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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi cette réforme des retraites est-elle inacceptable ?

Pourquoi cette réforme des retraites est-elle inacceptable ?

Le gouvernement attaque le PS sur ses contradictions. Le gouvernement, le PS et une majorité de gens clament tous en choeur que l’allongement de la durée de cotisation est inévitable. Et qu’une chose est certaine : si l’espérance de vie augmente, alors la durée du travail doit augmenter. Acturevue, à travers cette tribune, répond à monsieur Fillon et rétablit certaines vérités.

M. le Premier Ministre souhaite rétablir des vérités au sujet des engagements non tenus du Parti Socialiste. Il fait bien sans doute. Mais à mon tour je voudrais rétablir des vérités concernant ses propos. Je tiens à certifier que l’ensemble des données que je m’apprête à citer sont librement disponibles sur le net, si vous n’êtes pas convaincus, vous pourrez tout vérifier aisément.

La présente réforme que nous proposent le gouvernement et sa majorité afin de sauver notre système des retraites par répartition se fonde essentiellement sur le repoussement de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, ce qui devrait permettre de réduire les déficits en allongeant la durée de cotisation. À première vue, cela ne pose pas de problème. Deux années supplémentaires ne semblent pas trop contraignantes, du fait de l’allongement de l’espérance de vie. Cette question mérite cependant d’être approfondie : d’abord, si l’on met de côté la question de l’âge légal de départ en retraite (il est toujours possible de liquider sa pension avant, mais avec des pénalités plus ou moins élevées), rappelons nous que l’autre déterminant du montant de la pension de retraite est le nombre d’années de cotisations. Afin de bénéficier d’une retraite à taux plein, celui-ci s’élève à 41,5 annuités. Un calcul simple : une personne qui a fait des études supérieures et rentre sur le marché du travail à 25 ans n’aura donc suffisamment cotisé qu’à... 66 ans ! Et l’on constate effectivement que la plupart des salariés qui ont la possibilité de conserver leur emploi à terme prennent d’ores et déjà leur retraite à 65 ans et pas à 60 afin de toucher leur pension complète.

Mais encore faut-il pouvoir effectivement travailler jusqu’à 60 ou 62 ans ! En réalité plus de 50% des personnes qui touchent leur pension à 60 ans étaient déjà au chômage ou en inactivité. Il faut quand même rappeler un point essentiel : en règle générale ce ne sont pas les salariés eux-mêmes qui décident de rester dans l’emploi, ils n’ont pas la possibilité de faire l’arbitrage entre travail et loisir, leur employeur le fait pour eux ! (c’est d’ailleurs bien souvent la même chose concernant le temps de travail : la plupart des salariés ne font pas eux-mêmes le choix d’effectuer des temps partiels ou au contraire des heures supplémentaires ; mais ce genre de vérité passe souvent inaperçue face à des slogans comme « travailler plus pour gagner plus »). 

La précarité des séniors est particulièrement sévère 

Il est très difficile de retrouver un emploi si la perte du travail a lieu après 50 ans. Ainsi, on constate que la période moyenne d’ancienneté au chômage s’élève à 21 mois contre 13 mois pour l’ensemble des chômeurs. Rappelons nous également que de l’autre côté, le chômage des jeunes est particulièrement élevé (environ 25%) et ceux-ci ont bien des difficultés à trouver un emploi stable, enchaînant des contrats précaires. En combinant ces résultats, nous réalisons que l’espérance d’activité professionnelle s’élève aujourd’hui à 37 ans, 35 pour la génération de 1970 (chiffres du ministère du travail), et cette période d’activité comprend ,je vous le rappelle, non seulement le travail mais également les périodes de chômage. En réalité, en jouant ainsi uniquement sur l’allongement de la période de cotisations, cette réforme prévoit moins d’augmenter les recettes que de diminuer les pensions pour de nombreux travailleurs, les plus fragiles, qui devront passer deux années supplémentaires à attendre pour pouvoir liquider leur retraite, vivotant des minimas sociaux et voyant se réduire comme une peau de chagrin leur pension tant espérée. 

L’argument le plus largement utilisé par nos chers dirigeants et leurs relais médiatiques est l’allongement incontestable de l’espérance de vie. 

Encore une fois, ceci mérite d’être examiné de plus près. Effectivement, nous vivons actuellement un véritable papy boom : les générations du lendemain de la Guerre arrivent désormais à l’âge de la retraite. Cependant, selon les statistiques, cette augmentation du nombre de retraités ne signifie pas pour autant une diminution de la masse de la population active : il semblerait que celle-ci doive rester stable pour au moins les trois prochaines décennies. Ceci notamment grâce à la forte natalité dont bénéficie notre société et également de l’immigration : eh oui ! Les travailleurs immigrés aussi cotisent ! Enfin, si allongement général de l’espérance de vie il y a, tout le monde ne le vit pas de la même manière. En effet, on constate une différence de 7 ans entre l’espérance de vie d’un cadre et celle d’un ouvrier. En outre, l’espérance de vie en bonne santé ne s’élève qu’à 63 ans. Notre malheureux ouvrier ne touche donc sa pension que pour payer sa tombe !

 Voyons maintenant le budget des retraites au sein du budget de l’État 

 Ce dernier s’élève à environ 1000 milliards d’euros ; le système des retraites requiert 250 milliards d’euros pour être en équilibre budgétaire, sur les 440 milliards que pèse l’ensemble des dépenses du système de protection sociale (comprenant également l’assurance maladie, les allocations familiales et l’assurance chômage, autant de choses coûteuses, improductives et inutiles aux yeux de nos amis du Medef, de Bruxelles et des agences de notations, auxquels l’ami Sarkozy aime tant faire plaisir) ; en 2009, nous sommes parvenus à un budget de 240 milliards d’euros pour financer nos retraites. Il manquait donc 10 milliards pour boucler le financement. Où donc trouver une telle somme ? (petit rappel : le plan de sauvetage des banques monté par l’ensemble des États européens s’élevait à 1700 milliards d’euros et en 2008, le seul État français a déboursé 40 milliards d’euros pour sauver les banques françaises qui avaient mal joué sur les marchés). 

Pour trouver ces 10 milliards, au lieu de proposer une réforme structurelle, le gouvernement se contente donc de mesures superficielles, qui feront au moins plaisir aux agences de notation et à la BCE, mais pénaliseront les plus faibles : les séniors au chômage, nous l’avons dit, mais également les personnes qui ont été astreintes pendant une grande partie de leur vie active à des temps partiels, en particulier les femmes, qui doivent jongler entre vie familiale et vie professionnelle, prenant éventuellement des congés maternité (à l’heure actuelle, la pension "retraite" des femmes s’élève en moyenne à 40% de celui des hommes). S’ajoutent également ceux qui ont commencé à travailler tôt (certes le gouvernement a fait quelques concessions sur ce point, il faut bien le reconnaître ; n’empêche que la focalisation sur l’âge de départ en retraite plutôt que sur la durée de cotisation les pénalisent fortement) ; tous ceux également qui ont mené une carrière irrégulière, quelques années dans le privé avant de passer dans le public, un jour indépendant, le lendemain salarié. Ceux-ci seront d’ailleurs de plus en plus nombreux. Le temps où l’on entrait à 20 ans dans une entreprise pour en ressortir 40 ans plus tard est révolu ; le concept même de CDI est sans doute amené à disparaître. En un sens, c’est sans doute tant mieux : chacun doit pouvoir individualiser son parcours, mener une carrière indépendante, avant de se donner la chance de sortir quelques temps du système pour s’épanouir autrement, s’engager dans des associations ou voyager. Encore faut-il adapter nos instruments politiques et économiques à ces transformations de la société ! La critique pour la critique est vide de sens.

Que pouvons-nous envisager en plan de rechange ? 

Conserver notre système actuel sans réforme est suicidaire, se contenter de taxer les stock-options comme le proposent certains est insuffisant. Mais si nous écoutons les économistes, les sociologues, les partenaires sociaux, nous découvrons que des alternatives existent, contrairement aux assertions de notre Premier Ministre, qui ne voit qu’une SEULE solution. 

Ne pas se contenter de réformes ponctuelles et ciblées, n’ayant pour objectif que de se conformer à des critères budgétaires, mais envisageons une remise à plat du système. A l’inverse de ce que la réforme propose, sans doute faut-il prendre en compte plus clairement la question de la durée de cotisation, mais également sa composition (le partage se fait actuellement à environ 40% par les salariés et 60% par les employeurs) et son montant (le taux de prélèvement est déjà élevé en France (environ 25%), c’est ce qui nous a permis de nous doter d’un système plus généreux, mais à l’heure actuelle, il nous faut sans doute envisager de repenser en profondeur les solidarités inter-générationnelles). Permettre également un suivi tout au long de la vie active de ses droits par le travailleur, afin de restaurer la confiance et de briser les incertitudes. Il nous faut poser un vrai débat sur la question de la pénibilité du travail, très complexe mais toujours abordée en termes vagues. Une réforme structurelle exigera également une plus grande harmonisation des régimes de retraites pour éviter les empilements qui caractérisent notre système actuel. Il ne s’agit évidemment pas ici d’opposer simplement les travailleurs du public et du privé (cette stratégie n’a été que trop employée par Sarkozy, qui n’a de cesse de monter les français les uns contre les autres. De diviser le peuple, accusant tantôt une jeunesse désespérée, tantôt les « privilèges » de certaines catégories qui durement avaient arraché par le passé quelques droits. Criminalisant, en fin de compte, des groupes sensibles et souvent fragiles à des fins politiciennes). 

En réalité un bien plus grand nombre de régimes différents se superposent. 

Harmoniser, c’est fonder un régime plus clair, susceptible de favoriser le lien social, un système universel qui convienne à tous (ce que les députés de la majorité ne souhaitent pas pour eux-mêmes : ils ont récemment rejeté l’amendement 249 qui prévoyait d’indexer le régime des retraites des membres du gouvernement et des parlementaires sur le régime général).

Une réforme structurelle et systémique doit résolument être en lien avec la politique de l’emploi, celle que Sarkozy et sa clique se sont efforcés de détruire, bradant le service public, favorisant la concurrence entre les opérateurs de placement des demandeurs d’emploi, renforçant lourdement la pénalisation de ceux-ci en indexant strictement l’obtention de l’allocation chômage sur les démarches de recherche d’emploi. La réforme doit également être en lien ferme avec l’éducation et la formation professionnelle : lier trois moments clés de l’existence, les études, le travail et la retraite, et refuser les politiques décousues, faites de bricolages et d’inspirations multiples et incohérentes. 

Nous devons bel et bien nous méfier de la réforme du gouvernement, telle qu’elle nous a été imposée. Sarkozy nous inflige la rigueur, l’austérité, alors que la croissance reprend timidement, histoire de plomber l’investissement et la consommation. Pourquoi donc ? Afin de payer l’inutile relance sur la consommation : autant d’argent du contribuable jeté par les fenêtres, au lieu de financer l’enseignement, la recherche et plus encore la formation professionnelle. Au lieu de venir en aide à nos PME, de dynamiser ainsi la productivité, tout en faisant en sorte qu’elle bénéficie de nouveau aux travailleurs et non plus seulement au capital. Rappelons également au passage, que les ministres chargés de la mise en place d’une telle politique antisociale, Mme Lagarde, M. Woerth et M. Barrouin, sont chacun grassement rétribués au montant de 15000 euros par mois : tout le monde n’entend pas l’expression « se serrer la ceinture » de la même manière. 

Le gouvernement et la majorité ont donc fait le choix d’une réforme superficielle et injuste, un choix qui risque bien de nous conduire à un accroissement des inégalités, à une détérioration des solidarités au sein de la société française, et en fin de compte à une aggravation des tensions qui minent d’ores et déjà notre pays. Un pas de plus a été franchi vers une véritable explosion sociale. Et Nicolas Sarkozy n’est pas seul à emprunter cette voie. À travers toute l’Europe, les gouvernements ont décidé de faire pression sur les peuples, traités comme les vaches à lait de la finance. Le premier ministre David Cameron vient tout juste d’annoncer qu’il allait imposer aux Britanniques une cure d’austérité plus brutale encore que celle que leur avait fait subir Mme Thatcher dans les années 1980. À moins que la conscience morale ne surgisse de nouveau à l’esprit de nos gouvernants, on peut craindre que tout cela ne fasse que réveiller le Spectre qui autrefois hantait l’Europe.

Plus d’articles sur http://www.acturevue.com

Par Quentin Dittrich-Lagadec 


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42 réactions à cet article    


  • JL JL 26 octobre 2010 10:47

    Bonnes analyse et propositions.

    Vous écrivez : « La présente réforme que nous proposent le gouvernement et sa majorité afin de sauver notre système des retraites par répartition ».

    C’est moi qui souligne en gras, pour dire que l’argument est démagogique et mensonger comme d’habitude avec la Com de l’Elysée.


    Ce gouvernement n’a plus aucune crédibilité. Il est clair que cette réforme poursuit deux buts :

    Le premier est évidemment de présenter Nicolas Sarkozy comme le « seul président droit dans ses bottes capable de réformer ce pays », en vue de sa réélection en 2012.

    Le deuxième, mais pas le moindre, cf. les autres nations européennes, est clairement et imparablement expliqué par Frédéric Lordon dans son article « Le point de fusuion des retraites ».

    Extrait : « La captation par les marchés des retraites n’a pas seulement pour conséquence leur fragilisation financière mais, bien plus profondément, un effet structurel de verrouillage définitif de la libéralisation financière. Par les masses d’épargne qu’elle concerne, la retraite capitalisée pousse l’implication financière du salariat à son comble et, par là même, lie objectivement les intérêts des salariés aux bonnes fortunes de la finance… laquelle prospère précisément de les opprimer. »

    En économie, l’absurdité n’est pas un obstacle ! D’autant que ce sont toujours les mêmes, les responsables qui en profitent, et les autres qui n’y sont pour rien qui paient les »pots cassés".



     


    • JL JL 26 octobre 2010 11:22

      Attention, le lien ci-dessus est erroné. Voir ci-dessous (Sisyphe) la bonne adresse.


    • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 26 octobre 2010 11:27

      @JL
      Le deuxième, mais pas le moindre, cf. les autres nations européennes, est clairement et imparablement expliqué par Frédéric Lordon dans son article « Le point de fusuion des retraites ».

      A voir le mal partout, on avance pas ! Il connait rien à rien ce Frederic !
      Chaque systeme a ses forces et ses faiblesses ! Le systeme par répartition est sensible à la démographie et à la structure du marché du travail ! Le systeme par contribution, est tributaire des mouvements sur le marché des capitaux !
      Certes, mais il à l’avantage de responsabiliser chacun, la retraite dont vous bénéficier étant le reflet exact de votre parcours professionnel !

      Cordialement


    • foufouille foufouille 26 octobre 2010 11:35

      "Certes, mais il à l’avantage de responsabiliser chacun, la retraite dont vous bénéficier étant le reflet exact de votre parcours professionnel !"
      et tu lui un couteau sur la gorge pour qu’il t’embauche


    • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 26 octobre 2010 12:06

      @foufouille
      et tu lui un couteau sur la gorge pour qu’il t’embauche !

      Les entreprises embauche la main d’œuvre des qu’elles en ressentent le besoin ! Ce que beaucoup de personnes semble négliger sur ce site , c’est qu’une entreprise n’aura jamais un raisonnement de type « Faisons dans le Social » ! Ce sera toujours « Je dois me faire un max de fric » ! Que ce soit la petite PME, ou la grande MULTINATIONALE , c’est meme pipe, meme tabac !

      Cordialement !


    • foufouille foufouille 26 octobre 2010 13:16

      « Les entreprises embauche la main d’œuvre des qu’elles en ressentent le besoin ! »
      et les robots sont plus rentables
      les delocalisations aussi


    • JL JL 26 octobre 2010 13:40

      « cordialement », (par obismey) ?!!!
       
      Il ne manque pas d’air celui-là ! Et quels amalgames ! Le « système par contribution », c’est quoi ? Il ne sait donc pas, cet âne, que le système par répartition est financé par les contributions ? Ou bien il fait selblant ?

      Et il se permet de dire que Frédéric Lordon n’y connait rien " !?

      Les cons ça ose tout, vraiment, et tous les jours, ils nous étonnent !

       smiley


    • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 26 octobre 2010 14:14

      Oups ! Désolé ! Je voulais mettre par capitalisation  ! Mais tout le monde avait compris que c’était un lapsus ... sauf peut-etre mon ami JL ! non ?


    • JL JL 26 octobre 2010 14:27

      @ obismey, celui qui dit que Frédéric Lordon ne connait rien à rien, je lui duirai ceci :

      Le systeme par répartition est sensible à la démographie et à la structure du marché du travail ! Le systeme par capitalisation est sensible à la démographie et à la structure du marché du travail ET tributaire des mouvements sur le marché des capitaux !

      Sur ce sujet, je conseille à tous de lire, dans l’article de Frédéric Lordon, le chapître sur l’actualisation, entre autres.


    • zelectron zelectron 26 octobre 2010 14:58

      @JL
      Bien que nous soyons de familles politiques différentes, l’honnêteté intellectuelle se doit :
       - à l’origine, les hommes politiques (G+D) ont dit que les « gens » étaient incapables d’épargner, qu’à l’âge de leur retraite ils seraient à charge pour la société et que pour cette raison « évidente » (quel mépris pour les citoyens) il valait mieux un organisme au dessus de tous soupçons supervisé par l’état pour assurer la sécurité des retraites et leur gestion savante grâce aux compétences avérées de l’appareil administratif de la Frrraaaaaannncceeee.... On voit aujourd’hui ce qu’il en est : il semble qu’il y ait plus de 300 organismes divers et variés qui s’occupent de récolter des fonds multipliant au delà de la satiété les « frais habituels* » qui rognent ces mêmes fonds au détriment des cotisants.

      *litanie habituelle : directeurs, sous-directeurs, sous-sous-directeurs.......et le cortège de gaspillages éhontés qui va avec.


    • JL JL 26 octobre 2010 15:30

      zelectron, qu’avez-vous montré là ? Soyez plus explicite.

      Ceci étant, connaissez-vous le principe du rasoir d’Occam ? Avez-vous comparé les deux systèmes (capitalisation et répartition) à la lumière de ce principe ?


    • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 26 octobre 2010 16:36

      Oui je connais le rasoir d’Occam - « pluralitas non est ponenda sine necessitate » - ! Mais je ne vois pas trop ou vous voulez en venir ?

      A mon humble avis , chacun devrait etre responsable de sa retraite ! Il doit y avoir un minimum de solidarité  ! Ainsi je vois un système ou les prélèvement se font en fonction de ce que l’on gagne - plus ton salaire , plus le prélèvement en proportion s’élève - mais la retraite payée par l’état sera la même pour tout le monde. A charge donc pour chaque individu de compléter sa retraite par d’autres moyen !


    • JL JL 26 octobre 2010 16:45

      Obismey, si j’en juge par votre pict, je pourrais être votre arrière grand père. Soyez gentil, arrêtez de me tutoyer.

      Le rasoir d’occam ? Je l’ai signifié plus haut quand j’ai écrit ceci :

      « Le systeme par répartition est sensible à la démographie et à la structure du marché du travail ! Le système par capitalisation est sensible à la démographie et à la structure du marché du travail ET tributaire des mouvements sur le marché des capitaux ! »

      Autrement dit, des deux systèmes, la retraite par capitalisation cumule ses inconvénients spécifiques avec les inconvénients de l’autre, la retraite par répartition. Et je n’ai fait quue reprendre vos arguments.

      Si vous ne voyez pas le lien avec le rasoir d’Occam, attendez d’être un peu plus instruit, ou de raisonner plus intelligemment.

      Sans rancune.


    • zelectron zelectron 31 octobre 2010 10:48

      @JL I agree.
      le razoir d’occam c’était aussi une petite nouvelle de science fiction : ce rasoir était d’une qualité telle qu’il durait « éternellement » et provoquait un désir de lynchage par ses concurrents qui mettaient la clé sous la porte ...


      • JL JL 26 octobre 2010 11:20

        Merci à Sisyphe de rectifier le tir. Je ne sais pas comment il se fait que mon lien a été corrompu. Comme je l’ai laissé sur de nombreux articles, je me dois de les vérifier tous. Galère !


      • spartacus spartacus 26 octobre 2010 11:36

        Harmonisation,
        Un tabou. Une remise en cause des avantages qui fait peur à ceux concernés.
        Voir les réactions sur Agoravox.
        Mais qui le propose ?
        Personne aucun parti.

        Les vieux ne trouvent pas de travail, mais structurellement les exceptions ont tué le marché du travail des plus de 55ans.

        Services publics, fonctions publiques, bonifications, dérogations, retraites anticipées, sélections d’entrée sur concours réservés aux jeunes.
        Avec une offre structurellement fermée, l’état et les services publics en premier lieu, le chômage des plus de 55 ne peut pas évoluer.


        • obismey [ Against All Authorities ] obismey [ Against All Authorities ] 26 octobre 2010 12:01

          J’ai beaucoup aimé votre article ! C’est le meilleur que j’ai lu sur agoravox en ce qui concerne la problématique de la réforme des retraite. Vous faites pas mal de propositions réalistes , ce qui est plutôt rare. De même ll aurait été intéressant d’avoir une analyse - chiffrée - d’impact.

          Je voudrais revenir néanmoins sur un certains nombres de points :

          @auteur :
          Il faut quand même rappeler un point essentiel : en règle générale ce ne sont pas les salariés eux-mêmes qui décident de rester dans l’emploi, ils n’ont pas la possibilité de faire l’arbitrage entre travail et loisir, leur employeur le fait pour eux !

          Il s’agit là, à mon humble avis, une vue réductrice de la situation réelle, ou une fois de plus on criminalise l’entreprise ! Pour le peu que j’ai observé durant ma courte vie - je ne peux en effet prétendre avoir votre sagesse longuement acquise au cours de toutes ces années - la répartition temps de loisir/travail est le résultat d’un concencus entre les différentes partis !

          @auteur :
          En outre, l’espérance de vie en bonne santé ne s’élève qu’à 63 ans...

          C’est quoi l’espérance de vie en bonne santé ? Comment est elle calculée ?
          Je voudrais rappeler tout de meme que la statistique la plus importante pour le systeme par répartition c’est l’espérance de vie à l’age de la retraite ! Autrement dit, combien de temps en moyenne vivons nous une fois qu’on a atteint l’age de la retraite !

          @auteur

          petit rappel : le plan de sauvetage des banques monté par l’ensemble des États européens s’élevait à 1700 milliards d’euros et en 2008, le seul État français a déboursé 40 milliards d’euros pour sauver les banques françaises qui avaient mal joué sur les marchés

          Je voudrais rappeler à ceux qui ne le savent pas que cet argent a été prêté aux banques qui manquaient, et donc que le peuple français n’a été en aucune manière spolié !

          @auteur

          favorisant la concurrence entre les opérateurs de placement des demandeurs d’emploi, renforçant lourdement la pénalisation de ceux-ci en indexant strictement l’obtention de l’allocation chômage sur les démarches de recherche d’emploi.

          Est ce une mauvaise chose ? Vous préférez peut-être que ces personnes se complaisent dans leur emploi de CHOMEUR ? Je ne comprends pas tres bien ce que vous reprochez à Sarkozy sur ce point là !

          @auteur
          Au lieu de venir en aide à nos PME, de dynamiser ainsi la productivité, tout en faisant en sorte qu’elle bénéficie de nouveau aux travailleurs et non plus seulement au capital.

          Sur ce point je suis bien d’accord avec vous ! Là ou nous ne nous ne rejoignons pas , c’est certainement la manière dont doit le faire. En effet je trouve que les différentes exonérations fiscales et sociales, aident les PME bien que cela crée des trous dans la SECU ! Les supprimer les affaiblira inéluctablement ! Le problème, c’est que l’Etat ne demande pas de contrepartie ! D’un autre coté, comment formulerait on de telles contreparties ? That’s the question.

          Je finirai à rebondissant sur votre dernier paragraphe ! Ne vaudrais t-il pas mieux faire des sacrifices aujourd’hui pour éviter la banqueroute de demain ? La crise a exacerbé les problèmes profonds qui minaient notre société ! ET, svp, ne me dites pas que c’est de la faute des banksters ! C’est d notre faute à tous, nous qui avons fait le choix de vivre à CREDIT !

          Cordialement


          • Superyoyo 26 octobre 2010 14:12

            Tiens ? Obismey répond en argumentant ! Ca change de « Sarkozy est un excellent président, la France ne le mérite pas »...

            Je me fais donc un plaisir de répondre intelligement :

            1) La répartition temps de loisir/travail
            J’ai 43ans, mon expérience me montre que c’est clairement le patron qui choisit !

            2) L’espérance de vie en bonne santé
            Effectivement, c’est un critère difficile à évaluer, mieux vaut regarder l’espérance de vie tout court, qui d’aprés moi est de toute façon liée à l’espérance de vie en bonne santée.
            On est d’accord

            3) Le prêt aux banques
            (Il doit manquer un mot dans votre phrase)
            On nous dit que les banques ont remboursé et que ça n’a rien couté aux français. Alors d’où vient l’augmentation brutale de la dette ? Les fonctionnaires ? Impossible, Sarkozy les a réduits. Alors ?... Et qui c’est qui doit rembourser la dette si ce n’est les français ?

            4) Les chômeurs
            Bien sur, ça parait logique de ne donner une allocation chômage qu’à ceux qui cherchent vraiment un emploi. Mais c’est le cas de la majorité. La droite veut nous faire croire que les chômeurs sont tous des fainéasses et que c’est à cause de ça qu’ils ne trouvent pas de travail. C’est faux, ce ne sont pas les chômeurs qui ne trouvent pas de travail qu’il faut sanctionner, ce sont les entreprises qui n’embauchent pas !

            5) Les aides aux PME
            Les différentes exonérations fiscales et sociales n’aident malheureusement pas les PME mais les grands groupes. Les contreparties ça peut être des embauches.

            6) Les sacrifices
            Qui doit faire des sacrifices ? Qui s’est enrichi ces dernières années ? à qui a profité la vie à crédit que vous dénoncez ? aux travailleurs ou aux actionnaires/héritiers à qui sarkozy a baissé les impôts ?


          • perlseb 26 octobre 2010 17:36

            « Alors d’où vient l’augmentation brutale de la dette  »

            L’augmentation brutale de la dette a pour origine la décision de Pompidou, totalement contre l’intérêt du peuple, d’obliger l’état français à s’adresser dorénavant (à partir de 1970) aux banques privées pour ses nouveaux déficits. Depuis Pompidou (ancien de la banque Rotschild, curieux non ?), la dette de l’état rémunère donc directement les banquiers : plus elle est grosse, plus ils gagnent.

            A partir du moment où Pompidou s’est payé la tête des français en 1970, nous avons maintenant une boule de neige qui va nous obliger à des sacrifices sans fin pour donner aux plus riches qui ont bien voulu nous prêter (en créant l’argent à partir de rien : principe des banques = faux-monnayeurs). Bref, nous devrions demander aux banques de rembourser tous les intérêts qu’elles ont perçu depuis 1970, et faire le procès de tous ceux qui ont travaillé pour en arriver à système aussi irrespectueux du peuple.

            Il n’y a aucun problème de la dette, juste un problème de dictature et d’absence totale de démocratie.


          • SALOMON2345 26 octobre 2010 13:01

            Pourquoi sont-ce les seniors qui souvent « chôment » ? Tout simplement parce qu’après une expérience longue de quelques décennies les salaires des anciens sont plus élevés et il est donc préférable pour les boss de prendre deux plus jeunes que de conserver un « vieux » qui leur « coûte » trop cher, même si les savoir-faire foutent le camp avec cet ancien ! Façon « moderne » et « intelligente » du nouveau business et quand ça ne « jute » pas assez on file en Chine...mais jusqu’à quand ????


            • iris 26 octobre 2010 14:37

              en tous cas pour les médias traditionnels-radios télés etc.. la réforme est votée -et tout rentre dans l’ordre comme si rien était-
              et les journalistes veulent qu’on les défendent !! qu’ils se taisent et fassent gla grève des interwiews de nos ministres et politiques-qu’ils fassent interwiews grèvistes -et travailleurs -sur le terrain-


              • patdu49 patdu49 26 octobre 2010 15:01

                39% des + de 55 ans, sont aujourd’hui en situation d’emploi.

                ça veut dire que 6 personnes sur 10, de 55 ans ou +, survivent

                -soit de leurs assedics, s’ils elles n’ont pas encore épuisé leurs droits. ( 4 mois minimum à 36 mois maximum )

                -soit de l’ASS 460€ par mois (si pas de dépassement de plafond de ressources quand avec un conjoint qui aurait des revenus)

                -soit du RSA 404,88€ par mois (si là encore pas de dépassement de plafond si en couple et autres revenus) :

                http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-rsa-c-est-quoi-tres-74769

                -soit avec donc ZERO € car donc dépassement des plafonds (donc dépendent intégralement des revenus du conjoint ou de la conjointe)

                -soit avec l’AER allocation équivalent retraite :

                http://www.dossierfamilial.com/emploi/chomage/l-aer-allocation-equivalent-retraite-retablie-en-2010,2662

                attention l’AER est une mesure « spéciale » et provisoire, négociée tout les ans, par les partenaires sociaux ( MEDEF et syndicats ), donc une mesure non garantie pour l’avenir.

                -soit sont déjà en retraite (régimes spéciaux, militaires, policiers, ou autres)

                -soit sont en AAH allocation adulte handicapé env 700€ par mois

                -soit perçoivent pensions d’invalidité (montants variables)

                -soit sont morts avant d’avoir pu profiter de leur retraite.

                evidemment, des nantis, héritiers, rentiers, multiproprios qui perçoivent des loyers, etc, boursicoteurs, ... bref tout un tas de personnes, n’ont aucunement besoin de travailler, pour vivre comme des pachas, à la rigueur, n’ont même pas besoin de retraite du tout.

                par exemple les ex ministres, députés, hauts fonctionnaires, médecins, avocats, patrons etc ...
                avec leurs 10 000€ par mois et même bien + encore, de revenus, pendant leur vie active, ils ont LARGEMENT de quoi assurer leurs vieux jours, ... c’est pourtant ces gens là qui percevront souvant des retraites ENORMES ... alors qu’ils en auraient même pas besoin ...

                vu qu’en une seule année d’activité, ils perçoivent au bas mot, 10 années de salaires net d’un citoyen qui trimera à l’usine...
                sans parler des héritages, donations, qui gonflent mathématiquement les patrimoines (professionnels, immobiliers, assurances vies, actions gratuites, jetons de présences, parachutes dorés, retraites chapeaux, prime de départ, stock-options, magouilles en tout genres) , de générations en générations dans ces castes de nantis.


                • sisyphe sisyphe 26 octobre 2010 15:25

                  Cette « réforme des retraites », comme l’explique F Lordon, n’est qu’un des volets de la privatisation mondialisée de la planète. 


                  Bientôt plus d’ états, plus de services sociaux, plus de systèmes de santé ; la voie enfin ouverte aux banques, organismes financiers, à la mainmise totale sur le vivant, les travailleurs, l’économie, les richesses produites par les travailleurs ; avec quelques oboles redistribuées, pour éviter que les citoyens n’aient plus de quoi alimenter la pompe à phynances des réseaux mafieux et des banksters. 

                  Grèce, Espagne, Irlande, Portugal, Italie, Grande Bretagne, France ; l’Europe entière est déjà soumise aux « marchés » tout puissants ; reste à venir les USA (en très bonne voie), et le reste du monde..
                  La Chine (où l’état, pas fou, garde le contrôle, lui, sur l’argent et les banques) se retrouve en position totalement dominatrice ; les démocraties, comme le prédisait Hayek puis, à sa suite, Friedman, enfin définitivement éliminées, au profit de systèmes dictatoriaux où le laminoir ultra-libéral trouve son plein épanouissement, et les conditions de sa domination sans partage ; jamais, un système n’a, à ce point, au niveau international, assis son emprise sur la terre entière. 

                  A venir ; la brevetisation du vivant (largement en cours), de l’eau, des ressources naturelles, des richesses acquises au cours de l’histoire par les états (en train de brader leur patrimoine) : le monde entier privatisé, avec droit de péage, pour simplement pouvoir survivre ; vous avez aimé l’esclavage, le servage, vous allez adorer le XXIème siècle. 

                  Marx, reviens, ils sont devenus maîtres du monde... 

                  • Sachant Sachant 26 octobre 2010 16:55

                    Un grand merci pour cet aide mémoire
                    Il était temps de placer cette « réforme » (restauration ?) dans son contexte global

                    Ce que nous risquons, c’est... tout
                    Même notre peau


                  • paoum 26 octobre 2010 21:49

                    @ sachant


                    RESTAURATION !, c’est le mot juste.trèes bien vu.

                    la restauration de l’ordre ancien, réadapté à nos temps ; de nouveaux nobles, un nouveau servage qui n’est plus appuyé sur la peur de dieu mais sur la peur de manquer. 
                    la propagande, ya pas d’autre mot, incessante, agressive au possible, tous ces mensonges distillés dans la presse placardée on a beau y être habitué, en ce moment c’est ad nauseam.
                    tout ces moyens, ce fric, pour dissuader le peuple de continuer à défendre ce petit peu : ne pas finir de bosser juste pour crever sur le chemin du cimetière,
                    ce petit peu ne représente qu’une infime partie des richesses de ce pays, c’est pas cher finalement, la dignité... mais même ça, même ça ils ne nous le laisseront pas ! ne nous laisseront rien !
                    bientôt les puciers m’sieu-dames !

                    il faut soutenir toutes les énergies (allez les jeunes, et tout ceux qui ne se laissent pas esclavagiser sans combattre ) qui luttent contre la restauration d’états de faits qui sont l’antithèse des intérêts du peuple souverain dans cette histoire de retraite à dormir debout : où le pays n’a jamais été aussi riche et ou les citoyens (sauf un trèes petit nombre) n’en ont jamais aussi peu profité.what a fuck ! quelle baise ! 

                    cette « pompe à phynance » du père UBU peut se gripper, sa seigneurie n’est pas encore roi. que se passerait-il, par exemple, si tout le monde retirait son salaire en liquide dès le chèque encaissé ?
                    de toutes façons, il faut se battre...


                    @sisyphe :

                    1 sisyphe (+) !


                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 15:54

                    Avant toute chose je conseille aux Françaises et aux Françaises d’être très vigilants, les médias au service de l’UMP tentent d’infléchir le mouvement de résistance !

                    Ensuite je rappelle que ce qui est appelé ici « conflit » ne l’est pas ou plutôt il est beaucoup plus important qu’un refus social, syndical ou partisan face à l’Etat.

                    Mohammed MADJOUR.


                    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 16:06

                      De l’issue de cette résistance dépendra certainement non pas l’avenir de la France mais l’avenir même de plusieurs pays pour ne pas dire de tous les pays ...

                      J’explique, avant que le leurre démocratique ne soit démasqué et juste il y’a de cela quelques années, le modèle français était considéré comme très correcte compte tenu de ce que l’organisation sociale et humaine peut exiger dans le cadre de la justice et l’équilibre institutionnel, mais voilà...

                      Mohammed MADJOUR.


                      • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 16:07

                        Depuis l’exemple du FLN qui a fabriqué sa coalition rigide monobloc puis celui du RPR qui a suivi le même objectif, ces deux partis ayant donc mis à mort les espoirs ô combien minimes mais quand même possibles d’une certaine gestion démocratique des affaires publiques ; l’organisation humaine et ainsi les concepts fondamentaux qui régissaient jusqu’alors tous les équilibres et permettaient le progrès et l’évolution sont fatalement remis en cause !

                        Mohammed MADJOUR.


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 16:08

                          La France d’aujourd’hui sous l’emprise de l’UMP est confronté au divorce institutionnel ; le pouvoir exécutif est devenu exubérant, il ne laisse place ni au législatif à qui il dicte les lois, ni aux parti politique qu’il assimile lentement mais sûrement dans une « ouverture » vertigineuse, ni aux forces syndicales dont il anticipe les réaction pour leur imposer les décisions finales. L’ORGANISATION SOCIALE CLASSIQUE EST EN RUINE, LA « REFORME » SOCIALE NE PRVOIE RIEN, nous somme donc dans le flottement total et ... à risque !

                          Mohammed MADJOUR.


                          • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 16:18

                            En conclusion si l’UMP a le dernier mot, je vois déjà l’émulation des misérables dictateurs des continents morts qui envisagent de promulguer et de décréter la misère populaire.

                            Si la France fait cela pouurquyoi pas nous diront les imbéciles !

                            Mis si le peuple français aura résisté jusqu’au bout et aura dissout la coalition insolite, alors on pourra dire qu’il aura repris le combat e 1789 mais cette fois pour exiger la vraie démocratie sociale, celle -là qui contraint les hommes poitiques et les gestionnaires des publiques au respect des lois !

                            Réfléchissez mais surtout restz vigilants, les médias sont au servie del’Etat et particulièrement au service del ’UMP .

                            PS/ Il y’a une plus grande parenté entre le FLN et le RPR... Plus que ce que vous pouvez imaginer !

                            Mohammed MADJOUR.


                            • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 26 octobre 2010 16:21

                              Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais j’ai eu beaucoup de mal à envoyer mon commentaire, j’ai dû le couper en lambeaux.

                              Pour lire commencez par celui du 26 octobre 15:54 ci dessus !

                              Mohammed MADJOUR.


                              • hydre de lerne 26 octobre 2010 20:30

                                Je ne sais pas quel est votre pays d’origine, je le devine lorsque vous évoquez le FLN : dans ce cas, je vous suggère de regarder ce qui se passe chez vous, avant de venir en France donner des leçons de démocratie ! ! !
                                Et je vous suggère également de prendre quelques cours d’orthographe.


                              • Superyoyo 26 octobre 2010 23:12

                                Hydre de lerne, si Mohammed n’est pas français, vous êtes quand même dur de critiquer ses fautes !
                                Et puis il me semble qu’il ne critique pas la France, au contraire, il dit que ce qui se passe en France sert d’exemple dans son pays. En bien (comme il aimerait) et en mal (comme cela se passe actuellement)


                              • Retti 26 octobre 2010 16:30

                                ATTENTION PROPAGANDE à propos des « 3 raffineries ayant suspendu le mouvement »

                                http://nantes.indymedia.org/article/22050#comment258155

                                Ces 3 raffineries ne peuvent de toute façon pas redémarrer !!


                                • hydre de lerne 26 octobre 2010 20:31

                                  Pas trois, cinq ! ! !


                                • pastori 26 octobre 2010 18:43

                                  les gouvernants lancent leurs « éléments de langage ». les médiats à la botte (à moins qu’ils ne soient les vrais commanditaires) les reprennent en boucle. quand le peuple les reprend à son compte, c’est gagné.

                                  que n’aurait-on accepté pour quelques litres d’essence et pouvoir partir en « vacances » ! l’avenir de ses enfants ? de la broutille ! 

                                  sans même la lire, une loi qui engage toute la nation votée en quelques mois sans aucune concertation ? pas suspect ça ?

                                  « la populace » a ça de bon qu’elle se donne volontiers le bâton pour se faire battre. il y aura toujours (en grand nombre) parmi les gens qui souffrent des masochistes qui s’ignorent gueux pour défendre bec et ongles la minorité qui les écrase.

                                  c’est comme ça que ces minorités opprimantes perdurent, sinon que pèseraient-elles face à l’immense masse des spoliés ?

                                  je fais partie de cette populace et reçoit aussi des coups de pieds, mais de la à applaudir ceux qui me les donnent.....



                                  • Croa Croa 27 octobre 2010 00:23

                                    Excellent article

                                    Je cite : « En combinant ces résultats, nous réalisons que l’espérance d’activité professionnelle s’élève aujourd’hui à 37 ans, 35 pour la génération de 1970 (chiffres du ministère du travail) » NOUS NOUS EN DOUTIONS BIEN !  Et sachant que la durée de cotisation ne peut qu’être égale à la durée de la vie active, celle-ci ne peut que se réduire également, ce que nos gouvernements successifs savent bien ! Ce que nous savons, nous pigeons, c’est que le but du gouvernement n’est pas de « sauver » nos retraites mais bien de les enterrer ! D’ailleurs cette dernière « réforme » ne faisait que terminer le boulot en plaçant les départs à 67 ans (62 pour ceux qui accepteraient de vivre avec rien.)

                                    D’ailleurs nos syndicats sont bien timorés ! Car s’ils voulaient bien coller aux réalités du travail d’aujourd’hui ils réclameraient une réduction rapide des temps nécessaires pour avoir droit à sa retraite soit 35 années au maximum de vie active, plutôt 30 et voire rien, la retraite étant un droit tout simplement !

                                    Une remarque cependant, smiley
                                     lorsque l’auteur écrit : « le partage se fait actuellement à environ 40% par les salariés et 60% par les employeurs. » En fait l’employeur ne paye rien du tout car la soit-disant « part patronale » est prélevée dans le coût salarial et non pas dans les bénéfices ! C’est donc le salarié qui finance tout avec son travail ! Ce choix est aussi doublement pervers car l’augmentation de la productivité fait baisser la part de travail vivant dans la production ce qui est une des causes des déficits à venir. Si le patronat cotisait sur ses bénéfices bruts, produits par la main-d’oeuvre mais aussi par les bénéfices commerciaux, les droits de licence, les gains financiers, etc... L’avenir de nos retraites serait largement assuré ! smiley


                                    • Eric Kaminski 27 octobre 2010 05:54
                                      Restons mobilisés sur les retraites, le projet peut encore ne pas être promulgué ; jetez un œil sur ce blog pour une vision plus large du problème et des contre propositions innovantes et réalistes : http://ekaminski.blog.lemonde.fr/

                                      • kiouty 27 octobre 2010 10:29

                                        Cet article passe encore à coté du principal : la réforme des retraites ne figurait pas au programme de Nicolas Sarkozy. C’est la crise financière qui est responsable de la montée du chomage et de la montée incroyable des déficits. Nous payons une première fois la crise par ce creusement des déficits. Ce creusement des déficits a déclenché la crise des dettes souveraines à cause des marchés financiers, ceux la meme qui ont provoqué la crise des subprimes en premier lieu. Ceux la meme qui ont survecu avec des injections massives d’argent public reprochent maintenant aux états leur endettement et des agences de notation, dont la légitimité est tout sauf démocratique menacent alors de faire baisser la note de la France a AA au lieu du triple A.

                                        C’est la seule et unique raison pour laquelle la réforme des retraites a été lancée. L’allongement de la durée de vie n’est qu’un argument pour amuser la galerie, le vrai fond de l’affaire c’est les agences de notation a qui il faut plaire.

                                        Nous payons une deuxième fois la crise des subprimes en sacrifiant nos acquis sociaux pour plaire aux marchés financiers.

                                        La est le véritable scandale.

                                        J’ajouterai que pour les gens qui ont lu « la stratégie du choc », ce stratagème est typique des gouvernances ultra-libérales : profiter des crises pour imposer aux populations des mesures anti-démocratiques, anti-sociales et anti-étatiques, mesures issues de la doctrine du consensus de Washington.

                                        Et après, il y en a encore qui nous disent que l’Europe nous aide à résister aux USA...

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