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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi il faut s’emparer du débat sur l’identité (...)

Pourquoi il faut s’emparer du débat sur l’identité nationale

Faux débat, celui de l’identité nationale ? Bien des réactions au projet annoncé par Éric Besson – en pleine polémique sur, entre autres, l’expulsion de clandestins afghans – d’organiser un « grand débat » sur ce délicat sujet tendent à le considérer comme du temps perdu, évoquent le syndrome d’une France malade qui ferait bien de s’aérer en ouvrant les fenêtres plutôt que de s’enfermer au grenier, quand ils n’y voient pas un ersatz allégé de la « lepénisation des esprits » en sinistre vogue au cours des années 1980. Le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire accréditerait même presque explicitement ce soupçon en affirmant comme il le fait que l’intention est légitime de ramener dans le giron républicain – entendez à l’UMP – les « braves gens » égarés dans le vote frontiste.

Le Pen light ?

Quel serait alors la nouvelle formule de cette mixture Le Pen light ? Le liquide est toujours trouble et présente la même saveur discrètement acide. En guise d’édulcorant, l’étranger n’est pas stigmatisé en soi mais atteint de biais, indirectement, à travers des images mises en avant de manière spectaculaire. Il y a celle du clandestin que l’on raccompagne – attention, avec humanité – dans son pays, fût-il en guerre, à qui l’on paye quelques jours d’hôtel et fournit un petit pécule qui contribuera à rétribuer le passeur qui lui permettra peut-être de tenter à nouveau sa chance quelque part dans l’espace Shenghen. Le clandestin – différent du sans-papier, lequel n’est clandestin que par la faute de la loi ou de ceux qui l’exécutent – fait l’objet de mesures de regroupement et d’éloignement, tandis que les préfectures tiennent un registre des expulsions pour remplir les objectifs assignés par le ministère de l’Intérieur. Occupant tout l’espace médiatique à la remorque de la vulgate gouvernementale, le clandestin éclipse l’immigré régulier et devient la représentation même de l’immigré.

L’autre image brandie dans les médias est celle de l’intégriste, couplée à son complément dialectique : la femme opprimée par l’intégriste. Dans la patrie de la laïcité et de l’égalité, quel meilleur client pour le rejet que le musulman traditionaliste imposant à sa femme le port de la burqa ? Qu’importe que ces femmes fantômes, si affligeant soit leur sort, ne se comptent que par quelques centaines, au pire quelques milliers en France : c’est un sujet majeur car voilà un coin enfoncé dans notre pacte républicain, un voile d’obscurantisme couvrant notre rayonnante identité nationale. Vient à leur suite, mystérieux et menaçant, cet « islam des caves » qui rappelle les chrétiens des catacombes, avant-garde plus illuminée qu’éclairée d’une nouvelle civilisation appliquant avec autant de résolution que d’hypocrisie, sa stratégie de conquête de l’Occident.

Il est étrange ici de constater que l’immigré « haïssable » n’est plus celui qui « mange le pain des Français », ni celui qui dans les barres HLM, dérange son voisinage par ses comportements domestiques – « le bruit et l’odeur », comme disait un homme politique du XXe siècle. Ce n’est plus du Le Pen, c’est autre chose. Ce glissement des discours et des représentations qui s’y associent peut trouver deux types d’explication : soit les causes de ces discours ont disparu (les immigrés ont pris l’habitude de chuchoter et de tout cuire à la vapeur, le taux de chômage est descendu au minimum frictionnel et la concurrence pour les emplois n’est donc plus un enjeu pour personne, la coexistence d’individus de cultures différentes dans une promiscuité délabrée s’est miraculeusement apaisée, la peur du déclassement s’est brusquement évanouie, les zones péri-urbaines ont été réhabilitées en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire...), soit la coupure entre les élites et le peuple est telle que les ressentis populaires sur l’immigration font désormais l’objet d’un déni absolu. En fait, l’explication empreinte ces deux pistes : quarante ans de cohabitation et de métissage dans les quartiers populaires ont permis en effet de réduire les préjugés réciproques et de faire progresser, considérablement, le « vivre-ensemble ». Cependant cette tendance, à ne surtout pas confondre avec celle, opposée, de la paupérisation économique et culturelle, de la précarité matérielle et de l’insécurité, ne caractérise nullement le « vivre-ensemble », au sens de la mise en partage permanente et constamment renouvelée de ce qui forme la communauté des citoyens. Le fossé entre gagnants et perdants de la mondialisation se creuse chaque jour et rend béante une nouvelle question sociale soigneusement évacuée des programmes des partis de gouvernement, de droite comme de gauche [1].

Dans ce contexte, un débat sur l’identité nationale est-il si superflu ? En aucun cas s’il permet, laissant de côté les questions stupides – faut-il chanter la Marseillaise en classe ? peut-on planter un drapeau tricolore dans son jardin ? – et réaffirmant en revanche le rejet sans condition ni compromission du racisme et de la xénophobie, de s’interroger collectivement sur le pacte unitaire de la nation, c’est-à-dire d’une part ce que nous avons en partage, ce qui, oui, au milieu du monde, nous distingue en tant que Français, d’autre part ce qui alimente au jour le jour de manière très prosaïque la conscience nationale, à savoir la solidarité entre les groupes sociaux et entre les territoires.


Les ressorts du grand débat sur l’identité nationale sont cousus de fil blanc. C’est pour en découdre qu’il faut s’en emparer.

Alors certes, Éric Besson est un brillant cynique parmi d’autres brillants cyniques, agissant sur commande. Personne ne peut, tant elle est grosse, manquer la ficelle qui commande les pantins à figure de Marianne, Jeanne d’Arc, Renan et consorts. À quelques mois maintenant des élections régionales, prévues en mars 2010, les motivations de ce grand débat sur l’identité nationale qui va occuper le terrain en janvier et février dans chaque département [2], sont démasquées.

En 2007, Nicolas Sarkozy a su capter une part sensible de l’électorat protestataire en agitant quelques chiffons habilement choisis et en mimant la proximité avec le monde ouvrier. Durant sa campagne, seul à droite ou presque, il a pu et su, en somme, parler au peuple sans craindre de rompre avec l’électorat traditionnel de l’UMP. Aujourd’hui, ce pacte implicite entre le peuple et les élites se nourrit plutôt, dans l’opinion, de désillusions. La crise économique, le chômage persistant, les réformes enlisées, les oripeaux monarchiques, les tendances dynastiques cadrent mal avec les promesses du candidat. Que dire aussi de l’obsession sécuritaire du pouvoir qui se perçoit non par un État protégeant les citoyens que par un État se protégeant des citoyens. Quelle rupture symbolique plus forte que ce sentiment populaire d’être hors de la place-forte, exposé à toutes les menaces, quand le pouvoir, paranoïaque, consolide les remparts autour de lui-même – image qui renvoie évidemment à celle de l’opposition entre centre-ville embourgeoisé et périphérie paupérisée.

À cette désillusion s’ajoute la confusion largement alimentée par le président de la République au début de son mandat dans sa rhétorique de la diversité. De propos ambigus en nominations maladroitement justifiées, il a tenté d’exploiter une veine qui, dans une nation de tradition unitaire et égalitaire, expose à tous les dangers, à commencer par celui de se faire accuser, en filigrane, de favoritisme envers l’immigré aux dépens du « peuple » – entendu ici comme « Français de souche ».

En somme, la rupture du pacte à l’épreuve du pouvoir, observable dans les enquêtes d’opinion, se transforme trivialement en problème électoral [3]. Ses données sont relativement simples : les élections régionales auront lieu en mars 2010 ; la gauche est aujourd’hui majoritaire dans vingt régions sur vingt-deux ; dans un grand nombre de régions, la majorité de gauche ne tient que par la forte position du Front national ; l’alliance avec le parti de Jean-Marie Le Pen est, bien entendu, exclue. Rien de nouveau sous le soleil : le FN est encore l’arbitre de cette élection dont l’enjeu est majeur. Reconquérir massivement les régions perdues en 2004, c’est se mettre en position de force pour poursuivre les réformes voulues par le président de la République et aborder plus sereinement la présidentielle ; échouer, c’est risquer de fournir à la gauche un levier opportuniste pour amorcer sa réunification et sa relégitimation dans la perspective de 2012.

Dans ce scrutin régional, la gauche a tout intérêt à focaliser le débat à deux niveaux : valoriser le bilan des équipes sortantes et brandir la nécessité d’opposer à l’hyper-présidence sarkozienne un contre-pouvoir robuste. Pour le Parti socialiste et ses proches, le terrain est donc local et institutionnel. Pour l’UMP, privée en partie du ressort du bilan de la présidence Sarkozy – plombé de surcroît par la réforme mal emmanchée des collectivités territoriales et de la fiscalité locale – et de fait en incapacité de présenter des bilans locaux, l’enjeu est d’attirer le débat sur des thématiques lointaines : ainsi le grand emprunt projette la France à dix ans et le débat sur l’identité nationale l’élève à l’éternité de son existence historique et de son essence mythologique.

Le souhait de contrecarrer la stratégie politicienne de l’UMP forme-t-il une raison suffisante pour refuser le débat sur l’identité nationale ? À l’évidence non, cette raison étant tout aussi superficielle que l’initiative du ministre Besson. En revanche, rien ne serait pire que de rester dans le cadre factice du débat tel que posé par le gouvernement ou, en refusant de s’en saisir, de laisser aux communicants du pouvoir la main sur sa conduite. On a vu plus haut que soulever la question de l’identité nationale, ce n’est pas seulement agiter des grigris tricolores – auxquels on peut être, par ailleurs, très légitimement attaché. Ce grand débat est aussi une occasion à saisir pour poser la question de la solidarité nationale (et de l’avenir des services publics), celle de la souveraineté nationale et populaire (et de l’Europe supranationale), de la conformité de la politique étrangère française à ses valeurs, du sens et de l’avenir de la francophonie... Comment choisir, en ignorant ostensiblement la perche tendue par le ministre Besson, en abîmant la perspective d’un large questionnement dans le cloaque politicien, en abandonnant cet espace aux manipulateurs d’opinion, de négliger de tels sujets qui sont, en réalité, le cœur du sujet ?

 

[1] Voir à ce sujet l’ouvrage de Gaël Brustier et Jean-Philippe Huelin, Recherche le peuple désespérément, Paris, Bourin éd., 2009.

[2] Voir le communiqué de presse.

[3] Un [sondage publié par Le Nouvel observateur indique que Nicolas Sarkozy perdrait aujourd’hui près de 20 % de l’électorat qu’il avait rassemblé au premier tour de l’élection présidentielle de 2007. D’autres études circulent selon lesquelles la droite pourrait même perdre les deux seules régions qu’elle détient.


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21 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 10 novembre 2009 12:15

    Je suis d’accord, débattons tout en sachant les arrières pensées. Ainsi ci-dessous ma contribution, envoyée cinq fois sur le site ad hoc et qui n’a jamais été publiée.

    Je suis FRANCAIS, moi monsieur !

    Etre français c’est :
    - considérer que les droits de l’humain sont compatibles avec les intérêts de la France
    - voter sans qu’ensuite nos élus votent le contraire
    - croire en la démocratie participative confisquée par une majorité représentant à peine 20% des électeurs.
    - ne pas s’avilir à pactiser avec des dictatures, fut-elle chinoise
    - défendre l’autodémination des peuples et ne pas considérer que c’est juste un problème interne comme pour le Tibet
    - ne pas faire la guerre à un peuple au nom des droits de l’homme comme en Irak et en Afghanistan
    - considérer que la vie d’un français ne vaut pas plus que celle d’un autre humain
    - ne pas violer les droits de l’homme et particulièrement l’article 18 (voile,burqa et bermudas)
    - toujours aider les plus démunis avant de privilégier les autres
    - privilégier la prévention avant la guérison
    - privilégier le logement avant la douche superflue
    - partager plus pour travailler tous
    - ne pas sauver les « bankters » avec l’argent des Français à leur détriment

    - protéger et accueillir ceux qui fuient la misère et la guerre et ne pas les renvoyer sous prétexte qu’un humain devrait avoir des papiers pour avoir le droit de vivre.
    - ne pas subventionner les exportations pour faire de la fausse croissance tout en créant la misère ailleurs
    - prendre sa part et même au delà de toute la misère du monde
    - interdire les poisons plutôt que d’engraisser les labos
    - croire que la véritable liberté est la liberté de choix
    - penser que « la neutralité sert toujours l’oppresseur, jamais l’opprimé » ElieWiesel
    Etre Français c’est tout l’inverse de ce que fait le gvt !


    • KaEMo 10 novembre 2009 14:15

      La morale française, les grandes pensées des Lumières, la Révolution (et j’en passe)... tous ces faits et idées jadis novatrices sont de nos jours à prendre avec un certain recule. Elles sont utopique et par moment ne s’accordent que mal avec la réalité. Le France est obligée de jouer avec d’autres facteurs : internationaux par exemple...
      Sauver le Tibet s’est une belle idée. Serais tu prêt à t’habiller en peau de banane en conséquence de tes actes ? La Chine a beau être une dictature, c’est aussi une des super puissances actuelle. Par delà la moral et le plaisir d’une bonne action accomplie, serais tu prêt à plomber l’économie de la France au profit d’un pays à l’autre bout de monde ?
      Il est par ailleurs suicidaire d’ignorer les problèmes de la monté en puissance de l’Islam tant sur le plan international que national. Je n’ai rien d’un xénophobe, néanmoins, je n’ai pas impression écrasante de sécurité quand je traverse certaines gare de Paris : trafic par ci, racoleur par là. Ma copine ne peut traverser ce lieu sans se faire accoster très instamment. Étrangement, à ces gares, je ne vois aucun blanc sur tous les gens que je croise. Surement un hasard...L’interdiction du voile est un élément de réponse (bon ? c’est une autre question) à ce problème interne à un pays qui possède une forte « minorité » moyen orientale.

      Je ne dis pas être en accord avec le gouvernement actuel, loin de moi cette idée. Néanmoins, on ne peut se cramponner à toute ces idées de droiture et de moral que tu avance.


    • citoyen 10 novembre 2009 14:44

      Mais Mr Desbois , ce que vous énoncez là , c’est une profession de foi , une façon de voir les choses , pas une définition . Il y a bien des gens qui ne sont pas du tout commme vous dites et qui sont français quand même , voyons ! voyons ! Vous n’aimez pas Le Pen , je pense (moi non plus d’ailleurs ) , et il est aux antipodes de votre description : il ne serait pas un Français , alors ? il serait quoi ? Papou ? Aztéque ?


    • Romain Desbois 10 novembre 2009 15:55

      @Citoyen
      Qui vous dit que je n’aime pas le Pen ? Je ne sui spas d’accord avec toutes ses idées, mais je ne lui dénie pas le fait d’être Français.
      Curieuse interprétation que la vôtre. au demeurant la plupart de ma « profession de foi » ne fait que reprendre, la charte des droits de l’homme dont je vous rappelle qu’elle est le préambule de notre constitution.


    • Romain Desbois 10 novembre 2009 16:21

      Je ne comprend pas votre commentaire. En quoi défendre le droit des peuples à l’autodétermination forcerait la France à revenir à l’état sauvage ? En quoi s’opposer à la Chine pousseraient nos entreprises à se délocaliser en Chine ? En quoi les subventions à l’exportation pour vendre à vil prix dans les dictatures nous enrichissent ?
      Expliquez moi ce qu’a rapporté à la France, les Mirages vendus par Dassault à Saddam Hussein ? Peut-être ne le savez vous pas, mais ce sont les français qui les ont payés à Dassault, par le biais de la COFACE.
      Que la Chine soit puissante justifie-t-il de leur servir la soupe, même avec des baguettes ?
      A vous lire je vais me découvrir des airs de gaullisme !
      Vous me racontez que votre copine se fait draguer par des beaufs musulmans ? Parcequ’elle porte le voile ? non bien sur, ces fameux musulmans ne sont pas bien intégristes sinon ils ne se permettraient pas d’importuner votre belle.
      Lisez la charte des droits de l’homme fondement de l’identité française. Et pourtant ma grand-mère très croyante catholique ne sortait jamais sans son fichu sur la tête.
      Et depuis quand la couleur blanche est un critère de l’identité d’un pays ? La nationalité n’est pas une race.
      La montée de l’Islam est indéniable. Les Ouïgours, les tchétchènes, les palestiniens, les irakiens, les afghans et les algériens le savent ; on les massacrent pour leur bien c’est connu.
      Et cela vous étonne qu’ils tombent dans l’intégrisme ? Comme d’habitude, l’on souffre du syndrome de Frankenstein, l’on dénonce le monstre mais on dîne avec son créateur.

      Se cramponner à la droiture et des principes, c’est peut-être ça être français.


    • jako 10 novembre 2009 19:08

      Décidement ce Romain Desbois n’est pas de pescara.... merci à lui c’est très bien résumé (ou subsumé)


    • clostra 10 novembre 2009 12:40

      Ah ! oui, je vois !

      C’est que les cris de l’équipe au pouvoir pour enfin entendre l’opposition ne sont pas assez efficaces ! Pourtant ils sont là, dans le gouvernement, mais coupés de leur base ils n’ont plus d’idées (ou de légitimité pour les exprimer).

      L’opposition n’est pas au rendez-vous des copieurs.

      Très astucieux de lancer un débat sur l’identité nationale pour faire ressortir ces fameuses idées qui manquent au gouvernement.

      S’il en est une, une seule : voyez ! remplacer 100 000 postes d’enseignants par 100 000 postes de policiers, c’est une erreur de goût, vous savez, ce bon goût français du terroir !

      C’est que les enseignants votent plus facilement à gauche et qu’ils sont - peut-être - plus, euh disons, cultivés. ils ont également plus de chance d’apprendre aux petits français au teint clair ou aux cheveux crépus, ce qu’est un honnête homme.

      Pourtant dans la tradition française, l’ascenseur social fonctionnait sur 2 ou 3 générations, de l’employé de mairie à l’industriel, en passant par le maître d’école et ceux qui faisaient leurs « humanités », enfin, les grandes écoles.

      Il y avait bien ceux destinés à faire de la chair à canon échappant par chance aux honneurs de la France (lire « aux horreurs de la guerre »), faisant belle carrière dans l’armée. Ceux-là n’étaient sans doute pas issus de famille d’instituteurs.

      Et puis, il y avait le garde champêtre qui savait rouler du tambour et même lire les « avis à la population » et parfois courir - pas trop vite - après les glaneurs et les braconniers. Dans les villes, les gardiens de square etc

      Douce France, le pays de mon enfance...

      On ne veut rien vous dire, on veut que vous trouviez tout seul, et si vous ne trouvez pas c’est que vous n’êtes pas français !


      • M.Junior Junior M 10 novembre 2009 14:43

        Encore une qui roule pour le sarkosysme et qui termine son article par écoutons le sondage de ...CQFD

        Chère auteur met tes compétences au service de la France et de l’intérêt républicain au lieu de nous assaisonner un discours que nous n’avons jamais entendu au service d’intérêts de certaines particules particulières.

        Bien à toi


        • citoyen 10 novembre 2009 14:49

          Quand à ceux qui nous parlent toujours du drapeau tricolore et de « liberté , égalité , fraternité » , ils nous parlent la de la République Française , qui n’est pas exactement le même chose que la France . La France n’existait pas avant 1789 ? Si , bien sûr. et les « non-républicains » actuels , ne sont pas Français ? Bien sur que si. S’ils se nomment Martin ou Dupont , ils le sont , quelles que soient leurs opinions politiques , et que ces opinions nous plaisent ou pas. Ils seraient quoi sinon, Papous ? Aztéques ? Apatrides ? voyons , voyons !


          • joelim joelim 10 novembre 2009 17:44

            Oui, mais la République, la démocratie, la liberté, l’égalité et la fraternité, sont ce en quoi se reconnaissent un maximum de Français. Actuellement, et pas au XVIIe siècle. 

            Et cela, n’en déplaise aux Français qui sont non-démocrates, aux faux-démocrates, aux monarchistes et aux autres non-républicains, qui n’ont pas pour autant la possibilité d’empêcher ce fait.

            Pourquoi ces valeurs ont-elles autant d’importance ?

            Parce que ce sont celles qui ont, ces derniers siècles, le plus affecté la France en termes civilisationnels et plus prosaïquement en qualité de vie. Evidemment il faut un peu de culture historique pour le percevoir.

          • Internaute Internaute 10 novembre 2009 15:13

            L’auteur annonce clairement sa francophobie et l’exclusion ad vitam eternam d’une partie des français, peut-être celle qui porte le mieux la notion d’identité nationale.

            Le débat n’a pas besoin dêtre ouvert et ce n’est pas aux politiciens de discuter d’une notion qu’eux-mêmes, de par leur origines, ne perçoivent pas toujours trés bien.

            Selon l’auteur, l’identité nationale se résume à ce que nous pouvons offrir en partage aux nouveaux arrivants. J’espère que Frédéric Beck s’applique cette discipline, qu’il partage son salaire et son appartement avec 3 familles de maliens. Malheureusement, comme 99% des biens pensants, il doit se satisfaire en demandant aux autres de faire la charité à sa place et espère simplement en récolter les lauriers.

            Le débat actuel est nauséabond car il a pour seul but de supprimer notre identité nationale en la réduisant à une question d’assujettissement commun à une administration publique.


            • joelim joelim 10 novembre 2009 17:49

              @arthur mage : c’est quoi votre seconde nationalité ? Vous en avez bien une, n’est-ce pas ? 

              Vivez-vous en France et si oui pourquoi y restez-vous ?

              Ah, aussi : expliquez-nous qui vous obligerait à ressentir des sentiments que vous ne partageriez pas ?

            • joelim joelim 10 novembre 2009 17:57

              YUPLABOUM est manifestement pour que des extrêmistes israëliens tels qu’Avigdor Lieberman soient leaders pour exprimer la quintessence de l’identité française !

              Compte-t’il se présenter lui-même à un poste électoral français ? Vu ses responsabilités actuelles hors de France, je suppose qu’il prévoit plutôt d’envoyer des séides ?

              Avez-vous des informations à ce sujet ?

            • projetX projetX 10 novembre 2009 16:34

              Pourquoi s’emparer du debat ?

              Pour s’exprimer en tant que francais , affirmer bien hat que nous sommes dans notre pays et non pas dans quelque trou perdu islamiste.

              Et que ceux qui n’aiment pas la laicité, la chretienté, les blancs peuvent faire leur sac !


              • Jason Jason 10 novembre 2009 17:53

                Vous dites « - croire en la démocratie participative confisquée par une majorité représentant à peine 20% des électeurs. »

                Si on pense que 52.000 grands électeurs élisent les sénateurs, sur 63 millions d’habitants, je vous laisse calculer le ratio. Belle démocratie !

                J’adhère à votre programme. Soulignons ce que nous ne voulons pas, ce dans quoi nous ne voulons pas nous reconnaître. L’identité, c’est aussi ce que l’on rejette.


                • Jason Jason 10 novembre 2009 18:02

                  Destiné à Romain Desbois, premier commentaire :

                  Vous dites « - croire en la démocratie participative confisquée par une majorité représentant à peine 20% des électeurs. »

                  Si on pense que 52.000 grands électeurs élisent les sénateurs, sur 63 millions d’habitants, je vous laisse calculer le ratio. Belle démocratie !

                  J’adhère à votre programme. Soulignons ce que nous ne voulons pas, ce dans quoi nous ne voulons pas nous reconnaître. L’identité, c’est aussi ce que l’on rejette.


                • ddacoudre ddacoudre 10 novembre 2009 18:10

                  bonjour fréderic

                  intéressante ton analyse, j’avoue que je ne me passionne pas pour ce débat qui est un énième sujet thématique pour évacuer l’interrogation sur les conséquences d’une crise systémique qui va laisser bien des « cadavres ».

                  il n’échappe à personne que le gouvernement vise les prochaines élections et donc agite chaque fois le sujet sécuritaire, même s’il le fait avec habileté.

                  qui pourrait penser qu’un tel débat n’a pas pour but de poser le problème de la place de l’islam en France. dire le contraire est prendre des gens pour des cons, car le staf du président c’est bien que dans l’esprit des français ce lien se fera et c’est sur se lien qu’il compte pour récupérer des voix par la craint qu’inspire l’islam dont l’on fait depuis le 11 septembre le responsable de nos maux.

                  l’islam est aussi dangereux que toutes les religions qui ne se sont pas réformés dans leurs rituels millénaire. ce n’est pas la foi en un dieu qui porte nuisance c’est le déterminisme des textes et leur application intégriste.

                  sincèrement s’emparer de ce débat pour dire quoi que je suis français parce que je n’ai pas choisi ce territoire pour y naitre et que, élevé dans son histoire et sa géographie, sa langue et sa citoyenneté j’y appartiens, que je sais que ses valeurs sont fluctuantes au grès des connaissances des sciences humaines, que nous sommes attaché à ce qui nous protège comme n’importe quel animal. crois-tu vraiment que si l’on avait organisait un débat national sur les droits de l’homme il en serait sorti quel que chose. j’ai longtemps pratiqué la chose pour savoir que la loi du nombre est un frein car on ne peut rien retirer de plus de soixante millions de personnes qui discutent, car une vie ne suffirait pas à rédiger ce qu’ils auraient dit. donc à ceux donc c’est la fonction d’animer un débat de le faire, et ceux qui se sentent concerné d’y participer.

                  mais comme tu l’as justement dit il n’en ressortira que les propositions qui sont déjà dans le tiroir

                  cordialement.


                  • joelim joelim 10 novembre 2009 18:21

                    Moi je vois surtout :

                    — une presse aux ordres,

                    — des sondages bidons téléphonés (par des décideurs politiques parmi les plus importants, je vous laisse deviner...),

                    — une démocratie parlementaire bafouée,

                    — une République plus ou moins alpaguée par des intérêts étrangers (US : veille sur les futures élites françaises, ISR : dîners du CRIF, etc.), du fait du total « fait du Prince » des Présidents de la République Française, concernant toutes les questions internationales.

                    C’est en cela, ainsi qu’en de nombreux autres aspects (fiscalité injuste, économie réelle et financière injuste, tentatives d’imposer une justice à deux vitesses, etc.), que l’identité française est bafouée par les représentants au pouvoir du parti politique UMP.

                    Pour essayer d’être plus complet, ajoutons qu’une immigration trop importante venant de quelque pays que ce soit est préjudiciable à l’identité des Français, surtout si (mais cela reste à vérifier) les nouveaux entrants ne partagent pas majoritairement les valeurs morales et politiques qui ont forgé la France et la solidarité qui les unit (et cela qu’on le veuille ou non).

                    Je pense, mais encore une fois ce n’est qu’une hypothèse, qu’en majorité les immigrés installés en provenance du Maghreb reconnaissent en majorité les valeurs de base de l’identité française (démocratie, république...). 

                    Quant à certains activistes Franco-Israëliens, je pense qu’au contraire les notions de liberté, d’égalité et de fraternité les énervent au plus haut point. Du moins quand ce sont les Français qui osent croire qu’elles tombent sous le sens. 

                    On en a vu encore un exemple avec l’accusation d’incitation à la haine qui vient d’être formulée contre l’acteur François Cluzet.

                    • lord_volde lord_volde 10 novembre 2009 18:26

                      C’est de l’excellent Joélim. Je plusse donc cette bien nommée intervention qui tombe sous le coup de la loi sioniste. Tu es un pâle antisémite car tu as dit des vérités qui dérangent. 


                    • Chateau Rouge 10 novembre 2009 23:32

                      Voici ma contribution sur le site du sieur besson minuscule.

                      La perception de la réalité de l’immigration en France a toujours été biaisée par les fantasmes les plus régressifs et les réflexes les plus reptiliens. Dépasser les peurs demande aux individus et à plus forte raison aux institutions une réflexion plus difficile, plus soutenue. Vu l’état de la presse, les faiblesses du monde éditorial face au rouleau compresseur des médias TV, cette réflexion nécessaire est peu diffusée, reste le lot d’une élite intellectuelle au sens large, mais pas assez pour vaincre le racisme et le vote-repli.


                      La question, aujourd’hui, de l’identité nationale n’échappe pas au jeu des arrières-pensées. Ne serait-ce qu’en accolant les deux termes « immigration » et « identité nationale » : on sait donc que le débat s’articulera sur les étrangers, et surtout sur ce en quoi les étrangers posent problème.


                      Or qu’est-ce qui pose problème avec les étrangers ? La plupart travaillent, paient leurs impôts, respectent la loi. Parle-t-on des mariages forcés, des excisions, des polygames, des burqas ? On connaît la surexploitation médiatique et politique qui est faite de ces phénomènes minoritaires. Ce n’est pas ça qui fait voter FN.


                      Ce qui pose problème en premier lieu, ce sont les jeunes de banlieue et les jeunes issus de l’immigration. Leurs révoltes spectaculaires, leurs voitures brûlées, leurs quartiers dévastés, leur incivilité, leur violence, leur bêtise de jeunes, leur acculturation, leur manque total à nos yeux de barrières et de valeurs, leur égoïsme, leur mépris, leur racisme aussi.


                      Oui. Sauf que, en dehors du fait que ces problèmes ont des causes multiples (historiques, sociales, économiques) que le débat refuse de traiter, outre l’exagération systématique sur les troubles et le silence radio sur les (très nombreux) aspects positifs, on oublie complètement le fait que ces jeunes-là sont FRANCAIS. Ce sont NOS JEUNES. Dont beaucoup, du fait de leur nom étranger, de leur quartier plein d’étrangers, de leur faciès étranger, ont toutes les difficultés à exercer leur citoyenneté FRANCAISE (j’insiste).


                      Et on prend prétexte de leurs problèmes, ou plutôt de ceux qu’ils causent, pour instaurer la pire chasse aux étrangers jamais vue en France depuis VICHY.


                      Il est donc entendu que le débat, posé dans ces termes et dans le contexte des Régionales toutes proches, est biaisé. Mais vous me demandez ma contribution. Je vous la soumets de suite.


                      Être français, c’est un hasard d’abord, et après c’est la culture, le langage, puis c’est un ancrage ou non sur le territoire, un rapport d’adhésion et/ou de rejet envers une nation. Si j’assume donc une identité nationale, pour moi française depuis Charles Martel (recherches généalogiques à l’appui, j’ai un ancêtre arabe repoussé au sud de Poitiers), j’y engage l’esprit des Lumières, la Révolution et la Résistance. Ça va de Diderot à l’abolition de la peine de mort en passant par la Sécurité Sociale et le Droit du travail. C’est Liberté – de conscience, de pensée, d’édition. Égalité - fin des privilèges et du droit divin, égalité de droit. Fraternité – solidarité assumée par tous pour tous, chacun contribuant selon ses moyens et recevant selon ses besoins.


                      C’est-à-dire tout ce que le Sarkozysme en particulier et le capitalisme en général s’ingénient à affaiblir, à démanteler, à détruire. Presse sous surveillance voire menace, critique censurée. Scrutins populaires bafoués, passe-droit familiaux, Justice aux ordres. Abandon ou dévoiement des missions de service public, santé plus chère pour les pauvres qui travaillent le dimanche et bouclier fiscal pour les riches qui prennent beaucoup de bonus.


                      Etre français, conclue-je, c’est repousser, refuser, réfuter Sarkozy, qui représente le contraire de l’identité nationale française.


                      • Ropi 11 novembre 2009 05:36

                        Oui, il faut s’emparer du débat sur l’identité nationale parce que Philippe Pétain.

                        ........ Heu pardon, je m’es trompé : parce que Eric Besson.

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