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Accueil du site > Actualités > Politique > Politique fiction ? (2)

Politique fiction ? (2)

 Imaginons. Seconde partie.

Suite du premier article.

On en arriva à des faits d’une extrême gravité. D’un côté, un Président impopulaire qui campait sur sa légitimité constitutionnelle, Nicolas Sarkozy. D’un autre côté, un maire de Paris, Bertrand Delanoë, devenu quasiment le Messie, populaire et rassemblant les foules, encourageant l’exilé Lionel Jospin à appeler au renversement du gouvernement actuel.


Les premiers morts

Imaginons donc encore (puisque ce n’est qu’imagination ici) qu’au moment où l’armée se mit en place du côté de la Maison de la Radio, sur le bord de Seine, pas loin d’Auteuil, des opposants se ruèrent vers la maison ronde et cassèrent ce qu’ils pouvaient casser. Un incendie eut lieu dans les locaux mêmes de la Maison de la Radio. Les archives radiophoniques d’une quarantaine d’années furent complètement détruites (elles n’avaient pas encore fait le transfert vers l’INA). De nombreux magasins de la rue d’Auteuil (souvent, des boutiques chic) furent dévastés.

Le bilan fut très lourd : plus d’une cinquantaine de corps furent retrouvés. Des casseurs, des forces de police, des malheureux prisonniers et calcinés dans le brasier de la radio… L’armée qui s’était mise en place avait cependant reçu l’ordre de ne pas s’impliquer dans ce malheureux épisode pour réduire les effusions de sang.


« C’est moi le nouveau Président ! »

Dès le week-end qui suivit, Bertrand Delanoë, encouragé par la foule, du haut de l’Hôtel de Ville, se proclama "en charge de la République française".

Si Nicolas Sarkozy ricana au cours d’une conférence de presse en disant que les trente-six mille maires de France ne pouvaient s’autoproclamer Présidents de la République, cette autoproclamation sans réalité constitutionnelle fut cependant approuvée par une large partie de la population.

Au lieu d’arrêter Bertrand Delanoë devenu chef d’une insurrection, Nicolas Sarkozy le destitua et supprima la fonction de maire de Paris en la remplaçant par une sorte de super-préfecture dirigée par le gouvernement.

Mais les jours suivants, loin d’être impressionné par le pouvoir en place, Bertrand Delanoë franchit un nouveau pas et nomma un véritable gouvernement dont le Premier Ministre ne fut autre que Martine Aubry, chef du principal parti d’opposition (celui de Bertrand Delanoë), maire de Lille et fille de Jacques Delors, l’un des principaux barons d’un pouvoir passé.


Marche sanglante vers l’Élysée

En rassemblant ses partisans au Louvre puis le long de la rue de Rivoli, Bertrand Delanoë les fit marcher jusqu’à la place de la Concorde puis vers le Palais de l’Élysée. Son objectif était tout simplement d’occuper le bureau du chef de l’État.

Hélas, les gardes du palais ont tiré. D’autres aussi d’ailleurs. Plusieurs fusillades, beaucoup de confusion. Une trentaine de morts furent à déplorer, plus de deux cents blessés évacués à l’hôpital Pompidou, dans le 15e arrondissement. Des témoins ont pu prouver, caméras à l’appui, que Bertrand Delanoë s’était défilé dans sa grosse automobile vers les Champs-Élysées pour éviter tout risque personnel.

Nicolas Sarkozy fit le soir même une allocution télévisée en déplorant ces morts et demanda à Bertrand Delanoë de stopper ce mouvement stupide contre la légalité républicaine.

Mais ces morts confortèrent l’opposition qui commença aussi à remuer la province et principalement Grenoble, Toulouse, Marseille, Lille, Metz. La Bretagne et l’Alsace furent épargnées par ces agitations mais tout le pays s’installa dans une grande confusion institutionnelle (quelques nouveaux morts furent encore à déplorer). Censure, répression sanglante, crise économique, pauvreté, impopularité du pouvoir… beaucoup de raisons de protester.


Giscard et Bayrou dans le camp de Delanoë

Lors de l’hommage aux morts devant l’Élysée, se trouvaient côte à côte Bertrand Delanoë et Valéry Giscard d’Estaing, vieil ancien Président qui avait pourtant soutenu en 2007 Nicolas Sarkozy mais n’appréciait plus sa manière de gouverner.

Le Ministre de la Défense Hervé Morin, dans un sursaut d’humanisme, donna sa démission pour marquer sa profonde désapprobation contre la répression. Étrangement, François Bayrou l’encouragea à le rejoindre et à le renforcer dans ses négociations avec Bertrand Delanoë pour rendre collégiale une opposition trop exclusivement incarnée par le maire déchu de Paris et lui apporter une équipe plus dynamique et plus étoffée.

Cependant, la confusion restait totale car Nicolas Sarkozy mobilisait lui aussi ses propres troupes UMP sur l’esplanade des Invalides et recevait un soutien populaire de même ampleur que les foules derrière Bertrand Delanoë. Chaque camp évoquait alors le trucage des rassemblements des adversaires par l’emploi de faux manifestants payés et mobilisés éventuellement même de l’étranger, comme au lointain temps des meetings d’Olivier Stirn.


L’échec des médiations extérieures

Pendant un mois, quelques émissaires tentèrent de trouver une entente pour débloquer la situation politique. Des émissaires de l’Union Européenne conduits par Romano Prodi n’aboutirent pas. Des émissaires américains envoyés par Barack Obama échouèrent piteusement. Même le Vatican chercha à apaiser la situation tendue. Sans succès non plus.

La sécurité de Bertrand Delanoë était d’ailleurs si incertaine qu’il se mit sous la protection de l’ambassade américaine pendant quelques jours, puis le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, le prit sous la protection de l’Église catholique de France au presbytère même de Notre Dame.


Prise des sites stratégiques

Politiquement, tous les pro-gouvernementaux avaient la trouille. Un samedi, les opposants réussirent à s’emparer de l’hôtel Matignon, rue de Varenne, à deux pas de l’Assemblée Nationale. Le Premier Ministre François Fillon avait prudemment déserté son bureau pendant le week-end. Aucun coup de feu ne fut tiré. Des rumeurs laissaient entendre qu’il était à la Lanterne, résidence du Premier Ministre à Versailles mais qui avait été annexée par Nicolas Sarkozy depuis 2007 pour ses week-ends.

Dominique De Villepin, ancien Premier Ministre, jusqu’alors silencieux, se retrouvait aux côtés de Bertrand Delanoë pour apporter son soutien et réclamer lui aussi la démission de Nicolas Sarkozy.

Alors que Martine Aubry s’installa à Matignon, Bertrand Delanoë proclama la destitution de Nicolas Sarkozy, sa mise en état d’arrestation et la dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat.

Le lendemain, Nicolas Sarkozy annonça aux Invalides, au cours d’un autre meeting UMP, qu’il proposerait un référendum sur la poursuite de son mandat, pour se relégitimer au yeux du peuple. Mais Bertrand Delanoë continua toujours à refuser tout compromis tant que Nicolas Sarkozy ne démissionnait pas.


L’armée contre son chef

Hélas pour ce dernier, après bien des hésitations, l’état-major des armées se mutina. Le nouveau commandant s’engagea aux côtés des insurrectionnels et donna l’ultime assaut au Palais de l’Élysée. Les grilles donnant sur la rue du Faubourg Saint-Honoré furent écrasées par des chars d’assaut.

Nicolas Sarkozy était toutefois absent des lieux et s’était réfugié au château de Rambouillet avec l’ensemble de son gouvernement.


La victoire posthume du général Boulanger

Le lendemain, Bertrand Delanoë marcha sur l’Élysée, prit possession des lieux entourés de plusieurs milliers de partisans en joie, et réussit ce que n’avait même pas osé faire le général Georges Boulanger le 27 janvier 1889 qui avait été acclamé place de la Madeleine par cinquante mille partisans (à l’époque, il avait refusé de marcher vers l’Élysée malgré la sympathie de la foule et de l’armée).

Le même jour, isolé, abandonné de l’armée, Nicolas Sarkozy se rendit à l’évidence et annonça sa démission. Au lieu de transmettre le pouvoir à Gérard Larcher, le Président du Sénat, comme le stipulait la Constitution, Nicolas Sarkozy le laissa à un quarteron de généraux qui mirent à peine une heure pour repasser le pouvoir à Bertrand Delanoë.

Jean-Louis Debré, Président du Conseil Constitutionnel qui comptait deux anciens Présidents, Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing, apporta sa caution pour tenter de donner un semblant de légalité à la prise de pouvoir militaire du nouveau Président Bertrand Delanoë.

Parmi les premières mesures, le retour en grâce de Lionel Jospin et les conditions juridiques de son retour physique en France.


Politique fiction ?

Quelle drôle d’imagination, me direz-vous. Un peu, effectivement…

Aux lecteurs francocentrés qui penseraient que je voulais parler de la situation française, n’y voyez aucune analyse de la politique française ni des différents éléphants socialistes. Ce n’était pas le but de cet article.

Ce que je viens de raconter, évidemment qu’en France, cela paraît impensable. Que la Constitution, les lois, l’armée, toutes les institutions sont là pour garantir un État de droit. Et cela fonctionne depuis plus d’un demi-siècle sans discontinuité. Depuis 1958 ou 1944, selon que l’on considère que mai 1958 est un vrai ou un faux coup d’État.

Eh bien, c’est pourtant ce qu’il vient de se passer dans les trois derniers mois à Madagascar, indépendant depuis quarante-huit ans et demi mais hélas coutumier de ce type de prise de pouvoir.

Avec Marc Ravalomanana dans le rôle de Nicolas Sarkozy, Andry Rajoelina dans le rôle de Bertrand Delanoë, Martine Aubry dans le rôle de Monja Roindefo, François Fillon dans le rôle de Charles Rabemananjara, Albert Zafy dans le rôle de Valéry Giscard d’Estaing, Didier Ratsiraka dans le rôle de Lionel Jospin, Jacques Sylla dans le rôle de Dominique de Villepin, Hervé Morin dans le rôle de Cécile Manorohanta.

Et encore, il faudrait en plus rappeler que Andry Rajoelina serait plus proche d’un Bernard Tapie de trente-quatre ans que d’un Bertrand Delanoë pour lequel la mairie de Paris est la consécration d’une longue carrière.

Il serait temps de ne plus considérer Madagascar comme une terre incapable de s’autoréguler de manière démocratique.

Un coup d’État reste un coup d’État, et la communauté internationale commence à ouvrir les yeux.


Bonne chance quand même à Madagascar…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 mars 2009)


Pour aller plus loin :

Le putsch malgache du 17 mars 2009.

Andry Rajoelina s’empare du pouvoir grâce à l’armée.

Reconnaissance internationale d’Andry Rajoelina ?

La révolution orange voit rouge 1 (11 février 2009).

La révolution orange voit rouge 2 (11 février 2009).

Les prises de pouvoir sont rarement démocratiques à Madagascar.

Informations sur Madagascar.



Documents joints à cet article

Politique fiction ? (2)

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Réagissez à l'article

46 réactions à cet article    


  • Webes Webes 24 mars 2009 10:31

    Delanoe chef de l opposition ??????

    La , t as fait exploser le cadre de la fiction, y a qu un bobo Parisien pour imaginer ca !


    • appoline appoline 24 mars 2009 15:46

      Delanoé en chef de file, ça lui plairait peut-être, ceci dit, la France est suffisamment dans la merde, inutile de spéculer sur ce qui pourrait la faire plonger définitivement.


    • K K 24 mars 2009 18:13

      L’auteur a mis Bertrand Delanoe car il est le maire de la capitale, tout comme l’auteur du coup d’etat a Madagascar. Ce recit est mot pour mot, poste pour poste, la transposition de ce qui vient de se passer. C’est une denonciation d’un coup d’etat reel transpose dans notre pays, et non un jugement de valeur des hommes politiques cites.
      cordialement.


    • John Lloyds John Lloyds 24 mars 2009 10:56

      La politique fiction ne peut prendre ce nom que si elle cadre dans le champ des possibles. Là, notre auteur baigne dans le pur fantasme candide, mais on ne peut attendre plus d’un ardent défenseur du pauvre Arthur injustement dévalorisé, grand représentant de l’abrutissement général organisé.

      Pour information à l’auteur, c’est un régime totalitaire qui se met en place actuellement, et quand bien même il y aurait une alternative crédible à Sarlo 1er autre que les bouffons cités dans l’article, elle serait irremédiablement soufflée par la broyeuse médiatico-politico-orwélienne mise en place par la filiale locale des néo-cons, auxquels l’empereur vient d’engager allégence en déclassant une nation libre héritière de la révolution et des droits de l’homme au rang de valet de l’Otan.

      Et donc, pour faire court, Sarko est totalement indéboulonnable dans un pays rendu à dessein sans la moindre opposition politique autre que la gesticulation gracieuse, la seule politique fiction crédible serait encore d’imaginer s’il va encore rester, dans ce pays qui s’aligne sur les états-unis, un iota de liberté et une once d’emploi.


      • K K 24 mars 2009 18:14

        Encore une fois :

        L’auteur a mis Bertrand Delanoe car il est le maire de la capitale, tout comme l’auteur du coup d’etat a Madagascar. Ce recit est mot pour mot, poste pour poste, la transposition de ce qui vient de se passer. C’est une denonciation d’un coup d’etat reel transpose dans notre pays, et non un jugement de valeur des hommes politiques cites


      • John Lloyds John Lloyds 24 mars 2009 18:40

        Mais c’est bien ce que je dis : la situation n’est absolument pas transposable. Le premier homme poltique qui essaiera de dévisser le moindre boulon se fera coller au mur dans les 24h par le rouleau compresseur, qui en profiteras pour en serrer 3 autres dans la foulée. C’est pourtant simple, il n’y a pas d’opposition en France.


      • K K 24 mars 2009 21:53

        Je suis d’accord avec vous sur l’absence d’opposition credible en France en ce moment, mais je ne pense pas que ce soit le sujet de cet article. Il s’agit d’un article pour denoncer la situation a Madagascar et pour aider la comprehension de francais (souvent peu interesse par la politique des etats etrangers), l’auteur l’a transposee avec des noms et des lieux connus des francais tout en respectant les postes des protagonistes.


      • wesson wesson 24 mars 2009 11:17

        Bonjour l’auteur,
        franchement là on a quand même du mal à voir l’intérêt de tout ceci. Cherchiez-vous à nous scandaliser avec ce parrallèle foireux, tout en jouant à faire peur à votre lectorat gérontophile ?

        parce que en dehors de cela je ne voit guère. On trouve dans votre texte toute la phantasmagorie droitière très classique, les manifestation avec des étrangers, la mobilisation contre la chienlit, l’action de l’église, tout y est quoi !

        Un passage succulent toutefois : lorsque vous précisez que Martine Aubry est du même parti que Delanoë, des fois que ça ne soit pas très clair - le fait est que effectivement, ce n’est pas très très clair...

        nul nul nul, je préfère encore les histoires de béru dans san antonio !



        • MagicBuster 24 mars 2009 11:33

          Imaginons surtout que Sarkozy, Delanoë, villepin, Bayrou, ... (ou autre) ne maitrise pas la foule . . .

          Ca parait tout de suite plus crédible. . . mais aussi plus inquiétant ; bien que de plus en plus nécessaire pour envisager un changement radical. Est-ce le bon moment ?

          Y a -t-il seulement un bon moment ?


          • fjr 24 mars 2009 11:36

            D’accord avec les 3 réactions ci-dessus : un tel scénario n’a virtuellement aucune chance de se produire en France.

            Sauf que, comme le souligne l’auteur de l’article dans son dernier chapître, c’est exactement ce qui vient de se dérouler à Madagascar, et qui a finalement assez peu agité la communauté internationale (on a même lu parfois que c’était de toute façon la tradition là-bas en matière d’accession au pouvoir, ou que le Président déchu le méritait bien au vu de son népotisme autoritaire).

            Au nom de quoi trouve-t-on inconcevable un tel scénario de coup d’Etat dans un Etat démocratique comme la France en le tolérant dans un Etat démocratique comme Madagascar ?

            Les valeurs démocratiques devraient pourtant être universelles...


            • K K 24 mars 2009 18:16

              Ouf, je ne suis pas le seul a avoir compris cela. Je commencais a me poser des questions sur ma sante mentale.
              Effectivement, cet article est une denonciation de la situation a Madagascar. On ne peut pas legitimement tolerer ce qui s’est passe la bas.


            • deovox 25 mars 2009 00:39

               les commentaires qui suivent cet article representent bien le mal français : la difficulté à sortir du contexte franco-français. un enfant de 10 ans pourrait comprendre que cette fiction ne sert qu’à transcrire dans un contexte connu une réalité se déroulant actuellement dans un contexte inconnu. chaque personnage français choisi en fonction de son équivalent malgache. l’auteur aurait peut-être mieux fait de placer sa fiction dans la forêt des rèves bleus, et d’utiliser porcinet et winnie l’ourson à la place de jospin et martinobri (ou l’inverse). désolé mais de la part de fins polémistes tels que vous je trouve ces commentaires lamentables


            • foufouille foufouille 24 mars 2009 11:54

              @ auteur
              bizarre .......... pas de gentils CRS !!!!!!!!!!
              ni flics, canon a eau ou drone
              ridicule


              • foufouille foufouille 24 mars 2009 11:57

                et vu que aubry fait partie du siecle, club ou les amis des ploutocrates mangent tous les mois, c’est peu probable


                • brieli67 24 mars 2009 12:49

                   l’ "ami " Pasqua n’a pas de "synonyme" malgache ?

                  ni de pendante kitsch à la Lorraine Nadine Morano ?

                  Toutefois la distribution des "charactères" fait un peu dames-patronnesses, voire pavillon d’Alzheimer.
                  Chirac, Giscard, Delors et consorts des players d’un autre âge !



                  • Reinette Reinette 24 mars 2009 13:04


                    Au lieu d’arrêter Bertrand Delanoë devenu chef d’une insurrection (? ?? oups)


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 24 mars 2009 13:14

                      Tout à fait palpitant cette allégorie, Sylvain, j’en ai une autre à vous proposer :

                      Au détour de la grand’rue de mon village de trois cents habitants, je vis cinquante céherresses se disposer en cordon de chaque côté que je descendais à pied. Le premier me fit signe de passer derrière lui entre le cordon et le trottoir. Pas vraiment à l’aise, je descendis jusqu’à la place, et là, quelle ne fut pas ma surprise, des centaines de cohortes de centaine d’hommes en bleu en train de se disposer en silence juste perturbé par le bruit des bottes sur le sol et des boucliers fiscaux, heu, non fixés aux côtes...L’angoisse m’étreignait la respiration quand l’un d’eux me barra le chemin me demandant brutalement : Ta carte UMP ! ..  ? Et là , je me souvins juste...que notre petit-monier venait poser une gerbe de fleur sur la place en hommage à Alexis de Tocqueville.

                      Oui, mais alors, toute cette armée en ville.... ??? Non, c’est juste le cordon de sécurité...


                      • Reinette Reinette 24 mars 2009 13:16


                        TOUTES ET TOUS EPINGLE.E.S !

                        Lea GALLOPAVO, ML n° 1538, décembre 2008


                        • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 24 mars 2009 13:27

                           Pour relativiser, car c’est humain, disons qu’une bonne et drôle politique fiction serait une dissolution de l’assemblée nationale, la gauche qui l’emporte, et Delanoë premier sinistre.


                          • glouglou 24 mars 2009 19:52

                            la meilleure des politiques fiction,une balle entre les deux yeux du "conducateur"... smiley


                          • glouglou 24 mars 2009 13:35

                            j’ai un autre scénario,Besancenot va prendre le pouvoir,et la guillotine aussi.......la grande "purification" !! smiley


                            • morice morice 24 mars 2009 16:39

                               n’importe quoi !! un postier n’est pas un bourreau...


                            • glouglou 24 mars 2009 17:05

                              si ,et un bourreau peut-être postier ! morice,vos nartics sont censurés ??? smiley


                            • foufouille foufouille 24 mars 2009 17:12

                              @ glouglou
                              on pourrait faire une chasse a cours aux plus riches


                            • glouglou 24 mars 2009 19:50

                              Bon alors disons une chasse aux cours dans la forêt du cac 40.....


                            • mandrier 24 mars 2009 13:58

                              Conformément à l’article 5 du traité OTAN, lesparachutistes USA, allemands et turcs descendendent sur Paris, stoppent la guerre civile... Et la France est mise sous tutelle de Bruxelles et de Washington sous administration étrangère...

                              Ce serait une nouvelle forme de "normalisation" ou encore d’AMGOT.....


                              Feu le traité constitutif européen comportait une clause d’intervention directe pour remettre d’équerre des situations de ce genre....

                              Savez vous que ce genre de scénario est régulièrement étudié en école de guerre ?


                              • LE CHAT LE CHAT 24 mars 2009 14:08

                                Même après 3 chichons et deux patchs de LSD , on peut pas délirer autant ! il faudrait déjà que le PS soit populaire , c’est pas gagné ! smiley


                                • Patrick LUCO Patrick LUCO 24 mars 2009 14:32

                                  Et cela ce n’est pas de la politique fiction :

                                  http://castero.free.fr/spip.php?breve18


                                  • morice morice 24 mars 2009 16:38

                                     dans tout votre récit il y a un truc qui cloche : vous faites RAISONNER Sarkozy : c’est bien la preuve d’une fiction ! quant à comparer Paris à Madagascar.... 

                                    mr Luco, vous confirmez la date .. quelle direction votre B-52. ??? faut obtenir ça de l’auteur !

                                    Les politiciens -d’un seul homme- ont décidé du retour de la France dans l’OTAN...

                                    Ce jour, vers 13 Heures je me trouvais à Quéven près de Lann Bihoué. Il faisait un temps magnifique sur la campagne lorientaise. Le ciel était bleu, le soleil brillait. C’est le printemps.

                                    Tout d’un coup, je vois arriver par le sud ouest un énorme avion noir aux réacteurs en doubles nacelles. Il faisait du bruit. Il volait vers 2500 pieds. Puis il a viré "main gauche" à la verticale de la BAN : C’était un B52... Bombardier stratégique de l’USAF...

                                    Après s’être montré, il a remis le cap à l’Ouest...

                                    Je n’en avais jamais encore vu à Lorient...

                                    Cette semaine, nos politiciens nous ont réduit au niveau de supplétifs. Nos "amis" américains n’ont pas trainé : Ils sont venus montrer qui étaient les maîtres...

                                     


                                    • glouglou 24 mars 2009 17:08

                                      Ils vous ont repéré momo  !! vous allez vous prendre un tapis de bombe au phosphore sur Tourcoing smiley demain on rase gratis !!


                                    • Patrick LUCO Patrick LUCO 24 mars 2009 20:47

                                      c’était vendredi dernier, 20 mars.


                                    • Mouche-zélée 24 mars 2009 16:54

                                      La réalité dépasse de loin la fiction cher auteur .
                                      Tous les plus grands écrivains de science-fiction n’ont jamais été aussi loin que ce que nous avons sous les yeux .

                                      Si nous leurs avions mis les effets Sarkozy-Bush sous les yeux ils auraient dit : C’EST TROP GROS, les lecteurs n’y croiront pas .... Et pourtant ....

                                      A l’après guerre si nous avions dit qu’un président immigré Hongrois aux origines Juives aurait crée des fichiers génétique, la rétention de sureté, la détention préventive, le concept de l’origine génétique de la délinquance, la vidéo surveillance, la pénalisation des mineurs délinquants et une politique d’immigration de retour à la frontière massive ILS AURAIENT DIT IMPOSSIBLE car nous n’avons pas le droit d’oublier !

                                      Et pourtant, la réalité dépasse de loin la fiction  smiley  smiley


                                      • glouglou 24 mars 2009 17:28

                                        Capitaine ! vous écumez tous les bistrots mal famés !!.. smiley si votre pauvre mère vous voyait ....(crabe aux pinces d’or.)


                                      • Le péripate Le péripate 24 mars 2009 21:59

                                         Ce Mouche Zélée est définitivement une merde raciste et antisémite. Bizarre que personne ne s’en inquiète. 


                                      • Mouche-zélée 29 mars 2009 12:43

                                        Le péripate

                                        Parce que ça aussi c’est antisémite que de dire : "nous n’avons pas le droit de faire certaines choses au nom du devoir de mémoire ?"

                                        En revanche vous n’êtes pas du tout choqué que de voir un président (non Juif, puisqu’on est Juif par la mère), nous demander en même temps de faire porter la mémoire de la shoah par des enfants, de l’autre tenir des propos et prenant des mesures législatives très ressemblantes au régine nazi ...

                                        La génétique de la délinquance c’était nazi, l’enfermement de mineurs en prison, la police politique JULIEN COUPAT, la rétension de sureté (avant même d’avoir comis un crime et après avoir payé sa dette), la détention préventive (en prison avant d’avoir comis le moindrre délit), les nombreux types de fichage dont les appartenances à une religion, un syndicat, associatif, orientation sexuelle etc...

                                        Et c’est moi que vous osez traiter d’antisémite, regardez-donc les réactions de Simone Veil également révoltée par les propos de Sarkozy ...
                                        Peut être que Simone Veil aussi est antisémite puisqu’elle est choquée par les mêmes choses que moi ...


                                        Si dénoncer des méthodes qui ont conduit droit à la Shoah dans le passé c’est antisémite, il faudrait vous faire soigner mon brave ...

                                        Je sais que c’est dérangeant pour vous, d’autant plus dérangeant que ces remarques sont pertinentes n’est-ce pas ...  smiley  smiley


                                      • Le péripate Le péripate 29 mars 2009 19:36

                                         Nombreux sont ceux qui souhaiteraient me voir prendre du repos.... smiley

                                        Je fonctionne assez peu à l’indignation permanente, et je n’ai pas les yeux fixés sur toutes les actions du gouvernement. 

                                        Que dirait-on d’un commentateur qui rappellerait sans cesse les origines de Obama, dans le but de lui nuire ? Je vous le laisse deviner.

                                        "Le racisme est la forme la plus abjecte et la plus primitive du collectivisme" Ayn Rand.

                                        Votre argumentation gagnerai à sortir de cette ornière boueuse.


                                      • Emmanuel Aguéra LeManu 24 mars 2009 17:08

                                        C’est quoi ce truc ?


                                        • glouglou 24 mars 2009 17:09

                                          Bof,une sorte de sex-toy pour gnôme pervers... smiley


                                        • K K 24 mars 2009 18:23

                                          @ Sylvain,

                                          tres bon article bien amene. Helas beaucoup de commentateurs n’ont pas voulu comprendre que vous denoncez la situation de Madagascar (pourtant tous les liens pointent vers des textes en parlant).

                                          Je suis d’accord avec vous, les Etats ne peuvent pas tolerer ce coup d ’Etat et faire comme si rien ne s’etait passe..La credibilite de la democratie est en jeu.

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