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Pour un conseil national des affaires européennes

"Les implications pour la France et l’Europe du non français du 29 mai à la Constitution européenne". Un thème qui s’impose pour la conférence des ambassadeurs...Le Président Chirac a annoncé qu’il avait demandé à son Premier ministre, Dominique de Villepin, de lui faire des popositions en vue de créer une "nouvelle adhésion des citoyens au projet européen". Cela s’impose aussi en effet... Après la victoire du "non" au référendum du 29 mai, il faut, pour le Président de la République, "proposer aux Français une autre façon de construire l’Europe, plus démocratique et qui les associe mieux aux décisions qui concernent leur avenir." Pour Jacques Chirac il conviendra d’associer davantage "le Parlement, mais aussi les collectivités locales, les partenaires sociaux et la société civile aux processus de décision européens". Il est grand temps...

Edgar Morin le soulignait voilà longtemps déjà :"l’Europe n’est pas qu’une affaire supranationale : c’est une question infranationale". D’où notre idée déjà énoncée bien avant le référendum de créer un Conseil national des affaires européennes et d’affecter ces mêmes affaires non à un ministre qui dépend du Quai d’Orsay mais à un vice-premier ministre à compétences horizontales qui serait le vrai "Monsieur (ou la Madame)Europe" en France et le "Monsieur (ou la madame) France" en Europe.

Les propositions françaises seront élaborées dans la perspective du sommet informel organisé les 27 et 28 octobre par la présidence britannique pour tenter de surmonter la crise ouverte par les "non" français et néerlandais au projet de Constitution européenne. La France rappellera à cette occasion "le besoin d’institutions rénovées et adaptées" et réaffirmera sa vision d’une "Europe politique, ambitieuse, sociale et solidaire" a aussi déclaré Jacques Chirac pour qui "L’Europe n’a pas vocation à être une vaste zone de libre échange diluée dans l’économie globalisée. Elle est avant tout un projet politique fondé sur des valeurs communes."

C’est cet aspect politique

de la construction européenne qu’il importe de "constituer". En réconciliant les idées de Monnet-Schuman et du général de Gaulle. Et en poussant la logique européenne plus loin que ne le faisait le projet de traité constitutionnel, notamment dans des secteurs clefs : la défense, la sûreté intérieure et la Justice, la protection civile, la lutte contre le terrorisme et la grande criminalité, l’énergie, l’environnement, la recherche et le développement, la fiscalité, le "modèle social".

Le temps de vrais "Etats généraux de l’Europe" ne devrait-il pas sonner ? Secteur par secteur, et général. Localement, régionalement, nationalement et au niveau européen... Tout cela peut s’organiser. C’est étrange que ces "affaires européennes" si essentielles, au-delà des clivages entre les tenants du NON et ceux du OUI au projet de traité constitutionnel, tiennent aussi peu de place dans ces "universités d’été" qui marquent la "rentrée" de tous les partis...Il faut croire que nos responsables politiques n’ont pas compris grand chose. Ni chez les cocus du NON , ni chez les floués du OUI. La crise du politique est d’abord là.

Daniel RIOT est journaliste


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