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Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi les pauvres ne votent-ils pas à gauche ?... Peut-être une question (...)

Pourquoi les pauvres ne votent-ils pas à gauche ?... Peut-être une question de bon sens !

"Pourquoi les ouvriers ne votent-ils gauche ?", "Pourquoi les pauvres snobent-ils la gauche" ou "Pourquoi les classes populaires votent-elles à droite ?". La grande question que posent les journalistes aux dirigeants politiques de gauche et que la gauche se pose à elle-même (ou feint de le faire) et qui revient en boucle (le dernier épisode étant l'interview de Mélenchon par Morand sur Europe 1) traduit un profond malaise plus particulièrement au parti socialiste - parti qui aspire à gouverner - qui ne peut ne passer d'un soutient des classes populaires pour revenir au pouvoir.
 
N'a-t-on jamais entendu un politique de l'U.M.P. se demander pourquoi les bobos - Bourgeois-bohème - des grandes villes ne votaient-ils pas pour la droite ? N'a-t-on jamais entendu un des Le Pen se plaindre qu'un pays comme la France, composé en majorité d'une population de race blanche, ne les ait jamais porté au pouvoir ?
 
Il faut bien reconnaitre que depuis une décennie la gauche mange son pain noir ; c'est en 1988 que le dernier président de gauche, François Mitterrand, a été élu et le dernier gouvernement remonte à 2002, année maudite si il est pour le P.S. La gauche a faim de pouvoir. Même si elle remporte de beaux succès lors d'élections locales, il semble que les français ne lui fassent plus confiance pour les choses sérieuses ; présidence de la république et gouvernement. Et pourtant comme dans la plupart des coins de la planète - sauf Monaco et le canton de Genève peut-être - il y a plus de pauvres que de riches et donc dans un état démocratique avec des élections libres et transparentes la gauche devrait en toute logique être à la tête du pays.
 
Pourquoi les pauvres ne votent-ils gauche ?
 
Voilà le type de question qui m’amuse ou m’irrite selon l'humeur du jour. Ce que je reproche à ceux qui posent ou se posent cette question ou ses diverses variantes et qui sont de gauche c’est d’accumuler, sous le fallacieux prétexte de poser une question simple et innocente, des postulats erronés, des présupposés faux et surtout des préjugés sociaux. En clair il y a, dans cette question, des sous-entendus insupportables à mes yeux et cette question pourrait être traduite en langage trivial par ; les ouvriers ne-votent-ils pas à droite contre leurs intérêts parce qu’ils sont trop cons et qu'ils se font bourrer le crâne par le « système » (institutions, télé, radio, presse quand ils lisent !) ? Drôle de manière de considérer les "prolétaires" par ceux qui prétendent peut-être pas les aimer mais au moins les défendre, n'est-pas ?

Mais en fait, est-ce que les ouvriers votent vraiment à droite ?
 
Non, les ouvriers et les pauvres ne votent pas à droite comme l'a montré un enquête Ipsos lors de la dernière élection présidentielle. Ségolène Royal a enregistré ses meilleurs scores chez les ouvriers (54%), les employés (51%), les professions intermédiaires (51%) et cartonne chez les chômeurs (75%) tandis que Nicolas Sarkozy fait le plein chez les agriculteurs et les artisans et commerçants (respectivement 67 et 82%) et arrive en tête chez les cadres supérieurs (52%).
 
Les classes populaires votent majoritairement pour la gauche mais ce vote ne s'exprime pas de manière suffisamment massif pour contrebalancer la forte mobilisation pour la droite des autres classes sociales. 
 
Pourquoi la gauche ne fait-elle pas un meilleur score chez les classes inférieures alors qu'elle est censée défendre leurs intérêts ?
 
Les ouvriers sont victimes d'un bourrage de crâne organisé par les médias. Je laisserai de côté cette explication car elle relève plus à mes yeux, chez ceux qui la défendent, d'une maladie mentale proche de la schizophrénie ou de la théorie du complot que des faits réels.
 
Certes les médias ont tendance à se faire échos de la "pensée unique" mais les modes changent. Si on prend l'exemple de la pensée économique on peut constater qu'avant-hier le libéralisme était "mainstream", hier c'était au tour du keynésianisme de prendre sa place (sauvetage des banques et relance économique) et aujourd'hui on assiste à un retour en force du libéralisme version orthodoxie budgétaire (contrecoup des problèmes d’excès de dette publique de la Grèce et de l'Irlande entre autres). Malgré ces fluctuations de la pensée dominante on ne peut que constater que la gauche perd toujours les élections nationales depuis 2002. Si on prend un autre exemple dans le domaine de la politique, Balladur était le candidat des médias en 1995 et cela n'a pas empêché Chirac de le battre ou que 95% des médias ont roulé pour le oui à la constitution européenne et malgré cela la majorité des classes populaires ont voté non et enfin l'actuel président est au plus bas dans les sondages alors qu'on dit que ses amis détiennent le pouvoir dans quasiment tous les médias.
 
Les médias ne font pas l'opinion du peuple en général et surement pas celle des classes populaires en particulier.
 
Voter à gauche ; le choix du cœur mais pas de la raison
 
Les "prolétaires" entendent, voient, et pensent quoique qu'en disent les intellos. Et que voient-ils ? Que l'on vivait mieux à l'époque de la guerre froide du côté capitaliste que dans les républiques populaires. Que les municipalités ou les département gérés par la gauche ont plus de difficultés financières que les autres, même si ils savent bien que la plupart sont de gauche parce que pauvres et pas l'inverse. Que les états en Europe qui font face à la crise de la dette sont plutôt des états dirigés par la gauche que par la droite. En un mot les classes populaires ont de sérieux doutes sur la capacité de la gauche à bien gérer la chose publique au plus haut niveau. Une villes, pas de problème, un département ou une région cela passe encore mais pas l'Etat qui est le garant financier ultime.
 
La gauche au pouvoir n'a pas laissé que de bons souvenirs. Le passage aux 35 heures a surtout profité aux cadres qui avaient les moyens d'occuper le supplément de temps libre qu'on leur laissait mais cela s'est surtout traduit pour le monde ouvrier pas un blocage des salaires d'autant plus insupportable que les prix à la consommation ont flambé au début des années 2000. 
 
Les classes défavorisées sont les premières victimes des crimes et délits
 
La politique ne se résume pas, pour les classes laborieuses, à des préoccupations économique - qu'est-ce que je vais bouffer dans ma gamelle - comme le pensent souvent les dirigeants politiques de gauche. Si les classes populaires sont très sensibles au prix de la baguette et aux relèvements du smic et des diverses allocations sociales, elles ne sont pas moins concernées par d'autres problèmes comme l'insécurité par exemple. En effet les actes d'incivilités, comme il est de bon ton de qualifier pudiquement les petits délits, ou les crimes et délits se produisent plus souvent dans les quartiers populaires que dans les centres villes, ces derniers étant d'ailleurs bien mieux pourvu en forces de sécurité que les premiers, que ce soit un gouvernement de droite ou de gauche au pouvoir. Dans ce domaine la gauche se laisse manger la laine sur dos par Sarkozy dans ses périodes très droitières et surtout par le Front national, premier parti des ouvriers.
 
Les électeurs n'appartiennent à personne, les groupes d'électeurs n'ont plus.
 
Il y a dans l'esprit de ceux qui croient à une sorte de déterminisme social du vote les germes d'une pensée totalitaire. Si on juge que les gens doivent voter selon la catégorie sociale à laquelle ils appartiennent à quoi bon organiser des élections ? Il suffit d'avoir des données statistiques à jour et de répartir les sièges au parlement selon le poids relatif des différentes catégories sociales. Et tant pis pour ceux qui n'ont pas l'opinion qu'ils sont supposés avoir, ce ne sont que des fous à liés ou des déviants qui doivent être envoyer dans des camps de rééducation. Cela marchait comme cela dans les anciennes démocraties populaires.
 
Au lieu de reprocher aux classes populaires de ne pas voter pour la gauche, la gauche devrait plutôt faire son auto-critique.
 
C'était mon coup de gueule contre ceux qui prétendent au monopole pour représenter les classes populaires !

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68 réactions à cet article    


  • eric 14 mars 2011 10:06

    Il me semble que l’on peut rajouter trois points

    1 La caractère biaise des statistiques : Les CSP ne distinguent pas le public et parapublic et le prive. L’essentiel des postes de cadre a ete cree dans la fonction publique depuis 30 ans et en particulier sous le socialisme. Quand on nous donne un pourcentage de cadres votant, on melange le chef de service ’une administration communale et le DG d’une multinationale. Pareil pour les « ouvriers » Par exemple, la catégorie C représente 77% des emplois dans la territoriale.
    On peut se poser la question, sont ils des ouvriers au sens ou l’entendent les politiques ou les sondeurs ou des fonctionnaires / Je pense que la réponse est évidente en terme de condition de vie, de perspectives, d’intérêts communs. Vont ils avoir des votes proches de ceux de leur chef de service ou de celui du DG ?
    Avec 22% des actifs dans la fonction publique, tous les chiffres de vote par CSP sont donc évidemment faux des lors que celle ci vote en tendance a 70% a gauche dans presque tous les échelons.
    2 En revanche, dans les pays ou les statistiques sont moins abstraites, comme les EUA, on constate effectivement que les droite recueillent les suffrages des plus défavorisés. D’ailleurs, comme toutes les idées et modes qui touchent la gauche, cette préoccupation vient d’Amérique. Il ne s’en seraient jamais rendu compte tous seul. La preuve, quand ils croyaient que le PC comptait des ouvriers, illusion dont Emmanuel Todd a fait justice, il attribuait a ce fait son cote ringard, passéiste, dépassé et un peu borne...Des lors qu’on leur dit que les ouvriers votent FN, ils sont persuades qu’il s’agit a nouveau de ces pauvres communistes, qui 1) n’existaient que peu, 2) sont la deuxième catégorie la plus réfractaire au vote FN après les cathos.

    3 les idées de gauche portent apartheid ( les pauvres abêtit par TF !, les étrangers tellement différents qu’il faudrait leur permettre de vivre autrement, les riches tellement méchant qu’il faudrait les mettre au pas. Cela est très étranger a l’universalisme de la nation française. La nation étant le seul patrimoine des plus défavorisés, ils y sont particulièrement attaches,

    Je pense que le vote populaire contre la gauche est le reflet d’un rejet idéologique. D’ailleurs, les résultats du front en apporte confirmation


    • srobyl srobyl 14 mars 2011 11:28

      Bonjour, Christian Navis
      J’ai apprécié votre remarque, qui sous-entend que les causes sont sans doute multiples, mais les deux raisons que vous invoquez me paraissent en effet les principales. on pourrait peut-être y ajouter un« bruit de fond », plus ou moins amplifié depuis les chutes des régimes communistes, et qui correspond à une tradition française...on accepte des socialistes réformateurs à l’échelle locale ou régionale, mais pas question de faire « basculer » tout le pays dans un vrai régime de gauche (ou plutôt un régime de vraie gauche, dont les socialistes ne donnent pas l’image...) Une semi-lapalissade consisterait à dire que si les pauvres ne votent pas à gauche, c’est parce qu’ils votent à droite, (extrêmement...) pour d’autres raisons, en particulier la clarté des projets proposés, et qui correspondent à leurs attentes. 


    • JL JL 15 mars 2011 08:18

      Christian Navis,
       
      vous dites : « Certains pauvres se croient riches ... ». Je dis : grand bien leur fasse. certains d’entre eux votent à droite, d’autres à gauche.

      Vous dites : « Certains riches se croient pauvres ... ». Je dis : bien fait pour eux ! Mais ceux-là ne sont pas l’objet de l’article.

      Pour moi, ceux qui votent à droite sont avides de patrimoine individuel et hostiles aux patrimoines collectifs.

      Et ceux qui votent à gauche donnent la priorité aux patrimoines collectifs au détriment des patrimoines individuel.

      Les excès du capitalisme sont en train de ruiner les patrimoines collectifs y compris les patrimoines naturels (l’écologie), et de produire des patrimoines individuels indécents, outranciers ; c’est pourquoi si l’on ne fait pas un virage à gauche, l’histoire condamnera la droite.

      Je dirai qu’aujourd’hui, vis-à-vis de l’écologie, la droite est hors la loi.


    • JL JL 14 mars 2011 10:53

      C’est un peu facile !

      dire que les pauvres ne votent pas à gauche n’a pas de sens si l’on ne définit pas ce qu’est la gauche.

      La bonne question à poser est : « pour qui votent les pauvres », et pour y répondre, il faut inventorier les offres politiques en présence, tant dans le paysage politique que dans le paysage médiatique.

      Il faut savoir que, historiquement, le PC traditionnellement le parti des prolétaires, a toujours été productiviste et allié objectif du Capital, ce qui faisait de lui, avant Mitterrand et le « Programme commun », l’ennemi historiques du parti socialiste lequel était alors considéré comme le parti du grand capital et l’ennemi de la classe ouvrière.

      Le clivage était donc : grand capital contre petits patrons. Et c’est tout naturellement que, dans ce contexte, les poujadistes se sont situés à l’extrême droite. Il faut ajouter à cela que les enfants des poujadistes d’hier, aujourd’hui employés pour la plupart, sont restés traditionnellement attachés à l’extrême droite, même s’ils font partie des classes défavorisées.

      Aussi sûrement que, dans notre hémisphère la force de Coriolis dévie les vents à droite, le sens de l’histoire déplace les clivages politiques de la gauche vers la droite.

      Et l’offre politique nouvelle de gauche peine à s’imposer : les raisons sont multiples, évidemment.

      Le Front de Gauche est le parti populaire moderne qui a vocation à s’imposer, maintenant ou jamais parce que le productivisme est l’ennemi des générations futures et le FDG est le seul parti qui saura imposer une économie soutenable.


      • joelim joelim 14 mars 2011 11:00

        La gauche se fourvoie dans une xénophilie idéologique dont elle n’a peut-être pas conscience mais dont les français constatent qu’elle n’est pas conforme à leurs intérêts (y compris l’intérêt des immigrés naturalisés).

        Pour la compétence marco-économique, la droite totalement devenue néo-libérale et mondialiste n’est plus convaincante aux yeux des français. Mais comme la gauche est ressentie comme à peine mieux (car presque autant mondialiste et libérale), ça ne suffit largement pas à convaincre, d’autant qu’une Mme Le Pen la double sur sa gauche avec sa rhétorique anti-mondialiste. Rhétorique qui cache soigneusement l’idéologie du FN de vouloir privatiser les fondamentaux de l’Etat encore plus que ne l’a fait Sarkozy.

        • Cocasse cocasse 14 mars 2011 13:01

          joelim : tu te plante sur un truc. La Marine va au contraire dé-privatiser certains domaines stratégiques, et s’assurer que l’état conserve le contrôle. Ceci dit, du point de vue « gauche », elle n’a rien d’une marxiste c’est vrai, elle représente plutôt un capitalisme raisonné, et un libéralisme en faveur des artisans et PME, local, et une mise au pas des grands groupes.

          A la fois la préservation d’acquis sociaux comme la santé, et en même temps une recherche d’économies dans l’appareillage, dont certaines grâce à la préférence nationale.
          Rien de bien révolutionnaire, des recettes ayant fait leurs preuves dans le passé. Mais couplé à la résolution des problèmes graves que sont l’euro et l’europe, cela peut marcher.

          Je comprend que cela puisse décevoir des gens de gauche, mais d’un autre coté on est loin des privatisations style libérales-mondialistes. C’est le fait de revenir à la souveraineté et de relocaliser, se débarrasser des injustices de l’europe et de l’argent-dette qui va amener ce coté social, plus qu’une politique « vraiment de gauche », mais qui sera quand même plus à gauche que celles des mondialistes UMPS.


        • joelim joelim 14 mars 2011 20:29

          Le FN faire du social pourquoi pas, si MLP transforme son parti. Mais c’est pas encore fait et on aimerait voir ces paroles transformées en actes, par exemple chez les élus de communes FN...

          Tant que ce n’est pas le cas difficile de faire confiance, même si j’avoue trouver MLP humainement plutôt sympathique je préfèrerais voir arriver des gens comme Bianco, Royal ou Montebourg, pour relever la France. Et oui, pour les classes défavorisées je pense que transformer l’Europe sera plus bénéfique qu’en sortir, car je redoute alors des effets pervers peut-être plus graves que ceux que l’on subit déjà.

        • Robert GIL ROBERT GIL 14 mars 2011 11:09

          l’avenir leur appartient, c’est a eux de choisir, mais je pense que le mal est plus profond, et qu’il faut chercher la reponse loin dans nos reperes, lire ce petit article qui traite le sujet avec humour, mais pourtant tellement vrai....

          http://2ccr.unblog.fr/2010/12/22/le-syndrome-du-larbin/


          • Elisa 14 mars 2011 11:13

            Article intéressant qui a raison de s’en prendre au déterminisme sociologique des votes.

            En revanche, il est un point essentiel qui n’est pas pris en compte c’est la nature de l’offre de gauche institutionnelle.

            Pratiquement depuis 1983 (gouvernement Fabius) mais surtout depuis la cohabitation Jospin, le PS a délibérément rallié le libéralisme économique et même pas teinté de keynésianisme.
            Mises à part quelques mesures comme la CMU ou les 35heures (qui n’ont rien coûté au patronat) , c’est eux qui ont le plus privatisé, ils ont aussi amorcé les « réformes » tant voulues par Sarkozy.
            La remise en question des services publics au nom de la libre concurrence voulue par Bruxelles, le vote du TCE et le refus de prendre en compte son rejet par un ralliement sans complexe au Traité de Lisbonne, la soumission « historique » à l’atlantisme et au sionisme sont autant de gages à droite.
            Le PS a besoin de s’affirmer de gauche pour garder un électorat et des élus mais il a de plus en plus de mal à convaincre cet électorat.

            Paradoxalement, la gauche n’est plus exactement dans les partis de gauche, elle se trouve dans les dynamiques populaires qui ont fait retirer le CPE, refuser majoritairement l’Europe libérale en votant non au TCE, provoqué les plus grosses manifestations de la 5° République au moment du projet sur les retraites.

            Le problème est celui des relais politiques et probablement même syndicaux de ces mouvement. L’incapacité ou la non volonté d’exiger le retrait de la loi a probablement fait autant sinon plus que le calamiteux débat sur l’identité nationale dans la montée du FN.


            • Le taulier Le taulier 14 mars 2011 19:38

              Bonjour et merci pour votre commentaire.

              Je n’ai pas abordé « la nature de l’offre de gauche institutionnelle » de peur de pondre un papier indigeste tellement il aurait été long.

              Je ne vois pas en quoi le sionisme serait un gage à droite. Vous oubliez surement que les premiers sionistes étaient des hommes de gauche et que les juifs traditionalistes ne se sont ralliés à eux qu’après la Shoah.


            • Elisa 15 mars 2011 17:43

              @ Le Taulier

              Le Sionisme aujourd’hui c’est la politique d’apartheid et d’exclusion de l"Etat d’Israël qui a pu, malgré les décisions successives de l’ONU, poursuivre en toute illégalité son expansion territoriale grâce à l’appui des US. N’oubliez pas qu’Obama s’est récemment opposé à toute pression internationale contre les actes de colonisation en Cisjordanie.


            • xbrossard 14 mars 2011 11:30

              @l’auteur

              « Les »prolétaires« entendent, voient, et pensent quoique qu’en disent les intellos. Et que voient-ils ? Que l’on vivait mieux à l’époque de la guerre froide du côté capitaliste que dans les républiques populaires »

              vous êtes en train de nous dire que « non, les électeurs ne se font pas bourrer le crâne, faut pas les prendre pour des cons non plus », mais qu’en fait ils sont vraiment très très cons parce que pour eux gauche = communisme et file d’attente dans les magasins....

              AHAHAHAHAHAHAHAH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

              et les lecteurs d’Agoravox, vous les prenez pas un peu pour des cons quand même ?

              A mon avis, la raison pourquoi les pauvres ne votent pas massivement pour la gauche c’est qu’en temps de crise, les solutions proposées comme l’augmentation des impôts et autres taxes pour renflouer les caisses impliquent presque toujours une plus grande implication de l’état...et pour l’instant, tout les gouvernements de gauche veulent plus d’état, donc les électeurs pauvres se méfient, d’autant plus qu’ils croient (comme beaucoup de monde d’ailleurs) que cet état est une marionnette à la solde des grandes entreprises, qui feront donc payer prioritairement les petits...

              quand on a le choix entre un état fort mais qui ne nous écoute pas et moins d’état, on peut raisonnablement penser que l’on se débrouillera mieux tout seul...

              Les ouvriers qui votent encore à gauche sont ceux qui croient à l’état, mais ils sont de moins en moins nombreux....


              • Robert GIL ROBERT GIL 14 mars 2011 12:12

                on vivaient mieux a l’ouest simplement parcequ’il y avait un autre modele a l’est. Parce qu"en amerique du sud qui vivait sous le systeme capitaliste et ou il n’y avait pas de contre exemple, le peuple vivait moins bien que dans les pays de l’est. Et maintenant que les regimes sois disants communistes sont tombés, c’est la curée, les capitalistes vont nous depecés en nous montant les uns contre les autres....


              • LE CHAT LE CHAT 14 mars 2011 13:06

                salut Cousin ,

                et on a vu des proches de Tonton englués dans les affaires
                et on a vu nos barbouses couler le Rainbow warrior
                et on a vu des écoutes téléphoniques
                et on a vu l’armée français suivre les yankees pendant la guerre du Golfe
                et on a vu la bourse monter comme jamais pour le^plaisir des nantis ....


              • LE CHAT LE CHAT 14 mars 2011 13:16

                rappelez vous , Jospin ..... 
                Des années de bonheur pour les prolétaires ...


              • LADY75 LADY75 14 mars 2011 13:57

                Lady Panam’ se souvient..

                "La gauche au pouvoir ? En France ? C’doit êtr’ y a bien longtemps..
                Ptêt’bien brièvement ; à l’époque de Louise Michel, quant on becquetait les ours du Jardin des Plantes !

                R’marquez, la droite au pouvoir, l’Greffier borgne nous dira qu’c’était du temps du Maréchal, quand on dénaturalisait à tout va et qu’on expulsait les zallogènes par wagons plombés !


              • manusan 14 mars 2011 14:34

                coucou Tonton

                http://www.fil-info-france.com/actualites-monde/mitterrand-petain-photo.htm

                "Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France.
                Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre."
                François Mitterrand.

                Il y avait du monde en janvier devant la tombe du collabo.


              • manusan 14 mars 2011 14:37

                Le seul type de gauche qui est arrivé à Matignon a été décoré de la francisque.

                Aucun problème pour le PS toujours à l’affut des faschos.


              • LADY75 LADY75 14 mars 2011 14:42

                Lady Panam’ opine du bonnet :

                « Ah mes z’aïeux, quelle époque ! La France connut alors ce que M’sieur Le Pen qualifia de »douce occupation« , à condition de ne pas s’arrêter sur quelques »points de détails de l’Histoire« .

                La droite ressort toujours comme preuve de l’infamie du fils de vinaigrier ses premiers engagements.. et oublie toujours de l’remercier pour sa complaisance vis-à-vis des factieux de l’Algérie française, réhabilités dès l’début d’son mandat.. Les gensses de droate, c’est ben souvent des zingrats ! »


              • La râleuse La râleuse 14 mars 2011 12:14

                « ... Les médias ne font pas l’opinion du peuple en général et surement pas celle des classes populaires en particulier... » prétendez-vous, Le Taulier.

                Je n’en suis pas si sûre.
                Et je pense que, pour le plus grand nombre, arrivés au moment du vote, les électeurs ne se déplacent plus pour se rendre aux urnes parce qu’ils sont désabusés. Et quand ils se déplacent jusqu’aux urnes, ils ne votent plus POUR un candidat mais CONTRE un candidat.
                Or, le parti socialiste, qui remporte allégrement les élections régionales, le parti socialiste, celui qui serait le mieux placé aux présidentielles pour représenter la classe la moins favorisée, n’incite guère à la confiance avec toutes ses luttes intestines.


                • Cocasse cocasse 14 mars 2011 12:46

                  Cela devient pénible..........
                  gauche - droite c’est terminé depuis longtemps !!!
                  Les deux sont mondialistes, ultra libéraux, pro dictature européenne, anti-français.
                  Seul Clivage actuel, depuis déjà pas mal de temps : « Souverainistes Vs Mondialistes ».


                  • Sachant Sachant 15 mars 2011 01:36

                    Contre exemple

                    Je suis
                    Pro-mondialiste
                    Anti neo-libéral (mais il y a deux siècles, c’était un progrès, le libéralisme)
                    Anti dictature Européenne
                    Anti nationalisme (cf. la côte d’Ivoire ou la FRANce de Pernaud)

                    Seul clivage actuel, pour moi
                    La lutte des classes
                    Menée, en douce, par la classe dominante

                    Qui domine cocq-ass et ma pomme
                    De la même façon


                  • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 14 mars 2011 13:27

                    Mais les pauvres n’ont jamais vraiment voté « à gauche » ou « à droite »

                    Les pauvres qui n’ont pas grand chose à défendre que l’exigence de sincèrité votent prioritairement pour ceux qui leur semblent sincères : ils ne « calculent » pas. Ignorent les combinaisons d’appareil..

                    Ils ont pu ainsi adorer Jaurès, vénérer Clémenceau, soutenir Blum, trembler pour Mendes france, applaudir De Gaulle...ou se faire littéralement tuer pour Louis IX.

                    L’argent rend vil , veul et hypocrite en plus de rendre con : les pauvres, qui sont très intelligents, courageux, naturelllement bons et justes, le savent très bien. Eux qui n’ont pas assez ou trop de sous.

                    le pouvoir électif rend fou, mégalo, assassin en plus de rendre pervers : les pauvres, qui n’ont pas le pouvoir, n’en n’ont pas les défauts, et , lucides, choisissent au jour du vote entre la peste et le choléra. 

                    Aussi, si vous souhaitez avoir le vote des pauvres, et plus largement des innocents, des discrets, des polis, de cette lame de fond de la France éternelle, il suffit de faire ce que nos politiques ont oublié : aimer son électorat plus que soi-même.

                    Et sous cet angle, vous comprenez mieux que tout l’électorat « sans calcul », des pauvres et moins pauvres, rend bien à la politique sa condescendance ...en lui répondant par l’abstention :

                    Les ouvriers ne votent plus à gauche. Ce n’est pas pour autant qu’ils voteront à droite.

                    Droite ou gauche ils porteront leurs suffrages sur ceux qui les regardent et ignoreront ceux qui les toisent ou les utilisent.

                    Parce que eux, sans argent , sans pouvoir, n’en n’ont aucun des défauts : ils sont justes en plus d’être couageux..


                    • Cocasse cocasse 14 mars 2011 13:35

                      François : excellent commentaire, j’ai répondu à un autre commentaire de toi dans lequel tu abordais le même thème.

                      Une personne sincère et intègre, au delà du choix politique, est aimée.
                      Alors quand cette personne est au dessus de tout soupçon concernant son amour pour la France et les Français, c’est le quinté dans l’ordre.


                    • LADY75 LADY75 14 mars 2011 15:17

                      Lady Panam’ approuve :

                      Une personne sincère et intègre, au delà du choix politique, est aimée..

                      Bon sang, mais c’est bien sûr ! V’la donc pourquoi, dans les personnalités préférées des Français, on trouva l’Abbé Pierre, Yannick Noah, Zinedine Zidane.. et pas Jacques Marin, ni Brigitte Bardot !"


                    • Cocasse cocasse 14 mars 2011 15:35

                      Tu étais peut être trop jeune à l’époque, mais Jacques Martin était très apprécié, avec son émission du dimanche « incroyable mais vrai », l’école des fans.
                      Brigitte a surtout eu du succès quand elle faisait du cinéma.

                      Il y a d’autres gens qu’on aime bien parce qu’on les sent honnêtes : Eric Cantona, Michel Jonasz, Marie Laforêt, Feu Léo ferré ou Nougaro, même Bigard, et beaucoup d’autres, mais la plupart des personnes intègres ont tendance à peu apparaitre dans la petite lucarne, alors leur popularité n’est pas toujours à la hauteur.


                    • Asp Explorer Asp Explorer 14 mars 2011 13:42

                      La gauche promet que les conditions de vie des pauvres vont s’améliorer à coups d’allocations. La droite promet aux pauvres une chance de pomotion sociale s’ils s’en donnent la peine. Lequel de ces dscours vous semblerait le plus crédible, à vous ?


                      • LADY75 LADY75 14 mars 2011 13:52

                        Lady Panam, perplexe :

                        Un peu réducteur, non, l’discours ? Les povr’ qui s’donnent pas la peine ! La politique, c’est tellement simple... Un peu d’morale à deux balles.. et tout trouve solution ! Z’auraient p’têt dû tester ça, en 1929 !

                        Au début du « journal d’un voleur », Georges Darrien nous montre un gosse et son oncle grand bourgeois qui s’adresse à un crêve la faim qui tend la main à la sortie d’la messe.
                        Le nanti s’arrête devant l’gueux et lui lance, d’une voisx doucereuse :

                        « Ne faites pas l’oiseau.. Travaillez ! »

                        Et se tourne vers le môme, pontifiant :

                        « Retiens ceci : Un conseil vaut mieux qu’une aumône »..


                      • Sachant Sachant 15 mars 2011 01:26

                        "La gauche promet que les conditions de vie des pauvres vont s’améliorer à coups d’allocations. La droite promet aux pauvres une chance de pomotion sociale s’ils s’en donnent la peine. Lequel de ces dscours vous semblerait le plus crédible, à vous ?« 

                        A moi ?

                        L’improbable allocation ! Sans coup férir !

                        Je suis »à mon compte" depuis onze ans
                        Serais à la rue dans quatre mois
                        (Pas SDF : A la rue ! J’ai pas de domicile non-fixe)

                        Et ce ne sont pas les libéraux du PS qui auront eu ma peau
                        Mais les conservateurs de l’UMP canal historique
                        Et leur une taxe/mois depuis mi 2007

                        Moi, si j’avais dit à mes clients que
                        Je m’augmentais de 204%
                        Ils m’auraient répondu
                        1) Nous comprenons
                        2) Bon vent

                        Je vous rassure pour vos cotisations sociales
                        Dès lundi je vous coûterai... rien

                        J’ai pas réussi à faire la révolution avec les internautes
                        Si j’arrive à la faire avec les gueux, planque tes miches !


                      • Nanar M Nanar M 14 mars 2011 13:59

                        Meuh, laissez venir à moi les pôvres d’esprit !


                        • Sachant Sachant 15 mars 2011 01:11

                          "Laissez venir à moi les SIMPLES d’esprit’

                          ’vont pas rejeter les riches non plus
                          Au prix qu’ça coûte...


                        • LADY75 LADY75 14 mars 2011 14:01

                          Lady Panam’ se fait cinéphobe :

                          Dans z’un d’ses films, çui qui fut un temps doyen du Front National, fait dire à un d’ses personnages :

                          « Salauds d’pôvres ! »

                          La droate extrème, l’aime guère les pôvres.. sauf en période électorale !


                          • Sachant Sachant 15 mars 2011 01:08

                            Ça m’intéresse !

                            C’est Audiard (le dialoguiste) qui fut doyen du front ?
                            Ou Gabin (le comédien)  ?

                            Si tu as de quoi étayer ton propos...

                            Moi, j’ai aimé ces personnages qui n’étaient pas des personnes
                            Et ces dialogues qui n’étaient pas des propos

                            Je suis tout disposé à relativiser


                          • LADY75 LADY75 14 mars 2011 14:47


                            Marcel Aymé l’écrivain ? Faites pas semblant d’pas comprendre....

                            Le doyen des bas-du front.. c’était Autant-Lara le « cinéaste », chef de fil du courant « qualité française », les plus calamiteux nanards des années 50/60...

                            A la veille d’aller au tombeau, c’veillard haineux se paya une grandiose sortie sur les Nazis « qu’avaient loupé la ère Weill ! »


                          • LADY75 LADY75 14 mars 2011 14:52

                            Lady Panam’ coupe court à la mauvaise foi frontiste :

                            « He be .. Matez-moi donc ça ! Ce navet d’époque avait pour but de rendre vertueux les ceusses qui s’ngagèrent dans la collaboration.. Le bas-peuple, lui, se contentant d’penser qu’à la bouffe.. A côté d’cette »cour des miracles" sordide, les engagés de la LVF fsaient figure de nobles zidéalistes..

                            http://www.youtube.com/watch?v=6bwuChgUtPE


                          • LE CHAT LE CHAT 14 mars 2011 14:56

                            le seul acteur qui a eu les couilles de se déclarer proche du FN était Jacques Marin


                          • LADY75 LADY75 14 mars 2011 15:14

                            Lady Panam’ se marre..

                            « Un seul soutien au parti du Borgne chez les »zintermittents du spectacle«  ?
                            Un peu maigre, non ?... On comprend maintenant qu’y faut des sondeurs rémunérés pour nous faire croire qu’la fifille à son papa elle réussit à convaincre 20 et des poussières % d’électeurs !

                            Et, de grâce, ne nous ’sortez pas, dans la catégorie »pousseurs de chansonnettes« , une gloire des années soixante-dix tombé depuis dans l’alcool, la dépression.. et l’soutien au Front National »


                          • Cocasse cocasse 14 mars 2011 15:18

                            Mais qu’est ce qu’ils ont tous à venir nous parler du FN aujourd’hui ! Merde, on leur a rien demandé !!!
                            Il y a aucun article dessus pourtant, à croire que ça leur manque.
                            Et après ils viennent chialer « et gna gna gna, vous êtes des groupies, marine est votre idole, plouf plouf ».

                            Lady Panam’ peut pas mouiller sa culotte sans penser à Jean-Marie... :->


                          • LADY75 LADY75 14 mars 2011 15:23

                            Lady Panam’ rétorque au malotru..

                            « Pour c’qui est d’mouiller sa culotte... Le retraité borgne m’semble bien plus sujet aux problèm’ d’incontinence qu’ma p’tite personne.. Si l’on en croit l’panier d’crabes qui lui tenait lieu d’entourage à la fin d’son règne.. »


                          • LADY75 LADY75 14 mars 2011 17:37

                            Lady Panam’ rétorque au malotru :

                            "Le bête et méchant Autant-Lara choisissait ses auteurs.. mais n’était pas adepte du livret intégral. Regardez l’film en suivant le texte.. vous verrez qu’le cinéaste a retenu ce qui lui plaisait du livret original..

                            A noter dans le film le plan appuyé sur la jeune fille juive qui cache son étoile... à mettre en regard avec les déclarations antisémites d’Autant Lara.

                            Fait pas bon rappeler le fond de commerce du Front National.. On s’expose à s’faire traiter d’pute ! Sont-y pas délicats dans ces officines de la haine ?

                            La fiflle a beau essayer de donner une image fréquentable à son parti.. personne n’est dupe ! Et ce ne sont pas les sondés rétribués de Louis Harris qui feront illusion !

                            No pasaran les malpropres de la pensée !

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