Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Plan de crise financière : les copains d’abord...

Plan de crise financière : les copains d’abord...

Le plan européen de sauvetage des banques reste d’une ambiguïté totale. On aide de manière considérable les établissements bancaires, mais on cherche en vain les contreparties.

La commission de Bruxelles a ainsi refusé, de toutes ses forces, par pure idéologie, les véritables solutions à mettre en œuvre. Cette complaisance à l’égard du système est avant tout une faute économique car, comme l’a dit très bien Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, « une transfusion sanguine ne sert à rien si on ne guérit pas l’hémorragie interne »...
Rien sur les paradis fiscaux, rien sur la vente à découvert, la titrisation, les produits dérivés, rien sur un prélèvement sur les revenus du capital ou une taxe sur les transactions boursières, rien sur la protection du pouvoir d’achat des salariés grâce à un système d’indexation des salaires sur les prix, presque rien sur la régulation effective des mécanismes de l’économie-casino ! 

Plus grave encore, les dirigeants européens prennent les citoyens pour des imbéciles. Comment peuvent-ils décemment nous expliquer que leur plan d’action ne coûtera rien aux contribuables ? Et comment osent-ils refuser tout plan de relance pour l’économie réelle ? 

En vérité, ils sont capables d’investir des dizaines de milliards d’euros pour sauver le système bancaire sans vraiment le réformer, mais rechignent toujours autant à dégager un milliard pour la protection de l’environnement, la santé ou l’industrie. Leur raisonnement est insoutenable.

Car les banques ont fait courir un danger mortel à l’économie mondiale et, loin d’être sanctionnées, l’Etat vient à leur secours et leur rachète (d’une façon ou d’une autre) leurs « créances pourries ».

Comment croire, dans ces conditions, qu’elles ne recommenceront pas ? L’épisode de la perte de 600 millions d’euros par la Caisse d’épargne dans une opération spéculative, alors même que les projecteurs étaient braqués sur les banques, devrait faire réfléchir, même les plus obtus des libéraux. 

Les banques n’ont rien changé à leurs pratiques spéculatives et quelles que soient les réglementations qui pourraient sortir d’un « Bretton Woods » de la finance, elles feront tout pour les contourner et continuer leur quête du profit maximum. 

La seule justification au plan de refinancement des banques, c’est leur nationalisation intégrale. L’argument, utilisé par Susan George, membre du Conseil scientifique d’Attac France, est imparable : puisque les banques sont « trop grandes pour faire faillite », elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé ! Il n’est pas possible, en effet, de laisser aux mains du secteur privé, dont le seul objectif est la recherche du profit maximum, une arme aussi dangereuse pour l’ensemble de l’économie. 

Nicolas Sarkozy, président de la République et président de l’UE, dit tout et fait le contraire de tout, dans l’indifférence générale. Et la majorité présidentielle UMP et Nouveau Centre entonnent les ritournelles changeantes de l’Elysée. 

Le PS, quant à lui, à court d’idées une nouvelle fois, reste confit dans ses querelles internes en vue de son prochain congrès et n’a rien trouvé de mieux que l’abstention à l’Assemblée nationale (François Hollande ayant même envisagé un moment de voter pour le plan Sarkozy, on croit rêver…) 

Seuls deux députés PS, Marc Dolez et Patrick Roy, tous deux élus du Nord, Christiane Taubira, députée PRG de Guyane et les députés PCF ont voté contre le plan de soutien aux banques. 

Comment éviter le retour de la crise financière ? Comment éviter de nous retrouver, demain ou après-demain, dans la même situation qu’aujourd’hui ? 

Invité par les signataires de la motion de la gauche du PS "Un monde d’avance" qui sera présentée par Benoît Hamon au prochain congrès de Reims, Frédéric Lordon décortique la crise financière actuelle et propose quelques mesures radicales pour remettre l’économie sur pied. 

Son exposé d’un haut niveau dure environ un quart d’heure et reste passionnant du début à la fin. Après avoir regardé et écouté cette vidéo, on ne peut s’empêcher de penser à notre pauvre ministre des finances, Mme Lagarde. La comparaison est impitoyable pour elle…
 




Conférence sur la crise financière : Frédéric Lordon
envoyé par unmondedavance
 

Documents joints à cet article

Plan de crise financière : les copains d'abord...

Moyenne des avis sur cet article :  4.16/5   (38 votes)




Réagissez à l'article

26 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 28 octobre 2008 11:41

    Cette crise qui débute, permet à la majorité d’entre nous, de comprendre qui sont les PREDATEURS du système et de constater la part de vérité dans les discours de nos politiques.
    Le masque tombe.
    L’auteur décrypte, à mon sens fort bien, ces mécanismes et ce qu’ils ont d’abusifs. Notamment le fait que les citoyens/contribuables soient mis à contribution pour sauver ceux qui les affament.

    Jusqu’où ? Combien de temps accepterons nous de subir le diktat, d’être "tondus" pour servir les intérêts d’une toute petite minorité ?

    Des décisions qui vont modifier notre quotidien pour très longtemps sont en train d’être prises, au plus haut niveau, sans que les citoyens ne soient jamais consultés. Qui peut croire qu’elles vont aller dans le sens de nos intérêts.


    • Gabriel Gabriel 29 octobre 2008 08:29
      Bonjour,

      Je résume ici le nouveau leitmotiv de culbuto : « sortons de l’immobilisme », « le changement ou le chaos », « il faut réformer », pour lequel, changement et réforme sont une fin en soi. Méditons cette phrase de Lampedusa dans le Guépard : « il faut que tout change pour que rien ne change ». En l’occurrence, il faut que la bourgeoisie accepte une forme de révolution, accepte de perdre apparemment son pouvoir, pour conserver la réalité de celui-ci.
      Bien entendu, notre avis les intéressent peu. D’ailleurs le demandent-ils ? Mais plus grave encore que cette crise financière, une autre se pointe à l’horizon mille fois plus grave et qui fera des millions de victimes, c’est la crise du climat. Tous cela pour dire la bêtise et la réflexion à court terme des tristes guignols qui nous gouvernent. 
       

    • Cug Cug 28 octobre 2008 12:05

       Excellente vidéo.
       J’ai assisté à une conf de Lordon à la Sorbonne, il est tjs aussi percutant smiley

      Lordon à Bruxelle !


      • Croa Croa 28 octobre 2008 19:16

        Même les solutions "London" ne sont pas à la hauteur !

        Et ce pour plusieurs raisons :

        - Les banques détiennent le vrai pouvoir. C’est pour cela que les fantoches que nous avons élus gesticulent pour retarder l’échéance. C’est aussi pour cela que toute tentative de contrôle règlementaire aboutira à un contournement et aussi pour cela qu’exiger des contreparties est illusoire.

        - Un problème est l’usure. Or des banques privée ne peuvent pas se passer de l’usure.

        - Un autre problème, lié, est la croissance. Or des banques privée ne peuvent pas se passer de croissance. (C’est la combinaison de la croissance financière et de l’usure qui tend à opérer un transfert relatif de richesses vers la banque au détriment de l’économie réelle jusqu’à rupture, donc crise. ) De plus  La croissance infinie et exponantielle dans un monde réel fini est pure folie !

        - La dette, qui est moyen pour les banques de se faire faire du pognon, est aussi une arme de coercition faisant la haute finance maîtresse des sujets humains, des entreprises et même des états ! London ne songe même pas qu’une réforme de la dette soit nécessaire !

        Il n’existe pas d’autres solution que de nationaliser sans frais (tout est relatif car il faudra "éponger") les banques, d’abolir l’usure et de revoir les règles sur les faillittes. (Actuellement, presque partout, seul l’emprunteur est responsable ce qui n’est pas juste !)


      • Daniel Roux Daniel R 28 octobre 2008 12:32

        Les mesures à prendre pour un ré-équilibrage sont connues mais le blocage idéologique de la Commission mais surtout de la classe politique au pouvoir (des ultra-libéraux aux sociaux-démocrates inclus) interdit toute remise en question de la doctrine anglo-saxonne de la mondialisation sans entraves et de l’enrichissement indécent de classes dominantes.

        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=39817


        • fhefhe fhefhe 28 octobre 2008 13:01

          Merci , Enfin des Explications Claires et Etayées par une vidéo qui sort des sentiers battus de la "LobotoVision"
          Un article qui renforce mes convictions quant à t une Anarque bien orchestrée dés le Départ.....
          Que l’on ne fasse pas croire que les Traders avec leur formation de Maths Sup n’ont pas envisagés la finalité de leur calculs....

          Ils ont pour moi autant de Réflexion "Anticipative" qu’un joueur d’Echec de niveau Filo 200.....
          Et dans leur parties nous sommes les "Pions " sacrifiés pour les Rois et Reines de ce monde !!!!


            • Cug Cug 28 octobre 2008 14:57

               L’image du lien est très bien vue !!!

               Les produits financiers représentent 2 millions de milliards.
               Le PIB mondial 50000 milliards.

               Bref le trou noir de la finance atire et avale les richesses réelles et il amnque encore (pour que la confiance revienne smiley ) 1948000 milliards (2 millions - 50000 - 2000 du plan de sauvetage).


            • Voltaire Voltaire 28 octobre 2008 13:38

              Nationaliser les banques ? Comme en 1981 ? Bigre... Nous voici donc avec le retour vers une économie socialiste. On a vu le résultat : inflation galopante, semi-faillitte et marche arrière toute deux ans après.

              Pourtant, je partage une partie de votre avis : à côté de la nécessaire recapitalisation des banques, une réforme profonde du système financier est indispensable. Il est encore un peu tôt pour savoir si des mesures effectives seront prises (attendons les sommets de Washington etc.), mais je partage votre souhait sur au moins deux aspects :

              - la titrisation des risques et les produits dérivés, qui devrait être notés à la mesure du risque, et devrait voir l’émergence d’un fond de garantie financé par les banques pour couvrir leurs produist à risques (ceci aurait pour avantage de renchérir leur coût, les banques devant prélever le montant de cetet garantie, et donc d’inciter les investisseurs à se détourner de ces produits)

              - les paradis fiscaux, qui dénaturent le système et devrait fait l’objet d’un boycott

              J’ajoute qu’une agence de régulation européenne pour la zone euro devrait être crée, sans doute en liaisin avec la banque centrale européenne qui est indépendante, et être en charge d’appliquer ces mesures et d’agir aussi comme agence de notation des produits financiers.

              En revanche, les autres propositions ne sont pas réalistes : l’indexation des salaires sur les prix provoque une spirale d’inflation. Nous avons déjà donné...
              Taxer les transactions boursières est aussi néfaste : les entreprises ont besoin de se financer par le biais du marché. Ce qu’il faut réguler, ce sont les produits de spéculation. 

              S’il est évident qu’il faille réformer en profondeur le système actuel, ce n’est pas en revenant à un système socialiste (dans le sens économique du terme) qui a démontré son inefficacité que l’on va s’en sortir. L’Etat n’a pas les compétence pour gérer l’économie. Il est là pour réguler, et faire appliquer les lois. C’est déjà pas mal, et il est temps qu’il joue pleinnement ce rôle.


              • Voltaire Voltaire 28 octobre 2008 14:09

                je précise qu’autant l’intervention de Frédéric Lordon dans sa première partie est assez juste (et d’ailleurs assez compatible avec mes propres suggestions), autant sa deuxième partie concernant ses propositions d’action ne tiennent pas debout.

                En ce qui concerne sa première partie, il existe une objection principale à sa proposition de recapitalisation des emprunteurs, c’est le risque de relancer la bulle immobilière : cette bulle a été causée par des capacités d’emprunt proposées sans relation avec la situation économique des empreunteurs et la valeur des biens : si l’on efface les dettes, on relance la bulle. Il faut donc proposer un système d’aide aux familles qui étalent les dettes sans les effacer, et remplace les taux variables par des taux fixes.

                Pour la deuxième partie, Mr Lordon fait bien de préciser qu’il s’agit d’hypothèses don les conséquences n’ont pas été travaillées... Il serait trop long de tout commenter ici, mais deux éléments majeurs viennent immédiatement à l’esprit : le coût de telles nationalisations (alors que les banques ainsi nationalisées ne pourraient plus bénéficier d’outils financiers performants, et donc produire des bénéfices pour rembourser l’Etat), et la compétition internationale, qui entrainerait une fuite massive des capitaux immédiate, comme en 1981. Le reste est encore plus farfelu, et il est décevant de voir une telle démagogie chez un économiste compétent.


              • ZEN ZEN 28 octobre 2008 14:17

                @ Voltaire

                Nationaliser, oui, mais comment ?
                Une suggestion de la Tribune...


              • ZEN ZEN 28 octobre 2008 14:21

                Ce n’est ni un gauchiste ni un écervelé qui le propose
                Un extrait :

                "....une solution s’impose à un nombre croissant d’économistes  : la prise de contrôle par l’Etat du secteur bancaire dans son ensemble ou du moins des principales banques afin de les amener à s’entre-prêter et à prêter aux particuliers et aux entreprises. Ce dernier point est essentiel car il faut à tout prix bloquer la contagion (rapide) à l’économie réelle. Il ne sera pas nécessaire de faire pression sur les banques pour qu’elles se prêtent puisque, à l’instant de la nationalisation, chacune prêtera à toutes, sachant que les autres font confiance à chacune. L’Etat pourra lui-même contrôler la situation réelle de ses banques et ouvrir les prêts aux besoins de financement des acteurs économiques. Et il faut aller vite car demain, comme lors des grandes crises précédentes, c’est l’économie réelle effondrée qui asséchera les demandes de crédit  ! Naturellement, il serait souhaitable que cette nationalisation s’étende rapidement aux pays affectés par la crise. La France, qui a pratiqué ce système il n’y a pas si longtemps, et où il n’a pas si mal fonctionné (à l’aune de ce qui se passe aujourd’hui), devrait montrer l’exemple, mais l’urgence et le pragmatisme pourraient donner à nouveau à l’Angleterre le rôle de premier de cordée.

                Les modalités de cette nationalisation peuvent différer. L’objectif n’est pas de fonctionnariser les banques mais d’en prendre le contrôle (la majorité du capital ou seulement une minorité de contrôle). Le coût pour les finances publiques correspond à un investissement rentable. Enfin, l’opinion publique n’aura pas l’impression funeste que l’on sauve sans compter les financiers coupables. Cette appropriation publique sera temporaire  ; les banques seront privatisées ultérieurement, sans d’ailleurs qu’il soit nécessaire de se presser (il faudra attendre un rééquilibrage en profondeur, et elles le seront au cas par cas). Et les contribuables auront réalisé une bonne opération.

                Lors de la crise des années 1990, le Japon a dû finalement se résoudre à la nationalisation du système bancaire, mais au cas par cas, perdant l’avantage principal d’une opération globale (d’où la durée de la crise). La Suède, face à une crise financière majeure, a préféré un "big bang" et s’en est mieux sortie. Dans cette guerre à la crise, ne laissons pas l’idéologie nous aveugler. Les gouvernements ne doivent pas se contenter de réagir avec, toujours, un temps de retard sur la crise, ils doivent prendre l’initiative avec audace."


              • Voltaire Voltaire 28 octobre 2008 16:09

                Il y a une grande différence entre prendre une partie du capital d’une banque en temps de crise, pour rassurer les créditeurs et relancer le crédit, puis revendre ses actions quand la confiance est revenue, et nationaliser le système comme proposé. L’expérience démontre qu’un système bancaire nationalisé n’est pas capable de soutenir l’économie de façon dynamique. De la même façon, la suggestion de nationaliser, voire faire disparaitre la bourse est ridicule : aucun autre système ne permet de lever des fonds à ce niveau pour une entreprise en croissance, et le raisonnement proposé est faux. Je suis très surpris de cette intervention de Lordon : autant les mesures proposées en première partie ont un sens, autant dans la seconde partie on est en pleine idéologie marxisante qui fait totalement abstraction des autres pays. Ce n’est pas sérieux, on ne peux pas vivre en vase clos, ou alors vive Cuba ou la Corée du nord...


              • Croa Croa 28 octobre 2008 19:28

                « Cette appropriation publique sera temporaire  ; les banques seront privatisées ultérieurement, »

                Et on sera reparti pour un tour !

                (Sauf que cette fois c’est sûr, la Terre ne s’en remettra pas !)


              • Booz Booz 28 octobre 2008 13:55

                "On aide de manière considérable les établissements bancaires, mais on cherche en vain les contreparties."

                L’état prête avec un marge de 4 points de base, si cela te suffit pas ?

                "Rien sur les paradis fiscaux, rien sur la vente à découvert, la titrisation, les produits dérivés, rien sur un prélèvement sur les revenus du capital ou une taxe sur les transactions boursières, rien sur la protection du pouvoir d’achat des salariés grâce à un système d’indexation des salaires sur les prix, presque rien sur la régulation effective des mécanismes de l’économie-casino ! "

                1/ Les "paradis fiscaux" comme tu les appelles sont des états libres et indépendants, sauf à envoyer le Charles de Gaulles aux Bermudes ou d’envahir la Suisse, je ne vois pas ce que pourrait faire l’UE

                2/ La vente a découvert a été interdite sur les valeurs financières et cela n’a pas empêcher ces titres de connaitre la chute en bourse la plus importante depuis 1929. C’est pas en cassant le thermomètre qu’on guérit le malade.

                3/ "
                rien sur un prélèvement sur les revenus du capital ou une taxe sur les transactions boursières," Je pense que tu n’as jamais investit en bourse, toutes ces taxes existent.

                4/ L’indexatin des salaires sur les prix ? on a connu cela dans les années 70 et début 80, c’était tellement catastrophique que c’est même la gauche qui l’a supprimé.

                Mais j’ai une bonne nouvelle à t’annoncer, le pays dont tu rêves existe, il s’appelle Cuba ou la Corée du Nord, alors bon voyage mon ami !


                • Bearimprint Bearimprint 28 octobre 2008 15:02

                  "Tout ca très bien madame la marquise..."
                  Ne touchons à rien, surtout ne touchons à rien.
                  C’est ca votre proposition ?

                  Essayé d’atteindre 2% de croissance comme but dans la vie ou comme étendard pour aller de l’avant, tout un programme qui, je n’en doute pas, devrais remotiver toute une jeunesse en perte de repère.
                  C’est vrai que ca donne envie... de gerber.

                  Quand à votre dernière phrase, si c’était aussi simple, je ne doute pas que, plus qu’une fuite de cerveaux, il y aurait, en France,, une hémorragie. Mais il n’y à pas à s’en faire, pas besoin d’émigrer, dans peu de temps nous serons au même niveau que les pays que vous cité (et sur certain point nous sommes surement pire, le rayonnement Français ayant quelque peu perdu de sa superbe.


                • impots-utiles.com 28 octobre 2008 18:07

                  La crise financière planétaire prend une dimension particulière en France. Car elle s’ajoute à celle, endémique, de nos finances publiques...

                  http://www.impots-utiles.com/la-france-en-faillite-.php


                  • Gilles Gilles 28 octobre 2008 18:30

                    J’aime bien Lordoon, suis trés à gauche (cad que le pS me fait gerber) mais quel article débile.

                    Avant de pouvoir contrecarrer le capitalisme, le libéralisme économique.. etc etc il serait profitable de bien comprendre les mécanismes de ceux que tu combats

                    Je crois que la critique que tu aurais pu faire et pourquoi ne faisons nous pas comme la GB ? Entrer au capital des banques, même majoritairement, plutôt que de leur prêter de l’argent sans avoir aucun moyen de contrôler leur utilisation ( à priori les PME et les ménages...voeux pieux) ?

                    Ceci dit, la problématique des paradis fiscaux et de la taxe genre ’Tobin’ , réelle celle là, pourrait être portée bien plus en avant

                    Ensuite, tu dis :
                    L’argument, utilisé par Susan George, membre du Conseil scientifique d’Attac France, est imparable : puisque les banques sont « trop grandes pour faire faillite », elles sont aussi trop grandes pour faire partie du secteur privé !

                    Ah bon, c’est imparable ça ? Je ne suis pas sûr que des banques nationalisées soient par nature plus éthiques et plus fiables..... tout dépend de qui donne les ordres, que se soit un apparatchik énarque ou un banquier capîtaliste bien gras

                    Lao tseu
                    "Celui qui hait son ennemi a perdu d’avance."

                    Sun Tzu
                    C’est pourquoi je dis que celui qui connaît son ennemi et se connaît lui-même mènera cent combats sans risque ; celui qui ne connaît pas son ennemi mais se connaît lui-même remportera une victoire pour une défaite ; celui qui ne connaît ni son ennemi ni lui-même sera en danger à chaque combat.




                      • Forest Ent Forest Ent 28 octobre 2008 18:59
                        Non, ce n’était pas le radeau de la Méduse, ce bateau ... http://fr.lyrics-copy.com/georges-brassens/les-copains-dabord.htm&#10 ;&#10 ;_&#10 ;

                        • chmoll chmoll 29 octobre 2008 09:53

                          sarko, ta donné 10 milliards aux banques pour débloquer les crédits

                          la plupart vont s’en servir pour consolider leurs marges,et non pour débloquer

                          et tu l’sait très bien


                          • Gilles Gilles 29 octobre 2008 10:49

                            Mais non pas donné..... p’tite différence

                            Les titres émis par ces banques, puis achetés par l’Etat, ne sont pas des actions mais des obligations, qui ne donnent pas de droit de vote. Mais l’Etat a l’assurance de toucher des intérêts sur ces titres.

                            Que la mesure soit discutable, Okay, mais ça devient chiant de voir tout et n’importe quoi là-dessus. Comment peut-on en discuter si dés le départ les oeuillères de certains sont fermées ?



                          • chmoll chmoll 29 octobre 2008 09:55

                            sarko, ta donné 10 milliards aux banques pour débloquer les crédits

                            la plupart vont s’en servir pour consolider leurs marges,et non pour débloquer

                            et tu l’sait très bien


                            • chmoll chmoll 29 octobre 2008 10:30

                              j’ai oublié

                              c’est pas pour vous foutres la frousse,mais si une personne n’avait pas signalé ça au quotidien de coin, ça passait à travers

                              si vous avez un compte a la caisse d’épargne (boite à piniouffes),faite gaffe à voos relevé d’compte

                              pasque il débite 2 fois vos achats en s’moment
                               véridique


                              • armand armand 1er novembre 2008 14:06

                                On s’en serait douté :
                                http://www.nytimes.com/2008/10/25/business/25nocera.html?_r=1&adxnnl=1&oref=slogin&adxnnlx=1225544447-sBD4UaZiWgiVUAEV134Jkg

                                (virez la page de pub au début)

                                Pour qui ne lit pas bien l’anglais, les milliards que Paulson va donner aux banques ne serviront absolument pas à débloquer le crédit mais.... à permettre aux grosses banques d’avaler les petites. La consolidation ça s’appelle.
                                Et le tout piloté par l’ancien PDG de Goldman-Sachs...

                                Edifiant, non ?


                                • fred 1er novembre 2008 21:23
                                  Nous avons assisté au 11 septembre de la finance : une crise créée de toutes pièces pour donner un coup de semonce et élargir encore le pouvoir des états en nationalisant certaines banques.

                                  Au passage, pourquoi pas créer de nouvelles institutions mondialisées qui permettent de diminuer le pouvoir des banques indépendantes et accroître le leur...
                                   
                                  Et de pouvoir plonger toutes les nations participantes dans la crise dès qu’ils le désirent.
                                   
                                  Cette fusion de l’économique et du politique ne s’est vue qu’en URSS... et/ou au moyen-âge.

                                  Le 10 septembre 2001 : Rumsfeld annonce un trou de 2300 milliards dans la comptabilité du Pentagone (source : http://www.youtube.com/watch ?v=3kpWqdPMjmo ).

                                  Ce titre aurait dû faire le Une de TOUS les journaux du monde : 2300 milliards soit 5 fois les réserves de liquidités de la Russie ! 2 fois celles de la Chine !!! Mais le lendemain, les attentats ont lieu. Au Pentagone, ce sont 185 personnes dont une grande majorité de comptables et responsables IT (source : http://killtown.911review.org/flight77/fatalities.html) qui sont tués par un "avion" terroriste, qui après avoir survolé les USA pendant 90 minutes sans pouvoir être interceptés fait un trou dans la façade de 3 mètres, perce 5 rangées de mur en béton armé en laissant de l’autre côté un trou de...2 mètres, sans abîmer la pelouse bien sûr. Des traces de l’avion ? Aucune. A part des morceau de tôle de 1m sur 50 cm. Pas de réacteurs. Pas de sièges. 

                                  Version officielle : sous le coup de la chaleur, l’aluminium s’est EVAPORE !! Mais on a pu identifier les passagers grâce à leurs empreintes digitales...

                                  Le procureur Mc Kinsey mène l’enquête financière et découvre qu’un nouveau trou dans la comptabilité du Pentagone subsiste en 2000 pour 1100 milliards de dollars(source :http://www.youtube.com/watch ?v=eootfzAhAoU )

                                  Un total de 3400 milliards de dollars en 2001, qui équivalent alors à l’euro.

                                  Entretemps, le capital ainsi détourné peut facilement avoir pris 1% par jour. grâce au placement juteux des subprimes (par exemple). Imaginez une somme pareille avec accès à l’info illimité en temps réel... Mais admettons qu’ils n’ont fait que le doubler : soit 7000 milliards de dollars ?

                                  Ma question est : peut-on considérablement troubler les marchés financiers mondiaux avec une somme de 7000 milliards de $ ? Ma réponse est plus que probablement.

                                  Le système n’est pas en cause dans son fonctionnement. Du moins pas comme on essaie de nous le faire croire.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès