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Accueil du site > Actualités > Politique > Polémique en Catalogne !

Polémique en Catalogne !

Le monde culturel hispanique bouillonne après la mise à l’écart de l’écrivain uruguayen Christina Peri Rossi par Catalunya Ràdio au motif que cette dernière ne s’exprimait pas en catalan. Un point de vue alternatif...

Le monde culturel catalan s’agite en ce moment suite à la mise sur la touche par Catalunya Ràdio de l’écrivain uruguayen Christina Peri Rossi, installée en Catalogne depuis trente ans, au seul motif que celle-ci s’exprimait en castillan et non en catalan. Cette dernière avait l’habitude de participer à des tertullia, sortes de tables-rondes politiques dont les interlocuteurs sont friands (article paru dans le journal Le Monde du 08/10/2007).

Cette mesure intervient à la suite d’un vote du Parlement catalan demandant aux radios publiques catalanes de n’émettre qu’en catalan. Vivement critiquée par nombre d’intellectuels et personnalités (dont l’écrivain Mario Vargas Llosa) dénonçant le "catalanisme", cette décision est à l’origine d’un "manifeste contre la persécution linguistique" dont serait victime le castillan.

 

Posons maintenant les questions sous un angle nouveau ! Pourquoi Christina Peri Rossi ne peut-elle pas s’exprimer en catalan après trente années de vie en Catalogne ? Y a-t-il des émissions en catalan sur les radios castillanes diffusée en Catalogne ? Y a-t-il même des invités catalans ayant la possibilité de parler leur langue dans les médias castillans émettant en Catalogne ?

Avec un peu de recul, on admettra que les médias catalans devraient être bilingues et les castillans émettant en Catalogne monolingues !

 

Ce déséquilibre nous amène à nous pencher sur les limites du bilinguisme dans les médias. Si la pratique du bilinguisme est fortement recommandée dans la vie de tous les jours, force est de constater que, dans les médias, c’est un autre problème ! Pour que tout le monde comprenne, il est nécessaire en effet d’utiliser la langue “majeure”, réduisant la langue “mineure” à des plages horaires où l’audience est limitée. C’est de cette manière que TV Breizh, initialement prévue pour un public bretonnant, s’est soldée par la diffusion de quelques malheureuses minutes en breton !

 

Nous vivons dans un monde où tout doit être utile, rentable ! Malheureusement, cette vision utilitariste remet en cause l’existence même de la diversité linguistique et culturelle. Si l’on pousse la logique jusqu’au bout, le français ou l’espagnol non plus ne servent à rien !

 

Parler de “persécution linguistique” n’est-il pas exagéré ? Comprenons bien que Christina Peri Rossi n’était pas en cause personnellement dans cette affaire. Les Catalans revendiquent le droit (légitime car voté par le parlement) d’écouter UNE radio dans leur langue. J’imagine que la Catalunya Ràdio n’est pas la seule radio de Catalogne... Que les mécontents écoutent d’autres radios et fassent vivre la pluralité radiophoniques !

 


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19 réactions à cet article    


  • Julien Julien 11 octobre 2007 17:19

    « Parler de “persécution linguistique” n’est-il pas exagéré ? »

    Vous avez probablement raison, cependant, il n’est pas rare de voir des Catalans faire semblant de ne pas comprendre ce que leur disent des touristes, par exemple, qui leur parlent en Castillan...


    • Gael Gael 11 octobre 2007 18:07

      J’ai déjà été confronté à ce cas moi aussi, mais l’article que j’ai rédigé n’avait pas pour but de dire que tous les catalans sont « sympas ». La connerie est universelle !

      Amicalement Gael


    • Abstention 2007 13 octobre 2007 18:03

      La première difficulté pour discuter de cette question chez nous réside dans le caractère ultrachauvin (en passe de devenir ultra-euronationaliste, d’ailleurs) de la culture institutionnelle française, façonnée par les périodes royale et coloniale. C’est un très lourd passif.

      En réalité, LA FRANCE ELLE-MEME EST UN ETAT MULTINATIONAL que le monde politique a toujours refusé de reconnaître.

      Suivent trois liens intéressants, et le premier correspond à un article censuré par Agoravox :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=87

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)

      Dans un discours du 9 mars prononcé à Caen, Nicolas Sarkozy a déclaré notamment : « A force de demander à la France d’expier son passé... c’est notre participation à un destin commun qui est remise en question ». Une affirmation grave, qui ne relève plus de l’union nationale, lieu commun de l’actuelle campagne présidentielle, mais de ce que l’on s’est mis à appeler l’identité nationale. Le présent article, premier d’une série, aborde la question du statut des langues dites « minoritaires » et des réticences officielles à leur égard : craindrait-on que le mot « autodétermination » puisse être un jour prononcé pour certaines parties du territoire français ?

      (...)

      (Complété par ce chapeau :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=111

      Chapeau additionnel à mon article précédent : Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (1)

      (...)

      « Identité nationale », langues régionales et discours de Nicolas Sarkozy

      Les déclarations récentes de Nicolas Sarkozy proposant la création un ministère « de l’immigration et de l’identité nationale » ont suscité en France une sérieuse controverse relevée par des médias du continent africain. Mais le débat est resté relativement circonscrit à la question de l’immigration, sans vraiment aborder la conception globale de ce que Nicolas Sarkozy appelle « identité nationale », mise en avant dans ses discours prononcés à Caen, à Besançon et à Nantes les 9, 13 et 15 mars respectivement. Or, même s’il n’est pas en soi très surprenant, cet exposé d’ensemble a de quoi inquiéter à bien des égards.

      D’abord, toute trace d’enjeux économiques et politiques, de lutte des classes et d’évolution sociale est évacuée de la vision de l’histoire de la France que prêche Nicolas Sarkozy. Sous prétexte d’aborder ce qu’il présente comme un « sujet tabou », le président de l’UMP opère des simplifications que n’aurait osées aucun historien des décennies récentes. Pas seulement pour la période coloniale, mais également en ce qui concerne les événements des deux derniers millénaires. Il en résulte un nationalisme pur et dur qui n’est pas vraiment nouveau, mais dont l’expression avait rarement été aussi directe et, à la fois, aussi défensive. Les propos de Nicolas Sarkozy sur la question des langues dites « régionales » en fournissent un exemple frappant.

      Ensuite, et dans la même logique, Nicolas Sarkozy demande ouvertement au peuple d’assumer les faits historiques dont se sont rendues responsables « ses » classes dominantes. Pas seulement depuis la Révolution Française, mais depuis bien avant, période féodale comprise. L’histoire de la France se résumerait alors à un « chaos » dont aurait émergé le pouvoir royal, présenté comme représentatif des intérêts des Français.

      Enfin, à propos de la « Charte européenne des langues régionales » dont la portée est en réalité très minimale, Nicolas Sarkozy rejette son contenu mais évite de commenter la décision du Conseil Constitutionnel 99-412 DC du 15 juin 1999 qui ne se borne pas à opposer à ladite Charte le rôle de la langue française dans la Constitution mais invoque également les notions d’unité et d’indivisibilité de la République : « la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, en ce qu’elle confère des droits spécifiques à des « groupes » de locuteurs de langues régionales ou minoritaires, à l’intérieur de « territoires » dans lesquels ces langues sont pratiquées, porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité de la République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français ». Une lecture de la Constitution qui exclut toute reconnaissance de l’existence même, en France, de communautés historiques utilisant une langue autre que le Français. Comment Nicolas Sarkozy peut-il raisonnablement prétendre que l’actuel dispositif, tel que les institutions l’interprètent, n’est pas de nature à impliquer la disparition des langues dites « régionales » ?

      La conception d’ensemble ainsi développée de la « nation » et de l’ « identité nationale » mérite un examen détaillé. (...)

      [fin du chapeau] )

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=119

      Nicolas Sarkozy, l’Etat et l’identité nationale (2)

      Le 28 mars, à Lille, Nicolas Sarkozy a relancé la thématique de la nation avec un discours qui se veut contre la « pensée unique » et qui refuse « que l’identité nationale soit considérée comme un gros mot ». Ségolène Royal, que le candidat UMP accuse de « prendre le parti des émeutiers » à propos de l’incident de la Gare du Nord, a à son tour dénoncé le « populisme » de Sarkozy et réitéré sa promesse d’un « ordre juste ». François Bayrou attribue à une rivalité entre la « droite » et la « gauche » tous les maux du pays et qualifie la France de « peuple fort regroupé autour de valeurs ». Mais les trois candidats défendent la « construction européenne », qu’ils présentent comme allant de soi. Rien d’atypique, dans la pièce de théâtre électoral qu’on nous joue depuis des mois et qui, conformément à sa vocation, escamote les vrais problèmes. Qui rappellera que les nationalismes du XIX siècle ont été le produit de la montée de la bourgeoisie industrielle et financière, et que c’est en fonction des intérêts des milieux financiers et industriels qu’il convient d’analyser les grands nationalismes du capitalisme actuel ? Ces nationalismes sont en réalité européen et planétaire, si on entend par nationalisme la volonté de mettre en place un Etat au service d’une classe sociale, comme ce fut le cas jadis.

      (...)

      Ce qui frappe, avec le nationalisme « européen », c’est que presque personne ne semble oser s’opposer frontalement à lui. Au lieu de dénoncer clairement les dangers de la prétendue « construction européenne », on nous administre des discours qui acceptent cette « construction » et proposent de réformer l’Europe des financiers et des multinationales où on voit des « socialistes » influents défendre la « flexibilité » de l’emploi pour le compte du patronat. C’est un peu n’importe quoi. On lit : « une autre Europe », « Europe sociale », « Europe des travailleurs »... Ce qui, si on remplaçait « Europe » par « cauchemar », donnerait : « un autre cauchemar », « cauchemar social », « cauchemar des travailleurs »... On oublie souvent que l’essentiel des acquis historiques des peuples des pays de l’Europe occidentale se trouve recueilli dans les lois et règlements des actuels Etats. Un Etat européen en ferait table rase, et les baratins pseudo-alter ne changeront rien au problème. Ce n’est pas une question de « nationalisme » ni de défense des actuels Etats, mais il paraît nécessaire de préserver au maximum des droits pour lesquels beaucoup de sang a jadis été versé et de ne pas favoriser objectivement la stratégie de l’impérialisme à l’échelle planétaire.


    • Abstention 2007 13 octobre 2007 18:07

      D’ailleurs, disons-le clairement, l’Europe est une machine de guerre impérialiste qui n’a que faire des « régions » et de leurs cultures. C’est un piège pour attirer des électeurs et des partisans. Les institutions européennes ne reconnaissent pas la notion de droit à l’autodétermination.


    • Universitaire 1995 13 octobre 2007 19:31

      «  »Parler de “persécution linguistique” n’est-il pas exagéré ?«  »

      Une petite minorité d’espagnols chauvins habitant la Catalogne semble, en effet, crier à la « persécution linguïstique » parce qu’on lui demande de s’intégrer dans le pays qu’il habite. Je ne connais aucun immigré, en France, qui refuse d’apprendre le français.

      En revanche, l’Etat français mène depuis des siècles une véritable campagne d’anéantissement des langues des populations qu’il annexées de force. Un parisien qui s’installe dans l’un de ces territoires juge « normal » de na pas en apprendre la langue. C’est pourtant très anormal.


    • aviso aviso 15 juillet 2014 15:51

      La persécution linguistique imposé par les Catalans depuis 30 ans est incompréhensible et coûteuse.

      Et sa prolongation par une sécession avec l’Espagne est suicidaire, le 9N .

      Voici une province exemplaire et industrieuse et devenu riche, par grâce d’une compromission obligatoire avec le franquisme, et de l’exploitation éhonté des « Charnegos » (les castellanos) !!!

      Les contradictions sont permanentes, la semaine dernière dans le même journal catalan, on se glorifiait de ce que Barcelone était la troisième destination touristique d’Europe... et deux pages plus loin Junker future Président de la commission les mettait en garde, sur les risques que cela comportaient : plus d’€uros, sorti de UE et que l’on n’adhérait pas a UE et a €uros par simple lettre a la commission, et qu’une nouvelle adhésion devrait être sollicité et cela prendrait au minimum 3 à 5 ans !!!

      80% des entreprises Européennes implantés en Catalogne ne supporterons pas... taux d’exportation 75% ver UE.


    • Universitaire 1995 13 octobre 2007 19:39

      « Ils pretendent etre ouverts sur le monde dans le seul but que le monde les regarde avec leur »particularité« . »

      Et la France, l’Angleterre... n’exhibent-elles pas leur « particularité » partout ??? Pourtant, ceux qui le font se disent très « ouverts » et prétendent même imposer leur « particularité » au monde. Il y a d’ailleurs eu pire : le colonialisme de la canonnière français des XIX et XX siècles, l’impérialisme mondialisé britannique... On leur doit même deux guerres mondiales, à cause de leur politique d’encerclement de leur concurrent allemand. Quant à l’impérialisme castillan de sinistre mémoire...

      Au moins, le nationalisme catalan n’agresse aucun pays étranger...


    • moebius 12 octobre 2007 13:48

      persécution linguistique...pourquoi l’auteur ne s’exprime pas ici en breton ? Je connais des « mauvais bretons » qui ne parlent pas le breton et qui ne se sentent pas persécuté pour autant. Pourquoi n’y aurait’il pas des catalans ne parlant pas le catalan. Je suis « d’origine » alsacien-lorrain et je n’est jamais éprouvé le moindre désir de parler un des nombreux idiomes franciques.


      • Gael Gael 13 octobre 2007 17:50

        Ai-je dit l’inverse ? La pratique de la langue n’est pas OBLIGATOIRE, mais ici, il s’agit d’une radio publique catalane et pas espagnole. Je m’exprime en français car je ne rejette pas cette langue ! Et je pense être très ouvert au monde ! Cessez donc vos clichés (positifs ou négatifs). Il n’y a pas de bons ou de mauvais bretons, ni de grands ou de petits peuples, ni de peuples sympas ou cons...

        Enfin, il est impensable de comparer Bretagne et Catalogne. Là-bas, l’immense majorité parle catalan (c’est aussi le cas de l’écrivain incriminée) !

        Pour la situation en Bretagne, peut-être en sera-t-il question dans un autre article ?

        Amicalement. Gael.


      • Universitaire 1995 13 octobre 2007 19:44

        « Pourquoi n’y aurait’il pas des catalans ne parlant pas le catalan. »

        Pour la grande majorité des catalans ou basques... est catalan ou basque quiconque habite chez eux. Ce que la France n’accorde pas à ses propres résidents.

        Dans ces conditions, apprendre la langue du pays paraît la moindre des contreparties.


      • Adama Adama 12 octobre 2007 13:53

        Demat deoc’h Gael,

        Bravo pour votre combat qui est celui des hommes libres.

        Vive l’europe des régions.


        • Gael Gael 13 octobre 2007 17:52

          trugarez dit !

          Je commençais à me sentir seul ici... mon premier article fait polémique ! Qu’en sera-t-il des prochains ?

          Kenavo. Gael.


        • Adama Adama 13 octobre 2007 18:08

          Gael, ne vous en faites pas, on s’habitue à tout ! smiley

          J’ai exploré votre blog, j’aurai bien des choses à dire sur le sujet qui m’intéresse plus que d’autres(je suis israélien) à savoir, le conflit israël palestine.

          Je réitère ma pleine admiration pour le combat des bretons pour l’indépendance culturelle et linguistique de leur pays.

          Kenavo, shalom.


          • Gael Gael 13 octobre 2007 18:50

            Je ne pense pas qu’on puisse attribuer l’entière responsabilité à l’Europe ! je travaille en ce moment pour l’Alliance Libre Européenne (ALE) qui forme un groupe parlementaire avec les verts au parlement européen. Nosu avons 5 députés (Ecossais, gallois, lettonienne, basque) qui tente de faire respecter le droit des minorités !

            N’oublions pas que les commissaires européens sont nommés par les Etats-Nation qui n’ont aucunement envie de voir ces droits respectés car cela remet en cause l’existence même de leur fondement !

            Pour ma part, qu’il existe des nations sans Etat ne me choque pas. En revanche, le sort réservé à ces minorités me gêne...

            Gael.


            • Gael Gael 13 octobre 2007 18:50

              Je ne pense pas qu’on puisse attribuer l’entière responsabilité à l’Europe ! je travaille en ce moment pour l’Alliance Libre Européenne (ALE) qui forme un groupe parlementaire avec les verts au parlement européen. Nosu avons 5 députés (Ecossais, gallois, lettonienne, basque) qui tente de faire respecter le droit des minorités !

              N’oublions pas que les commissaires européens sont nommés par les Etats-Nation qui n’ont aucunement envie de voir ces droits respectés car cela remet en cause l’existence même de leur fondement !

              Pour ma part, qu’il existe des nations sans Etat ne me choque pas. En revanche, le sort réservé à ces minorités me gêne...

              Gael.


              • Universitaire 1995 13 octobre 2007 19:45

                « je travaille en ce moment pour l’Alliance Libre Européenne (ALE) »

                Les potes de Bayrou... Vous ne tirerez rien de ces gens.


              • Universitaire 1995 13 octobre 2007 19:50

                « qu’il existe des nations sans Etat ne me choque pas »

                Pourtant, si, c’est choquant. Toute nation a droit à un Etat. Autrement, le droit à l’autodétermination est violé. Mais justement, l’Etat français ne le respecte pas.

                Le droit à la séparation n’implique pas forcément la séparation, mais il implique un minimum de mesures tendant à le concrétiser. Comme le dit plus haut Abstention 2007, les institutions françaises ne veulent pas en entendre parler. Mais, dans ce domaine, rien ne sortira de l’Europe, non plus.


              • Gael Gael 15 octobre 2007 09:16

                Les potes de Bayrou ? Première nouvelle ? Ni l’UDF, ni le MOdem ne font partie de l’alliance... renseignez vous mieux ! Nous formons un groupe parlementaire avec les verts !

                Gael.


              • Gael Gael 15 octobre 2007 09:18

                Toute nation a le droit à un Etat, mais nous sommes dans une vision post-étatique ! Tout dépend également de la conscience « nationale ».

                Vous semblez bien défaitiste. Vous préconisez quelle solution ?

                Gael.

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