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Accueil du site > Actualités > Politique > Petite introduction à Malthus

Petite introduction à Malthus

Il n'est pas question ici de diaboliser le révérend Thomas Malthus mais d'indiquer la logique interne de la pensée matérialiste jusqu'aux récentes propositions qui seront sans doute intégrées le programme du Nouvel Ordre Mondial. 

Au-delà des querelles des commentateurs, on peut au moins rappeler que les mots ont un sens et que nos discours nous engagent quelque peu. Ce que propose Malthus est assez clair : le contrôle par l'Etat de la démographie pour maîtriser les ressources à l'aide de l'outil mathématique. Dans cette optique, le nombre des habitants d'un pays est défini comme un problème politique : les décideurs prennent le droit de maîtriser les naissances.

Nous proposons ici quelques éléments de réflexions à ce sujet.

 

I. La cas Malthus
 
Malthus (1766-1834) est un pasteur anglican dont les écrits vont influencer Charles Darwin (1809-1882). Le père de Malthus était un ami personnel de David Hume (1711-1776). Malthus va rencontrer Ricardo (1772-1823), autre théoricien anglais qui va influencer les choix économiques du XXème siècle. Ricardo donne à Malthus un bagage « scientifique » et donc une crédibilité supérieure.
 
Malthus annonce Keynes (1883-1946), lequel était influencé par Moore (1873-1958) dont les Principia Ethica vont peser sur la lecture morale de la plupart des auteurs anglo-saxons du début de XXème siècle. Or ce Moore affirmait que le bien humain ne pouvait se définir de façon universelle mais seulement par une intuition sensible personnelle. Et puisqu’on ne peut définir un « devoir être » commun, il faut respecter les institutions établies : ce sont les seuls repères possibles ici-bas.
 
Malthus, protestant conséquent pour l'époque, a un problème avec les pauvres. Max Weber[1] en effet nous a expliqué que l’ascétisme protestant, bien qu’il rejetait la poursuite de la richesse comme une fin en soi, a pour signe de « bénédiction divine la richesse comme un fruit du travail professionnel ». Cette idée aura donc été le tremplin idéal pour le développement de l’économie capitaliste.
 
Selon la théorie de Malthus motivée par cette passion haineuse, les pauvres ne devraient pas exister : nous ne devons donc pas leur porter assistance. Or, il faut savoir que le pouvoir politique de l’époque avait fait voter la loi sur les pauvres qui obligeait le clergé anglican à prendre en charge les asiles paroissiaux. Malthus soutient que les pauvres n’ont pas le droit de revendiquer d’être nourris.
 
Malthus propose une démonstration : 1° l’homme doit nécessairement se nourrir ; 2° les hommes et les femmes cherchent pour la plupart à se marier et à avoir des enfants.
 
A partir de ces prémisses, Malthus fait une analyse mathématique de la croissance des populations :
« La population, si rien ne vient la limiter, croît en proportion géométrique, et les moyens de subsister, pour l’homme, en proportion arithmétique » Essai sur le Principe de Population
 
Les populations croissent donc plus vite que leur moyen de subsister : les gens pour lesquels il n’y a pas de nourriture n’ont donc pas le droit d’exister. Et par conséquent, « nous sommes tenus par la justice et l’honneur de nier formellement que les pauvres aient droit à être secourus ».
 
Il s’agit donc, non d’exterminer les pauvres, mais de les décourager par la pression sociale à avoir des enfants. Il est donc pour une limitation des naissances. Son positivisme lui donne l’illusion d’être réaliste : il a ainsi la certitude de formuler des vérités concrètes.
 
Mais Malthus propose autre chose : la nature élimine nécessairement d’elle-même la plupart des êtres. Car Malthus professe une sorte de progressisme : la société croît vers la perfectibilité matérielle (optimisation d’efficacité et d’organisation).
 
 
II. Des influences philosophiques antérieures
 
1° La philosophie réaliste
 
La philosophie dominante est relativiste. Son histoire est relativement récente puisqu’elle s’enracine dans la Renaissance. A l’époque, le relativisme ne touchait que quelques élites intellectuelles dans leurs recherches. De nos jours, il est partagé par le plus grand nombre et tourne en pression sociale et en terrorisme intellectuel. Ce relativisme se fonde sur un positivisme qui nie notre capacité à connaître la vérité. Ce positivisme est véhiculé de nos jours par les canaux de formations, de l’école à l’université et les Grandes Ecoles qui forment nos décideurs.
 
Nous allons ici essayer de montrer brièvement comment la naissance de la philosophie positiviste a engendré l’agnosticisme spéculatif et le relativisme morale (qui n’est autre qu’un subjectivisme). 
 
Sans entrer dans les détails de l’argumentation logique, il faut dire que selon Aristote, validé ici par saint Thomas d’Aquin, la raison naturelle, laissée à ses seules forces, sans références religieuses révélées, peut aboutir à des vérités sur la nature, sur la nature humaine, sur Dieu. Nous pouvons connaître la vérité sur les choses qui nous entourent en passant de notre expérience sensible à la définition universelle et nécessaire selon des degrés. 
 
La voie inductive nous amène à observer des exemples concrets pour en abstraire l’essence commune (logique matérielle, première par rapport à la logique formelle qui analyse les formes de raisonnement). L’intelligence, quand elle est bien menée, aboutit ainsi sans erreur à la vérité. C’est ainsi que l’intelligence humaine passe de quelques cas (les hommes que j’ai observé) à tous les cas (l’homme en général). Ce passage est réaliste. C’est ce qu’explique Aristote dans son œuvre logique et c’est ce que confirme saint Thomas d’Aquin dans ses commentaires qui ne font à aucun moment appel aux Ecritures révélées. L’ensemble des analyses issues de l’induction est la philosophie réaliste.
 
2° La scolastique décadente : une errance intellectuelle
 
Mais Thomas d'Aquin et sa logique inductive n'est pas représentatif de la scolastique. Par scolastique décadente, nous entendons une philosophie, certes fidèle aux conclusions de Thomas d’Aquin, mais coupée de l’induction et donc des raisons de ces conclusions. Ne restait donc plus que la logique formelle, qui tendra à discréditer la philosophie réaliste.
 
3° Descartes (1596-1650) :
 
Avant de faire de Descartes le père de la philosophie moderne, positiviste et relativiste, il faut savoir que bien d’autres auteurs antérieurs avaient tenté de discréditer la capacité de l’intelligence humaine, en s’opposant ainsi au Magistère de l’Eglise. Les sophismes de l’histoire des idées sont toujours les mêmes. Et il s’agit toujours de prétendre être plus fidèle à la vérité, même quand on nie les capacités humaines à la connaître… Nier la capacité humaine à atteindre les vérités stables, c’est cela le positivisme. C’est la philosophie officielle de l’Université française d’Etat (et bien-sûr des programmes de Terminale, dans le public comme dans le privé dit « catholique »). Elle s’appuie d’ailleurs en grande partie sur l’argument d’autorité et l’orgueil intellectuel.
 
C’est une voie ancienne. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité - où nous pouvons évoquer Antistène (-444 / -365), un des maîtres des Sophistes, les disciples d’Epicure, de Démocrite, dans une certaine mesure le Stoïcisme romain), dans cette voie positiviste, nous devons citer le franciscain Guillaume d’Occam (1297-1349), mais aussi du même Ordre Adam Woodham (1300-1358), Robert Holkot (dominicain, 1290-1349), Grégoire de Rimini (Général de l’ordre des Augustins, 1300-1358), Gabriel Biel (+ 1495) dont les disciples vont initier Luther à Occam, Jean Buridan à la Sorbonne (+1360). Plus tard, Nicolas de Cues, Peter Ramus (1515-1572), Giordano Bruno (1548-1600), Nicolas d’Autrecourt (1299-1369), un humien avant la lettre (David Hume (1711-1776) va critiquer la logique d’Aristote et de saint Thomas : ses thèses sont celles de nombreux universitaires français actuels). Tous ces auteurs nient à l’intelligence humaine la vocation à la vérité naturelle par abstraction. 
 
Mais revenons à Descartes : il n’invente rien. On le voit emprunter des ornières connues dans le monde des chercheurs médiévaux. Et que disent ces novateurs ? Notre connaissance est bornée au sensible : nous ne connaissons rien de vraiment différent de ce que connaissent les animaux. Et si notre connaissance est simplement animale : notre désir le sera aussi. Nous sommes par conséquent enfermés dans notre bien sensible singulier : nos égoïsmes, nos intérêts, nos petits calculs terrestres. Nous sommes dés lors incapables de désirer le Bien Commun. Et si je ne peux pas passer du singulier sensible à l’universel intelligible (logique matérielle d’Aristote et de saint Thomas), je n’ai plus la science des choses : c’est la fin de la science au sens où l’entendait la scolastique. Et c’est la fin de la vérité. C’est la porte ouverte à la seule mesure des choses (la science quantitative contemporaine) qui élude la question de l'essence humaine finalisée, et donc d'une éthique universelle. Voilà esquissés les enjeux de Descartes[2]. De lui vont sortir les auteurs empiristes et idéalistes qui pervertissent l’intelligence de nos adolescents sous l’autorité de l’Education Nationale.
 
4° Les Lumières :
 
La philosophie des Lumières a été une machine de guerre effroyablement efficace pour la destruction des deux principaux freins au libéralisme : le système monarchique et la crédibilité de l’Eglise catholique. Ses lignes de front sont multiples, mais c’est l’engagement proprement philosophique qui nous occupe ici.
 
Ces Lumières en effet vont critiquer la scolastique en insistant sur son défaut fondamental : son formalisme. Et assurément, ce qu’apportaient les travaux des Lumières étaient non seulement nouveau, et donc excitant pour l’esprit, mais dénonçaient les errances réelles de la scolastique et aussi bien-entendu du système social jamais parfait. Ainsi, comme nous l’avons vu plus haut, la logique matérielle ayant été négligée, les scolastiques avaient développé une logique formelle tentaculaire dont on ne voyait pas trop l’intérêt pour l'intelligence et le Bien Commun. Restaient certes les conclusions, mais on avait perdu la voie qui mène aux raisons de ces conclusions. On n’avait donc plus que des opinions scolastiques, que seule soutenait la foi catholique : l’argument d’autorité.
 
Par différents sophismes fort habiles, les Lumières vont discréditer l’Eglise et sa doctrine philosophique et théologique. La porte est maintenant ouverte pour l’adoption de politiques temporelles dont les inspirateurs sont nombreux mais le plus représentatif est sans conteste Thomas Hobbes (1588-1679). Le raisonnement est toujours le même : notre connaissance ne touche jamais la vérité des choses mais son aspect sensible seulement. Et par conséquent comme l’appétit suit la connaissance, mon désir sera borné à un calcul d’intérêt singulier. Suivront les utilitaristes anglo-saxons : Adam Smith (1723-1790), Jeremy Bentham (1748-1832), Bernard Mandeville (1670-1733), son disciple Ricardo (1772-1823), John Stuart Mill (1806-1873), notre Malthus (1766-1834). L’aboutissement contemporain de cette filiation est Milton Friedman (1912-2006). Mais nous pourrions citer la plupart des auteurs des programmes de Terminale (public et privé dit catholique) et de l’université française d’Etat. Voilà les sources de cette dictature ambiante du relativisme.
 
Tous ces auteurs détruisent la politique du Bien Commun. Tous ces auteurs sont les lointains disciples de Guillaume d’Occam. Tous ces auteurs, enfin, ont ceci de commun qu’ils s’opposent au mode, à la doctrine et aux principes de la philosophie réaliste. Et si l’on veut véritablement rechercher les causes ultimes, nous devons dire qu’ils s’opposent à l’induction. Tout comme Auguste Comte, formulateur du positivisme contemporain, père des ingénieurs et de l’esprit positiviste, esprit d’efficacité pratique et matérialiste. Il va sans dire que cet esprit méprise la vie contemplative, considérée comme inutile. Mais peut-être pouvons-nous dire qu'il méprise la vie tout court. Comment ne pas constater les dégâts de ce sophisme puissant ? Seuls comptent les activités pratiques et… qui font de l’argent. On voit qu’avant de subir la dictature du relativisme, l’esprit humain doit subir le joug de la dictature du positivisme.
 
Au sujet des Lumières, nous en restons au niveau spéculatif mais nous pouvons au moins suggérer ici les conséquences sociales et politiques.
 
Dans la doxa établie, les « Lumières » seraient un sursaut de la saine raison face à l’irrationalité d’une société dont la majorité des gens ont la foi sans la raison. Or, ces Lumières ont surtout permis la mise en place du libéralisme dont les racines sont anglo-saxonnes. Ces auteurs tentent de persuader l’humanité que la violence sociale est « naturelle » : les relations humaines sont caractérisées par une concurrence immorale qui tourne à l’avantage au plus gros, selon la loi du struggle for life.
 
Or, le rationalisme des Lumières, qui valide la critique de l’induction aristotélicienne, en réduisant la définition de la raison à un calcul (Hobbes), a altéré la recherche des essences finalisées (qui fondaient une morale humaine) et a donc légitimé les voies du libéralisme et livré ainsi le petit peuple à la violence du libéralisme économique.
 
En mettant en avant un égalitarisme formel, les Lumières ont accéléré la destruction de toutes les protections sociales, garanties par le système monarchique, qui puisaient leurs valeurs dans la révélation chrétienne (action sociale tournée vers les plus pauvres, les plus vulnérables[3]) avec l’aide de l’Eglise, pour mettre en place progressivement le libéralisme sauvage.
 
Encyclopédie et Lumières ne riment pas avec progressisme social. Ainsi, sous l’influence des Lumières, qui rejoignaient les thèses des physiocrates anglais, les conditions de travail et de vie des paysans (90 % de la population) se sont dramatiquement détériorées environ 30 ans avant la Révolution.
 
La bourgeoisie montante, dont les valeurs sont issues des penseurs libéraux anglo-saxons, et donc des Lumières, s’est donc attaqué aux deux remparts contre l’essor du libéralisme : le Roi et l’Eglise catholique (Régine Pernoud : Histoire de la Bourgeoisie en France et Marion Sigaut : De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise).
 
Le progressisme des Lumières est en fait la légitimation des valeurs de la droite libérale… L’analyse philosophique des écrits des Lumières manifeste leur alliance avec les libéraux anglais (Voltaire faisait de l’argent dans les traites négrières). Ainsi, contrairement à cette doxa dominante, les valeurs ditestraditionnalistes sont souvent plus « à gauche » que les valeurs libérales qui sont au fond des cautions intellectuelles pour les appétits prédateurs des puissants.
 
La concurrence des hommes au profit des plus forts est l’accomplissement de la logique des Lumières : logique non-inductive, subjectiviste et relativiste à la suite des sceptiques. Cette logique va se déployer dans les modes de vie des sociétés occidentales en philosophie libérale-libertaire[4]. Mai 68 n’est pas ici une attaque « gauchiste » contre la société bourgeoise capitaliste mais au contraire un événement nécessaire pour la conquête de nouveaux marchés. Les nouveaux modèles culturels post-68 sont en effet les nourritures du capitalisme : industries du loisir, du plaisir, du divertissement, de la mode, des monopoles de la drogue, de la pornographie, etc. Ce marché issu des idéaux permissifs étaient freiné par les valeurs traditionnelles (sous l’Ancien Régime défendues peu ou prou par le système royal et la présence de l’Eglise).
 
Bref, les idéaux relativistes (empirisme anglo-saxon, existentialisme) fondent la société de consommation : le libertaire au service du libéral. Cette logique libérale-libertaire est progressiste : c’est nouveau donc c’est mieux qu’avant. C’est la logique des nouveaux produits et c’est pourquoi le capitalisme se nourrit du mouvement perpétuel, et on peut dire d’un certain chaos (recherches de monsieur Lucien Cerise).
 
La société libérale-libertaire empêche les réactions de bon sens naturel par un formatage idéologique (école, media, institutions) jusqu’à ce que la nature rappelle ses exigences.
 
Malthus est venu en quelque sorte faire la synthèse des idées dominantes de son époque pour proposer quelques conséquences ultimes en vue du bonheur matérialiste.
 

 

 
 
[1] L’Ethique Protestante et l’esprit du capitalisme (1905). Voir aussi Werner Sombart.
[2] Descartes voit bien qu’il a détruit les fondements d’une morale universelle et nécessaire : la seule issue est de faire comme lui : « Obéir aux lois et aux coutumes de mon pays, retenant constamment la religion en laquelle Dieu m’a fait la grâce d’être instruit » (Discours de la Méthode, III). Autrement dit rester fidèle à « la religion de sa nourrisse ». Un contemporain de Descartes, le juriste Joachim Stephani (1544-1623), propose en 1612 la formule : « cujus regis, ejus religio ».
[3] Voltaire est au service de ce libéralisme. « Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple, que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace, qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire ; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes ; [...] Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. » (« Lettre à M. Damillaville » (1er avril 1766), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Lefèvre, 1828, t. 69, p. 131)
[4] Formule de Michel Clouscard (1928-2009)

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7 réactions à cet article    


  • hans 5 novembre 2014 19:18

    Descartes la catastrophe des catastrophes qui permet aux « cartésiens » de proférer toute sorte d’anneries frappées au coin du faux gros bon sens


    • non667 5 novembre 2014 22:16

      à saorek
      Mai 68 n’est pas ici une attaque « gauchiste » contre la société bourgeoise capitaliste.....
      fausse digression sur mai 68 !
      mai 68 est avant tout et principalement un complot du N.O.M. judéo-américano -mondialo-capitaliste contre de Gaulle à cause de son indépendantisme ,nationalisme patriotisme et aussi pour sa politique d’équilibre dans la rivalité israëlo-arabe autant qu’usa-urss-chine ! 


      • marauder 6 novembre 2014 07:30

        non667

         mai 68 est avant tout et principalement un complot du N.O.M. judéo-américano -mondialo-capitaliste contre de Gaulle à cause de son indépendantisme ,nationalisme patriotisme et aussi pour sa politique d’équilibre dans la rivalité israëlo-arabe autant qu’usa-urss-chine !

        Oui, tu as raison, c’est d’ailleurs la théorie officielle du grand complot proposé par le média de masse qu’est internet ....
        Réduire 68 a ca, c’est un peu beaucoup pathétique. Utilisé, c’est vrai, mais c’est sans compter qu’ils ont utilisé justement des mouvements sincères et réels. Ceux qui sont restés au devant de l’affiche sont forcément ceux qui courent apres le pouvoir, c’est la base du capitalisme et des systemes d’organisation des états. Ils sont fait pour ca... Le complotiste moyen finit meme souvent par voter FN alors qu’il n’y a pas plus conventionnel comme méthode de rebéllion « autorisée »...


      • marauder 6 novembre 2014 07:23

        Je crois que tout idée quelqu’elle soit, a priori basée sur des reflexions antrhopologiques, sociologiques, culturelles et environnementales, peuvent se perdrent toutes dans un meme trou qui est cette pensée unique qui consiste a instinctivement créer un systeme coercitif pour résoudre un probleme global.

        C’est cette ambition personnelle, liée a un systeme de croyance et des peurs qui induisent cette volontée irrepressible de voir le monde changer avant la fin de notre vie.

        En fait, malhtus pose un vrai probleme mais n’apporte pas les bonnes solutions. D’ailleurs, je me demande bien si il y a une solution...

        Je préfère l’auto-malthusianisme au malthusianisme centralisé, autoritaire, étatique ...

        Avez vous vu le film « idiocracy » ?


        • Claudec Claudec 6 novembre 2014 17:49

          Avec ou sans Malthus, l’humanité est paralysée par sa démographie et il n’est plus temps de gloser sur le sujet mais d’agir.

          Si tous ses maux perdurent et s’amplifient partout dans la monde, si le chômage et la pauvreté augmentent, si les inégalités sociales se creusent, si les revendications et les violences se multiplient, si le climat et l’environnement se dégradent chaque jour davantage, si les pires famines que nous ayons jamais connues s’annoncent, la raison première en est l’augmentation considérable de la population mondiale. Chaque jour, 250 000 êtres humains supplémentaires déferlent sur la planète pour aggraver son pillage et ses conséquences.

          Il est urgent que les experts en tous genres, que les responsables politiques et religieux de tous niveaux, que toutes les bonnes volontés, dépassent leurs visions particulières et limitées de l’écologie que sont le climat, l’énergie, les pollutions en tous genres, les ressources alimentaires, etc. par lesquelles ils ne font que masquer un peu plus l’essentiel qu’est le fait démographique. Comme certains le font déjà, encourageons la réduction de notre nombre par celle des taux de natalité les plus élevés, le reste suivra.

          C’est la seule planche de salut de notre civilisation et peut-être même de l’espèce. Et elle est réelle, quelques générations pouvant suffire à revenir – par une simple dénatalité respectueuse de la dignité humaine – à une population tolérable par la planète et l’espèce elle-même, devenue ingouvernable. Certes, d’autres problèmes surgiront, tels que notre vieillissement et la décroissance, mais ils seront passagers et eux aussi maîtrisables.

          Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com


          • pierre 6 novembre 2014 19:11

            té un marrant claudec, ton pq cé des cartes d’immigrés ?


          • Claudec Claudec 8 novembre 2014 03:49

            pierre (---.---.---.237) 6 novembre 19:11 et à ceux qui réagissent comme lui


            Curieux cette incapacité à voir plus loin qu’aujourd’hui et ce refus d’envisager une réduction du nombre de miséreux, fut-ce par dénatalité, comme s’il s’agissait d’une espèce qui risquerait de disparaître.
            C’est bien d’aimer les pauvres, mais à ce point là !
            Faut-il, par respect et compassion pour les pauvres, ne rien faire pour combattre la pauvreté, et la laisser se développer avec le nombre, quels que soient les progrès pouvant être faits par ailleurs en matière de justice sociale ?

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