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Accueil du site > Actualités > Politique > Pour un 1er Mai social et revendicatif !

Pour un 1er Mai social et revendicatif !

Jean Luc Mélenchon a raison d'appeler les militantes et militants à manifester le 1er mai derrière les syndicats.

Le 1er mai , c'est la mobilisation unitaire et l'indépendance de classe qui s'expriment.

Nous chasserons Sarko mais ne soutiendrons pas un gouvernement, quel qu'il soit !

Le 1er mai, c'est la journée internationale des travailleurs et pas un "happening" politique.

Sarkozy qui ne cesse de courir après Marine Le Pen et ses électeurs est prêt à tout pour gagner les élections, il a décidé de s'inviter au premier mai pour proquer le mouvement ouvrier. Alors que depuis 5 ans il a balayé de nombreux acquis sociaux, alors qu'il veut s'attaquer au code du travail, sa reprise en compte de nombreuses positions du Front National ne peut qu'étonner les naïfs 

Le 1er mai doit être une grande manifestation unitaire syndicale et sociale, où les organisations ouvrières et les associations d'éducation populaire expriment fortement le refus de la politique Sakoziste.

Cette manifestation unitaire et combative doit défendre des revendications claires et nettes afin que demain si la France est débarrassée de Sarkozy, le mouvement syndical reste indépendant et ne reste pas l'arme au pied.

La plus grande erreur consisterait à faire comme en mai 1981 , quand les organisations syndicales ont pour la plupart rémisé au placard le principe d'indépendance syndicale pour appuyer de facto l'action du gouvernement.

En 1981, les militants qui appelaient à la vigilance, à la mobilisation étaient taxés de diviseurs ou de gauchistes.

Avec mes amis laïques j'ai subi ces attaques quand ensemble nous avons dit qu'il ne fallait pas attendre pour abroger toutes les lois anti laïques.

Le 1er mai 2012 soit être une répétition générale....

Nous avons tous ensemble des revendications à faire aboutir :

- un SMIC à 1700 € ;

- aucun minima social ne doit être au dessous du seuil actuel de pauvreté ;

- le droit au logement accessible pour tous doit être garanti :

- les services publics doivent disposer des moyens nécessaires à leur fonctionnement ;

- toutes les lois réactionnaires votées par le gouvernement Sarkozy Hollande doivent être abrogées...

Aujourd'hui comme demain, nous devons maintenir une mobilisation et préparer des lendemains qui ne chanteront pas si le mouvement social n'est pas au rendez vous !

Il n'y a pas de sauveur suprême !

Jean-François Chalot


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12 réactions à cet article    


  • jaja jaja 27 avril 2012 11:39

    Je manifesterai bien entendu ce 1er mai mais sans être dupe... Les directions syndicales nous ont menées dans le mur lors du dernier conflit sur les retraites. Elles sont un frein pour l’aboutissement de nos revendications....
    Si le mouvement social se contente de suivre celles-ci, comme le veut JLM, il sera défait !

    Partout après le 6 mai il faudra construire des Collectifs anti-crise regroupant tous ceux qui dans et hors syndicats et partis s’opposeront aux mauvais coups du gouvernement à venir...

    Si ce type d’organisation ne se fait pas, en toute démocratie, alors il n’y aura aucun espoir pour les gens du peuple de voir leur situation s’améliorer grâce à leur résistance....


    • spinoza13 spinoza13 27 avril 2012 18:44

      tout a fait d accord avec toi il faut trouver une autre facon de faire du syndicalisme je suis peu au courant, mais n est ce pas la voie de SUD ? Greve generale prolongee !


    • miha 27 avril 2012 13:11

      Le 1er mai, jour de revendications des travailleurs, on peut lancer un signal fort en rendant hommage aux victimes du travail (suicidés, blessés, déformés, empoisonnés, irradiés, amiantés, silicosés, ...).

      Travailler en toute sécurité et sereinnement, sans que cela engendre de souffrances physiques et psychologiques est une revendication majeure et légitime.

      Il est intolérable de travailler à en mourir ou à en devenir invalide.

      http://clampins.superno.com/2012/04/bientot-le-1er-mai-fete-du-travail/


      • kemilein 27 avril 2012 18:39

        tagle et va trimer en silence, y’en a qui aimerait glander dans le calme !!

        si tu voulais protester t’akavèkapa voter pour un sarkollande.

        y’en a marre de tout ces débiles qui râlent constamment et quand on leur demande leur avis sont trop cons pour réfléchir avant de l’ouvrir.

        vous avez voulu la misère, vous l’avez, maintenant boucler là.


      • focalix focalix 27 avril 2012 15:16

        Pour le premier mai, Sarko a choisi le Trocadéro (XVIème arrondissement) et le Champ de Mars (VIIème arrondissement). Il y aura de belles robes et de beaux chapeaux. Il a tout compris au vrai travail, Sarko. Il aurait pu choisir Chantilly ou Compiègne, mais c’était un peu loin.

        Marine défilera de la place de l’Opéra à la place des Pyramides (un petit kilomètre, ce serait ballot qu’elle se pète un talon).

        Le vrai 1er Mai se vivra entre Denfert et la Bastille. Le 1er Mai rend hommage aux vrais travailleurs vraiment morts sous de vraies balles parce qu’ils voulaient réduire le temps de travail à huit heures par jour. Pas à ceux qui ont tiré sur eux.

        Le vrai 1er mai est une fête, un rassemblemment, un rappel fort de nos vraies valeurs françaises : liberté, égalité, fraternité. Des valeurs opposées à tous les clivages et à toutes les exclusions.


        • chapoutier 27 avril 2012 19:41

          focalix
          désolé, j’ai moinssé par erreur au lieu de « plussé »


        • focalix focalix 27 avril 2012 21:39

          Merci de l’intention... mais très sincèrement je suis indifférent à ces « notes » (voyant que cette fonction sert surtout à alimenter des petites guéguerres de personnes faute de débats d’idées, je l’utilise jamais).

          Très cordialement smiley.


        •  C BARRATIER C BARRATIER 27 avril 2012 18:45

          Les héritiers des prétendus aristocrates de tous les pays ont toujours voulu faire du 1er mai une fête de l’oppression contre les syndicats qui ont arraché des droits aux salariés. LE PEN détourne la fête en une fête catholique de soutien à la royauté via sa sainte Jeanne d’Arc. Pétain avait changé la devise républicaine liberté égalité fraternité en Travail Famille Patrie. Sarko ne fait pas autrement. Il est plus virulent que Pétain là-dessus, il est d’une famille qui ne tolère pas l’idée d’égalité. Un prétendu noble hongrois. N’oublions pas que lors de la Révolution les aristocrates avaient fui dans les royautés voisines pour combattre la France.

          Dans la même veine vous trouvez aujourd’hui les profiteurs enrichis qui menacent de partir à l’étranger et vous donneraient des leçons de patriotisme.

           

          Rien n’a changé. Les élections de 2012 en France n’ont pas d’autre enjeu. Les mêmes aristos puants et feignants vont vous donner des leçons de travail, la pieuvre est toujours là.

          Voir dans la table des news :

          « République : Résister à la pieuvre libérale et intégriste » 

           http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=204

           

          Notre fête du travail, la vraie, vient en fait des Etats-Unis.

           

          En effet, les syndicats américains firent grève en 1886 pour la journée de travail à 8 heures

          En 1884, les principaux syndicats ouvriers des Etats-Unis se donnèrent deux années d’actions pour imposer une

          limitation de la journée de travail à huit heures.

          Ils choisirent la date du 1er mai pour engager leur lutte pour se calquer sur les habitudes des entreprises

          américaines qui entamaient à cette date leur année comptable.

          Le 1er mai 1886, après deux années d’actions, beaucoup de travailleurs obtinrent satisfaction de leur employeur.

          Mais pour les autres le refus patronal engendra un mouvement de grève d’une grande ampleur.

          Les affrontements entre les manifestants et les policiers firent plusieurs morts.

          En mémoire de cette journée de lutte, la 2ème Internationale socialiste réunie à Paris en 1889, décide de faire du

          1er mai une journée de revendications ouvrières.

          Et cette journée de lutte nourrit l’histoire de France de souvenirs parfois sombres.

          Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame.

          La troupe tire à bout portant sur la foule et, fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans.

          En France, au début du XXe siècle, il devient habituel, à l’occasion du 1er mai, d’offrir un brin de muguet,

          symbole du printemps en Île-de-France.

          Le 23 avril 1919, le Sénat ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant une journée chômée.

          Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, instaure officiellement le 1er Mai comme « la fête du Travail et de la

          Concorde sociale ». À l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT

          (Confédération générale du travail) devenu secrétaire d’État au travail dans le gouvernement de François

          Darlan, le jour devient férié, chômé et payé

          Toutefois, en avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié et payé... mais n’en fait pas pour autant une fête légale et ne le désigne pas officiellement comme Fête du Travail.

          Ce n’est que le 29 avril 1948 qu’est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

          Aujourd’hui aux Etats-Unis, bien que le 1er mai soit né dans ce pays, le « Labor Day » est fêté le 1er lundi de septembre.


          • CHALOT CHALOT 27 avril 2012 18:57

            Voici le communiqué du CNAFAL
            http://www.cnafal.org/

            Une orientation claire donc offensive sociale, indépendance


            • focalix focalix 27 avril 2012 22:08

              Et le lundi de Pentecôte, fête du travail forcé* puisque le gouvernement Raffarin avec cette « journée de solidarité » (ben voyons) nous a piqué le premier mai sur le dos.

              Il fallait oser ! Je suis étonné du peu de réaction du monde du travail. Autre temps...
              ____________________________________________
              * Travail forcé : obligation de travailler sans rémunération.
              Utilisé massivement dans nos colonies (esclavage à domicile).
              Interdit en 1937 par Marius Moutet, ministre des colonies, gouvernement Léon Blum.
              Interdit en 1957 par l’Organisation Mondiale du Travail.
              Rétabli en 2004 en France par Jean-Pierre Raffarin.


              • gordon71 gordon71 28 avril 2012 08:20

                espérons que le brin se vendra bien cette année 


                le PC en a bien besoin

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