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Accueil du site > Actualités > Politique > Pire que la crise économique de 2008, le krach de civilisation

Pire que la crise économique de 2008, le krach de civilisation

I. UN TABLEAU DE LA SITUATION

Les bavards n’ont cessé d’agiter les inquiétudes sur cette crise de 2008 amorcée par la faillite de la banque Lehman Brothers consécutivement aux prises de positions financières sur les subprimes et autres produits toxique. Panique généralisée liée aux risques systémiques pouvant engendrer un effet domino. Les pouvoirs politiques et financiers sont intervenus. Le candide se demande pourquoi si le politique peut contenir une crise financière aux conséquences jugées par certain comme étant sismique, il ne peut pas résoudre le chômage. La réponse est évidente. Créer des emplois n’est pas une chose aisée. Cela dépend de la situation des entreprises, des carnets de commande, du pouvoir d’achat et des produits fabriqués avec en plus la concurrence internationale. Bref, un emploi demande beaucoup d’application et d’effort pour être créé. Il est plus facile de détruire un emploi que d’en créer. Quant à la finance, avec les transactions, les banques centrales et la signature des fonds étatiques, quelques jeux d’écriture bien placés avec beaucoup de zéros dans les chiffres permettent de trouver des solutions. Voilà pourquoi il ne faut pas prendre le chômage avec le levier de l’emploi mais se préoccuper des pauvretés en usant du levier monétaire pour renflouer les citoyens à bas revenus en octroyant un impôt négatif tout en jouant de la BCE. Ayant eu l’occasion à plusieurs fois d’évoquer ces solutions, j’ai dû remballer mes espérances. Ces solutions sont tout à fait réalisables. Le problème est d’ordre moral. La plupart des gens sont dans un tel état de décomposition morale et idéologique que l’idée de soutenir des « pauvres » les repousse.

La crise financière puis économique n’est qu’un point de détail à côté de la crise de civilisation dans laquelle les sociétés sont entrées depuis près de deux décennies, avec une amorce au cours des deux décennies précédentes, 80 et 90. C’est cette crise de civilisation qui a amené le déroulement de la crise de 2008 et des précédentes. On peut en voir quelques causes. L’avènement de l’individualisme, la décomposition des élites devenues cupides et étrangères au sort du monde, la complicité des dirigeants aux élites elles aussi corrompues, le souci du matérialisme, l’ensorcellement technologique, le règne de la technique et de l’argent et pour donner un peu plus d’efficace à ces forces de décivilisation, la globalisation. Cette crise est aussi celle de la Modernité. Auquel cas, elle remontre à quatre siècles avec des moments successifs, notamment l’avènement de l’industrie et des sociétés de masse. Et quelques rêves collectifs, comme dans les années 1960-70.

La crise de 2008 s’explique ainsi avec quelques processus bien connus. La concentration des épargnes, rentes et hauts revenus. Avec l’appui de la fiscalité qui en France, a accentué la bulle immobilière tout en amputant les revenus des masses locatives. L’argent ne sait plus où se placer. Nombres de fortunes sont placées dans des placements spéculatifs qui ne participent pas au capitalisme productif. Il y a l’immobilier certes mais aussi l’or, les œuvres d’art. D’un autre côté, les gens ne sont pas assez solvables, les carnets de commande ne sont plus poussés par la consommation de masse et la concurrence des pays émergents amoindrit les productions exportables. Voilà pourquoi le chômage n’a fait que croître et ne disparaîtra pas de sitôt. Il va continuer à augmenter car le terrain financier, économique et politique n’a pas changé. Les 50 milliers d’économie du plan de rigueur, présenté comme pacte de responsabilité, ne peuvent d’étendre le chômage et la pauvreté. C’est ce qui s’est passé en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il n’y a aucune raison pour que ces phénomènes socioéconomiques épargnent la France. Mais ces 50 milliers peuvent éventuellement sauver quelques industries et surtout rassurer les investisseurs pour prendre de l’emprunt français. Ces 50 milliards serviront au moins à éviter que les taux d’intérêt ne montent, entraînant la France dans un engrenage dangereux.

Le chômage va augmenter ou au mieux se stabiliser. Les ultrariches pourront continuer à occuper les centres-villes qu’ils convoitent. A New York, une tour livrera bientôt des appartements à 50 000 euros le mètre carré. Impressionnant. Imaginez qu’avec 100 000 euros vous pouvez vous offrir un placard à New York ou un quatre pièces à Marmande. D’autres villes flambent sous la spéculation. Les riches prennent d’assaut certains quartiers célèbres, chassant par la loi du marché les populations moyennes. C’est le cas à San Francisco. A l’inverse, Detroit est en faillite et désertée. Pour 100 000 euros on doit bien avoir une maison dans cette ville sinistrée. Vaut-il mieux vivre dans un placard au centre de New York ou dans une maison à Detroit ? La solution est vite trouvée. Les riches à New York et les pauvres à Détroit. Tout comme les riches dans le triangle d’or à Bordeaux, les classes aisées dans le centre réhabilités et les pauvres dans les tours bétonnées de la rive droite. Les riches dans le 16ème les pauvres à Saint-Denis et Aubervilliers. Les riches dans le rectangle d’or près de la place Masséna à Nice, les pauvres à l’Ariane. Le Marché aime l’apartheid et l’apartheid aime le Marché.

Mais l’engrenage qu’il faut le plus redouter, c’est celui qui conduit au krach de civilisation. Perte du sens civique, du lien social, de la mixité sociale, écarts de revenus, recentrage sur soi, égoïsme, défense des intérêts personnels, carriérisme, déchéance sur fond de narcissisme et de cupidité, dévotions technologiques, abrutissement de masse par des loisirs de masse, des produits culturels de masse dont la promo est effectuée par des médias de masse. Coluche nous dirait qu’il est temps de ne plus se faire chier avec cette télé qui injecte de la merde dans le cerveau des spectateurs ! La retenue, la morale, le bon goût et les valeurs ne sont plus de mise en cette époque ou l’Internet relaie tout et n’importe quoi, les œuvres de Platon autant que la bêtise de masse et l’idiotie ambiante. Les médias de masse secondés par une masse de médias.

Il y a 70 ans, la France se libérait de l’Occupation. Maintenant, le Marché occupe la France et le monde, avançant aussi sûrement que la Wehrmacht en 39. Le pour cent d’ultrariches gère le monde à sa guise. Pourquoi cette étrange défaite, comme en 39 ? Les historiens peuvent se renseigner en étudiant le livre de Marc Bloch. Et en 2014, qui pour écrire l’étrange défaite de la société face au Marché ? Dans les quartiers historiques de San Francisco, les « autochtones » tentent de résister à la gentrification causée par la génération high tech issue des entreprises numériques. Ce n’est pas le Capital qui œuvre mais des employés à très hauts revenus qui délogent les habitués en poussant l’immobilier vers la hausse. Cet exemple symbolise l’avancée triomphale du Marché et en face, une armée mexicaine d’anciens gauchistes et de néo-nationalistes aboyant en ordre dispersé. Ce triomphe du Marché est aussi dû à la capitulation des corps intermédiaires, les syndicats, les partis politiques, les élus locaux, les intellectuels, les professeurs, les journalistes. Ainsi court le monde avec ses bataillons de l’« étrange défaite » et toute cette collaboration des gens avec le matérialisme et les productions de masse du Marché. Sans oublier la bureaucratie, les normes sociétales et techniques décrétées en haut lieu pour se substituer aux responsabilités individuelles et encadrer les libertés. Un peu de vent et les plages sont interdites. Bientôt, il deviendra obligatoire de se soigner et de passer par un bilan de santé comme on passe une automobile au contrôle technique. Le Marché et l’Etat qui sont devenus maîtres du Capitalisme à l’époque post-marxiste de l’ultime crise. Sinon, c’est le Marché et le Chaos avec les corruptions dans les pays aux Etats faiblards.

Cette crise est à la fois celle de la transmission, de l’instruction et de la création. Les élites piétinent les valeurs et le parviennent plus à élever les masses vers le haut. D’un autre côté, ces masses contribuent à piétiner l’autorité, avec comme signe marquant la désaffection face à la haute culture, la consommation de produits culturels bas de gamme et parfois, des actes d’incivilités face aux dépositaires du savoir. Un directeur d’école sur deux harcelé par des parents. Les professeurs de collège et lycée chahutés par les élèves et parfois conspués par des parents d’élèves devenus consommateurs d’éducation pour donner aux fistons un billet vers l’intégration dans le travail et le marché. Inutile de s’étendre. Il faudrait un livre pour décrire la situation des sociétés occidentales. Et surtout inverser les causes en tentant de montrer que c’est la crise économique est plus un effet qu’une cause. J’ai omis l’université qui elle aussi, peine à transmettre les savoirs et se complait dans une transformation conduite par les impératifs du Marché ou alors les velléités bureaucratiques des professeurs fonctionnaires et autres cadres administrateurs. L’université française est à l’image de la civilisation, un naufrage !

II. L’ILLUSION POLITIQUE ET LE DEGAGEMENT DE SITUATION

Dégage ! Un mot à la mode. En fait, c’est moi qui vais dégager. Je ne vote plus et je me place sous l’égide du doute et de la docte défiance. La crise de civilisation est le seul enjeu. Les jeux politiciens n’ont pas d’incidence. Les partis politiques sont tous divisés. Les Français sont aussi divisés. Il n’y a pas de cohérence. La vie politique est devenue consternante. Au niveau du commentaire sportif et culinaire. Les responsables politiques tournent dans les studios pour commenter ce que les autres font ou disent. Les journalistes en vivent, ils entretiennent ce système. Avec un tel état de décomposition, y compris dans la vie citoyenne, autant se dégager car il n’y a pas de solution. Même le président se met à commenter. Le grand retournement arrive. Après le Roi soleil, François Hollande en Monsieur soleil et sans Madame. La crise de civilisation est actuellement incurable, comme le cancer. Autant passer au stade de compréhension et méditation. Je relis Etre et Temps de Heidegger dans la traduction Martineau. C’est fulgurant. Je vois le Dasein en mouvement dans le monde. Mais je n’ai rien de spécial à en dire, vu que la plupart n’ont rien de spécial à entendre. Le Dasein, c’est une connivence. Quand les gens sont pris dans la frénésie du mouvement, le Dasein reste dans l’inachevé et moi avec ! On connaît parfaitement le montant de la dette souveraine mais on peut rien évaluer de la dette du Dasein et de l’état des consciences. Ce qui veut dire que le krach de civilisation est possible mais pas encore enclenché. Nul ne peut sonder les âmes, mortes ou vivantes.

Aucune solution politique en vue pour des problèmes qui ne sont pas posés car plus personne ne pense au-delà des horizons convenus et cadrés par les œillères trop humaines. La politique, c’est devenu une chose qu’il ne faut pas délaisser. L’Etat, une grande entreprise dont chaque actionnaire à un droit de vote pour révoquer le conseil d’administration. Ou une sorte de syndic qui régulièrement convoque les copropriétaires tous les cinq ans. Bref, le politique est autant responsable que le citoyen consommateur dans cette situation dont on peut choisir de se dégager après en avoir fait le tour. C’est ce que j’ai fais. Je pense avoir compris l’essentiel. Il est temps de passer au Dasein, au concept de la vie et de prendre appui sur les épaules de Darwin et Einstein pour comprendre l’univers.

 


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65 réactions à cet article    


  • BA 6 mai 2014 08:26

    Naomi Oreskes est historienne des sciences et professeur à l’université de Harvard.

     

    Erik M. Conway est historien à la Nasa. Il y étudie les interactions entre les politiques nationales, la recherche scientifique et les mutations technologiques.

     

    A la rentrée 2013, les deux auteurs publient un article dans le prestigieux journal du MIT, Daedalus. Devant le retentissement provoqué par la thèse qu’ils défendent et l’angle choisi pour l’exposer, ils étoffent leur texte pour commettre ce qui s’avère être un essai vif et brillant, qui se veut coup de semonce et livre d’alerte sur l’avenir même de notre civilisation.

     

    « L’effondrement de la civilisation occidentale » , publié en langue française le 30 avril 2014, édition LLL Les Liens qui Libèrent, 13,90 euros.

     

    http://www.placedeslibraires.fr/detaillivre.php?gencod=9791020901033

     

    Deux des plus grands intellectuels aux U.S.A. se posent dans cet essai de prospective la question suivante : pourquoi restons-nous inactifs, alors que nous disposons d’informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savons quels terribles événements vont suivre ?

     

    Nous sommes en 2093, avènement de l’ "Age de la Pénombre", et les deux historiens futurs se retournent sur leur passé - qui est notre présent et notre avenir (possible). Tout avait pourtant bien commencé avec la création du GIEC en 1988. Mais rapidement le « déni » se répand en faisant valoir l’incertitude des données scientifiques. Les effets du changement climatique s’intensifient, et en 2023, l’année de l’ « été perpétuel », il y a 500 000 morts et 500 milliards de dollars de perte.

     

    La frénésie pour les énergies fossiles amène les dirigeants à saisir les notes scientifiques sur la fuite de pétrole Bp en 2011. Puis la loi dite de "négation de la hausse du niveau de la mer" est adoptée par certains états. Mais rien n’y fait. La nature se déchaine sans que les mesures nécessaires ne soient prises.

     

    Pendant l’été 2041, des vagues de chaleur sans précédent détruisent les récoltes. Panique, émeutes, migration de masse, hausse explosive des populations d’insectes, épidémies. L’ordre social s’effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l’idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d’une intervention massive de l’Etat...

     

    En imaginant la situation vers laquelle l’humanité s’oriente si rien n’est fait, les auteurs démontrent magistralement le double piège dans lesquels la civilisation occidentale est en train de tomber. Deux idéologies inhibantes dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché. Quand les effets du Grand Effondrement se sont fait sentir, les démocraties n’ont d’abord pas voulu, puis pas pu faire face à la crise, se trouvant dénuées de l’infrastructure et de la capacité organisationnelle pour lutter.

     

    Foisonnant d’érudition, fruit d’un travail de prospective scientifique rigoureux, cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d’éviter à l’humanité ce que les auteurs nomment "l’Age de la pénombre".


    • Marc Chinal Marc Chinal 6 mai 2014 12:21

      <<<<<pourquoi restons-nous inactifs<<<<<<<
      .
      Parce que notre survie ne nous semble pas réellement menacée.
      Economiquement, c’est grâce à tous les minima sociaux que le système tient.
      S’ils n’existaient pas, ça ferait longtemps qu’une masse critique de citoyens auraient réagi.
      .
      <<<<<cet essai veut tenter de lutter contre les obscurantismes intéressés afin d’éviter à l’humanité ce que les auteurs nomment "l’Age de la pénombre« .<<<<<
      .
      Lutter contre la religion »argent« qui fait croire à 7 milliards d’humains :

      1. qu’ils peuvent chacun »réussir".
      2. que ce troc amélioré participe au progrès (alors que la recherche de bénéfice mène à la destruction totale des ressources)
      3. que le bonheur c’est d’avoir des biens (biens à produire=travail=salaire=taxe= services public) Pas de biens à produire = pas de rotation de la monnaie = fin du système).
      4. qu’il n’y a aucune alternative au système monétaire.

    • Marc Chinal Marc Chinal 6 mai 2014 12:23

      Et inutile d’avoir peur du changement de civilisation. C’est la meilleure chose qui peut nous arriver. Vive la civilisation post-monétaire à venir.


    • zygzornifle zygzornifle 6 mai 2014 08:45

      La crise ou les crises ? On en aura pour quelques décennies .... Elles sont bien utiles à certains et certainement savamment calculées .... 


      • Bergegoviers Bergegoviers 6 mai 2014 18:05

        Et puis, les peuples, même s’ils sont au courant, préfèrent maugréer et se laisser faire plutôt que se défendre.

        Accuser « une minorité vraiment très méchante » est certes plus facile que de responsabilité l’écrasante majorité vraiment très gentille, mais cela n’arrangera jamais rien.

      • mimi45140 6 mai 2014 21:11

        La servilité nous coûte , la liberté n’a pas de prix .


      • Croa Croa 7 mai 2014 07:33

        Pour mimi « La servilité nous coûte , la liberté n’a pas de prix . »

        Sauf qu’en apparence c’est le contraire : La servilité est bien confortable.


      • Robert GIL ROBERT GIL 6 mai 2014 08:57

        La classe dirigeante est composée de psychopathes complètement fous qui, pour assouvir leur soif de pouvoir et leur cupidité insatiable semblable au mythique tonneau des Danaïdes, (pour rappel, les Danaïdes étaient des femmes condamnées par les dieux à remplir un tonneau qui ne se remplissait jamais), sont prêts à tout détruire...

        voir : OU ALLONS-NOUS ?


        • Jelena XCII 6 mai 2014 09:45

          Alors qu’en ce moment même les néo-nazis s’empare par la force de l’Ukraine de l’Est, à Moscou on prépare le défilé du 9 mai afin de célébrer une ancienne victoire... Mieux encore, ce traitre de Poutine est invité à la cérémonie du « débarquement allié » auprès des occidentaux qui soutiennent les Svoboda et Pravy Sektor.

          Le krach de civilisation n’épargne personne, la Russie n’a plus aucune fierté.


          • bnosec bnosec 6 mai 2014 14:40

            Peut être que la Russie est au contraire un des derniers pays à avoir une fierté...


          • Jelena XCII 6 mai 2014 18:10

            Je dois m’avouer vaincue devant votre... « argumentation ».


          • Bergegoviers Bergegoviers 6 mai 2014 18:14

            En tout cas la Russie ne semble prendre ses ordres ni à Bruxelles, ni à Washington ni chez Goldman Sachs.


            Contrairement à un certain très fier Pays Des Droits De l’Homme, jadis Grande Nation et devenu fièrement caniche de ses maîtres.  

            Le traitre est parfois dans son propre miroir.                          

          • Jelena XCII 6 mai 2014 18:55

            1999. l’Otan bombarde la Serbie afin d’obtenir « l’indépendance » du Kosovo.

            La Russie de Eltsine ne bouge pas un petit doigt.

            Poutine promet >> Plus jamais ça.

            2014. Les néo-nazis massacrent des ukrainiens qui demande de l’aide plusieurs semaines.

            La Russie de Poutine ne bouge pas un petit doigt.

            Poutine est un traitre, un lâche, un vendu, un homme sans honneur et sans parole.


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 6 mai 2014 22:58

            Quant à la donneuse de leçons, sans aucun doute bouge-t-elle son gros doigt...

            Sur son clavier ?

             smiley


          • Jelena XCII 6 mai 2014 23:33

            150.000 allemands pour un pays de 40 millions d’habitants et ce sont les ricains qui sont venu vous délivrés.

            Changez les paroles de votre marseillaise, plus trouillards que vous il n’y a pas.


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 7 mai 2014 02:42

            Chacun ne se délivre jamais que lui-même car chacun ne se livre jamais que lui-même.

            Tout est dans la tête femme masquée...

            Ensuite, je n’étais pas là personnellement entre 1939 et 1945, parlez-donc pour vous...


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 7 mai 2014 02:45

            Et puis c’est fort rigolo de voir critiquer Poutine qui soi-disant ne bougerait pas pour séparer les ukrainiens et de voir aussi critiquer ces français du millénaire dernier parce qu’ils auraient soi-disant eu besoin d’autres étrangers pour se délivrer...

            La contradiction en Soi, ça fait toujours sourire smiley


          • Phil 7 mai 2014 05:21

            Jelena Poutine n’est pas dans le même contexte qu’en 1999... D’ailleurs au Kosovo et en Bosnie les USA ont laissé un cadeau empoisonné qui va tuer encore sur le long terme (4 milliards d’années) des populations avec l’utilisation à l’époque de l’uranium appauvri... Il ne laissera pas cette fois un nouvel affront car depuis 99 il a renforcé encore plus son armée....


            Il y a ci-dessous un lien qui date de 2011 ;


          • bnosec bnosec 7 mai 2014 07:48

            Jelena est vraiment impayable.
            Toujours là où on l’attends, on n’est jamais déçu par sa betise !


          • Jelena XCII 7 mai 2014 11:25

            >> ils auraient soi-disant eu besoin d’autres étrangers pour se délivrer.

            C’est facile de se refaire l’histoire, mais vos flics étaient bien plus occupés à traquer les résistants et les juifs qu’à combattre les nazis... Quand à ceux qui voulaient se battre, ils étaient sur le front de l’Est et ont continué à percevoir des pensions de Berlin suite à « la libération ».

            Le seul qui a combattu pour la France, c’était Leclerc... et son armée d’Afrique. Africains qui n’étaient pas présents sur les champs le jour du défilé, quand à Leclerc, trop gênant pour les pétainistes restés au pouvoir, il est mort dans un « accident » d’avion.


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 7 mai 2014 18:19

            Chère Madame,

            Je n’ai pas de « flics »...

            Gardez-donc le possessif « vos » de « vos flics » pour « vous » smiley

            Se battre n’est, quelque soit le parti, qu’une erreur, un péché.

            L’adhésion à l’idée de bataille perpétue l’idée de bataille et donc la bataille, ainsi de tout mot...

            Je n’ai pas non plus de « résistants » ou de « juifs » et je vous suis donc gré de ne pas avoir utilisé le possessif « vos » à mon « encontre » pour ces deux vocables. « Nos résistants », « nos juifs » étaient-ils donc, selon « vous », moins français que « vos flics » ?

            Comprenez-donc que ce n’est que vous qui décidez, par le parti pris que vous avez décidé de prendre, auquel vous avez décidé de vous borner, de « me » servir du « vos » sur ceci et pas sur cela.

            En tout état de cause, ce parti pris ne concerne que vous, il est votre décision de limiter votre vision et de juger, c’est-à-dire séparer, rejeter, ce que vous décidez qui ne vous convient pas, qui ne serait pas « vous ». En clair, ce procès d’intention, de pensées et mêmes d’actions que vous me faites à « moi » qui en chair ne suis né qu’en 1966, n’appartient qu’à vous.

            La « france », comme tout mot, n’est qu’une idée illusoire, à géométrie variable, selon l’état d’esprit et l’expérience qu’en a celui qui conceptualise, pense et prononce le mot.

            Mourir pour des idées, l’idée est excellente, moi j’ai failli mourir de ne l’avoir pas eue.


          • Jelena XCII 7 mai 2014 20:59

            @Petrus >> En clair, ce procès d’intention (...) que vous me faites à « moi »

            C’est vous qui avez écrit : « ils auraient soi-disant eu besoin d’autres étrangers pour se délivrer ». C’était ma réponse... Pour l’histoire des possessifs... Je vous accorde ce point.

            >> Se battre n’est, quelque soit le parti, qu’une erreur, un péché.

            Jamais aucun parti pris ? Aucun idéaux ? Pas de religion, ni quoi que ce soit ?... En fin de compte, vous êtes entrain de me dire que vous êtes une enveloppe vide qui n’éprouvez jamais rien.

            Dans ce cas, désolée cher monsieur, nous sommes trop différents pour nous comprendre.


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 8 mai 2014 01:30

            Se battre n’est, quelque soit le parti, qu’une erreur, un péché.

            >> Jamais aucun parti pris ? Aucun idéal ? Pas de religion, ni quoi que ce soit ?...

            Bien sûr, Une religion, la seule, l’Unique...

            >> En fin de compte, vous êtes entrain de me dire que vous êtes une enveloppe vide qui n’éprouvez jamais rien.

            Ce n’est pas ce que j’étais ni ce que je suis [en train de (vous) dire]. Il s’agit, là encore, d’une projection [de votre « part » (parti pris)].

            >> Dans ce cas, désolée cher monsieur, nous sommes trop différents pour nous comprendre.

            Il n’y a pas plus différent que l’esprit qui décide de se croire différent. Et pas plus sourde que celle qui ne veut pas entendre.

            Le diable est l’esprit de celui qui divise.

            Ne pas éprouver de haine ou de séparation est certes être vide de haine ou de séparation mais n’est pas être une enveloppe vide.

            Enveloppe vide, je souris, cela me fait penser à l’ensemble vide, de quelques arrogants qui croient détenir la Logique (mathématique) alors que tout leur édifice est fondé sur un non-sens, ce fameux ensemble vide, leur dogme fondamental, indéfendable et pourtant défendu smiley

            La Vérité n’a nul besoin d’être défendue puisqu’elle Est.

            Et l’amour complet n’a nul besoin d’enveloppe puisqu’il est ouverture totale...

             smiley


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 8 mai 2014 01:49

            @Jelena quarante deux :

            Ce propos ne sort-il donc pas de la bouche sous cache-nez de Jelena quarante deux au commencement :

            « ce sont les ricains qui sont venu vous délivrer » ?

            L’utilisation de « soi-disant » pour se remémorer les dires de Jelena quarante deux serait-elle à ce point incompréhensible qu’on puisse se sentir fondée à attribuer les propos à l’esprit que l’on voit autre ?

            Au passage qui est encore ce « vous » que les « ricains » seraient ainsi venus « délivrer » ?


          • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 8 mai 2014 01:57

            Et puis mille pardons, Jelena, d’avoir ainsi converti dans l’erreur, le péché vos chiffres qui me semblent romains en mots français.

            Mon petit doigt [et non celui de Vladimir Vladimirovitch, lequel ne bouge pas, quel talent de maîtrise, on constate les effets de la pratique des arts martiaux] me disaient bien que cela n’avait pas de sens « quarante deux » pour cette portion d’esprit aussi arrêtée.

            92, cela colle beaucoup mieux pour ce qui pourrait être l’année de naissance (au siècle dernier) d’une encore (et surtout en esprit) adolescente aujourd’hui.

             smiley


          • julius 1ER 6 mai 2014 10:19

            c’est de l’excellent Dugué comme d’hab, votre humanisme fait du bien à ce site, on devrait vous remercier collectivement. beaucoup de questions et de réponses dans cet article :

            .un exemple :
             Bref, un emploi demande beaucoup d’application et d’effort pour être créé. Il est plus facile de détruire un emploi que d’en créer. Quant à la finance, avec les transactions, les banques centrales et la signature des fonds étatiques, quelques jeux d’écriture bien placés avec beaucoup de zéros dans les chiffres permettent de trouver des solutions.

            on est est là au coeur de la problématique économique, de nombreuses entreprises ferment alors qu’elles ont des carnets de commandes bien remplies mais souffrent d’insuffisance de trésorerie.... et comme les banques ne jouent plus leur rôle dans le tissus économique alors elles meurent...
            depuis la crise de 2008 rien n’a changé et rien ne va changer car ce sont les mêmes qui sont aux manettes, et leur but n’est pas d’élever la société mais d’en tirer le maximum pour eux-mêmes, il n’y a qu’à voir la frénésie de spéculation sur les terres, l’immobilier, les oeuvres d’art ,il n’y a pas de limites et certains vont encore nous parler du ruissellement..... vaste blague... ce qui va encore aggraver cette dichotomie schyzophrénique entre riches et pauvres, cad que plus l’espace terre se mondialise plus le fossé entre riches et pauvres s’accroit .....
            à mon avis il n’y aura qu’une guerre ou un cataclysme pour remettre le balancier dans le bon sens du mouvement, et là c’est pas gagné car la compréhension de ce qui se passe aujourdhui dans le monde politico-sociaux-économique n’est guère accessible au citoyen lambda, qui plus est il n’est pas aidé par tous les médias au service des puissants, alors nous sommes dans une impasse..... et la question est : quel va être le catalyseur qui va entraîner une partie de la population à penser à l’autre, à ne plus voir l’autre comme un concurrent ou un ennemi à abattre mais comme son semblable avec plus d’affinités que de différences et justement par ce biais-là comprendre que la gouvernance actuelle les institutions et toutes les structures ne fonctionnent que pour le haut du panier et non l’inverse.....

            • Petrus Amritam Romanus Petrus Romanus 8 mai 2014 01:34

              Du gué au gué, haut gai, vive la rose smiley


            • claude-michel claude-michel 6 mai 2014 10:22

              Changement de civilisation pour crise d’incurie politique...Notre planète est bien réelle mais ses habitants vivent dans un autre monde...un monde virtuel ou tout est faux..du plus bas de l’échelle au plus haut..tout est mensonges..turpitudes..barbaries..en un mot...connerie pour cause de maladie..celle de l’argent... !

              Un monde foutu..irrécupérable..l’évolution de l’humanité ayant cesser faute de matière grise..pour créer le néant..le chaos..l’absurde.. !

               

               


              • coinfinger 6 mai 2014 10:50

                Le Krach n’a pas eu lieu mais il est enclanché et rien ne l’empéchera. Nous vivons une époque formidable .
                Pour en apprécier la valeur , il faut se replonger dans le dernier Krach de civilisation , celui qui s’est produit avant le quatrocento .
                A cette époque le systéme financier mondial composé de l’Eglise, de Venise et des Mongols s’est écroulé . Il consistait comme aujourd’hui
                à imposer une monnaie fiduciaire à la place d’une monnaie or et parallélement en une expropriation des producteurs en faveurs des improductifs avec hyperspéculation immo ( cathédrales et palais ) et hypertrophie des villes .
                Aprés le Krach la diminution d’un tiers de la population mondiale grace à la peste et aux guerres civiles , la situation sociale s’est complétement retounée , la littérature de l’époque regorge de l’amertume des gens de qualité se plaignant de l’arrogance des gueux
                devenus plus riches qu’eux .
                La meilleure oeuvre décrivant l’ambiance est assurément le Décaméron , oeuvre d’une grande moralité .

                Mais cette fois ci on peut faire beaucoup mieux , nous avons inventé bien mieux que la peste , les armes blanches , le billet de banque etc ... Nos villes sont bien plus grandes avec un pourcentage d’improductifs et des différences sociales bien plus importantes .

                Nous ferons beaucoup mieux , dans le Décameron on trouve je pense tout ce qu’il faut pour profiter pleinement d’une telle opportunité .


                • Neymare Neymare 6 mai 2014 11:30

                  Cette évolution dramatique est prévue de longue date par les « élites » financières : c’est le plan qui se déroule devant nos yeux ébahis : amuser la galerie avec des conneries (genre iphone, internet, télé réalité et autres tablettes), ce qu’ils appellent le « tinitainment », controler les médias afin que les gens ne se posent pas trop de questions et qu’ils restent tranquilles pendant qu’ils détruisent la souveraineté des nations afin d’avoir un controle total.
                  Ce controle permet de transférer les masses monétaires, le pouvoir de décision et les outils des peuples vers ces zélites. Le but ultime est « d’étrangler » les peuples, de les affamer, de façon à déclencher des crises financières et humaines, des guerres aboutissant in fine à réduire de façon drastique la population, et a avoir un controle unifié sur ce qu’il en reste.
                  Tout ça c’est du lavage de cerveau, et ça marche : regardez comme les gens sont hypnotisés par la technologie, au point de ne meme plus vivre par eux memes
                  voir http://www.nouvelordremondial.cc/theories-de-controle-de-lesprit-et-techniques-utilisees-par-les-medias-de-masse/


                  • symbiosis symbiosis 6 mai 2014 21:51

                    Je me permets d’apporter une correction au terme de « tinitainment ».

                    La véritable terminologie étant « titytainment » de « tits » tétons et « entertainment » pour signifier l’apaisement provoqué chez les nourrissons lors de l’allaitement. 

                    Ainsi pour le flux télévisuel incessant.

                    Plus de détails sur cet étrange et pervers concept ici


                  • coinfinger 6 mai 2014 11:41

                    Mon post pourrait laisser croire que l’équivalent de l’église n’existe plus , ce serrait une erreur , là aussi on a beaucoup progressé , mais un faux matérialisme le dissimule et le rend plus nocif .Les médias , l’enseignement , la publicité , etc ...démultiplient le conditionnement mental .


                    • Bergegoviers Bergegoviers 6 mai 2014 18:16

                      « Mon post pourrait laisser croire que l’équivalent de l’église n’existe plus... ».


                      Non non, ne vous inquiétez pas, votre post ne laisse pas croire que l’équivalent de l’église n’existe plus... bien au contraire ! 

                    • Ronny Ronny 6 mai 2014 12:12

                      Bernard :
                      Pour un biologiste et probablement pour tout scientifique, une crise à un début et une fin. Sinon ce n’est plus une crise. Je ne suis pas sur que ce que nous vivons aujourd’hui en soit une, car je ne lui vois pas de fin. C’est un changement d’époque, de mode de réflexion sur ce qu’est la richesse que l’on peut opposer parfois à la valeur, sur le vivre ensemble, auquel nous contraignent les réalités environnementales et économiques, tant que cette dernière l’économie, naura pas remis l’homme au centre de ses préoccupation.


                      • Neymare Neymare 6 mai 2014 15:08

                        Ronny
                        Tout biologiste sait aussi que tous les systèmes biologiques naissent, croissent et déclinent (souvent brutalement) afin de pouvoir recommencer le cycle : c’est ce à quoi nous assistons, vous ne voyez pas la fin de la crise parce que ce n’est pas une crise ponctuelle mais un véritable déclin, sa fin sera aussi la fin de la civilisation consumériste que nous connaissons, ainsi que la fin d’une grande partie de la population.
                        Il est très facile de modéliser tout celà avec une boite de pétri et quelques bactéries. L’homme se croit, du fait de sa technologie et de son intelligence (très relative), au dessus des lois biologiques, il n’en est rien


                      • soi même 6 mai 2014 13:24

                        @ Bernard, si vous étiez pas boucher à l’émeri, cela fait 100 ans que cette évidence et une réalité !


                        • mortelune mortelune 6 mai 2014 13:54

                          C’est toujours un plaisir de lire un article d’une grande qualité. Ceci est vrai aussi pour les commentaires qui le complètent (ceux de coinfinger notamment). Merci pour ça !


                          • Pyrathome Pyrathome 6 mai 2014 14:04

                            Je pense avoir compris l’essentiel...

                            Avez-vous aussi compris exactement le sens de compréhension du
                            symbole dont vous mettez la photo à la une de votre article ?
                            Collasping aléatoire ou contrôlé ??


                            • stetienne stetienne 6 mai 2014 14:37

                              ca se termine toujours par dictature un etat en décomposition et ceux au pouvoir danse toujours sur un volcan avant d’etre englouti définitivement
                              les jours de l umps sont comptés


                              • coinfinger 6 mai 2014 15:52

                                Contrairement à ce qu’on croit , créer des emplois et trouver le financement est trés facile . Les banques ne servent à rien pour çà , ni les études de marché , ni les bussiness plans , ni l’état .
                                Regardez le film sur la création de Facebook qui vous montre la création d’une start up . L’obstacle est dans le conditionnement largement repandu et efficace à engrammer des schémas érronés .

                                Une autre piste : écouter le discours de Steve Job à Stanford , peu avant de mourrir : il conseille aux étudiants en termes feutrés d’arreter leurs études .
                                Combien croyez vous l’on fait ? Et que font ils donc maintenant ?
                                Allez je vous laisse une échappatoire c’était pas un type sérieux , la premiére question qu’il posait à l’embauche était ’est-ce que vous connaissait la marijuana ? On ne peut pas en faire un standard si on veut du standing . On a donc ce qu’on recherche : de la médiocrité .

                                Pourtant il a créé des emplois et c’est pas les banques qui l’ont financé . Allez autre échappatoire c’est un génie !

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