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Pourquoi les socialistes ne peuvent pas (encore) regagner le coeur des Français

Ou de l’art de la langue de bois en politique.

Ces dernières élections minicipales et cantonales, qui ont vu les résultats des candidats de gauche en progression, ont donné lieu à des joutes verbales télévisuelles pour le moins effarantes et ne m’inspirent rien de bon pour les chances de la gauche de reconquérir le coeur des Français.

Grands habitués des plateaux de télé, les mêmes discours (si ce ne sont les mêmes têtes) n’offrent qu’une piètre image de la politique et n’inspire rien de profitable aux Français pour les années à venir.

Que la droite (conservatrice) joue parfaitement du plat de langue (en bons orateurs, habitués des parloirs et parfaitement éduqués que ces membres peuvent être) n’est pas un fait étonnant en soi.

Par contre, l’incapacité de la gauche à rompre clairement avec un passé trouble (et troublant) et à répondre point par point et de manière efficace aux allégations tendancieuses de la droite me laisse pantois.

Les partisans actuels de la droite décomplexée, dont le ministre tout en rondeur X. B en est le champion incontesté du moment, mériteraient d’être immédiatement et fermement renvoyés dans leurs cordes, notamment lorsqu’ils ont l’audace d’interpeller les hérauts de gauche sur les bénéfices des heures supplémentaires, de la suppression des droits de succession ou de pavaner quant aux bons chiffres du chômage tels qu’ils ont été donnés par l’Insee.

- les heures supplémentaires en vérité ne permettent pas à ceux qui n’ont pas de travail d’en trouver et ne constituent qu’une somme relativement faible rapportée à chaque individu concerné, eu égard également au coût de cette mesure pour la collectivité ;

- les droits de succession faisaient déjà l’objet d’abattement significatif pour la transmission des petits et moyens patrimoines et ne servent en définitive que les plus fortunés, qui n’en avaient pas vraiment BESOIN ;

- le taux de chômage tel qu’il est brandi par la droite pour s’auto-congratuler est largement suspect et son commentaire "dans l’absolu" une perversion de l’esprit. Des changements dans les méthodes de son calcul aujourd’hui rendent nécessaire, pour qu’il puisse être comparé avec ceux des années précédentes, que les mêmes méthodes de calcul soient également appliquées aux chiffres des années antérieures. Sinon on compare des torchons et des serviettes et l’on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut.

Je n’ai ni le temps ni l’information disponible pour étayer et préciser mes remarques (ce qui sera jugé par certains comme condamnant par avance tout mon article), mais il me semble ahurissant que les ténors de notre gauche actuelle n’aient également ni les capacités ni le temps de fourbir leurs armes en la matière. A moins qu’ils ne soient encore trop occupés à manoeuvrer pour savoir lequel d’entre eux sera le chef à la place du chef...

Je ne peux toutefois me résigner à penser que tous les membres des partis de gauche aient à ce point perdu leurs idéaux et la conception d’une autre politique, de gauche, qui soit construite sur des valeurs d’éthique et de respect de la personne humaine (et de son intelligence qui est du bon sens pour les gens de nos campagnes).

Donc un rendez vous manqué avec l’Histoire à l’image d’un L. Fabius qui croit faire preuve d’une intelligence et d’un à-propos sans faille en proposant que le déficit de la Sécurité sociale soit couvert par une sur-imposition des bénéfices des industries pétrolières.

C’est bien évidemment donner des bâtons pour se faire battre par une droite un peu plus fine mouche et c’est également prendre "le peuple" pour un C...

Ah démagogie quand tu nous tiens !

Alors, oui, il faudrait que la gauche sorte de sa torpeur et crève les abcès qui lui pourrissent et lui pourriront encore longtemps la vie (politique) jusqu’à la couper définitivement du coeur des Français et de ceux qui souffrent et ne comptent plus sur la politique pour faire bouger les choses.

Il ne faut pas attendre d’un gouvernement de droite qu’il mène des réformes qui auraient pour conséquence de scier les branches sur lesquelles sont perchées leurs édiles...

Pour la gauche, il est urgent de faire son méa culpa :

- sur la politique passée et les affaires en tous genres qui ont entaché le règne mitterrandien (dont les frégates dites de Taiwan en sont encore un exemple effarant) ;

- sur le rôle des leaders syndicaux et les combines en tous genres qui finalement ruinent le combat syndical et la défense des travailleurs (scandale des caisses de l’Union des industries métallurgiques par exemple).

Bref, un grand ménage, un peu d’air frais, de la répartie et l’envie d’aller au fond des choses, la reconnaissance sans faille des erreurs commises, un véritable combat pour la transparence, l’honnêteté intellectuelle et la probité seraient un bon début pour que la gauche fasse à nouveau vibrer nos coeurs.


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20 réactions à cet article    


  • Nemo 19 mars 2008 12:27

    Sauver la gauche par... un mea-culpa !!!

    Et vous arrivez à écrire cela sans vous étouffer de rire ? smiley

     


    • k2pal k2pal 19 mars 2008 13:02

      Némo

      Je vous remercie pour votre commentaire.

      Je pense effectivement qu’il vaut mieux commencer par le plus difficile, et surtout ce qui conditionne la crédibilité de toute démarche ultérieure.

      En un mot, il faut commencer par le ...commencement.


    • Dolores 23 mars 2008 06:37

      Sûr que la gauche ne peut pas regagner le coeur des Français, elle est .... de droite.

      Royal pourrait vous le dire !

       


    • poetiste poetiste 24 mars 2008 22:16

      Il faut se dire qu’un méat qui ne coule pas est un signe de stérilité, histoire de pouffer un peu plus.


    • nick 19 mars 2008 15:04

      "c’est à celui qui sortira la plus belle connerie pour se démarquer des autres"...c’est pas le slogan des zozos ça ? Zozos/socialos...même combat en quelque sorte..

      Tu devrais prendre exemple sur Jospin et Rocard justement Calmos.

       


    • CT 19 mars 2008 16:17

       

      De toute façon tant que la gauche n’a ni leader ni programme et qu’elle ne s’exprime qu’en langage de bois et ne se maintient en vie que par une critique automatique et démagogique, elle n’inspire qu’indifférence ou exaspération aux français qui pensent et cherchent des réponses.

      Les résultats des élections législatives n’exprime qu’un vote sanction, une sorte de dépit amoureux et n’est pas du tout l’indice d’un retour de confiance au parti de gauche qui, a mon sens, a perdu son âme depuis longtemps.

      Un renouvellement complet est à faire a gauche : un renouvellement de génération et d’une nouvelle idéologie adaptée à la mondialisation et au 21 siècle.

      Quand a la droite. Pour réussir, il faut qu’elle continue obstinément ses reformes. C’est sa seule chance de salut. La conjoncture mondiale en freine fortement  les résultats pour l’instant. Les Etats-Unis, par exemple, sont en récession, le gouvernement français et d’autres pays vont être secoués. Et pour les imbéciles se sera la faute de Sarkozy et ses reformes !


      • SALOMON2345 19 mars 2008 17:05

        - Le cœur à gauche est prisonnier et, faute de mieux, est condamné souvent et à chaque élection à voter pour le « MOINS PIRE » !

        - Le cœur à gauche est condamné, par crainte du triomphe adverse, à se taire, lorsque son camp est pris la main dans le pot de confiture (lors des affaires URBA) ! Il doit supporter d’entendre (dans la bouche du plus honnête d’entre eux, Pierre Mauroy) : « que le PS à moins volé dans les caisses et valises d’Entreprises que le RPR, car ils (le PS) avaient été moins longtemps au pouvoir » (sic) !

        - Le cœur à gauche saigne lorsque le PS feint et prétend - en prenant pour des « cons » les partisans du NON - que « abstention » vaut « opposition » et plus encore lorsque certains, malgré un référendum clair (au cours duquel j’ai voté personnellement OUI), votent comme en 2005 - en s’essuyant les pieds sur la démocratie - et donnent, EN CONSCIENCE, quitus à Sarkozy !

        - Le cœur à gauche saigne lorsque la rumeur s’installe et alimente l’idée que le PS ne se contenterait de ne gouverner qu’en territoires, laissant le pouvoir national à la droite, abandon faisant fi des douleurs sociales, sociétales et autres, non résolues et laissées en jachères !
        Le crédit à cette rumeur trouve sa source dans le fait que dans chaque parti (tous), vous avez les premiers, les « généraux », dont la carrière - en tête de liste des élections, en tous genres - leur offre avec garantie des parachutages sans risques, globalement...et le temps coule ainsi...durant des années, les yeux gourmands rivés sur la carte electorale, certains changeant de ville, au gré de "l’opportunité" ! Ils voient du pays, certes !

        - Le cœur à gauche saigne car il ne peut dénoncer publiquement ce qu’il déplore, par le risque d’être taxé de « populiste » ce qui interdit, dans une cellule, une section ou toute autre assemblée locale politique, d’émettre la moindre critique, surtout lorsqu’elle touche à la probité, l’honnêteté ou le cynisme désormais partout répandu !

        - Le cœur à gauche saigne lorsqu’il évoque de grands et probes anciens (Jaurès, Blum, Mendès, De Gaulle) et qu’on lui rétorque que les temps ont changé…la morale et l’éthique aussi je suppose…

        - Le cœur saigne quand, malgré tout, il met un bulletin avec une rose dans un poing fermé…,mais que les épines lui font mal !!!
         


        • SALOMON2345 20 mars 2008 09:38

          La haine, comme la colère, embue les yeux et perturbe grave l’accuité du regard ! Tout le monde sait bien que l’héritier Serge - fils de celui qui ne fit fortune que par l’ETAT CLIENT, en lui fourguant ses machines volantes dont le prix variait selon humeur et ses besoins perso - se lève très tôt pour TRAVAILLER PLUS pour GAGNER PLUS ! C’est sûr que son tas de billet il le doit à son réveil matutinal et à son énergie. Il n’a si peu de temps en se réveillant qu’il ne peut lui-même beurrer ses tartines...et ce, depuis son plus jeune àge ! Il est vrai également qu’il n’est pas de gauche...comme tous ces "fainéants d’assistés", IL BOSSE LUI !

          Quel foutage de gueule (ou quel esprit servil d’ancien régime), que de continuer à croire que ce genre de "patrons" - qui s’autoproclament à longueurs d’années LES faiseurs de richesses (alors qu’ils piquent sans partage et sans honte l’argent public tout en dénoncant l’incurie de l’Etat ) - sans que personne ne vienne rappeler que leur mensonge sur le libéralisme - qu’ils accomodent à leur goût - ruine les Etats et les sociétés, la main droite ignorant toujours ce que prend la main gauche !

          Aus USA - en commençant par son vice-président dick, lequel s’enrichit gràce à la guerre "civilisatrice" d’IRAK - Boeing, en rupture de travail, reçoit "par hasard", des commandes militaires (comme Dassault, Alsthom et ses commandes SNCF, en sus de finances amies venues se partager le gâteau, etc, etc, etc...), ces top-modèles du libéralisme ne sont que des libéraux en peau de lapin. Jadis on justifiait le profit par la prise de risque : aujourd’hui, on nationalise les pertes et privatise les profits (autoroutes, eaux, gaz, postes)...

          L’histoire industrielle occidentale montre - sans oublier l’ignoble trafic d’esclaves des Chargeurs maritimes - que les fortunes de ces groupes devenus grands, se firent grâce et presque uniquement, par des commandes d’ETAT : Métro, Tour Eiffel, Travaux publics, Armées, Ponts, Routes, Ecoles, SNCF (créée pour le secours public des Sociétés privées, en faillite dès 1938) , etc, etc, etc !

          Devenus très riches, ces sociétés, faute de nouveau génie, spéculent aujourd’hui à tout va, l’argent tombant toujours du côté où il penche...Pour gagner d’avantage encore, ces "altruistes" font fabriquer - dans des régimes salement coco et anticapitalistes - par des nouveaux esclaves et à prix d’esclaves, des produits qu’ils revendent ici avec des supers bénefs jamais partagés, ni là bas, ni ici ! Ils prétendent sans vergogne, ces bienfaiteurs, qu’ils aident ainsi au développement de ces pauvres pays....

          Sans ne plus croire aux solutions de Marx ou de Lénine et autre penseur YAKA, il nous faut reconnaître que le bordel actuel ne provient certainement pas de 1936 ni de ce salaud de fonctionnaire en trop, mais il faut cependant et contre ces orgies, que les ETATS reprennent démocratiquement le pouvoir et retirent des mains de ces joueurs de Monopoly sans scrupules, les dés, réduisant le "hasard" à sa juste place !!! De même que l’on interdit aux enfants de tripoter les matières dangereuses, il faut interdire aux "héritiers" et aux enrichis sans causes légitimes, de jouer avec l’argent qu’ils n’ont pas mérité ! Tous les entrepreneurs ne sont pas critiquables et malhonnêtes et la plupart bossent et méritent considération mais, en résumé et de façon lapidaire, deux mondes coexistent : les gens biens et les salauds, salauds qui ignorent tout de l’éthique de responsabilité...car après eux le déluge...ou le LICHTESTEIN (?) !!!!

          Signé d’un non jaloux (j’anticipe), humaniste soucieux du vivre ensemble, et qui récuse les grandes gueules du village, conscient que le boucher vaut le boulanger qui ne vaut PAS PLUS que le cordonnier ni que le cantonnier, ni celui qui balaye....qui réaffirme également qu’un employé ne COÛTE PAS, mais RAPPORTE à qui l’emploie, et qu’il ne s’agit pas que d’une simple histoire de mots....

           


        • SALOMON2345 20 mars 2008 12:07

          A BARBOUSE

          J’ai dit plus haut que le coeur, à gauche, saignait, ce qui implique qu’il faut toujours différencier le drapeau de celui qui le porte, que le croyant ne doit pas confondre : catholique et chrétien ! Penser à gauche n’oblige pas à être encarté PS ! L’idée vaut toujours plus que celui qui prétend l’incarner : l’Abbé Pierre valait mieux, en disciple de ses évangiles, que toute la succession de Papes (de père en fils pour certains).

          La structure bouffe souvent le pourquoi elle fut construite et ses clercs, initialement "au service" de ses adhérents ou fidèles, prennent le pouvoir sur les idées et les gens, un peu comme si les comptables - chargés simplement des additions et soustractions - prenaient la place "politique et managériale" des dirigeants au pretexte qu’ils ont la science des chiffres, ou que les généraux décident de la paix ou de la guerre (c’est parfois hélas ce qui se passe) !

          Il nous faut redéfinir ce que peut être LA GAUCHE, réinventer plus une sorte de "cathéchisme", sans tomber dans le style "liste des courses", toujours sujet à controverses alors que les frontières sociales et économiques espérées ne sont toujours pas reprécisées ! L’écroulement du Modem prouve que, faute d’avoir précisé justement les rives du fleuve qui séparait la gauche de la droite - en matière de partage des richesses et sa frontière - l’échec était prévisible, chacun retournant vers où il penchait naturellement !

          En 1848, George SAND écrivait : "Nul n’aura droit au superflu tant que chacun n’aura pas l’essentiel...". En ces périodes actuelles d’obscénités financières dans lesquelles les souffrances s’accumulent, voilà le genre de reflexion pertinente auquel il faut s’attacher, sachant dans ce cas la difficulté qu’il y aura à définir le "superflu" et "l’essentiel", mais n’est-ce pas là le vrai questionnement Politique, différent de toutes les brèves de comptoir subies depuis des mois et des années, en réponses à de légitimes réclamations, certes, mais éloignées des fondamentaux cachés sous les fumées démagogiques très épaisses....


        • barbouse, KECK Mickaël barbouse 20 mars 2008 20:55

          a salomon2345,

          redéfinir ce qu’est la gauche, c’est a bien des égards une démarche de publicitaire pour politique en mal d’amour populaire. On est ou on est pas, la gauche est, et dans l’esprit français, elle est une entité familiale élargie a l’humanité.

          C’est devenu le moyen de faire la charité des miettes du capitalisme pour se payer une paix social et si possible une conscience soulagée vis à vis de l’argent que l’on gagne. L’outil de l’état pour gérer le mécontentement social sur la durée, l’espoir d’une égalité a jamais reconduit sur les générations suivantes, le volet sécuritaire inclus dans les cout de production du capitalisme sauvage, 

           C’est un moyen de médiatisé de l’espoir, de faire supporter le médiocre d’une vie brisée d’aujourdh’ui, de maintenir l’illusion que la solidarité existe d’autant mieux qu’elle est instrumentalisée par un partie politique.

          C’est la soupape qui s’empare du mal populaire uniquement médiatisable pour se faire un nom, jouer les défenseurs du peuple opprimée, demander du pouvoir par les urnes, et négocier dans le silence la part de mal nécessaire en détournant les caméras de ses échecs.

          Il y a parfois plus de sincérité de gauche dans le cri d’un émeutier brulant des voitures et crachant sur la france qui trahie ses principes que dans le discours d’un élu du PS, car il a en lui ce qu’aucun élu PS n’a depuis longtemps, la rage nourri au feu d’un quotidien dans la misère humaine. L’impérieuse nécessité, le caractère régalien, l’obligation de changer la gestion de la réalité, de l’enlever des mains des incompétents, des traitres, des pleutres, des naifs et des laxistes.

          Si nous devions faire une révolution aujourhd’ui, du bras d’un peuple nourri par la force d’un mécontentement qui ne se contente plus de pancarte, elle serai aussi contre la bourgeoisie des fonctionnaires, contre le PS qui n’a plus rien d’un tiers état mais tout d’une vaseline pour graissé la brutalité de la machine lorsque elle piétine un fondement humaniste.

          la vérité c’est qu’a part allez faire l’effort de mettre un bout de papier dans une urne, la gauche comme la droite, comme ce qui sert de ramasse balai démocratique a mécontent que l’on renvoi ensuite a gauche ou a droite appelé centrisme, il n’y a plus dans l’espace temps politique qui est le notre, ce qui anime le coeur de passages a l’actes civique, d’indignations qui sert a autre chose que parler a une caméra, de solidarité qui ne face autre chose que faire durée les problème en les rendant supportable, mais seulement pour suffisament de personne pour éviter la guerre civile. 

          d’ici dans mon immeuble, la réalité idéologique tourne sur des constats de faits et une certaine vulgarité,^âmes sensible des propos qu’on peut tenir en bas d’un immeuble, laissé ici cette lecture, j’écris sans auto censure.

          Ici, des fortunes se font sur la vente de shit, des petits gagnent de quoi agrémenter l’ordinaires, des flics de quoi "supporter la pression hiérarchique", des profs de quoi "etre top style, ou trop cool en VF", des petits étudiants de prennent pour des truands avec 2 grammes dans la poche en révant d’y tater les couilles d’un rappeur et des truands se prennent pour des maitre a penser devant des cerveaux d’échouer scolaires sur les rives de l’égalitarisme républicain.

          gagner de l’argent deviens la seule preuve d’intelligence reconnu comme valide dans cette solidarité de gauche, alors lorsqu’une famille gagne de l’argent sur les subventions pour acheter de la paix social, d’un coté elle demande de l’aide et des moyens, pour faire tourner "l’assoss et quelque demi salaires", de l’autres elle casse tout pour que les gentils naifs payent, qu’ils soient de gauche ou de droite, peu importe,

          tu veu un gymnase neuf ? tu attend les délai administratif tu l’attend 10 ans, tu le brule, joue l’émeutier, parle d’islam opprimée, d’un type mal arréter par les flics, tu l’as dans l’année.

          Qui paye ? mais les cons qui vont bosser légalement pour que leurs gamins achètent du shit, les mêmes qui avec leur impots payent le salaire des juges qui les sépare de leur gosses comme des merdes, celui de l’assitante social et de son rapport, du prof qui n’arrive plus a faire court alors que sa gauche féministe a foutu quantité de famille dans la merde, et qu’elle voit en face d’elle les dégats qu’idéologiquement elle engendre lorsqu’on rend plus rentable le statut de mère célibataire que couple avec enfant a charge. 

          vous vous etes demandé a combien de père on a de demandé de ne pas reconnaitre leur enfant pour que la mère puisse toucher des aides ? C’est ça la famille des pauvres sous la politique de gauche PS, tu veux survivre, tu ne reconnais pas tes enfants devant la loi. 

           Les trafiquants, eux, on "tout compris" lorsque sciemment ils viennent prendre du fric aux "bien pensant "de france, tu veux te la jouer mec bien, nana au grand coeur, paye. Ta rien, t’inquiète on va te rentabilisé, t’es un pigeon ou une pute de toute façon.

          La france, pareil, tu la baise, elle ne mérite que ça, elle n’est qu’une pute depuis que sous les apparences de la démocratie elle s’est vendu au partie le plus riche, au consortium économico politico médiatico. 

          La société des gens qu’on regarde, ces français qui "comptent", dans leur petits monde d’entre eux, monopolise l’attention, et surtout ne veulent pas montrer la réalité de leur incompétence, leur peur des banlieues, qu’on nique leur enfants comme ils ont laissé les pauvres se niqué entre eux, puis les enfants des moins pauvres, puis.... 

          c’est le slogan par chez moi, soit français tant que ça paye, dit ce qu’il faut dire pour les rassuré tant que ça paye, et nique ces hypocrites dés que tu peux. De toutes façons ils se font déja bourré le mou par le lobby sioniste, la france ça n’existe plus que dans les livres d’histoires, maintenant c’est une terre de colonisation culturel américaine d’un coté, musulmane de l’autre avec des vieux catho impuissant et des vieilles familles de sans couilles au milieu.

          voila a quoi en est réduit l’idéal républicain, ici, pas trés loin de là ou quantité d’hommes sont mort aux front pour notre "liberté", s’ils avaient sut...

          aussi, la reconquète du coeur a gauche, ça ne s’achète pas, ne se drague pas pour des ambitions électoral, ça commence par une dignité et une exemplarité saine avant de mettre ses doigts dans la fracture social.

          amicalement, barbouse.

           


        • SALOMON2345 21 mars 2008 10:15

          A BARBOUSE

          S’il est vrai que les élans du cœur, les empathies et compassions diverses, en bref, le souci de l’autre ne se décrètent pas, avant d’agir on ne peut éviter d’inventer un outil politique pertinent pour combattre ce qu’à raison vous dénoncez et que l’on ne peut contester !
          Loin de moi l’idée d’emprunter les paroles du publicitaire Séguéla pour réduire en simples slogans ce qui est compliqué à faire, mais je déplore les batailles de chiffonniers auxquelles nous assistons, ces listes de promesses avec surenchères démagogiques parfois pour l’emporter alors qu’il devient urgent, selon moi, d’une réaffirmation de ce qui, dans les actes, EST ou N’EST PAS ou N’EST PLUS de GAUCHE ! Qui, quoi, combien, font la séparation dans le partage – pour la question matérielle – et comment vivrons-nous ensemble demain….si l’on est de gauche ?
          Les faits et attitudes que vous dénoncez ressemblent à un arrêt sur image hyperréaliste, mais leur résolution vue leur étendue, revient, si l’on écoute votre colère légitime, à vouloir dessaler les océans, sans s’être assuré des moyens pour ce faire ! Constat, diagnostic, remède !
          Robespierre, Castro, Mao, ses suivants et bien d’autres encore, ont tenté la révolution et il me semble inutile de s’étendre sur le sujet sauf à souligner la négation totale de l’humain individu, dans ces entreprises collectives initialement promues justement pour l’humain…
          J’ai la faiblesse de croire que la raison – sans discours publicitaire – peut à terme l’emporter si le credo GAUCHE est lisible et, comme le préconise un philosophe, agir sans réfléchir est comme tirer sans viser : à nous de mettre les projecteurs sur ces néocapitalistes néolibéraux sans foi ni loi, car à la fin, je crois que le ridicule peut tuer…mais je préfère cette façon là !
          Courage, à bas les cœurs graisseux et les esprits vides…
           


        • k2pal k2pal 21 mars 2008 13:11

          @salomon 20/8

          oui je suis d’accord avec vous , le ridicule peut tuer et je pense à ce propos qu’il est une mesure de salubrité publique que de rendre toutes leurs identités aux fameuses sociétés anonymes et à leurs actionnaires personnes physiques. Ce n’est que lorsque chaque individu devra assumer sous un éclairage publique la portée de ses actes et de ses engagements que l’on verra peut-être refluer les excès du capitalisme et de la finance spéculative.

          Ce n’est pas plus compliqué et pourtant ce n’est pas un objectif des plus faciles à atteindre !

          J’essaierai de proposer un article là dessus à Agora Vox... pour commencer !

          En ce qui concerne la révolution du peuple pour le peuple, il est difficile d’échapper à l’histoire et ses enseignements. Un peu dans l’esprit de votre texte, je préfère m’en remettre à "l’évolution éduquée", par opposition à une évolution naturelle, car je continue de donner raison au philosophe qui écrivait que "l’homme est un loup pour l’homme". Le travail commence dans la cours de récréation des écoles privées et publiques, et ne doit pas s’arrêter aux portes de nos foyers !

          Merci pour votre participation !


        • zelectron zelectron 19 mars 2008 17:31

          Pas seulement le coeur !

          L’oppositionisme systématique, le dénigrement grandiloquent, le sophisme, la rhétorique avilissante, les propos nauséeux en ce qui concerne tout ce que fait "la droite" sont lassants.

          J’en ai autant à dire sur la majorité actuelle pour d’autres raisons

          Je suis fatigué de ces affrontements "à charge" jusqu’à la moindre "mesurette" du gouvernement, rien, rien, absolument rien ne trouve grâce aux yeux des "ténors" de l’opposition. C’était la même chose du temps de la gauche...

          Le discours public dans notre pays est carrément vicié des 2 cotés, même Bayrou critique sans cesse toutes les actions engagées : il n’est pas possible que tout, tout, absolument tout soit mauvais....

          Ne parlons même pas des extrèmes !

          Voilà à mon sens ce qui détruit la fonction d’homme politique et rend les citoyens désabusés.

           

           

           


          • Bulgroz 19 mars 2008 18:07

            K2pal,

            Vous vous étonnez que les ténors socialistes n’aient rien à dire sur les 3 points que vous évoquez.

            Ben, simplement parce qu’ils ont rien à dire et qu’ils l’auraient fait (ces 3 points) de la même manière.

            Cherchez à bien comprendre ces 3 points, et vous aurez fait un bon bout du chemin.

            Sinon, il vous reste Besancenot et là tout est très simple.


            • k2pal k2pal 19 mars 2008 19:18

              merci à tous pour vos témoignages, même si des divergences de vue semble m’opposer à certains d’entre vous.

              @salomon  : votre texte m’a ému, oui le coeur des gens de gauche saigne pour toutes les raisons que vous invoquez mais le découragement, la "mise en retraite", le dégoût, l’indifférence ou la colère ne durent qu’un temps.

              Les idées que l’on trouve parfois au coeur de l’homme raisonnable ne sont ni de gauche ni de droite et l’heure n’est jamais totalement passée pour les reconnaitre et les apprécier chez tous ceux qui les partagent .

              Peu importe le résultat d’une élection, l’important c’est de faire vivre ces idées là et de les transmettre à toutes les personnes qui nous entourent et qui sont sans repères, proies faciles pour tous les bonimenteurs. Je pense aussi beaucoup à tous les "plus jeunes" (que moi) pour le passage du flambeau qui reste universel

              @mako

              au delà des salaires obscènes, je pense également que la 1ère urgence est d’interdire tout cumul de mandat et de ne pas permettre à un élu de se présenter plus d’une fois à une fonction élective. Il est impensable que certains construisent en toute impunité des situations de "reigne" et empêchent l’émergence et le renouvellement naturel des compétences. Il faut de toute façon lutter contre toutes les compromissions entre le politique et l’économie, la finance et les médias.

              La gauche "caviar" est une insulte à l’intelligence tout comme le sont également des figures caricaturales de droite. 

              @CT 

              Je ne crois pas vraiment que le peuple de gauche n’a plus d’idée ou de programme. C’est surtout la force de la droite de constamment rabacher les mêmes rengaines avec la complicité des médias et peut-être même de certains représentants de ladite gauche.

              @zelectron

              vos remarques sont pertinentes, oui le spectacle auquel nous assistons est lassant. Mais en vérité nous qui constituons "le peuple électif" sommes devenus un marché comme un autre et les règles du commerce s’appliquent malheureusement au discours politique. Il ne s’agit pas de dire la vérité, il faut amener les uns et les autres à voter pour son camp en utilisant toutes les ficelles du marketing. Des sommes énormes sont englouties en études et sondages pour ciseler à la perfection ce que les uns et les autres nous souhaitons entendre, en fonction de notre place au sein de la société. En l’espèce les partis de droite partent avec une très grande longueur d’avance...

              Il est difficile d’argumenter car cela demande un réel effort de compréhension puis d’explication. Ce temps de la reflexion n’est pas permis aujourd’hui car il ne pourrait avoir lieu de façon efficace que dans un espace "médiatique" dont une des caractéristiques est bien de décourager tout effort de penser (temps de cerveau disponible !!!!)

              Les phrases chocs ont encore de beaux jours devant elles.

              @Bulgroz

              Je ne suis pas surpris par votre commentaire puisque je vous lis depuis pas mal de temps sur Agora Vox et j’ai une petite idée de vos convictions. Je crois que j’ai réfléchi à ces trois points (heures supp, droits de succession et taux de chomage) et la raison pour laquelle les représentants de la gauche semblent "absents" lorsqu’un ministre de droite les cite comme exemples ou preuves de leur bonne politique.

              Je trouve cela affligeant et je vous accorde que votre point de vue est possible en ce qui concerne ces soit disant hommes et femmes de gauche.

              Besancenot et tout est facile, je vous l’accorde également. Mais il ne faudrait pas portant jeter le bébé avec l’eau du bain : chez Besancenot comme chez d’autres il y a un certains nombres d’idées qui devraient aussi faire leur chemin

              Merci encore pour tous vos commentaires


              • mandrier 19 mars 2008 22:16

                Il n’y a pas plus "pourrie" que votre goooche qui fait les poches des gens qui travaillent dur...

                Tout ce que vous cherchez les socialogochos bobos c’est de ne rien branler en vous gobergeant....


                • Dalziel 20 mars 2008 10:05

                  Pourquoi les socialistes ne peuvent pas (...) regagner le coeur des Français

                  Il s’agirait, pour les socialistes, de regagner le coeur de ces quelques centaines de milliers de Français qui, passant d’un bord à l’autre, donnent le pouvoir à l’une ou à l’autre des deux grandes tendances politiques.

                  Or, il y a un problème aux diverses facettes qui coupe le PS d’une masse toujours plus grande, et irrécupérable, d’électeurs. Ce problème, c’est celui de l’immigration, de la surpopulation étrangère, de la société dite multiculturelle,. et des promiscuités - toujours plus rejetées - que ce problème engendre !

                  C’est pourquoi j’ai fait sauter le "encore" !


                  • barbouse, KECK Mickaël barbouse 20 mars 2008 10:55

                    bonjour,

                    rien que l’argument du "coeur a gauche" est encore et toujours un appel au sentiments, le problème c’est que c’est le coeur contre la raison et l’empirisme d’avoir déja testé ce que ça donne, le PS au pouvoir, et constater les dégats tant idéologique que politique sur mon entourage humain, pour faire court, celui d’un rmiste de banlieue,

                    cette sensation du coeur a gauche s’exprimait dans l’impression faire partie d’un peuple de gauche, peuple creuset a l’américaine, peuple racine, de la france moderne. Cette sensation je l’ai perdu depuis la mort de mitterrand en ce qui me concerne.

                    votre article fini en forme d’appel au mea culpa du PS, comme si c’était suffisant. vous croyez honnètement que si la gauche caviar met la main sur le coeur en demandant humblement pardon pour les frégates de taïwan, tout d’un coup, ils vont redevenir crédible ?

                    Le PS a été l’endroit ou des enfants d’ouvrier devenu professeur, on milité pour défendre leur famille contre le patronnat, puis,

                    il est devenu l’endroit ou des fonctionnaires a l’abris de l’insécurité du travail, on gérer leur intérets avant toute choses, et se sont fait l’écho de loobys contre l’intéret de l’homme pauvre.

                    Egaré par des réunionites, des experts, des visions tronquée du réel, ils ont laissé se désagréger la situation, conforter le racisme en faisant semblant d’etre contre,

                    affaiblie en ultra féminisant le corps enseignant,

                    laissé le cannabis faire des ravages sur les cerveau et les rapports humains,

                    nié le racisme anti blanc,

                    nié la douleur masculine par aveuglement féministe,

                    voter tout ce qui amoindris les stimulis du cogito des enfants en bas age ( l’apprentissage de la grammaire, entre autre),

                    créer des emploi jeunes d’une durée de 5 ans générant une expérience professionnelle peu monnayable sur le marché du travail et donnant droit a une formation non diplomante,

                    installé les 35 heures de force au nom de l’égalité la ou il fallait etre en phase avec la réalité,

                    nié la hausse de la criminalité dont ils sont sociologiquement en partie responsable même s’ils aiment crier que c’est la faute du chomage, donc des patrons, niant qu’on peut etre pauvre et honnète homme.

                    il y a une histoire du peuple de gauche qui se vivait au présent, un honneur d’en faire partie, une aspiration a faire éclore dans l’humain ce qu’il y a de meilleur, l’expression la meilleur du peuple ouvrier par son élite forger dans l’émancipation par le savoir, le rejet des vices et des abus de faiblesses, une dignité de fait de l’individu citoyen qui n’a eut de cesse d’etre malmené par l’idéologie de gauche façon PS.

                    Avec le PS au pouvoir, le peuple de gauche est dévenue une clientèle venant acheter des droits et des aides en fonctions de son portefeuille d’emmerdes ;

                    l’égalité des chances n’a jamais été aussi malmenée, la stabilité des familles aussi fragilisé, l’espoir de sortir de ses problèmes aussi opprimée, que depuis que la gauche caviar s’en occupe, tellement ils n’ont eut de cesse de créer des structures inopérantes, placebo, dont l’unique fonction est souvent de justifier des salaires sur la misère des autres. Quel employé de l’anpe a intéret a voir une politique du pleine emploi réussir ?

                    Il fut un temps ou les professeurs n’instrumentalisait pas l’éducation national pour placer et guider leur enfants d’un coté, s’appellant pour faire changer des notes, faire partie de jury, etc... et de décourager et sous instruire les enfants de pauvres, meme talentueux, de l’autre. Il était la l’honneur de faire partie d’un peuple de gauche, traiter l’enfant du pauvre comme les siens, le mettre la ou l’argent et l’héritage divise les moyens de hommes, a égalité sur l’expression de leur potentiel intellectuel et humain.

                    Le PS a instrumentalisé le devoir de réserve des profs comme la droite instrumentalise celui de la police, ils savaient que la cannabis rentrait de plus en plus a l’école, des traffics, des blessures, avez vous vu une manif de profs ? du PS ? pour dénoncer cette atteinte a l’intégrité psychologique des enfants ? Leur impuissance a instruire convenablement des enfants shootés perturbant la classe ? non...

                    En maintes situation, les cadres du PS ont trahi leur peuple, divisé et clientèlisé les douleurs humaines, fait semblant de compatir pour pavé un enfer de leur bonne intentions vers des voies sans issues, sans idées, sans sécurité, sans dignité. Pire que ça, pour garder leur façade, leur statuts, leurs illusions, ils ont nié le réel dans la diversité des douleurs, tuer les idées venue de décidément trop bas, contribuer a divisé les populations précaires sous des identités annexes, sexe, age, couleur de peau, pour mieux non pas aider, mais les maintenir loin de la possibilité d’etre adulte.

                    En période électoral on voit le vrai visage de la gauche PS : tu as peur de perdre ton rmi, tu sais bien que sarko c’est un fou raciste dictateur, le peu que tu as, le peu qui t’accroche au dessus de sdf, meme si ta le meme régime alimentaire que lui, il va te l’enlever, ou t’envoyer faire du travail forcée comme un bagnard, alors vote ségolène pour que chaque femme flic puisse se faire raccompagné par un collègue masculin...

                    C’est ça le PS, pret a dire n’importe quoi, a jouer sur la peur de perdre le peu qu’on a pour nous traiter comme des merdes incapable d’avoir une opinions, une visions, une idée, mais en voulant notre adhésion du coeur pour mieux conserver leur boulots. 

                    Ils ont intrumentalisé le racisme, la précarité, la vie de galère sous perfusion d’assistanat, pour mieux nié notre dignité et rendre captif des pulsions de votes apeurées, Alors, pour ce qui est de la reconquète du coeur, monsieur l’auteur de cet article, croyez bien que j’en ai rien a foutre des frégates de taiwan.

                    Pour moi le PS est mort le jour ou aprés un rendez vous avec une amie fraichement aggréssée pour la 3 eme fois, une vie a voir des dégats et des cicatrices, regardé des vies enfermées dans du béton jusqu’a vous faire dégueuler sur la terre entière, un retour chez moi en évitant de passé par tel rue et devant tel immeuble parce qu’a cet heure là, sa deal et je suis pas le bienvenue, ouvrir ma télé et voir jospin, hollande et compagnie parler de "sentiment d’insécurité". Ce jour la j’ai compris que ma propre survie, mon propre avenir et celui de ma famille de gauche, depuis trés trés longtemps, ne passera plus jamais par la confiance envers ce genre d’hommes pour trouver et solutions et moyen d’application.

                    Pour tout vous dire, cette élection là, et je ne l’aurai jamais cru si on me l’avais dit quelque années auparavant, j’ai été content que Le pen arrive au 2 eme tour, j’en ai espèrer une leçon pour le PS, qu’enfin il allait sortir de leur mièvrerie, de leur négation du réel, y trouver un second souffle vivace et perspicace,

                    non, au lieu de ça, hollande et ségolène sont quelque années aprés, pour que mes gosses prennent en plus du fardeau que je ne saurai leur enlever seul face a l’entourage humain qui est le mien, un devoir de mémoire obscène a bien des égards au lieu de les former intellectuellement a affronter la triste réalité et l’avenir qui les attend.

                    amicalement, barbouse.


                    • k2pal k2pal 20 mars 2008 21:27

                      @barbouse

                      merci beaucoup pour votre témoignage !

                      Il donne un éclairage saisissant sur le peu d’alternantives pour un grand nombre de gens.

                      Je sens votre colère et votre indignation et je n’ai pas de mots pour vous répondre , sauf peut-être en vous accompagnant lorsque vous concluez :

                      "aussi, la reconquète du coeur a gauche, ça ne s’achète pas, ne se drague pas pour des ambitions électoral, ça commence par une dignité et une exemplarité saine avant de mettre ses doigts dans la fracture social"

                      Je crois pour ma part que c’est aussi le sens de mon article


                      • poetiste poetiste 27 mars 2008 10:15

                         

                        Impression d’en bas

                        En un temps où le socialisme s’est montré de plus en plus friand de caviar, on a vu plusieurs attitudes différentes au sein de ses dirigeants. Certains d’entres eux n’avaient plus aucune raison de se poser des questions en glissant à droite car le mimétisme était évident depuis longtemps. Le peuple ne voyait plus bien la différence entre la droite et la gauche, il avait un sentiment d’abandon. D’autres, les perdants restés au parti socialiste, sont partis puis ont essayé de revenir, sans succès : cas Jospin. D’autres s’accrochent au parti comme à une bouée de sauvetage, avec des arguments enroue libre des erreurs passées : cas Hollande. Ne parlons pas du cas : Besson pas plus que du caméléon. Voilà que l’éternel plaignant de service au parti socialiste, Monsieur Hollande, nous propose sa candidature en tant que Président de la République pour 2012. Là, c’est le coup de grâce, le suicide et l’enterrement définitif du concept même de socialisme. Les exclus dont je suis, ne réclament pas la résurrection des éléphants qui ont eu des scrupules de sauter à droite. L’incompréhension du peuple par ces personnes qui se disent de gauche, est désespérante. Le « socialiste partageur » est une image qui ne trompe plus personne depuis longtemps. Le bulldozer des réformes passe et les dirigeants socialistes trépassent. L’argument économique est à droite, le socialisme est devenu un luxe impossible dans la conjoncture mondiale. La belle illusion au bois dormant a vu le prince charmant refuser de donner le baiser du réveil ; il s’est enfui. Qui en France pourrait s’imaginer que Monsieur Hollande puisse être un jour président de la République ? Peut-être veut-il en remontrer à son ex compagne devenue rivale. Il nous soumet à un feuilleton bien médiocre au vu des enjeux du moment. Si les militants socialistes ont mis Ségolène Royal sur le devant de la scène, c’est qu’ils espéraient qu’elle serait soutenue par les siens mais c’est exactement le contraire qui s’est passé. La politique politicienne a gangréné le parti socialiste et celui-ci n’est jamais retourné à sa place, c’est-à-dire : au charbon, près du peuple des pauvres, des exclus ? C’est sans doute trop courageux de tenir compte des plus démunis. Les feuilles mortes des grands principes du socialisme se ramassent à la pelle. Il n’y a pas à plastronner pour un virement à gauche des municipales alors qu’il ne s’agit que d’un phénomène de yoyo. Question vote sanction, le sieur Jospin a eu sa dose, déboulonné par Le Pen. A quand un parti socialiste agissant et ne prenant pas ses électeurs pour des demeurés ? On sait que c’est une tentation courante : depuis De Gaulle, le Français moyen est un veau. Il y a deux mots clés pour restaurer un parti socialiste digne de ce nom en France : partage et participation, mais le temps n’est pas venu pour de telles valeurs généreuses et constructives. En 2012, les dissensions seront encore au parti socialiste. Ségolène Royal ne sera pas plus en terrain favorable pour établir cette réelle bonne idée de la participation. La maladie du pouvoir est une fatalité et c’est à droite que l’on évoque Jean Jaurès ou Guy Moquet. Et Monsieur Hollande nous propose sa candidature ! Je parie mes 853 euros de retraite par mois qu’il ne sera jamais président parce qu’il est vu comme trop terne, trop fonctionnaire politicien, pas révolutionnaire pour deux ronds. De grâce, Messieurs les socialistes, unissez-vous derrière Ségolène Royal, donnez-nous une chance de voir émerger un projet de courageuses réformes sociales et sa réalisation. Pour revenir à des idées simples, il faut cesser de tenter de se disculper de ses erreurs ; il faut les reconnaître, ainsi seront-elles des jalons sur le chemin pour rappeler que l’on ne doit pas les refaire. La France est ingouvernable, un pays où tout pouvoir s’use très vite à vouloir réformer, surtout quand l’énergie est à la hausse : cas Sarkosy. Il y a une large frange de la population qui est réduite à l’impuissance politique pour cause de préoccupation de survie et, à gauche comme à droite, on fait ceux qui ne veulent pas voir. Les disparités de fortunes s’accroissent, ainsi va la jungle ! Redonner sens au mot : « socialisme » ; allez ! Au boulot ! C’est une ruine à restaurer ; commençons par la base car c’est de là que viennent les vraies réformes et les vraies révolutions.

                        A.C

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