Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Payons le sinistre de l’éducation

Payons le sinistre de l’éducation


 

 

L’école malade ?

Nouvelle bête noire, les rythmes scolaires donc : Lire en filigrane que les enseignants se la coulent douce ! Racoleur, ça… Pourquoi ces jeunes, qui constatent la précarisation des emplois de leurs proches et assistent à la saturation du marcher du travail, sont-ils démotivés ? Pourquoi n’ont-ils plus le goût de l’effort alors que les modèles d’autrefois ne font plus recette, que médecins, chercheurs s’inclinent devant les virtuoses du ballon ou les Scarface de quartiers ? Cela ne préoccupe apparemment pas notre ministre, trop occupé à claironner les sornettes que les chronobiologistes lui glissent sous le brushing !

Triste topique ! L’école malade, certes, mais de la société. Prisme privilégié, elle exhibe à la manière d’une loupe grossissante ou sous un jour à peine déformé, ce qu’il y a de meilleur et de pire en elle. Notre quotidien, à nous, les enseignants de terrain, loin du Fouquet’s et des loges satinées !

Bref, l’école comme stéthoscope ! Non comme paravent visant à dissimuler les problèmes que l’incompétence incestueuse des politiques n’en finit pas de fertiliser. L’école est le doigt du sage qui montre la lune, Peillon braque la loupe sur ce doigt et lance un écran de fumée de son autre main. Souverain au royaume des aveugles puis ensuite grand médecin qui greffe un cœur artificiel sur le stéthoscope et berne nos oreilles pendant que la société agonise !

Incapable cherche un coupable…

Triste bilan ! Meilleure défense : la tactique de la montre, de les montrer : Eux ! Haro sur les enseignants. Comme ses prédécesseurs, Peillon espère être loin et riche avant que l’on ne s’avise de la supercherie. Les enseignants demandent de la qualité, des moyens : Submergeons les sous la quantité sans moyen. « S’ils ont la « veaucation » pour parler gaullien, ça passera, sinon on fera appel à des vacations comme ça on fera des économies… »

Toujours la même corde : la culpabilité, fer de lance de la rhétorique émotionnelle… En jouer aussi de l’autre côté, duper les parents, la plèbe : « Si vous aimez vos enfants, voulez leur bien alors suivez-moi ». Traduction : « Qui n’est pas avec moi, moi le chantre de l’intérêt de l’enfant, est un parent indigne ». On pense pour vous à crane-ouvert ! Ecoutez comme ça sonne bien : Rythmes scolaires, chronobiologie, métacognition, Sir Cadien : Grand seigneur !

Puis, des révélations à plein tuyaux ! Dernier trait de génie : Créer un « observatoire de la violence » ! Il fallait attendre d’être au pouvoir pour ça... Bravo ! Un nouvel observateur : ça plaira à Madame ! Voilà bien qui nous manquait tandis que les actes d’irrespects, d’agressions envers les enseignants se multiplient à mesure que l’autorité dans la société s’étiole. Prochaine escale vers l’apathie et la naïveté : Eteindre des incendies en jetant des bouquets de fleurs sur les flammes. Quitte à être incompétents, après tout, soyons un brin poète !

Projets et promesses des pros de la procrastination : De la canne blanche au bâton de berger.

Nos enseignants, ceux de nos parents incarnaient une autorité que la société n’aurait jamais songé leur contester. Le maître dans sa classe, un sujet, présence massive dans l’ici et maintenant, modélisant par son rapport à la culture.

Pour nos enfants une remise à plus tard des apprentissages, joliment nommée « pédagogie du projet », assortit d’un « floutage » de l’heure de l’évaluation à la faveur de la politique dite des « cycles ». Evaporation du charisme, du caractère singulier de l’enseignant et dilution de la responsabilité, de l’autorité dans l’équipe. Car, l’heure est aux concertations, à l’élaboration de projets « de classe, de cycle, d’école » (rase-motte). Une nuée de publications propagandistes dans le passé aux éditions Fumigènes : «  Le niveau monte ». Pour aujourd’hui se rendre à des conséquences catastrophiques, tout en muselant, du bas ventre, la presse…

Car pour Peillon, ce fiasco ne sonne pas le glas de l’ère de la pédagogie de projet. L’autorité n’est pas en crise, ni la vocation, ni la société ! Il y a assez de moyens pour l’école ! La pédagogie du projet ? Un franc succès ! Non ! Non ! Tout est affaire de rythme : « Une, deux… Une, deux… Suivez-nous ! Moutons… Qu’importe où nous allons ! », bêle Peillon !

Cherif C. KANZ


Moyenne des avis sur cet article :  2.82/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • tf1Goupie 13 octobre 2012 09:30

    « Les enseignants demandent de la qualité, des moyens ... »

    Ce serait bien qu’ils apprennent à utiliser mieux les moyens déjà à leur disposition.

    Et il y a de la marge de progression.


    • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 18:33

      Merci de votre attention portée à mon article. Je ne sais pas à quoi vous faites allusion par des moyens que les enseignants auraient à leur disposition et qu’ils rechigneraient à utiliser… Je pensais pour ma part à des  moyens pour restaurer l’autorité et créer des conditions d’apprentissages favorables. On pourrait aussi parler du manque de moyens pour intégrer les élèves handicapés conformément la loi de 2005 (quelle formation pour nous, pour les AVS ?) S’agit-il de créer d’autres emplois précaires histoire de truquer jusqu’aux prochaines élections les chiffres du chômage tout en faisant des économies sur des structures adaptées mais onéreuses ?

      Quant à la question de l’autorité. Je crois au contraire être cohérent en critiquant des dirigeants qui bradent notre souveraineté sur l’autel de l’Euro(pe)en ratifiant ce traité quitte à renier leur parole !

      Que les enseignants qui manifestent soient manipulés par certains syndicats,heureux de faire avorter la contestation en l’aiguillant sur de fausses et trop nombreuses revendications, est une autre question…



    • tf1Goupie 13 octobre 2012 11:47

      J’oubliais d’ajouter que se plaindre de la perte d’autorité des enseignants pendants que ceux-ci appellent régulièrement à contester l’autorité des dirigeants c’est assez antinomique.


      • JL JL 13 octobre 2012 11:57

        TF1youpie,

        c’est qui pour vous, les dirigeants contestés par les enseignants ? Les PPDA, Bouyguhes, Arnault, Parisot ?


      • tf1Goupie 13 octobre 2012 12:48

        Si vous avez déjà vu les enseignants appeler à la manif contre les sus-cités faudra m’appeler.

        Non ce sont la contestation des sinistres, des présidents, des chefs d’établissements, de « l’establishment » européen ect ...

        Je peux vous envoyer des copies de leurs tracts si vous voulez.

        En fait, je répond comme si votre question était une vraie question, mais vous savez à quel point je suis en manque d’intelligence


      • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 13 octobre 2012 18:11

        « Evaporation du charisme, du caractère singulier de l’enseignant et dilution de la responsabilité, de l’autorité dans l’équipe. »

        Le charisme se décrète-t-il ? 
        Pa ailleurs, cette constatation n’est-elle pas en contradiction avec une défense systématique apparente des enseignants ?

        «  L’école malade, certes, mais de la société. » 
        Bien sûr, main’y a-t-il pas quelque chose à faire maintenant, dans la société telle qu’elle est, pour tenter d’améliorer un peu les choses ? On peut revenir sur certains délires pédagogiques sans jeter à la poubelle tous les apports de la psychopédagogie.


        • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:15

          Merci de votre attention portée à mon article ainsi qu’à vos remarques qui donnent à penser.

          Par le mot « charisme », je voulais traduire qu’à une époque le maître d’école représentait un personnage, une autorité, on lui accordait un crédit sur le plan du savoir, de la culture. La culture était quelque chose qui comptait et inspirait le respect. Par son prestige dans la société, l’enseignant disposait d’un puissant levier pour créer un désir d’apprendre, et pas besoin de remonter à Marcel Pagnol. Pour beaucoup trop de jeunes aujourd’hui, ce n’est malheureusement plus le cas. La déconsidération des enseignants rend beaucoup plus difficile notre tâche.

          On peut, avec les outils de la psychanalyse, décliner cela autrement. Plus de transfert car le « Sujet supposé savoir » voit son savoir contesté de toutes parts ou taxé d’inutile…


        • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:18

          Que mon propos dissone avec celui « systématique » des enseignants ne me pose pas de problème et justifie que j’écrive ici sans vouloir parler pour la corporation.

           »n’y a-t-il pas quelque chose à faire maintenant, dans la société telle qu’elle est, pour tenter d’améliorer un peu les choses ? ">span>

          Je le crois, bien entendu, mais je déplore que nos dirigeants n’aillent pas dans la bonne direction à deux niveaux. Tout d’abord, ils perpétuent la même politique. Ensuite, ils se servent de l’école pour masquer les problèmes sociaux qu’ils ne font qu’aggraver.


        • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:20

          « On peut revenir sur certains délires pédagogiques sans jeter à la poubelletous les apports de la psychopédagogie. »

          Je ne sais pas si les apports de la psychopédagogie sont aussi nombreux que vous le pensez et surtout je ne suis pas sûr qu’il soit plus nombreux que ses dommages… Enfin, il faut voir dans le détail… Je n’ai critiquer ici que la dérive chronobiologique et la pédagogie du projet.

          La chronobiologie fournit un alibi à Peillon pour faire maquiller sous un jour scientifique des intentions qui n’ont rien à voir avec les intérêts de l’enfant.


        • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:22

          En ce qui concerne la pédagogie du projet, je pense que c’est une escroquerie. Aujourd’hui, on ne jure que par cela mais dans peu de temps on en sera revenu comme on est revenu de la méthode globale… 

          Voyez comme la propagande a bien pris sur elle à grand renfort de clairon médiatique ! Qui doute encore qu’un instit l’a générée, tel un sorcier solitaire, mal intentionné, dans le chaudron de ses trop nombreuses heures creuses ? Tant pis pour les dommages collatéraux, elle a fait son œuvre !Les politiques ont discouru, chercheurs, éditeurs et consorts ont empochés leur chèque…


        •  C BARRATIER C BARRATIER 13 octobre 2012 20:41

          Tant que la République a su garder une importante indépendance devant les lobbies pro vacances longues et pro week ends, on a assuré des semaines de 5 jours, avec la coupure du jeudi. Avec 4 jours et demi, puis 4, on a contribué à abîmer l’outil. Le second point faible est le manque de respect par bon nombre de parents qui ne rendent pas service à leurs enfants en critiquant les professeurs. Enfin, on s’est polarisé dans les médias sur les enfants décrocheurs en oubliant la large majorité de ceux qui réussissent.

          La volonté d’une mouvance très libérale qui veut se débarrasser des services publics façonne les consciences en tenant les médias et accélère le processus.

          Parler de refondation a souvent remplacé la refondation. Qu’a – t- on fait des riches propositions des journées de réflexion (avec suppression des cours) sur l’avenir de l’école menées partout à tous les niveaux de septembre 2003 à mars 2004 ?

          « Ecole publique : Enfin une refondation qui la conforte ? »

           http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=217

          Bien sûr, cela ne se fera pas contre les enseignants dont la grande majorité est prête à accepter qu’il soit possible d’envoyer ceux d’entre eux qui ne font rien de positif, par incapacité, et qui sont très malheureux d’ailleurs, se reconvertir ailleurs. C’est déjà le cas pour les chefs d’établissements. Il faudra aussi qu’ils acceptent un rôle plus complet, avec des moyens matériels présents, comme les enseignants de l’enseignement privé savent le faire.


          • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:23

            Merci pour votre lecture et vos commentaires. Je vous suis sur quasiment tous les points.

            Quelques réserves toutefois sur votre jugement suivant lequel vacances trop longues et week-end seraient en tête des facteurs qui génèrent la crise de l’école. A une époque encore récente, nous ne connaissions pas ces problèmes or cette variable n’a quasiment pas changée, alors que d’autres oui. C’est ce que j’essaie de faire sentir dans cet article. Par la question de l’allongement des heures ou jours de classe le ministre fait diversion et caresse les moutons dans le sens de la laine… « Enseignants, feignants, toujours en vacances ou en grèves… » à opposer aux enseignants du privé, si courageux… 


          • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:26

            N’oubliez pas trois choses. Tout d’abord, les enseignants ne sont payés que sur 10 mois, c’est pourquoi nous sommes les moins payés des cadres A. NE perdez pas de vue que les enseignants, en France, sont loin d’être ceux qui font le moins d’heures (je parle pour le primaire)… Ensuite, vous savez que le niveau d’exigence et de qualification dans le privé est moins élevé puisque les établissements procèdent eux-mêmes au recrutement (Une licence suffit pour postuler auprès des diocèses notamment).

            S’il y a bien une différence entre école publique et privé (et là, je rejoins un de vos arguments) c’est le degré d’implication du privé. Autrement dit, le public n’est pas le même.


          • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:27

            Les enseignants ne sont pas corvéables à merci pas plus qu’ils ne doivent constituer des rustines destinées à colmater les ratés de la politique sociale. Il n’y a pas plus de mauvais enseignants que de brebis galeuses dans les autres professions…

            Enfin, je pense que vous en conviendrez.


          • Spip Spip 14 octobre 2012 15:16

            Sujet délicat... Si l’école est bien un des miroirs de la société, ça ne la dispense pas de se regarder en face, de temps en temps et d’en tirer des conséquences. (je ne parle pas de l’empilage des réformes et des délires pédagogiques qui n’ont d’intérêt que pour ceux qui y auront accolé leur nom).

            La réalité du corps enseignant est plurielle
             : entre ceux qui se défoncent dans une ZEP et d’autres bien au chaud (détachement, documentaliste,CRDP, etc.) en passant par les malades chroniques dont la pathologie se déclenche dès Septembre, tous se réclament du même statut. Et ça, aucune augmentation des moyens n’en viendra à bout.

            Si la toile de fond est la dégradation du statut d’enseignant, là oui, on est bien dans un problème de société mais il faut voir plus loin que la profession. Prenons comme exemple un élève en BTS (voie efficace pour trouver un travail, semble-il). S’il a choisi une filière technico-scientifique, il débutera avec à peine 1 300 €/mois (dans le public avec concours). La filière financière (banques) ce sera 2 500 €/mois, logement fourni (les deux, c’est du vécu dans mon entourage, pas des statistiques).

            Après ça, l’enseignant ira affronter tous les jours des moutards pour tenter de les convaincre que la connaissance et la culture leur sont indispensable, alors qu’il est un des exemples vivants du contraire ?

            Les rythmes scolaires ne sont qu’une partie du problème, mais ce n’est pas une raison de le négliger. La chronobiologie n’est pas une farce mais la pression des lobbies non plus...


            • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:29

              Merci de votre lecture, de vos remarques.

              Je suis sceptique lorsque dans une société comme la nôtre, où l’assistanat n’est pas un épiphénomène, on désigne les gens qui travaillent comme des fainéants. De plus, parmi les travailleurs, je ne pense pas que les enseignants soient ceux qui en font le moins. Bien sûr on peut toujours opposés les uns et les autres et se diviser... Mais, pendant ce temps ceux qui nous emmènent dans le mur se frottent les mains…



            • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:30

              « Si la toile de fond est la dégradation du statut d’enseignant, là oui, on est bien dans un problème de société mais il faut voir plus loin que la profession. »

              Entièrement d’accord avec vous, vos exemples et vos analyses. Je ne voulais pas dire autre chose lorsque j’ai dit que l’école était malade de la société.

              Par contre, je crois, contrairement à vous (apparemment, car je ne suis pas trop votre logique) que l’enseignant est un exemple vivant que la connaissance et la culture constituent une donnée fondamentale dans sa vie. 


            • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:32

              Enfin, je ne pense pas que les rythmes scolaires soient en cause même comme une partie du problème. Consultez une autre étude comme celle de Lagarde et Bajetat réalisée pour « L’école pour demain » et vous trouverez d’autres conclusions notamment au regard de la pause du mercredi décrite comme « salutaire. »

              Enfin, mon propos n’était pas tant de m’en prendre à la chronobiologie qu’à la stratégie de caresseur de moutons / tondeur d’enseignants de Peillon.

              Je vois que face à la chronobiologie que vous semblez portez dans votre cœur vous parlez du lobbie des vacances. Or je ne crois pas que Peillon, porte-parole des chronobiologistes soit dénué d’influence ni dépourvu de lobbies !


            • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 22 octobre 2012 18:27

              Cher Monsieur,

              Merci pour … votre première phrase !

              Quant au reste, vous ne me facilitez pas la tâche en mêlant critiques et invectives… J’ai failli ne pas vous répondre mais bon, je joue le jeu ! Tout d’abord, je comprends parfaitement que mon article vous déplaise puisque vous êtes de ceux qui taxez les enseignants de tous les maux. La rhétorique de Peillon n’a pas à prendre sur vous qui êtes déjà contaminé…

              Pourtant, je suis loin de vous donner tort lorsque vous faites remonter l’origine de la crise de l’autorité, qui a entraîné ce laxisme dans les apprentissages, à 1968. Je n’étais pas en France à l’époque et ai donc hérité de la situation lorsque j’ai commencé à enseigner, ici, dans les années 2000. 


            • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 22 octobre 2012 18:31

              Je trouve néanmoins que vous exagérez, il n’y avait pas que des enseignants sur les barricades en 68. Par ailleurs, cette mise à sac de l’école est bien orchestrée par les politiques et les influents. Vous mettez le doigt sur quelque chose d’essentiel lorsque vous affirmez que les bons et les mauvais y réussissent pareillement. Si l’école ne récompense pas le mérite comme elle le devrait c’est parce que la volonté des décideurs n’est pas que les meilleurs soient consacrés, accèdent aux places qui devraient leur revenir… Non, les meilleures places s’obtiennent aujourd’hui par réseaux, relations entre oligarques…

              On pourrait même aller plus loin en disant qu’il y a une volonté de privilégier les plus mauvais, les moins compétents sous couvert de politique sociale à la faveur de « discrimination positive ». Tout cela afin de grever les plus méritants d’un handicap supplémentaire, au nom d’un idéal humaniste, puis de les évincer tout en maintenant l’illusion d’une possible réussite par l’école.


            • Le péripate Le péripate 17 octobre 2012 18:39

              Si l’état fabriquait des chaussures il nous manquerait ou le pied gauche ou le pied droit. C’est pareil pour tout ce que l’état touche donc y compris l’éducation.


              • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 22 octobre 2012 18:40

                Désolé, le précédent message ne vous était pas adressé.
                Pas besoin de chaussure lorsqu’on marche sur la tête, ce qui est le cas dans l’éducation...
                Sinon, le paradigme artisanal, notamment du cordonnier, n’est-il pas plus socratique qu’aristotélicien ?
                Bonne continuation en tous cas !


              • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 17 octobre 2012 19:34

                Cher Monsieur,
                Votre narcissisme devra souffrir que je réfléchisse avant de vous répondre. Car, c’est ainsi que je procède.
                D’autre part, je ne sais pas pour vous, mais j’ai un emploi du temps chargé...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès