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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi le come-back de Bayrou a déjà commencé

Pourquoi le come-back de Bayrou a déjà commencé

Malgré les commentaires récents qui laissent penser le contraire, Bayrou est en train de reprendre la main et de peaufiner son positionnement tout en renouvelant la thématique : après la mise en cause payante du microcosme médiatique, la suppression de l’ENA pourrait bien assurer son retour en grâce dans le coeur indécis de nombreux électeurs, à certaines conditions.

Depuis quelques jours la presse constatait à grand renfort de sondages l’essoufflement de la tentation centriste. La tendance de hausse continue et marquée s’était retournée et Bayrou perdait des plumes. Lui qui, contre les favoris présumés d’avant février, était parvenu à imposer son agenda à toute la campagne au grand dam des deux partis principaux, voyait les intentions de vote exprimées en sa faveur s’évaporer dans la nature.

Alors le "moment" Bayrou est-il bien terminé comme le pensent Royal et Sarkozy ?

Quelques éléments suggèrent une réponse négative, selon moi :

- Comme le révélait la semaine dernière le Canard enchaîné, les sondages sont à prendre avec des quelques précautions : 30% des Français sont sans ligne téléphonique fixe et ne peuvent donc être sondés : leur représentativité reste douteuse. Mais pourquoi ceci jouerait plus en faveur du paysan agrégé béarnais que d’un autre ? En fait, on imagine que dans ce groupe, la surreprésentation des jeunes, principaux consommateurs de médias on-line où la repolarisation des débats entre Royal et Sarkozy (et dans une moindre mesure Le Pen) - pour des questions d’actualité (émeutes en Gare du Nord et arrestation de la rue Rampal) est moins marquée que dans la presse, laisse davantage d’espace à Bayrou. Les dernières statistiques de Blogpulse pas plus que celles de l’observatoire présidentielle 2007 n’indiquent de décrochage de Bayrou. C’est même lui qui baisse le moins dans les posts recensés par Blogpulse (en date du 2/04)

- Face au trou d’air un peu vite interprété dans les rédactions et aux QG des partis politiques, les ventes impressionnantes du livre d’Eric Besson (voir classement Amazon, fnac, Livre Hebdo/Ipsos par exemple) et bien plus encore les conséquences de celles-ci en terme de buzz négatif pour Ségolène Royal dans les semaines à venir ne devraient pas nuire à Bayrou. De même, et encore plus directement les excellents chiffres de vente de son propre livre "Projets d’espoir", devant ceux consacrés à Royal et Sarkozy, témoignent sinon d’un engouement du public du moins d’une réelle curiosité.

- Il faut ajouter enfin et principalement ce qui me semble être un coup de maître tactiquement parlant : la proposition de suppression de l’ENA. L’école de Strasbourg apparaît, à tort ou à raison, comme la matrice des maux de la société francaise plus encore que son symbole. Bayrou l’a compris et il exploite remarquablement le ressentiment de la "France d’en-bas" à son égard et au-delá, pour tout ce qu’elle révèle.
Cette proposition n’est donc pas à mon sens le champs du cygne d’un candidat ayant perdu la main mais bien la tentative d’initier le second acte fort de sa campagne, après la dénonciation vindicative des collusions entre médias et pouvoirs économiques sur le plateau de TF1, dans un face-à-face cathodique quasi onirique avec Claire Chazal.
Il est encore trop tôt pour dire si l’acte aura le même retentissement car ceci dépendra de facteurs externes que Bayrou ne maîtrise pas vraiment et particulièrement de la capacité (et volonté) de ses concurrents à changer de thématique, d’imposer leurs propres priorités. De ce point de vue, il faut bien dire que Hollande s’est empressé de tomber dans le piège en critiquant la démagogie d’une telle proposition. Faisons le pari que lui qui, comme sa femme, est énarque, va rapidement passer dans les yeux de l’opinion pour le défenseur bien peu objectif d’un privilège de caste indu. C’est ce type de réaction qui pourrait bien asseoir le retour en grâce de Bayrou plus encore que ses propres propos : ils va se voir à nouveau légitime dans sa posture de sans-culotte, qui parle "au nom du Tiers-Etat", lui que les sondages avaient finalement notabilisé.

Par-là même Bayrou se repositionne donc sur la thématique de l’identité nationale qui lui avait largement échappé en se présentant comme l’héritier de l’idéal d’égalité, de liberté et de fraternité que l’ENA semble baffouer, toute détournée qu’elle a été de son idéal gaullien originel. On est loin de la symbolique assez creuse et artificielle du drapeau mise en avant par Royal. L’analyse de cette dernière était pourtant bonne : il y a indéniablement un besoin français de réassurance identitaire malheureusement pour elle, en se ruant sur le drapeau à agiter le 14 juillet, qui ne parle pas du tout aux Français, la candidate socialiste n’a pas transformé l’essai et encore une fois s’est révélée incapable de répondre de manière adéquate à une préoccupation qu’elle avait pourtant bien comprise en amont).
En face, Bayrou, avec la suppression de l’ENA, réussit la quadrature du cercle :

- D’abord en affirmant symboliquement sa volonté de faire table rase du passé et qui correspond à une tentation plus ou moins explicite dans toutes les franges de l’électorat.

- Ensuite justement en renvoyant de Royal - le mayon faible du duo UMPS, donc celle qu’il doit éliminer pour être présent au 2e tour - l’image d’une personne du passé et donc coresponsable des errements de la France depuis vingt-cinq ans, car énarque. Si elle ignore l’attaque, elle consent et si elle répond, elle ne fait que défendre les intérêts de cette noblesse d’Etat avilie. Bayrou pourrait ainsi réussir à finalement renvoyer Royal à son histoire, celle d’une éléphante du PS, au même titre que les Fabius, DSK et Jospin alors qu’elle était parvenue jusqu’à ce jour à éviter magistralement le rapprochement dans les yeux des journalistes et des électeurs.

- Enfin en renouvelant son discours tout en restant fondamentalement en accord avec des principes d’action politique acquis auxquels les électeurs croient toujours fortement (révolutionnaire, gaulliste, républicain) et qui ont nourri la première phase de son ascension sondagière. La cohérence de son positionnement se trouve ainsi renouvelé et prolongé avec cette ligne directrice de refondation républicaine qu’il prétend incarner ; cette "révolution tranquille" dont il se réclame et qui capture remarquablement, pour autant qu’on y regarde de plus près, l’équilibre délicat que tous les candidats principaux savent devoir incarner s’ils veulent être élus.

Les électeurs commençaient à se lasser des diatribes répétées contre les médias soi-disant acquis à la cause d’un affrontement Sarko-Ségo. Voilá que Bayrou leur apporte du neuf tout en gardant le cap. Sauf contretemps extérieurs malencontreux pour lui ou incapacité de sa part á articuler toutes les facettes de ce que sa proposition de supprimer l’ENA implique, gageons que les sondages vont rapidement repartir à la hausse. Déjà sur les forums, les posts se languissent de ce vent rafraîchissant qu’il nous permettait de respirer. Comme si la perspective d’un second tour sans incertitude ennuyait déjà tous ceux et toutes celles qui aspirent secrètement à être étonnés...


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108 réactions à cet article    


  • Vincent 6 avril 2007 13:53

    Mouais, si ça c’est pas du militantisme optimiste, je ne sais pas ce que c’est.

    Il est vrai que les UMPS, ne se sont pas mis en valeur avec ces histoires d’identité nationale, mais bon ils ont bougé et Bayrou peine à se mouvoir en ce moment.

    Alors certes il vient de publier sont programme, alléchant ma foi. Mais il me semble qu’il en faudrait plus.

    Gageons que l’évènement de la matinée provoqué par la démission d’Azouz Begag précédant un livre sur Sarko entame un peu la côte du petit Napoléon.

    D’autre part Azouz Begag soutient déclaré de Bayrou est un représentant des banlieues.

    Alors oui, peut-être que l’effet conjugué de cette démission, de la parution de ce livre et de la carence de ligne fixe en banlieue (donc non sondée) provoque la soit disant surprise espérée :

    Bayrou au second tour.

    Maintenant le premier qui bouge, soit il en tue un soit il se tue, donc je pense que le plus prudent pour Bayrou c’est de ne pas bouger le premier.

    L’ex ministre de l’intérieur ne pourra pas s’empêcher de réagir aux critiques de ce bouquin.

    Le plus stratégique pour l’UDF serait de mettre les passages les plus croustillants en ligne s’ils veulent alimenter le buzz anti Sarko.

    Peut importe la place dans les sondages aujourd’hui, la plus déterminante sera celle au soir du 22 avril ou au matin du 23 car cela risque d’être très séré ; ben avec ça on n’est pas couché. Wait & See.


    • RemiZ (---.---.178.10) 6 avril 2007 14:00

      Demain dans Marianne a priori...


    • Dan66 (---.---.253.41) 6 avril 2007 16:10

      Je ne partage pas votre avis concernant le bouquin d’Azouz Begag. Les Français n’ont JAMAIS soutenu les minorités et ce dont les candidats ont besoin pour passer la barrière du 2ème tour c’est d’une majorité.

      Le bouquin d’Azouz Begag représente son expérience de minoritaire face à Sarkozy, il n’interpelle pas les Français non minoritaires. Je vois là une planche bien glissante si FB l’utilisait.


    • (---.---.19.120) 6 avril 2007 19:03

      La démission d’Azouz Begag, qu’elle soit liée ou non à la parution de son livre, n’a aucun sens politique. En revanche, son soutien à François Bayrou, et les éloges dithyrambiques que celui-ci adresse à celui-là, sont lourds de signification. Azouz Begag est ce ministre qui avait constitué son cabinet selon des critères raciaux, et qui avait appelé les jeunes des cités issus de l’immigration à déferler chez les « descendants de Vercingétorix » comme « une invasion de criquets ». Voilà ce qui plaît donc à François Bayrou : un discours de haine des « Gaulois », et de mépris des jeunes Français issus de l’immigration.


    • vajra (---.---.28.245) 7 avril 2007 01:47

      Jamais soutenu les minorités ??? et en 2002 ?

      Par ailleurs, la façon dont agit quelqu’un qui se veut président est importante, quelle que soit la personne qu’il a en face... En l’occurence, elle est aussi très révélatrice du personnage !

      (Et j’aime pas cette appellation « minoritaire » dans ta phrase, honnetement, ça pue un peu)


    • CedricA (---.---.181.106) 6 avril 2007 14:23

      Ce que les média ne relaient pas c’est que cette démarche vis à vis des élites qui s’arrogent tous les pouvoirs est une constante du discours de François Bayrou. Dans ses prises de parole lors des 2 dernières universités d’été de son parti, dans son livre « Au nom du tiers état », dans ses discours de campagne.

      La suppression de l’ENA, gadjet électoral représentatif, est donc un emblème pour illustrer toute une démarche : réintroduire de la diversité et des contres pouvoirs dans le fonctionnement de l’état.


      • (---.---.35.106) 6 avril 2007 15:19

        Bayrou est un représentant de l’euro-nomenklatura. Il veut simplement placer l’ENA un peu plus à la botte de la grande finance européenne. Les citoyens, il s’en fiche.

        Voir, par exemple :

        http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=128


      • bubu83 (---.---.36.238) 6 avril 2007 14:36

        Ce n’est pas parce que les sondages sont « défavorables » à François Bayrou qu’il faut tout de suite dire qu’il est terminé !!

        Certains semblent oublier les élections de 2002 quand les sondages nous donnaient Jospin et Chirac au second tour.

        On ne doit pas faire confiance à ces organismes de sondages ! Le faire c’est conditionner nos opinions et limiter notre choix.


        • (---.---.35.106) 6 avril 2007 15:16

          Bayrou ne propose aucune véritable suppression de l’ENA, mais une simple actualisation de la même « politique unique », avec quelques changements de clans hégémoniques et une course à la privatisation des services publics. Lire :

          http://blog.360.yahoo.com/blog-hemwnYcgbq_SQcISKczR?p=128

          François Bayrou, l’ENA et la privatisation des services publics

          François Bayrou vient de proposer « une réforme en profondeur de l’Etat qui commencera par la suppression de l’ENA (Ecole Nationale d’Administration) et son remplacement par une école de haut niveau, une Ecole des services publics ». Quelques jours plus tôt, à Lille, Nicolas Sarkozy s’en prenait à la « pensée unique » tout au long d’un discours manifestement destiné à rassurer son électorat. Le 28 février, la simulation de la présidentielle organisée à l’ENA avait placé en tête Ségolène Royal, très loin devant les candidats de l’UMP et de l’UDF. A ce stade, la pantomime électorale dévoile une information intéressante sur ce qui nous attend après les présidentielles. Car, indépendamment du rôle néfaste joué par l’ENA dans le fonctionnement de l’Etat, des administrations et de la politique au cours des trois dernières décennies, le projet de François Bayrou met en évidence une volonté politique de ramener les services publics à de la simple administration. Autrement dit, de procéder à une privatisation générale de la matérialité de ces services.

          D’après les dépêches récentes, François Bayrou s’en prend à une « caste ». Mais, à l’examen de son curriculum, on ne voit pas en quoi il serait fondamentalement différent de celui de Ségolène Royal. Certes, Bayrou n’est pas passé par l’ENA. Mais à différence de l’avocat Nicolas Sarkozy, qui n’est pas un énarque, et de l’énarque Ségolène Royal, il a fait personnellement partie de la Commission Trilatérale. Et si Ségolène Royal est devenue chargée de mission à l’Elysée à vingt-neuf ans (1982), deux ans après sa sortie de l’ENA, François Bayrou est devenu à vingt-huit ans (1979), sous Giscard et Barre, chargé de mission de l’alors Ministre de l’Agriculture Pierre Méhaignerie. A trente ans (1981), il était chargé de mission au cabinet du président du Sénat Alain Poher, et à trente-trois (1984), il est devenu conseiller du président du Parlement européen Pierre Pflimlin. La nomenklatura politique française ne comprend pas uniquement des énarques.

          (...)


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 6 avril 2007 15:38

            Si Sarko est élu Président, les premiers bénéficiaires seront les marchands de bagnoles, parait que des feux d’joie ( façon Saint-Sylvestre ) sont prévus dans les cités chaudes !

            @+ P@py


            • LaEr (---.---.126.214) 6 avril 2007 15:47

              Et peut-être pas que dans les cités chaudes....


            • non666 non666 6 avril 2007 15:42

              Un brin optimiste.

              Bayrou ne va surement pas monter en faisant des « coups » comme les deux autres cornichons. Ils ont trop d’avance dans la demagogie depuis des mois.

              Non, si je peux me permettre un conseil il ferait mieux de revendiquer clairement sa chretienne democratie, sa vision sociale non marxiste, son adhesion a une economie realiste que de ne se definir qu ’en interface entre gauche et droite.

              Car en se definissant entre les deux, il affirme qu’il n’existe pas hors des deux autres.

              Il ferait mieux de montrer que c’est segolene qui trahit le socialisme en faisant de la sociale democratie, en venant chasser sur SES terres, que de courir après une hypothetique solution moyenne entre le liberalisme dissimulé de nicolas et le gauchisme mal evolué de la pimprenelle.

              Les electeurs veulent des choix clairs, pas des « coups », pas des hesitants, pas des poursuiveurs de sondages.


              • Cratyle (---.---.37.13) 6 avril 2007 19:32

                Mais il ne se définit PAS comme entre les deux. Lisez-le (par exemple bayrou.fr, son livre Projet d’Espoir) ! Cette version-là c’est celle du PS et de l’UMP sur Bayrou, pas la sienne.


              • Blablabla (---.---.217.147) 7 avril 2007 06:23

                @ cratyle

                Lisez, lisez, lisez, on n’arrête pas de lire FB et on ne voit rien venir de nouveau.


              • Blablabla (---.---.217.147) 7 avril 2007 06:49

                Ecoutez ! c’est pas compliqué, sur douze candidats, trois seulement sont pour l’Europe de Maastricht.

                Les neufs autres se déclinent entre les partisans d’une négociation anti-libérale jusqu’à ceux qui se replient dans un nationalisme provocateur.

                Sur ce thème central de la vie politique française, les choix sont vite faits.

                Les candidats pour l’Europe de Maastricht s’ils sont élus ne seront plus président des français après leur élection, car ils ne représenteront plus rien.

                Les candidats contre l’Europe de Maastricht veulent soit se retirer de toutes formes de traités déjà signés, soit négocier la sortie de la France des traités existants : pour laisser la place à de nouveaux accords négociés.

                Il est surprenant que les trois programmes « pour » le traité ne parlent pas de négocier leur « non » français avec les institutions européennes : tout au plus, il s’agit d’une reformulation du traité, mettre d’autres mots à la place de ceux qui chagrinent.

                Veut-on un(e) président(e) français(e) caduc(que) avec une Europe élargie, sur des bases anti-sociales, pour négocier l’in-négociable avec les tenants du « oui » européens sur la PAC, sur les missiles US en Pologne, sur la PESC de l’OTAN anglo-saxon, sur la pêche, sur les services publics, sur les énergies, sur les ...

                tous les sujets de société sont travaillés à la culotte par l’Europe.

                Que reste-t-il au président français favorable à l’UE ? Il demeurerait le grand VRP du « oui », les partisans du « non » iraient voter ailleurs.


              • (---.---.38.140) 6 avril 2007 16:04

                Bayrou est un bourricot .Point barre.


                • Yvance77 (---.---.71.32) 6 avril 2007 16:41

                  Ca c’est argumenté ! Encore un charlot qui se cache derriere une adresse ip.


                • Pseudo-pseudo (---.---.223.128) 6 avril 2007 16:51

                  Et vous, vous vous cachez derrière un pseudo. Quelle différence ?


                • Yvance77 (---.---.71.32) 6 avril 2007 17:06

                  J’ai la décence de laissé un pseudo et l’adresse email qui va avec. Je ne pratique pas la bassesse masquée ainsi !


                • (---.---.30.16) 6 avril 2007 20:28

                  Votre adresse e-mail n’est pas visible pour les internautes. Seulement pour l’auteur.


                • manu 6 avril 2007 16:08

                  le sondage le plus réaliste reste ..vos oreilles..tout ce qui se dit autour de vous...pour ma part je n’entends ps beaucoup autour de moi d’invictive envers ceux qui « ne se levent pas »... ou envers « ces voyous de banlieu qu’il faudrait karcheriser ».. par contre j’entends beaucoup de ras le bol, de rejet de ces enarques, des conglomérats politico-financiers, de ces rolls sur la côte et de ses millions d’euros de parachute financier.

                  Quant aux sondages l’un donne Bayrou en baisse à 18 avec Sarkzoy à 29 (BVA du 05/04)..l’autre donne bayrou en Hausse à 21 avec Sarkzoy à 26 (CSA du 06/04)... qui est le plus représentatif.... aucun !


                  • adrien (---.---.46.14) 6 avril 2007 18:27

                    Le plus amusent dans ces sondages, c’est que le pourcentage d’indécis est très différent selon le sondeur. Or cette donnée devrait en moyenne se lisser sachant que les scores des candidats sont à peu près les mêmes... C’est curieux.


                  • (---.---.186.82) 6 avril 2007 17:10

                    Bayrou est le seul qui peut battre Sarko, il faut simplement qu’il soit au second tour. Et alors ce sera TSS !

                    Quand à la candidate laissons faire sa médiocrité. Elle finira par s’autodétruire.


                    • (---.---.225.122) 6 avril 2007 17:37

                      Et si c’est un duel Sarko, Le Pen ?


                    • 1984 1984 6 avril 2007 17:58

                      La logiqe voudrait que l’on vote pour celui qui a le moins de chances de finir son quiquennat


                    • Spacedreamer (---.---.177.28) 8 avril 2007 23:50

                      Dans l’hypothèse d’un second tour Sarko/Le Pen, à mon sens improbable (histoire de territoire de chasse...), votez pour celui qui à le moins de chance de finir son quinquennat me parrait plus qu’hasardeux... Si certains annoncent la révolution, rappelons nous qu’il en découle toujours un dictateur... (même si l’integration européenne, du moins celle que le Non et autres schivardi n’ont pas encore détruite, rendrait cette situation improbable : une fois de plus : MERCI L’EUROPE ! smiley ). Rappelons aussi, sans les nommer, qu’un facho entouré de facho est plus dangereux qu’un demi-facho demago entouré de républicain (non moins demago)...

                      Bref, ne jouons pas avec nos voix...


                    • Cratyle (---.---.37.13) 6 avril 2007 19:35

                      Avez-vous entendu parler des figures de style ? smiley


                    • dégueuloir (---.---.163.45) 9 avril 2007 04:03

                      péte Tall ! t’es tout pâle mon hector poireau !!! je crois que ton borsalino t’empêche d’avoir les idées aérées !!ça manque d’air frais dans ta petite tête !!.... smiley


                    • dégueuloir (---.---.163.45) 9 avril 2007 04:05

                      et puis.....échec et mat mon Tall, bin ! çà alors !!!! smiley


                    • grangeoisi (---.---.159.12) 6 avril 2007 19:09

                      Milledioux, cap de diou, c’est quoi un come-back ? C’est-y pas pour dire que Bayrou sait jouer de la musique comme Bach ou qu’il repasse son examen de bachelier ?

                      Touchez pas à mon béarnais favori, premier dans les sondages des internautes...du haut de ces tracteurs 30% et plus vous contemplent.


                      • barbouse, KECK Mickaël barbouse 6 avril 2007 19:38

                        bonjour,

                        pour cautionné la notion de come back, il faut déja avoir l’impression que bayrou a quitté la scène, et pourtant,

                        partout, j’entend parler de lui, dans les médias comme dans la rue, en bien, en mal, en doute, en rejet ou en espoirs, etc...

                        mais premier point, il fait désormais partie du paysage de ceux dont on parle même quand ils ne parlent pas, mais rentre aussi dans le club plus fermé de ceux qui quand ils parlent ce n’est pas pour se retrouver dans le bétisier des propos malheureux pour des politiques.

                        Deuxième point, qui ne sent pas qu’il y a une véritable possibilité, chance pour les uns, risque pour les autres, de changer le paysage politique. En cela monsieur begag, ministre pour le changement des comportements discriminants, n’est t il pas tout simplement en phase avec ce constat ?

                        n’y a t il pas finalement depuis l’entrée de bayrou dans la campagne, un nouveau clivage ? le vote progressiste voulant sortir du monopole umps et leur parties rabatteur de voix, et le vote conservateur, surtout ne changeons pas le cadre binaire, ça fait peur, il y a des risques.

                        n’y a t il pas finalement un véritable 3 eme choix, entre le plus de lois démagogique de gauche avec leur effet pervers, et le plus d’autorité de droite pour faire appliqué la loi face aux sentiments d’injustice,

                        maintenant il y a le plus d’esprit des lois avec le centre et son envie de moderniser leur application concrète, trop oublié et dénaturée par la pratique politicienne umps.

                        c’est un choix,

                        amicalement, barbouse


                        • yquem (---.---.67.7) 6 avril 2007 20:52

                          Les médias ont le nez collé sur les fluctuations hebdomadaires , cela fait jaser, espérer, désespérer :il s’agit de mobiliser les temps de cerveau disponible, car ça rapporte beaucoup (mais pas à beaucoup)

                          Personne ne semble remarquer qu’en deux mois Sarkosy a baissé en gros de 7-8% dans les sondages et S.Royal aussi. Par contre Bayrou a progressé de 5-6%. C’est une tendance tout aussi intéressante ! Mais cela fait tâche sur la douce musique de la bipolarisation (Sarko/Ségo, ) qui refait peu à peu surface dans les comptes rendus de campagne et les choix des instituts de sondages.

                          Chacun pêche les pourcentages qui conviennent à ses commentaires , tant pis pour les contradictions et la crédibilité. Au fait, pourquoi tous les sondeurs ne testent-ils - bizarrement ? - que les deux mêmes candidats, alors que le 1er tour est loin d’être joué et qu’ ils ont fait leurs preuves dans l’erreur ( ex :2002).Mais n’empêche, sous couvert de méthodes scientifique, cela peut être utile !


                          • 2002 (---.---.213.236) 6 avril 2007 21:39

                            1988 : Voter PS pour barrer la route à Chirac (malgré turpitudes Mitterand & instrumentalisation extrème droite).

                            1995 : Voter Jospin pour droit d’inventaire monarchie constitutionnelle & égouts Mitterandisme, pour espoir gauche plurielle, non dogmatique, réaliste & imaginative

                            2002 : Obligé Voter Chirac au 2ème tour pour conserver démocratie (Merci au PS du fossoyeur Jospin : impuissance avouée, imagination zéro, réformisme couard)

                            2007 : Obligé VOTER BAYROU AU 1ER TOUR (AVEC DES GANTS ! Merci au PS, prêt à présenter Pétain pour barrer la porte à Bonaparte !) :

                            IL N’Y A PLUS D’AUTRE ALTERNATIVE POUR BARRER LA PORTE A LA DROITE CAR SR PERD AU 2EME TOUR DANS TOUS LES CAS DE FIGURE !

                            Le PS, la gauche caviar, les bobos, les ISF, on s’en fout, leur stratégie historique montre qu’ils sont prêts à tous les reniements reniements (Déat Marquet, Mollet, Mitterand, Royal).


                            • moebiard (---.---.102.3) 6 avril 2007 22:30

                              Vous avez été de toute les campagnes, grognard 2002 mais pensez plutot aux pyramides baignées de soleils d’Austerlitz qu’à ces mornes plaines pluvieuses de Waterloo


                              • moebiard (---.---.102.3) 6 avril 2007 22:33

                                Et j’usqu’au bout votez Bayrou


                                • Le Bordelleur (---.---.94.145) 6 avril 2007 23:06

                                  Pourquoi seul le treizième candidat n’a aucun d’article qui lui est dédié ?

                                  Sinon, Bayrou se vautrera en beauté d’autant plus qu’il y aura de nombreux déçus...


                                  • Jarodd 6 avril 2007 23:43

                                    Merci pour les liens de ventes de livres. Mais à cette heure-ci, c’est Largo Winch qui gagne la présidentielle smiley

                                    Harry Potter n’est pas loin, grâce à la mediatisation de événements de la gare du Nord ?


                                    • lolokerino (---.---.41.177) 7 avril 2007 00:00

                                      l’auteur dit : « paysan agrégé béarnais »

                                      pourquoi pas «  »gentleman farmer du week end, carrieriste politique depuis 30 ans à Paris, raté pour normale,aigri des enarques"

                                      il ajoute ; «  »« Il faut ajouter enfin et principalement ce qui me semble être tactiquement parlant un coup de maître : la proposition de suppression de l’ENA. L’école de Strasbourg apparaît, à tort ou à raison, comme la matrice des maux de la société francaise plus encore que son symbole. Bayrou l’a compris et il exploite remarquablement le ressentiment de la »France d’en-bas« à son égard et au-delá, pour tout ce qu’elle révèle »«  »

                                      donc ce « pro Bayrou » nous confirme ( ce que l’on savait déjà), que relancer maintenant l’idée de la supression de l’ena n’est que strategie... « un coup de maître », carrement !

                                      Merci de faire ainsi vous même l’aveu de la demagogie de Bayrou...

                                      Puis : «  »« l’héritier de l’idéal d’égalité, de liberté et de fraternité » bien voyons ! rien que ça !«  »"

                                      A l’udf la grosse tête et le culte de la personnalité, ça marche !

                                      et encore :

                                      «  »« D’abord en affirmant symboliquement sa volonté de faire table rase du passé et qui correspond à une tentation plus ou moins explicite dans toutes les franges de l’électorat »«  »

                                      Toujours la primauté de la politique de la demande plutot que de l’offre, ce qui entraine toujours la solution de facilité :la demagogie..

                                      puis : «  »« (révolutionnaire, gaulliste, républicain) »«  » ?????????????????????????????????

                                      pourquoi ne pas rajouter humaniste, social liberale, progressiste, revolutionaire reformateur et j’en oublie !

                                      «  »« . La cohérence de son positionnement se trouve ainsi renouvelé et prolongé avec cette ligne directrice de refondation républicaine qu’il prétend incarner »«  »

                                      ah bon, ca y est c’est coherent ? son grand rassemblement des bonnes volontés est enfin arrivé et connu avant le vote ? les investitures des legislatives sont faites ? il a choisi le premier ministre socialiste ? on sait enfin avec qui il voudrait gouverner ?

                                      il y a quelque chose qui a du m’echapper...

                                      «  »Voilá que Bayrou leur apporte du neuf tout en gardant le cap«  »

                                      Bayrou qui a commencé sa carriere politique avant Sego sarko ne peut pas etre qualifié de neuf tout comme la demarche centriste qui a fait déjà un certain nombre de tentatives de recomposition politique depuis Lecanuet en 69... pas vraiment revolutionaire tout cela !

                                      pour finir et en beauté !

                                      « les posts se languissent de ce vent rafraîchissant qu’il nous permettait de respirer »

                                      ne parlons pas trop de vent avec Bayrou facilement identifiable à la girouette

                                      Si nous avons - et ce serait une surprise mais tout est possible- un deuxieme tour Bayrou Royal, sur que bayrou ferait un virage à 180° et reprendrait immediatement ses habits de conservateur !!


                                      • (---.---.57.53) 7 avril 2007 11:49

                                        encore toi lolo solférino ! il me semblait bien que j’avais déjà vu cette médiocrité et cette mauvaise foi quelque part...


                                      • lolokerino (---.---.96.7) 7 avril 2007 12:31

                                        si tu me surnommes lolosolferino, ta perspicacité n’est pas au top

                                        quand a la mediocrité de mes commentaires , j’en conviens, dans la vie je ne suis qu’un modeste Boucher charcutier qui n’a même pas réussi son CAP ,je fais juste parti du peuple et c’est à ce titre que je m’exprime

                                        Je n’ai pas la chance de faire parti du cercles des intellectuels parisiens, fan de Bayrou !

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