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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi le P.S. ne mourra pas...

Pourquoi le P.S. ne mourra pas...

Le Parti Socialiste, nom moderne de la S.F.I.O. (Section Française de l’Internationale Ouvrière) est le produit d’une histoire. Comme l’UMP, précédemment RPR & UDF, faisant suite à l’UNR et aux centristes de droite, eux-mêmes produits de la droite française non extrême.

On peut chipoter à l’infini, mais à gauche depuis 1920, congrès de Tours avec séparation des "communistes" et des "socialistes", la gauche a toujours été composée des communistes dominés par le PC et des socialistes éclatés en de nombreuses chapelles, d’où l’idée que les socialistes puissent retomber dans les délices de leur passé ; ce qui peut être un souhait d’auteur mais qui ne repose sur aucune observation objective.

Le général de Gaulle dont personne ne peut affirmer qu’il était de droite, et le prouver, a clivé la politique française de la IVème République faite de majorité parlementaire à géométrie variable parce qu’il ne supportait pas ce système instable. Il s’est servi des déboires de la décolonisation et de sa réputation usurpée de libérateur de la France pour établir un pouvoir qui ne deviendra de droite que sous Pompidou...

La SFIO a voté pour la constitution de 58, c’est seulement ensuite que Guy Mollet n’a plus soutenu le général, Mitterrand & Mendès-France ne l’ont pas votée. On peut dire que les fonds baptismaux du PS sont cette constitution et la guerre d’Algérie. C’est à partir de ce moment-là et de ce moment-là seulement que la gauche a décidé de se retrouver. Le référendum de 62 sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct en constituant la première pierre par l’institution de fait d’une bipolarisation objective n’ayant jamais eu cours dans notre pays.

En 1965, lors de la première élection du président de la République version 62, tout le monde se rend compte de cette bipolarisation obligatoire. La droite vote de Gaulle, le centre se divise, la gauche vote Mitterrand ainsi que l’extrême-droite. Mitterrand fait en effet beaucoup plus de voix aux 2ème tour que l’ensemble des voix de gauche du premier, d’où le 45% fondateur du socle de la gauche actuelle. C’est ce système électoral qui va affaiblir le PC qui ne pourra jamais prétendre avoir un candidat de second tour à la présidentielle. C’est sur cette réalité que les socialistes vont comprendre qu’il leur faut être rassemblés.

De 65 à 71, création du PS d’Épinay, il n’aura fallut que 6 ans pour arriver à ce résultat. Mitterrand en a été une cheville ouvrière avec Defferre, Mauroy et Chevènement. Mitterrand étant l’électron libre avec sa CIR (Convention des Institutions Républicaines), les trois autres représentants les trois courants à l’œuvre dans la vieille SFIO, les centristes, les socialistes historiques et les "gauchistes". Le PSA (Parti Socialiste Autonome de Savary) devenu le PSU (Parti Socialiste Unifié de Rocard, Mendès-france et Bérégovoy) restant au bord du chemin en perdant Savary et Bérégovoy. Savary avait rejoint la SFIO pour en être le dernier secrétaire général et Bérégovoy rejoignant la CIR. Defferre était opposé à Savary et Mauroy prenait ses distances avec Guy Mollet. D’où la future majorité du PS (Mitterrand, Mauroy, Defferre, Chevènement).

L’évolution politique moderne amenant les politiques vers le centre et non vers les extrêmes, il est très compréhensible que la gauche glisse doucement vers les socialistes (de 73 à 78), les gaullistes refusant toujours un libéralisme trop droitier et menant la vie dure à Giscard d’Estaing dont le vrai successeur est Sarkozy, atlantiste, libéral, communautariste.

La cohésion idéologique est là. L’idéologie repose sur un minimum de consensus populaire. De Gaulle l’avait par sa seule personne, la gauche s’inspirant du passé, de ses divisions à gommer et de la volonté de gouverner, donc de s’adapter à la réalité du monde. La notion de rupture avec le capitalisme permettant aux chrétiens désireux de justice sociale et aux "gauchistes" du PSU de rejoindre le PS en 74.

Les nationalisations de 81 réussies, la tension exercée par le capitalisme "libérateur" des capitaux et de la circulation des hommes ont amené Jospin à délaisser l’économie mixte pour coller aux souhaits de la majorité de la population, par ailleurs, en France, la droite ne peut faire que ce qu’une partie de la gauche accepte et inversement... Manifestations pour la défense de l’école privée en 84 et pour la défense de la sécu en 95.

La chute progressive de l’influence du PC n’est due qu’à une évolution libérale des mentalités vers plus d’égoïsme individuel, à gauche comme à droite avec pour les uns l’abandon de la prééminence de l’État et pour les autres celui des contraintes anti-mondialistes contenues dans le gaullisme.

Les courants de pensée à l’intérieur du PS ne sont que la représentation des courants de pensée à l’intérieur de la gauche. Les "centristes" : les marseillais, les lyonnais, Royal, Peillon, les PS maintenus : Les nordistes, les parisiens, Hollande, la "gauche" du parti : Fabius, Hamon successeur d’Emmanuelli, et les opportunistes : les strauss-kahniens. Mais aussi ceux qui sont à l’extérieur : les souverainistes de gauche avec le MRC de Chevènement, la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel avec Sarkozy, et les Radicaux de Gauche de Baylet-Taubira. On est revenu à la situation des années 65 à 71...

Penser que les socialistes vont à nouveau se diviser, c’est penser qu’actuellement on pourrait gérer nos sociétés modernes de façon diamétralement différentes, ce qui non seulement n’a jamais été le cas, mais qui de plus est une insulte à l’intelligence de celles et ceux qui se disent socialistes... Les différences entre les socialistes sont "minimes". Fabius s’est positionné à la gauche du PS stratégiquement pour jouer sa carte personnelle puisqu’il se disait depuis Mitterrand que le PS se prenait à gauche... Seul Hamon est à la gauche du PS, isolé idéologiquement. À l’opposé il y a DSK (Dominique Strauss-Kahn), le plus à "droite", malgré tout ils ne diffèrent en rien sur l’essentiel c’est-à-dire ce qui fait la différence avec la droite sarkozienne, c’est pourquoi je ne crois pas à la disparition du PS, lieu de rencontres et d’affrontements entre les tendances socialistes.

L’erreur d’appréciation des positionnements à l’intérieur du PS est due à un vœu pieu. La logique voudrait en effet que Mélenchon et les siens rejoignent le PC et que les anciens rocardiens et les "royalistes" rejoignent Bayrou. De logique il n’y en a pas chez les socilaistes sinon le congrès d’Épinay n’aurait jamais eu lieu. Il ne s’agit que de luttes d’influence entre des groupes de personne pour prendre le pouvoir dans le parti pour être candidat à la présidentielle, c’est la raison principale du bloc socialiste dans le PS. Et comme ce sont les hommes et les femmes qui portent les idées et non l’inverse...

Les socialistes autour du PS ont encore de beaux jours devant eux. Mais d’abord il faut que l’électorat se rende compte qu’en 2012 il sera plus pauvre qu’en 2007, sinon ce sera en 2017... Seuls les gens trop pressés se plantent en politique, le temps y est différent, plus long. Comme les Français ont l’habitude de voter contre et non pour, ceux qui veulent "prévoir" doivent intégrer cette donnée essentielle. Et si le choix leur était donné d’être contre tous, eh bien ils choisiraient de faire battre ceux qu’ils détestent le plus...
 

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98 réactions à cet article    


  • jako jako 19 août 2009 12:23

    @l’auteur vous écrivez « Il s’est servi des déboires de la décolonisation et de sa réputation usurpée de libérateur de la France »..... je ne demande pas des sources mais s’il n’avait pas été là nous serions tous non pas en Germany comme chante quelqu’un dont j’ai oublié le nom, mais en etasunie


    • lesavant 19 août 2009 14:15

      Je suis d’accord avec vous, la seule chose que nous a évité le général globe-trotter, c’est de tomber sous la domination des USA, et pour moi ça n’est pas la moindre. L’objet de ma qualification faisait référence à l’aura usurpée de libérateur de la France , sous-entendu du joug nazi, parce que nous avons été libérés par les Alliés ; sans les troupes US, anglaises, canadiennes et australiennes les choses auraient pris une toute autre tournure.


    • lesavant 27 août 2009 11:54

      Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


    • Alpo47 Alpo47 19 août 2009 12:43

      Questions : Qui et Que représente le PS aujourd’hui ?
      Désolé, je n’ai pas les réponses.


      • lesavant 19 août 2009 14:10

        Plus que 7 ou 8 mois d’attente et vous le saurez aux Régionales.
        Au premier tour déjà puisqu’il sera associé aux radicaux de gauche, au MRC de Chevènement, et peut-être même au PC dans certaines régions, celui-ci n’ayant pas digéré son éviction du 2ème tour et son défaut de conseillers régionaux dans ces mêmes régions.
        Au 2ème tour par son alliance avec les Verts, et le PC partout, c’est là qu’on va se marrer de la position Mélenchon (1er tour avec le PC où il sera présent seul ou avec le NPA ailleurs ?), ce 2ème tour ayant pour seul objectif d’arriver en tête pour ramasser automatiquement la majorité dans les conseils régionaux.


      • lesavant 27 août 2009 11:57

        Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


      • LE CHAT LE CHAT 19 août 2009 12:44

        selon BHL , le PS est déjà mort , mais personne chez les socialistes qui bénéficient encore de la franchise n’ose encore prononcer le décès officiellement .....


        • lesavant 19 août 2009 14:04

          À quel titre B.H.L. décrête-t-il la mort du PS ? En sa qualité d’analyste ? de militant ? d’électeur ? de supporter ?
          Le problème de toutes ces belles âmes qui parlent et écrivent c’est qu’elles n’ont jamais mis les pieds au PS et ne savent donc pas de quoi elles parlent. Elle se contentent du PS qu’elles voient de l’extérieur. Insuffisant...
          Si B.H.L. est un philosophe il en peut prendre parti de la sorte, ça n’est plus de la philosophie qui s’adresse à tous mais un parti-pris qui ne le concerne que lui-même et quelques souteneurs de sa thèse.


        • lesavant 27 août 2009 11:59

          Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


        • non666 non666 19 août 2009 12:53

          ENORME !


          « Le général de Gaulle dont personne ne peut affirmer qu’il était de droite »

          ET quelques lignes plus loin :

          « La droite vote de Gaulle »

          Le reste est à ’lavenant.

          Bon retablissons d’abord quelques vérités :
          Il y a 3 DROITES et pas UNE .(nationale , chretienne democrate et liberale)
          Les droites etaient plurielles bien avant que ce concept ne soit commercialisé a gauche.

          De Gaulle est un nationaliste (ou souverainiste ou droite patriotique si vous voulez jouer sur les mots.)
          La GRANDEUR de la France, l’INTERET general sur les interets particuliers, l’interets des français sur les interets exterieurs EST le critère d’identification de cette droite là.
          La droite est historiquement dominé par cette droite là jusqu’a CHIRAC qui s’en sert comme d’un tramplin pour la transformer en clone de la chretienne democratie traditionnellement placée « au centre », en France« 

          La gauche historiquement, c’etait les liberaux avant que les marxistes n’imposent le »avec nous ou contre nous« , etre marxiste ou etre de droite...

          Ce qui distinguent la gauche actuelle , justement, c’est que pendant 70 ans, du congrès de Tour justement à la chute du mur de Berlin elle clame son allegeance au marxisme en version revolutionnaire (communiste, trotskiste) ou »reformiste« (socialiste).
          Notons d’ailleurs que la voie »reformiste« consiste a prendre des mesures qui ruineront progressivement le capitalisme, forcant la société vers la socialisation progressive et inneluctable .

          La seule chose qu’on puisse dire est qu’effectivement , le socialisme rampant affiché des uns ou suiveurs des autres (Giscard) a bien reussit a ruiner NOS capitalistes en les forcant a aller ailleurs planquer leurs millions.Cette logique a juste oublié une chose : en ruinant nos capitalistes chez nous on ruine leurs entreprises ...

          Mais aujourd’hui la gauche qui nous a imposé la frontière gauche droite sur l’adhesion aux valeurs du marxisme voudrait changer la ligne de front tout en conservant son existence....
          Le pilotage au centre est donc juste un euphemisme pour nous expliquer que nous n’avons que deux options auto-concurrentes, d’accord sur tout ( TCE, OTAN, Mondialiation, Gouvernance mondiale non élue, colonisation progressive de notre sol par des moins disants sociaux).

          Le RPF/UDR/RPR/UMP qui a été la droite nationnale voudrait que la conversion de ses elites vers le liberalisme absolutiste sous controle des etats unis soit notre unique option » de droite« . A gauche les marxistes drevraient eux aussi se convertir au liberalisme internationnal mais en version »sociale« , strauss-khanienne....

          Vous avez la meme soupe mais l’une est coloreé en bleue et l’autre en rose....

          Les groupes qui controlent la presse et les medias, aussi bien »de droite« que » de gauche« organisent donc l’air de rien notre reeducation forcée en nous forcant a accepter cette fausse alternative.

          Et nous trouverons moult exemple de lobby-istes , qui sous couvert de vouloir sauver le PS actuel, idiot utile de la mondialisation viendront nous expliquer qu’il faut maintenir cette artificielle construction en l’Etat.

          ET bien non.
          Le partage de la propagande d’Etat c’est peut etre fait entre le RPR et le PS, grace au controle de leur officine commune, le CSA, il existe peut etre egalement entre les patrons des grands grouipes de presse qui vvendent aussi bien du »Libération« que du »Figaro« , mais nous ne les croyons plus.

          la gauche actuelle n’existent plus parce que :

          1) L’adhesion au marxisme est passé de mode et que se pretendre »socialiste« quand on ne croit plus au socialisme c’est juste une histoire de »marque commerciale" ayant encore un certain credit.
          2) Condamner depuis sa genese à etre marxiste ou a rejoindre la droite, elle a clairement choisie en oubliant juste d’en informer ses electeurs....







          • Alpo47 Alpo47 19 août 2009 13:22

            A l’appui de votre texte, un témoignage(réel) me revient sur les moeurs à l’époque du Général De Gaulle.
            Elle provient d’un ex cadre dirigeant dans un grand magasin parisien(le BHV).
            A l’époque donc, les salariés de l’Elysée avait une remise automatique pour leurs achats au BHV, de 10% me semble t-il...
            Peu après l’arrivée au pouvoir, ce cadre a été convoqué à l’Elysée, pour y représenter son entreprise. Il s’y rend en pensant qu’il allait ENCORE devoir donner une remise supplémentaire aux fonctionnaires Elyséens ???
            Reçu par un fonctionnaire, il s’est vu intimer : « ... est il exact que les fonctionnaires de l’Elysée ont une remise »exceptionnelle« dans vos magasins »... Oui ... « ... A partir de maintenant, c’est terminé.. Merci d’être venu... ».

            Autre temps, autres moeurs. La notion de service de l’Etat n’existe quasiment plus, avantageusement remplacé par le « service de Soi même » ...


          • le naif le naif 19 août 2009 22:02

            @ non666

            Très bonne analyse, c’est vous qui auriez dû écrire un article.
            Félicitations

            @ l’auteur

            Vous commentez toutes les réactions, mais pas celle-ci, pourtant c’est elle qui remporte les suffrages, étonnant.
            A l’avenir essayez tout de même d’éviter le style approximatif.


          • lesavant 20 août 2009 04:39

            J’ai déjà fait une réponse à votre article mais trop longue sûrement et elle n’est pas passée. Je recommence !

            On peut affirmer que de Gaulle n’était pas de droite et dire que la droite a voté pour lui, car dire qu’il n’était pas de droite c’est un sentiment... partagé, et dire que la droite a voté pour lui c’est une réalité. Sous le titre ÉNORME, vous déduisez très vite que tout le reste est à l’avenant. C’est une astuce dialectique dans laquelle je ne tombe pas, c’est pourquoi je vous réponds.

            Hélas pour moi la suite est du charabia de la meilleure facture. Non que ce soit totalement faux mais ce sont des approximations et des sentiments que vous pouvez partager mais qui n’en font pas une réalité. Vous interprétez les choses comme vous voulez, je ne me sens pas concerné car je pense différemment.

            Vous surfez sur l’idée du grand complot. Vous ignorez le fonctionnement des partis de gauche. Je pars du principe que les électeurs ont le choix et que c’est à eux de déterminer la politique en portant leurs suffrages sur tel ou telle. Du reste vous utilisez le terme « vérités » comme si vous la possédiez alors que vous ne faites, comme nous tous d’ailleurs, que des interprétations pour lesquelles la majorité des réactions vous encensent. Je ne partage pas votre vue des choses qui ne se préoccupe que de ce qui se passe dans les élites politiques.

            ...


          • lesavant 20 août 2009 04:50

            ...

            La gauche actuelle existe de la même façon que la droite actuelle existe, et pas seulement en France...

            Il y a plusieurs marxisme, l’économique, le philosophique, le politique, etc. Le PC était marxiste et communiste. Les socialistes admettent l’analyse marxiste en matière économique, en particulier sur les conséquences de l’accumulation du capital, toujours à l’ordre du jour... mais ils ne sont pas communistes. La propriété collective des moyens de production n’a pas prouvé sa pertinence en Union soviétique, c’est du reste la seule raison pour laquelle elle s’est désintégrée ; il n’y a donc plus lieu de s’y référer.

            La gauche n’a jamais été condamnée à être marxiste. Je pense même que ceux qui connaissent le mieux le marxisme sont les penseurs de droite, pour le combattre. La gauche n’est pas la droite... truisme ! Elle peut se définir comme tout ce qui n’est pas la droite, et inversement. La possession intellectuelle de l’expression politique est un abus de pouvoir des élites intellectuelles, vous en êtes... Je n’en suis pas.


          • lesavant 20 août 2009 04:56

            Réponse à Alpo47.

            L’histoire que vous racontez sur de Gaulle à l’Élysée est pour moi la preuve qu’il ne souhaitait pas de passe-droits autour de lui. Il était l’un des premiers écologistes : on ne consomme que ce dont on a besoin, pas de fioriture.

            Il était du reste effrayé de tout ce qu’on s’est permis autour de lui et s’il a tiré sa révérence c’est parce qu’il a bien vu que tous les politiques étaient indécrottables.


          • lesavant 20 août 2009 13:04

            Réponse à non666.

            Mes réponses ne vont pas toujours au bon endroit et je m’en excuse. Je l’ai signalé mais il y a embouteillage sur les réactions à mon article. L’essentiel est de susciter la réflexion, le reste n’a pas d’intérêt. Asséner des « vérités » c’est bon pour ceux qui y croient et en politique il n’y en a pas.

            J’ai enfin pu répondre à votre long message. Je n’ai pas l’intention de vous convaincre de quoi que ce soit mais vous ne pouvez pas prétendre à plus que de donner votre sentiment des choses car, pas plus que moi, vous ne pouvez être objectif. Toutefois on n’analyse bien que ce qu’on connait...


          • lesavant 20 août 2009 13:10

            Réponse à Le naif.

            Si vous optez pour la vision de non666 c’est que vous la partagez. Elle n’est pas en faveur du PS ni des socialistes. Comment oeuvrer quand on est absolument contre ? C’est la même erreur que les socialistes qui ont cru pouvoir se contenter d’anti-sarkozysme primaire...

            Si je n’ai pas répondu avant au message que vous encensez de non666 c’est parce que ma réponse trop longue n’est pas passée. Ensuite elle est passée à la suite d’une autre réaction. Il y a embouteillage sur la ligne, j’ai suscité trop de réactions, c’est ça le succès. Merci de votre réaction.


          • lesavant 24 août 2009 18:52

            Réponse à non666 : « Énorme ». Réponse déjà effectuée mais pas passée. Je la coupe en deux.

            On peut affirmer que de Gaulle n’était pas de droite et dire que la droite a voté pour lui, car dire qu’il n’était pas de droite c’est un sentiment... partagé, et dire que la droite a voté pour lui c’est une réalité. Sous le titre ÉNORME, vous déduisez très vite que tout le reste est à l’avenant. C’est une astuce dialectique dans laquelle je ne tombe pas, c’est pourquoi je vous réponds.

            Hélas pour moi la suite est du charabia de la meilleure facture. Non que ce soit totalement faux mais ce sont des approximations et des sentiments que vous pouvez partager mais qui n’en font pas une réalité. Vous interprétez les choses comme vous voulez, je ne me sens pas concerné car je pense différemment.

            Vous surfez sur l’idée du grand complot. Vous ignorez le fonctionnement des partis de gauche. Je pars du principe que les électeurs ont le choix et que c’est à eux de déterminer la politique en portant leurs suffrages sur tel ou telle. Du reste vous utilisez le terme « vérités » comme si vous la possédiez alors que vous ne faites, comme nous tous d’ailleurs, que des interprétations pour lesquelles la majorité des réactions vous encensent. Je ne partage pas votre vue des choses qui ne se préoccupe que de ce qui se passe dans les élites politiques.

            ...


          • lesavant 24 août 2009 18:55

            Réponse à non666 : « Énorme ». 2ème partie de ma réponse.

            ...

            La gauche actuelle existe de la même façon que la droite actuelle existe, et pas seulement en France...

            Il y a plusieurs marxisme, l’économique, le philosophique, le politique, etc. Le PC était marxiste et communiste. Les socialistes admettent l’analyse marxiste en matière économique, en particulier sur les conséquences de l’accumulation du capital, toujours à l’ordre du jour... mais ils ne sont pas communistes. La propriété collective des moyens de production n’a pas prouvé sa pertinence en Union soviétique, c’est du reste la seule raison pour laquelle elle s’est désintégrée ; il n’y a donc plus lieu de s’y référer.

            La gauche n’a jamais été condamnée à être marxiste. Je pense même que ceux qui connaissent le mieux le marxisme sont les penseurs de droite, pour le combattre. La gauche n’est pas la droite... truisme ! Elle peut se définir comme tout ce qui n’est pas la droite, et inversement. La possession intellectuelle de l’expression politique est un abus de pouvoir des élites intellectuelles, vous en êtes... Je n’en suis pas.



          • lesavant 27 août 2009 12:02

            Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


          • barbouse, KECK Mickaël barbouse 19 août 2009 12:53

            bonjour,

            bien sur que le PS ne mourra pas, comme le PC, il finira en fan club nostalgie année 80, lentement, au rythme du temps des fonctionnaires qui passent...

            amicalement, barbouse.


            • lesavant 19 août 2009 13:56

              Bien la peine que je prenne le temps de vous expliquer pourquoi il ne mourra pas. Vous faites un voeu et non une analyse, pour moi c’est un voeu pieu comme tous les voeux en politique.


            • non666 non666 19 août 2009 14:13

              je ne vois pas vraiment ou tu as expliqué que le PS devait survivre.
              Tu as bien souligné les diffrentes ecuries, moins idéologiques que personnelles d’ailleurs mais ou sont donc les critères de convergences ?

              Quelle lien existe t’il entre un DSK liberal-« social » (l’est il social ?) et un Melenchon qui y croit encore , au socialisme ?

              Aujourd’hui, le PS a encore plus de contradiction interne (ideologique) que l’UMP et il lui manque en plus un petit teigneux qui les tiens tous par les couilles en controlant la presse grace a ses potes et les finances du parti grace au 92...(Merci l’EPAD et le fiston qui veille sur la cassettte).
              Si on y rajoute 5 ans aux RG avec les petites fiches sur chacun, le controle est total.

              Au PS, vous n’avez meme pas de chef mafieu pour vous unifier....

              ceci dit la chute sera la meme pour l’un comme pour l’autre.

              Car on ne fait pas de parti coherent sur des idologies divergentes.
              Tant que chacun sera persuadé que sans Sarkozy , ils tombent tous comme ils auraient deja du tomber sous Chirac, ça ira.
              Mais quand l’opinion publique sera completement retournée, je ne suis pas sur qu’ils accepetront tous de suivre le mini-pharaon au tombeau.
              Alors regardons bien le declin du PS car il anticipe de quelques mois ou de quelques années ce qui va suivre à l’UMP.


              Repetez tous apres moi :

              Sans coherence de politique et d’ideologie, par de parti viable !
              Les liberaux« sociaux » n’ont rien de commun avec les marxistes revolutionnaires , les socio-democrates ou les marxistes reformistes et vice versa...
              Idem « à droite » ou il n’y a pas de points communs entre liberaux atlantistes et sionistes, nationalistes-souverainistes et democrates chretiens .

              Seul ceux qui tirent les ficelles des elections ont interet a vous faire croire que c’est possible et surtout , que c’est logique.


            • barbouse, KECK Mickaël barbouse 19 août 2009 14:22

              si votre article était une analyse, et pas juste un état des lieu façon pensée positive,
              je vous concèderai volontiers l’argument,

              mais là, entre ce qui est l’évidente mort lente d’un appareil de fonctionnaires caisse de résonance a lobby qui a trahi le peuple de gauche, le PS a donné tout ce qu’il pouvait des propositions de Mitterrands, même les 35 heures, et maintenant c’est fini, il n’y n’a plus rien a tirer de ce parti, il n’a rien de neuf si ce n’est des redites contrites, des dénies du réel, de la novlangue, et de l’espoir fugace...

              ah oui bien sur, quand on sort d’un réunion du parti, on a un peu la fougue, l’envie d’y croire, le coté « on est toujours là, sans nous c’est la dictature, les gens ont » besoin de nous« , sarko ceci, sarko cela, etc.. etc »...

              alors que les gens, surtout les plus concerné par l’aides sociales, savent trés bien à quoi s’en tenir du PS, et le blabla, on s’en fout, ça fait longtemps qu’on l’entend ronronné dans les couloirs du PS, entre auto congratulation et dénie de la réalité,

              et le pire, c’est que même maintenant que le vent tourne et que le peuple va lui faire assumer ses mauvaises politiques, sans chichi ni excusite aigue, le PS et vos opinions continuent, aveuglément, a fonctionner sur des mots dont la substance même n’a plus rien de solide, de fiable, de probant et d’efficace.

              des couilles et des actes, voilà ce que le PS n’a plus et n’est pas prêt d’avoir, il fait juste de la mauvaise com, et n’assume pas le droit d’inventaire du peuple qui le concerne, après avoir pris le même sur la politique de Mitterrand...

               amicalement, barbouse.


            • lesavant 20 août 2009 01:48

              Réponse à non666 : « je ne vois pas vraiment où tu as expliqué que le PS devait survivre ».

              C’est normal puisque je ne l’ai pas expliqué, je n’ai ni cette prétention ni cette possibilité parce qu’il faudrait être devin... La politique est pour moi l’interaction des individus et des forces qu’ils constituent volontairement ou non. Je ne peux prévoir le futur. Je suis seulement comptable du présent et du futur immédiat, mais ça n’a pas l’air d’intéresser... parce qu’on parle élections et une partie des gens ici considèrent que la politique ce sont des grandes idées... pour la gauche, et pas d’idée du tout pour la droite. C’est faux mais je n’ai pas à les faire changer d’avis.

              Les critères de convergences au PS viennent des familles patrimoniales, on est à gauche de père en fils, etc. et des familles socio-professionnelles, on pense comme la majorité de son milieu, non parce que le milieu est abrutissant, mais parce qu’un milieu socio-professionnel a une inclinaison à défendre les mêmes intérêts.

              Aucun lien entre DSK et Mélenchon, de la même façon qu’il n’y avait aucun lien, au sens où tu l’entends, entre Defferre et Chevènement. Il n’a pas suffit à Mélenchon comme à Chevènement de représenter le 1/5ème du PS, ils voulaient le direction...

              Les contradictions idéologiques du PS proviennent à la fois de l’évolution de la société vers plus d’égoisme et de libertés individuelles et du désir de chacun de vouloir améliorer l’ensemble. Les contradictions sont la vie, relire Marx, il faut seulement les dépasser et ne pas confondre les principales et les secondaires.

              Mitterrand a prouvé qu’on pouvait faire un parti avec des idéologies différentes, ça s’appelle l’union, tout simplement, c’est ce que Sarkozy essaie de faire à droite avec sa dernière ouverture vers l’extrême-droite fréquentable que sont les chasseurs et les souverainistes, après qu’il ait terminé son ouverture à gauche, par défaut...

              Le déclin de l’UMP à suivre celui du PS, ça s’appellera la recomposition dans chacun des camps et l’on sait maintenant qu’il y en a deux, à Bayrou de choisir définitivement le sien.

              Les extrêmes sont marginalisés définitivement, le FN a raté le coche aux meilleures années, la transformation de la LCR en NPA a fait long feu. Tout se joue démocratiquement entre le PC et de Villiers, sur toute cette gamme d’opinions divergentes qui constituent la France.


            • Jean-paul 20 août 2009 05:46

              @ barbouse
              Et ils iront en pelerinage a Cuba .


            • lesavant 20 août 2009 13:45

              Réponse à Jean-paul au sujet de sa réponse à barbouse : « Et ils iront en pélerinage à Cuba ».

              Les adeptes des pélerinages à Cuba au sein du PS d’Épinay se trouvaient dans l’entourage de Chevènement. C’étaient des voyages... organisés, et les touristes politiques en revenaient toujours comblés et heureux, comme s’ils avaient découverts un paradis politique.

              Les « intellos » mitterrandistes style Lang adoraient, mais peut-être seulement pour établir une proximité avec le Prince par l’entremise de Danièle qui est une vraie communiste authentique sans avoir jamais été membre du PC.


            • lesavant 27 août 2009 12:05

              Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


            • Loan 19 août 2009 13:53

              On entend les derniers râles.


              • lesavant 27 août 2009 12:08

                Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


              • lesavant 19 août 2009 13:58

                Référez-vous à l’excellent livre de Philippe Alexandre : le roman de la gauche, et en particulier à la période 65-71, et vous serez surpris de la force des derniers râles...


                • kitamissa kitamissa 19 août 2009 14:26

                  POURQUOI LE PS NE MOURRA PAS ? il est déjà et mort ,et enterré !


                  • LE CHAT LE CHAT 19 août 2009 14:40

                    Salut Maxim , il est !


                  • lesavant 19 août 2009 15:02

                    Mort et enterré ?

                    Lorsque Sarkozy a conduit une liste aux élections européennes contre celle de Pasqua-de Villiers-Seguin, il avait pris la pâtée en arrivant derrière et avec moins de 15%... À vous lire on pourrait donc penser que la résurrection existe en matière politique !

                    Exit Pasqua !

                    Tapie était arrivé juste derrière Rocard pour le PS, exit Tapie, Rocard devint plus tard ministre puis premier ministre...


                  • lesavant 27 août 2009 12:11

                    Suite du débat dans Le Monde daté du 27 août.


                  • lesavant 19 août 2009 14:55

                    C’est aussi simple que ça en effet, il en mourra pas parce qu’il est là avec sa kyrielle de parlementaires, de sénateurs (bientôt la présidence du Sénat...), de conseillers régionaux, généraux, de maires, de conseillers municipaux sans compter les présidences d’intercommunalité, de conseils régionaux et généraux.

                    Il ne faut pas oublier non plus que les 6% qu’ont fait les Verts en plus aux Européennes viennent de l’électorat PS qui a voulu donner un coup de semonce aux dirigeants socialistes.


                    • LE CHAT LE CHAT 19 août 2009 15:09

                      il ne lui reste plus que ça , des strapotins de notables à preserver pour leur nomenklatura ! le reste il y a plus rien , le néant , le vide sidéral idéologique !
                      le PS ne s’interesse qu’au moyen de garder les acquis et privilèges de sa poignée d’élus , le peuple il s’en tape !


                    • LE CHAT LE CHAT 19 août 2009 15:14

                      les verts ne reviendront pas , surtout qu’avec le vote aux régional proportionnel , ils seront largement devant le PS dans certaines régions , dont ici en PACA . il ne faut surtout pas qu’il s’allient au PS au risque de faire fuir les électeurs !


                    • lesavant 20 août 2009 02:35

                      Réponse à LE CHAT : « Les Verts ne reviendront pas... »

                      Vrai et faux.

                      Pour les régionales il ne s’agit pas d’arriver devant au 1er tour mais au second, sinon on est minoritaire quelque soit le score.

                      Donc au 1er tour, dès lors qu’on est assuré de franchir la barre des 5% au 1er, on peut se présenter puisqu’on pourra faire alliance au 2ème tour. Ceux qui feront plus de 10% pourront se maintenir pour perdre ou témoigner.

                      Tout se passe en effet dans les états majors entre les deux tours pour constituer une alliance régionale (et non automatiquement nationale) qui permettra d’être la liste qui arrivera en-tête pour rafler la majorité des conseillers régionaux et donc la présidence. Il y aura donc des listes d’union PS et ses alliés + Verts + des surprises style Modem... et il y aura donc des présidents de région roses, verts, et peut-être même Orange. Le PC se contentera de conseillers régionaux puisqu’il n’a plus les forces pour demander plus.

                      C’est ainsi, et pas autrement, que pourra se constituer un vrai front contre la politique nationale de Sarkozy en vue de 2012. D’abord la force politique, ensuite le ou la candidate.


                    • lesavant 20 août 2009 05:06

                      Réponse à LE CHAT.

                      Le PS ne tiendrait qu’à garder ses avantages, pas la droite ? Et vous dans votre vie vous ne souhaitez pas garder vos avantages ?

                      En politique il n’y a pas de morale, il n’y a qu’un rapport de force. Les électeurs s’agglutinent derrière la force dont ils espèrent qu’elle satisfera leurs souhaits. Tout programme électoral est un catalogue de promesses mensongères, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

                      Si Sarkozy avait inscrit dans son programme le bouclier fiscal il aurait perdu l’élection présidentielle. C’est contre ce genre de tricherie que la gauche doit se battre, elle au moins n’a fait que ce qu’elle avait promis.

                      Hurler avec les loups c’est devenir un loup.

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