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« Pour une politique migratoire à l’épreuve des faits »

Non, on ne parle jamais suffisamment de l’immigration. Sous principe que les arguments ont tous été exprimés, on oublie que des politiques parfois outrageantes continuent d’être pratiquées. 

Arnaud Vaganay, politologue, dénonce dans une tribune publiée sur Le Monde.fr, les politiques contre l’immigration « prises à chaud » : qu’il s’agisse de la réforme de l’espace Schengen désirée par François Fillon et Silvio Berlusconi suite à l’arrivée massive de réfugiés tunisiens sur l’île de Lampedusa ou le projet de loi élargissant la déchéance de nationalité juste après l’affaire Liès Hebbadj.

Le politologue regrette la « pauvreté de l’argumentaire du gouvernement quant à l’efficacité de sa politique "protectrice" » ou l’absence des économistes et des démographes sur ces questions. Les statistiques de l’immigration confondant si souvent migrants et français de seconde et troisième génération.

Le mal d’information crée une distorsion de l’opinion et des représentations que l’on se fait des coûts et bénéfices de la présence des immigrés sur notre territoire. Selon Arnaud Vaganay, « les coûts très concentrés localement affectent quelques localités et quelques catégories sociales » (« les banlieues », « les moins qualifiés ») mais « à l’inverse, le bénéfice de cet échange est lui diffusé uniformément sur l’ensemble du territoire. »

Arnaud Vaganay conclut finalement sur une réflexion inquiète face à la corrélation négative entre productivité et immigration existant dans l’opinion : « il y a ce vieux travers humain qui fait qu’on se passionne pour le migrant chômeur ou délinquant, mais qu'on tourne le dos à celui qui, silencieusement, travaille, paie ses impôts et éduque ses enfants. »

Le gouvernement véhicule hélas cette croyance dans ses politiques. En tant qu’organe de la démocratie, il a pourtant pour devoir de prendre le recul permis par les analyses des chiffres et l’observation des bénéfices et ainsi de donner une nouvelle orientation à sa gestion de l’immigration.

 


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6 réactions à cet article    


  • ddt99 ddt99 13 juin 2011 10:14

    Un peu léger comme article sur le sujet, rien ne s’en dégage, ni si vous êtes vous-même pour ce que vous écrivez, ni si vous êtes contre.

    Peu mieux faire, mais pour un premier article, je vous plusse pour vous encourager, car le sujet est toujours délicat à aborder.


    • PreciousOzOz PreciousOzOz 14 juin 2011 09:56

      Merci pour vos encouragements !

      Effectivement, c’est un sujet très délicat, mais je rejoins Arnaud Vaganay lorsqu’il met en avant la distorsion dans la représentation collective des migrants, relayé par le gouvernement, mettant en exergue les coûts et non les avantages.

    • Bulgroz 13 juin 2011 12:34

      Il était effectivement difficile de résumer l’ article de ce bonhomme publié fort opportunément dans Le Monde. Cet article est proprement imbitable et abscons.

      Cela démontre l’incapacité des élites émigrationnistes à justifier aujourd’hui l’indéfendable.

      « L’immigration c’est bien parce que c’est bon » Voilà la thèse.

      Les Français ne sont pas des péquenauds. Ils arrivent à comprendre les choses sans qu’on leur dise ce qu’il faut en penser.


        • HELIOS HELIOS 13 juin 2011 19:11

          La realité est pourtant claire :

          1) les français sont bien conscients des effets de l’immigration... bon et mauvais.
          2) On a toujours pas trouvé de solution « politiquement correcte » pour accepter l’immigration normale continentale et/ou compatible,... et bloquer l’afflux massif de gens en provenance d’Afrique.

          ... car tout le probleme est bien là, helas et ce n’est pas du tout un probleme raciste, mais un probleme civilisationnel. Contrairement a ce que certains racontent, les hommes de civilisation arabo-musulmane (je restreins volontairement ...) ont beaucoup de mal a accepter notre modele et a cela se rajoutent des conditions economiques lamentables qui provoquent leur rejet.

          Il n’y a helas qu’une seule maniere de faire, mais elle est tres mal perçue. l’Europe est actuellement atteinte d’une maladie auto-imune qui consiste a favoriser l’entree, l’expansion de ces etrangers a notre culture, mettant celle-ci de fait en peril.

          Il faudrait donc d’ores et déjà etablir une cartographie sociologique de la France (impossible de par la loi actuellement) et appliquer a partir de cette carte des quotas d’entrée applicables jusqu’au retablissement des proportions « souhaitables ». Il est aussi important de les accompagner de mesures pedagogiques sans tabous. 

          Les souhaits sont variables et les quotas difficiles a mettre en oeuvre, c’est certain... mais quand on veut on peut tout en restant eminament humain.

          mais ne vous en faites pas, je ne brigue aucun pouvoir, et je serais mort bien avant que la France ait changé de nature... vous avez de la chance, inch’Allah.


          • non667 13 juin 2011 22:13

            à précious
            que l’on se fait des coûts et bénéfices de la présence des immigrés sur notre territoire.

            pour parler du passé même l’immigration de travail imposé au français par le PATRONNAT
             vers les années 60 dans l’automobile a freiné l’investissement et l’automatisation que les allemands et japonnais ont fait assurant leur succès a long termes et qu’ils ont conservé .

             actuellement dire que l’immigration est une richesse pour la france c’est dire que 1+1=3
            et appeler richesse les emmerdes ! smiley smiley smiley

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