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Accueil du site > Actualités > Politique > Petit glossaire des idéologies politiques - version IV

Petit glossaire des idéologies politiques - version IV

Le Nationalisme

Contrairement à la doxa contemporaine qui veut que tout nationalisme soit d'extrême droite, le nationalisme peut aussi bien être de gauche que de droite. Un nationaliste adule sa nation (communauté culturelle), se montre le plus souvent conservateur sur les questions de mœurs, et adhère au conservatisme (patriotisme) économique (protectionnisme, autosuffisance, etc.)

C'est l'adulation de la nation et de ses origines culturelles qui va pousser le nationaliste à rejeter et à stigmatiser l'étranger (et l'Autre en général). La différence culturelle étant perçue comme remettant en question la stabilité (donc la pérennité) et la cohésion (voire la pureté) de la communauté culturelle nationale originelle (native).

Un nationalisme de droite se positionne en faveur du capitalisme et d'un État minimal (peu interventionniste sur le plan des droits sociaux). Le nationalisme de droite trouve son parfait exemple en l'Union Démocratique du Centre (UDC) ou en le Front National (FN).

Un nationalisme de gauche se positionne en faveur d'une économie planifiée ou en tout cas d'un État fort (très interventionniste sur le plan des droits sociaux) dans le cadre de l'économie de marché. Le nationalisme de gauche peut être illustré par le nazisme, ou bien par le groupuscule Genève Non Conforme, ou encore par les idées de Alain Soral.

Le nationalisme anti-productiviste existe aussi. 

L'Extrême droite

La doxa voudrait me faire placer dans la case extrême droite le nationalisme. Extrême droite signifie pourtant simplement « à la droite de la droite ». Alors strictement idéologiquement parlant, l'extrême droite n'est constituée de rien d'autre que les courants libéraux extrémistes (ou radicaux).

La plus extrême de ces formes est l'anarcho-capitalisme, c'est à dire l'anarchisme de droite, qui se rapproche très fortement du libertarisme, assez bien représenté aux USA (notamment par certains membres du Parti Républicain et du Tea Party). Cet anarchisme de droite prône la suppression de l’État-providence, et donc l'abandon du respect des droits sociaux (pourtant intégrés aux droits fondamentaux des Constitutions contemporaines). Il s'agit donc de privatiser les services publics en charge de ces droits sociaux et de donner ainsi davantage d'importance à l'économie de marché et à ses logiques. Notons toutefois que certains libertariens imaginent souvent des mécanismes de solidarité ou de charité pour permettre la survie des plus pauvres.

Le projet libertarien consiste à revenir au libéralisme classique, c'est à dire aux mécanismes organisationnels collectifs du XIXème siècle, et donc à préserver uniquement les fonctions régaliennes de l’État (justice, police, armée), lui permettant de préserver seulement les droits civiques et politiques. Les conséquences d'un tel mode d'organisation sont la constitution d'une société extrêmement inégalitaire que certains qualifient même de néo-féodalisme où une oligarchie (ploutocratie) domine sans partage. Les anarchistes de droite vont parfois plus loin que les libertariens en imaginant une privatisation totale de l’État, comprenant ses fonctions régaliennes. Quelque uns vont donc jusqu'à imaginer que la classe ultra-dominante économiquement s’appuierait logiquement dans ce cas sur des milices privées pour assurer sa domination totale.

Il existe par ailleurs d'autres formes libérales extrêmes, mais néanmoins moins extrêmes que celles précédemment étudiées. L'ultra-libéralisme en est une dénomination idéologique possible qui définit une privatisation partielle de l’État-providence que l'on tente de restreindre le plus possible, en limitant au maximum les impôts, les taxes, la redistribution des richesses, ou toute intervention de l’État visant à assurer le respect des droits sociaux. On vise ici un État minimal, comme la doctrine ancienne du libérisme qui se développa en Italie il y a un certain temps, où le capitalisme peut au maximum organiser la société. Cela crée évidemment des sociétés ultra-inégalitaires.

Le néo-libéralisme est une autre dénomination possible de ce courant contemporain d'un libéralisme radicale. Par l'emploi de ce terme on marque parfois l'importance d'un État répressif accru (par un processus de pénalisation de la pauvreté et de l'exclusion) pour accompagner la privatisation de l’État-providence, et donc l’accroissement des inégalités et de la précarité. On peut aisément qualifier les partis de droite suisses de néo-libéraux au vu de leur politique actuel. Ainsi le Parti Libéral-Radical (PLR), le Parti Démocrate-Chrétien (PDC), le Parti Bourgeois Démocrate (PBD) et les Verts Libéraux (V-Lib) adhèrent clairement aujourd'hui à un libéralisme radical du type néo-libéral.

La Droite

La droite se caractérise par son adhésion au capitalisme. Néanmoins elle est en faveur d' un Etat-providence minimal qui intervienne un minimum pour assurer un tant soit peu le respect des droits sociaux des individus. Ce compromis s'appelle le social-libéralisme, ou nouveau libéralisme.

Cette faible intervention étatique dans le cadre du capitalisme permet d'éviter des taux d'inégalités trop explosifs et de limiter la précarité ou l'exclusion.
Une certaine proportion des membres des partis suisses de droite (principalement au PDC, au PBD et chez les V-Lib) sont encore social-libéraux, mais ils sont présentement plutôt minorisés par les membres (majoritaires) les plus extrêmes.

Le Centre Droit

Le centre droit est conscient de la nécessité d'assurer les droits sociaux des individus, et donc de l'importance de l’État-providence. C'est pourquoi il est en faveur d'une intervention moyenne de l’État dans le cadre du capitalisme, afin de limiter inégalités, précarité, et exclusion. Ce social-libéralisme renforcé représente une gradation dans les modèles possibles d’État providence.

A nouveau, certains membres des partis suisses de droite pré-cités se retrouvent dans cette case idéologique.

Le Centre

Le centre n'existe que de manière abstraite. Il n'y a en effet pas d'équilibre pur et parfait entre intervention de l’État et liberté de l'économie de marché, pas de modèle définissable de l’État providence centriste. En théorie le centriste pur se trouve entre le social-libéralisme renforcé du centre droit et la social-démocratie de centre gauche.

Le Centre Gauche

Le centre gauche est en faveur d'une intervention forte de l’État dans le cadre d'une économie capitaliste. Rompant avec la solidarité, il en appelle à la justice sociale, qui se concrétise en un modèle d’État providence fort et très interventionniste, à même d'assurer les droits sociaux des individus dans une large mesure. Cette doctrine est celle qu'on appelle de nos jours la social-démocratie. L’État social-démocrate assure un taux assez bas d'inégalités sociales, limite la précarité, et réduit l'exclusion, en mettant en place des services publics étendus et de qualité, en levant des impôts progressifs assez élevés, en créant un cadre juridique protecteur pour les plus faibles, et en taxant les secteurs à fortes externalités négatives.

Pour améliorer son efficacité et ses capacités, la social-démocratie peut se faire étatiste et étatiser des secteurs économiques pour s'assurer des recettes supplémentaires.

Le centre gauche peut fort bien se montrer conservateur sur le plan économique.

En Suisse, une majorité du Parti Socialiste (PS) correspond à ce centre gauche.

La Gauche 

A la gauche du centre gauche, on trouve les idéologies socialistes.

Le socialisme contemporain correspond idéologiquement au marxisme réformiste. Ce courant prône l'instauration démocratiquement décidée d'une économie étatisée et planifiée (les moyens de production sont la propriété commune de la société). En tendant vers l'égalité des ressources par une distribution égalitaire des revenus, les inégalités, l'exclusion, et la précarité, sont réduits quasiment au néant. C'est ce courant qui est qualifié, comme la social-démocratie, de réformiste, puisqu'il n'est pas révolutionnaire. Le socialisme contemporain peut fort bien être conservateur sur le plan économique.

Le socialisme anti-productiviste, correspond à l'articulation politique (collective) du socialisme utopiste(communautaire). Il s'agit toujours d'une économie étatisée et planifiée, mais en plus de cela s'ajoute une décentralisation économique et politique, relocalisation des activités humaines, un niveau d'autoproduction et d'autosuffisance élevée, un conservatisme économique obligatoire, et une auto-limitation de l'impact collectif écologique aux capacités régénératives de la biosphère et des écosystèmes.

L'écologie politique est assez proche du socialisme anti-productiviste, sans en reprendre tous les aspects.

Elle prône une économie privée de petites entités (coopératives, associations autogérées, indépendants, paysans, artisan, etc.) et se passe donc d'économie étatisée et planifiée.

Décentralisation économique et politique, relocalisation des activités humaines, un niveau d'autoproduction et d'autosuffisance élevée, un conservatisme économique obligatoire, et une auto-limitation de l'impact collectif écologique aux capacités régénératives de la biosphère et des écosystèmes, restent des éléments constitutifs de son projet de société.

Enfin, le néo-socialisme fait la jonction entre socialisme contemporain, socialisme anti-productiviste et social-démocratie. Il représente un projet plus modéré que le socialisme, mais plus à gauche que la social-démocratie. Il s'agit d'étatiser et de planifier les grandes structures économiques, tout en maintenant une économie de marché sous tutelle pour les petites structures économiques. La tutelle signifie que les petites entités économiques sont soumises à un droit de regard total de l'État sur leurs activités. Ce sont là les principes fondant une économie planifiée mixte. Dans le néo-socialisme, l’égalité des ressources est relative, et l'organisation du travail est autogéré.

Par ailleurs, décentralisation économique et politique, relocalisation des activités humaines, un niveau d'autoproduction et d'autosuffisance élevée, un conservatisme économique obligatoire, et une auto-limitation de l'impact collectif écologique aux capacités régénératives de la biosphère et des écosystèmes, viennent s'ajouter à ce projet de société. Et pour conclure, au sujet de l'organisation collective et politique, on applique le principe de la démocratie directe par assemblée populaire à la plus basse échelle spatiale, et de la démocratie athénienne (par tirage au sort 50%) et représentative (par élection 50%) à l'échelle supérieure. 

L’Extrême gauche

A la gauche de la gauche, l'extrême gauche rassemble plusieurs courants idéologiques.

Le communisme contemporain correspond au marxisme classique (et à ses dérivés). Il préconise une économie étatisée, centralisée, et planifiée instaurée par la lutte révolutionnaire (donc la lutte armée). La dictature de classe permet d'atteindre l'égalité des ressources quasiment totale, et donc la disparition des classes sociales. La centralisation politique et économique est sensée disparaître avec le dépérissement attendu de l’État dans la société sans classe. Le marxisme-léninisme imagine une organisation démocratique par assemblées populaires (démocratie directe) dans le cadre de cette société sans classe.

Le communisme libertaire, c'est à dire l'anarchisme de gauche, prône l'abolition de l’État, mais uniquement après avoir atteint une société sans classes (et donc une égalité des ressources ce qui signifie l'abolition de la propriété privée des moyens de production précédemment). L’organisation de la société se fait par libre association d'individus par affinités qui forment des communautés politiques décentralisées (aussi sur le plan économique) et autogérées. La démocratie directe ou le consensus permettent ensuite d'organiser la prise de décision collective.

L'anarchisme de gauche anti-productiviste existe aussi.
La forme la plus extrême de l'anarchisme est celle du weganarchisme qui prône la non exploitation des animaux, ces derniers étant libérés de l'exploitation après la libération des êtres humains (qui sont à leur yeux aussi des animaux).

L'anarcho-individualisme est une forme incompréhensible sur le plan collectif et politique de l'organisation de la société.
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Glossaire version III : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/10/07/petit-g...ideologies-politiques-traditionnelles-ve.html 

Glossaire version II : http://adrienfaure.blog.tdg.ch/archive/2011/09/25/petit-g... 

Glossaire version I : http://www.facebook.com/note.php?note_id=204377546253443


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10 réactions à cet article    


  • Strawman Strawman 18 janvier 2012 09:13

    Merci pour ce rappel de la distinction élémentaire, et pourtant trop ignorée entre gauche et droite : la gauche veut le plus d’Etat possible, la droite veut le moins d’Etat possible.
    En sachant cela, il devient facile de connaître l’inclination politique d’un pays, non pas en regardant l’étiquette politique des élus, mais en vérifiant quelle proportion du PIB est gérée par l’Etat. Si elle est supérieure à 20-30%, nous sommes dans un pays de gauche. En France, nous sommes à 56%.

    Sinon, je vous conseille de rajouter à votre glossaire le fascisme, que Mussolini définissait comme la collusion entre un Etat fort et des entreprises privées, difficile à placer sur votre diagramme - une sorte « d’extrême-centre gauche ».


    • Adrien Faure Adrien Faure 18 janvier 2012 15:40

      Le fascisme n’est-t-il pas une sorte de nationalisme de gauche ?


    • epicure 18 janvier 2012 18:58

      Le fascisme est un régime d’extrême droite :

      culte du chef
      régime antiparlementaire (ou parlement croupion) et antidémocratique
      nationalisme xénophobe
      régime militaire
      corporatisme (élément déterminant pour situer un système)
      collusion avec la religion (accords de latran)
      Société hiérarchisée .

      Toute ces caractéristiques oppose le fascisme au socialisme, et donc à la gauche telle que décrite dans l’article, sauf les dérives extrémistes dites marxistes léninistes.

      Le fascisme n’abolit pas la propriété privé, il se contente de l’encadrer (sauf certains domaines). Donc il n’a pas une vision économique de gauche. De plus le corporatisme le place clairement à droite, car la gauche tend à la non différenciation économique ( abolition des classes dans l’idéal ).

      Donc le fascisme n’est pas de gauche.
      C’est une conjugaison non traditionnelle, de l’extrême droite historique.
      La différence avec les partisans de l’ancien régime c’est le rôle de l’état et de l’armée par rapport à la noblesse et au clergé, et le non attachement à des traditions multiséculaire.
      C’est pour ça qu’on parle d’extrême droite révolutionnaire au sujet du fascisme comme du nazisme.

      Faut il rappeler que les héritier de Mussolini, dont sa petite file, se placent d’eux même à droite, enfin à l’extrême droite, et que les fascistes ont toujours combattus la gauche ? Donc c’est que le fascisme est bien d’extrême droite


    • gordon71 gordon71 18 janvier 2012 10:35

       La nation n’est ni de droite ni de gauche effectivement elle est universelle selon la déclaration des droits de l’homme :


      article III :


      « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la

      nation, 

       Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » 


      • Adrien Faure Adrien Faure 18 janvier 2012 15:39

        La nation est un concept culturaliste dépassé que je rejette complètement.
        La communauté culturelle importe peu à mes yeux. Seul compte vraiment la communauté politique. 


      • epicure 18 janvier 2012 20:54

        La nation de gauche est justement politique avant d’être ethnico-culturelle comme le nationalisme de droite.

        C’est ce manque de subtilité qu’il manque dans l’article. Il y a confusion entre les moyens et les fins dans l’article.

        Le nationalisme de droite rassemble la nation autour de valeurs culturelles ou religieuses, contre l’étranger (ou la minorité qui ne rentre pas dans le cadre culturel, ethnique ou religieux), ce qui sert en fait à mieux rassembler. Le natioalisme le plus à droite crée une barrière entre la nation et les étrangers, il veux que chaque membre de chaque communauté reste séparé, que ce soit par le sang ou par l’appartenance religieuse familiale, car l’appartenance communautaire est plus importante que les individus. L’étranger est rejeté parce que étranger.
        Le nationalisme c’est un nationalisme communautaire et différentialiste.

        La nation de gauche repose sur une vision politique de la communauté nationale, ce qui rassemble doit être plus important que ce qui divise ( la culture, la religion, l’ethnie justement).
        Le nationalisme de gauche, n’est pas orienté contre l’étranger sauf si celui ci se fait agressif, il peut intégrer des étranger qui sont amicaux vis à vis de la nation.
        Il se défini mieux par le patriotisme.
        C’est un nationalisme basé sur des individus, il est aveugle aux différences communautaires, donc qu’un individu viennent d’une communauté étrangère n’est pas important en soi, tant que cet individu se conduit de façon fraternelle avec les citoyens du pays.
        Le nationalisme de gauche c’est un nationalisme individualiste et universaliste.

        Ça c’est dans les grandes lignes, en théorie, après dans la pratique, ce n’est pas toujours aussi tranché, selon les personnes ou les mouvements.


      • Iren-Nao 19 janvier 2012 01:39

        Adrien,

        Vous avez bien le droit de réfuter le concept de nation si ça vous chante, cela ne l’empêche pas d’être fort et d’être le cadre de toute souveraineté.
        On peut envisager différents critères de nationalité

        Iren-Nao.


      • fr_lh 18 janvier 2012 21:26

        Et vous comptez entrer dans le sujet annoncé quand ? Dans la « version » (? ?? vous voulez dire le chapître, sans doute ?) V ?


        • epicure 18 janvier 2012 22:09

          Petit glossaire, un peu simpliste au niveau analyse, qui ignore l’histoire des idées politiques, les affrontements majeurs qu’il y a eu au cours de l’histoire, notamment celle de France. Pourtant l’histoire de france, ses guerres idéologiques, et ses nombreux penseurs sont riches en enseignements concernant la structuration des clivages politiques.

          La faute majeure de cet article, c’est de réduire les clivages à un clivage binaire basé sur le libéralisme économique uniquement. Ce qui fait qu’au final on a parfois à retrouver ses petits, surtout si on fait partie de l’extrême droite. De même que le paragraphe sur le centrisme est d’un inintérêt galactique, l’une des plus mauvaise définition du centre que j’ai jamais vue.

          Il y a aussi des contre sens manifestes au niveau de l’extrême gauche marxiste. Ce n’est pas le marxisme classique qui prône l’étatisation totale de l’économie et la dictature du parti, mais bien le dit marxisme-léninisme, là où le marxisme classique, non léniniste, lui prône bien un régime démocratique en assemblées au suffrage universel et la disparition à terme de l’état.

          Où mettre les monarchistes catholiques traditionnels qui défendaient le système féodal contre le libéralisme économique, dans ce schéma ? Alors qu’ils sont la souche de l’extrême droite, et que l’échiquier politique s’est construit sur sa gauche, jusqu’à les virer du bord droit de l’assemblée nationale.

          Une chose est sûre, les libéraux sont les plus mauvais identifieurs de l’extrême droite, ils sont incapable de déterminer son ADN idéologique.
          De même à confondre les moyens et les buts, à être aveugle aux structures et rapports de pouvoirs, en dehors de la forme étatique et non étatique, toute la complexité des clivages idéologiques passe totalement au dessus de la tête. Et fait arriver à des conclusion contradictoire, comme le fascisme et le nazisme à gauche, alors que leurs fondations sont la négation de la philosophie qui a fait émerger la pensée de gauche.

          S’en tenir à un simple clivage droite/gauche n’est pas suffisant pour distinguer toutes les familles idéologiques, pour avoir une approche rationelle, il faut séparer tout ce qui s’oppose fortement de la même faille idéologique, et rassembler les mouvements qui résultent d’un même type de pensée, mais appliqué de façon plus ou moins extrême ou modérée..

          On arrive donc à 4 grandes familles idéologique (plus une famille médiane sans orientation idéologique définie).
          On peut les caractériser par l’économie, mais le système économique n’est qu’un aspect de la vision idéologique.

          Au niveau économique, le clivage gauche/droite repose sur la forme de la propriété principale : soit privée pour la droite soit universelle/collective pour la gauche. La propriété privée se caractérise par une propriété détenue par des particuliers , un individu ou un groupe, dont la gestion de l’entreprise est tournée uniquement autour des intérêts des propriétaires. La propriété collective n’apaprtient à personne de façon nominative, tout le monde en détient une part de droit, et elle est gérée non pour des intérêts particuliers mais des intérêts collectifs (soit pour tout le monde ou le plus grand nombre, soit pour une collectivité abstraire.

          Puis ces formes de propriété peuvent être administrées de deux façon : libérale ou démocratie d’une côté ou autoritaire de l’autre.

          Ce qui fait donc quatre visions économiques possibles :

          une privée et libérale, adepte du libéralisme économique qui est donc la base de la droite moderne, libérale sur le plan économique, elle repose sur une propriété privée individuelle ou d’un petit groupe distinct des travailleurs de l’entreprise, déterminé par l’offre et la demande, elle est gérée pour les intérêts de ces propriétaires avant tout.
          Cela englobe à la fois les courants libéraux modérés (centristes) ou extrémistes (libertariens, anarcho-capitalistes), que la droite conservatrice libérale.

          une privée et autoritaire. (totalement absente de l’article) : la propriété est orienté vers la propriété privée, mais au lieu de résulter d’un jeu de concurence et de l’offre et la demande, la détention de propriété privée est fixée par la société de manière fixe, seul l’héritage, ou une position particulière dans la hiérarchie de la société détermine la détention de propriété économique. Un état autoritaire dans les mains d’une oligarchie cohabitant avec de grandes entreprises privées fait partie de cette famille (fascismes). C’est l’éconmie typique de la vrai extrême droite historique, celle nostalgique du féodalisme, de l’esclavagisme. Ce n’est pas contradictoire avec le capitalisme, si les entreprises sont seulement familliales .

          une collective et autoritaire : la propriété économique est considérée comme collective, mais sa gestion n’est pas démocratique, soumise à une autorité supérieure sur laquelle les individus n’ont pas d’emprise et à laquelle ils doivent se soumettre. Les buts de al gestino ne sont pas dédiés à des individus, ni un seuln ni tous, mais pour des objectifs uniquement communautaires, sans avantager ou désavantager quelqu’un en particulier de façon spécifique.
          Cela peut être l’état, mais cela peut être aussi un système traditionnel, comme par exemple dans les ordres monacaux. Au niveau des systèmes modernes c’est donc le système des anciens pays de l’est dits communistes ou certains autres pays du tiers monde, caractérisés par un collectivisme autoritaire.

          Une collective et démocratique : la propriété économique appartient à tous, et sa gestion est démocratique, soit les travailleurs prennent directement les décisions , soit de façon plus modérée, c’est l’état démocratique qui gère l’entreprise au service de tous. La gestion est donc elle aussi à but collectif, c’est à dire non pas au service d’un seul de quelques uns privilégiés, mais de tous. le système favorise une meilleure répartition des richesses donc.
          C’est le type d"économie du socialisme historique., des premiers socialistes comme Leroux à Jean Jaurès en passant par Marx et Bakounine.

          Bon dans al réalité, il y a peu de pays qui ont une forme toute à fait pure de système économique. Cohabitent souvent système libéral et collectif démocratique dans les pays occidentaux, alors que dans la pratique les régimes de l’est , une minorité profitait mieux du pouvoir économique que leur donnait la place dans le parti que les autres, et donc tendaient vers une économie de type privée. D’un autre côté entre démocratique et autoritaire, il y a des passerelles, quand l’état théoriquement démocratique ne remplit pas ses devoirs vis à vis de ses citoyens dans sa gestion des entreprises publiques.
          Ce qui fait qu’au final en France on peut trouver presque les quatre s types de propriété économiques.

          Mais a vision économique n’est en fait qu’une application d’une vision plus globale de l’idéologie, en général. Puisqu’on peut caractériser les quatre familles idéologiques correspondantes sur d’autres critères sans rapport avec l’économie, mais mettant en jeu les mêmes principes généraux. Et au final on retombe toujours sur ces quatre familles, tendances idéologiques.
          Et là l’extrême droite est bien caractérisée, surtout la plus extrême.
          Le centre ce sont des libéraux modérés ( contre une totale dérégulation ) qui ont une approche plutôt universaliste du libéralisme sociétal.


          • fr_lh 19 janvier 2012 01:07

            Toujours rien d’un peu intéressant sur le nationalisme.

            Par ailleurs, l’idéologie définit dans ce texte vous la faites rentrer dans laquelle de vos cases ?

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