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Accueil du site > Actualités > Politique > Petites considérations de philologie politique post-électorales

Petites considérations de philologie politique post-électorales

Ce qui s'est passé durant plus d'un an lors de la campagne présidentielle, et qui s'est conclu par la victoire de la gauche à travers celle de François Hollande, devrait susciter certains constats, tant les mots & méthodes employés en furent l'impeccable démonstration.

En effet, on a pu comprendre quelle était cette fameuse différence majeure entre la gauche et la droite, en dehors des idées, et qui tient au rapport "au chef" (de meute) : sans son "chef" la droite est KO, perdue, sans projet, tandis que la gauche peut aligner plusieurs candidats, en perdre un "majeur" et le remplacer par un "mineur normal", et gagner tout de même des élections (DSK ou Aubry auraient de même gagné).

C'est que la gauche se fédère autour d'idées communes ensuite incarnées par tel ou tel, alors que la droite se fédère autour d'un seul individu porté au pinacle dont on prône ensuite ce qui lui tient lieu d'"idées".

Contrairement à une conception trop largement répandue, philosophiquement, c'est la même différence qu'entre l'idéalisme "religieux" dont la droite est héritière malgré ses grands discours sur le sens des responsabilités et sa "lucidité" autoproclammée, et le réalisme analytique qui anime la gauche plus apte à diagnostiquer les problématiques du réel, collectivement subies... D'où le besoin, pour la droite, de continuer à se réclamer d'un "héritage chrétien", de "valeurs spirituelles" et autres attachements à un passé fastueux, glorieux, totalement idéalisé.

Et c'est pourquoi, dans un Etat laïque, la droite est intellectuellement discréditée d'avance : elle n'a pas de programme ; elle n'a que des opinions. Tandis qu'il suffit à la gauche de se revendiquer de l'humanisme dont elle est héritière et qu'elle est contrainte de mettre en oeuvre jour à jour. La droite appelle à l'adoration d'un seul mythifié au nom de valeurs ancestrales : la gauche se contente d'en appeler à des valeurs concrètes, rendues nécessaires par les circonstances, au nom du bien-être de tous. La droite fantasme le réel collectif pour n'en satisfaire qu'un seul et les intérêts qui lui sont liés. La gauche part d'une analyse du réel pour prôner des solutions profitables au plus grand nombre.

Il n'y a donc pas de gauche ou de droite plus ou moins démocratiques : seule la gauche est démocratique dans ses idées et sa démarche, la droite n'étant qu'une longue survivance d'un autoritarisme archaïque à l'agonie.

Tuez enfin définitivement l'idée d'un Dieu transcendant, quel qu'il soit, et vous tuez la droite. A la gauche suffira toujours la transcendance d'un destin collectif choisi en commun. Partant, pas besoin de préciser vers lesquels se portent naturellement les "suffrages" cachés de la finance, ni quel camp a toujours besoin de la peur organisée (l'ancienne "terreur sacrée/religieuse")

Il n'est pas douteux que ce siècle verra enfin l'achèvement de l'onde de choc de la révolution française, et qu'il sera celui de la disparition des droites réactionnaires du monde entier qui ont tenté une dernière fois de verrouiller les états et les consciences lors de la première décade (GW Bush, Berlusconi, Sarkozy, etc.).

L'élection de François Hollande est donc un signal de "renaissance" des vertus révolutionnaires, et un "séisme tranquille" dont nous n'avons pas fini de mesurer les effets, en France d'abord, en Europe ensuite, puis dans le monde assurément par l'exemple qu'elle donne toujours.

Au-delà des défis de la crise économique, largement organisée par la finance internationale ne sachant plus comment garder le contrôle sur des peuples soumis, à résoudre par la gauche sans en passer par un abus d'austérité ligaturant les peuples, c'est là que réside la "bonne nouvelle" de l'élection de François Hollande, et qui n'a rien à envier à celle agitée par ces conservateurs qui ont voulu trop longtemps se faire passer pour les papes de nos consciences.


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52 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 9 mai 2012 10:21

    Bonjour, Franck.

    Globalement d’accord avec ce très intéressant article. A un détail près, mais d’importance : le Dieu transcendant de la droite existe toujours, mais sous une forme duale, la puissance divine religieuse et le Marché.

    Le premier tend à disparaître tandis que le second impose plus que jamais sa prééminence. Et c’est pourquoi la droite n’est pas réellement menacée !


    • Inquiet 10 mai 2012 11:46

      Je rajouterai le scientisme qui est à mon sens peut être bien pire que les religions théistes.


      Le terme « scientisme » est un faux-amis, car sa démarche est aucunement scientifique.

      Au contraire, le « scientiste » s’accord à établir comme VRAI et INCONTESTABLE toute parole énoncée par ceux qui sont promus experts par le système.
      Le « doute scientifique » n’est pas de mise.

      La rhétorique scientifique au service de la démolition du raisonnement scientifique.

      Toute analyse conduisant à introduire un élément de doute dans la « magnifique horloge de notre société capitaliste » est systématique contredite et ridiculisée par les experts médiatiques.

    • gordon71 gordon71 10 mai 2012 13:03

      si la droite était la seule à courir après l’idéologie ultra libérale et au profits sans limites

      ce ne serait sans doute pas si grave

      il y à déjà longtemps que la gauche « qui compte », s’est convertie...


    • bigglop bigglop 10 mai 2012 19:48

      Bonjour à tous,

      @Franck Larose, cette tentative d’analyse est intéressante, intellectuellement, mais compte tenu des évènements récents, elle se heurte à certaines limites.

      Tout d’abord, nous sommes dans une illusion démocratique depuis au moins 2002, qui s’est révélée lors de la ratification en Congrès du traité de Lisbonne, acquise grâce à la présence des parlementaires socialistes et leurs votes. S’ils avaient tous voté Contre, il aurait manqué 3 voix pour atteindre le quorum de ratification.

      De cette façon, ils ont trahi le vote de 2005 sur le TCE par lequel plus de 54% des citoyens avaient repoussé ce traité.

      En février 2012, lors de la ratification du MES, ils ont persévéré en faisant voter leurs parlementaires, très majoritairement, pour l’abstention, tout en revendiquant une ’’abstention agressive et dynamique (pour une future renégociation)’’.

      Finalement, pendant toute cette campagne totalement comtrôlée par les médias et les deux principaux partis, il n’y a jamais eu de vrai débat sur :

      la crise financière et de la dette publique et privée

      la ’’construction’’ européenne, sans les citoyens, et plus particulièrement le TSCG, les Six et Two-Packs.

      Le supposé ’’Glass-Steagall Act’’ et les moyens de lutte contre les marchés financiers annoncés, avec cuivres et trompettes, par F Hollande, sans aucune méthode et calendrier.

      La catastrophe de Fukushima qui s’aggrave, dans un silence de mort.

      Ces derniers jours, bizarrement, les Van Rompuy, Juncker, Barroso, Draghi, Monti ’’découvrent’’ les vertus de la croissance, mais tout en continuant à vanter les mérites de la discipline budgétaire, de la règle d’or et des réformes structurelles (plans d’austérité).

      Hier, en toute urgence, Van Rompuy (Bilderberg) a rencontré Hollande et aujourd’hui, Jean-Claude Juncker (réunion Bilderberg 2011), ’’à l’écoute des thèses de Hollande’’. Quel empressement très douteux.

      En attendant, les autres rencontres avec A Merkel, l’Eurogroupe, Obama......

      Pour les pays européens, la situation devient catastrophique :

      après une violente recomposition du paysage politique, la Grèce est définitivement en faillite organisée à travers les plans d’austérité successifs, les privatisations massives, les renflouements des banques (transfert de dettes privées à la dette publique), une restructuration de la dette (PSI) innefficace.

      En Espagne, malgré les plans d’austérité, les objectifs de réduction de la dette publique ne seront pas atteints, malgré 10 mds€ de nouvelles économies sur la Santé et l’Education.

      Pire, la quarième banque espagnole, Bankia, est en ’’faillite’’ (comme toutes les banques européennes) et l’état espagnol intervient indirectement par une participation de 45% dans le capital et la création de plusieurs structures de défaisance (Bad Banks) pour gérer les créances pourries de la bulle immobilière. Estimation 7 à 10 mds €

      En Italie, Monti veut privatiser les services de l’eau, de l’énergie tout en s’asseyant sur le référendum des 12-13 juib 2011, pour ’’améliorer la compétivité et la croissance’’. Des cessions sous-évaluées aux acteurs privés.

      Ne soyez pas surpris, les nouveaux chiens de garde veillent.

      Le Parti Socialiste, n’est plus de ’’gôche’’ depuis longtemps, est dirigé par des sociaux-démocrates ou des libéraux (Valls, Moscovici, Cambadélis....)

      Hollande devra réconcilier l’eau et le feu, à savoir tenir ses promesses faites au citoyens et satisfaire les exigences des institutions financières.

      Lire l’annalyse du rapport Cheuvreux et regarder l’entretien de Nicolas Doisy

      Les ’’européens’’ accepterons une renégociation sur son projet de relance européenne et de renforcement du contrôle démocratique en le mettant en annexe du Pacte Budgétaire et ainsi il pourra revendiquer une victoire (à la Pyrrhus).

      Pour les législatives, il ne faut pas que le Parti Socialiste ait une majorité (avec EELV), mais qu’il doive la constituer avec le FdG, LO, NPA.

      Nous risquons de nous réveiller avec une sacrée gueule de bois.




    • Traroth Traroth 11 mai 2012 10:05

      @gordon71 : malheureusement, je partage votre avis. Tout l’enjeu des élections qui se succèdent est de réussir à reprendre « la gauche qui compte » aux libéraux. Croire qu’il existe un recours à l’extrême-droite est un leurre, rien de plus.


    • drlapiano 9 mai 2012 14:37

      Il n’est pas douteux que ce siècle verra enfin l’achèvement de l’onde de choc de la révolution française, et qu’il sera celui de la disparition des droites réactionnaires du monde entier qui ont tenté une dernière fois de verrouiller les états et les consciences lors de la première décade

      Diable ! Rien que ça ?

      La gauche est bonne. La « droite » attaque la gauche DONC elles est mauvaise.
      On ne peut pas laisser les mauvais s’occuper du bien commun.
      DONC la droirte est illégitime.

      Comme le disait SARKO la gauche c’est la ruine de l’idéal républicain.

      Beuuuurk !


      • Robert GIL ROBERT GIL 9 mai 2012 14:52

        « L’élection de François Hollande est donc un signal de »renaissance« des vertus révolutionnaires »

        je n’irais pas si loin, car n’oublions pas qu’ Hollande fait partied’une famille politique qui a accompagné le libéralisme. Le PS en a favorisé l’avènement par ses capitulations successives et ses décisions qui ont libéré les flux financiers. Il a mis en œuvre une politique qui a été douce pour les détenteurs de stock-options, qui a privatisé à tour de bras, qui a œuvré avec zèle pour l’Europe du libre-échange et de la finance toute puissante........

        http://2ccr.unblog.fr/2012/05/06/on-a-vire-sarko-surveillons-hollande/


        • JUILLARD MICHEL 10 mai 2012 11:37

          n’oublie pas que le libéralisme était l’horizon indépassable pour beaucoup de gens, dans le même temps il fallait mettre en place les institutions européennes et puis cette croyance du tout

          marché n’était pas là par hasard elle a servi une élite qui a profité du système pour s’enrichir d’une manière extravagante comme jamais dans l’histoire !!!!! les salaires des grands dirigeants multipliés par 100 ou plus datent du passage à l’euro, seul à l’ époque l’hebdo Marianne avait fait un dossier sur ce sujet et par là- même dénoncé cet abus arbitraire !
          je n’ai jamais adhéré à la « gauche caviar » et que je sache beaucoup de gens on continué à voter « soc » ces dernières années alors que l’on sait pertinemment que le PS ne doit jamais être laissé seul face au Capital .....

        • bernard bernard 9 mai 2012 15:16

          « Il n’y a donc pas de gauche ou de droite plus ou moins démocratiques » (sic)
          Entièrement d’accord avec vous.

           « seule la gauche est démocratique dans ses idées et sa démarche » (sic)
          il me semble qu’il y ait contradiction avec la première phrase ! Non ?
           
          « la droite n’étant qu’une longue survivance d’un autoritarisme archaïque à l’agonie. » (sic)
          Le principe même de droite et de gauche est complètement dépassé, archaïque et à l’agonie !


          • Traroth Traroth 11 mai 2012 10:09

            « Le principe même de droite et de gauche est complètement dépassé, archaïque et à l’agonie » : C’est totalement faux. Tant qu’il y aura des riches et des pauvres, il y aura des gens pour défendre la minorité riche contre la majorité pauvre et d’autres qui voudront plus de justice, de liberté et d’égalité.


          • gordon71 gordon71 11 mai 2012 10:59

            traroth

            ne croyez vous pas qu’opposer riches et pauvres est aussi légèrement dépassé ?

            à partir de combien de patrimoine ou de revenu est on « riche » ?

            je suggère de trouver une autre manière un peu plus élaborée que de classer les êtres en nuisibles/ utiles
             désolé mais je reprends souvent l’exemple d’un ami petit patron dans le bâtiment qui fait 70 heures par semaines fait vivre quatre ou cinq familles selon les saisons, va chercher ses ouvriers devant leur porte les aide parfois dans leur démarche

            ce type qui n’est pas un ange fait du « travail social » sans s’en vanter


          • bernard bernard 9 mai 2012 15:27

            « L’élection de François Hollande est donc un signal de »renaissance« des vertus révolutionnaires, et un »séisme tranquille« dont nous n’avons pas fini de mesurer les effets, en France d’abord, en Europe ensuite, puis dans le monde assurément par l’exemple qu’elle donne toujours. » (sic)

            C’est beau, c’est bien dit, c’est bien écrit, un peu pompeux malgré tout, mais ce n’est qu’une « espérance » comme l’était la « force tranquille de 81 »...
            On connait la suite !
            Attendons donc pour voir avant d’attribuer à chacun le mérite qui lui revient.

            Mais ce n’est que mon avis.


            • citoyenrené citoyenrené 9 mai 2012 16:39

              la prochaine évolution sera une réflexion sur le système démocratique

              à ce titre, les travaux d’Etienne Chouard

              car rappelons nous les propos limpides d’Emmanuel-Joseph Sieyès, un des « penseurs » de la Révolution française,

              Discours du 7 septembre 1789 :"Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ;

               ils n’ont pas de volonté particulière à imposer.S’ils dictaient des volontés,

              la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique.

              Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants."


              • winston smith 9 mai 2012 17:16

                Bonjour,

                Votre article m’a fait penser à une étude de G. William Domhoff : 
                On propose à 158 étudiants séparés en deux groupes de définir par associations les concepts de DROIT et GAUCHE, cela donne : 

                -DROIT >bon, clair, sacré, mâle, propre, jour, Est, rectiligne, redressé, hétérosexuel, fort, courant, haut, beau, blanc, correct, et vie.

                -GAUCHE >mauvais, mou, sombre, profane, femelle, homosexuel, faible, laid, mystérieux, noir, Ouest, etc...

                étonnant non ?

                La droite n’a pas plus de bonnes idées que les autres, elle propose des principes qui ont l’air efficaces, mais sa légitimité réside surtout dans une tradition auréolée d’un symbolisme tenace, qui a peut-être eu son sens, mais qu’il faudrait peut-être dépasser... 

                • gordon71 gordon71 9 mai 2012 20:09

                  bonsoir 


                  Tuez enfin définitivement l’idée d’un Dieu transcendant, quel qu’il soit, et vous tuez la droite. 

                  tout à fait réducteur, une bonne partie de la droite ne se revendique absolument pas du christianisme ou de toute référence religieuse
                  votre analyse a un petit goût de rance, elle date de la troisième république




                  • Traroth Traroth 11 mai 2012 10:10

                    Vous n’avez pas suivi le raisonnement de l’article et vous croyez répondre en sortant la conclusion de son contexte.


                  • Daniel Roux Daniel Roux 9 mai 2012 20:13

                    Postulat : L’être humain est un animal social qui ne se réalise qu’en société.

                    Son existence, sa manière de vivre, sa culture, ses relations aux autres, n’existent que parce que la Société humaine est, porteuse, générations après générations, de la culture au sens large (technique, artistique,..), des mœurs et des coutumes.

                    Les valeurs de droite sont principalement des valeurs individualistes refusant s’assumer les responsabilités de la vie sociale mais en otpimisant ses bienfaits. Pour la droite, la loi de la jungle est le modèle. Le fort exploite le faible jusqu’au parasitisme tout en brandissant l’étendard de la liberté, bien pratique contre les exigences sociales de l’exploité.

                    Quoi de plus normal que de vivre des rentes financières et de situations héritées à la naissance. Qu’importe le mérite pourvu qu’on est l’ivresse. L’homme est jugé sur ce qu’il possède.

                    A contrario, les valeurs de gauche épousent les contraintes et bénéfices de la vie sociale basés sur une juste répartition des charges et des bénéfices. Un homme vaut par ce qu’il apporte à la société.

                    Un ange passe...

                    En réalité, la plupart des bonhommes se positionnent à droite ou à gauche en suivant leurs fantasmes et leurs instincts sans tenir compte ni de leur réalité sociale, ni de l’économie, ni de la philosophie. C’est ainsi et ce n’est pas prêt de changer.

                    Nous verrons donc la droite arrogante revenir au pouvoir portée par des électeurs heureux de se tirer une balle dans le pied, sans conscience politique mais fascinés par le charisme en tics et en toc d’un hurluberlu qui, un jour en se rasant, pensa : « Puisque ce crétin a réussi, pourquoi pas moi ? ».


                    • volpa volpa 9 mai 2012 21:43

                      Si Bayrou avait opter pour Nain-Busch , Hollande aurait perdu.

                      Pour remerciements on lui colle des concurrents pour sa réélection.

                      Il faudra qu’il largue Merluchon et l’autre burne de DUFLOT.


                      • Traroth Traroth 11 mai 2012 10:11

                        Vous trouvez que Hollande est trop à gauche, c’est ça ?

                        Je vous signale que Mélenchon aussi a appelé à voter Hollande...


                      • volpa volpa 13 mai 2012 22:12

                        Je veux dire qu’ Hollande a gagné grâce à la prise de position de Bayrou.

                        Merluchon peut raconter ce qu’il veut.


                      • volpa volpa 9 mai 2012 21:44

                        Opté, sans R naturellement.


                        • gordon71 gordon71 10 mai 2012 08:04

                          l’avis de Claude Michéa sur le sujet qui inspire largement le mien
                          mentalité socialiste mentalité de racaille 

                          http://ilikeyourstyle.net/2012/02/2...
                           

                          extrait :
                          « l’intervention de la puissance publique qu’impliquent les politiques de redistribution crée les conditions structurelles des pires injustices. En effet, plus les prélèvements obligatoires augmentent, plus grande est la proportion de la richesse collective qui n’est pas gérée par des individus responsables, mais par une nébuleuse opaque de décideurs sans visage, dont seuls quelques-uns peuvent être sanctionnés par un vote démocratique, la plupart jouissant de la plus totale impunité.

                           À l’abri de ce flou, les plus grandes injustices se commettent, pour la bonne raison que les décideurs publics ne dépensent pas leur argent, mais celui des autres. Ils peuvent donc prendre des décisions à la fois irrationnelles, économiquement absurdes, et intéressées, visant leur propre enrichissement et celui de leur clientèle. » 



                          • Sébastien A. 10 mai 2012 09:50

                            Euh, cet insignifiant « XP » auquel renvoi votre lien a-t-il réellement lu - et surtout compris - Michéa ?

                            Michéa ne cautionne certes pas la gauche moderne et l’assaisonne à foison, mais de là à en faire un chantre du capitalisme libéral... Il faut oser.

                            Votre extrait est plus sûrement issu de la mauvaise littérature de propagande libérale de droite d’inspiration Smitho-Hakeyienne que de Platon, Hegel... ou Michéa


                          • gordon71 gordon71 10 mai 2012 10:46

                            que d’arguments ...

                            je vous laisse à votre non réflexion aurevoir


                          • gordon71 gordon71 10 mai 2012 09:58

                            Michéa ne cautionne certes pas la gauche moderne et l’assaisonne à foison, mais de là à en faire un chantre du capitalisme libéral... Il faut oser.

                            Michéa chantre du capitalisme libéral sûrement pa, où voyez vous que je prétends cela ?

                            Michéa renvoie dos à dos les complices de l’ultra libéralisme les tenants de la droite ultra libérale mondialisée destructrice des cultures et de l’envirronnement

                            et ses acolytes gauchistes étérnels parasites incapables de produire quoi que ce soit, à part d’autre que de nouveaux « droits » pour les « minorités » à défendre et de nouveaux « exclus »


                            • Sébastien A. 10 mai 2012 10:02

                              Dans l’article que vous citez. Je vous laisse à vos réflexions Protagoras.


                            • gordon71 gordon71 10 mai 2012 10:00

                              correction SVP

                              et ses acolytes gauchistes ....., à part de nouveaux « droits » pour des nouvelles « minorités » ou des « exclus » qui constituent aujourd’hui leur fonds électoral depuis qu’ils ont lâché le prolétariat ouvrier


                              • john_le_rouge john_le_rouge 10 mai 2012 11:29


                                Bonjour,

                                vous dites que la droite n’a pas de programme, je pense que vous avez tort.

                                Annulation de l’ensemble des droits sociaux acquis depuis des decennies, suppression de toute entrave à la liberté des entreprises (liberté de poluer, liberté de répendre la misère et le chomage, liberté d’exploiter les salariés), partage de l’ensemble de la richesse par une infime minorité, et surtout, en finir avec la démocratie, qui pourrait à terme, remettre en cause ce programme, si les citoyens ouvraient un peu les yeux , tel est leur programme.


                                • Cocasse Cocasse 10 mai 2012 15:09

                                  Ca alors, c’est le même programme que la « gauche » !
                                   smiley


                                • john_le_rouge john_le_rouge 10 mai 2012 16:01


                                  si vous parlez de la « gauche » socialiste, je suis partiellement d’accord, mais il existe une autre gauche, qui elle, met l’humain d’abord ...


                                • Inquiet 10 mai 2012 11:56

                                  J’ai eu dans ma jeunesse à m’interroger sur le « sens de la vie », de part un parcours plus que chaotique.


                                  J’ai été tenté notamment, non pas de rentrer dans les ordres, mais à en savoir un peu plus sur la foi religieuse.
                                  Ma famille était catholique, mais comme je suis devenu orphelin, je n’ai pas fait ma communion. Je me suis senti poussé à le faire (peut être à tord mais là n’est pas la question).

                                  Or, pendant ce parcours j’ai été confronté aux enseignements religieux, et ce qui m’a frappé le plus, c’est le formidable grand écart moral qu’il existe chez une personne « de droite » entre ses préoccupations au choix mercantiles ou ségrégationnistes et le message du Christ dans le nouveau testament s’articulant CONSTAMMENT autour de l’amour et du pardon.

                                  J’ai eu l’impression, que le Christ avait plus avoir avec Karl Marx qu’avec Adam Smith.

                                  Mais j’ai eu surtout l’impression, que les chrétiens pratiquants s’étaient arrêtés à l’ancien testament, qui prône un Dieu Punisseur comme dans la Thora. Ce qui explique peut être qu’on assimile la culture des 2 dans le terme « judéo-chrétien ».

                                  J’ai eu la chance de faire la connaissance d’un prêtre faisant des études de théologies qui m’a appris des choses très intéressantes, notamment sur les approximation de traduction qui ont été surtout le fait des clercs du moyen-age oeuvrant pour l’intérêt de la caste dominante de l’époque.

                                  • gordon71 gordon71 10 mai 2012 14:19

                                    « La bourgeoisie...partout ou elle a conquis le pouvoir, a foulé aux pieds les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens complexes et variés qui unissaient l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité naïve dans les eaux glacées du calcul égoïste. Elle a fait de la dignité personnelle une simple valeur d’échange ; elle a substituée aux nombreuses libertés, si chèrement conquises, l’unique et impitoyable liberté du commerce.
                                    La bourgeoisie a dépouillée de leur auréole toutes les activités qui passaient jusque là pour vénérables et qu’on considérait avec un sain respect. Le médecin, le juriste, le prêtre, le poète, le savant, elle en a fait des salariés à ses gages. La bourgeoisie a déchiré un voile de sentimentalité qui recouvrait les situations de famille et les a réduites à n’être que de simples rapports d’argent...[...]
                                    La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les conditions de la production, c’est-à-dire tous les rapports sociaux ; Tous les rapports sociaux, traditionnels et figés, avec leur cortège de conceptions et d’idées antiques et vénérables, se dissolvent ; ceux qui les remplacent vieillissent avant d’avoir pu s’ossifier.
                                    Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont forcés, enfin,
                                    d’envisager leurs conditions d’existence et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés. Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier. Il lui faut s’implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations ;
                                    Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l’industrie sa base nationale, Les vieilles industries nationales ont été détruites et le sont encore tous les jours.
                                     »

                                     c’est de quel affreux réac à votre avis ... ?


                                    • gordon71 gordon71 10 mai 2012 15:13

                                      alors de qui ce texte ?

                                      eh monsieur

                                      le super signifiant, hypercultivé, vous êtes où ?


                                    • Sébastien A. 10 mai 2012 16:03

                                      C’est de Marx. Eh oui : comme tout grand penseur, on n’en a pas fini d’explorer les finesses des manuscrits de 1848. Si j’étais perfide je vous ferais remarquer qu’il s’agit de ce qu’on appelle les « écrits de jeunesse » de Marx, qui ne sont pas sa pensée définitive pour ses glosateurs. En ce qui me concerne je trouve que ce texte reflète la vérité des relations économiques capitalistes.
                                      Je vous conseille de lire en entier les manuscrits de 1848, c’est d’une actualité impensable.

                                      Satisfait Maître Pangloss ?


                                    • Sébastien A. 10 mai 2012 16:05

                                      1844 pardon, dans mon engouement pour le printemps des peuples, j’en oublie les classiques.


                                    • gordon71 gordon71 10 mai 2012 16:14

                                      satisfait

                                      surtout si vous voyez le lien avec le discours de Michéa qui s’en inspire largement pour faire la critique du « capitalisme cosmopolite et déraciné »

                                      et qui en aucun cas ne peut être considéré comme un chantre du libéralisme sous cette forme

                                      alors que les ténors de la social démocratie dont l’ex meilleur candidat Strauss Kahn font partie avec bien d’autres élus socialistes de cette hyper classe bourgeoise habituée à cotôyer et à tutoyer banquiers, spéculateurs traders en tous genres et autres grands argentiers


                                    • gordon71 gordon71 10 mai 2012 16:26

                                      et l’auteur

                                      il en pense quoi ?

                                      de nos petits échanges ..

                                      sans vouloir trop vous déranger dans la rédaction du prochain article


                                    • Sébastien A. 10 mai 2012 17:13

                                      Vous êtes vraiment un sophiste indécrottable !

                                      Vous partez d’un texte juste, d’une exégèse de Michéa dont je partage également l’analyse et vous mélangez tout ça dans la détestation de la gauche !

                                      Michéa quand il parle de « gauche » fait référence à cet agglomérat issue d’un compromis historique entre les libéraux, les socialistes, les communistes au lendemain de l’affaire Dreyfus. Il ne parle jamais du socialisme en tant que tel (dont il se revendique par ailleurs) dont on voit bien - avec l’extrait de Marx que vous citez - qu’il n’est pas précisément le même type d’idéologie que ce que nous nommons « gauche » actuellement.

                                      Le coeur de tout cela est la compréhension de la notion de « common decency » décrite par Orwell, (qui n’est rien d’autre que le don au sens maussien du terme).

                                      Selon cette vision des choses, le peuple est dépositaire de valeurs positives d’échange et d’entraide. Néanmoins l’amour du prochain ou de l’étranger (selon que vous êtes chrétien ou juif – je fais référence ici à la traduction du lévitique par Saint Jérome notamment) n’est pas forcément naturelle ou partagée : il n’est que de voir les guerres qui émaillent l’histoire humaine, d’où la nécessité du « socialisme » qui a vocation à éduquer les peuples et à les aider à comprendre les rouages de l’aliénation. On en revient à Marx et au matérialisme historique. C’est un peu subtil, mais c’est loin de l’interprétation simpliste que vous faites des ouvrages de Michéa dont la pensée vous dépasse visiblement et que vous faites passer pour une sorte de national socialiste à la Doriot, alors que c’est davantage à Mauss ou Jaurès qu’il ressemble.

                                      Petit conseil de lecture pour vous :

                                      http://www.amazon.fr/Histoire-politiques-depuis-R%C3%A9volution-%C3%A9dition/dp/2707605387/ref=sr_1_3?ie=UTF8&qid=1336661207&sr=8-3


                                    • gordon71 gordon71 10 mai 2012 22:39

                                      c’est quoi un texte juste ?


                                      qui décide de ce qui est juste ?

                                      si je vous suis bien mais vous semblez largement hors de portée, Michéa ne critique pas vraiment la gauche actuelle, qui n’est pas vraiment la gauche que vous appréciez, 

                                      mais qui est où alors ?
                                      moi avec mes petits moyens intellectuels je vous parle de cette gauche réelle avec ceux que je vois que je côtoie et que je subis tous les jours dans les médias

                                      Michéa quand il parle de « gauche » fait référence à cet agglomérat issue d’un compromis historique entre les libéraux, les socialistes, les communistes au lendemain de l’affaire Dreyfus. Il ne parle jamais du socialisme en tant que tel (dont il se revendique par ailleurs) dont on voit bien - avec l’extrait de Marx que vous citez - qu’il n’est pas précisément le même type d’idéologie que ce que nous nommons « gauche » actuellement.
                                       ?????

                                      charabia, subtil certainement mais charabia quand m^me

                                    • Franck Laroze Franck Laroze 11 mai 2012 03:22

                                      @ Gordon 71

                                      cher Monsieur,

                                      Certes, écrire, c’est s’exposer, et je l’accepte. Mais j’ai le courage de le faire sous mon propre nom : que n’en faites-vous autant ?

                                      Car écrire signe déjà une grande prétention que je m’interdis de prolonger au-delà en cherchant à convaincre : répondre, à vous ou d’autres, ne me semble donc pas utile. J’ai écrit ce que j’avais à dire, cela suffit, je n’ai pas à monopoliser le débat, ou même à débattre, Agoravox n’étant pas un lieu de débats, mais de publications. Il appartient ensuite aux lecteurs de commenter ou non ; d’échanger démocratiquement. J’estime ne pas avoir à m’en mêler. Vieille pudeur républicaine direz-vous : je l’assume.

                                      Et je préfère d’autant plus garder un silence consterné quand je vous lis, sans comprendre votre agressivité déplacée qui m’a contraint à supprimer un de vos commentaires, pour vous préserver notez-le bien et non par censure, car tombant directement sous le coup de la loi pour injures publiques...

                                      Prenez exemple sur d’autres commentateurs, que mon article n’agrée pas- ce que je peux parfaitement comprendre en bon démocrate - mais qui savent le dire clairement, calmement, respectueux de la parole de l’autre.

                                      Je vous souhaite sincèrement cette sagesse républicaine, à défaut de savoir maîtriser votre tempérament inutilement pusillanime.

                                      cordialement,
                                      Franck Laroze
                                       smiley

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