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Accueil du site > Actualités > Politique > Pour un espace politique bidimensionnel

Pour un espace politique bidimensionnel

Il faut en finir avec la vision bicolore gauche/droite dans laquelle les idéologies politique ont de plus en plus de mal à exister. La politique n’est pas unidimensionnelle. Voici donc l’espace politique en deux dimensions, dans lequel sont représentés les personnalités de cette élection présidentielle, avec, horizontalement, un axe gauche/droite, et verticalement, un axe « sobriété/croissance ».

Les personnalités politiques sont habituellement représentées sur une rangée bien alignée, les uns étant parqués un peu plus à droite ou à gauche que les autres. Cette ligne droite/gauche sert de guide pour visualiser d’un coup d’œil, les idées des uns et des autres, la proximité des idées des uns avec celles les autres. Mais les idéologies politiques, les façons d’organiser la communauté, ont de plus en plus de mal à exister, et à évoluer dans cette mince représentation.

Dans cette campagne présidentielle, des diagonales se créent, des ralliements se croisent et surprennent [1], et entre des députés, hier frères assis au même banc de l’assemblée, des véritables fossés idéologiques s’entrouvrent. De ce tremblement de terre doit naître un nouveau continent dans les esprits. Car la politique n’est pas unidimensionnelle.

Parce qu’il faut en finir avec cette vision bicolore gauche/droite, dans laquelle, comme l’indiquait Pierre Bourdieu, « on ne saisit rien. », parce qu’ « il faut trouver des indices plus subtils » selon le même sociologue, nous avons besoin d’une nouvelle dimension pour représenter les idées.

Quelques pistes

Quand, dans leurs discours et leurs mesures promises, certains privilégient, ou valident, une certaine forme de "productivisme" (au sens originel non péjoratif), d’autres imaginent plutôt "une sobriété nouvelle". Quand certains bâtissent leur projet politique sur une dévotion dans la croissance du PIB (notamment pour justifier le financement de leurs promesses) d’autres se retournent pour se demander : consommer toujours plus, est-ce encore un progrès ?, et certains même, lancent, comme un nouveau pavé dans la marre politique, la "décroissance". Celle-ci, pour certains, est un gros mot en politique (pour des raisons culturelles mais parfois aussi électorales, il ne faut pas froisser les électeurs avec des gros mots !). Pour d’autres, des scientifiques du réchauffement climatique, comme Jean-Marc Jancovici, cette "décroissance", elle, est un terme assez couramment utilisé dans des modèles décrivant ce qui pourrait attendre notre humanité. [2] Mais le but de cet article n’est pas de débattre de la compatibilité entre croissance et préservation du climat, ou de la manière de rendre celles-ci compatibles entre elles (je laisse les matheux lire un magnifique texte sur "l’équation de Kaya" et aussi [3]). D’autre part, il ne s’agit pas, ici, uniquement d’environnement, point du tout, mais aussi d’idéologie sociale, certains défendant plutôt, le "tout-marchand", parce que l’argent est fait pour circuler, là où d’autres défendent un peu plus le "non-marchand".

Qu’est ce qui frappe, au premier coup d’œil, sur cet espace ?

D’abord, que José Bové n’est pas forcément plus loin, idéologiquement, de Bayrou, que de Ségolène, même s’il indique vouloir voter Ségolène dans un deuxième tour potentiel.

Ensuite, que Bayrou n’est pas beaucoup plus proche de Sarkozy que celui-ci ne l’est de Ségolène.

Voici ci-dessous, de manière non exhaustive, un certain nombre de points expliquants la position verticale des personnalités sur le graphique :

François Bayrou
Il parle très souvent, dans son discours, de "sobriété" : « Une sobriété nouvelle », « On va être plus économe, plus sobre. Choisir des produits qu’on peut réparer plutôt que des produits qu’on est obligé de jeter. », « un modèle de société où l’on ne délocalisera pas perpétuellement toutes les productions, parce que l’on fera attention à ce que coûtent, en pétrole rejeté dans l’atmosphère, les immenses déplacements de marchandises auxquels on se prête aujourd’hui. » Il propose de « valoriser l’engagement bénévole », en termes de retraite par exemple.

Il parle de « ...changer les indices avec lesquels nous mesurons notre développement, les indices qui mesurent la santé de notre économie. Le PIB donne la même valeur à une activité humaine qui détruit l’environnement et à une activité humaine qui le sauvegarde. Le travail de dépollution sur l’Erika est compté dans le PIB ! Cela ressemble à une entreprise qui ne proposerait pas de bilan, qui ne différencierait pas l’investissement et les frais généraux. Il faut que nous mesurions désormais, non pas l’activité, mais le développement humain. » [4], [5]

Il reste quand même, dans d’autres passages de ces discours, dans une logique croissantielle, mais ses propositions financières sont plus timides que celles des deux suivants.

Ségolène Royal
On a pu entendre, chez Ségolène, le même genre de phrase que la dernière de Bayrou que je viens de citer, mais lorsqu’on demande à la candidate de quelle manière elle payera toutes les mesures généreuses de son programme, elle le dit très clairement : « grâce à la reprise de la croissance économique. » Croissance qu’elle cite souvent dans son discours : « Une croissance forte », « la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique... »

Nicolas Sarkozy
Pour Sarkozy aussi, le financement des dépenses, auxquelles s’ajoute des diminutions d’impôt, se fera par la croissance.
Il propose de « travailler plus pour gagner plus. » ...pour donc acheter, consommer plus. Il aime aussi provoquer un peu : « L’état est trop endetté et les français pas assez. » Sarkozy défend dur comme fer l’envie d’abondance des Français : "plus" est un terme fréquent dans son discours. Pour vivre mieux, il faut « plus... » de ceci, « Je veux plus... » de cela...

José Bové
Un journaliste lui demande : « Pensez-vous que cette alternative de gauche puisse être un projet mettant au centre une politique de décroissance soutenable ? »
- José Bové : « Je crois que si une véritable alternative se met en place, elle doit de manière évidente poser la question de la croissance et la question du modèle économique dans lequel on est. On a vu depuis des années que le mythe de la croissance du PIB n’a jamais en réalité changé quoi que ce soit par rapport à la courbe du chômage ou à l’amélioration des conditions de vie des gens les plus démunis. Donc à partir de là, il faut remettre en cause tout le modèle. Que l’on appelle cela "décroissance" ou qu’on essaie de trouver un autre terme, peu importe. L’important est de bien montrer que, aussi bien du point de vue économique, social ou environnemental, notre modèle est à bout de souffle. Et que la planète ne pourra pas supporter ce modèle pour les générations futures. (Il faudrait quatre planètes si l’on veut que tous les habitants de la Terre aient le niveau de vie des Européens.) »

Par ailleurs, les proclamés "antilibéraux" ne sont pas forcément aussi éloignés de certains "libéraux" qu’ils voudraient le faire croire. Tout dépend du sens que l’on veut bien donner à ces mots. Qu’il s’en réclame ou non, un paysan cultivant sa terre, est d’une certaine manière un "libéral", il cultive son "capital". D’autres, se définissant comme "libéraux", défendent la très petite entreprise contre "les gros" dont il faudrait limiter le pouvoir, et tendent donc vers un "anti-néolibéralisme". Cette dernière notion n’est donc pas forcément proportionnelle, dans l’idéologie politique d’un candidat, à sa proximité à l’extrême gauche.

Philippe de Villiers
Il propose la diminution des prélèvements pour relancer la croissance. Par ailleurs, il defent la ruralité et la petite entreprise.

Jean-Marie Le Pen
Sa position est assez simple à expliquer. Elle se résume bien dans le dernier tiers de son discours de Nantes, en février dernier, remettant en cause le changement climatique provoqué par l’homme : en gros, "La voiture pour tous et à bas Kyoto".

Olivier Besancenot
L’autoproclamé « communiste altermondialiste » est à mi-chemin, verticalement, entre Bové et Buffet.

Marie Georges Buffet

Dans son discours, c’est la plus "productiviste" des trois candidats d’extrême gauche.


Conclusion

Certains commentateurs de la vie politique justifient la pérennité de la représentation droite/gauche, en exprimant que celle-ci s’est recomposée au fur et à mesure de l’évolution de la politique, recomposée autour de considérations nouvelles à chaque élection. Ils définissent alors Bayrou comme, inévitablement selon eux, un milieu, un entre-deux. Et ils mettent en garde que s’il était choisi, il n’y aurait alors plus d’alternance possible, dans le futur, que dans les extrêmes.

Mais l’espace politique bidimensionnel ci-dessus montre que Bayrou n’est pas un entre-deux, et que cette triangulaire, en train de s’installer dans l’élection présidentielle, fait bien apparaître trois candidats aux convictions aussi différentes les unes des autres.


[1] Comme récemment, le ralliement du directeur du Monde diplomatique à Bayrou. Ou bien, la position de Jacques Séguéla, sympathisant de Royal et du PS, qui indique que dans le cas d’un deuxième tour Sarkozy/Bayrou, il voterait Sarkozy.

[2] Jean-Marc Jancovici : Sommes nous déjà en décroissance ? (Jean-Marc Jancovici est un des principaux conseillés de Nicolas Hulot au sain du Pacte écologique, il l’aurait notamment convaincu d’y inclure la "taxe carbone". Jean-Marc Jancovici est aussi cité régulièrement dans le discours de Bayrou, mais il se défend d’être un conseillé de celui-ci, comme le journal Le Monde voudrait lui en coller l’étiquette, et affiche son ambition de contribuer à ce que l’ensemble des candidats approuvent sa "taxe carbone".)

[3] Jean-Marc Jancovici : La croissance économique "fait-elle de l’effet de serre" ?

[4] Retrouvez sur AudioBayrou.com, des extraits audio de passages cités ici.

[5] Une intéressante "critique du PIB" est argumentée dans le 5e chapitre d’un magistral essai, qui viens de sortir en version poche : Le plein s’il vous plaît ! d’Alain Grandjean et Jean-Marc Jancovici. (Cet essai a été remis entre les mains de Sarkozy et de Royal par Yann Arthus-Bertrand...)

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Pour un espace politique bidimensionnel

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65 réactions à cet article    


  • (---.---.80.73) 23 mars 2007 14:44

    cet article est idiot MG Buffet n’est en premier lieu pas classable à l’extreme gauche


    • Espace bidimensionnel (---.---.157.177) 23 mars 2007 19:17

      En matière de bidimensionnel, il y a aussi une déclinaison de mode de scrutin pondéré par points permettant à chaque électeur d’attribuer de répartir sur plusieurs candidats, d’un côté des points positifs et de l’autre des points négatifs.

      Et le résultat en deux dimensions est éloquent.


    • (---.---.87.77) 23 mars 2007 19:33

      « Sa position est assez simple à expliquer. Elle se résume bien dans le dernier tiers de son discours de Nantes, en février dernier » En février son programme de gouvernement n’était pas encore sorti, c’est une oeuvre collective, préparée par les meilleurs spécialistes. Il n’est pas le programme du FN même s’il s’en inspire puisque un président doit-être celui de tous les français et pas seulement des sympathisants FN, pour cette raison un site spécifique distinct a été créé : http://www.lepen2007.fr/.


    • TB (---.---.21.162) 24 mars 2007 09:04

      L’auteur de cet invention est amateur de science, d’écologie et accessoirement de politique. Oui on peut parler d’amateurisme et même de propagande mensongère.

      Bayrou tourné vers la décroissance et la sobriété (voir tableau) ? Non mais vous délirez là, pourquoi pas membre de la Confédération Paysanne tant que vous y êtes. Bayrou est membre de la FNSEA c’est-à-dire d’un syndicat de droite chouchouté par Chirac depuis 30 ans et pratiquant une agriculture productiviste à « hauts rendements », hyper polluante, subventionnée par la politique agricole commune. Comme par hasard, à trois mois du 1er tour, il souhaite en réduire les subventions ...

      La sobriété ? En matière du paiement de l’ISF certainement, vu qu’il y échappe grâce à une niche fiscale (il est considéré par le fisc comme exploitant agricole ... !!! Mais en tant que député ou ancien ministre et auteur de best-sellers écrits par 3 nègres, absolument pas), niches fiscales qu’il ne souhaite pas supprimer, seulement plafonner. Il est également membre du conseil d’administration de France Gallop, vous savez les courses de chevaux et paries hippiques ... Sobriété ? 42 mille euros en frais vestimentaires pour sa campagne 2002 pour habiller le monsieur ...

      Bayrou c’est la droite, c’est même la droite en tenue de camouflage voilà pourquoi cet individu m’est particulièrement antipathique. Sarko Lepen annoncent la couleur, au moins c’est clair, qu’on soit d’accord ou pas avec eux. Bayrou, en revanche, est un incroyable hypocrite. Je rappelle que :
      - Il a soutenu l’actuelle majorité avec constance sauf en quelques occasions où il lui fallait bien se démarquer un peu pour exister. Il a notamment voté la loi « sécurité intérieure ».
      - L’examen de ses propositions est très éclairant. C’est essentiellement un tissu de banalités avec très peu de propositions précises. Sur le chômage, sa proposition centrale est de réduire les charges patronales et de libérer les heures supplémentaires. Le MEDEF est d’accord.
      - Il a été un fervent défenseur de la « constitution » européenne et reste eurobéat..
      - Ministre de l’éducation nationale, il a provoqué l’immense manifestation de défense de la laïcité contre sa tentative de modifier la loi pour permettre de nouvelles aides publiques à l’enseignement privé (passer du seul fonctionnement à l’immobilier).
      - Son créneau : dépasser l’affrontement droite-gauche. C’est du pipeau et moi sur ce tableau je le placerai carrément entre Sarkozy et Lepen, même s’il s’en défend.
      - Huit fois consécutives, il a refusé de voter la motion de censure déposée par la gauche, il a voté l’essentiel des lois sécuritaires Sarkozy.
      - Sur et contre la DADSI, il y a eu bien plus (à droite comme à gauche) indignés et incisifs que lui et une grosse partie de son groupe s’est abstenu. Trop facile de dire ensuite que c’est un ardent défenseur de la liberté sur le net.

      Bayrou est de droite et l’a toujours été depuis 1978 en se présentant pour la première fois aux législatives. Le placer, sur ce tableau, au centre et vers le haut est totalement mensonger.

      Cela ne m’étonne pas que ce papier ait été retenu par Avox. Je me disais aussi : ya peu d’articles pro-bayrou pour ce week-end ... Tu parles ! Vous ne semblez vraiment plus quoi inventer sur Avox pour faire la promo de Bayrou.

      Ne vous en déplaise, chers bayrouistes, toutes mes affirmations sont étayées, vérifiées et vérifiables pour peu que vous preniez la peine ... de les vérifier.


    • « au delà du consensus, un solution meilleure ou chacun sort la tête haute » (---.---.60.61) 23 mars 2007 15:49

      Quelque soit votre méthode, il est sain de rechercher des nouveaux axes de positionnement dans le champ politique, on pourrait reprendre votre proposition au regard de la théorie d’un géographe, Jean Gottmann : « iconographie-circulation » souhaite-t-on conserver, figer ce qui existe ou au contraire s’ouvrir au monde avec les risques et les progrès au rendez-vous ? Et en effet, il semblera dans plusieurs années que des partis d’extrême gauche et d’extrême droite émanent de plus en plus des mêmes revendications d’incompréhension du moinde contemporain, et des partis «  »« progressistes »«  » qui ont accepté la libéralisation des échanges, intégrant la modernisation et le risque de de perte d’identité du modèle français. Ainsi ce nouveau clivage propose une succession de niveaux d’ouverture/fermeture tout à fait intéressant.

      Même si votre contribution est un peu « vite fait » (Buffet à gauche de Besancenot, où est Voynet, Ségolène Royal est-ce le PS ? Et puis on peut être pour la croissance mais contre le tout marchand) l’effort de synthèse doit continuer car il me semble aussi que « être de gauche » est un bien trop vaste champ d’idées pour suffire à se définir politiquement


      • JL (---.---.73.200) 24 mars 2007 08:58

        J’approuve ce commentaire, en même temps que la démarche de l’auteur. Sa présentation a le mérite de faire avancer les choses.

        Ma première idée serait de dire que le clivage droite/gauche actuel intègrant ce clivage croîssance/ décroissance, il serait nécéssaire de redéfinir le nouveau clivage Droite’/Gauche’.

        Or l’auteur s’est contenté de reproduire les positions relatives actuelles. Il n’est pas du tout évident qu’elle seraient conservées dans le cadre d’une analyse plus rigoureuse.


      • JL (---.---.73.200) 24 mars 2007 09:06

        J’ajoute que si l’on prenait en considération les positionnements protestataires, on aurait deux groupes distincts : d’un coté NS et SR, de l’autre, les autres candidats. Cette ’proximité/distance’ ne peut apparaître sur une représentation à deux axes.

        Cecui dit, si l’on faisait une représentation en 3D, il serait sans doute plus avantageux de chercher d’autres clivages (position vis à vis de l’UE, fiscalité, redistribution, etc).


      • (---.---.43.32) 23 mars 2007 15:54

        Interessante facon de voir les choses. Meme si le graphique explicite, est peut etre trop sujet a votre vision des candidats (je ne suis pas assez verse dans la politique pour infirmer ou confirmer votre positionnement) je trouve votre demarche tres interessante


        • prgrokrouk 23 mars 2007 16:16

          C’est amusant. Mais il manque 4 candidats sur les 12. Ensuite, le sens de votre orientation, au milieu de cette galaxie, indique la Gauche à Droite, et, si vous permettez, la droite à gauche. smiley


          • prgrokrouk 23 mars 2007 16:27

            J’ai souvent remarqué que la Droite regroupait dans ses effectifs légalistes, quantité de sensibilités et de traditions, parmi lesquelles on n’a jamais, en raison de l’opposition unie (ou sous domination) du PS, distingué ce qui pouvait inspirer les rivalité, mis à part, bien sûr, l’ambition. Une personnalité droitière illustre souvent un groupe ou une distance suivant un axe (analogue au vôtre). Pour un autre axe, le thème européen aurait été une rupture au moins aussi pertinente que la préoccupation de croissance.


          • Voltaire Voltaire 23 mars 2007 16:24

            Une analyse intéressante (mais attention à l’orthographe). Il serait intéessant d’avoir plus de critères sur le modèle, car on peut en effet discuter de certains positionnement (par exemple, j’aurais mis Nicolas Sarkozy plus à droite en fonction de son projet à l’anglo-saxone, mais c’est subjectif).

            A noter dans l’édition d’hier du Monde (datée d’aujourd’hui) le rappel à l’ordre des économistes sur les prévision de croissance fantaisistes de Nicolas Sarkozy (2.25% annuel) et surtout Ségolène Royal (2.5% annuel) sur lesquels ils ont bâti leurs projets et promesses. Les prévisions de croissances pour 2007-2008 tournent à tout juste 2%... (seul Bayrou qui a pris ces 2% de croissance comme hypothèse devrait donc pouvoir tenir ses promesses...).


            • Blablabla (---.---.221.113) 24 mars 2007 08:12

              @ voltaire

              « seul Bayrou qui a pris ces 2% de croissance comme hypothèse devrait donc pouvoir tenir ses promesses ».

              Déjà une bataille de chiffres !

              Commentaire futile qui cherche la bagarre sur un sujet qui n’est pas d’actualité.

              Pour contrer votre propos, en matière de SANTE / RETRAITES, le programme FB fait pale figure.

              S’il est élu, sans doute adoptera t-il (ou est-il à l’initiative) la directive européenne sur la pharmacie en France !

              Quant aux retraités, il donne l’air de s’en foutre royalement. Avec lui, c’est la retraite au mérite...


            • minijack minijack 26 mars 2007 08:28

              C’est vrai, mais faux à la fois.

              Je m’explique : La dynamique entraînée par un éventuel renouveau ne sera pas la même selon le candidat gagnant. Je pense que si Ségolène gagne, on aura probablement plus que 2,5% car si son charisme est moins évident, on peut être assez confiants sur le fait qu’elle FERA ce qu’elle dit. Et donc les français verront avec une démocratie participative une réelle rupture avec la Ve République vieillissante pourrie de dividendes CAC40 et de moins en moins démocratique.

              Tandis que si c’est Bayrou ou Sarko, on n’atteindra peut-être même pas les 2,0% de croissance parce qu’on n’aura pas la sensation d’un nouveau départ et donc les gens ne s’impliqueront pas dans un système qu’il rejettent déjà.

              La dimension psychologique n’est jamais prise en compte dans les statistiques économiques de nos énarques car il faut, pour intégrer cela, tempérer ses chiffres d’un peu d’humanisme.

              Je crains que Ségolène ne soit la seule à avoir mesuré l’importance réelle sur le plan économique de l’enthousiasme raisonné d’une population à prendre en mains sa destinée, à la place d’une « chauffe » électorale pleine de promesses sans lendemain.


            • Valerie Hoppenot (---.---.226.197) 26 mars 2007 13:14

              François Bayrou s’est longuement exprimé sur les retraites !


            • Leonard (---.---.36.15) 23 mars 2007 16:40

              Interessant. Pourtant je n’aurai pas mis Le Pen dans la moitier productive et De Villiers un peu plus en avant que Sarkozy.


              • Stephane (---.---.0.8) 23 mars 2007 17:17

                Je ne sais pas ou vous avez vu que Bayrou est plutot pour la décroissance.


                • (---.---.140.117) 23 mars 2007 17:37

                  Merci pour cette nouvelle cible pour jeux de fléchettes !

                  Mais vous avez oublié de mettre les points !


                  • Jean (---.---.11.237) 23 mars 2007 17:53

                    je trouve que l’échelle des ordonnées est bien mal choisie, un sens Nationalisme/ républicain <=> Mondialiste / libérale serait nettement plus pertinent (cf vote sur le TCE)


                    • non666 non666 23 mars 2007 18:18

                      Stupide.

                      Il existe une analyse qui n’a jamais été remise en cause et qui est enseigné dans tous les Instituts de science politique :

                      L’analyse de Duverger.

                      LES droites

                      1) La droite nationale, souverainiste, autoritaire, centralisatrice. Celle de Colbert, Bonaparte , des Rois, de DeGaulle mais aussi de Petain... Depuis le suicide du gaullisme avec le RPR, il ne reste plus le FN et DeVilliers sur ce creneau...

                      2) La droite chretienne, democrate, sociale, humaniste. C’est indiscutablement celle de VGE et de Bayrou dans l’UDF

                      3) La droite liberale(autrefois la gauche...) Contre toutes les censures et pour toutes les libertés. Aujourd’hui, malheureusement cette droite a laissé la defense des libertés aux gauchistes et n’ai plus qu’un parti strictement defenseur de l’economie liberale. Depuis le depart de Madelin, il n’y a plus que Sarkozy et l’UMP sur ce creneau.

                      La Gauche

                      1) La gauche sociale democrate, non marxiste. Voulu par Rocard et les radicaux de gauche, elle n’a jamais decolé en France.

                      2) La gauche marxiste reformiste C’est le PS depuis le congrès de Tours.

                      3) La gauche marxiste révolutionnaire. PC, LO, LCR, PT, Bové et Verts

                      C’est comme ça que cela se divise et c’est tout.

                      Tout ceux qui essaient de « redefinir » le socialisme ,ou la droite, sont ceux qui preferent ne pas avouer qu’en fait ; c’est eux qui se sont trompé (et qui nous ont trompé) pendant des années en croyant en des chimères...

                      Il est très facile de se pretendre Blairiste en 2003 après avoir fait parti des Mitterandistes (Motion A) , contre Maurois-Rocard (Motion B) qui etaient eux de vrais sociaux democrates a la scandinave...

                      Heureusement, celle qui pretend cela sait que les Français n’ont aucune memoire et qu’aucun de ses petits camarades elephant ne viendra la denoncer.

                      Ils tenaient tous le couteau quand ils ont egorgé Rocard puis Delors...


                      • prgrokrouk 23 mars 2007 18:54

                         smiley Merci de tes éclaircissements. C’est très bien exposé.


                      • FredSud37 (---.---.185.98) 23 mars 2007 20:08

                      • saint george (---.---.54.42) 24 mars 2007 08:18

                        Attention : il faut préserver - ce que fait très bien le site Agoravox - la faculté d’interrogation et d’échange d’idées même à un stade peu accompli au delà des certitudes de plomb. Rappelons la citation de Socrate : l’honnête homme s’interroge, le savant doute, et l’ignorant affirme. Mais bien sûr même cette citation n’est pas à prendre comme une affirmation...


                      • saint george (---.---.54.42) 24 mars 2007 08:54

                        Pardon, ce n’est pas de Socrate, mais Aristote. Dommage, j’aurais préféré Socrate smiley


                      • leloup (---.---.153.165) 24 mars 2007 23:03

                        jamais remis en cause ? j’en doute. Dans ce cas je le fais.

                        la représentation de l’échelle politique de Science-Po est une représentation de l’échelle politique française, mais pas celle de l’échelle politique internationale qui est en général bien plus « à droite ».

                        Si on apprends ça à Science-PO, on se borne à faire un nombrilisme étroit. Et ça produit probablement des politiciens avec le même esprit.

                        pour avoir une approche cohérente et comparable il faut partir des grandes idéologies politiques et non de leur résultat.

                        Donc une approche simplifiée donne :

                        libéralisme (sens original Montesquieu, Tocqueville, Kant, Paine, Smith etc... = valeurs du Siècle des Lumières).

                        Chrétiens-Démocrates type Bayrou, Prodi, Merkel. Democrats type Roosevelt, Clinton (USA). FDP (Allemagne). La plupart des partis Verts européens. Partis libéraux apppartenant à Liberal International (comme les partis en charge au Canada, Australie, Hollande, Autriche, Suède). Frontière floue avec les Sociaux-Démocrates, dont la seule différence majeure est le refus d’avoir des entreprises possédées ou contrôlées par l’Etat.

                        Variante « sociale » :

                        Historique : Léon Blum, Herriot, Mendès-France, Guy Mollet (SFIO), Mitterand. Aujourd’hui : Taubira.

                        conservatisme :

                        UMP. Ancienne UDF (type Robien, Veil). Gaullisme. RPR. CDU (Allemagne). Conservative Party (UK). Churchill. De Villiers. Républicains classiques américains : Eisenhower, Truman, Lincoln.

                        Variante néoliberalisme (d’où la fausse appellation « libéral ») :

                        Reagan, Thatcher, Bush, Milton Friedman, néoconservateurs américains.

                        Social-Démocratie :

                        c’est un courant important et DISTINCT des socialistes. En France peu de représentants historiques à part Jean Jaurès. Sociaux-démocates connus : beaucoup de Scandinaves comme Olof Palme, Gustav Schroeder, Felipe Gonzales, Zapatero, Tony Blair (Labour), Nelson Mandela, Willy Brandt.

                        Sociaux-démocrates révolutionnaires : Rosa Luxemburg, Liebknecht (courant éteint).

                        En France : le groupe autour de DSK, Rocard.

                        Socialisme :

                        Basés sur l’idéologie marxiste : PS, PC, Trotskistes de tous poils. Certains Verts.

                        Variantes populistes : Chavez, Royal.

                        Dans le même groupe historiquement on y retrouve avec des variantes « plus ou moins » démocratiques : Lénine, Staline, Mao, Castro, Allende, Deng Xaioping, Gorbatchev.

                        Libertaires :

                        de gauche : anars de tous poils, beaucoup de Verts en France, Bové.

                        de droite : Le Pen, Pat Buchanan (USA), CNPT.

                        Commun aux deux groupes : le refus de l’Etat (minimisé à la défense nationale et au trésor public), rejet de systèmes collectifs type taxes, sécu etc..., xénophobie (moins marqué chez la partie à gauche).

                        Populisme : une tendance démagogue qui peut se retrouver dans tous les mouvements ci-dessus.

                        Donc la différence gauche-droite n’est qu’une ligne arbitraire qui n’a pas vraiment de sens dans la réalité si ce n’est que le but démagogique de démoniser l’adversaire.

                        Sur un plan international, vu l’importance de son parti communiste (socialiste) et les concessions qui lui sont apportées par la droite et le centre (quand au pouvoir) pour maintenir l’ordre social, la France est le pays le plus « à gauche » des pays industrialisés. Même si Sarkozy gagnait, la France resterait « à gauche » sur l’échelle internationale.


                      • Nicolas (---.---.255.103) 23 mars 2007 19:24

                        représenter graphiquement les candidats sur un espace bidimensionnel est un très bon début à mon avis smiley.

                        Et c’est apréciable de voir pour les axes du graphe des termes clairs et compréhensibles, sans classement « fourre-tout » ou entachés d’à-priori (par exemple les mots en ...iste et en ...isme sont parmi les pires de tous). Donc j’aime bien l’opposition « décroissance-productivisme » mais je trouve que le « gauche-droite » est encore trop lié à notre ancien mode de réflexion.

                        Pourrait-on la remplacer par exemple par :

                        « favoriser les revenus du capital - favoriser ceux du travail » et/ou

                        « favoriser l’esprit d’entreprise - favoriser le travail salarié » ;

                        « favoriser les petites structures - favoriser les grands groupes » (ce qui n’est pas tout à fait la même chose) ou encore

                        « favoriser les actionnaires de petites structures - favoriser ceux des grandes » (et c’est peut-être là aussi un point où PS et UMP se retrouvent) et/ou

                        « favoriser la prise de risque - favoriser l’assistance aux démunis (donc le contraire de l’insécurité sociale) » ;

                        « redonner le pouvoir politique à chacun - conserver une sphère politique séparée de la population » ;

                        « profiter des capacités d’emprunt - limiter la dépendance nationale envers les milieux financiers » (comment choisir sa politique si on est dépendant des milieux financiers à des hauteurs vertigineuses ? la dette des pays du tiers monde permet de les contrôler, mais ce ne serait pas le cas de notre propre dette nationale ?)

                        etc... cela fait déjà beaucoup de critère et il y en aurait plein d’autres.

                        serait-il possible d’en trouver un petit nombre qui seraient synthétique et clair, pour prolonger cette comparaison ? (3 critères seraient bien pratiques, pour pouvoir les représenter sur un graphe 3D). en tout cas il est fondamental que l’on puisse mesurer ce qui nous semble le plus important et voter en connaissance de cause, car sans cela les politiques établis continueront à noyer le poisson et faire ce qu’ils veulent... et si agoravox était un lieu où chacun aide à placer les candidats ce nouvel espace politique smiley, en archivant les raisons pour lesquelles on les place ainsi ?? je suis sur qu’on votera plus intelligemment.

                        au boulot ?


                        • JL (---.---.73.200) 24 mars 2007 10:29

                          Je n’avais pas lu votre commentaire lorsque je suis intervenu ’plus haut’ mais après vous chronologiquement.

                          Vous suggérez qu’Agoravox soit un lieu où, si je résume, on referait la modélisation du paysage politique français.

                          non666 a également fait une intervention intérressante, bien qu’à mon avis conservatrice (réductrice ?)

                          Pourquoi pas, c’est une bonne idée. C’est ce qu’a tenté de faire l’auteur qui a le mérite de faire avancer cette idée.

                          Une suggestion aux agoravoxiens, et à la maintenance du site. Serait-il possible de présenter les interventions dans l’ordre chronologique, en permettant une double présentation, ou insérant un lien dans les commentaires vers le commenté ? smiley


                        • FredSud37 (---.---.185.98) 23 mars 2007 20:04

                          Si vous ne l’avez pas encore fait, je ne peux que vous conseiller la lecture de l’article de Maxime Vivas intitulé « José Bové savate le Tiers-Monde » et qui est disponible : ICI.


                          • JL (---.---.73.200) 24 mars 2007 10:42

                            A tous, si vous avez une heure à y consacrer (lien « ici ») pour comprendre, bon courage. Un texte long, beaucoup de faits, compliqué, suivie de beaucoup de commentaires.

                            A FredSud37, C’est pas cool de n’avoir pas fait une courte synthèse, quitte à ceux qui voulaient d’y aller pour infirmer ou confirmer cette synthèse.

                            Ce type de procédé n’est pas constructif, qui laisse entendre tout et son contraire et fait perdre temps et énergie à tous. smiley


                          • FredSud37 (---.---.70.114) 24 mars 2007 11:05

                            Faire une synthèse, c’est aussi prendre le risque d’omettre des faits importants ou de dénaturer la pensée de l’auteur. De plus, il est dans mes habitudes de laisser à chacun la possibilité de se faire sa propre opinion, en proposant un lien direct vers un article, sans y ajouter le moindre commentaire personnel.

                            Salut & Fraternité.


                          • (---.---.218.116) 23 mars 2007 23:04

                            Il est bien beaux votre graphe, mais comment nos parlementaires vont répartir leur fesses à l’assemblée(espace réelle) il ne leur est pas poussées des ailes aux c.. et cet espace que je sache, attraction terrestre oblige, n’est pas encore tridimentionnelle


                            • vish (---.---.120.28) 23 mars 2007 23:48

                              @Alexandre Flet : bonne idée cette notion de deuxième dimension. Le choix de l’axe me semble plutôt bon, même si difficile à définir. Cependant, j’ai moi aussi quelques réserves sur le placement des candidats.
                              - Bayrou dans la décroissance ?? mais ce n’est pas très compatible avec le libéralisme ça !
                              - Lepen plus « productiviste » que Sarkozy ? hum... j’ai un doute...

                              @non666, votre analyse droite gauche est désuette : mettre le Pc avec la LCR à l’extrème gauche revèle d’un manque cruel de lucidité. C’est impensable après l’expérience de la gauche plurielle. Le PS n’a de Socialiste que le nom, ouvrez les yeux. Accoler le qualificatif « marxiste » à coté du PS sans rire, cela révèle de la gageure.


                              • vish (---.---.120.28) 23 mars 2007 23:49

                                @Alexandre Flet : bonne idée cette notion de deuxième dimension. Le choix de l’axe me semble plutôt bon, même si difficile à définir. Cependant, j’ai moi aussi quelques réserves sur le placement des candidats.
                                - Bayrou dans la décroissance ?? mais ce n’est pas très compatible avec le libéralisme ça !
                                - Lepen plus « productiviste » que Sarkozy ? hum... j’ai un doute...

                                @non666, votre analyse droite gauche est désuette : mettre le Pc avec la LCR à l’extrème gauche revèle d’un manque cruel de lucidité. C’est impensable après l’expérience de la gauche plurielle. Le PS n’a de Socialiste que le nom, ouvrez les yeux. Accoler le qualificatif « marxiste » à coté du PS sans rire, cela révèle de la gageure.


                                • Asp Explorer Asp Explorer 24 mars 2007 09:40

                                  L’idée de base de surface bidimensionnelle n’est pas mauvaise, mais encore faut-il choisir judicieusement les axes. Il me semble assez malhonnête d’accorder implicitement la même importance à l’engagement droite-gauche, qui structure la vie politique de la plupart des nations du monde, avec l’adhésion ou non à la grotesque théorie comme quoi il serait très intelligent de se passer volontairement de bagnole, d’électricité et de chauffage.


                                  • JL (---.---.73.200) 24 mars 2007 10:50

                                    Je vais me faire lyncher : tant pis, au diable le souci de plaire à tout le monde, et la suite.

                                    Beaucoup de commentaire démontrent qu’effectivement « les esprits médiocres condamnent d’ordinaire, tout ce qui passe à leur portée » (La Rochefoucault).

                                    L’auteur a proposé une nouveauté. C’est rare, ici. On ne devrait se permettre d’y faire que des commentaires constructifs, sinon proposer mieux.


                                    • « au delà du consensus, un solution meilleure ou chacun sort la tête haute » (---.---.60.61) 24 mars 2007 14:42

                                      jl a raison, il faut proposer des idées,

                                      le problème du clivage droite/gauche est qu’il a perdu de sa cohérence entre la pensée et l’action, comme je l’ai écrit plus haut, des attitudes protestataires « pures » se retrouvent dans les « extrêmes » et des compromis(sions ?) dans les partis « de gouvernement » le PS avance à reculons vers la résolution de ce dilemme, actuellement on taxe trop vite les gens d’être de droite ou de gauche alors que ce n’est PLUS DU TOUT un argumentaire... à moins d’expliquer les cohérences de Chirac et de Mitterrand...à moins de dire que le ministère de l’intérieur c’était les Gendarmes à Saint Tropez sous Jospin et que Borloo est un néo conservateur

                                      Des axes basés sur la priorité donnée au social ou à l’économiqu persistent mais sont dépassés par le changement de notre échelle de vie, les enjeux sont de plus en plus internationaux et sur l’avenir de nos sociétés

                                      que proposer ? voici les deux pôles d’un axe : 1/ une priorité aux enjeux extérieurs à long terme : environnement, co-développement, Europe politique, 2/une priorité aux enjeux internes : économie nationale, sécurité des flux, sécurité des emplois chez nous(et peu importe si on va ravager les emplois dans des pays émergents) Cet axe rejoint plus ou moins le vôtre avec l’utilisation des ressources, l’option décroissance

                                      L’interdépendance de ces deux priorités externe/interne pourrait en faire une grille de lecture comme l’a été le social/économique, on aurait ainsi un clivage sur les priorités d’action (court et long terme, élmectoralisme et vision raisonnée) et sous-tendu par des principes d’autoconservation/anticipation qui remplaceraient le conservateur/progressiste.

                                      Ainsi j’espère instiller l’idée que Bayrou a tout compris et que Royal et Sarkozy mènent une bataille d’arrière-garde


                                    • JL (---.---.73.200) 28 mars 2007 10:29

                                      Je vous propose une représentation étonnante :

                                      Sur un axe, l’interventionnisme au niveau national, de gauche à droite :

                                      > Interventionnisme de gauche (PS, PCF, verts, LO, LCR)

                                      > Pas d’interventionnisme (personne ?)

                                      > Interventionnisme de droite (UMP, UDF)

                                      Sur l’autre axe, de haut en bas :

                                      > Pour une Europe sociale (LO, PCF, LCR, Bové)

                                      > pas d’Europe (FN, MPF)

                                      > Pour une Europe libérale (PS, UMP, UDF)

                                      Pour classer José Bové, relativement à l’interventionnisme j’ai un pb.


                                    • JL (---.---.73.200) 25 mars 2007 08:48

                                      A l’auteur : seriez vous d’accord, et puisque vous possédez déjà les outils, pour prendre en compte les propositions qui ont été faites dans un ou plusieurs graphiques ? Dans la négative, quelqu’un d’autre pourrait-il essayer ?

                                      à Au delà du consensus : j’apprécie votre commentaire.

                                      Ma proposition : une nouvelle présentation du paysage politique, pour être pertinente, pourrait faire apparaître le clivage qui s’est exprimé lors du référendum.

                                      En ordonnée, en haut les conservateurs (’Européanistes confiant’ : NS, SR) ; au milieu, les attentistes, favorable à une dose de protectionnisme de l’UE vis à vis du monde ou une politique sociale commune (DV, FB, JB, etc) ; en bas, les souverainistes, protectionnistes (PDV, JMLP).

                                      En abscisse le clivage entre interventionnisme de gauche (MGB etc) et interventionnisme de droite (NS, JMLP, PDV, FB), avec au centre le libéralisme, lequel est non-interventionnisme (différent du Centre actuel qui est lui, ni gauche, ni droite (DV, SR FB, FB).

                                      _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __NS
                                      __ _ _ _ _ _ _ SR
                                      _ _ _ _ _DV
                                      __ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _FB

                                      OB, AL_ _ _ _ __ _ __ _ _X

                                      MGB, JB

                                      _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _PDV
                                      _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ___ _ _ _ __ _JMLP


                                      • JL (---.---.73.200) 25 mars 2007 08:49

                                        Raté, j’essaie à nouveau

                                        _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __NS

                                        __ _ _ _ _ _ _ SR

                                        _ _ _ _ _DV

                                        __ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _FB

                                        OB, AL_ _ _ _ __ _ __ _ _X

                                        MGB, JB
                                        _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _PDV

                                        _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ___ _ _ _ __ _JMLP


                                      • changeons les modes de pensée (---.---.255.103) 26 mars 2007 16:49

                                        bonne initiative, et pour permettre de conserver la clarté de lecture que diriez vous d’éliminer les abréviations qui rendent le tout difficile à lire et privent d’une lecture intuitive et spontanée.


                                      • JL (---.---.73.200) 27 mars 2007 09:02

                                        A changeons les modes de pensée : si votre commentaire m’est adressé, je ne sais pas faire mieux. Par contre, j’indique à tout hasard en légende, les noms des candidats.

                                        Notez que le placement des candidats est personnel et à titre de proposition. Il est évident que si cette classification intéresse quelqu’un, ses propositions seront les bienvenues.

                                        _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ __NS __ _ _ _ _ _ _ SR
                                        _ _ _ _DV __ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _FB OB, AL_ _ _ _ __ _ __ _ _X MGB, JB _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ __ _ _ _ _ _PDV
                                        _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ___ _ _ _ __ _JMLP

                                        X représente le centre, croisement des deux axes.

                                        En ordonnée,
                                        en haut les conservateurs (’Européanistes confiant’ : N. Sarkozy, S. Royal) ;
                                        au milieu, les attentistes, favorable à une dose de protectionnisme de l’UE vis à vis du monde ou une politique sociale commune (D. Voynet, F.Bayrou, J.Bové, A.Laguillier, O.Besancenot) ;
                                        en bas, les souverainistes, protectionnistes (P. DeVilliers, J.M.LePen).

                                        En abscisse le clivage entre
                                        interventionnisme de gauche (M.G.Buffet etc) et
                                        interventionnisme de droite (NS, JMLP, PDV, FB),
                                        avec au centre le libéralisme, lequel est non-interventionniste (DV, SR, FB qui seraient selon moi au plan économique, les moins interventionnistes au contraire des extrêmes).

                                        A noter que ce libéralisme (non interventionnisme) est différent du Centre actuel lequel est ni Gauche, ni Droite au sens classique (on y trouverait Madelin ?).

                                        Encore une fois, c’est une approche : on peut garder le cadre t modifier les places, ou tout jeter. smiley

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Alexandre88

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