Est-il besoin de parler de l'université du PS tant les médias dominants et nos blogueurs zinfluents sont sur le coup ?

L'université d'été du PS est exclusivement un événement médiatique. Certes, nos amis de la socialosphère rétorqueront qu'il y a des ateliers thématiques superhuypervachement intéressants, mais tout le monde sait que l'essentiel est ailleurs !

Ne vous attendez pas à un débat sur la dérive autoritaire de l'Union européenne, sur la remise en cause du principe de la règle d'or, ou encore sur la soumission néo-libérale de la social-démocratie...

L'université d'été du PS est un tour de chauffe médiatique entre les candidats putatifs socialistes à la présidentielle. C'est à qui s'affichera avec tel cumulard ou tel éléphant, revendiquera tel héritage, verra sa petite phrase reprise en boucle par les médias ou sera le plus brillant à l'applaudimètre.

Cette université sera un festival de sondages pour la primaire, de déclarations à l'emporte-pièce contre la droite (qui applique pourtant la même politique que Papandreou ou Zapatero), d'analyses sur l'éventuelle place de DSK et d'émouvants appels à l'unité à gôôôôôche .

Sauf pour les passionnés de cinéma et de people, ou les militants et les sympathisants qui s'illusionnent en vase clos sur l'alternance en 2012, l'Université du PS n'a aucun intérêt.

Aussi, nous suivrons le remue-méninges.

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Pour le Front de gauche, il s'agit de travailler avec des personnes venues d'horizons politiques, associatifs ou professionnels divers comme Monique et Michel Pinçon Charlot, Edwy Plenel, Christophe Faverjon, Maxime Rouquet, François Ruffin, Franck Lepage, Yasmina Mabrouk, Paul Ariès, ou Evelyne Sire-Marin, et bien d'autres... avant de finaliser le programme L'humain d'abord.

A Grenoble, il n'y a pas de politique spectacle, pas de folie sondagière, pas de guerre des égos et de faux-culsseries, et quasiment pas de médias, hormis pour le meeting de dimanche.

L'heure est grave. Il faut rompre avec ce système capitaliste qui n'est plus réformable et qui enfonce le peuple, chaque jour encore plus, dans la régression sociale néo-libérale. Et proposer une véritable alternative politique.

Aussi, entre politique et politique spectacle (PS), notre choix est fait !