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Accueil du site > Actualités > Politique > Petite histoire édifiante sur le Pôle Emploi

Petite histoire édifiante sur le Pôle Emploi

Au moment où Monique Ibora, députée PS remet un rapport sur les réformes à envisager à Pôle emploi, voici une histoire exemplaire du « monstre administratif » que celui-ci est devenu et de sa capacité à faire preuve d’inhumanité ? Mme Ibora dit à propos de celui-ci : « l'opérateur "a besoin d'air, de déconcentration", et les chômeurs, de "contacts plus humains qu'administratifs avec leurs conseillers. Cela passe par une réorganisation en profondeur car l’augmentation des moyens ne saurait suffire".

Etre chômeur à 60 ans est une terrible épreuve, Nicolas Sarkozy ayant supprimé la dispense de recherche d’emploi pour les seniors, vous êtes littéralement « mis à mal » par les conseiller de votre pôle emploi qui vous bouscule et vous culpabilise de ne pas trouver d’emploi…. A 60 ans ! D’un autre mouvement l’Apec (Agence de recherche d’emploi pour les cadres) vous incite à ne pas vous inscrire en proclamant haut et fort et avec cynisme : « mais vous n’avez aucune chance de retrouver un emploi à votre âge ! ».

Première contradiction du système, Pôle emploi vous « triture » pour chercher un emploi, l’Apec ne veut pas de vous !

Mais le pire est à venir… un petit programme informatique vous coupe vos allocations dès que vous avez atteint l’âge de faire valoir vos droits à la retraite. En soit, ce n’est pas anormal, à vous d’apporter la preuve que vous n’avez pas encore tous vos trimestres et qu’ainsi pôle emploi doit continuer à vous prendre en, charge jusqu’à l’obtention de tous vos trimestres qui vous ouvrent droit à votre retraite à taux plein. Sauf que vous ne recevez ni lettre, ni coup de fil, ni mail pour vous en avertir. Seul votre compte en banque vous envoie le signal brutal du découvert faute d’approvisionnement.

Monsieur le Président de la république, voilà une petite réforme, facile à faire, qui aura un impact considérable sur la vie des gens. Au programme informatique de pôle emploi qui dit : à l’âge donné de prise à la retraite j’envoie, trois mois, avant la lettre type qui avertit l’usager de la coupure du versement de ses Assedic et de la nécessite de contacter sa caisse assurance vieillesse pour faire établir son état des trimestres acquis. Quelques lignes de codes à écrire…. Mais aucune des « têtes d’œuf d’ énarques sur trois génération et habitant les beaux quartiers » ne se sont donné la peine de les faire…

Après avoir plongé cette usagée, en charge d’un enfant adulte qu’elle assume seule (cas de figure assez dominant) dans la détresse absolue, sans économie suffisante pour faire face, désormais dépendante d’une autre administration : la caisse assurance vieillesse, qui je vous l’assure va lui en faire voir de toutes les couleurs et il lui faudra plusieurs mois pour obtenir le fameux papier qui lui rétablira son dû : son assurance chômage.

Et bien après toutes ces épreuves, elle va recevoir un courrier l’informant qu’elle a été radiée des listes de demandeur d’emploi… pour n’avoir pas répondu à un courrier… qu’elle n’a jamais reçu !

Imaginez l’impact, le stress accumulé, la coupure du versement des Assedic, l’angoisse du découvert bancaire, les démarches administratives éprouvantes auprès de la caisse vieillesse, et le coup de massue final : Vous n’êtes rien, nulle part… vous n’existez plus..

Cette histoire donne l’impression que l’Etat informel après avoir essayé de dire à cette femme qu’elle était vieille et inutile à travers la réalité du marché de l’emploi et le harcèlement de Pôle Emploi, constatant qu’elle tenait toujours debout, il s’est dit coupons lui les vivres, elle va bien finir par « tomber », non ? Et bien rayons la de la liste des demandeurs d’emploi… qu’elle disparaisse définitivement.

Dans le cas précis, cette femme ne s’est pas laissé abattre, elle a aussi réussi à se faire réintégrer au Pôle Emploi, ce qui lui a valu de refaire toute la paperasserie nécessaire. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, n’ayant pas pu obtenir de la caisse vieillesse son attestation… malgré de nombreux déplacement, coup de fil, où on lui dit chaque fois des choses différentes et contradictoires, on l’a au final simplement assuré que le délai ne saurait excéder trois mois !!!

C’est la France, le pays où l’on vit.

 


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16 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 6 juin 2013 16:40

    "à l’âge donné de prise à la retraite j’envoie, trois mois, avant la lettre type qui avertit l’usager de la coupure du versement de ses Assedic et de la nécessite de contacter sa caisse assurance vieillesse pour faire établir son état des trimestres acquis."

    un peu court
    une demande peut prendre 6 mois a un an
    le chomage ne compte plus pour la retraite
    autant la prendre tout de suite et bosser au black


    • HELIOS HELIOS 7 juin 2013 02:30

      ... non Foufouille, quand on est dans les dernieres années avant la retraite et qu’on est a Pole emploi, il ne faut SURTOUT pas prendre la retraite avant... 65 ans (age ou les années de cotisation ne comptent plus).

      En effet... en supposant que vous soyez chomeur, non indemnisé et en plus de recherche d’emploi, mais ce n’est pas necessaire, ... si vous partez avant l’age limite, on va vous appliquer une decote de 3% par année manquante (avec combinatoire) sur le total de votre retraite.
      si vous persistez et allez jusqu’au bout, quitte a emprunter pour vivre « au minimum » jusqu’a l’age indiqué, alors votre retraite sera pleine et entiere. les années manquantes ne seront que des « 0 » (au pire des cas) dans le calcul des 25 meilleures années, ce qui est nettement moins penalisant que 3% par annee manquante.

      il faut reflechir, regarder sa carriere... mais abandonner avant est une erreur qui coute cher.


    • foufouille foufouille 7 juin 2013 10:06

      ca depend de ton nombre de trimestre et si tu veut etre pousse au suicide
      fais donc chomeur et on en reparlera


    • gaijin gaijin 6 juin 2013 22:08

      quoi ?
      il y a des cadres au chomage qui ne retrouvent pas d’emplois ????
      mais alors on nous aurait menti , la crise ce n’est pas la faute de ces feignants d’ouvriers ?????

      ok je sort


      • lloyd henreid lloyd henreid 7 juin 2013 13:04

        L’épreuve n’est pas marrante non plus quand on est jeune :)

        Pour mon brin d’histoire surréaliste et pourtant véridique, la première remarque du premier conseiller que j’ai rencontré lors de mon premier rendez-vous chez Paul (Emploi) :

        « Oubliez vos diplômes [bac +3], ils ne vous serviront à rien. Misez plutôt sur votre expérience [de jeune diplômé... cherchez l’erreur]. »

        On m’envoie donc après un bilan de compétences (qui ne m’apprend strictement rien que je ne sache déjà) rencontrer une autre conseillère dans le cadre d’un dispositif d’accompagnement ++ au rythme de 1 rencontre par semaine. Première remarque de cette nouvelle conseillère, notre première rencontre :

        « Vous avez pas quelqu’un qui peut [sic] vous aider à entrer quelque part ? »

        Là, je me dis que les choses sont encore pire que je ne l’imaginais. On touche le fond. Il est évident que si j’étais un « fis de », je ne m’infligerais pas la peine de rendre des comptes à Paul. Je ne serais pas chômeur ou si je l’étais, du moins pas contraint de mendier des allocations. Et puis les diplômes sont optionnels quand on est « fils de » : suffit alors d’un bac +2 pour prétendre (par exemple) à de hautes fonctions à la Défense ^^

        Ma conseillère doit faire du chiffre, c’est son job. Un sous-traitant, payée seulement (par Paul) si à la fin, je retrouve du travail. C’est elle-même qui le dit (à mon grand étonnement). Faute de pouvoir véritablement me conseiller sur « comment mettre en valeur les acquis de mon parcours » (genre les études que je me suis donné le mal de faire), elle fait la seule chose qu’elle puisse vraiment faire : me pousser chaque semaine à postuler sur un maximum d’annonces à la con... avec parfois l’impression que plus c’est éloigné de mes compétences, plus elle apprécie :)

        Je veux dire... ’y a pas de sots métiers hein, c’est pas que je me la pète — mais gardien de péage sur l’autoroute en CDD de quinze jours, c’est pas vraiment bandant comme perspective. Disons que je n’ai pas fait ma licence pour ça. Mes parents non plus ne se sont pas serré la ceinture pendant tout ce temps pour que je devienne gardien de péage, ils l’ont fait pour que je vive mieux et pour pouvoir être un peu fiers.

        Ma conseillère me suggère aussi de postuler à des tas de trucs bizarres, genre du soutien scolaire chez Acadomia, ce genre de chose. Pour ceux qui ne connaissent pas, ça marche par « missions » d’une ou deux heures par semaine chez un particulier à 50kms de chez vous pour un salaire qui, en gros, couvre à peine les frais de déplacement. Le tout en CDI, je sais, ça fait rêver ; mais ce genre de CDI se romp aisément dès lors que le « client » n’a plus besoin de vos services. Normal : puisque Lucas a vaincu ses difficultés et qu’il a son bac, la mission est accomplie, le contrat (donc) terminé.

        Il est évident que ce genre d’expérience n’entre pas dans la case « reprise durable d’emploi », càd ce pour quoi ma conseillère sous-traitante est payée. Mais elle semble vraiment convaincue que c’est le moyen je cite « de se faire connaître » et d’aboutir, peut-être mais c’est vraiment pas sûr, à quelque chose de plus stable et avec plus d’heures. En fait je comprends bien qu’elle n’y croit pas elle-même, mais son travail consiste à faire en sorte que moi, j’y croie. Et du coup mon rôle à moi c’est de faire semblant que oui : j’y crois, ça me motive, parce que c’est elle qui tient les cordons de la bourse donc qui décide de toute façon.

        Pour faire valoir ce dispositif de reprise « progressive » d’emploi, Paul propose en effet un accompagnement financier pour faire en sorte (et c’est le minimum) qu’on gagne au moins autant en bossant qu’en restant chez soi. Le fonctionnement est simple : vous déclarez votre reprise d’emploi partiel, votre salaire, et Paul le complète par une allocation spécifique à hauteur de ce que vous gagneriez en restant simplement chez vous (voire un peu plus mais bon... ça casse pas des briques hein).

        Le hic c’est qu’on peut avoir droit par exemple (c’est mon cas) à deux ans d’indemnités de chômage total, càd deux ans de « je reste chez moi à rien faire et j’encaisse pareil que si je bossais à temps partiel », c’était mon cas. Rester chez soi étant quand même assez aliénant, je trouve l’idée d’une reprise de travail « partielle » intéressante ne serait-ce que pour garder du lien social et se sentir utile (plutôt que d’être juste un « fainéant d’assisté », selon la rhétorique politique en vigueur). Mais si l’on peut rester deux ans à ne rien faire, en revanche le dispositif d’accompagnement avec cumul salaire + indemnités (pourtant moins coûteux) est limité à quinze mois d’accompagnement au total. Conséquence : si vous signez pour un CDI ne serait-ce que de 12H par semaine, ce qui évidemment ne permet pas de vivre « en autonomie », au bout de quinze mois la gentille conseillère qui vous disait « c’est super ! » vous lâche et vous explique que maintenant, c’est fini : Paul ne complète plus votre salaire. Il vous reste alors le choix soit de continuer sur ce magnifique CDI qui ne vous permet même pas de payer votre loyer, donc découvert etc. ; soit de le rompre et dans ce cas vous êtes démissionnaire. Dans un cas comme dans l’autre, au final vous sortez des listes (c’est toujours ça) et perdez le minimum vital que vous pourriez paradoxalement continuer de percevoir si au lieu de « montrer votre motivation » sur un temps partiel, vous étiez resté tranquille chez vous à « profiter » des allocations auxquelles avant de bosser, vous aviez droit.

        Par chance et par le jeu de relations strictement professionnelles, donc semi-piston mais t’façon ’y a que ça qui marche, j’ai retrouvé du taf avant que la miss ne me coince pour de bon dans son merveilleux dispositif. Puis j’ai reperdu mon emploi neuf mois plus tard (CDD) pour en retrouver (seul, comme un grand !) trois mois plus tard, aucun rendez-vous chez Paul dans l’intervalle. (Et c’est tant mieux.)

        Parallèlement à cet emploi dans le public, j’ai passé un concours administratif avec succès... une autre preuve (s’il en fallait) de ma motivation. Suite à ce concours j’ai encore perdu mon emploi (CDD, encore et toujours) pour découvrir que finalement peu d’offres sont diffusées qui correspondent aux besoins de recrutement pour le concours que j’ai passé (lequel n’entraîne pas d’affectation automatique). Je me retrouve donc à bac (scientifique) +3 années d’études (littéraires) post-bac, quelques années d’expérience professionnelle (très) réussies, un concours en poche et une détermination sans faille dont je ne cesse de témoigner, et au final : un rendez-vous chez Paul à la fin juin. Faudra que je lui explique aussi que les emplois d’avenir, contrats uniques d’insertion, et autres trucs spéciaux pour « les jeunes sans formation », c’est parfois frustrant pour ceux qui se sont donné le mal de bosser à l’école. Tu sais, Paul : travaille bien et t’auras un bon métier... ptèt’ même que tu seras chef :)

        En conclusion de mes petites réflexions perso : le monde actuel du travail et notamment celui des « pros de l’emploi » (dont je me demande si c’est une oxymore ou un pléonasme ?) n’est qu’un tissu de choses vaines, absurdes, dont au final (j’avoue) je préfère rire. C’est pas que ma situation ne me désespère pas, mais je fais mon possible et constate simplement qu’au final : ce sont les idiots qui tiennent le monde, du DRH au ministère en passant par ma conseillère, et qui s’entendent parfaitement entre soi. Triste à dire mais je me permets pour le constater, et ce, y compris dans mon entourage familial : les vrais « cassos » débiles qui n’ont pas fait d’études trouvent beaucoup plus facilement du travail que ceux qui, comme moi, se sont donné le mal d’étudier et de se construire. De même qu’en politique, le monde appartient aux spectateurs de TF1 : ceux qui se tapent les conférences d’Asselineau, Chouard, Soral (dans leur variété pour n’offusquer personne) sont les vrais idiots de la république. Les bons citoyens sont ceux qui préfèrent NRJ12. Mes anciens camarades cancres envoyés en CFA parce qu’ils s’en branlaient de l’école, des maths, etc., qui ne savent pas écrire ni même parler (dans un nombre croissant de « cas ») sont tous plombiers, électriciens, menuisiers avec du taf, des sous, des projets plein la tête : maison, femme, chien, enfants... Si j’avais su !!


        • Mycroft 7 juin 2013 14:42

          La grande différence entre vous et les « cassos », comme vous dites, c’est que eux savent faire des trucs pour la société. Parce que le cassos ne va pas forcément en BEP, hein, il va aussi... en FAC. Puisque la FAC reçoit n’importe qui du moment qu’il a son bac. Vous vous croyez meilleurs qu’eux ? Les bons élèves ne vont pas en Fac, en France. Ils vont en école d’ingénieur. Ou alors en Fac de médecine, qui est un cas très à part.

          Votre conseillère n’est pas très doué, je vous l’accorde. Mais bon, avouez que vous êtes invendable. Un bac+3 en lettre ? mon pauvre ami, on va faire quoi avec vous ?

          Oui, si vous aviez su, vous auriez en effet pu faire de vraie études manuelle plutôt que de fausses études universitaire et littéraire. En même temps, les facultés française sont des impasses, ça n’a jamais été un secret. Si vous aviez vraiment été un élève intéressé par votre avenir, vous auriez, comme moi, fait le tour de vos prof qui vous aurez dit, comme à moi : vas pas en Fac, ça sert à rien, vas en prépa. Pour ceux qui n’avaient pas le niveau prépa, ils disaient : vas pas en Fac, fais un BTS.

          C’est marrant, ceux qui les ont écouté ont un job, sans pour autant connaitre qui que ce soit. Les seuls chômeurs que je connais ont fait... la Fac. Faudrait peut être un jour penser à les fermer, vu ce qu’elle coûtent et ce à quoi elles servent, mais les « syndicats » étudiants vont encore manifester et ces spectacles grotesques nous piquent trop les yeux.


        • lloyd henreid lloyd henreid 7 juin 2013 15:24

          Bonjour et merci de m’avoir lu puis répondu.

          Comme dit dans mon post précédent, je ne suis pas « fils de » mais issu d’une famille modeste. Je vais pas rentrer dans les détails de ma vie intime qui ne vous regarde ni ne vous intéresse de toute façon, mais pour répondre à votre allégation selon laquelle je mépriserais les métiers « manuels » (alors que je disais aussi plus haut qu’il n’y a pas, à mes yeux, de « sots » métiers), sachez toutefois que c’est de là que je viens et que je l’ai très clairement à l’esprit. C’est aussi par respect pour mes aïeux qui ont galéré, dans l’espoir d’offrir un avenir meilleur aux générations qui suivraient, que je regrette amèrement l’impasse dans laquelle je me trouve.

          Mon mépris quand je parle de « cassos » ne va pas aux manuels mais à ceux qui, clairement, n’ont rien dans le crâne (même dans les mains, parfois c’est approximatif hein) et s’en sortent mieux que ceux qui ont travaillé à l’école au lieu de juste draguer, se battre et faire la chouille tous les week-ends. Navré que vous ayez du mal à le saisir, mais ’y a comme une injustice dans l’histoire et dans la promesse trahie du « travaille bien à l’école et tu auras du travail une fois adulte ». Je constate seulement que ceux qui prenaient du bon temps et faisaient les cons pendant que j’étudiais, aujourd’hui, se vautrent dans un confort dont je ne rêve même plus.

          Mon respect quant à lui, va d’abord aux « manuels » comme vous dites, mais ceux qui comme mes grands-parents savent lire, écrire, et se comportent de manière digne. Les « cassos » dont je parle n’entrent pas dans cette catégorie et c’est l’indignité, et non l’indigence, ni même (évidemment) le « manuel » qui me dégoûtent. Lisez l’antériorité de mes interventions sur AV, si vous en doutez.

          Enfin je vous retourne le compliment : si jamais je n’ai dit que les métiers manuels étaient inutiles, vous en revanche ne perdez pas l’occasion de me balancer que les « lettres » ne servent à rien (si ce n’est à savoir qu’au pluriel, le nom porte un -s final... c’est déjà ça !). C’est votre point de vue et je vous en laisse responsable. Pour ma part je ne dénigre pas les métiers manuels, mais pense que l’obsession des sciences et de la technique dans une logique purement rentable et comptable nuit gravement à la société dans laquelle nous évoluons. J’ajoute que mon parcours est particulièrement pluridisciplinaire, et vous seriez sans doute surpris d’apprendre quelles ont été mes expériences. J’ai fait mon lot de travaux manuel, j’en fais toujours, et je n’ai pas besoin de billets verts pour m’y inciter.

          Mon propos était de dire que malgré mes efforts constants et incontestables, les portes demeurent fermées d’une manière désespérante. J’éprouve de l’injustice au milieu de l’absurde non par mépris des travailleurs manuels mais parce qu’ayant finalement consacré les plus belles années de ma vie à l’étude, contrairement à eux, je n’ai pas au bout du compte la moindre récompense. Et quand je vois le niveau (manuel ou intellectuel, en un mot : humain et plus globalement « professionnel ») de ceux qui bossent, j’ai l’impression que seule l’ablation d’une partie de mon cerveau me permettrait d’obtenir un semblant de reconnaissance et au bout de compte, le minimum requis pour survivre et faire des projets.

          Navré que mon message vous ait heurté, je vous reconnais volontiers l’aigreur de mon ton qui est liée à tous ces efforts (y compris de travail « manuel ») faits en vain faute de reconnaissance. Comprenez ou pas, à votre guise, et si ça vous fait jouir façon « lutte des classes » qu’un universitaire se retrouve sur le pavé, pendant que vous le (supposément ?) « manuel » gagnez sousous, susucres etc., faites-vous plaisir ! C’est de bonne guerre :)


        • Mycroft 7 juin 2013 16:08

          Pour information :

          Non, les sciences ne servent pas qu’à être rentable, elles servent à comprendre le monde. Attention, comprendre, pas rêvasser. Comprendre, donc établir un modèle mathématique confirmé par des expérimentations.

          Vous avez tendance à voir dans ces jeunes « cassos » des gens qui n’ont rien dans la tête. J’ai envie de dire que j’ai l’impression qu’ils en ont eu plus dans la tête que vous. Parce que pour en arriver là où vous êtes en ayant bossé, faut vraiment pas être doué. Un élève qui travail et qui n’est pas trop neuneu, vu le peu de concurrence qu’il a à l’heure actuelle, il finit suffisamment bien classé pour avoir une école d’ingénieur.

          Pour info, je ne suis pas un manuel, mais un scientifique. Mais j’en ai vu tellement des vôtres, des gens que j’appelai cassos, justement, qui se voudraient au dessus du lot alors qu’ils sont dans les bas fond. Eux sont les vrais cassos, pas les mecs qui ont compris que leur intellect ne leur permet pas de faire des études théorique et qui se rendent donc utile autrement. Ces derniers, j’en ai toujours parmi mes proches, des gens charmants. Ils ont pour certains des erreurs de jeunesse à leur actif, mais elles sont loin. Les erreurs des votres, elles restent et on une fâcheuse tendance à contaminer tout ce qui les entourent. C’est les vôtres qui polluent nos administration de règles toutes plus inutiles et insupportable les unes que les autres. Des gens sans compétences scientifique ou techniques, qui sont là parce que l’administration est le seul domaine qui peut accueillir des gens sans réelle talent. Mais qui, parce qu’ils ont marqué « bac +3 » sur leur CV, se croient sortie de la cuisse de Jupiter. Alors que l’appellation bac +3 ne veut rien dire. Même dans des formations équivalente, comme des écoles d’ingénieur, les écarts sont tels qu’il faut voir au cas par cas. Une personne sortant de l’ENS est une véritable tronche, alors qu’une personne sortant d’une école E3A n’a jamais rien prouvé parce qu’elle n’a pas eu affaire à une véritable concurrence. Alors penser que la notion de « bac +3 » veut dire quelque chose est du non sens. Ce qui a du sens, c’est le diplôme en lui même, incluant l’école et la spécialité. Lui est un indice sur la valeur de son détenteur.

          Vous parlez « d’efforts constants et incontestables » mais justement, c’est ça que vous ne comprenez pas : ils sont au contraire très contestable, parce que vos résultats (en terme de diplôme puisqu’il semble que ça soit la seule chose sur votre CV) sont faibles, très faibles. Donc soit vous avez peu travaillé pour y arriver, même si vous pensez le contraire, soit vous êtes définitivement inapte aux métiers intellectuels sans qu’on vous l’ai dit. 

          Bref, il est toujours temps pour vous de faire une formation de plombier. 


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2013 16:52

          merci pour votre témoignage, cela montre que les jeunes et les séniors sont massacrés par le chômage et que Pôle Emploi ne sert pas à grand chose...


        • Pelletier Jean Pelletier Jean 7 juin 2013 16:55

          @Mycroft,


          je vous trouve bien dur avec ce jeune homme, et votre jugement sur les universités est ,comme tout ce qui est excessif, à côté de la plaque.
          Il ya a université et université, les disciplines scientifiques font presque jeu égal avec les écoles d’ingénieurs.. 



        • Mycroft 7 juin 2013 17:15

          Pouvez vous prouver vos dire ? Et expliquez les critères de vos comparaison ? Car comme je l’ai dit, comparer les Fac avec les écoles d’ingénieur n’a pas de sens, il faut comparer école par école (et sans doute Fac par Fac, mais il y a une uniformité au niveau de la Fac qu’on ne retrouve pas du tout dans les écoles). En clair, comparer un étudiant de l’X (l’une des écoles de France qui accueil les élèves les plus brillants) avec un étudiant de Polytechnique Nantes (école bas de gamme), c’est un non sens. Comparer des étudiants d’une Fac A avec ceux d’une Fac B est en général plus valable, les différences sont minimes. La différence étant lié au mode de sélection : les université prennent « ceux qui ont le niveau », les écoles prennent « les meilleurs ». Quand la concurrences est forte, la deuxième méthodes génère de meilleurs résultat, mais quand elle est faible (ce qui est le cas des écoles de bas de classement) elle génère de moins bon résultat. A noter que les Fac pourrait fixer le « niveau nécessaire » à n’importe quel grade, mais qu’elle choisisse un niveau désespérément bas, pour éviter d’avoir un taux d’échec trop fort, due à son absence de sélection à l’entrée (le bac étant depuis longtemps une simple formalité administrative).

          Si vous me dites que les Facs arrivent à faire aussi bien que les Centrales, Mines ou autres polytechnique, je demande vraiment des preuves. Si vous me dites qu’elles font aussi bien que les E3A (qui forment la majorité des écoles d’ingénieur), je suis plus à même de vous croire, mais ces écoles là ne valent de toutes façon pas grand chose, elles sont parfois payante (à la différence des vraies écoles d’ingénieur française) mais pas réellement sélectives faute de candidats.


        • lloyd henreid lloyd henreid 11 juin 2013 14:20

          Rebonjour Mycroft et pardonnez ma réponse tardive, j’ai eu fort à faire ce week-end et c’est tant mieux. Et puis il a fallu le temps que je sèche mes larmes après cette terrible remise en question par vos soins d’à peu près tout ce que je suis et dont vous ne savez rien. Je plaisante bien sûr, mais alors donc pour vous répondre :

          « Non, les sciences ne servent pas qu’à être rentable, elles servent à comprendre le monde. Attention, comprendre, pas rêvasser. Comprendre, donc établir un modèle mathématique confirmé par des expérimentations. »

          « Pour information :) », cette phrase résume parfaitement la raison pour laquelle j’ai abandonné les sciences au profit de disciplines littéraires et culturelles. L’étroitesse de votre vision est affligeante, j’y retrouve toute la vanité du fanatique scientifique dépourvu d’intelligence transversale et qui dans son orgueil sans limites, croit pouvoir résumer le monde à une équation. Le tout en passant par une méthode qui consiste à isoler des paramètres pour mettre en place des conditions d’expérimentation toujours limitées dans le but de valider, selon ces conditions et dans le cadre de ces limites, des hypothèses qui en cas de succès deviennent des « acquis ». Personnellement ça m’a toujours un peu dérangé d’avaler des trucs à apprendre par cœur comme autant de « vérités » 100% pur jus, parfois sans que les profs de science ne se donnent même le mal de justifier ou « démontrer » selon la terminologie en vigueur. Un peu comme vous avec vos arguments sur ce fil : lapidaires parce que vous le dites et comme vous êtes plus intelligent (à n’en pas douter) que moi, vous n’avez pas besoin de vous justifier.

          Cette manière qu’ont les scientifiques dans votre genre, d’affirmer de manière catégorique ce qu’ils « croient », parce que nous (en tant que scientifiques) on a l’autorité pour distinguer le vrai du faux, n’est guère différente du discours des fanatiques religieux qui, en d’autres temps, étaient les tenants de la bonne parole au nom de Dieu. La méthode n’est après tout pas si éloignée : il y avait du bon sens à dire, constatant que les assassins finissent le plus souvent mal et jeunes, que « celui qui a vécu par l’épée périra par l’épée » — c’était de la sociologie avant l’heure. Pour filer la métaphore, j’ai été très amusé par le choix des mots pour illustrer la finalement non-découverte du Boson de Higgs par des chercheurs il y a quelques mois, et qui dans leur grande humilité, affirmèrent avoir trouvé la « particule de Dieu » — pour finalement n’en être plus aussi sûr à 100% quelques semaines plus tard. Ceci parce qu’il arrive que la science se trompe, c’est pas grave mais ça le devient quand on ne juge que par elle et ainsi que vous le faites : sans regard critique parce que la science, elle, ne « rêvasse » pas.

          « C’est les vôtres qui polluent nos administration de règles toutes plus inutiles et insupportable les unes que les autres. Des gens sans compétences scientifique ou techniques, qui sont là parce que l’administration est le seul domaine qui peut accueillir des gens sans réelle talent. Mais qui, parce qu’ils ont marqué « bac +3 » sur leur CV, se croient sortie de la cuisse de Jupiter. Alors que l’appellation bac +3 ne veut rien dire. Même dans des formations équivalente, comme des écoles d’ingénieur, les écarts sont tels qu’il faut voir au cas par cas. Une personne sortant de l’ENS est une véritable tronche, alors qu’une personne sortant d’une école E3A n’a jamais rien prouvé parce qu’elle n’a pas eu affaire à une véritable concurrence. Alors penser que la notion de « bac +3 » veut dire quelque chose est du non sens. Ce qui a du sens, c’est le diplôme en lui même, incluant l’école et la spécialité. Lui est un indice sur la valeur de son détenteur. »

          Belle tirade à mettre en regard de la précédente :

          « Votre conseillère n’est pas très doué, je vous l’accorde. Mais bon, avouez que vous êtes invendable. Un bac+3 en lettre ? mon pauvre ami, on va faire quoi avec vous ? »

          Visiblement, vous ne jurez que par l’apport des formations sur un plan purement technique. Toujours de manière lapidaire, sans sources ou arguments : curieux pour un esprit scientifique « méthodique ».

          J’aimerais répondre à ceci d’abord que les filières dites « littéraires » recoupent en fait une grande variété de disciplines. On parle plus généralement de « sciences humaines » : « sciences » parce qu’elles revêtent une dimension technique dont vous ne semblez avoir aucune idée, et « humaines » parce que l’humain c’est important aussi. Et puis parce que d’ici à ce que les sciences pures percent tous les secrets du cerveau, par exemple, nous aurons besoin de psychologues pour produire un travail « utile » en termes de mieux-être pendant encore longtemps je pense. L’étude des langues revêt quant à elle une dimension technique très pointue, que ce soit en phonétique (langue orale) ou en grammaire (langue écrite) : c’est de la mécanique, ni plus ni moins. N’ayant donné que peu d’infos sur mon parcours (vu que je n’aime pas spécialement parler de moi : je le fais pour étayer l’article et voilà tout), je laisse planer finalement pas mal de doutes sur ce que je suis. Mais en bon scientifique fanatique et boursouflé d’orgueil que vous êtes, vous en tirez cette conclusion que je serais un gogo full « lettres modernes ou classiques » ce qui en soit ne serait pourtant pas déshonorant. Je suis juste surpris que vous validiez cette hypothèse avant de la vérifier.

          J’aimerais ensuite vous rappeler que les plus grands génies scientifiques de l’histoire, ceux dont le nom reste, versaient aussi dans les sciences humaines et dans les arts. L’exemple le plus évident est sans doute celui de Léonard De Vinci, génial inventeur et artiste de renom. Pascal le grand mathématicien et inventeur de la machine à calculer était aussi philosophe, moraliste et théologien. Descartes, son contemporain, s’illustra à la fois dans les maths et la physique... et dans la philosophie avec notamment ses « méditations métaphysiques » : dans le genre « rêvasseur » qui ne touche plus terre, c’est un record ! Et après tout « ne découvre de nouvelles terres, que celui qui sait quitter tout rivage ». Einstein quant à lui nous a laissé outre les théories qui lui ont valu un prix Nobel de physique, nombre de profondes citations philosophiques sur la nature humaine, Dieu, et maints autres sujets de réflexion plus « aériens ». Je trouve donc risible cette manière pour un soi-disant scientifique (de génie, à vous lire), de dénigrer les sciences humaines, domaine des « lettres » etc., accroché à son « modèle mathématique » comme une moule à son rocher alors que justement, les plus grands mathématiciens de l’histoire considéraient ces domaines comme mutuellement et nécessairement complémentaires. Et je vous passe Pythagore, Aristote, tous les grands penseurs depuis toujours. Le monde va mal depuis que chacun se spécialise dans un domaine au détriment, au mépris des autres. Intéressant aussi, de noter que nombre de ces génies étaient (totalement ou en partie) d’illustres autodidactes (ce qui pour le moins relativise votre obsession des « bonnes » écoles et votre mépris pour les mauvaises).

          Pour résumer tout ça et clarifier mes propos (qui étaient trop concis, je vous l’accorde), mon opinion est que toutes ces disciplines se complètent. Le drame de notre époque, c’est à mon avis que le monde tout entier est aux mains de technocrates que je qualifierais d’ « intégristes », ne jurant (comme vous) que par les sciences pures et leur impact concret sur les vies des hommes. Le matérialisme a pris le pas sur tout ce qui relève de la spiritualité, la philosophie, le « vivre ensemble » et les questions profondes que de tous temps, les hommes se sont posées à propos de leur condition. En bon scientifique vous devez savoir que tout n’est qu’équilibre de toutes les choses, et ce, jusqu’à la dimension des atomes et de leur assemblage en fonction de leurs charges positives ou négatives. Je crois qu’il en va de même pour les sciences pures et humaines, et que lorsqu’une charge prend le dessus sur les autres, c’est l’ensemble de nos rapports qui se fragmente. La molécule humaine ne s’équilibrera jamais que par l’apport d’une nouvelle charge ou par l’ajustement des rapports entre celles déjà présentes.

          Plus précisément sur cette portion de votre post :

          « C’est les vôtres qui polluent nos administration de règles toutes plus inutiles et insupportable les unes que les autres. Des gens sans compétences scientifique ou techniques, qui sont là parce que l’administration est le seul domaine qui peut accueillir des gens sans réelle talent. »

          J’aimerais dire aussi qu’Albert Einstein, justement, travailla quelque temps dans l’administration. Ceci parce qu’il lui fallait bien gagner sa vie, à une époque où son génie n’était pas (encore) reconnu. Il est évident que je n’entends pas m’y comparer, je précise pour que vous freiniez vos conclusions — mais c’est encore amusant compte tenu de ce que vous, le scientifique éclairé et sûr de lui, écriviez. Devriez revoir les classiques de votre domaine.

          « C’est marrant, ceux qui les ont écouté ont un job, sans pour autant connaitre qui que ce soit. Les seuls chômeurs que je connais ont fait... la Fac. Faudrait peut être un jour penser à les fermer, vu ce qu’elle coûtent et ce à quoi elles servent, mais les « syndicats » étudiants vont encore manifester et ces spectacles grotesques nous piquent trop les yeux. »

          Le fanatisme dont je parlais ci-dessus... pour vous les facs ne faisant pas recette en termes d’emploi devraient fermer, pour moi c’est le monde du travail qui devrait évoluer. Contrairement à vous lorsque je parle des facs, je le fais en tant que personne y ayant été formée. Et je peux vous dire que même si je galère aujourd’hui (mon « si j’avais su » était ironique), je ne regrette pas vraiment l’apport de ces années en termes de culture générale et d’ « ouverture », d’ « éveil », de toutes ces choses que vous ne pouvez pas comprendre. Mon idée à moi c’est que chacun devrait avoir la possibilité d’étudier dans cet univers pendant quelques années, parce que ça vous forme et pas seulement en tant que « machine » pour calculer ou réduire le monde à une formule mathématique. La fac ça vous donne des billes pour comprendre le monde avec un regard transversal, en tenant compte de sa diversité. Ça vous oblige à remettre en cause vos convictions, l’étroitesse d’esprit liée à votre éducation, et à intégrer la pensée de nombreux illustres prédécesseurs-précurseurs. Si chacun s’ouvrait au monde de cette manière, les citoyens serait pourvus d’une vision moins courte-étroite et d’une conscience collective, historique, culturelle, etc. plus importante. Ce qui serait mieux pour le « vivre ensemble », à n’en pas douter. Malheureusement de nos jours, on parle d’école pour juste « apprendre un métier » : apprendre à penser serait un objectif secondaire pour ne pas dire (à entendre ce qu’en disent certains) un effet secondaire indésirable. Dans un système politique où le sort collectif repose entre les mains (et dans les voix) d’une masse ignorante, ces dispositions ne peuvent qu’aboutir à l’échec. Je précise encore parce que je vous vois venir, que je parle d’ « ignorance » en termes d’intelligence globale-transversale : j’entends que chacun se qualifie pour son domaine (ce qui est une forme d’intelligence « spécialisée ») mais déplore l’absence d’autonomie culturelle et intellectuelle (transversale) de la plupart de mes concitoyens.

          « Vous parlez « d’efforts constants et incontestables » mais justement, c’est ça que vous ne comprenez pas : ils sont au contraire très contestable, parce que vos résultats (en terme de diplôme puisqu’il semble que ça soit la seule chose sur votre CV) sont faibles, très faibles. Donc soit vous avez peu travaillé pour y arriver, même si vous pensez le contraire, soit vous êtes définitivement inapte aux métiers intellectuels sans qu’on vous l’ai dit. »

          Je cite aussi cette tirade que je trouve magnifique : elle illustre parfaitement le côté lapidaire et autoritaire de vos propos. Qui êtes-vous pour me juger ? Les études même lorsqu’elles sont à vos yeux parfaitement vaines, représentent un sacrifice et des efforts de travail constants (il y a beaucoup de travail hors-amphi en fac, vous savez ?), sans parler de la précarité du mode de vie. Faut aimer les pâtes et savoir dire non à ceux qui ont rien à faire le week-end et qui ne comprennent pas votre refus de sortir en boîte, au Pal, ou à la foire aux gonzesses. C’est en tout cas ma conception du travail de formation sérieuse, ce qui (encore une fois) semble vous échapper et j’en suis navré. Je tiens cependant à vous rassurer sur l’intellect : on m’a très rarement laissé entendre, même en cas de vif désaccord comme ici, que je serais finalement « limité » comme vous l’insinuez. Tout ce que je peux dire c’est que je comprends votre point de vue, je sais comment il se construit et ce qui l’entrave, le « limite » au bout du compte. Je me contenterai donc de paraphraser monsieur Lalanne : « C’est pas parce que tu comprends pas les mots que je suis un crétin. » Oui je sais c’est marrant, Francis n’est pas un brillant scientifique mais en tant que « littéraire », laissez-moi vous affirmer que la phrase est bonne. Si vous ne comprenez pas, c’est que vous êtes limité.

          « Bref, il est toujours temps pour vous de faire une formation de plombier. »

          Merci du conseil :) c’est le métier de boulanger en fait qui me fait rêver. Un boulot de chien mais le côté alchimique de la chose me fascine, je pratique un peu amateur. Comme la plomberie d’ailleurs. Ou le jardinage, ce genre de chose.

          Je vous recommande quant à moi un bon CE1, histoire de revoir les bases de grammaire qui visiblement vous font défaut. Un brillant scientifique qui ne sait pas s’exprimer, c’est quand même dommage : vos découvertes risquent de ne pouvoir se transmettre. Et quelle perte tragique pour la postérité !


        • lloyd henreid lloyd henreid 11 juin 2013 14:31

          @ l’auteur :

          Merci pour votre soutien, je souhaitais juste exprimer ma propre expérience et l’absurdité que je trouve à ce système. L’absurdité que je constate, pour être exact.

          Il convient toutefois de préciser que les gens qui travaillent à Pôle Emploi, aussi, souffrent gravement de la situation. Leur métier est en perte de sens, et leur rôle celui de bourreaux quand ce sont à la base des travailleurs « sociaux ». Je parlais dans mon premier post d’une conseillère sous-traitante, càd non directement employée par le Pôle, et dont l’attitude m’a à maintes reprises écœuré. Mais je tiens à dire que la plupart des conseillers 100% PE à qui j’ai eu à faire étaient souvent certes sérieux et faisaient preuve d’une autorité qui est nécessaire ; mais ils étaient aussi compréhensifs, humains, et pas pourris comme on a tendance à les dépeindre. Peut-être aussi parce que je m’investis beaucoup dans mes recherches et que je ne suis pas si vain que certains voudraient le faire croire, j’en sais rien, mais au fond je les plains et je pense qu’ils font tout ce qu’ils peuvent. C’est en tout cas l’impression que m’ont donnée ceux que j’ai rencontrés.


        • Akerios 7 juin 2013 14:34

          Le peuple est là pour travailler, les catholiques pour faire la charité , les patrons pour donner du travail ils sont très généreux , la grande finance pour faire du fric , le PS pour enfumer , l’ UMP pour encadre l’ensemble et nous amener a la mondialisation néo- libérale qui va tout arranger .................................................................. !

           

           

          Et vous ne nous remerciez pas ?..........Salauds de pauvres !


          • vinuxx vinuxx 7 juin 2013 15:32

            Pôle emploi, c’est encore un dispositif qui illustre la folie du rationalisme. Vouloir résumer l’homme à un ensemble de compétences, de procédures, de démarches, de dossiers n’est rien autre qu’une idéologie folle. Cette façon de fonctionner est imposée par des personnes qui n’ont jamais subi le résultat pour elle-mêmes. Comment peut-on s’étonner de l’état désastreux des personnes suivi par ce dispositif, lorsque son fonctionnement est si loin de l’homme et si proche de la machine sans âme. 


            Comment en est-on arrivé à une telle anesthésie du cerveau humain, auquel on met des barrières virtuelles pour l’empêcher de se mouvoir en liberté ? Sous prétexte d’efficacité systémique, on veut tué la nature de l’homme en l’oppressant à l’aide de dispositifs monstrueux qui l’enfoncent encore plus dans sa détresse. smiley 

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