Elle a donc parfaitement compris dans quelle impasse elle s’est engagée. A Ganges, elle ne trouvera rien de satisfaisant, mais elle n’a pas les moyens de postuler pour un poste dans la métropole voisine. Même retenue, elle ne pourrait ni se loger à Montpellier, ni parcourir chaque jour la distance de cinquante kilomètres la séparant de son lieu de travail. Comme Anne, beaucoup survivent grâce à des loyers modiques, s’ils sont locataires. Mais les auteurs préfèrent dénoncer ceux qui profitent de la misère, les « marchands de sommeil » qui louent sans entretenir leurs logements, et les « enseignes de hard discount  » qui ouvrent des magasins. Ce n’est pas le propre de Ganges. En outre, l’argument se retourne facilement : heureusement que des propriétaires acceptent sans sourciller des locataires démunis. A Montpellier, il faut présenter une fiche de salaire et verser une caution. Et si Lidl, Aldi et Leader Price n’existaient pas, leurs clients se rendraient ailleurs, et achèteraient plus cher leurs chips, biscuits d’apéritifs, confiseries industrielles et autres barres chocolatées…

La commune compte environ trois cents personnes en situation délicate, ayant recours aux services de la Banque alimentaire, selon les estimations du maire. La responsable du Secours Populaire confirme ce chiffre (trois-cent cinquante personnes prises en charge à l’année) en précisant qu’il gonfle sensiblement en hiver pour atteindre le cap des cinq cents. Un groupe hétéroclite composé de travailleurs pauvres, de retraités touchant le minimum vieillesse, d’errants et de paumés… Les auteurs constatent que les périphéries rurales de grandes villes ne s’harmonisent même pas. Car des maires de petites communes ont opté pour d’autres stratégies foncières. A l’heure de la décentralisation, certains ne sont peut-être pas prêts à brader des terrains pour attirer des jeunes couples avec comme objectif de remplir les classes de l’école communale, comme on le voit ailleurs (voir La spéculation a bon dos). Quitte à s’insurger contre des politiques publiques, les auteurs convaincraient davantage en s’attaquant aux causes de la flambée des terrains constructibles dans les agglomérations de Montpellier.

Le peuple est sot, se désespèrent sans oser l’écrire Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier. Or les néoruraux ne cherchent pas à embellir les faits. Ils regrettent leur Montpellier. « ’J’ai de bons souvenirs de ma vie dans ma cité. C’était un village, cette tour. On discutait, tout le monde se connaissait.’ La ville se métamorphose en village et le village est souvent décrit comme un ghetto, un terme utilisé par les travailleurs sociaux du canton, qui ne perçoivent pas de différence sensible entre la pauvreté des cités de banlieue où ils travaillèrent autrefois et celle des campagnes qu’ils parcourent maintenant. Parmi les néoruraux, certains en viennent presque à regretter les espaces de loisirs marchandisés et de convivialité scénarisée. ‘On avait notre magasin, notre Auchan. On était bien, à Montpellier.’ » Et alors ? Le texte se termine par une critique acerbe de la gestion de l’agglomération montpelliéraine. Mais je ne vois pas le lien entre l’urbanisme, « assemblage postmoderne de citations formelles antiques » et le « libéralisme municipal qui ordonne l’espace pour le libre déploiement du marché. »

Je fais mien en revanche ce qui suit. « Happés par le tambour de la grande lessiveuse métropolitaine, celle qui fait place nette pour les classes moyennes dans les centres-villes, les plus pauvres débutent leur exode vers les lointains ruraux, chassés de Montpellier, cette ‘nouvelle Athènes’ où seule ‘une minorité de libres citoyens sont possesseurs des lieux sociaux et en jouissent’. » Le constat porterait mieux à mon sens s’il ne recyclait une diatribe contre les rêveurs d’hier. « La critique, par une fraction de la bourgeoisie urbaine, d’un mode de vie inauthentique, standardisé et artificialisé, associée aux luttes de l’écologie politique, entraîna dans les années 1970 un renversement positif des représentations de la vie à la campagne. La récupération de cette critique par le capitalisme l’a inscrite dans le champ de l’idéologie dominante. […] La valorisation marchande du milieu géographique – en particulier dans le cadre méditerranéen – et la mise en scène de la civilisation paysanne dans les grandes cités – marchés de producteurs présentant le folklore de leur métier et l’authenticité de leurs produits – ont sans conteste participé à l’élaboration d’une fiction à travers laquelle les néoruraux pauvres parviennent souvent à sublimer la relégation socio-spatiale dont ils sont l’objet. »

Exil plutôt qu’exode. Le peuple élu suit Moïse à travers la mer Rouge pour fuir l’esclavage… C’est l’inverse qui se produit entre Montpellier et Ganges.

PS./ Dernier papier sur la périurbanisation : Querelles bisontines.

Incrusation : carte de l’Hérault (encyclopédie gratuite)


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17 réactions à cet article    


  • Waldgänger 16 août 2010 10:16

    Article et intéressant et assez complexe non pas tellement dans sa lecture mais dans les questionnements multiples qu’il suscite, dans un domaine où je ne connais pas grand chose. Je suis à peu près d’accord avec l’auteur quand il pointe certaines facilités d’interprétation dans les extraits des auteurs de l’article. Il y a par contre un point où je le suis moins, c’est quand il parle rapidement des causes de la flambée des terrains constructibles autour de Montpellier, dans une logique qui me semble partir d’un postulat d’un manque d’habitations par rapport aux besoins. Le lien entre la hausse de l’immobilier et un éventuel manque de logements n’est pas évident, des études montrent que la France a en fait un bon parc et un ratio logements/habitants élevé pour l’Europe, et que la spéculation immobilière a des causes psychologiques importantes.


    • Daniel Roux Daniel Roux 16 août 2010 11:02

      Le peuple est sot.

      L’auteur de l’article n’ose pas le dire tout net parce que ce n’est pas politiquement correct mais il le fait dire aux auteurs du Monde diplomatique qui ne l’ont pas dit, mais...

      « Le peuple est sot, se désespèrent sans oser l’écrire Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier. »

      Pour résumer : Moi je sais, parce que je suis prof. Les bobos chassent les pauvres des villes et profitent égoïstement des lieux sociaux. Les auteurs de l’article, eux, n’ont rien compris, c’est normal, ils sont de gôche. Par idéologie, ils accusent le Marché et, suprême archaïsme, évoquent la lutte des classes.

      Ces feignasses de néo ruraux pauvres préfèrent aller aux restos du coeur plutôt que de cultiver des légumes et élever des poules et des lapins dans leur logement insalubre. Ils auraient mieux fait de rester dans leur cité puisqu’ils regrettent leur Auchan.

      L’auteur ne semble pas savoir que les restos du coeur n’ouvrent que l’hiver, que l’élevage des animaux est interdit dans les appartements, que les légumes se récoltent en été et en automne et qu’à condition d’avoir un grand jardin productif et de l’eau en abondance, ça ne mène pas loin surtout lorsque l’on est diminué physiquement.

      Les gens sont mis en demeure de s’adapter sans se plaindre aux vicissitudes de la vie, d’accepter leur destin et les petits boulots précaires. Les pauvres en retraite n’ont qu’à travailler plutôt que de demander la charité. Discours bien connu de la droite qui préfère la charité sélective bien ordonnée à la solidarité égalitaire et aveugle.


      • goc goc 16 août 2010 12:02

        @ l’auteur

        je connais assez bien Ganges et les Cévennes en général
        Le problème n’est pas aussi simple et surtout pas aussi binaire.
        d’abord, ces villes « perirurales » souffrent de choix politiques et industriels catastrophiques. Gange a perdu son unique industrie importante, et la campagne se voit déshabillée de sa fonction « publique » à coup de fermeture de classes et de postes, alors voir venir des retraités, pour un maire, c’est une aubaine.
        Par contre l’exemple du sud de la France est un mauvais choix de la part des journalistes, car cette région a pour handicap d’être prisée par une frange de la population suffisamment riche pour faire flamber les prix (surtout des étrangers). Or le plus curieux de l’histoire c’est que cette spéculation a pris de l’ampleur non pas au centre de ces petites villes (comme Ganges), mais autour en pleine montagne. Quand on prend les petites routes sinueuses des Cévennes, on est surpris de voir les vieilles bastides cevennoles totalement isolées, retapées et habitées, et la revente de ces maisons touche au délire.
        Alors forcement que reste-il aux nouveaux venus, si ce n’est le vieux centre ville, celui qui est d’époque, avec son inconfort habituel ou le terme de « marchand de sommeil » est totalement étranger, car pour ces propriétaires qui ont vécu dans des maisons que leurs arrières grand parents ont construit, le fait d’avoir les wc sur le palier n’a rien d’infamant.


        • Emile Red Emile Red 16 août 2010 12:31

          Assez d’accord,

          Dans le Sud-Ouest le phénomène est le même, mais je suis sûr qu’on retrouve cela aussi en Bourgogne, en Normandie ou en Bretagne.

          En règle générale, les nantis qui s’installent dans le milieu rural, à moins de créer un commerce (et encore...), s’installent rarement au coeur des cités les plus petites soient-elles.
          Par contre chez nous, les logements disposent la plupart du temps d’un confort équivalents, sinon plus, à celui des villes, hormis ceux dont les propriétaires vivent loin en ville et ne se soucient pas des lieux mais des revenus.
          Les seuls marchands de sommeil sont les urbains loueurs en campagne....


        • Emile Red Emile Red 16 août 2010 12:19

          Enseignant hors fac ....

          On s’en serait douté.

          Quel fatras de lieux communs et d’images d’Epinal.
          Quelques détails dans lesquels s’engouffre l’auteur :
           
          - commune de 4000 hab, sur le territoire rural un bourg de cette taille a beaucoup des atouts d’une petite ville, ce n’est certainement pas une bonne référence.

          - Mais au lieu d’élever des animaux et de cultiver quelques fruits et légumes, que croyez-vous, à l’instar des grandes villes, les gros bourgs anciens ont de petits, ou peu ou pas de jardin, de plus on n’y élève pas des animaux à l’envie.

          - heureusement que des propriétaires acceptent sans sourciller des locataires démunis, à savoir que les règles sont les mêmes urbi ou non et qu’il n’est pas plus facile de se loger dans le monde rural nonobstant les prix inférieurs.

          - Autant dire qu’un nouvel arrivé part avec un handicap par rapport à un habitant bien introduit, donc à vous lire, dans le monde rural l’emploi dépendrait du copinage et des amis sans aucun lien avec diplômes et compétences. Moi le rural, j’étais persuadé que ça représentait le fonctionnement urbain où la duplicité règne en maîtresse. 

          - Et si Lidl, Aldi et Leader Price n’existaient pas, leurs clients se rendraient ailleurs, que croyez-vous, que Saint Leader Price va s’installer dans un bourg de 4000 hab ? Que nenni, encore un doux rêve ou le rural paye moins cher ce qu’il consomme, dans les villages vous trouverez de la moyenne ou petite surface (Unico, SuperU...) mais certainement pas du hard discount qui a besoin de zone de chalandage très importante pour faire du chiffre.

          Enfin j’abrègerai là, un tel tissu de méconnaissances semble émerger d’une profonde rancœur contre l’inconnu, ce monde où le voisin a un visage et dont on connait l’age des enfants....
          Je ne félicite pas le prof que vous prétendez être, quelle image d’incompétence, il n’est pas étonnant que la culture et l’éducations soient en totale perdition à survoler vos pseudo analyses.


          • vilistia 16 août 2010 12:40

            Emile Red

            Les « hard discount » s’installent dans les petites villes de 5000 habitants qui ont obligatoirement une zone de chalandise importante.

            Ribérac 24 par exemple : Netto, lidl, Aldi en complément de Leclerc et Intermarché avec plein de petits commerces et une boucherie en direct avec l’abattoir..... Une épicerie sociale en cours avec produits bio et locaux.


            • Emile Red Emile Red 16 août 2010 13:46

              Bien pour cela que je dis qu’à 4000 hab nous ne sommes plus dans une conformité rurale de village mais dans une petite ville.

              Je connais très bien Ribérac, il faut aussi voir qu’il y a un très grand nombre de très gros villages non loin et de petites villes à proximité, d’Echourgnac à Montpon ou de St Astier à Mussidan, on ne fait pas 50 km...
              De plus Ribérac est au carrefour de la Dordogne et de la Charente, une raison qui fait de sa zone de chalandage une zone très importante.

              J’habite pas très loin en fait, dans le Libournais, il y a bon nombre de communes de plus de 4000 hab qui ont tout juste une superette. Le hard discount est à Libourne uniquement et dans un rayon de 30 km il n’y en a pas d’autre


            • vilistia 16 août 2010 12:55

              Auteur

              Je ne sais pour les autres régions mais prenons le cas de Ribérac :

              Ces « hard discount » vendent aussi des produits locaux de bonne qualité :
              fruits, légumes, conserves de salaisons d’excellente tenue et nous avons la chance en saison , d’avoir des clémentines corses ( un délice à 1 € le KG )
              ainsi que pamplemousses de la même contrée....

              Ces discounts ne vendent que de la merde.... il faut trier et en plus en moins de 2 heures, vous pouvez faire le tour de ces magasins en sélectionnant les produits qui vous conviennent !


              • vilistia 16 août 2010 12:56

                Rectif :
                Ces discounts ne vendent pas que de la merde.


                • vilistia 16 août 2010 14:02

                  Emile Red

                  Tous vos villages de 4000 habitants sont trop proches de Libourne et le réseau d’autobus est performant en Gironde.


                  • Emile Red Emile Red 16 août 2010 14:43

                    Les villes de 4000 hab plus proches ? Pas plus que vers Ribérac, et il y en a très peu, hormis, la banlieue de Libourne, il n’y a que St André de Cubzac comme ville de plus de 4000 hab et c’est à 25 km.

                    Le seul réseau d’autobus performant c’est celui concentrique vers Bordeaux, sinon c’est entre 2 et 4 bus aller retour par jour dans le nord-Gironde sur toutes les lignes transversales.
                    Aucun moyen d’utiliser ce genre de liaison quand on a des horaires non standardisés, ce qui est le cas pour 80% des salariés.


                  • vilistia 16 août 2010 19:41

                    Emile Red

                    Ma théorie ne tient pas. Alors ceux qui vivent dans vos campagnes bossent à Libourne ou à Bordeaux et arrivent chez eux, le coffre plein.

                    En Dordogne, c’est différent, la majorité ,des actifs, travaille sur place.


                    • Freefry Freefry 16 août 2010 22:10

                      En Dordogne, c’est différent, la majorité ,des actifs, travaille sur place. Les grottes sont les unes à cotés des autres, normal c’est simple !


                    • Freefry Freefry 16 août 2010 21:46

                      J’habite pas très loin en fait, dans le Libournais. A bon, Émile vous n’êtes pas plus prés que ça ? (John est en Angleterre ?)


                      • vilistia 16 août 2010 22:17

                        Mais les grottes sont très luxueuses !


                        • Freefry Freefry 16 août 2010 22:36

                          Cro-Magnon était donc un luxueux, un capitalo le Cro-Cro ? Peinture sur parois pour montrer sa supériorité de chasseur ? En tout cas quelle belle demi-Lune ce soir ! Elle illumine le ciel comme les illuminés illuminent ce site, on se croirait à la foire de la Laitière, de la Latière Pardon !


                        • Coopain des bois Coopain des bois 17 août 2010 08:00

                          L’article soulève des questions intéressantes concernant le phénomène d’étalement urbain, en particulier celui de la migration subie des agglomérations vers les zones suburbaines.

                          Je regrette les réponses qui ne sont que subjectives, ne s’appuyant sur aucun chiffre statistique et aucun analyse des données. Les réponses sont justes illustrées par quelques témoignages isolés et le reporter semble généraliser le cas pour confirmer son analyse personnelle. Néanmoins ces témoignages méritent d’être entendus.

                          Je garde de ces témoignages l’impression désagréable d’un mépris du reporter vis à vis de ces migrants pauvres obligés de s’exiler en zones suburbaines. (genre plus con, tu meurs)

                          S’il y a misère, (pas uniquement matérielle) on ne peut en porter la responsabilité uniquement sur le miséreux, mais bien aussi sur toute la collectivité qui suscite et cautionne cette descente aux enfers.
                          Un des facteurs de misère, décrit dans cet article,le crédit à la consommation, est un exemple type qui démontre comment le bonheur des uns fait la misère des autres de manière scandaleuse.
                          Quand un couple d’ouvriers qui a travaillé toute sa vie, élevé une famille nombreuse, se retrouve surendetté à la retraite, au point de s’exiler de son quartier de vie, c’est toute la collectivité qui devrait être mis en accusation.

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