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Accueil du site > Actualités > Politique > Politique de la misère et misère de la politique

Politique de la misère et misère de la politique

Pas moins de cinq sommets de l’Eurozone ! Chacun se flattant d’avoir trouvé la solution totale et définitive. Chacun enflant dans la démesure spectaculaire de surenchères et de l’autocongratulation : nouveaux montages financiers, montants de plus en plus pharaoniques obsolètes dès le lendemain. On crie pourtant que ce sera définitif, que tout est sauf pour de vrai. Il a suffi qu’un référendum s’invite pour irriter l’entre soi des princes et les démasquer, mettant ainsi à nu les arrières pensées anti Etat, antidémocratiques viscérales du néolibéralisme. Le coupable fut convoqué et sommé immédiatement de laisser la place. Il s’exécuta !

Voilà de quoi émouvoir les nations, les peuples et les citoyens de l’Europe !tous furent frappés, tous s’indignèrent. La suite confirma les craintes et surtout les nôtres : abandons de souveraineté, éloignement programmé des peuples de tout contrôle démocratique, de toute réappropriation de souveraineté.
 
L’Euro est-il sauvable ? Et à quel prix pour les peuples qui n’y sont pour rien (cf. référendum de mai 2005) Comment protéger les acquis de progrès de la république dans un tel contexte ? Il faut bien reconnaitre que le problème est de taille. Peut-on encore penser la constituante dans un cadre franco-français pour la république française ?
 
Première sommation en 2008.On nous déclara que tout était arrangé et que la crise était derrière nous ! (dixit le premier discours de Toulon du Président Sarkozy). On croit entendre le Président Hoover, en pleine crise des années trente, déclarer « La prospérité est au coin de la rue » peu avant la montée des tragédies à venir. 2008 n’était que la première vaguelette avant le tsunami. Nous étions déjà engagés dans un choc récésionniste durable avec un creusement exponentiel des déficits dû aux monomanies obsessionnelles de l’orthodoxie néolibérale. Dès les années 80, l’Etat « providence » fut la première cible. Il devait « maigrir », puis maintenant l’Etat « social » L’objectif étant l’Etat régalien bien sur réduit au pouvoir sans peuple, nous faisant passer de « sujet-citoyen » (1789), au « citoyen-sujet »(1980), comme les marchés rêvent de profits sans usines, sans redistribution et sans partage, sans création de valeur réelles par le peuple !(En 1978, 30% des actifs employés dans l’industrie contre 14% en 2008 !). Mais qu’en faire ? L’assister « a minima ». Cela y ressemble mais ce n’est pas la République sociale, bien au contraire : C’est de la charité d’Etat !, le néo dix-neuvième siècle : la misère croissante du peuple. La république ne sera jamais achevée tant qu’elle ne sera pas sociale. C’est à nous de faire passer cet esprit à travers de la constituante.
 
Monnaie Unique et souveraineté. Pourquoi pas, d’ailleurs « monnaie Commune » …Le pouvoir de battre Monnaie a toujours été régalien et par extension un élément clef de la souveraineté des états-nations. Un institut d’émission et un Etat. L’Euro et la BCE ne sont rien de tout cela ! On a bien une Banque Centrale, mais associée à aucun Etat-nation. D’ailleurs, un de ses pères fondateurs le reconnait lui-même. L’Euro avait pour mission de « verrouiller » la paix en Europe. Les implications économiques et sociales en furent vite oubliées par des politiques plus soucieux de créer une « Zone optimum de croissance » comme disaient les économistes forcenés de l’ultralibéralisme de l’époque, ouvrir toutes grandes les portes de la mondialisation, antichambre sinistre de la financiarisation. L’Euro nait économiquement non viable.
 
Le peuple avait raison de dire non au traité de Lisbonne en mai 2005 ! E.Todd, ne fut pas davantage entendu quand il prédisait l’implosion de l’Euro, ou quand il écrivait « Après démocratie » en 2008 et bien d’autres encore…On connait la suite : déni historique de la volonté du peuple, abandons massifs et de plus en plus nombreux de souveraineté populaires et nationales, la république en voie de privatisation, détricotage systématique des acquis du CNR, sociaux, politiques, du paritarisme, du Droit du travail etc Tous considérés comme des coûts inutiles.. A cet égard le mouvement de 2003 contre les retraites fut exemplaire ! Il était hors de question que le mouvement de 1995 puisse se reproduire ! Le peuple ne fut ni écouté, ni entendu ni consulté. Il ne le serait jamais plus et pour longtemps ! Vote et Tais-toi.
 
http://www.cromwellbar.blogspot .com

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7 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 8 décembre 2011 10:10

    L’histoire de la construction européenne montre que ses promoteurs n’ont pas une grande estime de l’opinion populaire. On ne peut que se remémorer la Constitution Européenne, rejetée par les Français et les Hollandais lors d’un référendum en 2005. Les principaux points (et surtout l’esprit) de ce document d’obédience libérale n’ont pas manqué d’être repris, presque tels quels, dans le traité de Lisbonne adopté par les gouvernements des Etats membres, plus accommodants que leurs peuples.....

    Lire ;


    • Chang Chang 8 décembre 2011 12:13

      Précision :
      Cet article est issu d’une rédaction collective de citoyens appartenant à l’Association Nationale pour une Constituante dont le lien n’a pas été indiqué.
      Oubli réparé, le Voici : http://pouruneconstituante.fr
      Chang.


      • Richard Schneider Richard Schneider 8 décembre 2011 18:06

        Très bon article, très clair.

        Les « Pères » de l’Europe n’ont jamais été partisans d’associer les peuples à la construction européenne. C’est, je crois, le péché originel de l’UE. 
        En effet, personne ne comprend rien au fonctionnement de ce « machin » : Bruxelles, la Commission, le Conseil, en plus le Parlement, siègeant une fois à Bruxelles, une autre fois à Strasbourg ... 
        L’introduction de l’Euro a été une autre erreur : d’abord, elle était prématurée, ensuite, outre qu’elle affaiblissait irrémédiablement les gouvernements, elle ne prévoyait pas que l’Euroland puisse battre monnaie.
        Ce qui donne le gâchis actuel. Et pourtant n’oublions pas que l’UE est la première puissance économique du monde ! 
        Comment sortir de la zone Euro sans que cela ne conduise à un cataclysme économique et financier - quoiqu’on en dise ?
        Enfoncés dans l’ultra-libéralisme mondialisé jusqu’au coup, les pays de l’Euroland n’ont quasiment plus aucune alternative ; la plupart finiront comme la Grèce, le Portugal et l’Espagne, c.à.d.in fine à la merci du FMI ; pour les autres, qu’ils ne réjouissent pas trop vite : ils deviendront des nains économiques et politiques face à la Chine, l’Inde, le Brésil, les USA ou la Russie (?). 
        Tout ça pour ça ...

        • BA 8 décembre 2011 21:34

          Crise : Draghi douche les espoirs d’une intervention massive de la BCE.

           

          Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a douché jeudi les espoirs d’une intervention massive de son institution face à la crise, appelant plutôt les gouvernements à « faire le maximum ».

           

          A l’adresse des dirigeants européens réunis à partir de la soirée à Bruxelles, il a appelé de ses voeux un nouveau « pacte budgétaire » en zone euro, pour enrayer l’envol de la dette des Etats.

           

          "La responsabilité ultime d’enrayer la crise appartient aux responsables politiques", a-t-il répété.

           

          M. Draghi a estimé que si ce pacte budgétaire devait être doté d’un « cadre légal crédible », il était "tout aussi important qu’il soit mis en place rapidement", une manière de s’opposer à des procédures trop longues de ratification en cas de modification des traités européens.

           

          Le président de la BCE s’est par ailleurs dit "surpris de l’interprétation de ses propos" après un discours devant le Parlement européen la semaine dernière.

           

          Certains médias et économistes avaient alors affirmé que M. Draghi serait disposé à intervenir massivement en soutien des Etats, une fois mises en place les réformes institutionnelles.

           

          Loin de nourrir ces espoirs, le président de la BCE a dit qu’en matière de soutien aux pays en détresse, sa "préférence allait au FESF et au MES", soit au mécanisme déjà mis en place et à celui qui doit le relayer. M. Draghi les a jugés « parfaitement équipés » pour faire face à la crise de la dette.

           

          Le président de la BCE a aussi exclu la possibilité d’intervenir davantage sur le marché de la dette publique comme le réclament certains Etats, notamment la France, soulignant une nouvelle fois que les achats d’obligations publiques qu’effectue déjà la BCE sont « limités » et « temporaires ».

           

          « Les traités interdisent un financement monétaire des Etats », a dit M. Draghi.

           

          Il a aussi balayé la possibilité d’un financement des Etats par la BCE, mais via le Fonds monétaire international : "c’est incompatible avec les traités".


           

          http://www.boursorama.com/actualites/crise-draghi-douche-les-espoirs-d-une-intervention-massive-de-la-bce-986ab51fdd7e167f8ec16caab6c4c10f


          • soubise 8 décembre 2011 22:04

            Et l’erreur se perpétue avec la prochaine entrée d’autres pays de l’est.


            • bert bert 9 décembre 2011 02:22

              sus à la FranceMaconnerie

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