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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi l’Alsace ne veut pas d’une fusion ?

Pourquoi l’Alsace ne veut pas d’une fusion ?

Interpelé par de nombreux articles et commentaires ne comprenant pas la position des alsaciens sur la réforme territoriale, je vous propose d’exposer ici mon point de vue d’alsacien, d’expliquer le rejet de la fusion Alsace-Lorraine et nos craintes liées à cette réforme.

Pourquoi l’Alsace ne veut pas être dissoute dans un ensemble plus vaste ?

Parce qu’elle tient à son particularisme qui fait sa force :

- Le « Droit Local d’Alsace – Moselle »

Une surcouche du droit français auquel les alsaciens sont très attachés, aux origines historiques. Je vous invite à lire la page Wikipédia le concernant si vous voulez en savoir plus sur son contenu. Ce droit local, partagé avec le département de la Moselle seul, ne pose aucun problème particulier à la France, mais est régulièrement attaqué par les défenseurs hargneux d’une république égalitaire, souvent à cause de la jalousie qu’il suscite.

La région Alsace est une des seules entités permettant de défendre ce droit local.

- L’alsacien, la langue régionale de l’Alsace :

Dialecte hautement réprimé par la république française depuis 1945, l’alsacien est aujourd’hui en perte de vitesse et c’est vraiment dommage pour les jeunes alsaciens. D’une part il participe grandement à la richesse culturelle de notre région, d’autre part il est quasi-indispensable en zones rurales pour communiquer avec les personnes d’un certain âge. Ce dialecte est en outre compris par la plupart des allemands du Pays de Bade, qui parlent un autre dialecte « le Badisch » qui est très proche.

La région Alsace est une des seules entités qui soutient encore l’enseignement et le maintien de cette langue régionale.

- Son économie ne négligeant pas les pays voisins :

L’Alsace est bordée de l’Allemagne et de la Suisse. En 2012, 7,9 % des alsaciens actifs ont le statut de travailleurs frontaliers, c'est-à-dire qu’ils travaillent à l’étranger et qu’ils vivent en France. Ce nombre, s’il est aujourd’hui encore important, est en chute libre depuis le début des années 2000 notamment parce que de moins en moins de jeunes parlent l’alsacien et plus généralement parce que l’éducation nationale ne fait rien pour les encourager à s’ouvrir aux pays voisins.

La région Alsace soutient les écoles bilingues, ainsi que les investissements transfrontaliers avec ces deux pays.

Pourquoi ce particularisme est-il menacé par la dilution de l’Alsace dans un ensemble plus vaste ?

Tout simplement parce qu’en terme de démographie l’Alsace représentera moins d’un tiers de cette nouvelle région, et que les deux autres régions ne partagent pas les mêmes priorités.

L’Alsace cherche-t-elle à se replier sur elle-même ou à s’isoler ?

Pas du tout, l’Alsace n’a aucun problème avec ses voisins lorrains et champenois et ardennais. Elle est totalement ouverte à un travail collectif et à des partenariats renforcés avec ces régions tout comme avec les régions outre-Rhin.

En Alsace on a plutôt la perception que cette fusion à pour but de nous isoler des pays voisins, pour qu’on ne travaille plus qu’avec les autres régions françaises.

Le refus de la fusion est un mouvement identitaire lancé par la droite locale ?

Avant qu’on ajoute Champagne-Ardennes les alsaciens étaient d’accord pour la fusion ?

Pas vraiment non plus. Aux débuts de la réforme territoriale il était question de fusionner Alsace et Lorraine, l’UMP régionale incarnée par Philippe Richert (Président du conseil régional) s’est montrée plutôt favorable et a engagé le dialogue avec les élus socialistes lorrains. En pratique les habitants de l’Alsace sont depuis toujours opposés à toute fusion dans leur grande majorité. Il existe par exemple sur internet un sondage France Bleu Alsace datant de juin, avant tout revirement de la droite alsacienne qui donnait 87% au NON à la fusion Alsace-Lorraine seule. Ce n’est qu’après l’adjonction de la région Champagne-Ardennes en juillet que la droite alsacienne (mais aussi l’UDI et les Verts) ont entendu la volonté du peuple alsacien. En fin de compte il n’y a que les élus PS alsaciens qui sont pour une fusion, probablement parce qu’ils ont prêté allégeance à Manuel Valls.

Le Conseil Unique d’Alsace avait pourtant échoué son référendum en 2013 ?

Les politiques de tous bords qui veulent dissocier l’Alsace du nouvel ensemble en font leur argument majeur pour convaincre députés et sénateurs. Or ce projet avait été rejeté par référendum en 2013.

Si à l’époque le nombre de votants n’avait pas suffit dans le Bas-Rhin, et le NON avait gagné dans le Haut-Rhin, on peut largement discuter du message donné par le vote.

Pour ma part, mais çà n’engage que moi, c’est avant tout un projet mal ficelé qui a été rejeté, espérons que celui qui est discuté aujourd’hui sera meilleur.

Dans l’ensemble je doute fortement que les alsaciens soient réticents à l’idée de réunir leurs deux départements.

Une région seule aura moins de pouvoir ?

Qu’on m’explique alors pourquoi on a laissé seul la Bretagne (*parce Le Drian est au gouvernement et qu’on a peur des bonnets rouge), les Pays-de-la-Loire (*parce qu’ils ne sont interessés que par la Bretagne et que cette dernière préfère rester seule), le Centre (*parce que d’un point de vue économique aucune des régions voisines n’est interessée par cette région), l’Ile-de-France (*parce que c’est les meilleurs et ils ne fusionnent pas), PACA (*je ne sais pas mais c’est sans doute tout aussi sombre).

* Ces arguments sont les plus intelligents que j’ai trouvé pour justifier ces autres isolements.

Les alsaciens ne veulent pas partager leur richesse ?

Effectivement les indicateurs économiques ramenés au nombre d’habitants sont sensiblement meilleurs en Alsace qu'en Lorraine voisine.

Le PS au niveau national et les autres bords au sein de la Lorraine et de Champagne-Ardennes ne voient que cela et ils sont prêts à tout pour fusionner avec nous parce qu’ils veulent tirer un bénéfice de cette prétendue richesse.

Si dans la pratique on peut douter de notre capacité à enrichir l’ensemble étant donné notre petite taille, il est en revanche certain que toute fusion aboutira à notre appauvrissement.

Les alsaciens sont-ils pour autant des égoïstes ?

A mon gout le partage des richesse s’effectue déjà au niveau de l’état français, il n’y a donc pas lieu de doubler ce partage.

Rappelez vous du début de la réforme quand Champagne-Ardennes a refusé massivement la Picardie parce qu’elle était selon eux trop pauvre. Les mêmes élus champenois sont maintenant pour toute fusion avec l’Alsace parce que l’Alsace est riche, rien de plus.

Regardez la réticence de Martine Aubry et de la région Nord-Pas-de-Calais concernant cette même région Picardie. Regardez l’abandon total de la région Centre alors qu’elle est bordée de la région la plus riche de France qui se garde bien de fusionner avec qui que ce soit.

Si nous sommes égoïstes, alors nous ne sommes certainement pas les seuls.

Pourtant l’Alsace et la Lorraine ont la même histoire non ?

Euh, il faut remonter vraiment très loin pour trouver une histoire commune à ses deux régions. Si ce qu’on considère comme histoire commune est la succession de changement de pays alors non, ce n’est pas de la Lorraine qu’il s’agit, mais uniquement de la Moselle.

En pratique nos deux belles régions sont séparées par un massif montagneux appelé Vosges le bassin économique alsacien n’a de continuité qu’avec la vallée rhénane, un pont suffisant pour traverser un fleuve, là où des routes à péages ou des cols nous séparent du bassin économique lorrain.

Les alsaciens veulent dissocier la diviser la république française ?

Cette théorie émanant de notre premier ministre relayée par le PS alsacien relève de la science fiction. S'il existe bien un parti politique régionaliste, autonomiste et centriste Unser Land, les actions des autonomistes ont toujours respecté la république française.

Il est évident que le mépris de Manuel Valls, ne nous écoutant pas, allant jusqu'à nier notre existance devant un parlement applaudissant notre humiliation, donne des rêves d'autonomies croissants à certains d'entre nous et que ce dernier ne fait qu'augmenter la vive tension que suscite ce débat.

 

Vous l’aurez compris, si on veut de cette fusion, on veut tuer l’Alsace aussi bien culturellement qu’économiquement.

C’est pour çà que le peuple alsacien (pardon Manuel) dit NON.


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158 réactions à cet article    


  • diogène diogène 5 novembre 2014 08:54

    Vous parlez des intérêts de la bourgeoisie alsacienne, pas de l’Alsace ou de la majorité des Alsaciens.


    Par ailleurs, pouvez-vous m’expliquer cette phrase :

    «  Ce droit local, partagé avec le département de la Moselle seul, ne pose aucun problème particulier à la France, mais est régulièrement attaqué par les défenseurs hargneux d’une république égalitaire, souvent à cause de la jalousie qu’il suscite. »

    Pourquoi être jaloux d’une réalité qui n’apporterait aucun avantage ?
    Les clergés alsaciens ne sont-ils payés qu’avec les impots des Alsaciens ?
    La couverture sociale n’est-elle financée que par les cotisations de Alsaciens ?


    • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:04

      Je suis bien entendu ouvert à toute discussion tout comme ma région est ouverte sur le monde entier.
      Si vous avez raison sur le fait que le Droit Local dans son ensemble a autant d’avantages que d’inconvénients, à l’intérieur on est souvent jaloux des deux jours fériés en plus ainsi que de la meilleure couverture de l’assurance maladie.

      La question de savoir qui c’est qui paie ce droit local ne change rien au fait qu’on y tienne, et que la suppression de notre région est une étape vers la suppression du droit local.

      Mais si vous tenez à avoir mon point de vue sur ce point, je pense qu’il existe en France des centaines de gaspillages et de régimes de privilèges qui devraient être abolis avant celui là, si on veut vraiment parler d’égalité.


    • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:37

      Par contre pour la bourgeoisie de mon opinion j’ai du mal à vous suivre ? Je pense que la tension générale qui se développe au sujet de cette fusion me donne raison, et que la majorité des alsaciens sont comme moi contre cette fusion, comme des dizaines de sondages l’ont déjà montré, le succès d’une pétition, le succès de la manifestation, etc…


    • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 12:36

      La couverture sociale n’est-elle financée que par les cotisations de Alsaciens ?

      Oui vous avez tout à fait raison étant donné qu’on a des prélevements sociaux plus importants sur nos salaires.
      Dams mon cas elle est même financée par l’Allemagne, parce qu’en tant que travailleur frontalier, la sécurité sociale envoie la facture aux autorités compétentes allemandes.


    • GrandGuignol GrandGuignol 5 novembre 2014 09:04

      "A la demande des autorités qui pilotent la construction européenne, la politique d’Europe des régions, vendue comme réforme territoriale au peuple, a programmé le transfert de plus en plus massif de pouvoirs nationaux à des “Euro-régions”, en parallèle au transfert massif de pouvoirs nationaux vers la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE).

      Au même moment, les instances européennes promeuvent l’enseignement généralisé de l’anglo-américain d’une part et celui de langues régionales tombées en désuétude d’autre part. L’objectif tacite étant de folkloriser progressivement les langues nationales qui pourraient encore s’opposer au “tout américain”.

      À l’insu des peuples, et notamment du peuple français, l’objectif final de ce programme de réforme territoriale n’est ainsi rien d’autre que de vider de substance les États d’Europe avant de les démembrer. La France est tout spécialement concernée."

      François Asselineau :

      Les euro-régions : Allons-nous laisser démanteler la France ?

      • diogène diogène 5 novembre 2014 09:09

        Citation rapportée par Robert Lavigue :


        « Il y a eu déjà l’Europe des Régions ; çà s’appelait le Moyen-Age, ça s’appelait la féodalité »

        Georges Pompidou, le 8 janvier 1974 (ça ne nous rajeunit pas !) disait :


      • Fergus Fergus 5 novembre 2014 10:42

        Bonjour, Diogène.

        La formule est jolie mais elle est vide de sens : les féodalités n’avaient strictement rien à voir avec des régions modernes : territoire privé, droit seigneurial, combattants privés, servage, etc.


      • njama njama 5 novembre 2014 09:12

        excellente explication, on ne peut être plus clair


        • Fergus Fergus 5 novembre 2014 09:40

          Bonjour, Wirsher.

          Vos arguments ne sont pas très convaincants. Rien n’empêcherait l’Alsace de continuer à vivre selon sa culture propre dans une entité régionale plus large.

          Vous parlez par exemple du concordat en laissant entendre qu’il pourrait être menacé si l’Alsace fusionnait avec la Lorraine et Champagne-Ardennes. Mais quid de la Moselle qui bénéficie, elle aussi, des effets de ce concordat et dont nul ne pense qu’elle n’aurait, de ce fait, pas sa place dans une région dépassant ses propres limites départementales.

          Quant à cette langue alsacienne que j’apprécie beaucoup, en quoi serait-elle menacée par la fusion ? Sachez qu’en Bretagne, le Breton n’a jamais été parlé dans l’est de la région où les personnes s’exprimaient en gallo, un langage dérivé du français au même titre que le normand ou le picard plus au nord. Idem au sud avec le pays basque qui garde une culture très forte et très jalouse de son patrimoine alors qu’il a été intégré dès la 1ere loi de décentralisation dans la région Aquitaine. Et pour en revenir à la Bretagne, sachez également qu’il existe des écoles bilingues mais uniquement dans la partie de locution bretonnante de la région, ce qui ne pose aucun problème à l’identité régionale.

          Quant aux investissements transfrontaliers, je ne vois pas en quoi ils seraient menacés s’ils sont d’utilité publique incontestée.


          • Fergus Fergus 5 novembre 2014 09:46

            Un mot encore : sur le plan de l’attachement de l’Alsace à la France, les personnes qui le mettent en doute se trompent totalement : cette région - que je connais bien - est sans doute l’une des plus nationalistes de notre pays, et quiconque chercherait des poux dans la tête des Alsaciens sur ce sujet s’exposait à leur légitime colère. Certes, la région est germanophone, mais cela n’autorise pas à émettre des avis infondés, l’Alsace étant aussi fière de son appartenance à la France que les cantons de Suisse alémanique à la Confédération helvétique ou le Trentin-Haut Adige à la république d’Italie.


          • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:16

            Merci pour l’intéret que vous portez à mon article.

             

            Oui la Moselle bénéficie aussi du Droit-Local (qui n’est plus tout à fait la même chose que le Concordat). Ce Droit Local a déjà par le passé été remis en cause à plusieurs reprises, tout ce qui peut le défendre est pour moi important, la région administrative Alsace en fait partie.

             

            Pensez-vous vraiment qu’il subsistera lorsque l’Alsace, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle n’existeront plus ? Il s’appliquera à quoi  ? A une liste de communes ?

             

            L’alsacien a déjà énormément de mal à survivre, si la majorité des plus de 40 ans le parlent, moins de 20% des jeunes le comprennent. Pourquoi ? Parce que nos parents et grand parents étaient punis de chatiments corporels s’ils s’avisaient à parler cette langue à l’école. Parce qu’aucune école publique n’a le droit de l’enseigner. Ici aussi je vois ma région comme une des dernières entités pouvant défendre le cadavre de la culture linguistique alsacienne.

             

            Concernant les investissements transfrontaliers, je pense qu’ils ne seront pas remis en cause mais ils ne seront absolument pas prioritaires dans une régions allant jusqu’à Paris. Croyez vous qu’un élu de l’Aube aura envie d’investir dans un pays étranger ç plus de 400 km de chez lui ? Permettez moi d’en douter.


          • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:28

            C’est malheureusement de moins en moins vrai tant on en a marre de se faire traiter de boches par le reste de la France, tant on est blaissé par les provocations de Manuel Valls, par l’autisme du gouvernement, s’obstinant à opposer Alsace et France dans leurs discours.

             

            A force de dénigrer les autonomistes, on leur donne du crédit.

             

            En règle générale, on préfererait garder notre région dans une France qui se décentralise. Si la France veut absolument s‘inspirer l’Allemagne dans cette réforme, ce n’est pas le nombre d’habitant du Bade-Wurtemberg qu’il faut copier, mais le fédéralisme allemand.

             

            La rigidité des représentant de la république française ne fait que renforcer les rêves autonomistes.


          • Fergus Fergus 5 novembre 2014 10:36

            @ Wirsher.

            Sur les investissements, je pense sincèrement que vous faites preuve de trop de pessimisme dans la mesure où l’Alsace occupe une situation idéale, aux portes de l’Allemagne et à deux pas du cœur de l’Union européenne.

            Pour ce qui est de la diminution du nombre des locuteurs d’alsaciens, je partage vos inquiétudes mais elles en me semblent pas liées à la taille de la région. C’est en fait, je le crains, une tendance irréversible, les jeunes étant partout* plus attirés, pour des raisons pratiques, par la maîtrise de l’allemand et de l’anglais. Néanmoins, la culture alsacienne reste très forte, et il est probable que, comme en Bretagne, un noyau dur de locuteurs subsistera, ce qui permettra, avec les écoles bilingues, de pérenniser cette langue.

            En Suisse, le romanche connait lui aussi un très fort recul (cf. La Haute Engadine, une pure merveille de la nature) et semble beaucoup plus menacé que l’alsacien. En réalité, l’avenir de l’alsacien est à mettre en parallèle avec celui du bayrisch ou du schwyzerdütsch, eux aussi menacés dans les populations les plus jeunes.


          • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:55

            Evidemment tout ce que je dis est discutable, je n’ai pas la prétention d’avoir la science infuse, le but premier de cet article était de montrer un éventail de toutes les raisons qui poussent les alsaciens à refuser la fusion.

             

            On voit trop souvent sur dans des journaux nationnaux, „les alsaciens ont peur que Strasbourg ne soit pas la capitale de la nouvelle région au profit de Metz“ comme s’il n’y avait aucun autre probleme.

             

            Il ne s’agit pas de tout perdre d’un coup coté politique transfrontaliere tout comme pour la sauvegarde de la langue, mais bien de conserver un frein à leur démantelement avec notre région administrative.

             

            Qui est monté au créneau quand le gouvernement à voulu résilier les accords bilatéraux avec la Suisse concernant l’Aéroport de Bâle-Mulhouse ? Qui a défendu les retraités frontalier quand il était question de les imposer en Allemangne et en France ?

             

            C’est entre autres la région Alsace …

             

            Notre région a un rôle dans la défense des trois points que j’évoque, c’est indéniable.


          • rocla+ rocla+ 5 novembre 2014 09:51

            Euh , un peu moins depuis que la France c ’est Hollande .


            Il a l’ air d’ une cigogne qui a eu l’ accident avec un baeckaoffa ....

            • zygzornifle zygzornifle 5 novembre 2014 10:05

              ils ont des jours fériés en plus et une meilleure couverture santé par rapport aux autres régions.....


              • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 10:57

                Oui mais pas seulement, le Droit Local c’est plusieurs centaines de particularité dont certaines qui sont clairement des inconvénients. C’est pour çà que je parle de jalousie de la part du reste de la France, car en général on ne voit que ces deux constituants du Droit Local.

                 

                Notre meilleure couverture sociale on la paie par exemple par des cotisations plus élevées sur les salaires…


              • Michel DROUET Michel DROUET 5 novembre 2014 10:50

                @l’auteur
                Pourquoi l’Alsace ne veut pas d’une fusion ?
                Parce que les élus et leurs obligés ne veulent pas perdre leurs pouvoirs.
                Cette région est gouvernée par la droite et le FN y fait également de bons scores.
                Le projet de fusion des deux départements a été initié sous Sarkozy et il a été tellement mal vendu que les élus et les milieux socio économiques qui ne voulaient pas de ce projet ont tout fait pour qu’il capote.
                La montée du FN n’est pas étrangère à ce fiasco.


                • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 11:07

                  Sachez Monsieur qu’historiquement l’Alsace est très centriste, ce n’est que suite aux positionnements douteux de M. Bayrou aux deux précédentes élections présidentielles qui ont ramené ses électeurs sur l’UMP.

                   

                  Il y a chez nous des scores FN parfois un petit peu élevés, mais pas plus que dans le reste de la France, aucune mairie FN n’est d’ailleur à signaler.

                   

                  Je considère que la politique extrèmement mauvaise de Francois Hollande, l’ostérité et la dérèglementation européenne y sont pour beaucoup dans les montées FN partout en France.

                   

                  En règle générale ce qu’on peut observer en Alsace c’est surtout des mauvais résultats de la gauche, parce qu’en générale notre mentalité à composante germanique nous fait aimer le travail, l’entreprise et l’assistanat promu par la gauche française en répugne plus d’un.

                   

                  Ajoutez à celà une énorme rancune des anciens à cause de ce qui s’est passé au Tambov, envers tout ce qui tend vers le communisme. Le PS n’est pas communiste, mais il s’en rapproche plus que l’UMP.

                   

                  Si vous voulez parler de politiciens, je vous retourne l’ascensseur, parce que je pense que l’obstination du PS seul, montre une volonté de supprimer une région qui ne vote pas PS !

                   

                  Pour ma part je n’ai aucune estimme ni pour le PS de Matignon, ni pour la droite locale, encore moins pour le FN, qui pour moi représente un nationnalisme entierement incompatible avec mes convictions régionnalistes et européennes.


                • zygzornifle zygzornifle 5 novembre 2014 11:25

                  pas de fusion car elle est sous perfusion ......


                  • jef88 jef88 5 novembre 2014 12:38

                    EXCELLENT ARTICLE !
                    Je suis Vosgien et j’habite à 6 km de l’Alsace ou j’ai la plus part de mes amis ....
                    j’ai vécu et travaillé dans les Vosges, le bas Rhin, la Moselle et l’Aube ...
                    Je verrais très bien une entité Alsace, Moselle , Vosges (montagne) !
                    Le découpage et la soudure par régions est parfaitement artificiel ! (C’est d’ailleurs valable pour toute la France) !
                    MAIS ! nos zélus tiennent à leurs fiefs !
                    la terminologie nous dit tout : nous sommes redevenus des sujets « fermez vos G** on décide à la tête des partis »


                    • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 12:50

                      Je vous remercie de votre soutient.
                      Ce débat n’a que trop duré pour masquer des sujets bien plus importants de l’actualité.

                      Si aujourd’hui des tensions apparaissent sur les réseaux sociaux entre nos deux belles régions, c’est à cause du jacobinisme poussé à l’extrème par Matignon, qui tend à tous nous tuer.


                    • Fergus Fergus 5 novembre 2014 15:27

                      Bonjour, Jeff88.

                      Le fait est qu’une région Alsace-Moselle aurait du sens, et pas seulement sur le plan historique.


                    • Fergus Fergus 5 novembre 2014 15:28

                      Bonjour, Jeff88.

                      Le fait est qu’une région Alsace-Moselle aurait du sens, et pas seulement sur le plan historique.


                    • ZEN ZEN 5 novembre 2014 16:45

                      Vosgien d’origine, moi aussi...
                      Sur ma table, Champagne et Riesling s’associent bien... smiley


                    • Fergus Fergus 5 novembre 2014 16:51

                      Salut, Zen.

                      J’aime beaucoup le riesling, mais désormais je suis plutôt pinot gris.

                      Euh... le champagne, ce n’est pas mal non plus, mais de loin en loin pour ne pas banaliser !

                      Bonne journée.


                    • jef88 jef88 5 novembre 2014 19:21

                      J’ai vécu en Champagne .....
                      Mais je verrais mieux la partie montagneuse des Vosges avec l’Alsace qu’avec la Champagne ....
                      Cela dit Pinot, Riesling, Sylvaner et Champagne, tout est bon ...
                      Ce n’est pas le même type de préoccupation !

                      Ce qui me choque le plus dans cette histoire c’est qu’on veut à tout prix marier des régions entières et qu’on ne demande pas l’avis des premiers concernés les habitants !

                      La démocratie , dans l’histoire, prend une grosse claque ! ! ! ! ! !


                    • brieli67 5 novembre 2014 21:10

                      ici l’avis oeno d’un grand connoisseur et buveur de Strossbourry


                      dans les Winstubs ( Winkaechele — poellon à vins, terme plus strasbourgeois) et dans les auberges-bistrots, on servait de l’Edel— mélange de cépages nobles— en pichets.
                      au printemps suivant la récolte très frais le sylvaner son bouquet de citron, le muscat le sien, le riesling jeune avec son vert de groseilles à maquereaux (kiwi)
                      avec les bulles - perles de la malo
                      nul besoin de soufre. SANS MIGRAINE du lendemain.
                      très gouleyant , ne brûle pas le palais avec ses 7-9 degrés
                      et surtout pas cher
                      au prix de la bière.

                      De nos jours, il n’y a plus moyen de faire sa culture/éducation des boissons « acides »

                      comme encas :

                      la salade de gruyère suisse ( mariné pendant des heures dans du vin blanc) au Melfor
                      pour les grands jours un Versteckelder - un cervelas sous la paille


                      et bien sûr des bretzels fraiches à profusion.
                      et des anis-bredele

                      valla-valla
                       Es gellt - Xondheit

                    • lloreen 5 novembre 2014 13:31

                      Je suis pour tous les particularismes parce que c ’est une vraie richesse.
                      On n’ imagine pas abattre tous les arbres pour ne garder que les chênes, exemple volontairement absurde, pour décréter ensuite que les arbres sont des chênes.

                      Pourtant c ’est exactement le raisonnement que tiennent ceux qui se tiennent pour une « élite » dans le seul but d’ établir leurs privilèges.C ’est la mentalité Monsanto : tuons la nature pour vendre notre substitut.
                      C ’est celle aussi des arnaqueurs en puissance défendus par les désaxés qui s’ imaginent représenter les autres, qui estiment pouvoir vendre ce qu’ ils n’ ont même pas crée...

                      J’ adore l’ Alsace, justement parce qu’ elle tient à préserver son authenticité et ses traditions.
                      Je trouve dommage de retrouver à la périphérie de sa capitale régionale, toutes les enseignes implantées indifféremment dans toutes les grandes villes et qui défigurent le paysage.


                      • Fergus Fergus 5 novembre 2014 15:35

                        Bonjour, Lloreen.

                        « Je trouve dommage de retrouver à la périphérie de sa capitale régionale, toutes les enseignes implantées indifféremment dans toutes les grandes villes et qui défigurent le paysage. »

                        Vous n’êtes pas au bout des déceptions, et pas seulement en périphérie des villes. Que ce soit dans les pays d’Europe ou dans les centres-ville d’Asie, on retrouve désormais partout les mêmes enseignes, et même la musique, de plus en plus métissée, tend à être mondialisée, d’où le terme de World-Music). C’est pourquoi l’opposition à l’Europe au motif des particularismes nationaux n’a plus aucun sens : désormais, un Allemand, un Danois ou un Italien ne sont pas plus éloignés d’un Français sur le plan du mode de vie qu’un Chti’mi d’un Provençal ou d’un Basque !


                        • lloreen 5 novembre 2014 17:22

                          « on retrouve désormais partout les mêmes enseignes, et même la musique, de plus en plus métissée, tend à être mondialisée ».

                          Oui, effectivement et je le déplore autant que vous.Mais nul n’ est tenu de suivre le modèle s’ il n’ est pas d ’accord.


                        • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 17:46

                          De même qu’on trouve dans toute la France des enseignes vendant des tarde flambées industrielles à volontée sous l’appellation écorchée de Flammkuech avec une prononciation qui n’a plus rien à voir avec le nom alsacien de ce plat, un gout et une présentation qui n’ont plus rien à voir avec notre plat du Kochersberg.

                          Citons aussi les « Knacky » connus en tends que tels dans toute la France alors qu’ils n’ont rien de la saveur de nos Knacks.


                        • lsga lsga 5 novembre 2014 17:51

                          La culture populaire en France est morte. 


                          Les Régions se sont laissé écrasées par Paris, et ont abandonné leurs cultures et leurs langues.

                          Pourtant, aujourd’hui, les immigrés ont démontré qu’il était possible de parler le Parisien Mondialisé tout en conservant sa langue et sa culture.


                        • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 17:48

                          Oulà faut que j’arrête d’écrire, mon orthographe devient ridicule.


                          • lsga lsga 5 novembre 2014 17:48

                            ça m’arrive souvent smiley 

                            c’est en effet le signe qu’il faut faire une pause... 

                          • VIP erre 5 novembre 2014 18:09



                            « Les alsaciens ne veulent pas partager leur richesse ?

                            Effectivement les indicateurs économiques ramenés au nombre d’habitants sont sensiblement meilleurs en Alsace qu’en Lorraine voisine. »



                            C’est pire que ça, les préfets et les élus boutent les pauvres hors de l’Alsace et je sais de quoi je parle !

                            Une région des plus hostile où il ne fait pas bon d’y pointer son nez !!!






                            • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 19:01

                              Pourriez-vous illustrer vos propos je n’ai encore jamais rien entendu de tel ?


                            • VIP erre 5 novembre 2014 18:11


                              Sans parler du clientélisme à la tête du client, un client à tête de notable de préférence, bref le retour de la barbarie où je n’y connais rien à l’humanisme que je prêche depuis des lustres sur ce site !

                              •  C BARRATIER C BARRATIER 5 novembre 2014 18:33

                                Il est important que chaque groupe humain garde son identité. Département, région, commune. En Rhône Alpes l’Ardèche ou les Savoies gardent leur identité, comme la Loire bien qu’elles soient dans une même région.

                                La langue locale est souvent un élément culturel important, L’occitan m’a toujours bien intéressé.
                                Voir en table des news ;

                                Ecoles privées, langues régionales, République

                                 

                                http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=206

                                 


                                Le problème est que des rapaces utilisent l’occitan ou une autre langue régionale pour « faire des voix ». De même que des rapaces de surcroît cumulards résistent à des regroupements pour conserver des avantages financiers. La France n’a plus les moyens de ces gaspillages. reste à savoir si les nouvelles régions coûteront vraiment moins cher que les actuelles en indemnités payées. 

                                Je suis sensible à cet article et je souhaite que les regroupements de gestion n’enlèvent rien au plaisir d’être alsacien, ardéchois ; breton, etc jamais contre les autres.

                                Il faudrait quand même réformer le code pénal alsacien qui prétend sanctionner le délit de blasphème, mot qui n’a de sens que pour des adeptes, la critique d’une opinion devant être traitée à égalité pour toutes les opinions.

                                • Wirsher Wirsher 5 novembre 2014 19:05

                                  Quels gaspillages ?? Evidemment que les nouvelles régions couteront seront plus chères que les anciennes. Maintient du nombre d’élus, egalisation des salaires vers le haut, indemnités de déplacements qui vont exploser, plus tous les pots de vins sous la table pour que tout ce beau monde se laisse faire.

                                  Le délit de blasphème jamais entendu, vous m’apprenez des choses, a-t’il été appliqué au dela du 19e siecle ?

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