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Accueil du site > Actualités > Politique > Pour qui roulent les politiques ?

Pour qui roulent les politiques ?

Cela faisait quelques jours que je voulais écrire un papier sur la crise financière. La tension montait, les bourses chutaient, les résultats des fameux stress-tests allaient tomber, et des réunions importantes allaient se tenir… enfin des réponses, espérai-je secrètement, et après nous serons à quoi nous en tenir… et puis il y a eu le “pré-accord” entre l'Allemagne et la France d'abord, et ensuite la conférence de presse accordée par monsieur Sarkozy : les bourses remontaient, la Grèce allait être sauvée, tout le monde allait mettre la main à la pâte, enfin tout était arrangé.

Et puis aujourd'hui les commentaires sont plus mitigés. Quelques uns soupçonnent une entourloupe, d'autres y voient un compromis honorable, et certains le moyen de gagner du temps. Personne cependant ne croit réellement que la situation se soit arrangée outre mesure, car en définitive le problème structurel du système financier n'est pas réglé : l'Europe court droit à la récession généralisée, tandis que les principaux responsables de celle-ci s'en sortent plutôt bien.

Que conclure de tout ceci ?

Je ne vais pas commencer à décortiquer les annonces faites ni les chiffres promis, mais juste me contenter de rappeler ce qui ressort clairement de ce “sauvetage”assuré à la dernière minute : les Etats paieront, une fois encore, tandis que les plus grands organismes financiers n'y seront pas contraints. Comme si, une nouvelle fois, on avait sacrifié la justice sociale à la puissance de l'argent, et que le pouvoir politique avait cédé devant le chantage du pouvoir financier.

Comment est-ce possible ?

Il semblerait que les tergiversations européennes sur la conduite à tenir en cas de déclassement de la dette grecque n'étaient en réalité qu'une sorte de bluff destiné à opposer aux banques (qui ne veulent pas payer) la possibilité d'une explosion de la “zone euro” à travers le “lâchage” de la Grèce. Les bourses ont chuté, les notes de plusieurs pays ont baissé simultanément, et ceux qui ressemblent maintenant à deux camps opposés se sont précipité pour régler l'affaire : les politiques poussés par la réalité économique et sociale de leur Etat ne veulent pas risquer de mécontenter encore un peu plus un peuple déjà largement mis à contribution, tandis que les banques menacent de laisser s'écrouler l'Europe si elle ne leur permet pas d'assurer en son sein les bénéfices qu'elles désirent obtenir.

Tout ceci ne s'explique qu'à travers le prisme du “retournement du capitalisme“, retournement dont il faut comprendre les mécanismes pour éclairer les enjeux actuels. Le pouvoir financier a besoin, pour faire fructifier ses avoirs, d'une certaine stabilité économique et sociale, et ne se soucie guère de la manière dont elle est obtenue. Si la Chine ou la Libye veulent faire des affaires, il lui importe peu que leur régime soit démocratique, ou pas.

Or il devient peu à peu plus intéressant pour le monde financier de traiter avec ceux qu'on appelle les pays “émergents” qu'avec ceux dits “développés”, ces derniers voyant leur potentiel de croissance nettement inférieur à celui des premiers…

Mais le pouvoir politique a besoin du pouvoir financier pour pouvoir continuer d'une part à se maintenir au sein des “grands” de ce monde, et d'une autre pour faire repartir une croissance que leurs ressources naturelles ne leur permettent pas seules. C'est ce “retournement” qui se trouve en fait être à la base de ce qui se trouve être une crise certes mondiale, mais une crise du monde des “pays riches” : l'Asie, l'Amérique latine et l'Afrique ne semblent pas être si durement touchées (du moins par les problèmes de la dette).

Ce retournement est également à l'origine du déséquilibre qui a modifié les rapports entre le pouvoir politique et le pouvoir financier : autrefois interdépendants, ces deux mondes s'écartent peu à peu car leurs intérêts divergent de plus en plus : alors que le pouvoir politique est jugé sur des résultats concrets, visibles, physiques, sanctionné par des élections et dépendant de l'argent pour faire campagne, il doit faire face aux remontrances continuelles d'un peuple qu'on prend de plus en plus ouvertement pour un imbécile. En face, le pouvoir financier préférerait sans doute voir un peuple plus docile sous la coupe d'un pouvoir politique plus ferme, car la stabilité est en économie une source de confiance, de faibles coûts de crédits… et de bonnes notes de la part des agences chargée de les donner.

Ce qui place les gouvernants dans une situation plus qu'inconfortable : pris entre deux feux (le peuple qui désire plus de justice sociale et le pouvoir financier qui exige plus de rentabilité), ceux qui dirigent depuis plusieurs siècles la marche du monde ont donc dû faire un choix  : celui des financiers, ou bien celui des peuples- et il semblerait que c'est bien le premier qui a été retenu.

Les gouvernants feront donc croire aux peuples que les mesures prises sont les seules capables de résoudre la crise, sachant pertinemment qu'elle se creusera encore d'ici à peu… (après les élections de 2012 ?) Cette crise va engendrer la disparition progressive de l'Etat social au profit de l'union proposée à cette occasion, union qui se fera autour du “couple” franco-allemand, et au détriment de la démocratie. En se soumettant aux volontés du pouvoir financier, le pouvoir politique espère ainsi créer les conditions d'une véritable révolution qui sera résolue par la fin de la démocratie. En laissant le champ libre aux banques et en faisant porter tout le poids de la crise aux citoyens, les politiques tentent une dernière fois de “profiter” (enfin comme dirait monsieur Sarkozy de “saisir l'occasion”) de ce qu'il leur reste de puissance pour mettre en place cette “gouvernance économique” dont ils disent aujourd'hui tout haut le nom (dixit Nicolas Sarkozy)… au détriment du peuple.

En choisissant de faire porter le poids de la crise aux peuples plutôt qu'aux banques, les gouvernants actuels ont exprimé leur soumission au pouvoir financier plutôt qu'aux désirs des peuples, marquant ainsi le mépris qu'ils entretiennent à leur égard. En préférant satisfaire les intérêts financiers plutôt que ceux du peuple, ils ont fait un choix clair et définitif. Cette gouvernance économique censée protéger l'Europe ne sera en réalité que le moyen de stabiliser la zone euro, pour le plus grand profit de financiers qui, autrement, sont prêts à déserter cette zone pour aller faire de l'argent ailleurs. Même si cette stabilisation se fait au prix de la disparition de la démocratie et de la justice sociale, les gouvernants voudront toujours sauver leur enviable position au sein du concert des nations, et n'hésiteront sans doute pas à faire appel ensuite au meilleur cocktail qui soit pour faire revenir la croissance et asseoir à nouveau leur domination : la guerre.

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr


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42 réactions à cet article    


  • bernard bernard 23 juillet 2011 13:41

    « Comme si, une nouvelle fois, on avait sacrifié la justice sociale à la puissance de l’argent, et que le pouvoir politique avait cédé devant le chantage du pouvoir financier. »

    ♫♪♫ comme d’habitude ! ♫♪


    • Dubitatif 23 juillet 2011 14:14

      Si les politiques avaient réellement tenu à leur pouvoir politique, ils auraient choisis d’accomplir la mission pour laquelle ils sont élus : protéger l’intérêt général et être au service des citoyens, et pour l’instant ils ont encore les instruments légaux pour le faire.

      Mais ils ont préférés privilégiés leur porte-monnaie et leur petite personne, ce qui en passant est un acte de trahison, ils accomplissent la mission inverse de celle pour laquelle ils sont mandatés.
      Désolé de dire çà, mais ce sont tous des traître envers les citoyens.



      • POUR LEURS AMIS LES RICHES QUI SPONSORISENT LEURS PARTIS...L ’ UM.......PS

        QUAND ILS SONT AVOCATS D AFFAIRES OU GERANTS DE SCI .....POUR EUX...CORROMPUS...EN ETERNEL CONFLIT D INTERET


        1 ELU POUR 100 HB EN FRANCE...1 POUR 1000 AUX USA...NOUS EN AVONS 540000 DE TROP.....................cela nous coute tres cher...degageons les...


      • Croa Croa 25 juillet 2011 22:10

        Tu te trompes complètement...  smiley

        Les politiques tiennent à leur pouvoir et accomplissent bien la mission pour laquelle ils sont élus... Laquelle n’est pas vraiment celle d’être au service des sujets !  Sujets que toi-même prend pour des « citoyens », ce qu’ils ne sont qu’en apparence car parfaitement manipulés par les détenteurs des médias, c’est à dire des instruments primaires du pouvoir, et non pas les urnes lesquelles ne servent que de relais au pré-cité et accessoirement de caution « démocratique » !

        Sarkosi sait bien, par exemple, que s’il avait écouté les manifestants réclamant dernièrement le retrait de sa « réforme » des retraites, il serait politiquement fini !

        Par ailleurs c’est aussi l’oligarchie qui principalement financent ces messieurs et leurs partis, normal qu’ils leur soient fidèles !


      • Eusèbe 24 juillet 2011 00:31

        Mélenchon également.
        Et il doit y en avoir d’autres qui n’en pensent pas moins...


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 24 juillet 2011 18:32

        @ 1fred


         Bien sûr. Comme vous le dites, nous le savons. Il ne s’agit que de ne pas l’oublier. Mais quelle est la solution ?


         PJCA

      • suumcuique suumcuique 23 juillet 2011 15:00

        Une enquête très documentée et très pointue sur ceux qui sont tapis dans l’ombre des larbins de la haute finance que sont les politicards, avec, entre autres, une mise en lumière des racines occultes du FMI et du rôle de la CIA ou, plus exactement, d’un organisme très peu connu lié à la CIA, l’ESF, dans la crise financière (en anglais) :

        http://www.marketskeptics.com/2011/06/the-esf-and-its-history.html


        • voxagora voxagora 23 juillet 2011 15:19

          .

          Très intéressant, ce qu’on trouve sur Google en cherchant autour de l’ESF,
          le FONDS DE STABILISATION DES OPERATIONS DE FINANCE, et ses liens avec la CIA.


        • arobase 23 juillet 2011 15:20

           bonjour 

          en 1968, le peuple est descendu dans la rue. 1 mois de grève générale.
          alors au lieux de se lamenter en permanence et d’accepter passivement l’inacceptable.

          les grecs en ont.
           pas nous.

          • arobase 23 juillet 2011 18:35

            je ne sais pas où vous avez vécu, mais en matière de déclin, je me souviens que mon salaire a été augmenté d’un coup de presque 40% grâce aux accords de grenelle.


             degaulle lui fonçait en Allemagne appeler au secours ses parachutistes.

            . c’est à ce moment là que le pays qui vivait au moyen âge a décollé véritablement vers le plein emploi. c’est ensuite la droite, revenue au pouvoir après miterrand qui a commencé à arroser les riches et puissants, pour finir par ruiner le pays et les gens qui travaillent

            alors cohn bendit et autres étudiants, ce ne sont pas eux qui ont fait le mouvement. pas plus que de s’occuper des USA ou de problèmes existentiels, c’est le peuple et tous les travailleurs qui étaient en grève et dans la rue et eux n’obéissaient pas aux mots d’ordre d’étudiants..

          • arobase 23 juillet 2011 18:36

            rien que le mot juif que vous utilisez disqualifie totalement votre propos.


          • rastapopulo rastapopulo 24 juillet 2011 16:49

            Les 30 glorieuses existe dans votre monde ?

            La financiarisation, le mythe de la post-industrie, la haine du concept de nations (comme par hasard seul rempart à l’impérialisme !!!),... commence avec 68.

            Soit la plus grande supercherie pour éliminer les seules moyens de résistances à un contrôle mondial.


          • Augustule Augustule 25 juillet 2011 19:47

            A part plus de libéralisme, je ne vois pas ce que mai 68 nous a apporté de bon !


          • LE CHAT LE CHAT 23 juillet 2011 15:21

            ils bossent pour monsieur Sylvestre ! smiley


            • Antoine Diederick 23 juillet 2011 18:50

              Sylvestre, c’est le nom de mon chien et il louche en plus, bigleux le clebs !


            • Xenomorph Xenomorph 23 juillet 2011 16:04

              Ils bossent pour un déesse au nom d’Isis et pour un méchant monsieur avec des cornes...


              • Antoine Diederick 23 juillet 2011 18:49

                euh, oui d’ici deux à cinq ans, ils auront pris retraite.....donc nous allons avoir des dirigeants avec d’autre profils de culture politique....et là c’est l’inconnue...


              • latortue latortue 24 juillet 2011 11:32

                salut marc toutes ces gesticulations ne suffirons pas

                L’agence de notation franco-américaine Fitch Ratings a annoncé vendredi qu’elle allait placer en défaut partiel la dette de la Grèce au lendemain d’un nouveau plan d’aide européen de près de 160 milliards de dollars, destiné à sauver Athènes de la banqueroute.

                L’agence, qui juge « important » et positif" l’accord conclu par les pays de la zone euro pour contenir la crise de la dette secouant l’Union monétaire, précise qu’Athènes fera défaut sur ses anciennes obligations, selon ses critères.
                http://www.romandie.com/news/n/DETTEL_agence_Fitch_va_placer_la_dette_de_la _Grece_en_defaut_partiel_dev220720111707.asp


              • HELIOS HELIOS 24 juillet 2011 12:22

                vous vous trompez, malgré le mecanisme electif qui laisse a priori le choix aux peuples de designer leurs dirigeants, dans la realité ce n’est pas le cas, et c’est pour cela que les groupes de presse, les faiseurs d’opinions divers sont là... et que les lois pour brider internet ou toute autres sortes de communications non maitrisée sont en train de se mettre en place partout !

                Donc, aujourd’hui, tous les dirigeants actuels savent deja qui va les remplacer. peut etre pas avec certitude car il reste une petit evantail de candidats tous identiques, car ce n’est pas l’homme qui est choisi.

                Pourquoi croyez vous qu’il existe des « Valls », espece de trou du cul sans interet, qui va aux reunions de Bilderberg ? Je ne sais pas s’il a reussi son(ses) examens de passage, mais c’est certainement un futur haut dignitaire de la gouvernance mondiale qu’elle soit formelle ou informelle. peu importe non plus ses propres competences, ce n’est pas lui qui prendra les decisions, ils se contentera de perorer devant une foret de micros les options que ses maitres lui auront imposées.

                car vous le savez, quel que soit le parti, exactement comme au foot, un joueur se trouve dans une equipe un jour et le lendemain dans une autre. Ces futurs dirigeants, laissent l’illusion d’une alternance qui n’existe pas, ont été choisis par un peuple qui ne peut plus rien faire... sauf la guerre. le peuple est notablement plus humain que ces gens là et ne fera cette guerre qu’a la toute derniere extremité.

                Qui est pret a parier avec moi, pour faire la liste des futurs hommes politiques dans 10 ou 15 ans ?


              • caleb irri 24 juillet 2011 13:21

                @ Marc Gelone

                effectivement, la phrase est mal tournée... mais je pense que vous avez tout de même réussi à saisir ma pensée : 4 des 5 pays possédant un droit de veto au conseil de l’ONU changeront de « direction » en 2012, et j’imagine que chacun de ces pays, (ni leur peuple ni leurs gouvernants) ne souhaite pas perdre cette place de choix... ni bien sûr les avantages (de quelque nature qu’ils soient) qui vont avec.

                Et pour dans 5 ou 10 ans, pardonnez-moi mais si rien ne change d’ici là (au niveau du « système » j’entends), leurs successeurs seront plus ou moins semblables, qu’ils soient de droite ou de gauche...


              • Antoine Diederick 23 juillet 2011 18:47

                Les politiques roulent pour moi, mais vous ne le savez pas encore smiley


                • goc goc 23 juillet 2011 19:36

                  Il y a quand meme un paramètre que personne (y compris ici) ne veut prendre en compte, c’est la réalité du terrain
                  En Grèce le peuple s’appauvrit chaque jour, les revenus dégringolent, et les PME ferment les unes après les autres

                  alors on peut faire tous les plans qu’on veut, obliger le peuple à toutes les restrictions possibles, il va arriver un point ou l’argent aura disparu

                  par exemple si l’État passe de 14% d’imposables à 50%, mais que dans le même temps, les revenus s’effondrent, alors l’Etat se retrouvera avec moins de 5% de grecs imposables


                  • Prometheus Jeremy971 23 juillet 2011 20:04

                    la finance...


                    • emmanuel muller emmanuel muller 23 juillet 2011 20:16

                      Ok, mais on fait quoi avec ça ?

                      C’est pas nouveau comme constat, mais les gouvernements qui inversent la tendance se font couler par les financiers justement, du front populaire aux socialistes de 81 c’est un fait récurent qu’on peut identifier régulièrement dans le monde entier, toute position politique confondue.

                      Y voir claire peut être, pour commencer.

                      Le truc le moins con que j’ai entendu pour éviter que les différents cerclent de pouvoir tournent en rond et nous piétinent en chantant des cantique c’est des observatoire d’état, ou public plutôt, enfin vraiment indépendant et non téléguidées.
                      Le savoir juste déjà, et le prévisionnel non truqué, ça explose un sacré paquet de montage foireux qui ont déjà permis a des fonds de pension de couler plusieurs pays.


                      • caleb irri 24 juillet 2011 13:24

                        @ emmanuel muller

                        ou alors on se met dès à présent à réfléchir à un autre mode de fonctionnement (économique, social, législatif, judiciaire...) en mettant en place une Assemblée Constituante destinée à écrire une nouvelle Constitution : http://laconstituante.forumgratuit.fr/


                      • platon613 23 juillet 2011 20:54

                        Ça commence à chauffer en Israel aussi ! ’68 bientôt ?

                        Du printemps arabe à l’été israélien ?

                        Chacun sait qu’Israel souffre d’inégalités criantes et scandaleuses : le passage brutal du socialisme kibboutznique à l’ultra-libéralisme high-tech en passant par d’importantes vagues d’immigration laissées pour compte n’ont rien arrangé... 

                        http://www.news-26.com/proche-orien...


                        • kemilein 23 juillet 2011 20:55

                          laisse-t-on l’arme nucléaire au main du secteur privé ? (exception faite des USA)
                          doit-on, donc, nous peuple laisser au main du secteur privé les armes lui permettant de nous assujettir a ses fantasmes ?
                          ¤ doit-on lui laisser l’économie qu’il peut couler pour nous démontrer qui est le maitre ?
                          ¤ doit-on lui laisser l’alimentaire afin qu’il nous affame si nous ne lui sommes pas assez docile et nous empoisonne le restant du temps
                          ¤ doit-on lui laisser l’énergie pour qu’il puisse couper le courant et paralyser l’ensemble d’un peuple qu’il ne voudrait plus voir
                          ¤ doit-on lui vendre notre santé de part notre travail acharné dont on ne récupère rien, de notre médecine ou seuls ceux qui disposent d’assez pourrait se soigner (certainement les seuls productifs puisque grassement payé ?)
                          ¤ doit-on lui laisser l’éducation afin qu’il lobotomise, endoctrine les générations futures pour les aliénés au mieux.
                          ¤ doit-on lui laisser le logement, s’il n’en fait pas assez le prix monte, il nous fera pour éviter toutes révolutions de belles bétaillères de barre de béton.
                          ¤ doit-on lui laissé l’industrie, s’il lui prend le désir de ne plus desservir notre peuple car celui ci ne lui serait plus assez profitable

                          la Souveraineté n’est pas qu’une question de pouvoir politique, c’est une question de chaque instant, du quotidien de la vie, de tous les aspects de la vie.

                          Nos aïeux de la Grande Révolution de 1789 ont abdiqués laissant le soin (l’obligation) aux générations futures de parachever leur Guerre ou de finir a nouveau en esclavage.
                          Laisserons nous ce fardeau au générations suivantes ? ou y’a t il assez de consciences éveillées pour enfin accomplir ce pourquoi il y’a tant de décennie des hommes et des femmes se sont battus et sont morts ?

                          oui, les révolutionnaires de 1789 avait eu, déjà, les prémices idéologiques qui conduiraient plus tard et ailleurs a une dérive totalitaire et impériale : le Communisme d’Etat.
                          oui ces hommes et ces femmes savait déjà a l’époque qu’il n’y avait qu’une seul moyen de ne plus être l’esclave de personne : la souveraineté collective et l’autosuffisance territoriale

                          la conclusion est sans appel, quand on laisse une métastase d’un cancer, celle ci se développe a nouveau. de la même façon tant qu’il restera un soupçon de secteur privé celui ci inéluctablement aura par tendance naturelle vocation a devenir ce qu’il est aujourd’hui, le Capitalisme EST ce qu’il EST, qu’il mute et se transforme fait parti de sa parade nuptiale, sa métamorphose n’est qu’une étape, mais a chaque naissance et renaissance celui ci reprendra le même chemin.

                          Qui possède dicte.


                          • kemilein 23 juillet 2011 21:15

                            note : la seconde partie de l’exposé devrait être consacré a la dictature de la majorité et de la nécessité d’une éducation-instruction à la conscience aiguisé.


                          • hacheii 24 juillet 2011 13:08

                            laisse-t-on l’arme nucléaire au main de l’ETAT ?
                            Doit-on, donc, nous peuple laisser au main de l’ETAT les armes lui permettant de nous assujettir a ses fantasmes ?
                            ¤ doit-on lui laisser l’économie qu’il peut couler pour nous démontrer qui est le maitre ?
                            ¤ doit-on lui laisser l’alimentaire afin qu’il nous affame si nous ne lui sommes pas assez docile et nous empoisonne le restant du temps
                            ¤ doit-on lui laisser l’énergie pour qu’il puisse couper le courant et paralyser l’ensemble d’un peuple qu’il ne voudrait plus voir
                            ¤ doit-on lui vendre notre santé de part notre travail acharné dont on ne récupère rien, de notre médecine ou seuls ceux qui disposent d’assez pourrait se soigner (certainement les seuls productifs puisque grassement payé ?)
                            ¤ doit-on lui laisser l’éducation afin qu’il lobotomise, endoctrine les générations futures pour les aliénés au mieux.
                            ¤ doit-on lui laisser le logement, s’il n’en fait pas assez le prix monte, il nous fera pour éviter toutes révolutions de belles bétaillères de barre de béton.
                            ¤ doit-on lui laissé l’industrie, s’il lui prend le désir de ne plus desservir notre peuple car celui ci ne lui serait plus assez profitable


                          • Willma Kalu. 24 juillet 2011 15:39

                            Mr Kemilein, 


                            vous posez des questions fondamentales que la plupart des gens ne se pose pas. 
                            On ne le leur permet pas. On le maintien dans la gestion de leur dette et autres malheurs stratégiquement permanents !

                            Vous vous rendez compte que ces oligarques proposent de privatiser les services de sécurité et même des armées ? Ils sont déjà opérationnels en Libye. Dans mes pires cauchemars, je ne pouvait imaginer un premier ministre, Cameron, dise le plus simplement du monde que certains services de sécurité et de la défense seront privatisés et il n’y a pas révolte ! Normale, les canaux de communication sont déjà sous contrôle !
                            C’est à dire, quand Murdoch voudra vous mettre sur écoute, il le fera sans souci et BHL pourra déclencher une guerre de racket au nom de la France.

                            Tiens, je suis d’ailleurs en retard, ils le font déjà avec une impunité révoltante.   

                            Comment un si petit groupe mène t ’il le monde à sa perte par sa folie de pouvoir et de possession ?
                            Pourquoi personne ne porte plainte contre BHL pour des tas des délits qu’il commet en allant , venant et tout le tralala avec le CNT ?
                            Ne faut il pas éteindre le feu quand il est encore à ses débuts ? 

                            Réveillons nous enfin !!


                          • kemilein 24 juillet 2011 18:05

                            Hacheii
                            je ne propose certainement pas non plus que cela tombe sous le contrôle de l’Etat.. que je nomme la Couronne car c’est sont nom.

                            ma vision est celle de la mutualisation, c’est a dire la démocratie économique (bernard friot pour plus d’info)


                          • Blé 24 juillet 2011 06:18

                            Le choix de la défaite
                            Les élites françaises des années trente d’Annie Lacroix-Riz.
                            Elle prouve noir sur blanc comment les possédants français ont trahi, dans les années trente. Ils préféraient Hitler et Pétain plutôt que d’accepter les acquis du Front Populaire. Le seule moyen d’effacer le programme du C N R et de tuer la « Gueuse » est de redonner le pouvoir aux actionnaires, c’est ce qui se passe depuis quelques années, indépendamment de la crise de 2008. Les fonds de pension, les assurances, les bénefs des transnationales dont les banques se portent bien.Le peuple est pris en otage pour le plus grand bénéfice des tenants français de la mondialisation.


                            • rastapopulo rastapopulo 24 juillet 2011 16:55

                              Rappelons que Staline n’aurait pas dirigé sans les lingot de Morgan via trosky et les réseaux du Keyzer via Lenine.

                              Staline est un pure produit de l’impérialisme anglo et germanique.


                            • Néo-Résistant Néo-Résistant 24 juillet 2011 08:37

                              Avec le nouveau sauvetage (et pas le dernier ?) de la Grèce, la réponse est effectivement évidente : pour les banksters !

                              Voici une vidéo qui résume bien la situation actuelle et donne espoir pour l’avenir :

                              http://democratie.exprimetoi.net/t419-analyse-du-15m-avec-jose-luis-sampedro-spanish-revolution-vost-francais

                              http://twitter.com/NeoResistant


                              • SEPH 24 juillet 2011 10:45

                                Les hommes politiques du PS au FN en passant par les centristes et l’UMP roule pour le système financier spéculatif et les Banques qui affament la population et pillent cette planète.

                                Tous ces politicards sont des pantins entre les mains de la grosse finance. Il enfume le monde grâce à leurs médias qui ont le monopole de l’information

                                Une solution qu’ils dégagent tous


                                • emmanuel muller emmanuel muller 24 juillet 2011 12:39

                                  « qui ont le monopole de l’information » !?

                                  Y compris ce que tu viens décrire et que je viens de lire ?

                                  Il faut commencer par accepter notre propre puissance au lieu de faire de la simple « possibilité de pouvoir » un mal en soit dont on serrait dépourvue.

                                  Que je puisse
                                  que tu puisse
                                  qu’il puisse
                                  que nous puissions
                                  que vous puissiez
                                  Qu’ils puissent

                                  Si c’est tout le monde ensemble c’est la liberté. Si non les audes a l’impuissance ne servent qu’a se flageller pour les auder !


                                • Marc JUTIER Marc JUTIER 24 juillet 2011 15:43
                                  Abolir les privilèges

                                   

                                  En fait, une crise économique et financière globale serait un bienfait pour l’humanité. D’abord, on arrêterait de travailler, consommer et polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l’occasion d’une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l’énergie humaine, le pouvoir sur l’autre est aboli. C’est une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges.

                                   

                                  Les grands perdants seront les grands manipulateurs de finances. Pour 95 à 99 % de la population, cela ne sera pas bien grave. L’énergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. Certains pourraient se sentir un peu déboussolé et sans l’État et les processus démocratiques, les choses pourraient dégénérer. Mais restons calmes : la richesse, la vraie, notre énergie, n’aura pas disparu. Il n’y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d’années et grâce au travail et au génie humain nous avons des moyens de production d’une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n’avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d’harmonie et de respect.

                                   

                                  http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/c-est-la-crise-finale-89116

                                   

                                  Nous vivons, aujourd’hui dans un pays où il n’y a pas eu de guerre depuis des dizaines d’années. L’efficacité des moyens de production s’est multipliée de façon considérable. Il y a une accumulation de travail humain fantastique dans les usines, les bâtiments, les inventions de toutes sortes et nous vivons une grave crise économique ! Le pouvoir d’achat des salariés des PME, des fonctionnaires, des chômeurs, des retraités, des commerçants et des artisans, est oublié. Aujourd’hui, en France plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ! Comment est-ce possible ? En fait, l’essentiel de nos problèmes sociaux et environnementaux viennent de cette calamité pour l’humanité qu’est l’argent-dette.

                                   

                                  Les banques, les trusts et leurs mercenaires spéculateurs, sous couvert de démocratie, ont tout acheté et tout le monde, ils gouvernent le monde grâce à l’argent-dette qui est de l’argent créé à partir du néant, élevé au rang de Dieu tout puissant ! ce qui a conduit la France, l’Europe et le Monde au plus grand déséquilibre que l’humanité n’ait jamais connu : La fortune des quelques 400 milliardaires (1370 milliards $) équivaut au revenu annuel de plus de 3 milliards d’individus les plus pauvres soit 45% de la population mondiale ! Sacrifice des générations futures au seul profit des banquiers internationaux ! La dette publique de la France, a été évaluée pour la fin du 3ième trimestre 2010 à 1 575 milliards € soit 82 % du PIB. MERCI LA DROITE, MERCI LA GAUCHE ! Aussi longtemps que les banques privées, au lieu des gouvernements, contrôleront la création de l’argent, l’humanité sera condamnée.

                                   

                                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-5ieme-element-97812


                                  • Willma Kalu. 24 juillet 2011 15:52

                                    Il faut des stratégies pour se libérer. Ce n’était une mauvaise idée quand Cantona proposait de retirer des banques notre argent. 

                                    Il faudrait saboter tout média qui appartienne à un industriel ou un groupe financier : ils ne servent qu’à la manip et au contrôle des braves gens.
                                    Il faut des actions. Il est plus que temps d’arrêter de se plaindre. Agir dans la légalité, c’est possible ! 

                                    • jef88 jef88 24 juillet 2011 19:25

                                      Pour eux et leus sponsorts....

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