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Accueil du site > Actualités > Politique > Pour une autre histoire, pour notre histoire. Un pied-noir s’exprime (...)

Pour une autre histoire, pour notre histoire. Un pied-noir s’exprime sur la guerre d’Algérie

Réponse à un journaliste algérien

 

Monsieur,

Parce qu’aujourd’hui votre Nation a une position suffisamment forte sur la scène internationale pour qu’elle ait à entendre les reproches des autres pays, au nom de l’égalité, au nom de la légalité. Y renoncer serait outrageant, et pour vous et pour nous.

 Suite à la lecture de votre plaidoyer contre la partialité des médias en France, ou plus précisément contre ladite émission présentée par France 2, l’envie me prend de vous répondre. C’est à la manière de Derrida qu’il faudrait procéder, décortiquer votre texte et chacun de vos arguments pas à pas, tant les décalages, les confusions de sens sont nombreuses et les contradictions volontaires et involontaires afin de servir votre cause. Considérant leur rôle à jouer, l’objectivité que vous souhaitez pour nos médias est tout à fait louable .Il est toutefois regrettable que vous ayez utilisé ce procédé fallacieux consistant à invoquer à tour de bras les manipulations télévisuelles alors que votre seule préoccupation assis sur votre cheval de bataille appelé FLN est votre croisade contre la mémoire des pieds noirs et des harkis et contre la Mémoire tout court. Vos interrogations sur le rôle des médias français est votre cheval de Troie. Un plaidoyer qui arbore plus ouvertement les couleurs de la revanche que n’a pu le faire un Benjamin Stora (à titre d’exemple) dans n’importe lequel de ses récits. L’objectivité n’est pas seulement affaire de photographies, de documents, de témoignages mais elle est aussi une affaire de regroupements des données, de leurs croisements et du « véhicule » utilisé afin d’atteindre une juste communication auprès du grand public. Au lieu de penser cette complexité, vous préférez rentrer droit dans le mur et contredire bec et ongles tous les arguments ou les procédés que vous avez pris pour une provocation ou de l’ignorance. En matière d’histoire, c’est le plus souvent de la mauvaise foi qu’il s’agit qu’un problème d’ignorance. Vous en êtes le parangon. Il aurait été préférable d’embrasser la démarche de la chaîne publique et dans le même temps souligner les erreurs commises par elle, ses omissions ou sa cupidité si vous le souhaitez. Le droit des autres est une concession faite par notre sentiment de puissance au sentiment de puissance de ces autres disait très justement Friedrich Nietzsche. Ces concessions faites ont dans tous les cas le mérite de nous faire entendre. Si dans le débat cette vertu est capitale elle est encore plus en affaires de diplomatie, et c’est d’ailleurs de cela qu’il a manqué durant cette affreuse guerre d’Algérie. Aujourd’hui encore, incapables de trouver un consensus, des explosions de bombes raisonnent toujours dans les crânes de nos intellectuels. C’est le Chaos.

Votre démarche doit être accueillie positivement si l’on considère qu’il n’y a point de liberté sans la liberté de blâmer, droit dont visiblement vous ne vous privez pas. Mais étrangement votre manière de faire m’a enlevé toute envie de critiquer, le temps de ma réponse, l’appareil d’Etat français .Vous m’avez privé de ce droit de critique à l’adresse de nos médias. Malgré leur « politically correct » désespérant, je me sens pousser une responsabilité mystérieuse de prendre leur défense le temps de ce courrier. Le sujet de la guerre d’Algérie est un sujet délicat certes, mais pas plus que les autres. Ici tous les belligérants sont clairement identifiés, leur responsabilité clairement définie et les documents à l’appui de la Vérité ne manquent pas. Bien qu’il faille continuer d’en parler pour ne pas oublier nos aïeux, tourner la page devient nécessaire. Il n’y a que la mauvaise foi des représentants (d’hier et d’aujourd’hui) des parties au conflit pour rendre floue la réalité des faits. Brouiller les pistes serait-il le seul moyen pour déchaîner les passions et donner à cette guerre une importance particulière qu’elle n’a pas ? Ma position jusqu’à aujourd’hui a été une position médiane. Le seul effort intellectuel auquel je m’oblige est de reconnaître la part de responsabilité de chacun dans ce conflit. Comment pourrait-on encore nier le rôle de libérateur du peuple que le FLN a su impulser ? Refuser une telle posture serait un déni complet du droit de TOUS les peuples à disposer d’eux-mêmes. Mais comment est-il possible de fermer les yeux sur certains des crimes gratuits de ce même groupe armé dont votre peuple a également souffert ? Ce ne serait pas non plus très honnête. Garder le silence sur une réalité au profit de l’autre aurait pour conséquence douloureuse de décrédibiliser la thèse que vous défendez. Une analyse en deux colonnes est donc plus que nécessaire car d’abord il est impossible de faire une moyenne arithmétique entre le Bien et le Mal et de décider de la valeur moyenne de celui que l’on juge. Ensuite parce que qu’une vision Manichéenne et choisir entre le Bien et le Mal me paraît tout aussi dangereux sous peine de devenir borgne. Une analyse en deux colonnes est donc primordiale et utiliser nos deux hémisphères (droite et gauche et/ou Nord et Sud) pour présenter au public et de la manière la plus objective possible qu’il nous soit offerte, les évènements. Vous en conviendrez, cela changerait beaucoup la face des manuels scolaires des Aurès et de nos campagnes. Sachez que je suis prêt au même raisonnement avec l’OAS, tout en acceptant déjà l’idée que cette organisation a fait plus de Mal que de Bien. Cette position d’inspiration camusienne sous ses couleurs de neutralité est paradoxalement la plus engagée car clairvoyante et pacifiste. N’est-il pas d’ailleurs surprenant qu’un homme tel qu’Albert Camus, pour lequel le seul moyen d’exister est la révolte, choisisse une telle position de pacification ? Ne pas souhaiter voir se séparer Algériens et Français mais voir la haine disparaître entre les deux communautés fut la meilleure position de paix de la part d’un intellectuel. Et cette position ne vous convient pas au point de mettre un doigt sur le titre même de l’émission « la déchirure », car il vous rappelle les lamentations de Camus sur cette « Algérie déchirée ». La position qui est la vôtre est celle qui oblige encore Amnesty International à répertorier dans leurs rapports annuels tous les réfugiés politiques et autres exilés de ce monde.

Comme je vous le disais, la guerre d’Algérie n’a pas et ne doit pas avoir cette importance particulière que vous souhaitez de vos vœux pour la France. L’histoire de la France a « 2000 ans » et comme vous le savez l’Algérie n’a pas été son seul interlocuteur. La responsabilité, les échecs, les victoires, les échanges de notre pays concernent une majeure partie de notre monde et ceci au moins depuis l’Esprit des Lumières. Mais bien avant si l’on considère les croisades et le rôle majeur joué par nos navigateurs. Et puisque vous parlez des Gaulles, nos frontières remontent au début du premier millénaire. A ce titre, j’espère que vous pardonnerez aux français leurs quelques lacunes sur la guerre d’Algérie étant donné le nombre de dates et de personnages de l’histoire de France que nos chères petites têtes blondes ont a apprendre dès le plus jeune âge. Montrez à votre tour que l’Algérie n’est pas touchée par une sorte de fixisme historico-pathologique et que vous savez oublier 1954 ou 1962 au profit d’autres dates qui participent aussi de l’histoire de votre grand pays ! Pourquoi devrions-nous toujours nous exprimer sur la guerre d’Algérie devant un interlocuteur algérien et ne rien apprendre de lui sur les Ottomans d’Alger ou sur la dynastie de Fatimides ? A vous entendre, 1962 correspond à l’âge d’or de l’Algérie… Il n’a jamais été question dans cette émission de déclarer l’Algérie de Terre nulle ou de Terra Incognita comme vous le prétendez, ce pacte colonial n’aurait d’ailleurs pas été possible. Dire que votre peuple est passé d’une domination ottomane à une domination française n’est pas une insulte mais un seul rappel à la réalité historique. Néanmoins je comprends que vous attachiez autant d’importance à cette guerre qui aujourd’hui participe de manière substantielle de votre identité (à vous comprendre). Vous avez fait d’ailleurs du jour de l’indépendance votre « deuxième » fête nationale. « Une seule image a fait monter les larmes aux yeux de beaucoup d’Algériens (et cette capacité incroyable de l’omniprésence de votre regard !) : la levée de l’emblème national sur le fronton de Manhattan ». Ce sont vos mots. Comment aurait-elle pu aussi fièrement hisser son drapeau parmi ceux des autres membres de l’ONU si la France ne lui avait pas donné ce goût d’être une Nation, il serait tout simplement malhonnête de ne pas admettre que vous avez su avec brio retourner contre la France ses propres armes idéologiques et intellectuelles. Mais il n’y a aucun problème puisque ces armes ont été faites pour ça ! Si je disais le contraire, des hommes comme vous en France me reprocheraient mon politiquement correct. A qui devons-nous plaire ?

Par une certaine frustration non dissimulée vous prétendez que la presse et les médias français ne sont pas libres et vous évoquez : un documentaire plein de « déjà vu », un débat qui tourna au procès, une chaîne qui légitime des crimes, un plateau trié sur le volet … et j’en passe. C’est oublier l’état pitoyable de la liberté de la presse dans votre pays et une journée mondiale de cette même liberté encore marquée par le sit-it d’une centaine de journalistes à Alger devant la Maison de la Presse l’année dernière pour leur droit d’écrire et d’exister en tant que professionnels… Bref, de penser librement. Voici un témoignage du journaliste Faycal Metaoui de votre principal quotidien El Watan : « D’abord, il faut se débarrasser de l’autocensure et militer pour les droits socioprofessionnels des journalistes et pour le droit à l’expression libre non seulement en presse écrite mais aussi à la télé et à la radio qui demeurent contrôlées par le gouvernement  ». Tout est dit. Vous ne serez donc pas étonné que l’Algérie est à la 122ième place selon un classement de reporters sans frontières 2011-2012, une place peu envieuse entre le Zimbabwe et le Tadjikistan. A ce titre, il est bien légitime de se demander si tous les spectateurs algériens espèrent un peu plus de partialité sur les programmes des chaînes françaises. Tout comme nous, les Algériens savent que Charité bien ordonnée… Alors de grâce ! Cessez de parler au nom du peuple que vous prétendez si bien connaître ! Je reprends à mon compte une formule un peu populiste mais qui a cette vertu d’être logique : Si vous n’aimez pas les programmes français, ne vous gênez pas pour éteindre la câble satellite ! »

Vous en appelez au procès de la colonisation mais l’histoire n’est pas un tribunal. De la colonisation il en a été maintes fois débattu au sein de nos institutions populaires. Selon notre Constitution lorsque le Parlement décide c’est le peuple qui a décidé. Ne voyez pas à l’endroit des français un peuple qui se laisse aussi facilement berné par les manipulations de nos médias, ce serait oublié trop vite 1789 et 1968. Ce n’est pas seulement contre des conquérants qu’il a fallu nous battre, mais aussi contre la logique contra-émancipatrice « Du pain et des jeux » de nos propres gouvernements. Il faut admettre que vos voisins tunisiens et égyptiens l’ont bien compris. A la lecture de votre lettre, on a le sentiment amer que pour vous la France n’a pas fait le deuil de son passé colonial. Mais cela est faux car notre pays a su grandir de ses propres erreurs et a su se remettre en question. C’est ainsi que les Nations s’arment contre les critiques des autres et qu’une civilisation peut devenir un exemple. Avez-vous eu sur votre territoire à vous prononcer sur une loi Gayssot, ou une loi Taubira ou une loi universelle sur un génocide commis hors de vos frontières ? Ou ne serait-ce alors que de l’hypocrisie la canonisation d’un Aymé Césaire au Panthéon. Ce sont les valeurs de la France. Quel est ce rapport malsain que vous faites avec la Libération de 1945 et le temps d’antenne que nos chaînes lui consacrent ? Cela est une autre histoire, certains survivants à cette Grande Guerre sont susceptibles de vous lire et d’être choqués par la brutale légèreté que vous acceptez de lui accorder. Pour reprendre votre champs lexical : ce n’est pas très fair-play ! Ce champ lexical de la boxe qui par ailleurs est déplacé dans la mesure où le combat est bel et bien fini depuis 50 ans maintenant et qu’il est temps pour certains de jeter l’éponge et accepter de commenter ce match avec plus de recul et moins de passion. Vous êtes en train de vous battre seul, plus aucun spectateur sous les lueurs de la guerre.

Il y avait beaucoup à conquérir et tout à construire en Algérie en 1830, vous qui lisez cette lettre dans vos locaux d’immeubles Haussmanniens. A la défense de l’aphorisme d’Aristote la nature a effectivement horreur du vide, mais une horreur bien partagée il me semble. Peut-être face à une telle détestation de cette présence française devriez-vous Monsieur commencer à détruire toutes les traces laissées par le conquérant, pour mieux reconstruire. Avec une telle position je ne me gênerai pas pour le faire.

Je souhaite rappeler à vos compatriotes algériens l’importance capitale de Messali Hadj et le rôle émancipateur pour votre Nation de cet homme au physique de prophète (désolé pour cette figuration mais le monde évolue) .Combien de Nations rêveraient d’avoir un Messali Hadj à honorer, à aimer ? Il y aurait beaucoup à dire : être prêt à frapper sur être humain aussi symbolique que lui pour mieux défendre une personne morale (au sens juridique du dernier terme) comme le FLN ce n’est pas vraiment une preuve de progrès et de reconnaissance. Il a eu le mérite de vouloir s’affranchir les premiers du joug français en déclarant : le peuple algérien qui est sous la domination française depuis un siècle n'a plus rien à attendre de la bonne volonté de l'impérialisme français pour améliorer notre sort mais certains apparatchiks ont préféré jouer la part belle des français « élite ». Car l’histoire de ce pays reste celle des algériens et des français journaliers souvent d’origine italienne, espagnole ou portugaise qui ont su faire pousser de leur propres mains le mil et le blé que mangeaient, et les intellectuels et les politiques et les colons (ceux que vous appelez les pieds-noirs élites) autour de la même table pendant des décennies. N’est pas Charles Peguy ou Jean-Paul Sartre qui veut …

En ce qui concerne les personnes meurtries par cette guerre que vous auriez souhaité voir participer autour de cette table, je vous donne raison et puisque le petit enfant estropié se serait senti un peu seul pour fêter cette Bar Mitzvah nous aurions pu inviter les ombres de ces 303 habitants musulmans du village de Melouza que le FLN a massacré sous prétexte qu’ils soutenaient un mouvement indépendantiste rival mais défendant la même cause ou alors ces notables musulmans qui avaient participé à l’administration de votre pays , enlevés et enfermés dans des camps tenus par des responsables du FLN, et les survivants sont peu nombreux, la plupart ayant été assassinés.( je vous épargne bien sûr le passage sur les harkis car vous me le reprocheriez)…Voilà la part la plus logique et philanthrope du FLN , comment pouvez-vous parler sereinement de déontologie et d’éthique et continuer à défendre un groupe de quarteron prêt à tout pour le pouvoir. Mais à vous entendre c’est le FLN que vous introniseriez au Panthéon, et Messali Hadj… sur le perron. Et comme je vous entends déjà vitupérer, je convierais aussi à ce festin les morts commis pour l’OAS qui est un groupe tout aussi voir plus inacceptable que le FLN et j’insisterai encore sur ce point.

 

Mais tout le monde en prend pour son grade. Ainsi que le capitalisme mondial dont visiblement les pays du Maghreb savent aujourd’hui et à raison en tirer profit pour le bien de tous. Votre article semble d’ailleurs avoir beaucoup plus d’impact sur Facebook (qui se prépare à rentrer en bourse au mois de Mai) que sur n’importe quel autre quotidien.

Dans ce reportage il n’était pas question de débattre sur le bien-fondé du colonialisme qui a été déjà mille fois débattu au sein des hémicycles de notre Parlement et autour de tables réunissant les meilleurs philosophes. Encore une fois l’historien n’est pas obligé et ne doit pas revêtir la zibeline du juge d’instruction pour parler de l’histoire de nos deux peuples. J’ajoute que le simple fait de devoir mettre autant de rage à défendre ses positions comme vous le faites prouve que les choses ne sont pas aussi évidentes que vous le prétendez. Si la vérité est aussi difficile à établir c’est qu’il y en a qu’une. Une seule entité peut prétendre la détenir : Dieu. Et dommage que vous citiez Louis Bertrand pour sa désinvolture alors qu’il faisait partie de ces écrivains qui chérissaient l’Algérie et son peuple, relisez : Ce que j'aperçus d'abord en Algérie", dira-­t -il, "ce fut le labeur silencieux de la terre, les hommes qui la défrichaient, qui asséchaient les plaines marécageuses, qui semaient le blé, qui plantaient la vigne, qui bâtissaient des fermes, des villas, des villes entières, et qui s'acharnaient à ce labeur souvent ingrat, en dépit des hiboux qui en prédisaient l'inutilité, malgré l'insouciance ou la malveillance de la métropole, malgré les années de sécheresse et de mévente, où l'on était obligé de lâcher dans le ruisseau des flots de ce vin invendu qui avait tant coûté ». Doit-on reprocher à ces écrivains voyageurs d’avoir promu en ce début de siècle la Latinité de l’Afrique du Nord dans un tel contexte de nationalisme. Il serait plus courageux de s’en prendre aux véritables promoteurs de la colonisation, Jules Ferry par exemple et son discours civilisateur de 1885. Mais vous n’ignorez pas que vos reproches feraient également « Pschitt » si vous jetiez l’opprobre sur un homme aussi populaire que lui en France. Alors vous préférez vous réfugier derrière l’anonymat d’un écrivain tombé dans l’oubli sans prendre le risque de toucher à un point sensible.

En réponse à un de vos étonnements : Oui les pieds-noirs étaient de modestes et honnêtes travailleurs, ne vous en déplaise Monsieur et sous les pavés point de plage ! …Ces plages n’étaient accessibles qu’à ceux vivant à proximité du littoral, point de sable doré pour celles et ceux vivant à l’intérieur des terres qu’il fallait faire prospérer et qui n’avaient pas les moyens techniques ni financiers de se faire « un week-end » au bord de mer. Vous ignorez cette masse d’Européens qui ne savait rien des enjeux politiques, plus préoccupée par la fertilité des terres Algériennes que par la versatilité de l’Opinion (avec un grand O et interprétez ce signe comme vous le voulez), ces classes populaires qui n'avaient jamais lu Messali Hadj, ni Ferhat Abass, ni entendu Lyautey au Maroc en 1925, ni De Gaulle à Brazzaville en 1944. Ils avaient à peine le niveau du certificat d'études, parfois moins, aucune maturité politique. Leurs ancêtres étaient arrivés d'Europe, parce qu'ils crevaient de faim. L'état Français était heureux de pouvoir peupler l'Algérie à peu de frais avec ces " va nu-savates". Et vous, vous prétendez avoir été un « va nu-babouches » ? La masse de ces gens n'a jamais reçu de l'Etat Français une terre. C'était pour la plupart des ouvriers agricoles. En 1889 les enfants d'Européens nés en Algérie ont été naturalisés Français. L'état Français a pu utiliser ces hommes, avec les Algériens dans les deux conflits mondiaux à discrétion. La France n'avait jamais dit aux Européens qu'ils étaient de passage sur la terre Algérienne.
 Les pieds-noirs pensaient qu’ils étaient là pour l'éternité, puisque nés là et partie prenante de l'activité du pays. Monsieur, cette guerre n’a jamais été une guerre ethnique, ni religieuse, ni civilisationnelle, ni phrénologique à la manière d’un Frechner ou d’un Gobineau. Cette guerre est une guerre de statut social, de classe sociale favorisée par un panurgisme populaire et révolutionnaire distillé et encouragé par des guerriers de chambre, comme vous. Le peuple dont vous ne semblez pas faire partie suit toujours la tendance du stylo. Et il finit par prendre le fusil. Je ne pense pas en ce qui vous concerne que vous ayez attendu 1962 pour commencer à maîtriser aussi bien la langue de Molière. 

La chose la plus horrible consiste à nier la souffrance de l’un pour excuser ou évoquer la souffrance de l’autre. C’est ce que je j’appelle le paroxysme de la victimisation ou victimisation active, succès populaire dont vous savez en tirer partie, et vous le faites constamment en minorant le cas des Harkis et leurs blessures (ou Leur Blessure). Il n’y a pas de choix à faire Monsieur comme sur un marché entre des pommes et des figues de Barbarie. Mais il faut savoir embrasser ce Mal commun qui a traversé des hommes et des femmes dans leur chair : les Algériens en premier lieu, les Pieds-Noirs, les Harkis, et dans une certaine mesure celles et ceux du FLN qui ont combattu au dépens de leur propre vie et dans la réelle croyance de rendre à son peuple cette liberté sacrée.

 

Peut-être que si France 2 a préféré ne pas parler de ces enfumades, des défenestrations ou des fours à chaux c’est pour garder une certaine pudeur et de ne pas avoir à évoquer, par souci de parité, la méthode des castrations (méthode purement FLNique). Dommage que vous ayez la mémoire courte et que vous ayez déjà oublié cette émission diffusée pour la première fois sur France 2 en 2007, à votre avantage (Infrarouge : La bataille d’Alger) qui a donné la parole à ces fameuse poseuses de bombes du FLN. Imaginez, parmi les pieds-noirs et les français combien cette position d’une chaîne publique française a pu faire couler d’encre… Pour eux leur donner la parole se résumait à l’apologie du crime et à l’amnistie de ces femmes. Pour ma part ce reportage me semblait de bon aloi car il avait la couleur du Juste. Si l’histoire n’est pas un tribunal, elle doit quand même préférer le contradictoire à l’inquisitoire. Vos chaînes de télévision sont-elles prêtes à autant d’ouverture, de remise en question ? J’en doute étant donné le régime politique que vous subissez loin de la France aujourd’hui. (Mais peut-être en êtes-vous partie prenante) Je vous invite à lire cet article du Monde du 23 février 2012 Par Pierre-Henri Tavoillot, président du Collège de philosophie que je cite sur ce point  : « L'Occident n'a jamais laissé aux autres le soin de le dénoncer. Et ce parcours fut balisé par la haine de soi, le sanglot de l'homme blanc, le débat sur la comparaison des civilisations, voire la culpabilité. Tels sont les traits caractéristiques de notre univers spirituel. Ils fonctionnent pour le meilleur comme pour le pire ! Le meilleur, c'est l'autoréflexion, la distance critique, le doute, l'intérêt aussi pour les autres civilisations qu'il s'agit de connaître, comprendre, préserver ; le pire, c'est quand la critique n'accepte plus la critique ; c'est quand le doute refuse d'être mis en doute... » On n’est pas obligé d’accepter l’intégralité de sa position sur les Civilisations mais on peut admettre ou discuter cette idée qui n’est pas si mauvaise. Je crois que s’offrir la possibilité du doute (B-A BA de nos philosophie depuis l’Antiquité) c’est s’offrir la crédibilité et le droit de voir. Se débarrasser de ses propres « structures mentales », préalable indispensable à toute posture existentialiste puisque vous évoquez si souvent Jean-Paul Sartre.

Vous jetez pêle-mêle à la figure de la France des camps de concentration de Larzac, des Verdun et des Monté Cassino en les sortant de leur contexte historique que ça fait froid dans le dos par l’illogisme de ce procédé « intellectuel ». Mais combien nécessaire à confirmer la thèse de la « banalité du mal » que vous porter fièrement comme un étendard, et dans l’irrespect de ces millions d’âmes mortes sur les champs de bataille pour la liberté de notre jeunesse mais aussi de la vôtre qui choisit aujourd’hui la France comme terre d’accueil pour la liberté qu’elle a su préserver. Ma position face à la vôtre ne m’aveugle pas et je garde pour Ahmed Zabana, Hassiba Ben Bouali, Didouche Mourad (Si Abdelkader !), l’Emir AbdelKader et Messali Hadj un profond respect à ces héros nationaux et universels. Mais pour vous les soldats de nos deux Guerres qui se sont battus aussi pour la Liberté ne sont que de « la chair à canons » car ils ne sont pas les soldats de votre guerre.

 

Quant à l’évocation d’une économie de traite, c’est un amalgame qui n’est plus permis et se passe de commentaire. Je vous renvoie à vos propre cours et principalement le passage relatant la responsabilité des pays d’Afrique du Nord dans l’esclavage.

Votre logique de « qui a fait le premier quoi » n’est pas prêt de faire avancer le schmilblick et c’est oublier que l’évènement n’est pas seulement celui capté par l’œil humain ou par la caméra mais qu’il a aussi des causes plus profondes souvent inscrites dans les cœurs humains. Il semble que vous voyez ce que vous voulez voir, et c’est là tout le problème. Rien de macabre ni de stratégique et je suis pourtant un observateur attentif et impartial. Vous continuez à voir en l’histoire un champ de bataille ou un ring sur lequel le sang doit encore couler.

Quant à l’évocation de l’école israélienne (le Maître) comme d’un fer de lance contre les pays du Nord – un poncif qui commence à s’user- souvenez vous des leçons de vie de votre président Abdelaziz Bouteflika « Si j'ai un malade qui agonise à la maison, que j'ai besoin d'un médicament, que tous les pharmaciens sont fermés, sauf l'Israélien, je ne sais pas ce que vous faites, mais moi, j'achète » En effet , L’Algérie a aujourd’hui pour principal fournisseur Israël en produits pharmaceutiques , c’est dire combien il faut garder une santé de fer pour venir reprocher aux français leur politique pro-israélienne. Etant donné votre contexte économique actuel j’espère que vous n’aurez rien à redire des contrats commerciaux passés entre la France et la Chine. Vous avez un adage qui me plaît : Le clan d'Oujda vole avec les voleurs, pleurnichent avec les volés. La culture du clan d’Oujda que pratique Bouteflika n’est plus à faire. Un Bouteflika qui invite Enrico Macias en Algérie pour favoriser l’ouverture à l’égard des juifs, un Bouteflika qui rend visite secrètement à Danny Yatom conseillé aux affaires de sécurité d'Houd Barak premier ministre israélien etc. En France, on a aussi un dicton : chacun voit midi à sa porte. En tout les cas, ce qui est sûr, c’est que nous avons quelque chose en commun : le Maître !

C’est effectivement les yeux bandés qu’il faut aborder cette guerre comme toutes les autres, apprenez de Thémis qui incarne dans un but de justice la force morale et l’impartialité. Je m’interroge alors vivement sur le parterre de personnalités que vous auriez jugé bon d’inviter pour discuter de tout cela. Redha Malek ? N’est-il pas celui que nombreux d’entre vous intellectuels avez accusé d’avoir traîné l’Algérie dans cette guerre civile sanglante des années 90’s ? Le simple fait d’avoir été militant du FLN suffirait-il à oublier ses frasques meurtrières ? C’est sûr qu’avec un tel raisonnement en France, on risquerait un jour de voir notre Sauveur Pétain intronisé au Quartier Latin et au frontispice de sa nouvelle demeure : « Aux grands hommes ». Jacques Verges ? J’espère alors qu’il ne serait pas venu sans sa « Lettre ouverte à des amis algériens devenus tortionnaires ». Djamila Bouhired ? Cette ancienne militante du FLN que votre gouvernement a laissé végéter avec sa petite pension de guerre et sa maladie ? Elle a été obligée de supplier votre président dans une lettre ouverte pour que l’Algérie vienne en aide à une ancienne combattante pour la Liberté. « Avec mes sentiments patriotiques »… termine-t-elle sa lettre… Commencer par demander des comptes à votre gouvernement au lieu de vous acharnez ainsi sur les medias français. Roland Dumas ? Voulez-vous plaisanter ? Pourquoi ne pas faire intervenir Dieudonné pour le côté comique de la situation et d’autres personnages avec qui il aime tant à se faire prendre en photo : Bruno Golnish, Alain Soral , les le Pen ou Louis Aliot ? Je suis étonné qu’un défenseur du peuple comme vous puisse espérer la participation à une telle émission d’un homme qui conteste la victoire d’Alassane Ouattara au profit d’un président sortant qui a dépouillé son peuple. D’un homme à l’esprit capitaliste ravageur.

Pour vous en prendre finalement à l’émission Bibliothèque Médicis, magnifique concept et qui est plébiscité par un grand nombre de français. Mais quelles sont vos références ? Se trouvent-elles parmi vos propres émissions algériennes ? Lorsque vous remettez en cause la crédibilité de nos médias c’est à l’intelligence du peuple français que vous parlez.

 

Et le 27 Mars dernier un film de Malek Bensmail intitulée très maladroitement : « Les guerre secrètes du FLN en France ». Et au nombre de ces invités, 80 pour cent anciens du FLN. Je vous l’accorde, et n’y voyez que du cynisme, il n’aurait pas fallu inviter la fille de Messali Hadj qui bien entendu n’a pas son mot à dire dans un tel programme. Mais qu’entend-on de la bouche de ceux qui ont combattu pour le FLN ? Que finalement la guerre fratricide entre le MNA (héritier direct du MTLD) et le FLN n’est qu’une guerre de position et de sens que chacun a envie de donner à l’histoire. Des préoccupations purement indépendantistes, point… Peut-être faudrait-il relire la leçon d’Ernest Renan « Qu’est qu’une Nation » ? Une nation est une âme, un principe spirituel, la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; un consentement actuel et le désir de vivre ensemble. Mais rien de tout ça n’est apparu à travers les chamailleries sanglantes des deux groupes plutôt préoccupés par les traces qu’ils laisseront dans l’histoire. Les uns n’étaient plus messalistes depuis longtemps et les autres rêvaient de le devenir… Le goût du pouvoir imposait déjà son diktat. A cela s’ajoute l’ordre du Comité de Coordination et d’Exécution du FLN : « décapiter le MNA et tuer les responsables » … le contraire aurait été plus juste. Et toutes les prises d’otages physiques et morales que le FLN a imposées à sa population pour cette fameuse « contribution » : une cotisation-racket qui devaient être versée au risque d’être abattu au titre de collaboration avec l’ennemi. Affligeant témoignage de Mohamed Harbi qui parle de mœurs policières installées dans cette organisation (doux euphémisme mais c’est à pour cette raison qu’il est parti) et de cette fameuse adhésion volontaire qui était loin d’être la principale préoccupation du FLN. Enfin ce moment de lucidité extraordinaire de Salima Bouaziz , ancien agent de liaison du FLN, qui savait très bien à l’époque, ainsi que ses compagnons de route, que le FLN ne pouvait pas gagner la guerre contre une grande puissance mondiale telle que la France avec les armes… Pas facile de nos jours de trouver de bons avocats du FLN.

 L’Algérie est devenue indépendante par la bonne volonté de certains, du côté algérien et du côté français. Et désolé de vous décevoir mais la France ne voit pas en l’Algérie une colonie éternelle. La France et l’Algérie sont devenues amies, tout simplement. Depuis de nombreuses années maintenant nos deux peuples se tiennent la main pour marcher vers un peu plus de fraternité. Si vous ne le remarquez pas maintenant vous risquerez pour toujours de passer à côté de l’une de nos plus belles pages de notre histoire commune. Comme vous avez manqué dans le passé l’essentiel de cette aventure humaine, cette sueur sous les burnous que les européens ont partagé avec les algériens, ces poignées de mains, ces embrassades, ces petits trocs de tous les jours, ces amitiés indéfectibles entre les deux peuples mais surtout ces pleurs échangés au jour de « la déchirure »…. Et si certains doutent de cela, qu’ils se taisent à jamais. Enfin ne croyez jamais qu’il est plus facile aujourd’hui qu’hier de frapper sur les français. Le contexte actuel pourrait vous le faire penser mais c’est un leurre.

Heureusement que votre « Guerre-des-Gaulles-Histoire écrite par les vainqueurs » reste une exception et que votre conception étriquée de l’histoire écrite à une seule main ne fasse pas Ecole, car celle-ci resterait à coup sûr dans les Annales ! Si vous n’avez lu que des récits écrits par des vainqueurs alors je comprends votre vision monochrome de ce monde. L’histoire n’est pas écrite Monsieur mais elle est faite par des vainqueurs et des vaincus. C’est pour cette raison d’ailleurs que le dialogue est possible entre les deux parties. Ou préféreriez-vous peut-être un monologue à votre avantage et tout le monde vous écouterait sans objecter, Algériens et Français, ainsi que ceux dont vous bafouez la mémoire. Mais cela n’est pas possible Monsieur. La Vérité sur cette guerre n’existe pas parce que vous avez décidé d’en parler à votre convenance selon vos propres lois-habitus. Mais elle existe parce qu’elle fut. Les seuls qui pourraient prétendre en parler sont morts car à entendre des témoignages des vivants, seuls les morts sont honnêtes. Vous précisez être écrivain et journaliste, laissez alors aux historiens le soin de conter l’histoire et aux juges celui de la juger. Et donc à ce titre, puisque vous parliez du Bon Dieu en début de votre lettre et de César en toute fin, vous devriez comprendre aisément qu’il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

 

NB 1 Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts , Isaac Newton

NB 2 Vous saluerez en ce droit de réponse la liberté de penser qui semble si chère à vos yeux. Mais ma liberté je l’ai acquise en acceptant de lire d’une main « Les thèses d’Avril » et de l’autre le « Livre Noir du communisme », d’un œil Malek Bennabi et de l’autre Mohammed Harbi.

NB 3 : Je me refuse à toute vision manichéenne pour ne pas avoir à faire de choix entre le Bien et le Mal. Valeurs par trop subjectives.

NB 4 : Je refuse de parler de l’OAS car elle fut la chose la plus abjecte de cette guerre. Le FLN (et seulement dans l’esprit de certains) a eu le mérite de se battre pour un idéal.

NB 5 : Et si demain un français attaquait vos médias algériens pour les mêmes motifs, alors je reprendrai ma plume.

 

A bon entendeur.

 


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81 réactions à cet article    


  • blablablietblabla blablablietblabla 16 septembre 17:33

    Bravo , bien dit ceci dit , c’est typique des journalistes algérien ils passent leurs temps à parler de colonisation à tout bout de champs à tel point que l’Algérie est dernière en tout.
    Super votre article bien répondu et avec un certain humanisme .

    Mon ex femme était pied noir ou fille de pied noir son père était boulanger en Algérie , vous avez bien résumé les français qui vivaient la bas.
    Suis pas d’origine pied noir mais arabo-islamique et comme j’ai été marié deux fois avec des filles de pied noir donc je sais que la plupart était des prolos !
    Cordialement !


    • J_Nash (---.---.100.67) 16 septembre 19:04

      @blablablietblabla
      Merci blabla pour votre commentaire. La mémoire a toujours plusieurs propriétaires. Difficile alors de s’entendre sur un partage équitable. Je suis moi-même fils de pied-noir, dit pied-noir de seconde génération, et il nous appartient à ce titre de défendre ce que représentaient nos aïeux pour la France et l’Algérie, mais aussi à nos yeux. Dommage que vous ayez mis une note aussi faible à mon article.  smiley Cordialement.


    • blablablietblabla blablablietblabla 16 septembre 21:50

      @J_Nash
      j’avais meme pas noté votre article pardon !


    • njama njama 17 septembre 00:02

      @J_Nash
      et il nous appartient à ce titre de défendre ce que représentaient nos aïeux pour la France et l’Algérie,

      sur ce point les opinions peuvent être très contrastées ...
      Il faut bien différencier « vos aïeux », embarqués pour on ne sait trop quelle(s) raison(s) dans cette aventure coloniale (je ne pense pas trahir l’histoire de l’Algérie française en la nommant comme cela), les raisons personnelles en bonne partie certainement, qui les ont conduit à « s’expatrier » ; des raisons pour la plupart du temps étrangères aux buts politiques de cette conquête.

      Aussi, il me semble, pour moi qui suis français, né en 1955, absolument pas concerné de près ou de loin dans ma famille par cette aventure coloniale qui a mal tourné, que l’on puise la critiquer ouvertement pour d’autre raisons politiques honorables, sans pour cela affecter la mémoire de tous ceux qui en fussent acteurs et pas pour autant responsables.
      D’une façon plus générale, c’est le procès politique de la politique étrangère de la puissance coloniale française, dont la mémoire de vos aïeux dans cette affaire n’est qu’une goutte dans cet océan sur lequel ils voguaient très naïvement peut-être (?).


    • njama njama 17 septembre 01:16

      @J_Nash

      J’ai aimé lire sous votre plume que « la mémoire a toujours plusieurs propriétaires ». Il ne pourrait donc y avoir d’histoire nationale sur le sujet, française ou algérienne.
      Et tant mieux s’il y a plein d’histoires, qui feront l’Histoire. Car je suis bien pour une autre histoire, pour toutes les histoires, y compris bien sûr et surtout aussi celles écrites par les algériens.

      Vous noterez que sur le sujet, la France ne s’étend pas beaucoup et fait vraiment profil bas sur cette page d’histoire qui ne l’honore pas vraiment c’est le moins que l’on puisse dire pour peu que la distance avec l’événement nous détache complétement d’affects, ce qui n’est peut-être pas votre cas ... vous parlez de pieds_noirs, de harkis qui sont des qualificatifs d’après guerre.

      Pour ma part j’ai compris « conquête », agression de l’Algérie en 1830, le fameux coup de l’éventail du dey d’Alger ... et la France outragée !!! ... prétexte hypocrite au pillage. Puis, plus d’un siècle de gestion coloniale qui n’octroyait pas aux conquis l’intégration dans la France. Algérie française, quelle perversité dans le langage ! et en 1954, cet ignoble code de l’indigénat toujours en vigueur, quand depuis 1870 le Décret Crémieux octroyait par on ne sait quel tour de passe-passe dans les chancelleries la nationalité française aux juifs d’Algérie.

      Ce n’est pas l’Algérie qui ne méritait pas la France, c’est la France qui ne méritait pas l’Algérie. Cette guerre de libération n’aurait pas tant duré dans l’obstination si quelques hauts intérêts stratégiques d’État (énergétiques, atomiques) n’étaient en jeu dans cette histoire, qu’il fallait à tous prix négociés avec le FLN, ces fameux ou fumeux accords secrets des accords d’Evian. C’est ça aussi l’histoire, des souffrances humaines qui durent pour des poignées de cacahuètes.

      L’âme française n’est pas encore très apaisée sur ce sujet ... commémorer le 19 mars 1962 ... une date qui soulève chaque année des vagues qui s’entrechoquent, jusqu’ici sur Agoravox. Non, ce n’était pas la valise ou le cercueil comme d’aucuns se plaisent à dire, ce n’était pas l’expulsion des français par les algériens en 1962, les français pieds noirs sont partis d’eux-mêmes ... la peur les a repoussés sur l’autre rive d’où leurs ancêtres étaient venus.
      Je trouve ça triste au final que la France n’a pas été la hauteur avec l’Algérie, en refusant aux autochtones ses plus hauts principes qui ont fait sa gloire, car elle serait aujourd’hui encore française, et qu’il n’y aurait pas eu cette vilaine guerre ... 

       

       


    • Alren Alren 17 septembre 10:40

      @blablablietblabla

      Je n’ai pas lu tout l’article, beaucoup trop long, ce qui lui fait perdre de la force.

      Je rappelle qu’en 1830, les Français ont lancé une expédition militaire contre l’Algérie sous les applaudissements de toute l’Europe du sud qui n’en pouvaient plus de la piraterie dont vivaient systématiquement les habitants des villes portuaires de ce pays.
      Les personnes capturées étaient libérées contre une rançon considérable : des familles s’endettaient à vie pour faire libérer une des leurs.
      Exactement comme cela s’est passé au large de la corne de l’Afrique il y a quelques années (on ne parle plus de cette piraterie actuellement.) piraterie contre laquelle furent prises des mesures énergiques de répression.

      Le désir d’indépendance en 1945 était loin de faire l’unanimité, bien qu’il ait été encouragé par les forces US qui avaient débarqué en novembre 1942 : les USA pensaient chasser les Français d’Afrique pour prendre leur place dans un néo-colonialisme économique.
      Il en était de même en 1955, lorsque les indépendantistes ont assassiné le jour de la Toussaint, un instituteur pied-noir qui allait au bled enseigner les petits arabes. Ils l’ont égorgé ainsi que sa femme sous les yeux des voyageurs du car qu’ils avaient arrêté par un barrage.
      Les autres passagers, tous musulmans, n’étaient pas d’accord mais ont dû s’incliner devant ces hommes en armes.
      « La guerre de libération » avec déjà son corollaire d’islamisation forcée, a peut-être fait plus de morts dans la population algérienne que l’armée française en venant la nuit égorger dans les villages, les « collaborateurs » qui avaient le jour reçut la visite des troupes françaises, sans pouvoir rester neutres et vivre en paix.

      À l’indépendance et encore maintenant, l’Algérie a connu la dictature d’un parti unique qui avait éliminé par la violence une autre faction indépendantiste le MNA partisan d’une assimilation des pieds-noirs dans une république non-confessionnelle à l’image de la république française.

      Pour conserver le pouvoir et détourner l’attention de son incurie et sa corruption, le gouvernement FLN cultive le mensonge historique (tous les Algériens voulaient l’indépendance et le départ des pieds-noirs ce qui est faux) et la rancœur contre la France qui aurait fait subir un « martyre » pendant plus de cent ans à « son » peuple". Ce qui est faux également, puisqu’elle a offert l’école gratuite et la médecine moderne à tous, et équipé le pays en routes, chemin de fer, constructions urbaines modernes, entre autres.
      À comparer avec ce qui se passait alors dans l’Éthiopie indépendante.


    • mmbbb 17 septembre 11:28

      @Alren l’ algerie francaise une expression reprise par l OAS mais dont Guy Mollet fut l ’auteur Par ailleurs sous la 4 eme il y eut un certain ministre de l interieur Mitterrand qui reprima les populations et n’ hesita pas a utiliser la force La quatrieme ne voulait pas lacher ce pays . Mais il est vrai que l’ Algerie se resuma a OAS pendant mes cours tres orientes, Mitterrand ne fut jamais evoqué, De Gaulle oui Par ailleurs l Algerie etait un departement , le Maroc un protectorat le marechal Lyautet s’attacha a ce que pays ne devienne pas un departement Il eut raison Quant a la litterature votre assertion est fausse le temps a fait son oeuvre les nouvelles generations ne sont pas concernees pas ce passe, il y eut de nombreux livres essais sur cette periode . j’ai un copain algerien, s il n’ignore pas l’histoire de son propre pays ( colonisation francaise ) il a au moins le regard lucide sur la responsbilite des dirigeants de son pays Il est evident que Bouteflika lorsqu il etait valide utilsa cette periode afin de cacher l’incurie des poltiques Personne n’est dupe Enfin ce lien d’un media de gauche https://blogs.mediapart.fr/anido-mirolo/blog/231010/francois-mitterrand-et-ses-heures-noires&nbsp ; Mais cette histoire aurait due etre devoilee en 1981 . Maintenant c’est de l histoire ancienne Et pour terminer c’est LOUIS XIX qui depecha la flotte royale et fit donner du canon sur Alger, las de ces attaques des maures sur les bateaux de commerce Si vous allez en Corse, les fortins multiples servaient de guet contre les razzias repetes des maures. Quant l’esclavage relisez la littérature de ce pays . L’histoire ne resume pas au mechant blanc et l adorable indigene


    • mmbbb 17 septembre 11:31

      @mmbbb ce commentaire s adresse a Nash desole


    • njama njama 17 septembre 12:31

      @mmbbb

      Certains français n’ont pas terminé la guerre d’Algérie ... « Vive l’Algérie Française ! » s’était écrié le député-maire de Nice ...


    • J_Nash (---.---.100.67) 17 septembre 14:24

      @njama

      Cher Njama, merci pour vos réactions positives à mon article et l’intérêt que vous portez à ce sujet. J’ai posté ces quelques mots un peu comme si je jetais une bouteille à la mer. Sans vraiment attendre une réponse. Ma lettre est un ras-le-bol des confusions. Plus que politique et engagée, c’est une réaction de cœur, épidermique. Pour avoir écouté les nombreux témoignages de famille depuis mon enfance, aucune histoire officielle (car en effet elles sont multiples) ne correspond à la réalité d’en-bas. D’où l’intérêt de tourner le dos à l’Histoire, pour se pencher sur les histoires des petites gens. Et je vous rejoins parfaitement quand vous dites que plein d’histoires feront l’Histoire. Dommage que les programmes de l’éducation nationale ne s’en soient jamais aperçu. Quand vous évoquez la goutte d’eau dans l’océan, vous touchez là un point essentiel. Aucune passion ni amitié, aucune sueur ni olivier planté ne peut rivaliser avec la signature d’une décision politique qui va tracer le destin de millions d’âmes. Mais c’est une réalité qui ne concerne pas seulement mes aïeux (je regrette un peu cette expression) mais les femmes et les hommes de tous temps. Devrions-nous taire nos maux car de toute façon tout est décidé en haut ? Je ne le pense pas. Je reste convaincu d’une chose. L’histoire est faite par les hommes et non pas par quelques-uns seulement. Si un chimiste étudie l’océan, il commencera toujours par la molécule. Je suis parfois naïf, c’est peut-être pour cela que je me suis inscrit sur une plateforme comme celle-ci. Car entre les ruines de l’agora de Ségeste raisonnent encore les doléances de nos ancêtres. Parce qu’à Oradour-sur-Glane, ce qui m’émeut encore le plus, ce n’est pas tant cette décision abjecte de bombarder un village et de brûler son église, mais plutôt la voiture désossée qui semble encore et toujours attendre son propriétaire. Et pour être franc, les Lyautey, les Senatus consulte... les décrets ... me dépassent un peu. Certains s’émeuvent encore du triste passé colonial de la France. Et je le comprends parfaitement. Néanmoins, je crois en définitive que nous passerions notre vie entière à s’irriter. Car si le passé est ce qu’il est, il a l’avantage de ne plus être. Quant au présent… quelle bizarrerie, n’est-ce pas… de pointer du doigt le fait colonial comme la mauvaise graine qu’elle fut...et pondre une loi à ce sujet, alors que nos trois couleurs continuent à faire croire à certains peuples de ce monde qu’ils peuvent encore décider de leur sort parce qu’un référendum d’autodétermination est organisé. Aujourd’hui, les Dom-Tom, il y a de belles plages et le soleil. Et par-dessus tout, des peuples qui ont raté leur propre révolution.1962 n’a jamais signé la fin du fait colonial. En France, et ailleurs.


    • marceau 17 septembre 14:44

      -Rappelons que la France, entre le début du XVII et le début du XIX, en deux siècles donc, signa 80 Traités de paix avec l’une ou l’autre des 3 Régences (Alger/Tunis/Tripoli) qui agissaient dans l’intérêt et au service de l’Empire ottoman qui occupait déjà une bonne partie de l’Europe orientale et qui avait confié à ces Régences la mission de « porter la guerre au sein de la chrétienté » .

      -80 Traités de paix en 2 siècles, cela fait un traité tous les 2,5 ans, en moyenne.

      -Tous ces Traités restèrent « lettre morte » et ne furent jamais respectés ni appliqués.

      -Les autres puissances occidentales firent de même. Pratiquement toutes, intervinrent contre ces régences pour exiger le respect de la liberté de navigation, la sécurité pour leurs biens et leurs personnes, la fin des razzias sur les côtes européennes, la fin de la traite esclavagiste contre les populations européennes....en vain.

      -L’Espagne, l’Empire austro-Hongrois, la Grande Bretagne, l’Italie, la Hollande, l’Islande, le Danemark, les USA..la France évidemment, intervinrent contre ces Régence, militairement ou pacifiquement pour exiger le respect de la liberté de navigation, la protection de leurs bien et de leurs ressortissants, la fin des agressions contre leurs populations sans plus de succés !


    • blablablietblabla blablablietblabla 16 septembre 17:37

      Correction : « étaient »


      • Harry Stotte 16 septembre 23:54

        Pour ceux qui préfèrent, comme moi, commencer par lire le texte auquel il est répondu ici, c’est sous :



        • njama njama 17 septembre 09:06

          @Harry Stotte

          Merci pour le lien, il manquait à l’article
          Pour qui n’a pas vu l’émission (c’est mon cas), c’était en quelle année ? Était-ce celle-ci en 2012 ? en deux parties avec le documentaire « La déchirure » ?
          https://www.youtube.com/watch?v=xznSZienabc

          On sait ce que vaut un débat sur un plateau télé, et combien il peut être orienté dans un sens ou un autre en fonction des invités. A quoi peut-on prétendre d’ailleurs en un peu plus d’une heure d’émission ? si ce n’est que d’accoucher d’une souris, ou de secouer un peu le landerneau ...
          Certainement que Pujadas qui menait l’émission l’orienta selon comment il l’avait préparée, voire selon le documentaire historique lui-même peut-être emprunt d’une certaine orientation.
          Pujadas ne manque pas de professionnalisme, mais comme à chaque fois sur des sujets délicats, des susceptibilités épidermiques peuvent se réveiller, mais de là à lui attribuer « machiavélisme et mauvaise foi » comme l’écrit ce journaliste algérien, c’est allé vite en besogne et en jugement lapidaire.
          Ce n’est pas tant Pujadas qui déplaît que le sujet et la façon dont il est traité. Ainsi aux croisements de ces susceptibilités plus hystériques qu’historiques, il ne fait pas toujours l’unanimité, suite à un reportage diffusé le 10 février 2016 dans le journal télévisé de France 2 et consacré au mouvement « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS), Le Crif accuse David Pujadas de commettre des « attaques antisémites » !
          Il fût largement très malmené aussi l’an passé par ses confrères pour avoir osé réaliser une interview du président de la Syrie :  France 2 critiquée après son interview de Bachar Al-Assad Le Monde.fr | 21.04.2015 ! ce Quotidien qui ne fait que cracher son fiel sur la Syrie et déverser de la propagande depuis plus de 5 ans.
          Quel blasphème ! ? certains l’ont pensé ... quand d’autres le contraire et lui tiraient leurs chapeaux bas pour l’honorer de sa témérité qui fait honneur au métier  !

          On ne peut pas plaire à tout le monde, enfin pas tout le temps ... 


        • fred.foyn fred.foyn 17 septembre 08:15

          pied-noir..personne illégalement implantée en Algérie par la France, pour voler les biens des Algériens...qui se révoltent et les chassent de leur pays après des années de combats...Nous retrouvons le même combat en Palestine... !


          • marceau 17 septembre 14:48

            @fred.foyn

            -Pourquoi les arabes et l’islam se sont implantés légalement en Algérie, en Tunisie, au Maroc ?

            -Pourquoi les arabes et l’islam se sont implantés légalement au Moyen-Orient , en Egypte, en Syrie, en Jordanie, en Irak, en Turquie, au Liban, en Palestine ?

            Comique !


          • j_Nash (---.---.100.67) 17 septembre 15:11

            @fred.foyn
            Cher Fred, je ne ferai aucun commentaire utile sur votre position intellectuelle à ce sujet. Par contre je vous félicite pour le choix de votre avatar qui, ma foi, vous sied comme un gant. Bonne journée.


          • baleti 17 septembre 16:46

            @marceau

            peu être qu’il on aporter plus qu’il on pris


          • marceau 17 septembre 20:13

            @baleti

            Lisez Ibn Khaldoun (les prolégomènes ) qui décrit ce que fut la colonisation de l’Afrique du nord par les arabo-musulmans.

            Ce ne fut que pillages, prédation , discriminations, destruction, régression civilisationnelle, massacres....... !


          • fred.foyn fred.foyn 18 septembre 08:51

            @fred.foyn.....Tous les colonialistes d’Agora répondent en coeur...les bas du front de cette pauvre France au fond du trou..les cocus de la gauche.. !

            Un régal pour mes yeux de les lire...

          • njama njama 17 septembre 09:37

            @J_Nash

            Votre lettre est bien ficelée, courtoise, diplomatique, sans excès ni rancœur. Je constate qu’elle n’est pas datée.
            Ne prenez peut-être pas tant la mouche, comme la prit celui à qui vous répondez... à retardement semble-t-il ?

            N’oubliez, France 2 ou une autre chaîne, c’est le « petit » écran ... avec toutes les « petites » limites que ça comporte, et souvent des soi-disant débats qui n’auraient pas mauvaises figures au café du commerce.

            Le débat se déplace, il sort doucement du « petit » écran pour s’inviter dans la toile ... la guerre d’Algérie (cette sale guerre tout le monde est bien d’accord là-dessus), ce qu’il faut surtout c’est en parler, pour petit à petit exorciser ces mauvais fantômes qui trainent dans les mémoires sur les deux rives de la Méditerranée, pour soulager les souffrances gardées sous l’étouffoir, et ces souffrances sont des deux côtés.
            Il y a de nombreux articles sur l’Algérie sur Agoravox, qui donnent lieu à des échanges de commentaires. Sur la guerre d’Algérie elle-même et sa mémoire, je vous laisse des liens vers ces quelques articles de deux de nos rédacteurs, l’un et l’autre ayant été comme tant d’autres « appelés » sous les drapeaux comme on dit ... et ils s’en seraient bien passés.

            Gilbert Spagnolo dit P@py

            Pourquoi la date du 19 mars 1962 célébrant la fin de la guerre d’Algérie doit être acceptée !
            mardi 19 mars 2013

            Jean J. MOUROT

            Guerre d’Algérie : Des appelés témoignent
            vendredi 21 octobre 2011

            Une année dans le chaudron de la guerre d’Algérie
            vendredi 16 mars 2012

            Les revanchards de l’OAS
            mercredi 3 juin 2015

            Souvenez-vous des assassinés du 23 mars 1962
            mardi 22 mars 2016


            • mmbbb 17 septembre 12:19

              @njama cette guerre a ete officiellemnt reconnue par decret sous Chirac me semble t il . Lorsque le contingent francais partait dans ce departement francais il ne s’agisssait pas de guerre mais d’operation de pacification Evidemment nous ne pouvions pas faire la guerre a un departement . Par ailleurs cette periode nous a coute tres cher economiquement et socialement puisque plus d’ un million d hommes furent mobilises Pendant ce temps l’ allemagne se redressait rapidement, et nous etions embourbes dans cette « sale guerre » qui ne voulait pas dire son nom Histoire de france prefacee par G DUBY


            • njama njama 17 septembre 12:52

              @mmbbb

              On pourrait appeler cela une pure « guerre civile » alors, puisqu’elle était parfaitement franco-française. Une guerre perdue d’avance ...
              En fait la grande leçon de la guerre d’Algérie, c’est que la victoire est politique, et c’est l’Algérie qui l’avait gagnée avant même 1954. A la fin de cette sale guerre qui mobilisa comme vous dites beaucoup de monde, l’armée française contrôlait pourtant presque tout le pays, euh, pardon ce vilain département rebelle ... mais cette victoire militaire ne pesait pas lourd devant toute l’immense légitimité politique qu’avaient les Algériens de se libérer du joug de la puissance d’occupation.
              La vraie défaite de la France n’est pas d’avoir perdu ce département, mais d’être passé à côté de la chance qu’elle avait d’être vraiment colonisatrice et d’intégrer tous les Algériens, pas que les Juifs de Crémieux, dans la citoyenneté française. Les gens du Maghreb sont des peuples affables, colonisés depuis toujours comme l’écrit wolfen ci-dessous ... ils n’en auraient pas demandé plus.
              Un rendez-vous manqué, dommage ! ...
              Tous les frustrés dans cette histoire, qu’ils fassent le procès du FLN, ou de l’OAS si ça les soulage, mais sans omettre de faire celui de la forfaiture de tous ces gouvernements successifs qui depuis plus d’un siècle avait la charge de ce département français.
              Au final, la France a reçu la monnaie de sa pièce, le change a hauteur de ses mérites. Bien fait pour elle elle ne méritait pas l’Algérie.


            • Pomme de Reinette 17 septembre 13:29

              @njama

              Vous ne racontez que des bêtises comme d’habitude, par ignorance ou désinformation volontaire.
              -
              Le Senatus Consulte de 1865 permettait à tous les habitants d’Algérie, de quelqu’obédience que ce soit, ainsi que les étrangers y résidant depuis au moins 3 ans, d’acquérir la nationalité française à titre individuel sous condition d’être majeur et de souscrire aux obligations de tout citoyen : service militaire, mariage civil, etc ...
              https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9natus-consulte_du_14_juillet_1865
              -
              Ainsi un certain nombre de musulmans ont obtenu la nationalité française dès cette époque.
              Il n’y a pas eu chez eux de naturalisation collective car les autorités religieuses s’y opposaient dans la mesure où il fallait abandonner leur statut personnel et respecter le Code civil français incompatible avec le droit coutumier musulman (notamment la polygamie ...).
              Contrairement aux autorités religieuses juives qui ne voyaient aucune incompatibilité entre les règles de vie personnelles de leur communauté et les obligations du Code civil français.
              -
              Par ailleurs, n’oublions pas que tous les grands leaders de l’Indépendance et du FLN étaient de nationalité française !
              A noter que l’on se heurte toujours au même problème aujourd’hui : obtenir la nationalité française c’est une chose, mais cela suppose d’en accepter aussi les devoirs !


            • baleti 17 septembre 13:52

              @Pomme de Reinette

              s"ils avaient été donner les même droit au Français musulman,, vous penser vraiment qu’il n’aurais pas accepter les devoirs .

              sa se reproduit de nos jours, on parle de devoir, mais les droit sont bafouer

              la communauté juive d’Algérie, a acheter ses droit, on ne leur a pas donner, et c’est encore ,valable ,de nos jour.


            • Pomme de Reinette 17 septembre 14:16

              @baleti

              Vous devriez vous acheter un correcteur orthographique qui fonctionne, ça ne coute pas cher et ça permet d’éviter le ridicule.


            • j_Nash (---.---.100.67) 17 septembre 14:34

              @njama
              Merci pour ces quelques liens d’articles que je lirai avec intérêt et que je commenterai. Bonne journée à vous.


            • marceau 17 septembre 15:01

              @njama

              -En 1837, lors du Traité de Tafna, Abdel Kader expliqua au Général Bugeaud que : « La guerre reprendrait parce que l’islam interdit aux musulmans d’être sous l’autorité de non musulmans ».

              Voilà la vraie raison de ce conflit algérien . Plus largement l’islam ne tolère pas l’altérité. Déjà à l’époque de mahomed, les juifs et les chrétiens, nombreux, qui peuplaient la péninsule arabique furent chassés, massacrés, convertis de force afin que ne restent que les musulmans.

              -Tous les chrétiens du Moyen-Orient, population présente sur place bien avant les musulmans, n’ont jamais cessées d’être discriminés, persécuté, spoliées, par les colonisateurs/occupants arabo-musulmans originaires de la péninsule arabique, qui les avaient colonisées, occupées, au VII siècle. Ces populations bien que natives de cette région, n’ont d’autres possibilités, si elles veulent vivre en paix et en sécurité, que de fuir et d’aller s’installer en occident .

              -Preuve si besoin été, que ce ne fut pas la colonisation ni les colonisateurs français qui posèrent problèmes aux populations indigènes de l’Algérie, mais bien le fait qu’il s’agissait de non-musulmans, de chrétiens et que ces chrétiens qui n’ont pas leur place dans le monde musulman sauf comme esclaves ou comme dhimmis


            • baleti 17 septembre 15:56

              @Pomme de Reinette

              c’est vous qui êtes ridicule a parler d’orthographe.

              c’est par se que vous avez rien d’autre a dire


            • Pomme de Reinette 17 septembre 18:27

              @baleti

              Bien au contraire, je vous remercie d’illustrer mon propos par vos messages tous aussi indigents par leur forme que par le fond.
              S’il est encore possible de s’offrir un correcteur orthographique par égard pour les lecteurs, quand on écrit sur un forum francophone, il est beaucoup plus difficile de s’acheter un cerveau ...


            • CN46400 CN46400 17 septembre 18:39

              @Pomme de Reinette
              « il est beaucoup plus difficile de s’acheter un cerveau ... »

               Et c’est vrai que vous-même n’avez pas eu, apparemment, beaucoup de chance sur le marché de la matière grise...


            • Pomme de Reinette 17 septembre 18:49

              @CN46400

              Merci une fois de plus d’illustrer mon propos par votre ad hominem creux : le tout n’est pas d’obtenir la nationalité française, encore faut-il apprendre à se comporter en personne civilisée, ce qui semble décidément très difficile pour certains ....


            • baleti 17 septembre 20:49

              @Pomme de Reinette

              encore une pirouette

              égare pour les lecteurs tu manque pas de culot

              tu n’a toujours pas répondue


            • Pomme de Reinette 18 septembre 00:34

              Parce qu’il y en a qui croit encore que l’on va perdre son temps à discuter avec des salopards d’islamistes ?

              Pauvres naïfs ....


            • njama njama 18 septembre 11:24

              @Pomme de Reinette
              bonjour
              Cela faisait un petit moment que nous nous étions pas croisés. Depuis les derniers articles de Michel J. Cuny je crois. Merci pour votre amabilité, et votre contribution, ainsi chacun apporte un peu d’eau au moulin...
              A ce propos, je relève que le Senatus Consulte de 1965 permit d’autre part à la naturalisation de « l’étranger qui justifie de trois années de résidence en Algérie » (appelé plus tard l’ « Européen d’Algérie »)
              Plus bas le commentaire de CN46400 17 septembre 22:09 @j_nash permet de bien saisir l’opportunité de cette disposition indispensable, qui n’a rien de marginale, pour assimiler dans la nation française toute la chair prolétarienne fort bien nommée l’ « Européen d’Algérie » venue tenter l’aventure dans ce nouvel eldorado prometteur afin que ce département français ne se transforme pas en un patchwork de nationalités :

               « Vous savez, je sais, parfaitement, que des colons d’Algérie venaient d’Alsace après 1870, que d’autres étaient des italiens fuyant Mussolini, puis d’autres vinrent d’Espagne fuyant Franco comme des communards parisiens ont été déporté en Nouvelle Calédonie. Et que tous ce monde mérite mon respect parce que ce n’est pas eux qui ont inventé la colonie même s’il ont pu profiter du système colonial pour vivre mieux que les colonisés en obtenant, grâce à leur origine ethnique, dans la hiérarchie coloniale, des postes avantageux. »

              Au plaisir de vous lire ...


            • Pomme de Reinette 18 septembre 12:33

              @njama

              "(...) s’il ont pu profiter du système colonial pour vivre mieux que les colonisés en obtenant, grâce à leur origine ethnique, dans la hiérarchie coloniale, des postes avantageux. « 

              Encore une bêtise caricaturale sans nom. Ces immigrés étaient loin d’être tous riches ou »avantagés« , prenons par exemple Camus, fils d’ouvrier agricole et dont la mère ne savait ni lire ni écrire et faisait des ménages ...
              A côté de ça, de très nombreux algériens ont tout autant profité du »système", il suffit de constater quelles étaient les professions de tous les cadres de l’Indépendance : fonctionnaires de l’administration, militaires de carrière, médecins et pharmaciens, juristes ...


            • Pomme de Reinette 18 septembre 14:23

              @baleti

              Encore un délire d’islamiste azimuté (pléonasme)


            • baleti 18 septembre 15:54

              @Pomme de Reinette

              c’est les chrétien qui commence a en avoir mare de vos prétention de race supérieur

               


            • Pomme de Reinette 18 septembre 16:12

              @baleti

              « supérieur » ? smiley
              Heu, c’est pas très compliqué : dans une phrase de 15 mots vous avez fait 5 fautes d’orthographe !

              Continuez comme ça, à amuser la galerie ! smiley

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