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Accueil du site > Actualités > Politique > Perspectives d’avenir...

Perspectives d’avenir...

Ségolène Royal aurait-elle déjà gagné la primaire PS, voire la présidentielle au vu des sondages ? Chic, on peut donc passer à la phase suivante après les désirs d’avenir : les perspectives.

Il ne faut pas oublier ce voeu pieux qu’avait fait François Hollande dans un "100 minutes pour convaincre" le lendemain des Régionales de 2004, lançant le concept de "gauche durable." En effet, le premier secrétaire du PS insistait sur l’incapacité de la gauche à conserver le pouvoir une fois acquis en France, à l’inverse de l’Allemagne de Schröder (certes battu d’une courte tête entre temps) et de l’Angleterre de Tony Blair (qui multiplie les déboires aux élections locales mais qui va conclure tranquillement son 3e bail au 10 Downing street). A voir le repli sur la candidature de Ségolène Royal, on peut se demander si elle est partie pour incarner enfin cette "gauche durable."

Ségolène Royal présente un point commun avec l’ex-chancelier et l’actuel premier ministre : son âge relativement jeune. Ségolène Royal aura 54 ans en 2007, ce qui en fait la plus jeune des candidates à l’investiture PS. C’est l’âge qu’avait Gerhard Schröder quand il fut nommé chancelier pour la première fois, mais c’est 10 ans de plus que son conscrit Tony Blair quand il devint premier ministre. Naturellement, on a plus de chance de durer quand on est jeune, Toutefois, rappelons que le projet socialiste défend, entre autres, le non-cumul des mandats dans le temps. A priori, ce n’est pas parce que Ségolène Royal est jeune qu’elle enchaînerait forcément plusieurs mandats. Et si Ségolène Royal est la plus jeune, elle n’est guère plus jeune que certains de ses rivaux : DSK aura 58 ans en 2007, Laurent Fabius 61 ans. Seul Jack Lang (qui aura 68 ans en 2007) et Lionel Jospin (70 ans) semblent moins bien parti pour incarner un candidat capable de se faire élire en 2007, et de se représenter en 2012. Notons dans le camp d’en face que Nicolas Sarkozy n’aurait que 52 ans en 2007, il peut très bien réapparaître en 2012 en cas d’échec, ou signer pour un long bail en cas de réussite.

Or le problème est que le PS semble avoir laissé tomber la stratégie du long terme pour se focaliser sur le court terme. Actuellement, à l’instant, Ségolène Royal peut battre Sarkozy. On se moque de savoir si elle pourra le faire l’an prochain au moment venu, et encore moins si elle pourrait renouveler l’exploit en 2012. Et beaucoup se rallient sur son nom.

Seulement, il y a deux problèmes importants que les éléphants "ségolistes" PS semblent zapper...

Le premier, est que les sondages ne font pas une élection. Michel Rocard était bien plus populaire que Mitterrand en 1981. Raymond Barre était annoncé rapidement triomphateur en 1988. Edouard Balladur était donné grand gagnant en 1995. Et Lionel Jospin devait battre Chirac en 2002. Pourquoi les prédictions des oracles ne se sont-elles pas réalisées ? Peut-être parce que les Français sont "poulidoriens" et n’aiment pas les champions vainqueurs d’avance. Peut-être à cause de l’arrogance des vainqueurs annoncés qui ont commencé à se croire tout permis, se sentant invulnérables (ce fut notamment le cas de Jospin et de son fameux "vieux, usé, fatigué" à l’encontre de Chirac...). Peut-être à cause des média, qui ont gavé les Français à montrer toujours les mêmes. Sûrement aussi parce que les mécanismes qui font la popularité 6 mois avant un scrutin ne sont pas les mêmes que ceux qui jouent au moment de l’élection. Or, c’est le cas avec Ségolène Royal qui bénéficie actuellement du mécanisme du rejet des autres éléphants. Mais aura-t-elle la même côte de sympathie une fois l’étiquette "candidate officielle du PS" portée sur le dos ? En tête des sondages grâce au rejet des autres éléphants, le restera-t-elle avec leur soutien ? Et surtout, pourra-t-elle défier Nicolas Sarkozy en cas de débat télévisé ? Sur ce point, permettez-moi de douter un petit peu, Ségolène Royal n’étant guère convaincante dans cet exercice. Mal à l’aise face à Philippe Douste-Blazy lors d’un débat sur la réforme de la sécurité sociale, puis face à Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan et Stéphane Pocrain lors d’un débat sur le referendum du 29 mai 2005, il y a un risque que Nicolas Sarkozy, vu les qualités d’orateur du personnage, la surclasse largement dans cet exercice. Nicolas Sarkozy qui semble moins craindre la menace Royal que la menace de deux meilleurs interlocuteurs que sont DSK et Fabius On peut être piètre orateur et gagner une élection (George W. Bush), mais on peut parfois perdre de précieux points dans l’exercice du débat (Angela Merkel et Romano Prodi...). Ceci dit, force est de reconnaître qu’en terme de discours, Ségolène Royal ne fait actuellement pas le moindre faux-pas...

... parce qu’elle prend très peu de risques. Or, c’est là le deuxième problème que je vois avec Ségolène Royal. Les risques qu’elle prend sont assez calculés. Elle a certes jeté un gros pavé dans la mare avec son discours sécuritaire de Bondy, cependant ce n’est pas vraiment sur ce genre de sujet que la gauche lui tiendra rigueur. Elle a pointé certaines faiblesses des 35 heures mais n’a pas proposé de grandes réformes en la matière. Au contraire même, après la période moderne où elle louait Tony Blair, elle la joue nostalgique en évoquant la filiation Mitterrandienne... Elle n’évoque rien en matière de fiscalité, le grand dada de la plupart de ses rivaux (même Jack Lang vient de sortir un livre sur "sa" réforme fiscale, un thème cher à Fabius et DSK). Rien sur les services publics. Rien sur l’emploi. Rien sur la relance de la croissance. Rien sur l’Europe. Remarquez, sur ce dernier sujet, on peut la comprendre, vu que l’Europe ne dépend pas que de la France... Mais le paradoxe est qu’en évitant (ou plutôt, en choisissant soigneusement) les sujets qui fâchent, Ségolène Royal se construit un comité de soutien pour le moins hétéroclite, allant du "blairiste" Jean-Marie Bockel à l’électron libre Arnaud Montebourg. Cette alliance peut-elle tenir en cas de victoire d’une candidate qui devra forcément choisir un camp sur tous les sujets controversés ? Alors que les "Strauss-Kahniens" et les "Fabiusiens" disposent d’un courant solide de militants et d’élus pour les soutenir de longue date, le "Ségolisme" est un courant récent qui ressemble davantage actuellement à une tour de Babel de personnalités attirées par elle. Pourquoi soutenez-vous Ségolène Royal ? Réponse de Vincent Peillon, entre autres : "Parce que c’est elle qui a le plus de chances de l’emporter ! " Ce n’est même pas une question d’affinité électorale qui définit le rapatriement d’éléphants PS autour de sa personne. Seulement, il ne faut pas oublier que pour des raisons de discordance, Oskar Lafontaine a quitté le SPD de Gerhard Schröder, Robin Cook a démissionné du gouvernement Blair. Le comité de soutien de Ségolène Royal peut-il se transformer en équipe de travail en cas de victoire ? Compte tenue du manque affinités sur les sujets qui fâchent entre Bockel, Montebourg, Peillon, Rebsamen (entre autres), on peut en douter un peu...

Dès lors, il ne s’agit pas de médire sur Ségolène Royal, mais nous sommes tellement abonnés en France aux champions des élections qui ont du mal à assumer leur victoire et les espoirs placés en eux que je prends pas mal de recul sur le phénomène Ségolène Royal. Peut-elle gagner ? Elle est assez fin stratège pour cela. Peut-elle durer ? Elle a l’âge qu’il faut pour, mais le problème vient de sa capacité à fédérer sur autre chose qu’un rejet et à gérer un comité de soutien hétéroclite. Or durer n’était-il pas il y a deux ans le leitmotiv de François Hollande ?


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25 réactions à cet article    


  • Bulgroz (---.---.20.233) 23 août 2006 13:26

    On s’en fout de Segolène ou de ses outsiders, de toute façon, le PS n’a aucune chance d’être au 2ième tour.


    • space cowboy (---.---.61.142) 23 août 2006 14:15

      N’en déplaise à Bulgroz, qui se réjouit comme le FN quand tout va mal ou quand tout est supposé aller mal, je ne vois pas de perspectives d’avenir avec un Le PEN au deuxième tour :

      1) il va perdre et donnera encore une fois un score à l’élu qui reste qui ne veut rien dire

      2) la gauche démocratique, je ne parle bien sur pas de la gauche révolutionnaire (faut-il vraiment en parler ?), la gauche démocratique donc bénéficiera, non pas d’un projet, car il n’y en a pas, mais d’un rejet de la droite

      3) la france est fondamentalement au centre, la dispersion des voix républicaine au premier tour en 2002 de l’ump au PC est largement supérieur aux nombres de voix pour les partis révolutionnaires de gauche et de droite

      4) les français sont très conscients que l’expérience d’une gestion FN est catastrophique


    • Bulgroz (---.---.20.233) 23 août 2006 13:49

      je devrais pas, mais je le donne quand même :

      Nicolas sarkozy UMP 23.7%

      Jean-Marie Le Pen FN 23.2%

      Ségolene royal PS 21.9%

      Philippe de Villiers MPF 5.6%

      Fançois Bayrou UDF 3.7%

      Jacques Chirac UMP 3.0%

      Laurent Fabius PS 3.0%

      Olivier Besancenot LCR 2.1%

      Yves Marie Adeline Alliance Royale 1.6%

      Dieudonné M’bala M’bala 1.5%

      Dominique Strauss-Kahn PS 1.4%

      Christian Garino Esperanto Liberté 1.4%

      Marie-George Buffet PCF 1.2%

      Dominique de Villepin UMP 0.9%

      Corinne Lepage Cap 21 0.8%

      France Gamerre Génération Ecologie 0.7%

      Bruno Mégret MNR 0.7%

      Dominique Voynet Verts 0.7%

      Arlette Laguiller LO 0.5%

      Nicolas Dupont-Aignant 0.5%

      Christian Chavrier Parti Fédéraliste 0.5%

      Rachid Nekkaz allez France 0.4%

      Roland Castro 0.2%

      Eric Taffoureau-Millet 0.1%

      Antoine Waechter 0.1%

      Jacques Cheminade 0.1%

      Armand Galéa 0.1%

      Jean-Philippe Allenbach Fédéraliste 0.1%

      Christiane Taubira PRG 0.1%

      Jean-Marc Governatori La france en action 0.1%

      Romdane Ferdjani UMC 0.1%

      Alain Mourguy 0.0%

      Yvan Bachaud 0.0%


      • JH (---.---.2.246) 24 août 2006 09:11

        voir aussi www.votez2007.com


      • (---.---.122.49) 28 août 2006 13:00

        Moi, ça ne me ferait pas sourire du tout. Je comprends que les électeurs de gauche l’aient eu mauvaise quand il a fallu voter Chirac au deuxième tour en 2002, mais il est des choses qu’on ne doit pas souhaiter même à ses ennemis, d’autant qu’en l’occurrence c’est l’image de la France autant que son climat politique qui pourraient trinquer. Votre « sourire » rappelle un peu celui qui doit apparaître sur les lèvres de certains électeurs du Front National lorsque, dans le secret de l’isoloir, ils se disent qu’ils vont « bien tous les faire chier. » Nous devons tous, collectivement, nous défaire de ce type de comportement.

        Mon rêve ? Un deuxième tour droite-gauche classique, avec DSK pour la gauche http://agoravox.fr/smileys/clin_d-oeil.png et un candidat de droit qui ne soit pas Sarkozy.


      • Bloggy Bag (---.---.152.115) 23 août 2006 14:11

        « Ségolène Royal aura 54 ans en 2007, ce qui en fait la plus jeune des candidates à l’investiture PS »

        Non, le plus jeune des candidats possibles, c’est François Hollande (12 août 1954 contre 22 septembre 1953 à SR). C’est aussi Hollande qui a passé le moins de temps à un gouvernement (0 mois) suivi de DSK. Il est intéressant de noter pour ce dernier, que bien qu’ayant passé moins de temps que SR au gouvernement, il a fait une si forte impression que l’on croît qu’il y a passé une éternité.


        • Bloggy Bag (---.---.152.118) 23 août 2006 14:21

          « Peut-elle gagner ? Elle est assez fine stratège pour cela. »

          Ah bon ? J’ai beau chercher des exemples, je ne vois pas bien. Je perçois par contre bien l’intérêt de l’énarquie à l’utiliser et j’ai un peu de mal à comprendre l’intérêt des petites reines de la nuit qui poussent sa candidature. Cela me rappelle MF Garaud racontant l’ascension de Chirac ; tous ces gens très intelligents qui pensaient manipuler le gros benet et l’utiliser pour le bien de leurs idées. Chichi les a tous mis KO au fil des ans et il est toujours là. On remet le couvert ?


        • Bloggy Bag (---.---.152.115) 23 août 2006 14:53

          J’ai un peu de mal à comprendre le raisonnement sur les ralliements des « nonnistes ». Montebourg partisant d’un PS à gauche et d’une refonte electorale se rallie à une conservatrice pas franchement gauchiste ni réformiste. Pour moi, la seule chose que cela prouve c’est que certain sont prêts à jeter leurs idées et vendre leur âme pour un espoir de victoire. Ce n’est pas à proprement parler la preuve que SR est une grande stratège.

          Le plus grave à mon sens, c’est que jusqu’à il y a peu, chacun déclamait à qui voulait l’entendre qu’il fallait en finir avec la politique spectacle, les promesses non tenues, etc... Et au final que voit-on ? La fin justifie les moyens, les idées sont à mettre à la poubelle, votez et passez votre chemin. Mais supprimons la démocratie si c’est comme cela : on gagnera du temps !


        • Bloggy Bag (---.---.152.115) 23 août 2006 15:16

          Hélas pour Montebourg, la dame s’est montrée incroyablement cohérente avec son éducation jusqu’ici. Il n’est pas difficile de pronostiquer qu’en tant qu’énarque formée pour assurer le fonctionnement et la pérennité de la Vème république, elle ne fera rien pour la remettre en cause.

          Je crois par ailleurs que c’est une des vraies batailles cachées de cette présidentielle : la survie de l’énarquie. Sarko n’est pas du sérail et il est sur une idée de rupture : son truc c’est le bonapartisme, les énarques sont un obstacle dans ce cadre. DSK n’est pas énarque non plus, et il les a clairement désignés comme une des causes des maux de la Vème république qu’il est prêt à améliorer pour la rendre à nouveau cohérente. Villepin s’étant mis KO tout seul, Fabius ayant peu de chance de faire oublier son vote non au TCE, Hollande s’étant fait avoir, il ne reste que Royal pour sauver l’énarquie.


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 23 août 2006 23:37

          « le plus jeune des candidats possibles, c’est François Hollande »

          Hollande semble pencher davantage du côté de l’effacement que de celui de la candidature.

          Il s’efface même devant le n° 2 du PS, Rebsamen.


        • Bloggy Bag (---.---.152.115) 24 août 2006 10:00

          En plus, avancer cet argument de l’âge est suicidaire vu que Sarko est encore plus jeune !


        • mariner valley (---.---.64.122) 23 août 2006 14:15

          pour un peu que de villiers face alliance avec FN et patatras....


          • gilles (---.---.102.41) 23 août 2006 14:36

            Ségolène ROYAL emportera les primaires du PS à la grande satisfaction de l’UMP et du travail de leurs équipes de commununication , ceci devient évident, et elle n’atteindra pas le deuxième tour avec la candidature de Chevenement et la multitude des candidatures de la gauche, qui de toute manière reporteront leurs suffrages sur ce dernier s’ils sont privés de candidats. Il ne reste au ps qu’une alternative pour exister, refondre un programme sur les aspirations de la gauche, mais pour cela la direction devrait renier toutes ses convictions et toutes ses alliances avec les autres partis sociaux démocrates Européens, autant dire que cela est inimaginable. Cependant l’échec de la gauche sera entièrement imputable à cette direction, en effet le choix de L FABIUS aurait évité l’entrée en lice de JP CHEVENEMENT, qui dans cette hypothèse aurait soutenu ce candidat avec ses 6 points d’électorat, avec l’aide de ce dernier un programme commun minimal aurait pu être passé avec toutes les autres composantes de la gauche lui garantissant ainsi une des deux places au second tour (plus de 25%) et la victoire face à Le PEN. La même démonstration pouvant être faite avec DSK, mais la communication orchestrée en sous main par l’UMP en particulier, imposera comme dans les sondages le choix de la candidate préférée de la droite, cela n’est pas innocent. Cette prise de conscience est déjà à l’ouevre rue Solférino, les dernières agitations du premier secrétaire manifestent plus que de l’inquiètude, alors pourquoi ne font ils rien si ce n’est de s’auto convaincre qu’ils pourront modifier un cours déjà imprimmé dans le marbre ? Sans rassemblement à gauche, le PS est voué à l’échec (ce parti ne représente que moins de 19% soit en fait moins de 13% de l’ensemble de l’électorat français inscrit comme d’ailleurs l’UMP qui lui se situe à 14% seulement), il appartient donc à la direction de prendre en compte cette donnée incontournable au rique alors d’accepter de perdre.


            • gilles (---.---.102.41) 23 août 2006 15:57

              LES FAIBLESSES DU PROGRAMME ACTUEL DE L’UMP

              10/08/06

              Si certains peuvent se réjouir des difficultés que rencontre la direction du PS devant sa prise de conscience de la réédition d’un nouveau 21 avril 2002, l’UMP devrait aussi affiner certaines de ses positions qui risquent d’être la cause de véritables fractures avec le peuple et donc de son électorat .

              Non celui de ses membres qui ne représentent qu’une infime minorité des électeurs qui eux seuls décideront dans les urnes.

              Nul ne peut nier à son président la volonté du changement, sa pugnacité et sa valeur.

              Mais les qualités d’un « meneur » ne sont plus dans notre démocratie les seuls ingrédients du succès.

              Plusieurs points du programme mériteront sans doute un positionnement très clair qui entraînera des réponses qui risquent de ne pas satisfaire la principale famille de ce mouvement les GAULLISTES.

              Le premier sujet qui prend une connotation si particulière depuis le début de la guerre du LIBAN porte sur la conception de la politique étrangère de notre Pays.

              Certaines rumeurs qui circulent sur les blogs et non dans la presse prétendent que notre président aurait l’intention de réduire nos efforts de défense.

              Ceci peut il être vrai ? Ce serait l’aveu d’un alignement sans condition sur la politique étrangère des Etats-Unis en privant non seulement la France mais demain l’EUROPE de tout moyen crédible d’asseoir sa politique étrangère indépendante.

              . Ce serait l’abandon de ce qui a toujours été le fondement de l’engagement politique du général DE GAULLE la notion même de l’indépendance de la FRANCE.

              Ceci est il crédible ? Le doute est cependant dans les esprits et une mise au point doit être rapidement effectuée au risque d’accréditer cette thèse que ne pourra jamais partager la famille Gaulliste.

              Un deuxième sujet porte sur le sens de notre économie et son impact sur le social.

              S’il est vrai que seules les entreprises fournissent à chacun de nos compatriotes leurs moyens de subsistance, cette prise de conscience doit interdire toute démagogie.

              C’est bien par la défense de ce qui crée la richesse qui sera demain la condition du retour à l’équilibre de nos comptes si structurellement déficitaires.

              Il faudra sans doute afficher la méthode qui visera à ramener les effectifs de la fonction publique dans une norme acceptable que partagent tous les autres pays Européens.

              Mais pour rester fidèle à l’engagement du général De GAULLE qui se plaçait toujours au dessus des partis politiques et leurs viles querelles d’intérêts partisans

              L’intérêt de ceux de nos compatriotes qui sont aujourd’hui exclus d’avenir doit être INSCRIT comme la priorité de tout programme qui se réclame du GAULLISME.

              Ce positionnement n’ayant de sens qu’avec une critique frontale de la BCE et de l’absence de son rôle dans la défense de l’emploi des citoyens Européens.

              Le GAULLISME par essence a toujours été l’intérêt supérieur du peuple FRANÇAIS, de son indépendance et de sa liberté de parole envers et contre tous.


            • gilles (---.---.102.41) 23 août 2006 15:51

              Vous manquez d’objectivité, Si laurent FABIUS n’est pas désigné jean Pierre CHEVENEMENT se présentera comme il vient encore de le confirmer au cous des derniers jours,

              sa candidature ne répond nullement à une ambition personnelle mais au sens du devoir de l’état dont il a toujours fait preuve depuis son entrée dans la vie politique. Ses positions sont largement partagées par les autres partis de la gauche et il est sans doute le seul à pouvoir élaborer une plate forme de programme avec ces partis.

              Vous parlez d’honneteté de la part de Chevenement, son objectif n’est pas de faire gagner le PS mais la défense de certaines idées qui doivent permettre l’amélioration de la vie des plus pauvres de notre pays.(10 millions d’exclus d’avenir) Son positionnement sur le rôle dela BCE dans la défense de l’emploi en Europe n’est pas la position d’HOLLANDE par exemple mais celle d’Emanuelli, de FABIUS voir de LO , LCR ou des verts. Son postionnement sur la politque extérieure de la France est diamétralement opposée à celle défendue par le PS (en particulier sur la politique de défense pillier comme vous le savez ou devriez le savoir de toute politique extérieure) son positionnement à l’encontre de la lutte contre le capitalisme « bousier » est contradictoire avec celle (permissive) de la direction du PS et surtout de tous les partis sociaux démocrates Européens. Cela fait beaucoup trop de différences, c’est la raison pour la quelle il défendra ses convictions qui poseront problèmes à la directiona actuelle du PS, les problèmes de fond qu’il imposera par sa présence gênera considérablement autant le PS que l’UMP d’ailleurs et plus particulièrement les vrais gaullistes qui ne peuvent se reconnaître dans le positionnement du président de ce parti en matière de politique extérieure et sociale.


              • gilles (---.---.102.41) 23 août 2006 16:00

                PRESIDENTIELLES 2007 LES CHANCES OBJECTIVES de Jean-Pierre CHEVENEMENT

                La candidature de cet ancien Ministre de la France n’est plus une hypothèse. Devant l’attitude pour le moins pragmatique de la direction actuelle du PS à l’encontre de tous les autres petits partis de la gauche, il ne pourra subir leur DIKTAT.

                Devant les divisions des aspirants socialistes à la désignation à la candidature, ce futur candidat ne pourra que rassembler tous les mécontents sur son nom.

                En effet, combien d’électeurs de ce parti, qui se sentant plus proches des positions de Laurent FABIUS souhaiteront voir triompher leurs aspirations au travers de celui qui aurait pu soutenir leur candidat

                De même, combien de Gaullistes, dépités par l’élimination de leur favori, pourront se reconnaître dans les positions de fond touchant à l’indépendance de la France qu’a toujours défendue ce futur candidat et qui semble ne pas être la vision du président de l’UMP ?

                Devant la manœuvre tactique décidée par la direction du PS, combien d’électeurs de ces petits partis reporteront leurs suffrages s’ils sont privés de moyen démocratique de leur choix ?

                Par vengeance sans doute ;ils risquent de faire payer amèrement à ce parti cette décision qui si elle est tactiquement recevable, risque de ne pas atteindre les objectifs voulus.

                A l’éparpillement des voix du premier tour il est probable que nous assistions à une crispation et à un vote réellement utile sur un nom, celui qui pourra sous sa bannière reprendre une part des aspirations de toutes les composantes de la gauche hors du PS.

                Seul ce candidat et son parti auront la crédibilité et l’écoute de nombreux partis de gauche. Si ce candidat parvenait sur une base de programme qu’il est le seul à pouvoir négocier contrairement à la direction actuelle du PS, son nom pourrait recueillir un pourcentage bien supérieur au candidat ou candidate du PS.

                Si ce candidat arrive en deuxième position au premier tour ; son élection serait alors assurée.

                Au vote utile préconisé par la direction du PS, nous assisterons sans doute à ce souhait mais avec le risque d’un report des voix sur un nom différent.

                Jamais le PS n’aurait pu lui faire un tel « cadeau » attendons les prochains commentaires de MICHEL ROCCARD sur cette nouvelle bévue.


                • David972 (---.---.74.211) 23 août 2006 18:08

                  Attention à certaines déclarations !

                  Bush est loin d’être un piètre orateur. Pourquoi ? Simplement parce que Bush a écrasé Gore en 2000 et aussi parce qu’il ne s’est pas attaché à dominer Kerry en 2004. En 2004, Bush s’est simplement attaché à conserver sa base et à séduire les 4 millions d’évangélistes qui lui ont manqué en 2000. Bush leur a donc parlé et a parlé à sa base tandis que Kerry cherchait à convaincre tout le monde. Donc il ne faut pas dire que Bush est un piètre orateur. La réalité est que Bush est moins bon orateur sans doute que Kerry mais Bush n’est pas un piètre orateur tout de même. Alors attention encore une fois.

                  Pour le reste, je pense que l’analyse est en grande partie bonne. Je ne veux pas trop m’avancer mais je doute que Ségolène Royal puisse lutter franchement contre Sarkozy lors de débats télévisés. Sarkozy n’est du ganre à sous-estimer personne et Sarkozy sait aussi sans doute pouvoir battre Ségolène Royal à ce petit jeu. D’ailleurs, le dernier discours de Ségolène Royal à la fête de la Rose a bien montré ses incroyables lacunes oratrices tant elle avait du mal à réellement entraîner son oditoire qui semblait franchement applaudir plus par nécessité que par réelle conviction. Peut-être que Ségolène Royal battra finalement Sarkozy lors des débats télévisés mais j’ai de sérieux doutes là dessus et je ne pense pas qu’un miracle puisse se produire dans ce domaine.

                  Sinon,pour le reste, le récent sondage montre que 24% de personnes se disent ’certaines de voter Sarko tandis que ’seulement’ 17% se disent ’certaines’ de voter Ségo. Sarkozy devance même Ségo au premier comme au second tour mais on ne peut en rien faire de comparaison avec les élections précédentes car les écarts entre Ségo et Sarko sont infimes que les deux font pratiquement jeu égal avec un léger avantage toutefos pour le candidat de droite.


                  • Bloggy Bag (---.---.152.115) 24 août 2006 10:06

                    Non, la forme ne primera pas le fond car l’OPA du marketing a échoué. Les universités d’été du PS vont commencer en ayant entendu les « arguments » de Royal à Frangy, les propositions de Fabius cette semaine, et aujourd’hui la tribune dense de DSK sur le Monde. Il ne manque que les propositions de Lang et le choix de Jospin, mais malgré toutes les tentatives, le débat démocratique aura bien lieu, d’abord entre militants à la Rochelle, puis dans les débats directs entre candidats comme cela avait été prévu.


                  • Gil (---.---.93.79) 23 août 2006 23:09

                    En fait, je crois que jamais aucune présidentielle sous la cinquième n’aura été aussi ouverte, et, d’ici 2007, tout peut être bouleversé en moins de deux. Ce que j’attends de voir, c’est quelle nouvelle manipulation médiatique va sortir dans la dernière ligne droite pour inflèchir l’opinion publique... Ce ne sera de toute façon pas une supposée « attaque de vieux », vu que le coup de l’insécurité a déjà été fait en 2002... Peut-être une histoire de conflit international qui remettrait Mr Chirac en piste, comme le suggèrait ce matin Mr Raffarin. Va savoir...


                    • David972 (---.---.85.134) 24 août 2006 00:15

                      Je crois qu’il ne faut pas du tout accorder de crédit à une candidature Chirac. Un conflit international majeur ? Il faut voir... Du style de ce qui se passe actuellement au Liban ? Cela ne suffit point du tout. Il faudrait une sorte de 4ième guerre mondiale alors ! Mais c’est franchement si improbable... Bref, tout est contre une nouvelle candidateure Chirac. Peut-être que Sarkozy peut mourrir car personne n’est invincible et cela pourrait remettre ainsi Chirac en selle mais franchement il faudrait vraiment un coup du sort... Bref, il faudrait tout un concours de circonstances exceptionnelles pour que Chirac puisse être en mesure de se représenter et il est plus que peu probable que ces conditions soient réunies !


                      • Bloggy Bag (---.---.152.115) 24 août 2006 10:32

                        Au niveau national, là aussi j’ai du mal à la trouver pertinente. Certes elle a attaqué Sarko sur la sécurité, mais sur ce point, elle risque d’être balayée par Le Pen en étant de plus lâchée par une partie de la gauche qu’elle prend à rebrousse poil. Pas facile d’espérer passer le 1er tour dans ces conditions.

                        Si on regarde ses sorties de l’été, entre son article sur la canicule et sa sortie Corse, difficile de lui décerner un brevet de lucidité et de pensée innovante !


                      • SDD (---.---.44.228) 24 août 2006 14:26

                        Puisque l’auteur de cet article et certains commentateurs semblent bien informés sur Ségolène Royal je me permets de formuler une interrogation, certes un peu triviale : qui finance les multiples déplacements de Ségolène (Chili, finale de Coupe du Monde, etc), est-ce le conseil régional Poitou-Charentes déjà lourdement endetté ou bien est-ce le parti ou bien est-ce de l’autofinancement (j’en doute de la part d’une socialiste) ? Cette question vaut aussi pour les autres « éléphants ». Merci pour vos éclaircissements.


                        • Le Tigre (---.---.39.154) 24 août 2006 20:44

                          La recette Royal Pauvre démocratie... intronisée par anticipation médiatique première Présidente de la République, Ségolène Royal ménage la chèvre et le choux et chacune de ses allocutions est une matérialisation verbeuse du vide sidéral et sidérant de son « projet » pour la France.

                          Ségolène Royal a compris qu’en ne disant rien, elle grimperait comme par enchantement dans les sondages. Car c’est finalement l’absence de contenu qui séduit.

                          Ségolène Royal n’a pas de projet pour la France, mais un projet pour elle-même. Elle rassemble en un grand magma informe un peu de toutes les idées et, comme par une force magnétique mystérieuse, attire à elle la sympathie des 80% de Français qui ne comprennent rien à l’économie, ni aux questions de société et de politique.

                          Saupoudrez régulièrement d’un beau sourire et d’un tailleur super classe et vous obtiendrez, à partir du vide, le plein des voix !

                          Ségolène ne se mouille pas, elle peut donc laisser son tablier de côté pour mettre en oeuvre sa recette, faire des voeux brouillés et laisser mariner ses spaghettis idéologiques. Le fumet délicat du marketing politique atteint avec Ségolène sa plus simple et sa plus réjouissante expression.

                          Au petit livre rouge des restaurants socialistes, nul doute qu’elle décrochera une étoile. Générale d’une brigade de cuistots qui nous mitonnent de la Lang sans que nous Peillon d’addition, et peut-être un jour Présidente de la nation du bon goût...

                          En fait, Ségolène n’a rien à nous dire, et ne sait pas elle-même de quoi son projet est tissé. Car il se fera au gré des modes et des injonctions des électeurs. Ségolène nous sert de la politique à flux tendus. Elle a renié des idées qu’elle défendait il n’y a pas si longtemps, et en appelle maintenant à l’héritage mitterandien.

                          Les Français savent-ils seulement quel est cet héritage ? Un pays surendetté, au chômage, complexé mais donneur de leçons, gangrené par le politiquement correct, averse au risque et au travail, coupé de ses racines et de son identité. L’ère Mitterand, faut-il le rappeler, c’est l’ère de toutes les affaires vraiment sinistres qui ont coupé pour un bon moment les liens entre les Français et leurs élus. Une ère du vide et de l’indécence politicienne, l’âge de la glaciation idéologique.

                          Je constate que notre démocratie se nourrit de vide. Elle a besoin d’urgence d’une perfusion d’idées claires. De grâce, ne confondons pas les élections présidentielles avec une « President Academy ». Ségolène Royal nous promet des lendemains qui chantent vraiment trop faux.


                          • election-presidentielle.fr (---.---.206.121) 25 août 2006 10:13

                            Rentrée politique réussie pour Ségolène Royal si l ?on en juge l ?écho médiatique rencontré par son intervention à la Fête de la Rose. Dominant l ?actualité politique de la semaine, la dynamique autour de la présidente de Région a susci...


                            • Gilles (---.---.142.7) 27 août 2006 20:30

                              Vu d’ci, outre atlantique, le débat politique auquel se livrent les socialiste, en particulier autour de la candidature de Ségolène Royal est particulièrement difficle à suivre.

                              L’impression d’ensemble qui se dégage, est celle d’une guerre sexiste larvée. Elle ne dit pas son nom mais on sent sa présence. Manifestement, la gauche a du mal à assumer le pouvoir. Poutant il est à la portée du prochain scrutin, pour peu qu’elle s’unisse.

                              Le changement est à l’ordre du jour. Mais quant on voit s’agiter les dinosaures qui ont été impuissants à battre Chirac la dernière fois, la perpective, qu’une femme en plus, réussisse là où ils ont échoué les rend très mal à l’aise. Et les couteaux se mettent à voler bien bas bien bas !

                              Mais le changement c’est faire autre chose. Ce que représente la vieille garde socialiste, c’est, plus de la même chose.

                              Je souhaite que la France dépasse le machisme qui la caractérise sur le plan politique. Ce machisme qui dégouline au bout de toutes ces flèches qui s’en vont groupées en la seule direction de la femme qui les menaces.

                              Si j’étais français, hélas je ne le suis pas, j’opterais pour le changement. Je voterais Ségolène

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