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Pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973

Lettre ouverte à Marine Le Pen pour en finir avec la polémique sur la loi Pompidou-Giscard de 1973 et poser les bases réalistes d’une sortie ordonnée et indolore de la zone euro

Marine Le Pen, Jean Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan fustigent aujourd’hui la loi Pompidou de 1973 qui interdit à l’Etat de refinancer ses déficits auprès de la Banque de France. Ils la rendent responsable de l’explosion de la dette publique et préconisent de sortir de la zone euro pour récupérer le droit de battre monnaie.

Les partisans de cette théorie soulèvent un argument et un seul mais il est de taille : le calcul rétrospectif de la dette publique en prenant des taux d’intérêts nuls depuis 1973 aboutit aujourd’hui à une dette quasiment nulle.

Le raisonnement semble imparable. Vous y rajouter une pincée de conspirationnisme – le lien entre la banque Rothschild et Georges Pompidou – une grosse poignée de banksterophobie – un néologisme qui parle de lui-même – et vous avez une théorie séduisante en apparence et convaincante pour un électorat peu familier avec les mécanismes de la monnaie.

Sauf que cette belle theorie n’est soutenue que par une poignée à peine d’économistes qui ne sont d’ailleurs pas des économistes de premier plan. Et pour cause, cette theorie rappelle un peu le paradoxe d’Achille et la Tortue, un raisonnement mathématique sans faille mais totalement déconnecté de la réalité. La mariée n’est-elle pas trop belle ?

Je précise ici pour que les choses soient bien claires que je suis globalement sur la ligne de Marine Le Pen et que je voterai pour elle au printemps prochain, une première après 20 ans d’abstention. Je suis convaincue que l’aventure européenne a un objectif caché celui de détruire la démocratie et j’estime que la nomenklatura de Bruxelles n’est qu’un avatar du politburo de l’ex URSS. Pour couronner le tout je sais parfaitement ce dont les banques sont capables afin d’assouvir leur cupidité pour avoir moi-même été un banquier pendant près de 15 ans.

C’est donc à la fois en tant que professionnel de la finance et sympathisant que je m’adresse ici au candidat de la droite nationale pour la mettre en garde :
Marine Le Pen !, vos prises de position sur la loi Pompidou de 1973 sont une erreur et vos adversaires vous guettent sur ce terrain, je crains que si vous vous entêtez, vous y perdiez en crédibilité et aussi le potentiel de voix qui fera la différence en vue de la qualification pour le second tour.

Je m’explique :

Je ne conteste pas le calcul mais seulement les conclusions que vous en tirez.

1/ Le calcul en question suppose que tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie. Or ceci n’a pas d’exemple dans le monde et pour une excellente raison : une telle création monétaire serait extrêmement inflationniste avec les conséquences que vous savez sur le pouvoir d’achat et la stabilité de la monnaie. Le refinancement par la Banque Centrale n’a jamais été autre chose qu’une ressource occasionnelle, d’ailleurs bien avant 1973 il existait des emprunts d’Etat.

2/ Dire que du fait de la loi Pompidou ce sont les banques qui refinancent la dette publique est faux. D’une part moins de la moitié de la dette publique est détenue par les banques en nom propre mais surtout c’est un phénomène qui ne date que depuis le milieu des années 80 soit plus de 10 ans après la loi incriminée. En effet, jusqu'à cette époque les banques s’étaient toujours efforcées de placer les emprunts d’Etat auprès de leurs clients : particuliers, caisses de retraite, compagnies d’assurances et OPCVM.

Ce qu’il faut bien garder à l’esprit, c’est que sous l’empire de la loi Pompidou nous sommes dans un schéma sans création monétaire donc non inflationniste où les banques mais aussi d’autres réseaux comme celui des PTT jouent le rôle de courroie de transmission entre l’offre et la demande d’épargne. Que l’Etat paye un intérêt sur des emprunts lorsque les bénéficiaires de ces intérêts sont des ménages pour qui ils représentent un revenu supplémentaire n’a rien de choquant vous en conviendrez.

3/ La Loi Pompidou impose une discipline budgétaire au gouvernement. Faut-il s’en plaindre ? Avec un crédit illimité et gratuit auprès de la Banque de France que pensez vous qu’un gouvernement serait tenté de faire l’année précédent une échéance électorale importante ?

4/ Pourquoi la dette publique a-t-elle dérapé ? Croyez-moi cela n’a rien à voir avec la loi Pompidou. Tout ce joue 10 ans après au milieu des années 80, en deux temps.

Faisons un petit retour en arrière. Jusqu’en 1981 les déficits publics sont des déficits conjoncturels, l’optimum budgétaire est l’équilibre et R. Barre y parvient presque en 1980 malgré le deuxième choc pétrolier. Un effort qui coûtera la réélection de son mentor. De 1981 à 1986 les déficits publics sont volontaristes. La Gauche espère relancer la croissance à travers le déficit budgétaire, l’échec est cuisant. A partir de 1985 les déficits sont structurels car l’équilibre devient inaccessible, la gauche au pouvoir est dépensière, la droite est tétanisée par le souvenir de la défaite de Giscard. Par-dessus le marché, la politique suicidaire du franc fort liée à l’euro – déjà – provoque à la fois la hausse des taux et le repli de la croissance un cocktail mortel pour la dette publique. L’optimum budgétaire n’est bien sûr plus l’équilibre, simplement la stabilité du ratio dette publique/Pib ce qui normalise les déficits. Hélas, en période de récession la dette se creuse brutalement mais lorsque la conjoncture est meilleure les cagnottes sont dépensées à des fins électoralistes.

L’incurie des dirigeants socialistes aurait du trouver un frein naturel dans l’épuisement de l’épargne disponible, c’était le sens de la loi Pompidou. Bien au contraire, elle trouve un catalyseur dans la dérégulation financière du milieu des années 80. C’est ici qu’il faut chercher la cause principale de la grande dérive des dettes publiques dans presque tout le monde occidental

5/ Avant 1985, le marché secondaire de la dette publique était très étroit et dans leur grande majorité les investisseurs conservaient les titres de créance sur l’Etat tout au long de la vie de l’emprunt. Il n’était donc pas aisé pour l’Etat de s’endetter au pied levé. Mais tout va changer avec la grande révolution des marchés financiers à l’instigation des ultra-libéraux R.Reagan et M.Thatcher et des banques de la City et de Wall Street.

La création d’un marché à terme de la dette de l’Etat et l’abandon des emprunts individualisés remplacés par des souches périodiquement abondées va transformer de fond en comble les conditions de refinancement de l’Etat. Car pour la première fois le négoce de la dette publique va devenir pour les banques une source de profits réguliers. Pour l’Etat qui ne demandait pas mieux c’est l’assurance de pouvoir émettre du papier à volonté.

Pourquoi un tel engouement pour la dette d’un pays comme la France ? Au moins deux raisons. D’abord le rating AAA qui va attirer les capitaux étrangers, pétrodollars et les gigantesques réserves de changes des dragons asiatiques, et aussi les fonds de pension anglo-saxons. La dérégulation des marchés financiers permet le recyclage des capitaux au niveau planétaire et met en évidence les grands déséquilibres nés de la mondialisation.

Ensuite et surtout la garantie de pouvoir revendre sur le marché secondaire à tout moment des titres de créances sur 2 5 10 voire 30 ans va offrir aux investisseurs et aux banques de nombreuses opportunités d’arbitrage. La grande révolution c’est cette asymétrie entre l’Etat qui s’endette jusqu’à 30 ans et l’investisseur qui est souvent un spéculateur sur le très court terme.

La monétisation de la dette que la loi Pompidou voulait éviter a été en quelque sorte restaurée dix ans plus tard par une voie détournée, les banques commerciales.

La loi Pompidou une loi conçue pour contraindre les gouvernements à plus de discipline budgétaire ne peut pas être rendue responsable de l’effet contraire.

Faut-il encore rappeler que les USA et le Japon qui n’ont pas d’équivalent de la loi Pompidou sont parmi les pays les plus endettés de la planète et qu’inversement la Suisse et la Norvège états peu endettés disposent d’une loi similaire.

Cet éclairage nouveau a propos de la loi Pompidou doit-il avoir des effets sur la politique que préconise Marine Le Pen sur l’euro ?

Cette question mériterait un long développement, mais voici les idées fortes :

Sortir de l’euro est un impératif qui se justifie pour moult raisons dont reprendre le contrôle de la politique monétaire, une expression plus large que la création monétaire. Revenir sur la loi Pompidou pourquoi pas ? Apres tout se donner la possibilité de recourir occasionnellement aux avances de la Banque de France ne signifie pas nécessairement y avoir recours systématiquement. Mais faire de cette loi le bouc émissaire de la crise des finances publiques est injuste et faux.

A la question lancinante sur la dette existante libellée en euros, répondre par l’abolition de la Loi Pompidou et le droit retrouvé de battre monnaie est une énormité car je rappelle cette évidence, il est impossible de refinancer une dette en euros en faisant fonctionner une planche à billets en francs Heureusement il existe d’autres solutions.

Si Marine Le Pen arrive au pouvoir ce que je souhaite, dans les premiers mois de son directoire l’euro sera son meilleur allié car il jouera le rôle d’un abri contre la spéculation de l’étranger. L’erreur à ne pas commettre est de précipiter le retour au Franc, de toute façon la zone euro ne devrait pas survivre à la sortie de la France ce qui implique qu’une disparition concertée de la monnaie unique semble être la seule option pour revenir au franc.

Contrairement ce que clament les adversaires politiques de Marine Le Pen le mécanisme qui permettrait de sortir de l’euro de manière indolore existe, je pourrais m’en expliquer ultérieurement.

Je ne voudrais pas conclure mon intervention sans glisser à Marine Le Pen une piste d’investigation qui a mon avis est d’un intérêt bien supérieur à celle de la loi Pompidou.

Il est un calcul rétrospectif beaucoup plus intéressant que celui de la dette à taux nuls. C’est le prix de l’immobilier aujourd’hui s’il avait suivi l’inflation au cours des X dernières années. Le quotidien la Tribune s’est livré à cet exercice et les résultats sont affolants.

Imaginons maintenant un immobilier décoté de 50% voire 70% par rapport à sa valeur actuelle, examinons cette hypothèse en termes de pouvoir d’achat des ménages et de compétitivité des entreprises tout en prenant en compte le manque à gagner pour les notaires et les professionnels de l’immobilier puis tirons-en les conclusions.

Utopie ?

Non ! C’est en fait très simple. Il suffit de taxer à 100% les plus values immobilières après un abattement égal à l’inflation.

Ça vaut la peine d’y réfléchir n’est-ce pas ?

Borowic




par borowic vendredi 4 novembre 2011 - 139 réactions
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  • Par Bovinus (---.---.---.65) 4 novembre 2011 12:42
    Bovinus

    Tout cela n’est qu’escroquerie intellectuelle et désinformation.

    Parler de la loi de 1973 en prenant bien soin d’ « oublier » de mentionner l’indexation, supprimée 10 ans plus tard est déjà assez malhonnête en soi. Si il est indiscutable que dans un système où l’État se prête à lui-même l’inflation est supérieure à ce qu’elle est dans le système actuel, ceux qui en pâtissent le plus sont les gros détenteurs de capitaux. L’indexation protégeait sans aucun souci les smicards et les classes moyennes, tandis qu’elle attaquait le pouvoir d’achat des minorités fortunées. Autrement dit, un tel système était favorable au plus grand nombre.

    Or, qu’avons-nous aujourd’hui ? Une économie réelle (celle où des gens travaillent réellement pour produire des biens ou services réels) en manque de masse monétaire, ce qui provoque un chômage injustifiable et intolérable. En contrepartie nos chers capitalistes sont à l’abri de ce fléau redoutable qu’est l’inflation et peuvent spéculer tranquilles (au lieu par exemple d’investir dans l’économie réelle du pays). Et une dette publique qui à force d’intérêts est devenue odieuse.

    Ça c’était pour le point 1. Le point 2 est carrément mensonger : en gros vous êtes en train d’essayer de nous dire que ce ne sont pas les méchantes banques qui prêtent à l’État, mais de gentils ménages épargnants, autant dire que vous nous appelez à croire au Père Noël. Ce n’est pas ainsi que ça marche et vous le savez très bien. Ce que vous appelez « épargnants » ce sont en réalité des fonds de pension anglo-saxons, de très gros spéculateurs indépendants (genre Soros), des États tiers (genre Japon, Chine, Arabie Saoudite), des hedge funds ou même des entreprises (genre compagnies d’assurance). Rien que du très catholique. Ce qui rend notre État vulnérable aux pressions extérieures et aux manipulations de toute sorte, tout en grevant le poids de la dette du poids des intérêts. Pourvu que l’un de ces créanciers n’aille pas se plaindre auprès d’une agence de notation genre Fitch ou S&P qui nous ferait perdre notre triple A, évènement dont les conséquences nous sont maintenant bien connues. N’est-ce pas, monsieur l’expert ?

    Le point 3, au sujet de la « discipline budgétaire », équivaut à poser comme un axiome que les hommes d’État ne sont que des imbéciles incompétents auxquels il convient d’imposer bon gré mal gré de la « discipline budgétaire ». Du grand n’importe quoi que seul un imbécile total pourrait gober, ou peut-être un enfant de 3 ans. Ce que j’ai dit plus haut en réponse à vos points 1 et 2 démontre largement à qui une loi de ce type profite en vérité : à tous ceux qui ont énormément de capital. En réalité, imposer une quelconque « discipline budgétaire » à l’État, c’est le priver de marge de manœuvre. C’est comme si sur une automobile on bloquait l’accélérateur. Et pour effectuer un dépassement ou monter une cote on fait comment, Einstein ?

    Le point 4 n’est que verbiage technocratique rempli de jargon pour faire genre « je maîtrise trop », apparemment destiné à fustiger la gauche, mais qui n’explique rien en substance. Pour faire simple, l’économie occidentale était un peu en crise à ce moment-là pour des tas de raisons (fin du dollar-or, deux chocs pétroliers, récession américaine, etc), et Reagan avec sa copine Thatcher n’ont rien trouvé de mieux que de faire sauter toutes les barrières à la spéculation planétaire et d’inonder le monde entier de dollars de papier. C’est à cette époque-là que le néo-libéralisme ou l’ultra-libéralisme s’est vraiment déchaîné.

    Si l’auteur dit vrai quelque part ce n’est que lorsque il avertit que restaurer l’ancien système monétaire pré-1973 ne résoudra pas nos problèmes. Le fond de l’article est donc juste : Mme Le Pen et ses autres collègues NDA ou Mélenchon sont des une bille en économie et ne font qu’ânonner à qui mieux mieux des slogans électoralistes qui ne seraient de toute façon pas tenus si ils étaient élus (ce qui ne se produira de toute façon pas).

    Pour avoir vraiment un résultat tangible, il faut être beaucoup plus réaliste et radical. Suit ci-après un programme simple en six points qui, au moins, fonctionnerait.

    1. Sortie unilatérale et rapide de l’UE et donc de la zone euro. Cela aura probablement pour effet - comme le dit l’auteur, rendons-lui justice sur ce point - de désintégrer les dites institutions et entraînera automatiquement une revalorisation (certainement négative) des actifs et passifs libellés en euros.

    2. Moratoire temporaire sur les intérêts de la dette. Les conséquences, là encore, seront violentes et risquent de ne pas plaire à tout le monde.

    3. Mise en place immédiate de barrières tarifaires et douanières élevées (cela s’appelle le protectionnisme), et de contrôles à l’entrée et la sortie des capitaux. Il est possible que pour éviter l’effondrement et les paniques bancaires, les sorties dussent être bloquées pour un temps (ce qui équivaut à une presque nationalisation sans en être une).

    4. Nationalisation immédiate des institutions de la monnaie et des grandes banques du pays (probablement de toute façon déficitaires). Il convient également de procéder à la nationalisation des bourses (hé oui, beaucoup ne le savent pas, mais la bourse de Paris appartient à une entreprise américaine, si je ne me trompe, le NYSE). Et, création d’une banque nationale de crédit et d’investissement. Des réformes financières et fiscales sont à prévoir, mais cela peut être fait dans un deuxième temps.

    5. Mise en place d’accords d’échange bilatéraux avec les grands partenaires habituels de la France, et tous les pays francophones (ce qui aura le mérite de redonner un peu de contenu à Organisation Internationale, moribonde, de la Francophonie).

    6. Nationalisation des grandes entreprises stratégiques d’État (par exemple, à 51%) comme Areva, SNCF, Orange, la Poste, etc. Également, réinvestissement des campagnes, qu’il convient de repeupler en ignorant les quotas et en arrêtant d’acheter des tomates en Espagne. En même temps, lancement d’un vaste programme d’industrialisation, de construction ou de rénovation d’infrastructures ainsi que de réarmement. Il va de soi qu’avec un tel programme, les mécontents seront nombreux ; avoir quelques canons supplémentaires de son côté calmera leurs ardeurs.

    L’effet serait très rapide et très tangible, mais pour proposer un tel programme, il faut avoir des couilles. C’est, à notre époque de femmelettes et de gays, une denrée devenue introuvable.

  • Par kev46 (---.---.---.242) 4 novembre 2011 09:51
    kev46

    Vous dites que l’argent qui est prété à l’état n’est pas issue de la création monétaire mais de l’épargne des gens via les fonds de pensions et assurances vie (les 2/3 étant étrangers) est vrai.

    Mais cela fait autant d’épargne en moins à préter au reste de l’économie (PME, ménages) que les banques vont compenser par la création monétaire. C’est logique. La masse monétaire augmente bien de 10% par an dans les zones euro et dollar. Je n’invente rien.

    Les établissement financiers pourrait très bien inverser cela. L’épargne pour les PME/ménage et la création monétaire pour ce qui ne peut donc être couvert par cette épargne (donc prêt aux état mais également au restes des PME/ménages ...).

    Prêter aux états par la création monétaire peut donc ne pas être plus inflationniste qu’à l’heure actuelle.

    Dans ce cas là, on peut donc demander à la banque centrale de prêter directement aux états sans intérêts (au lieu de passer par une banque commerciale). N’ayant plus à rembourser de nouveaux intérêts, il y aura même donc moins d’argent à créer (donc potentiellement moins d’inflation). Pour éviter tout abus, il faut que la banque centrale reste indépendante et s’interdisent de prêter aux états plus de 3% du PIB par an, sans jamais dépasser une dette de 60% (on peut même lui interdire de monétiser les frais de fonctionnement, seulement les investissements). Les règles de maastricht peuvent donc même être respectées.

    En ce qui concerne la norvège -> Rente pétrolière, la suisse -> entrèes de capitaux étrangers opaque en masse (même s’ils ne payent que peu d’impôt, ca en fait beaucoup à la fin).

    Pour ce qui est de la sortie de l’euro. Pourquoi ne pas garder l’euro comme monnaie commune interbancaire. Cela protège les monnaies nationales au sein de la zone euro des spéculation avec des taux de changes négociées. L’euro garderait de plus tout son intérêt à l’internationale.

    Pour ce qui est de la dette libéllée en euro c’est faux. La BCE ne gère aucune liquidité. Ce sont les banques centrales nationales. Tous l’argent prêté à la France doit au préalable attérir sur les comptes d’un primary dealer (banques francaises tel BNP ou filiale de banques étrangères en france tel HSBC France) possèdant un compte à la banque de France qui va ensuite prêter cet argent au trèsor public. La dette de la France est donc JURIDIQUEMENT libéllé dans la devise de la banque de france actuellement « euro banque de france » si l’on peut dire. Un retour au franc entrainerait donc une conversion de cette dette légalement en franc.

    Voila pourquoi je ne suis pas d’accord avec votre article. J’attends vos réactions.

  • Par kev46 (---.---.---.242) 4 novembre 2011 11:32
    kev46

    La création monétaire est toujours inflationniste. OUI c’est logique. Mais avez vous conscience qu’il n’y pas création monétaire uniquement quand l’état emprunte à la banque centrale. Tous les jours il y a création monétaire (supérieure à la destruction monétaire) par les banques commerciales.

    L’inflation de 4-5% est elle atroce ? Le serait elle si elle permet d’avoir une bonne protection sociale et de bon services publics (à moins que vous gagniez suffisamment bien votre vie pour accepter de vous faire ponctionner par le système actuel de plus en plus privatisé ?)

    Ne me dîtes pas que j’ai tort, mais dîtes moi en quoi notre dette est libellé ? En euro-allemand ?
    La BCE ne gère aucune liquidité. Et chaque banque centrale à encore son propre bilan.

    Et expliquer moi alors le rôle des primary dealer (intermédiaires entre l’agence franque trésor et le marché obligataire, qui facturent à l’état leur service) qui sont des banques enregistrée à la banque de france.

  • Par sisyphe (---.---.---.90) 4 novembre 2011 15:41
    sisyphe

    Un vrai article d’ancien bankster ; empli de mensonges, de contre-vérités, avec de gros morceaux de libéralisme dedans. 


    je cite : 

    1/ Le calcul en question suppose que tous les déficits publics sont systématiquement refinancés par la création de monnaie. Or ceci n’a pas d’exemple dans le monde et pour une excellente raison : une telle création monétaire serait extrêmement inflationniste avec les conséquences que vous savez sur le pouvoir d’achat et la stabilité de la monnaie. Le refinancement par la Banque Centrale n’a jamais été autre chose qu’une ressource occasionnelle, d’ailleurs bien avant 1973 il existait des emprunts d’Etat.

    C’est exactement ce qui se passait jusqu’en 1973, sans une « extrême inflation ». 

    Le spectre de l’inflation est toujours celui agité par les libéraux, alors que chacun sait que, avec une indexation des salaires , l’inflation ne menace que les revenus dormants, les capitaux, et, qu’en revanche, elle allège le poids de la dette. Une inflation raisonnable est donc tout bénéfice pour la très grande majorité des citoyens. 

    2/ Dire que du fait de la loi Pompidou ce sont les banques qui refinancent la dette publique est faux. D’une part moins de la moitié de la dette publique est détenue par les banques en nom propre mais surtout c’est un phénomène qui ne date que depuis le milieu des années 80 soit plus de 10 ans après la loi incriminée. 

    Totalement FAUX ; la dette des états ; et notamment de l’état français commence précisément en 1974 ; c’est à dire l’année qui suit la loi scélérate Giscard-Pompidou. 

    Par ailleurs, si la moitié seulement de la dette est détenue par les banques, l’autre moitié l’est par des organismes financiers ; assurances, hedge funds, spéculateurs ; bref les usuriers habituels. 

    La dette des états est une dette totalement ILLÉGITIME ; créée de toutes pièces par les banquiers PRIVES ; à la suite de cette loi scélérate, entérinée, depuis ;

     1) par les Accords de la Jamaique en 1976, au niveau mondial

     2) par tous les traités européens depuis Maastricht

    tout ceci faisant suite à l’abandon de la parité or-dollar de Nixon en 1971. suivi des changes flottants...

    Le systéme de création monétaire, autrefois détenu par les Banques centrales, leur a été volé au profit des banques privées, mettant, de fait, les Etats sous l’entière dépendance des banques, organismes financiers, marchés et spéculateurs (sauf en Grande-Bretagne, aux USA, où la Banque Centrale continue à faire fonctionner la planche à billets, sans que l’on ait constaté, pour autant, une énorme « inflation », et en Chine, où tout le secteur monétaire et financier est entièrement sous le contrôle de l’état ; ce qui permet, précisément à la Chine, non seulement de ne pas avoir de dette, mais d’avoir, au contraire, un excédent financier, qui la met aujourd’hui en position de dominer et de racheter le monde). 

    Cet article est un total enfumage ; la seule solution pour stopper cette suite de crises systémiques, qui mettent les citoyens du monde à genoux, au profit d’une mafia d’usuriers, étant, bien évidemment, une réforme monétaire, qui annule les dettes des états, redonne aux états la possibilité d’emprunter aux banques centrales SANS INTÉRÊT, qui empêche aux banques privées toute création monétaire, qui supprime les paradis fiscaux, et interdise la spéculation sur les états, les matières premières, les biens nécessaires à la vie. 

    Halte à la dictature des mafias financières ; abrogation de la loi de 1973 et de toutes les lois européennes qui l’ont entérinée, REFORME MONÉTAIRE. 

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