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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi la France est réactionnaire ? Une analyse matérialiste

Pourquoi la France est réactionnaire ? Une analyse matérialiste

Dimanche, un peu plus de 4 millions d'électeurs ont voté pour le Front National, parti issu du groupuscule néo-nazi Ordre Nouveau, et fondé par d'anciens généraux de la Waffen SS Charlemagne. Quatre millions d'électeurs, cela peut paraître peu (à peine 6 % des français), mais dans un contexte fortement abstentionniste, l'effet de loupe est impressionnant (25 % des suffrages exprimés). Ce chiffre est d'autant plus impressionnant quand on le compare aux résultats d'autres pays européens, tels que la Grèce, où l'extrême gauche arrive en tête.

Dans le tohu-bohu des analyses politiciennes sur les raisons de la dérive réactionnaire du prolétariat français, je n'ai ni lu ni entendu aucune analyse matérialiste, marxiste.Sur le plateau de France Télévision lors de l'analyse des résultats, où pourtant étaient invités les représentants des communistes français, le mot « internationale » n'a été prononcé qu'une seule fois, et par le journaliste bourgeois. Les leaders du PCF et du Parti de Gauche auront maintes fois prononcé les termes « peuple », « national », « patriote », « France », mais pas une seule fois les termes « prolétaires » et « internationale ». Ils utilisent la phraséologie des sciences-politiques bourgeoises, c'est-à-dire la phraséologie pseudo-scientifique à la mode ces dernières années ; ils ignorent le trésor conceptuel qu'est le matérialisme politique qui nous a été légué par les générations progressistes précédentes ; il n'est donc pas étonnant qu'ils n'arrivent pas à comprendre pourquoi le prolétariat français sombre dans la Réaction. À la question de l'échec du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon s'est habitué à répondre : « c'est simplement que notre temps n'est pas encore venu ; notre parti est très jeune » ; réponse typique d'un hégélien de gauche qui croit que l'Histoire coule d'elle-même, d'un jacobin qui pense qu'il suffit de capitaliser des électeurs, d'un bourgeois démocrate tranquille qui peut bien se permettre d'attendre que la bronca réactionnaire passe d'elle-même. 

 

Aux militants progressistes, à ceux qui appellent de leurs vœux une rapide Révolution Internationale, je voudrais donc livrer une analyse matérialiste de cette dérive réactionnaire de la France ; c'est-à-dire une analyse qui ne fait pas dans l'idéologie et les querelles de chapelles, mais qui se base sur l'analyse de l'appareil de production français et du mode de production français. N'en déplaisent aux hégéliens et autres idéalistes promoteurs de la morale, les représentations individuelles dépendent en effet avant tout de ce que l'individu vit au quotidien. Dans cette société Capitaliste, les représentations d'un individu dépendent donc avant tout du travail que fait cet individu, de sa position dans l'appareil de production.

Quelle est donc la particularité de l'appareil de production français qui fait que nous sommes devenus le pays européen où les forces réactionnaires sont les plus puissantes ? La réponse à cette question est d'une simplicité enfantine : l'économie française, aujourd'hui comme hier, repose entièrement sur l'exploitation néocoloniale de l'Afrique. La France est un pays impérialiste, son économie toute entière repose sur les politiques impérialistes, et c'est donc un impérialisme français plus fort que le prolétariat français appelle de ses vœux. À cela s'ajoute bien entendu les habitudes de votes transmises à travers les générations, et la France poujadiste et petite-bourgeoise d'hier n'a pas fini d'influencer les nouvelles générations de prolétaires.

 

Des masses impressionnantes du prolétariat français dépendent en effet directement ou indirectement de l'Impérialisme français. L'économie française brasse 2.000 Milliards d'Euros chaque année. 35 % de la population en âge de travailler ne travaille pas. 70 % de la population active travaille dans le secteur des services, c'est-à-dire que 70 % de la population est indirectement productive, c'est-à-dire qu'ils ne produisent rien à proprement parler. 13 % travaille dans le commerce, c'est-à-dire se contente de distribuer ce qui a été produit. 5 % travaille dans les transports. Tous ont parfaitement conscience que, indépendamment de l'utilité de leur activité, les produits qu'ils consomment sont produits par d'autres, et que leurs revenus proviennent d'autres pans de l'activité française ou de la dette. Le coiffeur ne créé aucune richesse, pas plus que le marchand, le banquier, ou le bureaucrate. Leurs revenus proviennent soit de la dette (publique ou privée), soit de la production réelle de l'économie française, c'est-à-dire de son secteur industriel ou agricole. Or, 25 % seulement de la population active française travaille dans l'industrie ou l'agriculture. Ce sont ces manouvriers, qui hier votaient pour le PCF, qui aujourd'hui votent pour le Front National. Leur activité, et donc la consommation de bien de toute la population, dépend en grande partie de l'exploitation néocoloniale de l'Afrique :

 

  • L'activité industrielle de la vallée du Rhône, de Marseille à Lyon, repose essentiellement sur la Pétrochimie et la plasturgie. C'est vrai également du Nord de la France (Lille en particulier). Ainsi, les travailleurs de ces régions vivent en transformant des matières premières spoliées à l'Afrique. 

 

  • Une grande partie des emplois industriels du Nord et de l'Ouest de la France consiste à transformer du caoutchouc, du cuivre, de l'or, du zinc, et des métaux rares provenant directement d'Afrique. La métallurgie française, et ses aciéries dont on fait tant de cas, repose entièrement sur l'importation de minerais de fer (en provenance d'Afrique, d'Inde et du Brésil).

 

  • Les industries aéronautiques et automobiles sont les plus importantes en France. Ainsi, elles constituent l'essentiel du tissu industriel en Ile de France et en Aquitaine. Or, l'immense majorité des matériaux nécessaires à la fabrication de ces produits provient d'Afrique.

 

  • L'Agriculture française est très grosse consommatrice d'engrais, et ne pourrait fonctionner sans eux. Ces engrais sont produits par les industries pétrochimiques françaises citées plus haut, c'est-à-dire produits à partir des ressources africaines spoliées.

 

  • Un bonne partie de l'industrie alimentaire française consiste à transformer des produits agricoles en provenance du tiers monde. Le cas du Chocolat est particulièrement représentatif : il s'agit d'un marché de plusieurs milliards d'euros, dans lequel Suisses, Français et Belges se battent pour détenir le statut de « meilleur chocolatier ». Or, aucun de ces pays n'est producteur.

 

  • Enfin, des régions entières telles que la Bretagne dépendent de l'exportation subventionnée de leurs produits agricoles vers des pays du tiers monde. Les bonnets rouges ont permis de le rappeler : La Bretagne produit des poulets subventionnés par l'Union Européenne et destinés à submerger les anciennes colonies et à y détruire ce qu'il y restait d'élevage et d'agriculture.

 

Bref, l'économie Française est totalement dépendante de son rapport néocolonial à l'Afrique, et le prolétariat français en a parfaitement conscience. Ainsi par exemple, pour les industries de pointes telles que l'aéronautique ou l'automobile, il serait bien plus rentable pour les grands capitalistes de les délocaliser là où la matière première est produite, et là où la main d'œuvre est moins cher. Toutefois, ce qui empêche ces relocalisations, c'est la propriété privée bourgeoise des moyens de production intellectuelle (dite « propriété intellectuelle »). C'est parce que la bourgeoisie nationale française et patriote se prétend propriétaire des découvertes de ses ingénieurs au travers des brevets qu'une grande partie des emplois sont conservés sur le territoire. Combien de prolétaires français entent-on s'offusquer du transfert de compétence de la France vers d'autres nations ? Combien de fois entend-on parler du « pillage » de nos brevets  ?

Les travailleurs français ont compris qu'ils n'ont aucune matière première, aucune valeur intrinsèque, un standard de vie largement supérieur aux autres travailleurs de la planète. Ils se cachent donc derrière leur bourgeoisie nationale, espérant désespérément que celle-ci sera patriote et s'accordera à les protéger de la mondialisation, telles des poules qui se cacheraient derrière le renard en espérant que celui-ci les protège du loup de la forêt.

C'est peine perdue. Par exemple, le minerais de fer est produit en Inde, les travailleurs indiens ont un niveau de vie standard inférieur à celui des français, les ingénieurs indiens sont tout aussi capables que les ingénieurs français, c'est donc avec une grande logique capitaliste que Mittal a racheté Arcelor, pour récupérer ses brevets, et fermer ses fourneaux. Combien de syndicalistes, de prétendus communistes, n'a-t-on entendu regretter le manque de « patriotisme  » de sa bourgeoisie, regretter que le savoir faire « français » n'ait pas été mieux protégé, que la propriété intellectuelle n'ait pas permis de garder les emplois en France ? Quelle imbécillité ! La propriété est ce qui permet le commerce. Quand un brevet est déposé, c'est précisément dans le but d'être vendu. Tout patriote qu'il est, un bourgeois reste un bourgeois et finira par revendre le brevet pour s'enrichir, et ainsi priver ceux qui en ont fait la découverte de pouvoir continuer à l'exploiter. Que n'a-t-on entendu ces syndicalistes déplorer l'existence de ces brevets ? Et réclamer la possibilité pour tous de pouvoir les exploiter, indépendamment des logiques de marché ? Mais non, ces manouvriers et ces syndicalistes ont bien compris que l'existence même de leur emplois était contre-nature dans une société Capitaliste, ils reprochent donc à leurs bourgeois de ne pas avoir été plus « patriotes », de ne pas avoir utilisé leurs privilèges de propriétaires pour les protéger. Moi, je le dis en tant que communiste, je me réjouis de voir le prolétariat Indien progresser, et se doter de savoirs faire qui ont été développés ailleurs. Moi, je le dis en tant que communiste : je suis pour l'abolition de la propriété intellectuelle. Moi, je le dis en tant que communiste, je n'attends pas du bourgeois patriote qu'il utilise son droit de propriété pour protéger l'emploi en France. Moi, je le dis en tant que communiste, je sais parfaitement bien que la seule chose qui pourra convaincre le bourgeois prétendu patriote de conserver les emplois en France, ce sera la baisse du niveau de vie standard en France, c'est-à-dire l'augmentation du rapport d'exploitation. Que ce soit par le loup ou par le renard, les poules seront mangées.

 

De même, le prolétariat français a globalement parfaitement conscience que l'économie française, et son système social, s'appuient sur l'exploitation de l'Afrique. Ainsi, alors que François Hollande est le plus impopulaire de tous les présidents, à chacune de ses interventions militaires en Afrique, sa popularité remonte dans les sondages. Oui, les français savent que, telle une nation de vampires, ils ont besoin du sang de l'Afrique pour vivre : du pétrole, du gaz, de l'uranium, des minerais de fer, du cuivre, des métaux en tout genre, du cacao et des pierres précieuses. Jusqu'à peu, les prolétaires français, la bouche remplie de chocolat, pouvaient dire : « ce n'est pas notre faute à nous ! C'est de la faute à nos bourgeois, ce sont eux les colons ! » ; c'était peu avant qu'ils ne se mettent à dire «  les Africains nous volent notre travail ! ».

 

Que s'est-il donc passé ? Pourquoi la France, ce parasite de l'Afrique, a-t-elle vu soudain son prolétariat passer de la bien-pensance au racisme ? C'est encore une fois très simple à comprendre. La domination purement bureaucratique de la bourgeoisie française sur les colonies africaines s'est arrêtée dans les années 60 avec les guerres de décolonisation. La colonisation était alors une sorte de résurgence du féodalisme dans la société Capitaliste, un obstacle au développement du marché. Dans les pays colonisés : il n'y a pas de libre concurrence, la dure réalité du paiement au comptant n'a pas encore remplacé celle du fouet. Il était donc tout à fait prévisible, et souhaitable, que le Capitalisme allait reprendre ses droits, et faire de l'Afrique un nouveau marché, et des colonisés des prolétaires. Cette entrée triomphante de l'Afrique dans le Capitalisme s'est produite dans les années 70 : elle porte le doux nom de «  choc pétrolier ». Depuis cette date, la toute nouvelle bourgeoisie africaine s'est habituée à mettre en concurrence les différentes forces impérialistes qui prétendent exploiter ses ressources et ses prolétaires. Certes, la France, telle une tique qui transmet la maladie de Lime, a tenté tant bien que mal de maintenir guerres civiles et dictateurs sur ces terres ensoleillées, mais en vain.

 

C'est alors qu'apparaît de manière évidente que le système social national de la France, dont la gauche était si fière car censé être le produit des luttes sociales du 20ème siècle, n'était rien d'autre que l'État Providence du chancelier Otto von Bismarck. On l'oublie trop souvent, mais l'État Social National n'a pas été le produit des luttes sociales en France, mais la solution trouvée par Otto Von Bismarck pour asseoir son pouvoir et son impérialisme : Un État fort, une administration pléthorique qui dirige et subventionne l'économie, des banquiers fonctionnarisés, un système social doux pour se créer un bourrelet de classe moyenne autour de ses châteaux et de ses jardins, le tout financé par une politique militaire impérialiste d'une violence extrême. Voilà ce qu'était l'Empire Allemand, voilà ce qu'a été la République Française. Les États Providence n'ont été que le coussin de sécurité des politiques coloniales. Désormais que le colonialisme est presque totalement remplacé par la finance, et que les colonies ont été privatisées, le bourrelet de classe moyenne n'est plus nécessaire. C'est donc avec brutalité, comme à son habitude, que la bourgeoisie se débarrasse des États Providence qu'elle avait créés et qu'elle ne peut plus financer par un monopole national sur ses colonies. Comme prévu, le marché s'agrandit. Comme prévu, les africains rejoignent les rangs du prolétariat. Comme prévu, les conditions de vie du prolétariat mondial s’uniformisent, et donc le niveau de vie standard de la population française diminue.

 

Le prolétariat français rêve secrètement de retourner au bon vieux temps des colonies, celui où la France était un Empire, où les matières premières africaines affluaient vers la France, et où l'armée tenait en bride les africains chez eux. Le prolétaire français rêve que sa bourgeoisie spolie à nouveau l'Afrique, et renvoie les africains chez eux. Le prolétariat français, dans son ensemble, et non pas uniquement celui qui vote Front National, réclame plus de Nation, plus de France, plus de guerres en Afrique, plus de propriété intellectuelle, plus de patriotisme économique, en un mot : plus d'Impérialisme.

 

Ceci est d'autant plus vrai qu'une grande partie des prolétaires français sont fils ou petit fils de petit-bourgeois. En effet, dans les années 30, 60 % de la population française étaient artisans, commerçants, agriculteurs. Comme Marx l'avait prévu, il y a aujourd'hui 80 % de salariés en France. Ceci explique que même les partis d'Extrême Droite sont obligés de se convertir à la phraséologie gauchiste. Mais, bien entendu, la plupart des prolétaires français ont eu des parents ou grands parents poujadistes. Ainsi, à la réalité quotidienne de la désindustrialisation française, de l'immigration française, se rajoutent les analyses alcoolisées de leurs géniteurs : « Tout ça, c'est la faute aux noirs, aux arabes, et aux juifs !  ».

 

Dur temps que ceux de la France contemporaine pour le progressiste authentique. Peut-on convaincre cette masse raciste et inique qui appelle à plus d'Impérialisme Français ? En bon matérialiste, je sais que la conscience de classe est avant tout produite par la lutte des classes. C'est dans la pratique de la lutte que la conscience apparaît. Peu importe les discours et les articles, c'est la pratique de la lutte des classes qui permettra au prolétariat français de sortir de ses vapeurs réactionnaires. La lutte des Classes a une définition précise : elle est l'inverse du taux d'exploitation, c'est-à-dire du rapport entre les profits de la bourgeoisie et le niveau de vie standard du prolétariat. Pratiquer la lutte des classes, ça ne veut donc pas dire aller manifester le dimanche en famille pour réclamer des hausses de salaires. Pratiquer la lutte des classes, cela veut dire obtenir une diminution du temps de travail et une amélioration des conditions de vie. Bien entendu, dans le cadre national, il est désormais impossible d'obtenir des victoires sociales. Au 20ème siècle, bloquer l'économie du pays permettait de mettre un couteau sous la gorge de la bourgeoisie nationale. Aujourd'hui, cela permet à nos bourgeois de se raser le matin. Les grèves et manifestations nationales n'ont absolument aucune chance d'aboutir à une hausse du niveau de vie standard en France. C'est donc à une échelle internationale qu'il faut passer, il faut unir les différents prolétariats européens (et au delà...), bloquer l'ensemble de l'appareil de production européen. Alors, si la lutte est intense et violente, une augmentation du niveau de vie standard en Europe pourra être obtenue. Cette augmentation ne peut pas consister en une « augmentation du pouvoir d'achat  », car acheter de la pacotille ne rend pas plus heureux. Cette augmentation du niveau de vie standard européen doit consister en une diminution drastique, phénoménale, du temps de travail. Il est grand temps que la gauche européenne réclame la semaine de travail de 20h et 8 semaines de vacances annuelles pour tout le continent. Alors, derrière cette victoire futile, la conscience de classe pourra réapparaître chez le prolétariat européen et donc français, et celui-ci pourra prendre conscience qu'il est temps de s'unir avec le reste du prolétariat mondial. 

 


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482 réactions à cet article    


  • lsga lsga 28 mai 2014 15:15

    Merci à la communauté d’Agoravox pour avoir publié mon article. Je pense que très peu sont d’accord avec mon analyse, et surtout avec le style. 


    • Anaxandre Anaxandre 28 mai 2014 16:16

       De rien ! Ça a été assez pénible à lire... autant en faire profiter tout le monde !


    • Anaxandre Anaxandre 28 mai 2014 16:19

       (Généralement je modère tous les articles avec lesquels je suis radicalement en désaccord, pour peu qu’ils soient correctement rédigés : c’est un peu plus intéressant que de lire en boucle ce que je pourrais écrire moi-même...)


    • sleeping-zombie 28 mai 2014 20:56

      Sans parler de ton analyse : affirmer que les métiers « de service » ne produisent rien, c’est complètement stupide. Quelle différence entre un coiffeur et un agriculteur ? le premier m’évite d’avoir à me couper les cheveux moi même, le second d’avoir à entretenir un potager : les 2 n’ont qu’une fonction, me faire gagner du temps.
      Ca s’appelle la division du travail, tu devrais être familiarisé avec le concept si tu parles de matérialisme. Faire une distinction d’office entre service et industrie n’a pas de sens. Ca en avais à l’époque où les métiers de services étaient tous des métiers d’artisans, donc de la petite bourgeoisie. Mais même les services sont maintenant exécutés par les prolétaires, le type qui me livre une pizza n’est pas le proprio, pas plus que celui qui la prépare.
      Je suis d’accord quand tu dis que le monde gagnerait à analyser plus souvent avec une optique matérialiste, mais faudrait aussi actualiser certains reflexes de pensée qui datent de plus d’un siècle...


    • Spartacus Spartacus 28 mai 2014 21:11

      Et encore c’est un article de gauche !

      Il pourrait passer en bandeau central, vu qu’il n’y a que des articles de gauchistes mis en avant.
      J’essaye de faire passer un article qui dénonce les mensonges de Piketty et qu’en réalité les inégalités n’ont pas augmentés. 
      Avec les gauchistes et leur esprit étroit, il sont incapable de l’admettre. Même devant l’évidence... 

    • lsga lsga 29 mai 2014 01:47

      Je n’ai pas dit qu’ils étaient inutiles :

       
      « Tous ont parfaitement conscience que, indépendamment de l’utilité de leur activité, les produits qu’ils consomment sont produits par d’autres, et que leurs revenus proviennent d’autres pans de l’activité française ou de la dette.  »
       
      Bien entendu que les coiffeurs sont utiles. 

    • eric 29 mai 2014 09:54

      A spartakus, article de gauche ? Comme vous y allez. C’est surtout un article débile. Tous a gauche ne le sont pas. Je n’ai fait que survoler, mais si j’ai compris quelque chose, il explique pourquoi il serait absolument inutile d’être a gauche en France aujourd’hui, parce que l’immense majorité de la population vivrait aux frais de l’Afrique et n’aurait aucun intérêt a y changer quoi que ce soit....Le combat de gauche consisterait a décider deliberement de s’appauvrir très considérablement soi et ses compatriotes. Comme l’essentiel de notre richesse est consacree aux dépenses d’état et de redistribution (57% du PIB), il s’agirait d’abord de réduire les dépenses publiques et d’arrêter d’aider les pauvres...
      Pour votre article, je vais regarder. Quand je modère, j’essaye toujours d’approuver ceux qui sont un peu originaux et informatifs, quelle que soit la tendance. Comme visiblement, tous cela se joue a 2 ou 3 plus, prévenez moi...


    • lsga lsga 29 mai 2014 10:53

      eric, qu’appelez-vous « être de gauche » ? 

       
      Je n’ai pas prétendu « être de gauche », je suis progressiste, révolutionnaire, matérialiste, communiste, marxiste, mais pas « gauchiste ».
       
      Comme tout matérialiste, j’explique en effet les mouvements idéologiques en analysant le fonctionnement de l’appareil de production. Le matérialisme historique, cela-vous dit un truc ?
       
      Cela ne veut pas dire que les prolétaires français sont condamnés à être réactionnaires, cela veut dire qu’il faut expliquer aux prolétaires français que ce ne sont pas les prolétaires africains qui leur volent leur travail, mais les bourgeois français qui pillent l’Afrique. Cette étape permettra de repasser du « Les africains nous volent notre travail ! » à « c’est pas notre faute, c’est notre oligarchie ! ». Ce sera déjà un très grand progrès. 
       
      Le pouvoir d’achat en France est en effet beaucoup trop élevé. Nous sommes 7 Milliards d’individus sur cette planète, et il n’est pas possible que ces 7 Milliards vivent à la façon française. Que préconisez vous ? Que les français gardent leur style de vie à l’occidentale au détriment du reste du monde ? Tout en empêchant le reste du monde de venir ? Moi, je préconise d’augmenter le niveau de vie de la population en baissant drastiquement son temps de travail. 
       
      Le combat de défense des États Providences Bismarckiens, impérialistes, est un combat d’arrière garde. Les États Nations sont morts, et c’est une excellente chose. A bas le Socialisme National, vive l’Internationale !
       

       


    • lsga lsga 29 mai 2014 12:21

      L’idée c’est qu’elles n’auront plus rien à payer, tout sera gratuit : logement, nourriture, etc. 

       
      Par contre, le consumérisme absurde : basta ya. 

    • mmbbb 29 mai 2014 13:12

      vous vous faites le chantre de l’internationaliste Vous vous faites appel a de vielles chimeres ideologiques Vous faites l’impasse sur une chose essentielle la culture la difference culturelle ne permettra jamais de cimenter les nations Voyagez deja au sein de l’union europeenne et vous verrez que chaque peuple a sa propre histoire ses racines sa culture Vouloir le nier est un reflexe stalinien qui par la force detruisit les cultures differentes au sein de l’empire russe par exemple Quant aux patrons francais ils sont ravis d’avoir comme vous et autre Mme Authin ,des personnes vouees a la l’abolition des frontieres L’emploi d’ouvier extra communautaire est une aubaine pour tirer les salaires vers le bas Meme Gattaz voualit un sous smic et je lui donne presque raison tant Besancenot et l’extreme gauche sont des allies de cette immigration incontrolee .Merci a Peugeot renault et d’autres entreprises de delocaliser Quant a cet article les Francais ne sont pas reactionnaires ils manisfeste un ras le bol du deni de leurs problemes quotidiens Les elites ont toujours cette facheuse tendance a etre dans un ailleurs et de minimiser ces problemes enfermes dans leurs bulles Ce vote qui ne m’a surpris du tout est un vote salutaire


    • lsga lsga 29 mai 2014 13:50

      non : je prône, comme tous les communistes, une hausse du niveau de vie, qui n’a strictement RIEN À VOIR avec une augmentation du pouvoir d’achat. 


    • JL JL 29 mai 2014 14:17

      ’’L’idée c’est qu’elles n’auront plus rien à payer, tout sera gratuit : logement, nourriture, etc. ’’

      Après le Grand soir, les lendemains qui chantent ! Après demain, on rase gratis !

      Avec des communistes comme vous, Isga, le PC n’a pas besoin de détracteurs : vous le faites trop bien !


    • Bien qu’en désaccord avec la conclusion + le substrat idéologique, je trouve qu cet article est plein d’éléments intéressants.


    • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2014 14:25

       L’analyse marxiste est toujours intéressante ! Le problème c’est la vision quasi religieuse du militant marxiste qui est prêt à avaliser toutes les saloperies pour accélérer « la Révolution » qui amènera bonheur et félicité sur terre « pour les siècles des siècles »...


    • lsga lsga 29 mai 2014 14:52

      @JL : le PCF est mon ennemi, comme tous les partis nationalistes. 

       
      Le PCF est très lourdement responsable de la monté du Front National. De George Marchais à Robert Hue, ils ont promu racisme et nationalisme. LePen n’a eu qu’à se baisser pour ramasser les prolétaires endoctrinés au Social Nationalisme.
       
      Ce qui est rigolo dans tout ça, c’est quand ce moment, la mère Lepen désigne l’Oligarchie Financière comme son ennemi. Comme l’internationalisme est la seule manière d’en venir à bout, nous n’aurons qu’à nous baisser pour ramasser les prolétaires désireux de renverser mondialement la bourgeoisie.
       
      Ah ! les joies de la dialectique matérialiste !

    • JL JL 29 mai 2014 15:18

      Par Isga : ’’le PCF est mon ennemi, comme tous les partis nationalistes’’

      Par Isga : ’’ je prône, comme tous les communistes, une hausse du niveau de vie’

      Sacré Isga !

       smiley


    • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2014 15:21

       Comprenez que pour l’auteur, comme pour tout pur idéologue, l’humanité entière est un ennemi à dresser « au bonheur » à coups de pied au cul, voire dans un bain de sang si ça ne suffit pas.


    • Par Isga : ’’le PCF est mon ennemi, comme tous les partis nationalistes’’

      Par Isga : ’’ je prône, comme tous les communistes, une hausse du niveau de vie’

      Sacré Isga 


      Oui, +1 !


    • Robert Biloute Robert Biloute 29 mai 2014 17:19

      vous vous réjouissez d’un paradoxe qui n’existe que dans vos têtes. A votre avis, le PS est socialiste ?

      Comme le dit très bien un certain Morpheus « Do you think it’s air you’re breathing ? »


    • Onecinikiou 29 mai 2014 18:23

       « Comprenez que pour l’auteur, comme pour tout pur idéologue, l’humanité entière est un ennemi à dresser « au bonheur » à coups de pied au cul, voire dans un bain de sang si ça ne suffit pas. »


      Je me suis permis de surligner.

      L’évidence empirique (pour paraphraser Allais) l’atteste suffisamment en effet, tout au long du siècle passé.

      Isga est un idéologue, au sens le plus strict. C’est à dire qu’il est prêt à plier la réalité, à la contraindre, pour la faire correspondre à ses présupposés sur l’Homme et la société. 

      Ce faisant, loin d’être un « matérialiste » comme il le rappelle à tue-tête comme pour congédier le réel, il démontre au contraire qu’il est plus que jamais rentré en religion. Qu’il a fait profession de foi. 

      C’est dramatique et criminogène dans la mesure où, de surcroit, il se trompe assez largement sur le monde réel, et l’Homme réel, infiniment moins réductibles les concernant que sa vision désincarnée.

      Les monceaux de cadavres ne sont pas loin.

    • lsga lsga 29 mai 2014 18:32

      ah : vous êtes les idéologues, vous êtes ceux qui font tout le temps références aux valeurs, à la culture, à la morale.

       
      Moi : je suis purement matérialiste.
       
      Dans cet article, je ne fais qu’expliquer en quoi l’appareil de production français est néo-coloniale, et donc en quoi le prolétariat français est nécessairement réactionnaire.
       
      Je ne fais pas dans l’idéologie, je ne fais pas dans l’idéalisme, je fais dans le bête matérialisme :
       
      « Les gens en France pour vivre dépendent de l’exploitation néo-coloniale de l’Afrique. Depuis que celle-ci recule, le système social-national s’effondre. Donc, les français réclame plus de social, plus de national, plus de néo-colonialisme, moins d’africains »
       
      D’ailleurs, chacun d’entre vous a largement démontré ici dans les commentaires que cette analyse est juste. 
       

    • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2014 18:38

       Raison pour laquelle j’ai dit et je redis que ces gens sont bien plus dangereux pour les hommes que tous les « réactionnaires » du monde qui ne font, eux, que se référer à une sorte d’idéal passé, une sorte d’Âge d’Or de leur société (bien souvent davantage fantasmé que réel, d’ailleurs) à préserver : au moins y a-t-il du réel et de l’humain là-dedans !


    • Anaxandre Anaxandre 29 mai 2014 18:50

       "Les gens en France pour vivre dépendent de l’exploitation néo-coloniale de l’Afrique. Depuis que celle-ci recule, le système social-national s’effondre. Donc, les français réclame plus de social, plus de national, plus de néo-colonialisme, moins d’africains."

       Faux, et archi-faux :
       La France, bien avant les colonies, était déjà, et bien davantage qu’aujourd’hui, un des plus riche et puissant pays du monde ; c’est pour concurrencer le colonialisme anglais et propager la bonne parole Universaliste des Lumières (Bourgeoises et transnationales), tous bien opposés au véritable Nationalisme !, que notre vieux pays a commencé de se perdre et de s’oublier.


    • pinson 29 mai 2014 19:01

       « ....je fais dans le bête matérialisme » : merci, c’est l’adjectif que je cherchais !


    • Etr de gauche c’ est refuser de se taire quand « un soi disant colonel » citant une trentaine d’associations d’anciens militaires DIT SUR SON BLOG POUR LES MUNICIPALES « MR JEAN ZAY DONT LE PERE ETAIT JUIF N A PAS LE DROIT DE REPOSER AU PANTHEON !!! et d’autres délires...........hors sujet  !!!!

      ETRE DE DROITE EXTREME C’ EST MENACER LE COMMENTATEUR  »ON SAIT OU VOUS HABITER ON A VOTRE IP INTERNET ET VOTRE TELEPHONE...«  depuis les municipales je recois 2 ou 3 appels telephoniques anonymes » par jour...

      ce blog c’ EST CELUI DU COLONEL SPARTACUS BLOG DIT EN BRETON « CONCHENNOU AR CHAB » EN FRANCAIS « RAGOTS »

      SVP CENSUREZ LE DERNIER PASSAGE MAIS PAS L ARTICLE COMPLET

      MERCI TOUS ENSEMBLE


    • TRES BON ARTICLE MEME EXCELLENT

      oui nous avons colonisé l’afrique épuiser leurs ressources DONC NOUS LES AVONS SAUF LEURS ELITES APPAUVRIS !!!!!!!!!!!
      ce n ’est pas les africains qui ont mangé notre pain MAIS NOUS EUROPEENS FRANCE EN TETE QUI LES AFFAMENT ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;et les ARMENT !!!!!!!!


    • Jean 4 juin 2014 18:09

      anaxandre on s’en fout de ta vie.....


    • zygzornifle zygzornifle 28 mai 2014 15:19

      PS gauche halal contre UMP droite casher contre FN camembert saucisson , 4 millions d’électeurs citoyens ont voulus manger Français, ou est le mal ?? ....


      • lsga lsga 28 mai 2014 15:27

        pour les questions de bien et de mal, c’est à un curé qu’il faut demander. Moi, je suis incompétent en la matière, je ne suis qu’un simple prolétaire. 


      • Onecinikiou 30 mai 2014 22:49

        « je ne suis qu’un simple prolétaire »


        Ca ça reste à démontrer. 

        Sociologiquement, vos prises de positions internationalistes - et donc nécessairement antisociales et anti-ouvrieristes eu égard à la rationalité économique actuelle - tendent à suggérer que vous seriez plutôt un fils de bonne famille à la Méric, futur cadre du Parti socialiste. Et donc, futur traitre aux intérêts des authentiques prolétaires.

        N’oublions jamais que l’analyse marxiste dont vous vous prévalez abusivement, met en évidence que l’agresseur Méric, aussi déplorable fut sa disparition, était un petit bourgeois étudiant à Science-po, fils de classe moyenne-supérieures. Tandis que l’agressé, E. Morillo, qui a eu le malheur de répondre à l’agression dont il était la victime, est lui un véritable prolétaire (apprenti-boulanger), et fils de prolétaires.

        Votre tartufferie éclate au grand jour.

      • lsga lsga 31 mai 2014 12:38

        alors, non, je ne suis pas un fils de grand bourgeois façon Marine Lepen.

         
        La seule manière de défendre la classe ouvrière (pas « manouvrière » hein... on parle des prolétaires en général, pas du crétin qui bosse à la chaîne et qu’on va remplacer par des robots), c’est l’internationalisme. 
         
        L’union internationale des travailleurs est la seule manière de renverser mondialement la bourgeoisie. À une échelle nationale, il est impossible aujourd’hui pour les travailleurs de défendre leurs droits : une grève générale nationale ne sert plus à rien. 

      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 31 mai 2014 12:43

        Ahhh ,le mépris social Isga ...A chacun ses turpitudes ,hein ?


      • lsga lsga 31 mai 2014 12:46

        c sûr qu’à l’extrême droite, ce qui vous caractérise, c’est le respect....

         


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 31 mai 2014 12:52

        Me voilà d’extrême droite ... smiley
        Pas la 1ere fois que vous me le dites ...
        Votre bêtise arrogante mérite le pavillon de Breteuil .


      • lsga lsga 31 mai 2014 12:52

        oui, vous êtes réactionnaire. 


      • Pan Démo Pan Démo 1er juin 2014 22:16

        Bonsoir,
        Isga : « Or, 25 % seulement de la population active française travaille dans l’industrie ou l’agriculture. Ce sont ces manouvriers, qui hier votaient pour le PCF, qui aujourd’hui votent pour le Front National. »

        "La seule manière de défendre la classe ouvrière (pas « manouvrière » hein... on parle des prolétaires en général, pas du crétin qui bosse à la chaîne et qu’on va remplacer par des robots).« 

        Manouvrier : »Pratiquement situés au bas de l’échelle sociale (juste un peu au-dessus des vagabonds et des errants), les manouvriers constituent néanmoins un élément important de la diversité sociale du monde rural. En quoi consiste cette profession si fréquemment répandue dans les registres paroissiaux de l’Ancien régime ?"

        Lien : http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article379

        Vous dites de 25% de la population active française qu’ils sont juste un peu au-dessus des vagabonds et des errants, vous dites vouloir la défendre, donc vous la considérez comme faible et victime, seulement cette classe sociale que vous méprisez tant semble vous ignorer en vous signalant une fin de non recevoir. Cette classe sociale se retrousse les manches comme elle a toujours fait et semble rejeter les idéologues autoproclamés défenseurs des opprimés ne servant qu’à les maitriser pour mieux les maintenir sous le joug de la classe dominante bourgeoise et internationale.


      • colere48 colere48 28 mai 2014 15:20

        STOP le même discours débile qui ne fait qu’encourager à aller vers le FN !
        L’auteur comme la plus part des gauchiste et bobos ne comprennent rien au ressenti du peuple !
        La fameuse théorie « nauséabonde » et « nauséeuse » c’est dans ce genre d’article qu’on la trouve, particulièrement au lendemain d’une expression électorale démocratique et non contesté !  smiley  smiley  smiley


        • lsga lsga 28 mai 2014 15:27

          Rappelle-moi la définition de « peuple » ?

           
          Comment fait-on pour savoir si une personne donné fait ou non partie du « peuple » ?

        • colere48 colere48 28 mai 2014 15:39

          Le mot peuple est issu du latin « populus » désignant l’ensemble des citoyens (universi cives), individus ayant le pouvoir de voter dans le cadre de la constitution.

          Voilà, il serait bon de revenir aux fondamentaux monsieur le « communiste »


        • lsga lsga 28 mai 2014 16:21

          Ah ? Donc sarkozy, Hollande et bettancourt font partie du peuple ?


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