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Peillon et la morale

« Le maître doit être modélisant », lit-on dans les programmes de l’éducation nationale...Nous, enseignants, aimerions que notre ministre, sans être un modèle, soit au niveau !

Si un de ces prédécesseurs prêtait à rire pour n’être pas capable d’effectuer une règle de trois, on pouvait toutefois lui concéder le bénéfice du doute en matière de moralité, registre sur lequel il avait au moins le bon sens de la jouer discret. Avec Peillon, s’ouvre l’ère où, à la médiocrité, s’ajoute la moralité douteuse…

1- Décidément pas les mêmes valeurs

"Tu ne mentiras point."

JPEG Peillon concède que les enseignants allemands sont payés 20 % de plus qu’en France. Mais, cette affirmation à notre attention n’est en fait qu’une diversion comme le relève Gérald Roux : « Les salaires des professeurs allemands sont encore plus élevés que ne le pense Vincent Peillon, d'après une étude de l'OCDE publiée en 2012. Eric Charbonnier, expert de l'Education à l'OCDE, explique que "les enseignants du secondaire en Allemagne gagnent le double des enseignants français en salaire statutaire en début de carrière et avec 15 ans d'expérience. Par contre, en fin de carrière, l'écart se réduit et les enseignants allemands gagnent à peu près 40% de plus que les enseignants français. C'est bien supérieur à ces 20%". » [1]

 Erreur ou mensonge ? Pour le déterminer, il n’est pas inutile de reprendre au début et de rappeler que le salaire est fonction du travail et du temps. On s’avise alors assez facilement où est la difficulté pour Peillon à qui la notion de temps de travail pose décidemment problème, comme il le démontre notamment par une de ses dernières frasques ! En effet, il a émis l’idée de faire rattraper aux enseignants la journée de « pré-rentrée » devant les enfants ![2] Soyons clairs, il ne s’agit pas de supprimer une journée de vacance pour y substituer un jour de travail mais plutôt de faire travailler un jour de plus sous prétexte de compenser une journée déjà travaillée. Quel exemple de cohérence pour nos élèves…

 Pourtant, la remarque de Peillon n’est pas totalement absurde pour peu qu’on la rapporte à sa logique creuse, grosse de toute une conception du travail viciée par l’obsession de rentabilité. Car, apparemment, ce qui prime pour notre ministre est, plus que tout autre chose, le nombre de présents. Ainsi, celui qui prétend réintroduire la morale dans les écoles a jugé bon, lors d’un meeting où ne l’attendaient qu’une cinquantaine de personnes, de planter tout le monde, estimant qu’une assemblée si petite n’était pas digne d’une personnalité de son importance ![3] On ne s’étonnera pas qu’Anna Cabana consacre une rubrique sur le blog du Point aux « mauvaises manières » de ce parangon de la moralité[4]. Le travail de Peillon, donc, ce n’est pas de s’entretenir avec un petit nombre de professionnels ou de gens concernés par le débat, mais bien de bronzer sous les feux médiatiques où de haranguer, en vil sophiste, les masses et cela afin qu’on ne se risque pas à penser plus loin que la doxa, au risque de mettre à nu ses mensonges et son imposture !

 Quelle honte ! Imaginons un enseignant qui tournerait les talons sous prétexte que les élèves sont trop peu nombreux dans sa classe ! Nous qui sommes payés, ironisait une collègue, en emboitant la logique comptable de Peillon : « 0.70 centimes d'euro par heure et par enfant, avec plus de 25 ans d'ancienneté, une classe 29 élèves… »

2- Au chevet de l’école républicaine.

"Je n’ai quand même pas mis 60000 postes sur la table pour être emmerdé après !"[5]

 Notre bon ministre, adulateur du quantitatif, veut des heures, des heures passées devant les enfants, du rendement pour le rendementeur ! Il n’y a pas à réfléchir ni à préparer quoi que ce soit : « Aux manettes, les enseignants… Pointez vos heures et plus les zéros ! Rentabilisez-moi ces tables, ces chaises et ces tableaux ! Noircissez, noircissez ! Des projets séance tenante, des bilans débilitants… L’heure est aux réformes, mon nom restera gravé ou tout au moins ma photo ! Scandez avec moi ce message subliminal que tout un peuple ronchonne à la faveur de l’homonymie : Payons ! »

 Car à quoi bon se cultiver ? A comprendre par exemple que la France est un pays de culture catholique, Monsieur le cancre ! Ne vous en déplaise…[6] A apprendre encore que l’histoire de mon pays est millénaire et ne commence pas après la révolution française ou au moment choisi où un caméléon ambidextre croit y déceler un ancrage favorable pour défaire l’école de la république, la même pour tous ! Car le fond de votre réforme est bien de couper l’école des programmes nationaux pour la livrer aux desideratas des communes !

3- Un travail, un vrai : La qualité plutôt que la quantité !

 Mon travail requiert un temps de préparation afin d’intéresser au mieux les élèves et de présenter sous l’angle le plus opportun ce que je veux leur enseigner.[7] Bien sûr, je pourrais toujours, sans cela, racoleur et à court d’idées, me lancer dans de vagues plaidoyers pour les drogues douces par exemple, mais je porte trop d’importance à mon pays, pétri de valeurs millénaires, à la santé des jeunes et à leur avenir pour descendre si bas[8].

Mon travail nécessite également des concertations en petit nombre. De sorte que, au sein de mon équipe ainsi que des enseignants précédents, je sais où je vais, n’ignorant pas le champ de compétence et la répartition du travail de chacun… De cette manière, j’évite les redites ou pire encore les doublons. Mais ce bon sens ne vous dit sans doute rien… Pourtant, il vous aurait évité de mêler précipitation[9] et incompétence en voulant créer une commission déjà existante en période de restriction budgétaire[10] .

Mon travail me donne pour mission de mettre en place, sur les heures d’ « aide personnalisée » (que vous souhaitez supprimer) avec un petit groupe d’élèves connaissant des difficultés ponctuelles et passagères, des activités adaptées destinées à leur permettre de progresser rapidement. Croyez-moi, ce dispositif répond à un réel besoin ! Imaginons un élève de CE2 par exemple qui peinerait à comparer les nombres à quatre chiffres et à traduire leur écart en pourcentages (au hasard les salaires des enseignants allemands et français) … Mais on peut songer également à un autre cas, celui d’un élève qui ne parviendrait pas à mémoriser tout un pan de l’histoire de France, celui qui fait sa grandeur !

4- Péché originel et corruption.

"Peillon est un serpent ! Avec lui, c’est tout pour sa gueule (…) Il trahit toujours !" François Hollande[11]

 Quant au mercredi matin, laissez donc encore un peu à ces pauvres enfants leurs loisirs, les plaisirs du conservatoire ou, pourquoi pas, la possibilité de s’initier au catholicisme comme c’était le cas de mon temps. Peut-être pourront-ils ainsi y recevoir les rudiments d’une morale qui vous fait si cruellement défaut !

 Au sujet de ses attaques contre le catholicisme, sans doute faut-il y voir la vengeance tard venue du serpent hollandais contre son créateur. Ne réalisez-vous pas que quand il parle de l’intérêt de l’enfant, il vous tend une pomme ? Croquez là, cette réforme des rythmes scolaires, et vous sentirez bien vite le goût des vers…

 Au terme de cet article, une information qui tombe sur une augmentation du salaire des enseignants m’invite à modérer ma critique de votre conception du travail. Car, force est de vous concéder une indéniable cohérence dans votre tâche. En effet, vous êtes en dessous de tout jusque dans vos méthodes. Ainsi, après avoir soudoyé les maires prêts à précipiter l’application de votre réforme, vous essayez donc de graisser la patte des enseignants… Votre obsession de tout quantifier, chiffrer vire cette fois au pathétique ! Mais, apprenez, Monsieur le corrupteur, le bien nommé « Peillon », qu’il est des choses qui ne s’achètent pas et que jamais des enseignants dignes de ce nom ne braderont le vrai intérêt de l’enfant. Ajustez donc vos lunettes de comptable : Nous ne sommes pas des mercenaires !

5- En guise d’épitaphe.

 Ce texte n’est pas une compilation des dérapages, coups fourrés, malversations de Peillon. Cela pour deux raisons. D’abord, même un livre n’y aurait pas suffi. Ensuite, une telle démarche aurait pu laisser persister, sous l’aspect du pêle-mêle, le caractère accidentel de certains actes, maladroit de quelques paroles. Il s’est agi plutôt pour nous d’écrire cet article à la manière du jeu bien connu des enfants (pour ne pas quitter notre registre) le « points à points ». De sorte que nous pensons que par cette mise en cohérence de ces quelques reliefs, nous obtenons un dessin ou un portrait révélateur non d’accidents mais de l’essence du personnage.



[6]Dans le lien suivant Peillon conteste que le catholicisme ait fait la France et soutien que ne l’intéresse l’histoire de France qu’après la révolution.

 http://www.youtube.com/watch?v=nb5WoFtL4PU&feature=watch-vrec

[7] Eric Charbonnier rappelle qu'en Allemagne "l'enseignant passe beaucoup plus de temps devant sa classe, c'est-à-dire 25 heures, alors qu'en France, une partie du travail des enseignants du secondaire est consacrée à la préparation des cours et à la correction des devoirs ce qui prend beaucoup plus de temps qu'en Allemagne. Dans le système allemand, il y a moins de notations, il y a moins de devoirs en dehors de l'école et cette partie 'devoir et apprentissage' se passe directement à l'intérieur de l'école".

[9] Sur la réforme des rythmes scolaires qui, on l’espère, lui sera funeste, Peillon a dès le départ conjugué arrogance et précipitation. Non seulement il témoigne d’un véritable mépris envers les parents d’élèves, les enseignants et les maires en se fermant au dialogue. Par ailleurs, la passation de pouvoirs avec son prédécesseur n'avait pas encore eu lieu que, déjà, il annonçait le retour à la semaine de cinq jours en primaire dès la rentrée 2013.

 


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11 réactions à cet article    


  • ecolittoral ecolittoral 14 février 2013 12:21
    Un commentaire avec quelques copiés collés de cet article - CC.
    Absences répétées sans prévenir les élèves, méthodes inadaptées qui donnent des moyennes de classe catastrophique.
    CC : « il n’est pas inutile de reprendre au début et de rappeler que le salaire est fonction du travail et du temps. »
    Pas d’améliorations malgré la demande ET la motivation des élèves parceque :
    CC : « Mon travail nécessite des concertations en petit nombre(sic). De sorte que, au sein de mon équipe »...pas au sein de la classe ou avec les parents !
    Ce que je pense de nombreux enseignants (pas tous) c’est que :
    CC : « Votre obsession de tout quantifier, chiffrer vire cette fois au pathétique ! Mais, apprenez, qu’il est des choses qui ne s’achètent pas et que jamais des parents dignes de ce nom ne braderont le vrai intérêt de l’enfant. Ajustez donc vos lunettes d’enseignant. »

    Vive l’école laïque et républicaine pour tous...sans ces incompétents.

    • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 19 février 2013 19:32

      Je constate que vous prenez plaisir à emprunter mes mots ! Mais je ne sais de quel usurier vous tenez votre pensée ? Vous devriez lui intenter un procès, si vous trouvez un mécène disposé à vous prêter quelque argent... Et puis, payez donc vos dettes et rendez aux incultes cette haine des enseignants. N’ayez crainte, votre compte ne sera point débité...


    • Feilusha Feilusha 14 février 2013 17:53

      J’ai une formation de médiéviste et de droit public. Je n’oublie pas grand chose de l’Histoire de mon pays, même si avec le temps je ne me souviens plus par coeur la série des rois mérovingiens et qu’il m’arrive d’hésiter sur les deux papes qui régnaient en même temps l’un à Rome l’autre à Avignon lors du grand schisme. Il est même arrivé qu’il y en ait trois à la fois. 

      Mais pardon ! Cela fait un bail que la France n’est plus la fille aînée de l’Eglise !

      Que vous le vouliez ou non, la Révolution française, même si elle a connu une Terreur qui n’est pas ma tasse de thé, marque une césure majeure dans notre Histoire. J’en suis plus le fils que mes ancêtres petits paysans sous Louis XIV furent les fils du roi de France.


      • lsga lsga 18 février 2013 00:40

        et encore... même sous Louis XIV les rites païens perduraient chez le petit peuple.

        Bien entendu, le projet d’une Citée des Hommes dirigée par un oligarque tout puissant représentant de Dieu sur Terre ne pouvait que plaire à ses seigneurs dont la mégalomanie n’avait d’égal que leur consanguinité.

        Toutefois, jusque dans les salons bourgeois du XIXème, jusqu’à l’avènement du positivisme, la culture polythéiste est restée très forte. Les constructeurs de Cathédrales eux-mêmes n’ont pas oublié de rappeler leur ’double jeux’ en badigeonnant leurs édifices de gargouilles, de taureaux et de perses.

        Contrairement aux Italiens ou aux Espagnols, le peuple français n’a jamais vraiment été catholique ; il a surtout été brimé par des oligarques qui ont tenté désespérément et violemment de détruire les cultures celtes et mythraïstes. 

      • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 19 février 2013 19:47

        Que vous le vouliez ou non, l’histoire de France ne commence pas avec la révolution… D’ailleurs, si la révolution consacre le triomphe de la liberté ou plutôt des libertés sachez que cette liberté tire sa source, comme concept philosophique (le libre arbitre), dans le christianisme…  Le christianisme a fait la liberté et il a aussi fait la France. 

        Quant à l’école, puisque c’est le sujet, vous, historien, devez bien connaitre l’ordonnance du 13 décembre 1688, promulguée par Louis XIV, suivant laquelle tous les parents de France avaient obligation d’envoyer leurs enfants à la petite école paroissiale, dans le cadre du processus d’alphabétisation du peuple. Une éducation prise en charge gratuitement par l’Eglise catholique, dont les prêtres inculquaient aux enfants un savoir pratique et la morale chrétienne. Eh bien, laissez-moi donc le droit d’être fier de cette France là ! Je tire un exemple entre mille de cette France d’avant la révolution qu’il ne faut pas jeter avec l’eau du bain… Nos plus grands penseurs, artistes furent dans un dialogue fécond (parfois houleux, d’accord) avec le christianisme ; d’ailleurs ce dialogue se poursuit aujourd’hui…

        Notez au passage que l’école « gratuite » n’est nullement une invention de J. Ferry, comme on aime à le faire croire !


      • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 19 février 2013 19:51

        « La France n’est plus fille de l’église ». Peut-on cesser à un moment d’être le fils ou la fille de quelqu’un ? Et pourquoi ? Parce qu’on s’en démarquerait… Mais la filiation n’implique-t-elle pas cette idée de démarcation plus qu’elle ne la récuse ? Bien sûr, me direz-vous, c’est une métaphore, que vous reprenez d’ailleurs… Pourtant, si je vous prends aux mots, c’est que  votre manière de concevoir la filiation me paraît symptomatique des tristes divagations auxquelles on assiste ces derniers temps…

        Enfin, les choses ont-elles changé si vite depuis les paroles de  De Gaulle : « nous sommes un peuple de culture grecque et latine et de religion chrétienne » ? Et il ne parlait pas de la France d’avant la révolution. 

        Ce que je déplore profondément, si vous voulez le fond de ma pensée c’est que les avancées au nom de la laïcité ne constituent tout compte fait qu’une lutte exclusivement dirigée contre le catholicisme ! Beaucoup le justifient par le fait que le catholicisme soit prégnant dans notre histoire et notre culture mais, puisque tel n’est pas votre idée, je serais curieux de savoir comment vous défendez ses assauts répétés…

        Enfin, pour revenir au sujet, sachez qu’en défendant Peillon et sa réforme vous servez bien mal la République…


      • Jean-Marc B 15 février 2013 09:21

        « La qualité plus que la quantité ».

        « Il y a 140 jours passés effectivement à l’école, donc 220 passés en dehors de l’école !...
        C’est dans ces 220 jours passés hors de l’école que se jouent toutes les inégalités » disait un intervenant dans le journal du matin de France Culture...
        Bien sûr... Sa remarque est pertinente !
        La semaine de 4 jours était une catastrophe ! 4 jours et demi c’est seulement un peu mieux...
        Ces 4 jours suffiraient peut-être si toutes les familles étaient aisées et savaient organiser le temps libre de leur enfant afin que celui-ci se cultive , vive au mieux le temps de son enfance tout en se préparant à prendre sa place parmi les adultes....

        En attendant cette société où toutes les familles seraient idéalement dotées : moralement, financièrement, intellectuellement .... le temps passé à l’école est celui qui peut aider à résorber les inégalités ....
        L’école ne se limite pas au temps passé entre 4 murs : il y a le temps des classes de découvertes, il y a le temps des spectacles pour et par les classes, il y a le temps des rencontres sportives .... Paradoxalement, il existe un hors temps scolaire qui implique les enseignants et les élèves.... et qui porte des fruits lui aussi ....

        Je vous parle d’une école où les enseignants ne comptent guère leur temps.... C’est celle que j’ai connue et vécue en tant qu’enseignant moi aussi.... Je vous parle d’une école qui avait de bien meilleurs résultats que celle d’aujourd’hui....


        • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 19 février 2013 19:57

          Vous me parlez d’un temps où le public n’était pas le même. Vous me parlez d’un temps où les enseignants ne cristallisaient pas la haine des incultes et des jaloux et où les familles les soutenaient. Vous me parlez d’un temps où la discipline n’était pas un problème comme elle l’est aujourd’hui...

          Et, pour parler quantité, puisque vous souhaitez que j’y vienne : Vous me parlez d’un temps où les vacances d’été pouvaient se prolonger jusqu’à la mi-septembre sans dommage pour personne ! Où les instits avaient des logements de fonction… Où le pouvoir d’achat des enseignants…

          Bref, bien des paramètres ont changé… (Re)lisez Claude Bernard et vous verrez que dès lors qu’il y a plus d’une variable, on ne saurait tirer de conclusion comme vous le faites à partir de ces deux observations...

          Sans doute, les chronobiologistes, avant-garde des adversaires de l’école de la République, copieusement arrosé par Peillon et consorts se dispensent-ils de cette lecture…

          Mais bon, plutôt que de prendre acte de tous ces changements, paressez donc à croire que rien a bougé sauf les enseignants d’aujourd’hui (dont je suis) moins bons que ceux d’avant (dont vous êtes)… flattez ainsi votre ego… Mais laissez la science où elle est !


        • Jean-Marc B 22 février 2013 09:05

          Voyons, je suis en retraite depuis 4 ans. Je vous parle d’un passé récent....


        • lsga lsga 18 février 2013 00:28

           A comprendre par exemple que la France est un pays de culture catholique

          c’est absolument faux.

          L’Espagne est catholique, l’Italie est Catholique, pas la France. 

          Le peuple du ’royaume’ de France était largement païen, et l’église à beau eu placer des vierges noires et des reliques dans ses églises, il préférait toujours pour se soigner aller voir le sorcier au fond du bois plutôt que le curé et son eau bénite. Tant qu’à la ’nation’ française, elle est née dans le sang même de ces curés. 

          Le Catholicisme, comme le christianisme, est une religion orientale. Le peuple français l’a toujours massivement rejeté. A chaque révolte, à chaque révolution, les curés ont été les premiers à payer. 

          • Cherif C. Kanz Cherif C. Kanz 19 février 2013 20:00

            La France, « un pays païen… » : Excellent ! 

            Et l’Espagne qui aurait toujours été « plus catholique que la France » : La Reconquista signifie-t-elle quelque chose pour vous ?

            Que le christianisme ait été contesté lors des révoltes ou de la révolution ne témoigne-t-il pas de sa prédominance dans le régime à renverser, de son alliance avec le pouvoir contesté ?

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