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Accueil du site > Actualités > Politique > Politique : le grand flou ?

Politique : le grand flou ?

C’est à n’y plus rien comprendre ! La gauche, la droite, le centre, les extrêmes, tout semble flou à qui s’y intéresse. Mais où sont donc les limites, les bords, les divisions , si chers à nos esprits rationnels ?

Respirons un bon coup, et souvenons-nous de la France politique d’avant 2002. Tout y était alors très simple. Deux grands blocs se faisaient face. A droite, il y avait le RPR et l’UDF, l’un ouvertement gaulliste, et l’autre plutôt démocrate-chrétien (bien que les libéraux de Démocratie libérale en fissent alors partie). A gauche se trouvait la gauche plurielle (PS + PC + Verts) qui gouvernait paisiblement depuis 1997. Les extrêmes, bien que représentant 20 ou 30% selon les jours, étaient alors méprisés de toutes parts. Chirac empruntant des idées à Le Pen, c’était impensable, Jospin étudiant la possibilité d’un programme commun avec Laguiller, ça nous aurait tous fait rire.

Mais voilà, en seulement quatre ans et deux séismes, tout a changé dans notre petit hexagone. Il y a d’abord eu le 21 avril 2002, avec l’arrivée d’un leader d’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. Certes, les premiers responsables de cette situation, aussi folle qu’inconcevable jusqu’alors, sont bien sûr les électeurs du FN, mais les 10% ayant opté pour l’extrême gauche au premier tour ne sont pas sans responsabilité dans ce qu’il est naturel d’appeler un cataclysme. Et quel fut donc l’impact de cet événement sur notre nation ébranlée ? Il fut triple. Il y eut tout d’abord le fameux sursaut républicain qui a permis à Chirac d’être réélu avec plus de 82%. Il y eut ensuite de nombreux remords chez les sympathisants socialistes qui avaient voulu, par un vote extrême, pousser Jospin plus à gauche. Enfin, une dernière conséquence du 21 avril 2002 semble se dessiner à présent, conséquence qui n’est visible que depuis quelques mois, depuis le début de la nouvelle campagne présidentielle. Une nouvelle idée a dû mûrir lentement dans l’inconscient collectif ; le 29 mai 2005 a dû la réveiller brutalement. Cette idée la voici :

Les extrêmes sont fréquentables

Sarkozy, émérite nageur en eaux troubles, plongea sur cette idée le premier, tout d’abord avec quelques termes bien choisis (racaille, kärcher) pour tester l’opinion. Toute la droite l’applaudissant, il fonça alors pour reprendre à son compte les idées et formules du FN et du MPF. Il lui faut tout de même jouer un peu les acrobates, pour ne pas perdre la portion la plus modérée de son électorat, mais l’habile vieux routard de la politique ne se dégonfle pas, et nous sort de son chapeau, de temps en temps, une idée plus « centriste », comme le vote des immigrés, la discrimination positive, et quelques autres pirouettes. Mais les faits sont là : la droite, dorénavant « décomplexée », a changé de stratégie et flirte ouvertement avec l’extrême droite. Tout devient alors très flou pour son électeur classique. Où est donc passée la frontière, l’extrémité de son camp ? De Villiers, d’ailleurs, qui mène lui aussi une habile campagne, se proclame désormais défenseur de la République en danger. Ahurissant, non, pour un homme qui se disait ouvertement royaliste il y a quelques années encore ? Et pendant ce temps, le Pen essaie, grâce à sa fille, de recentrer son image.

A gauche, la situation n’est guère meilleure. Au PS.... Mais c’est quoi, le PS, d’ailleurs ? Plus personne ne le sait vraiment. Logiquement, un parti social-démocrate, si on en croit les résultats du dernier congrès socialiste qui a vu la courte victoire de la motion emmenée par son premier secrétaire, François Hollande. Mais si on se réfère au vote majoritairement contre le TCE des sympathisants socialistes le 29 mai dernier, le parti devrait être beaucoup plus à gauche que cela. Dernier point, et non des moindres, qui voit-on en tête des sondages comme présidentiable socialiste ? Ségolène Royal, qui ne cache pas ses sympathies envers le très libéral premier ministre britannique Tony Blair. Tout se complique vraiment. Rajoutons aussi le fait que le PS commence à peine à travailler sur son programme, qu’il ne le dévoilera que cet été, et qu’il ne choisira son candidat qu’à l’automne, et nous voilà donc avec une myriade de sympathisants socialistes déboussolés.

Mais le PS ne représente pas toute la gauche. Qu’en est-il de l’extrême gauche, qui a grandement bénéficié des séismes de 2002 et 2005 ? Certains parlent d’une candidature unique du non de gauche. On évoque même le nom du très populiste José Bové pour réunir toutes les « espérances » de ceux qui veulent un autre monde (les altermondialistes). Mais chaque parti tire la couette de son côté, l’union semble donc difficile. Si on rajoute à cette soupe incompréhensible les "nonistes" du PS, emmenés par Fabius ou Emmanuelli, qui essaient de récupérer quelques électeurs marxistes et trotskystes çà et là, les Verts qui, comme par habitude, ne savent pas grand-chose, à part qu’ils sont contre le nucléaire et les OGM, et le PC qui, tel un fantôme, est invisible mais présent, on se dit qu’il n’est pas plus aisé de comprendre la trajectoire de la gauche que celle de la droite.

Reste dans ce nouveau paysage de kidnapping d’idées permanent, de séduction obscène, et d’alliances contre nature, un petit parti qui résiste, emmené par son leader tout à la fois modéré et intransigeant : l’UDF. Un alien, dans notre paysage politique ! Et les positions de François Bayrou sont claires et lisibles, sur la construction européenne, la réduction de la dette publique ou la réforme du système social. Oui, mais voilà, Bayrou est à côté de la plaque. Ou plutôt, il se trompe de pays ou de moment. Si l’Italie et l’Allemagne ont choisi des gouvernements centristes, la France ne le fera certainement pas en 2007, et ce malgré le fait que beaucoup de monde partage nombre des idées défendues par l’UDF. En effet, le 21 avril 2002 est, dans l’esprit de tous les modérés de France, l’horreur absolue. Or ces modérés représentent l’électorat potentiel de l’UDF, et nul besoin d’être devin pour avancer qu’ils choisiront massivement de voter PS ou UMP en pensant éviter une nouvelle catastrophe.

Voilà donc la situation politique actuelle, situation plus fragmentée et floue que sous les IIIe et IVe Républiques. Peut-être faudra-il songer à une réforme institutionnelle pour rendre tout cela plus lisible, comme l’avancent déjà des voix de plus en plus nombreuses à gauche comme à droite ? Mais quelle réforme ferions-nous alors ? Passerions-nous à un système présidentiel, comme le veut Sarkozy, système qui devrait re-bipolariser la vie politique comme aux USA, avec deux partis très idéologiquement flous regroupant, chacun, modérés et extrémistes, ou opterions-nous pour le parlementarisme pur et dur, cher à Arnaud Montebourg, avec un parlement élu à la proportionnelle qui nous rapprocherait davantage de la situation de nos voisins italiens et allemands ?

Mais peut-être que la solution est ailleurs, cachée dans quelque détail flouté par l’ambiguïté de notre situation politique... d’où le besoin d’un bon opticien.


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179 réactions à cet article    


  • nantor (---.---.131.113) 28 avril 2006 10:12

    Très bonne analyse.

    Comme quoi avoir la tête dans les étoiles n’empêche pas une bonne vieille analyse terre à terre (clin d’oeil à l’astrophysicien...).

    Je pense qu’un président de la république est là pour donner une direction à un pays, pour regrouper et emmener les énergies autour d’un projet commun.

    Un des problèmes de fond c’est qu’un tel leader charismatique, ayant une vraie vision du monde de demain n’existe pas aujourd’hui.

    Nous devons donc nous résigner à voter pour des gestionnaires du quotidien (gouverner à horizon 5 ans sous la pression médiatique quotidienne, c’est du très court terme ...). Là il faut donc juger sur les programmes.

    Mais ils sont où les programmes ???


    • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 10:24

      « Comme quoi avoir la tête dans les étoiles n’empêche pas une bonne vieille analyse terre à terre (clin d’oeil à l’astrophysicien...). »

      Mort de rire de chez mort de rire !


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 10:32

      « Un des problèmes de fond c’est qu’un tel leader charismatique, ayant une vraie vision du monde de demain n’existe pas aujourd’hui. »

      - C’est un des problèmes de notre système politique. Il ne fonctionne pas sans leader charismatique. Le parlementarisme serait peut-être une réponse à cette absence.


    • roland (---.---.241.204) 1er mai 2006 11:27

      On n’est plus au temps des rois ou des publicitaires non ? Ce n’est pas d’un grand leader charismatique qui se « vendrait » comme une savonette dont on a besoin, c’est d’un mouvement social des masses citoyennes, avec des buts et un programme !


    • corine (---.---.184.66) 13 juillet 2006 01:41

      les programmes, ils sont sur les sites internet des partis politiques. C’est evident, mais il ne faut pas croire que c’est à la television qu’on peut en prendre connaissance.


    • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 10:19

      « Il y a d’abord eu le 21 Avril 2002, avec l’arrivée d’un leader d’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. Certes, les premiers responsables de cette situation, aussi folle qu’inconcevable jusqu’alors, sont bien sur les électeurs du FN... »

      Je me souviens du 21 avril, comme si c’était hier... Je n’ai pas cru une seule seconde à la deuxième position de Le Pen. Même les gueules catastrophées des caciques socialistes et gaullistes ne parvenaient pas à me convaincre. La crédulité n’est vraiment pas mon fort...

      Je me disais que, vers 2 plombes du mat’, les journalistes annonceraient que, tous comptes faits et refaits, Jospin l’emportait de 40’000 ou 50’000 voix. Sur quoi, peu après minuit, je suis allé me coucher. Pour découvrir, vers six heures le lendemain matin, que Le Pen l’avait bel et bien emporté sur le trotzkyste de Saintegabelle...

      Avec le réalisme qui ne me quitte jamais, je me dis alors que tout cela ne servirait strictement à rien, que ce n’était qu’une anecdote dans l’histoire de la France socialo-chiraquienne... En Suisse, quand une forte minorité s’exprime, le gouvernement en tient compte. En France, ça ne se fait pas.

      Si bien que je savais que tout ce qui avait été dit la veille, par eux-mêmes, sur la prise de conscience des hommes politiques, face au « cataclysme » n’était que du vent, du vent, du vent... Bien entendu, j’avais raison. Rien ne s’est passé, aucune leçon n’a été tirée, aucun engagement n’a été tenu, aucun résultat n’a été enregistré.

      N’empêche que je suis estomaqué quand je lis que les électeurs du FN sont responsables de la présence de Le Pen au second tour 2002 sont ses électeurs !

      Et les hommes politiques coupables de l’état d’une France qui conduit 5,5 millions d’électeurs à voter pour les deux candidats d’extrême droite, ils ne sont responsables de rien du tout, eux, M. Meilland ? Pas des 5,5 millions de Le Pen au deuxième tour ?

      Ni des 7,5 à 8 millions de voix, voire davantage, que les candidats de l’opposition nationale recueilleront en 2007 ? Vous prenez vos lecteurs pour des c..., ou pour quoi ? C’est bien joli, l’astrophysique, mais il faut regarder par terre, au moins de temps en temps !


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 11:35

        Et pourquoi les 18% d’électeurs de Le Pen auraient des droits supérieurs aux 82% autres ????


      • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 12:24

        bright, Je reviens sur votre réponse. Vous écrivez : « il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat... »

        Mais, trop souvent, il n’y aucun débat possible.

        Vous-même, par exemple, et peut-être sans vous en rendre compte, vous fermez implicitement toutes les portes.

        Vous attribuez le « désastre » du 21 avril à la multitude de candidatures, au matraquage de sondage, à des manipulations médiatiques... mais vous n’avez pas un mot pour ces millions de Français qui votent Front national, parce qu’ils en ont marre de la surpopulation étrangère ;

        pour ces millions de Français, dont les effectifs s’étoffent encore au fur et à mesure qu’augmente la surpopulation étrangère. ou qu’elle donne l’impression d’augmenter.

        Parce que ce qui compte, en l’espèce, ce n’est pas la réalité, c’est la manière dont les gens la perçoivent.

        Et ce n’est pas en nommant un présentateur de JT ethnique ou en multipliant les présences de candidats de basané à noir foncé, dans les jeux les plus stupides des télévisions* qu’on leur donnera l’impression du contraire.

        Que ce rejet vous gêne au point que vous refusiez d’entrer en matière ne me dérange pas, mais ne parlez pas de débat. On débat sur ce qui est, et non pas sur des chimères qui arrangent l’un des interlocuteurs !

        * Il faut bien reconnaître, en plus, qu’ils ne se bousculent là où il faut un tout petit bagage de connaissances générales (Des chiffres et des lettres ou Questions pour un champion, il y en a sans doute d’autres, mais je ne les connais pas), vous croyez vraiment que les gens ne le remarquent pas, qu’ils sont complètement dupes ?


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 12:57

        Du Scipion dans le texte : analyse basée sur le ’moi je pense’ et absolument rien d’objectif...

        Je connais certains électeurs du Front National. La plupart n’ont jamais eu aucun problème avec le moindre étranger, ni avec le moindre musulman. Mais des gens qui psychotent, qui ont peur, parce que quelques ’biens-pensants’ s’amusent à propager la théorie du ’Ils vous piquent votre emploi’ ou ’Ils vous piquent vos allocs’ (le FN des années 80), à carrèment : ’Ils viennent islamiser la Répblique’ (Signé le neuneu de Vendée, où il y a autant de musulmans que d’inuits...). Ce raisonnement à la con, je pourrais l’appliquer facilement. Il suffit de dire une évidence ’100% des islamistes sont musulmans’ pour en conclure une stupidité : ’100% des musulmans sont des islamistes’. C’est comme si je disais : ’100% des forumers nommés scipion sont Suisse’ pour en conclure ’100% des Suisses pensent comme Scipion’ (ce dont je doute, ayant moi-même des amis suisses). C’est la mécanique du raisonnement que vous avez toujours appliqué, Scipion, et la mécanique classique de l’extrême-droite, partir d’un fait objectif (les classes le splus pauvres sont plus colorées que les plus riches) pour en faire des analyses grossières, comme dans le cas de l’affaire du petit Joe, tué par des Polonais pour son MP3, et non par des arabes pour une question raciale. Des trucs tellement simple qu’on les oublie...

        Vous espérez convaincre du monde avec vos théories. Mais elles sont tellement basées sur des raisonnements à la va-vite, reposant sur du creux, sur l’obsession d’avoir toujours raison qu’elles sont assez facilement démontables. Vous ne vous en rendez pas compte. Mais je pense que la plupart des lecteurs, même ceux qui pourraient être politiquement proches de vous devraient s’en rendre compte. Finalement, c’est en cela que je vous apprécie bien, scipion, sans vous en rendre compte, vous êtes plus un ’boulet’ pour l’extrême-droite qu’un allié précieux...


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 28 avril 2006 10:25

        « N’empêche que je suis estomaqué quand je lis que les électeurs du FN sont responsables de la présence de Le Pen au second tour 2002 sont ses électeurs ! »

        - Effectivement en démocratie on est responsable de son vote. (il n’y a ici aucun jugement de valeurs)

        « Et les hommes politiques coupables de l’état d’une France qui conduit 5,5 millions d’électeurs à voter pour les deux candidats d’extrême droite, ils ne sont responsables de rien du tout, eux, M.Meilland ? Pas des 5,5 millions de Le Pen au deuxième tour ? »

        - Les hommes politiques ne sont responsables que de leurs paroles et de leurs actes. Ils ne sont pas responsables du vote des citoyens, même s’ils l’influencent évidemment.


        • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:54

          En d’autres termes, coupables mais pas responsables...

          Ou responsables, mais as coupables.

          Un grand classique de la politique française...


        • (---.---.117.205) 28 avril 2006 15:28

          @Scipion

          Mais oui mais oui.

          Tu serais bien du genre à rendre coupable un fabriquant de voiture parce que tu t’es pris une amende pour exces de vitesse sur l’autoroute.

          Quand on vote Le Pen c’est pour le mettre au pouvoir pas pour faire chier les autres.


        • bright (---.---.199.101) 28 avril 2006 10:44

          Monsieur Scipion je lis quotidiennement des articles sur agoravox et au hasard de ces lectures il m’arrive de vous lire.il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat par une contribution opportune.se contenter d’affirmer que l’article est idiot ou pire que son auteur est un crétin ne présente aucun intéret.pour en revenir au sujet de l’article, sans etre politologue, il ne fallait pas être aller voir la Phytie pour imaginer le scénario catastrophe du 1er tour : multitude de candidatures, matraquage de sondage, manipulations médiatiques..et comme l’histoire ne nous apprend rien...je crains le pire pour 2007


          • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:14

            « ... le débat par une contribution opportune.se contenter d’affirmer que l’article est idiot ou pire que son auteur est un crétin ne présente aucun intéret. »

            Mais je pense que c’est une contribution opportune que de mettre en évidence que des millions de Français en ont marre de la dégradation, toutes causes confondues, de leur cadre de vie, et que plus on les ignorera, plus l’« extrême droite » cartonnera !

            Et ne vous ébaubissez pas des guillemets, pour moi, l’extrême droite, ce n’est pas Le Pen, Villiers ou Mégret, l’extrême droite, c’est quelque chose qui repose sur des fondements doctrinaux, qui font totalement défaut aux trois nommés.


            • bright (---.---.199.101) 28 avril 2006 11:20

              et quels sont ces fondements doctrinaux ?


              • (---.---.61.48) 28 avril 2006 11:51

                Je viens de dire qu’il n’y en a pas. Ni projet de société, ni weltanschauung, ni vision d’avenir...

                Pour de plus amples informations, voyez directement avec Le Pen, Villiers et Mégret.


              • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 12:27

                bright, Je reviens sur votre réponse. Vous écrivez : « il me semble qu’un des objectifs de ce moyen de communication est de pouvoir enrichir le débat... »

                Mais, trop souvent, il n’y aucun débat possible.

                Vous-même, par exemple, et peut-être sans vous en rendre compte, vous fermez implicitement toutes les portes.

                Vous attribuez le « désastre » du 21 avril à la multitude de candidatures, au matraquage de sondage, à des manipulations médiatiques... mais vous n’avez pas un mot pour ces millions de Français qui votent Front national, parce qu’ils en ont marre de la surpopulation étrangère ;

                pour ces millions de Français, dont les effectifs s’étoffent encore au fur et à mesure qu’augmente la surpopulation étrangère. ou qu’elle donne l’impression d’augmenter.

                Parce que ce qui compte, en l’espèce, ce n’est pas la réalité, c’est la manière dont les gens la perçoivent.

                Et ce n’est pas en nommant un présentateur de JT ethnique ou en multipliant les présences de candidats de basané à noir foncé, dans les jeux les plus stupides des télévisions* qu’on leur donnera l’impression du contraire.

                Que ce rejet vous gêne au point que vous refusiez d’entrer en matière ne me dérange pas, mais ne parlez pas de débat. On débat sur ce qui est, et non pas sur des chimères qui arrangent l’un des interlocuteurs !

                * Il faut bien reconnaître, en plus, qu’ils ne se bousculent là où il faut un tout petit bagage de connaissances générales (Des chiffres et des lettres ou Questions pour un champion, il y en a sans doute d’autres, mais je ne les connais pas), vous croyez vraiment que les gens ne le remarquent pas, qu’ils sont complètement dupes ?


                • Jojo (---.---.255.244) 28 avril 2006 14:43

                  Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. La proximité de la Suisse ?

                  La trouille de l’autre est fantasmatique. C’est lorsque l’on connaît véritablement les gens que l’on en a le moins peur.


                • (---.---.117.205) 28 avril 2006 15:30

                  Tout à fait d’accord, c’est l’ignorance qui crée la peur.


                • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 17:12

                  « Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. »

                  Trop fastoche, vraiment !

                  Les Alsaciens ne veulent pas de ça chez eux.

                  Vous croyez vraiment que tous ceux qui combattent le FN ont eu un gestapiste, à demeure, ne fut-ce qu’une seule fois au cours de leur pitoyable existence ?


                • Scipion (---.---.61.48) 28 avril 2006 17:37

                  « Faudra que Scipion m’explique les taux records en faveur du FN dans les villages ruraux d’Alsace, là où il n’ont croisé un basané qu’une fois dans leur vie. »

                  Trop fastoche, vraiment !

                  Les Alsaciens ne veulent pas de ça chez eux.

                  Vous croyez vraiment que tous ceux qui combattent le FN ont eu un SS à demeure, ne fut-ce qu’une seule fois au cours de leur pitoyable existence ?


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 17:39

                  Et pourquoi, vu que j’ai de ça chez moi et que je n’ai jamais rencontré le moindre problème...

                  Vraiment, mais vraiment de plus en plus facile à anéantir, les arguments du scipion...


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:39

                  Apparemment pour toi les ruraux alsaciens sont des ploucs qui ne se déplacent jamais.Je te conseille de faire un tour du coté de Strasbourg,Moulhouse,Colmar,Cernais etc...


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:51

                  Les pandores de la pensée verbalisent : Nicolas Sarkozy a parlé comme Jean-Marie Le Pen. Le président de l’UMP a invité ceux que « cela gêne d’être en France » à « quitter un pays qu’ils n’aiment pas ». Le Politburo a ressorti le slogan du FN des années 80 : « La France, aimez-la ou quittez-la » ; ou cette variante de Philippe de Villiers : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes. » Le patriotisme serait-il encore un délit ?

                  Le reconnaître : durant ces trente dernières années, Le Pen a pointé certains des bouleversements qui déstabilisent aujourd’hui la société, sa culture, son harmonie. Les électeurs le savent. Dans le même temps, le leader d’extrême droite a tout fait, par ses outrances, pour rendre son discours répulsif pour le plus grand nombre. Mais cette raison ne suffit plus à rendre indigne tout propos s’échappant de la novlangue.

                  Ce n’est pas Sarkozy qui choque, quand il s’exprime ainsi. C’est le PS qui est désespérant, quand il soutient la tyrannie des discours falsifiés. Ceux-là débusquent une xénophobie à tout propos, mais ignorent le racisme et l’antisémitisme de certains immigrés extra-européens. La gauche, qui n’entend que les sociologues qui flagellent la nation et encouragent les exigences des nouveaux venus, empêche la critique des revendications ethniques.

                  Oui, des « Français malgré eux » rejettent leur pays d’accueil. Ils étaient de ceux qui ont enflammé les cités ou terrorisé les jeunes manifestants anti-CPE. Quand le gouvernement annonce, lundi, vouloir instituer une cérémonie solennelle d’accès à la citoyenneté, il convaincrait davantage en imposant aussi un acte d’adhésion aux règles républicaines, voire des déchéances de la nationalité. C’est en bradant son identité que la France se fait mépriser.

                  Le gouvernement, humilié par la rue, a l’occasion de regagner une partie de son autorité avec le projet de loi qui veut restreindre les conditions d’immigration. Toutefois, les mêmes arguments qui l’ont fait fléchir hier - lutte contre la précarité et pour l’égalité des droits - sont affûtés par une gauche ragaillardie et bénéficiant, de surcroît, de l’angélique soutien des Eglises chrétiennes. Un deuxième recul serait une aubaine pour Le Pen. Les belles âmes veulent-elles le voir gagner ?

                  Adeptes du camouflage

                  Dans la série « Taisons ce qui nous menace » : l’unanimité contre Philippe de Villiers, coupable de mettre en garde, cette semaine, contre une infiltration islamiste au sein de l’aéroport de Roissy (Les Mosquées de Roissy, Albin Michel). Le PS l’accuse d’exprimer « une pensée de guerre civile » (Jean-Marc Ayrault), ou de n’être « désormais pas très compatible avec l’esprit de la République » (Julien Dray). Des médias jugent son enquête contestable, sans s’interroger sur leur propre apathie. Toujours ce goût pour camoufler les réalités qui dérangent.

                  L’attrait pour la dissimulation va bien aux falsificateurs. C’est avec bonne conscience qu’ils disqualifient toute lucidité concernant l’idéologie coranique et ses justifications du terrorisme. Ces censeurs illustrent l’esprit de « dhimmitude » (soumission à l’islam), qui s’observe dans une Europe ayant renié ses racines judéo-chrétiennes et qui oeuvre à un « nouvel ordre mondial euro-arabe », en discussion cette semaine à Paris : une politique magistralement dénoncée ces jours-ci par l’experte Bat Ye’or (Eurabia, l’axe euro-arabe, Editions Jean-Cyrille Godefroy).

                  Bat Ye’or : « Le rythme effréné de déclarations délirantes occultant l’islamisme (est) un clair indice de l’aveuglement délibéré des représentants de l’Union européenne. (...) Aussi le cynisme avec lequel ils s’entêtent à tromper leurs concitoyens relève-t-il d’un incroyable mépris à leur égard. On peut se demander si les ministres prennent leurs électeurs pour des ignares et des imbéciles ou s’ils n’ont plus d’autres alternatives que la soumission aux ordres des islamistes et de la Ligue arabe. »

                  La majorité des musulmans vit un islam modéré (la moitié des beurs nés en France vivrait avec une Française, proportion deux fois moindre chez les filles). Il n’empêche : le procès en islamophobie, porté contre ceux qui critiquent les versets ou hadith qui incitent les fidèles à guerroyer contre les non-musulmans, revient à occulter des dangers potentiels, que Villiers a raison de mettre au jour. Depuis, d’autres témoins admettent que Roissy compte des réseaux mafieux, des salles de prière clandestines, des groupuscules salafistes, etc. Broutilles ?

                  (...) Allégeance

                  L’absence de réaction de l’Etat aux insultes du président algérien Bouteflika, qui a accusé la France d’avoir « réalisé un génocide » identitaire : un bon exemple de notre allégeance, critiquée par Bat Ye’or dans son livre dérangeant, donc ignoré (lire plus haut).

                  Extraits du Bloc-notes d’Ivan Rioufol


                • (---.---.248.232) 28 avril 2006 20:52

                  Sarkozy se trompe de cible... (mais il n’est pas le seul !)

                  En reprenant de façon oppotune le classique slogan « aimez-là ou quittez-là », inventé par le FN, décliné depuis par le MPF, Sarkozy fait un appel du pied aux électeurs de droite, mais aussi à ceux de gauche de plus en plus nombreux à refuser la concurrence étrangère sur le marché du travail (et de l’aide sociale), la peur de sortir de chez soi, les insultes et le mépris affiché par des étrangers et des avec-papiers envers les autochtones.

                  Ne boudons pas notre plaisir, Sarkozy, même s’il parle plus qu’il n’agit (en fait il n’agit d’ailleurs pas du tout, ou alors pour promouvoir l’islam !), a le mérité de vulgariser un discours, et de libérer les Français de la chappe de plomb qui pèse sur eux depuis des décennies.

                  Néanmoins, comme le FN ou le MPF, Sarkozy se trompe de cible, ou plutôt il va vers la facilité. Dans un pays « normal », il ne devrait même pas y avoir un débat sur l’acceptation ou non des voyous immigrés ou Français de papier, qui crachent sur notre pays, notre drapeau, nos valeurs ou notre culture. Ces gens-là ne sont pas contents ? Ils niquent la France ? Qu’ils dégagent, vite, et ils verront s’ils peuvent se permettre les mêmes propos et le même comportement ailleurs.

                  Mais le danger n’est pas véritablement là, car ceux-là sont apparents, tellement visibles qu’ils servent en fait à cacher les autres, ceux qui aiment notre pays, mais pas avec sa culture et ses valeurs actuelles, bien plutôt pour celles qu’ils veulent nous imposer. La France, pour ceux-là, représente une terre de conquête, un territoire riche et offert qu’ils vont pouvoir raccrocher à la oumma, la communauté islamique mondiale.

                  Ils mènent une véritable lutte de conquête, maniant la takkia (le double langage) avec dextérité, se présentant comme des croyants pacifiques, alors qu’ils suivent à la lettre les consignes de leur « Mein kampf », le Coran. Et ce Coran les invite (ou plutôt leur impose) de convertir le monde à l’islam, rien que ça. Ils n’ont pas pour but de détruire et piller le pays, puisqu’il deviendra le leur. Comme Mahomet épargnant des tribus juives (ce qui ne l’a pas empêché d’en massacrer d’autres) pour qu’elles continuent à travailler les terres (lui aussi avait déjà constaté que ses condisciples étaient allergiques au travail et incapables de gérer seuls quoi que ce soit), nos nouveaux conquérants musulmans avancent dans l’ombre, occupant le terrain, grignotant les fonctions clefs, jusqu’au moment où ils pourront prendre le pouvoir, par le vote, la ruse ou la force, peu importe.

                  La seule solution, la seule issue est de refuser l’islamisation de notre pays, et donc d’interdire l’islam. Qu’on ne nous fasse pas le coup de la tolérance, seuls les collabos y croient, comme ces brochettes de prêtres incultes et d’évèques apostats, qui au lieu de donner des terrains pour y construire des mosquées feraient mieux de se préoccuper du sort des Chrétiens en terre d’islam... Interdire l’islam n’est pas compliqué, il suffit d’appliquer la loi sur les sectes, les lois qui répriment les appels au meurtre ou à la discrimination, ainsi que les lois sur les publications en particulier celle qui protège les mineurs.

                  Le mythe du Coran livre d’amour et d’un islam tolérant est le plus gros complot du siècle ! Un mensonge extraordinaire, qui parvient à perdurer alors qu’il suffit de le lire, d’acquérir quelques notions de base sur l’islam, et de constater par soi-même. Je n’arrive toujours pas à comprendre comment un tel bobard peut exister, c’est tout simplement ahurissant !!!

                  Lutter contre l’islam, demander son interdiction, c’est de la légitime défense. Que l’on soit juif, chrétien, athée, femme, homosexuel, etc. on est une victime désignée aux musulmans. C’est la première fois qu’une civilisation entière est ouvertement, officiellement menacée, et qu’elle ne réagit pas, qu’au contraire elle se soumet sans même résister.

                  L’homme politique qui aura le courage de reprendre ce discours mettra certainement sa vie en péril, mais permettra peut-être de sauver des millions de personnes. Il tient en main les éléments, les arguments moraux et juridiques, il a déjà des troupes prêtes à le suivre et à le soutenir. Et même plus, je suis intimement convaincu qu’il a un boulevard vers le pouvoir politique qui lui permettra d’appliquer son programme. Il sera soutenu par des gens de droite, de gauche, par des gens de toutes confessions, par des intellectuels, par tous les immigrés devenus vraiment Français, et qui seront les premiers à connaître le sort des Harkis si l’islam triomphe... Tout ceci ne se fera pas en un jour, mais il s’agit du combat de la dernière chance...

                  Denis Greslin


                • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:08

                  si la France reste une république laïque, en appliquant les lois concernées, pourquoi y aurait -il problème ?

                  les francs-maçons ne sont-ils pas plus dangereux ?

                  Eux, d’ailleurs, sont déjà bien en place en france comme dans le monde entier ( Bush, Chirac notamment),avec les postes clés qu’ils ont su infiltrer.

                  Cette secte, car c’en est une, est acceptée par tous les mèdias nationaux,infiltrés eux aussi.

                  Le problème, c’est que ces gens là font du copinage, au PS comme à l’UMP. D’où les politiques similaires de dégradation des masses populaires ...depuis 30 ans !

                  Les Elitiste,illuminatis, comme ils aiment à se nommer, sont ennemis du populaire, ils préferent copuler entre-eux !

                  « Car, il faut vous dire, Monsieur, que chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur, on compte » Je pense que ce sont eux les plus dangereux, mais bien entendu, je fais de la paranoïa, il n’y a pas plus de misère en france ou dans le monde depuis 30 ans...


                • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 2 mai 2006 14:23

                  Dangereux, ce type de remarques et ce double amalgame...

                  Oui, il y a des musulmans qui travaillent à Roissy. Tout comme il y a des musulmans qui travaillent dans les aéroports internationaux de Londres, Bruxelles, Francfort... Et comme il n’y a quasiment que des musulmans dans les aéroports internationaux du Caire ou de Ryiad... Faut-il y voir des risques d’attentats islamistes pour autant ??? Il faut être mesuré. Le risque zéro n’existe pas, et s’il est probable que les services de sécurité ait eu à intervenir à Roissy (comme dans n’importe quel autre aéroport) pour déjouer des risques d’attentats, on peut se demander de l’intérêt des raccourcis et des amalgames du vicomte (le fait d’embaucher des musulmans ne signifie pas que Roissy soit une cible ’facile’ pour les terroristes, bienb au contraire), et de l’intérêt de diffuser des documents relatifs à la sécurité nationale (et surtout, la question qui tue : si ces documents sont authentiques, comment ont-ils pu se retrouver dans les mains du vicomte ???).

                  Concernant la franc-maçonnerie, oui, il peut y avoir une méfiance importante dans la mesure où on ne sait que peu de chose de ce groupe de l’ombre, si ce n’est le principe de solidarité qui interdit par exemple en théorie à un juge franc-maçon de mener une enquête sur un autre franc-maçon. Mais faut-il vraiment blâmer entièrement ce que l’on ne connaît pas ???


                • (---.---.23.177) 28 avril 2006 12:34

                  C’est curieux, l’ideologie la plus meurtriere du vingtieme siecle n’est jamais consideree comme extreme ?

                  .


                  • frederic5 (---.---.117.249) 28 avril 2006 13:12

                    Je vais faire un pronostic pour le 2e tour de 2007, on en reparle dans un an. J’ai un peu scénarisé, pour ce ça soit un peu moins sec à lire.

                    Voilà : premier tour, Sarkozy se maintient de justesse au-dessus de 10% (en ce moment, tout le monde est persuadé qu’il va passer, mais c’est parce que chacun pense que les AUTRES vont voter pour lui, et que ça ferait bien plaisir à la presse, chouette un vrai héros sportif, et tout, qui parle comme eux).

                    Le 2e tour se jour entre Ségolène Royal (motif de vote : une femme, ça changera, les idées, on s’en fiche un peu) et José Bové (motif de vote : pour que ça change vraiment, le programme, on s’en fiche un peu).

                    La presse s’esbaudit sur le « séisme », le « choc », génial, de l’info bien chaude ! Alain Duhamel passe immédiatement sur toutes les chaînes et toutes les radios : il l’avait prévu, c’est normal, pas question de lui faire prendre sa retraite. Libé titre « Le Choc », Le monde titre « Le séisme », le Figaro titre : « Le cataclysme », Marianne titre « On vous l’avait bien dit ! », Match titre : « Sarkozy : la douleur », France-Soir Nouvelle Formule titre : « Scandale sexuel à la Mairie de Neuilly ».

                    Sarkozy, vexé comme un pou, annonce publiquement qu’il se retire défintivement de la vie politique et émigre à l’Ile de la Jatte.

                    Résultat : Ségolène passe, et nomme José Bové comme Premier Ministre pour faire l’union nationale, Jack Lang à l’Intérieur (à cause des sondages favorables à ce sympathique cacique), Montebourg aux Finances (pour qu’il se casse la figure) et Fabius aux Droits de Femme (pour l’emmerder). Aux législatives, l’UMP est réduit à 10% des députés, le FN est sorti du jeu comme d’habitude, le parti encore à peu près stable après le PS (30%) et les Verts (15%), c’est l’UDF, 10% (motif : parce que Bayrou, lui, il est honnête).

                    Première mesure : création d’un grand forum citoyen, appelé « La Foire aux Idées », ou tout le monde est appelé à donner son avis sur la marche à suivre. Après deux ans de consultation, on impulsera des vraies réformes, en attendant, on reste dans le « ni-ni », par référence à l’ancêtre Mitterand.

                    Sarkozy revient de l’Ile de la Jatte après 15 jours, et finalement, apès un vaste mouvement de sympathie de ses trois amis proches, il lance un nouveau parti, l’ UNP (Union pour Nicolas Président), destiné à « rassembler les forces de progrès pour une France gagnante ».

                    Juillet 2007 : émeutes en banlieue à Garges-les-Gonesses, 500 voitures flambent en un weekend. Ségolène est en vacances, Jack Lang salue l’initiative dansante et festive des jeunes de la France multiculturelle. José Bové envoie la troupe mater les petits indisciplinés.

                    Après, après avoir radié 0,5% de chômeurs, on lance le « Contrat Nouvelle Donne à l’Embauche Non Discrimnatoire » (CNDEND), qui réduit instanément le taux de chômage de 0.5%. Le gouvernement est fier d’avoir amélioré le sort de la France.

                    Bouygues rachète 45% de France Telecom et 35% de GDF. TF1 titre au 20 h : « La France qui gagne : le privé, c’est bien ». Montebourg assure l’honnêteté et l’objectivité du contrôle de la transaction, bénie par Bruxelles. On s’aperçoit malheureusement qu’il est lui aussi cité dans le dossier Clearstream, mais on l’avait oublié.

                    Après, ils s’engagent dans la guerre en Iran et en Corée du Nord, mais c’est une autre histoire.

                    Il est pas beau, mon « séisme » ?


                    • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 13:22

                      Non seulement il est beau, mais il est surtout extrêmement drôle smiley.

                      J’aimerais voir la tête de ceux qui se sont réjouis un peu trop vite le 21 avril au soir si votre deuxième tour se produisait... Mais, d’un autre côté, j’espère que si on a encore un deuxième tour bidon, le président élu démissionnera pour reconvoquer une élection, parce qu’on a vu le merdier qu’un deuxième tour bidon pouvait provoquer par la suite...


                    • frederic5 (---.---.117.249) 28 avril 2006 14:13

                      Alors là, aucune chance ! Lâcher le pouvoir, quand on a la main sur le manche, et après tous ces efforts pour y parvenir ?

                      En me relisant (merci pour votre compliment, au passage), je me suis rendu compte que ce n’est pas si farfelu que ça, finalement... C’est même crédible !


                    • nantor (---.---.131.113) 28 avril 2006 14:54

                      Enorme !


                    • Kelsaltan (---.---.178.45) 28 avril 2006 15:07

                      Très drôle...


                    • parkway (---.---.18.161) 2 mai 2006 14:19

                      je le trouve très bon !

                      c’est exactement ce qui se passe aujourd’hui : du vent, rien que du vent. On n’attaque pas les vrais problèmes:les politiques muselés par Bruxelles qui suit les directives de l’Organisation Mondiale du Commerce, donc de BUSH.

                      L’OMC prévoit depuis plusieurs années, la rentabilisation des biens ET DES SERVICES (services publics, hopitaux,éducation,...) et nos chers politiques d’obéir, aveuglément (?).

                      Il serait effectivement intéressant de savoir leurs véritables motivations...

                      Ah ! oui ! c’est vrai il y a la mondialisation, inéluctable et obligatoire !

                      Et mon derche ! c’est du poulet ?


                    • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 13:27

                      Le but des politiques, chacun à sa manière, est d’opprimer, de spolier toujours davantage, et de traquer les dernères libertés des exclus de La République, par fidélité au lobby auquel ils ont fait allégeance !


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 14:01

                        M. Milan, vous avez oublié ’sioniste’ dans votre texte...

                        C’est amusant ça, mais vous avez raison : c’est hallucinant le nombre de scientifique qui font allégeance à Einstein ! C’est dingue ! Heureusement que Dieudonné a laissé tomber Elie Semoun, il aurait pu lui aussi finir sioniste... Vous vous rendez compte que, à l’image de scipion, vous ne donnez absolument envie à personne de voter pour celui que vous défendez ????


                      • Daniel Milan (---.---.168.219) 28 avril 2006 14:36

                        Je sais, pour être « quelqu’un de bien » et avoir quelques droits, il faut « bouffer du musulman » à chaque mot et « brouter les autres », à chaque inspiration !!!


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:17

                        Ce que vous me brouter M. Milan, c’est autre chose...

                        Au passage, je conchie ceux Je ne mange ni hallal, ni cachère, et surtout pas karcher smiley


                      • Ludovic Charpentier (---.---.68.98) 28 avril 2006 16:18

                        Pardon : je conchie ceux qui veulent bouffer du musulman comme ceux qui veulent bouffer du juif. Fausse manip est effaçage de phrase smiley


                      • Daniel Milan (---.---.168.12) 28 avril 2006 16:29

                        On t’a jamais appris à rester poli...Tu perds ton sang froid l’ami ! Faut pas ! Bonjour chez toi !

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