Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Pourquoi Mélenchon fait-il semblant ?

Pourquoi Mélenchon fait-il semblant ?

 Je suis étonné de la candidature de Mélenchon. Je suis étonné de ce hold up sur le social que tente un ancien lambertiste, donc un liquidateur du Parti communiste français, anti-ouvriériste, et qui semble obtenir quelque réussite sur internet. Ma première interrogation se porte sur le parcours du personnage : cet ancien sénateur, membre du Parti socialiste pendant plus de 30 ans, a défendu publiquement et ratifié le Traité de Maastricht. Il a ratifié un traité préparant l'instauration de l'euro, et qui institutionnalise au niveau européen la privatisation de la monnaie : ce qui revient à donner les pleins pouvoirs à la saignée des Etats au profit des banques. Un traité que Philippe Seguin qualifiera de « 1789 à l'envers », dans l'une de ses formules profondes et ciselées. Ou comment un candidat qui se dit social, populiste et populaire soutient la contre-révolution européenne...

On ne peut comprendre aussi qu'une personne attachée aux acquis sociaux ait oeuvré au sein du gouvernement qui a aboli la séparation des activités bancaires et mis fin à l'échelle mobile des salaires, qui indexait les rémunérations sur la hausse du coût de la vie : soit le gouvernement « de gauche » sous l'égide de Mitterrand, Bérégovoy (qui ne s'en remit pas) et Delors... Il a d'ailleurs aussi siégé au sein du gouvernement qui a la palme de la privatisation : « Lionel Jospin privatise plus que Alain Juppé  » (Le Monde, 07/08/1998).

Une lecture du programme du Front de Gauche permet de mettre à nu de multiples incohérences.

Sans même prendre en compte l'absence de chiffrage, le programme du Front de Gauche interloque par une première position : la volonté de conserver l'euro, tout en souhaitant une réforme urgente de la Banque centrale européenne (mais ne fallait-il pas rejeter le Traité de Maastricht qui institutionnalise l'impossibilité pour la BCE de prêter directement aux Etats et qui impose la rigidité monétaire ? (Articles 104, 105, 107 et 111)). Or la solution proposée par le Front de Gauche, dans le but de sauver la monnaie-dogme (ou monnaie-totem) qu'est devenu l'euro, consiste à monétiser la dette au niveau communautaire : on sait pourtant grâce à Jacques Sapir que cette solution est obsolète, et déjà enterrée... Une solution qui aurait été intelligente il y a an et qui ne vaut plus rien. Le Front de Gauche refuse de voir que l'euro est en « phase terminale ».

La conservation de l'euro pose d'autres problèmes. Comment expliquer que l'extrême gauche souhaite conserver une monnaie dont la conception est due en grande partie à l'European Round Table (ERT), qui réunit les multinationales les plus influentes d'Europe ? En témoigne le discours de Jacques Santer de la Commission européenne, en 1998, où il remercie chaleureusement ses « amis » de l'Union monétaire européenne, un groupe fondé par cinq grandes firmes membres de l'ERT : « Ce soir, je me sens vraiment comme chez moi parmi mes amis. Quand je suis devenu président de la Commission en 1995, l'Association était quasiment le seul oganisme à nous soutenir dans notre ferme conviction que la monnaie unique devient une réalité. C'est donc comme jouer sur son propre terrain ». Une monnaie unique qui a permis la disparition de 160 000 agences bancaires, donc la concentration maximale du capital dans les mains de quelques groupes bancaires... Mais chut, "le démantèlement de l’euro et le délitement de l’Europe provoqueraient pour les peuples européens des décennies

d’appauvrissement", nous martèle Laurence Parisot. Un économiste plus sérieux, Jacques Sapir, quelquefois présenté comme proche du Front de Gauche, écrit lui-même : « Parce qu'il est congruent avec les institutions du néolibéralisme, l'euro concentre donc sur lui la majeure partie des problèmes issus du néolibéralisme. C'est une deuxième réalité qu'ignorent tout autant ceux qui, à gauche, prétendent lutter contre le néolibéralisme mais veulent à tout prix conserver l'euro » (Faut-il sortir de l'euro ?, p182).

La crise de la monnaie unique est aussi l'échec de la centralisation européenne, comme l'ont démontré le même Jacques Sapir et Emmanuel Todd. Or, si l'Union européenne est la tentative de nier la diversité historique des nations européennes en les fondant dans un modèle politique unique, ni nécessaire ni progressiste, l'euro en est le versant monétaire. Un résumé que je ferai par trois citations :

  • « Le taux d'abstention, massif à l'échelle continentale, évoque l'inexistence d'une conscience collective européenne. L'indifférence des peuples explique, autant que les perspectives sombres de l'économie, la faiblesse de l'euro. Pas de monnaie sans État, pas d'État sans nation, pas de nation sans conscience collective  ». (Emmanuel Todd, L'illusion économique, pXII)

  • « La stabilisation démocratique, l'apaisement n'implique nullement en Europe une convergence intégrale sur un modèle socio-politique unique.  » (Emmanuel Todd, Après l'empire, p84)

  • « Il faut donc admettre que l'Europe, à vingt-cinq ou à vingt-sept, est un monstre institutionnel et un espace traversé de tels antagonismes que les compromis n'y sont plus possibles  ». (Jacques Sapir, Le nouveau XXIème siècle, p233)

Aujourd'hui, ce sont au contraire les pays favorisant le plus possible l'autonomie, ou les parcelles les moins interconnectées (les mutuelles), qui résistent le mieux à la crise. Sans parler des pays qui ont conservé leur souplesse monétaire, à commencer par la Chine et son inconvertible yuan. Quant à l'Union européenne, le Front de Gauche admet peut-être timidement qu'il faut une refonte de nombreux aspects des traités européens, mais il n'est jamais fait mention de l'article 50 du Traité de Maastricht (49A du Traité de Lisbonne), qui permet de brandir la menace d'une sortie pure et simple en cas d'échec des négociations : avec Mélenchon au pouvoir, la France connaitrait-elle un destin similaire à la Hongrie de Viktor Orban, sommée de se conformer aux directives européennes ?

Le programme de Mélenchon ne contient pas une seule fois le mot « protectionnisme », comme pour ne pas effrayer le social-démocrate du PS qui pourrait hésiter entre Hollande et Jean-Luc. La timide tentative de protection douanière est tout juste esquissée au niveau européen : une tentative contraire à l'esprit même de la construction européenne, et qui ne tient pas compte non plus la diversité des nations et donc de leurs intérêts. Le protectionnisme européen ne prend pas en compte les besoins de chaque nation : un protectionnisme décidé nationalement permet une variabilité plus grande et plus ciblée des écluses douannières, une meilleure adaptation aux besoins de chaque économie, sans en finir en aucune manière avec la coopération. Mais Jean-Luc Mélenchon, internationaliste, ne peut rompre avec une construction qui se veut supranationale, étant lui-même mû par une haine du patriotisme chevillée au corps (c'est une constante de son engagement politique, puisqu'il milita très tôt à l'Organisation communiste internationaliste).

Ce refus de la rupture se prolonge dans le refus d'aborder l'immigration sous l'angle du sérieux économique et social : alors que les analyses se multiplient sur le coût de l'immigration (Gourévitch, Laulan, le journal Marianne à travers l'article « Immigration : pourquoi le patronat en veut toujours plus », le récent dossier des Economistes atterrés parus lui aussi dans Marianne), que l'organe de presse de la finance internationale, le Wall Street Journal, loue l'immigration pour son effet « désinflationniste et de modération salariale » (pXII, Heaven's Door : Immigration policy and American economy, 1999, George Borjas), l'extrême gauche valide une lecture purement émotionnelle, et offre une fois de plus un alibi humaniste et « multikulti » à la droite financière et patronale. Une position de lâcheté qui contraste avec la fermeté historique de la gauche :

« Dans une certaine conjoncture, lorsque nous manquons de main-d’œuvre, c’est tant mieux pour nous si nous pouvons en trouver dans un pays voisin. Mais dans d’autres cas, lorsque nous sommes menacés par le chômage ou lorsqu’il s’en produit dans notre pays, l’afflux de chômeurs venus du dehors et susceptibles, souvent, d’accepter des salaires sensiblement inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans notre pays est évidemment de nature à provoquer des contrecoups et des difficultés que nous avons intérêt à éviter. » (Pierre Mendès France, « Marché commun européen », dans Journal officiel de la République française. 19/01/1957, n° 3, p. 159-166).

Ou bien encore : « Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient très importante […] la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes. » (George Marchais, Discours de Montigny-les-Cormeilles, 21/02/1981). Sans parler de l'Abbé Pierre, qui souhaitait un contrôle strict de l'immigration, ou de la loi Salengro sur la préférence nationale, votée par une assemblée socialiste...

Le refus également d'aborder frontalement le problème du sous-développement africain, corollaire à la lutte contre l'immigration. Son soutien à la guerre en Libye est éloquent : l'intervention « otanesque » a détruit le pays le plus développé d'Afrique, et l'a soumis à la violence communautaire (lutte tribale au sein même de l'opposition à Kadhafi, résurgence des partisans du défunt « Guide de la révolution », massacre de Noirs par les anti-kadhafi). Mais surtout, cette guerre a mis définitivement fin au projet d'indépendance et d'espérance que Kadhafi voulait pour l'Afrique : la mise en place d'un « dinar-or » ou « dollar africain », qui aurait permis une véritable autonomie de la zone monétaire africaine, un affranchissement de la tutelle du dollar et de l'euro (là encore, la conservation de l'euro apparaît criminelle, tant la monnaie européenne a détruit une zone franc CFA qui lui est arrimée).

En réalité, les contours de sa politique étrangère semblent flous. Quand Mélenchon fustige l'ingérence en Côte d'Ivoire, on ne peut qu'applaudir (même s'il a participé à un gouvernement qui s'est bien nourri sur la Françafrique, en soutenant des régimes brutaux et corrompus). Mais on ne peut tenir un discours que l'on délégitime de l'autre côté, en demandant une « ingérence humanitaire » en Libye, sur la base de fausses allégations (aucune preuve de massacres n'a pu être officiellement apportée). Mélenchon a en effet déclaré : « Kadhafi tire sur sa population. Au nom du devoir de protéger, l’ONU demande d’intervenir ». Il est vrai que l'ONU valide toutes les barbaries occidentales, mais enjolivées sous le vernis humanitaire : embargo en Irak (plus d'un million de morts), intervention en ex-Yougoslavie (là encore, BHL), lutte contre le terrorisme et pour le droit des femmes en Afghanistan...

J'ai bien un début de réponse : la communauté libyenne ne pèse pas beaucoup de voix en France... au contraire des pro-Gbagbo.

Je ne comprends pas bien non plus comment Mélenchon peut parler (à juste titre) de « paranoia » des USA, quand lui-même valide une guerre impérialiste où la France sous-traite pour Obama... Si les Etats-Unis sont paranoïaques, Mélenchon est schizophrénique.

Le programme du Front de Gauche contient quelques mesures salutaires, mais isolées, et ne propose en réalité aucune rupture. La proposition d'une différence maximale de 1 à 20 dans les salaires au sein des entreprises est certes morale, mais elle est demeure symbolique : ce n'est pas une telle mesure qui donnera de l'emploi ou créera de la richesse (et quid des dirigeants de multinationales se versant zéro euro de salaire, mais qui s'engraissent avec des actifs hors bilan ?). L'augmentation du SMIC à 1700 euros, sans autre forme de procès (quid de l'augmentation des salaires par la mise en place du protectionnisme ?), aurait pour effet immédiat la décapitation des PME, notamment celles dont les soldes sont à peine positifs, voire quasiment nuls. On pourrait gloser sur un utopique SMIC européen, en gardant bien à l'esprit l'avertissement de Jacques Sapir : « Si l'Europe doit se faire, ce sera hélas ! sur la base du moins offrant et du moins coûtant ! Vouloir aujourd'hui prétendre le contraire relève soit de l'aveuglement le plus total, soit de l'imposture la plus complète » (Faut-il sortir de l'euro, p122).

Tout le reste de son travail idéologique consiste à relayer les poncifs éculés sur une « extrême droite » inexistante en France (si ce n'est quelques groupuscules, comme le Parti de la France) : à propager le mensonge d'un FN « arme » du patronat, quand Laurence Parisot consacre son énergie à écrire un livre à charge sur Marine Le Pen... Le Front de Gauche rejoint d'ailleurs l'autre grande préoccupation de Madame Parisot : « Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l'immigration en général car elle est source de richesses et d'ouverture. » Le Front de Gauche, idiot utile ou troupe de choc du MEDEF ?

Le Front de Gauche entretient également la fable du syndicalisme français, au moment où il apparaît très clairement que les directions syndicales (de la CGT et surtout de la CFDT) ont trahi toutes les revendications de la base, et se complaisent dans une évidente collusion avec le milieu du grand patronat (Nicole Notat, de la CFDT, est devenue la présidente du club Le Siècle où se réunissent grands responsables politiques de la gauche et de la droite, décideurs du monde financier et économique, et journalistes et éditorialistes influents ; François Chérèque, de la CFDT, l'homme de toutes les compromissions qui flanche généralement le premier lors des « négociations » ; la dérive de la CGT et de son représentant Bernard Thibault, particulièrement depuis l'entrée de la CGT dans la Confédération européenne des syndicats (CES), une création de l'Union européenne chargée de noyauter le syndicalisme de lutte ; enfin, le faible nombre de syndiqués, 1,7 millions de salariés sur 22,5 millions, qui démontre les dérives et le manque de représentativité du monde syndical). Reconnaître que le syndicalisme français lutte toujours pour le bien-être du travailleur, revient à considérer Libération, propriété du banquier Edouard de Rothschild, comme un journal éternellement à gauche... La mollesse de la CGT avait déjà été pointée du doigt par le « Conti » Xavier Mathieu ou Roger Silvain, syndicaliste de la première heure.

Cette étrange attitude est aussi perceptible chez Jean-Luc Mélenchon lui-même. Dans le film de Pierre Carles Fin de concession, le journaliste indépendant et subversif lui parle du club le Siècle. Mélenchon, socialiste pendant plus de trente ans, feint de ne pas connaître cette association, à laquelle participent pourtant les grandes pontes du PS (Martine Aubry, François Hollande, Pierre Moscovici, Manuel Valls ou encore Dominique Strauss-Kahn). Plus tard, Mélenchon consacrera une petite partie de discours à la critique du club Le Siècle. On ne peut que se féliciter du changement de ton de l'homme politique. Mais comment peut-il critiquer une organisation opaque, qui fonctionne par cooptation et qui influence la vie politique française sans que les citoyens en soient informés, alors que lui-même appartient au Grand Orient de France, soit l'exacte réplique de l'association précédemment citée ?

Ajoutons à cela une critique bon teint du candidat de la Banque François Hollande, qui a récemment réaffirmé sa soumission (déclarations au Guardian visant à rassurer la City, et où il rappelle le rôle factuel de la gauche : la financiarisation et la privatisation comme jamais). Mais une critique qui restera sans effet : le ralliement au candidat du PS au second tour, au nom d'une « union de la gauche » virtuelle (entre l'UMP et le PS, il n'y a pourtant qu'une différence de degré, et entre le FDG et le PS, une différence de nature), et les négociations locales déjà à l'oeuvre entre le PS et le Front de Gauche condamnent ces prises de position à rester sans effet.

Mourir pour des idées d'accord, mais de mort lente...


Moyenne des avis sur cet article :  2.77/5   (158 votes)




Réagissez à l'article

125 réactions à cet article    


  • Solero30 Solero30 9 mars 2012 14:28

    Consternant :(((


    • non667 9 mars 2012 17:02

      à solero
       là donatien t’en a mis 5 dans le foi qui t’ont coupé la réplique ! smiley smiley smiley


    • DSKprésident 9 mars 2012 20:18

      EXCELLENT ARTICLE. BRAVO.

      Soral en parle bien de Mélenchon : pour celles et ceux qui veulent se faire une opinion personnelle : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Alain-Soral-entretien-de-fevrier-2012-10650.html (en fin de vidéo).

      Mélenchon est juste un imposteur : c’est le SARKO de gauche...

      Les ouvriers ne se trompent pas, car ils ne vont pas vers ce sioniste - Franc-Macon.

      Mélenchon rassemble les bobos de gauche qui étaient programmés à voter pour le milliardaire socialiste obsédé sexuel D$K, et qui ne sentant pas l’ultra-libéral HOLLANDE, reporte leur espoir (ou leur frustration) sur Mélenchon, comme un naufragé s’accorche à une bouée de sauvetage.

      pathétique tout cela !

      même Le Pen a un programme plus « à gauche » que l’internationaliste et l’européiste Mélenchon.

      Encore BRAVO l’auteur...


    • Kalki Kalki 10 mars 2012 10:33

      robot travaillez plus

      le travail c’est la santé,

      ne rien faire c’est la garder


    • Brath-z Brath-z 10 mars 2012 13:50

      DSKprésident > Sauf que Soral... ment. Je sais, c’est incroyable de lire cela, mais c’est parce que sur son site E&R, là, il y a une censure de plus en plus prégnante depuis plusieurs mois qui fait que dès qu’un message met en lumière les mensonges (et là je ne parle pas d’erreurs mais de mensonges avérés) de Soral, ça ne passe pas.

      Soral justifie son soutien à Marine Le Pen pour une seule et unique raison : le programme du FN serait devenu « social ». Certes, le programme 2012 du FN est plus social que le programme du FN 2007, mais le programme 2012 du FN est plus libéral que le programme 2012 de l’UMP. Donc le « tournant social », on l’attend encore.

      Ensuite, sur Mélenchon, Soral retient les faits suivants :

      1) Les intentions de vote des ouvriers sont de 46% pour le FN et de 2% pour Mélenchon

      Outre que ces chiffres sont fantaisistes (33% pour Marine Le Pen et 5% pour Mélenchon début février, soit la période de la vidéo de Soral, Marine Le Pen ayant depuis lors baissé sous la barre des 30% d’intention de vote chez les ouvriers), Soral oublie de tenir compte, une fois encore, de l’abstention, dont les ouvriers (23% des inscrits) fournissent la plus grande part (environ 50% des abstentionnistes représentant entre 7% et 10% des inscrits, soit de 30% à 45% des ouvriers qui s’abstiennent), ce qui réduit mécaniquement le résultat de Le Pen chez « les ouvriers ». 30% de 55% à 70%, cela fait entre 16% et 22% de l’ensemble des ouvriers, cela fait de toutes façons bien plus que pour Mélenchon, nous tomberons d’accord dessus, mais cela ne fait pas une « surreprésentation du vote Le Pen chez les ouvriers ».
      Et puis on peut également contester ces chiffres. Outre que les sondages sont d’une manière générale une escroquerie méthodologique important plus par leur pouvoir d’injonction que par leur qualité prédictive, les sondages portant sur les sous-échantillons doivent, pour être recevables suivant les critères reconnus, porter sur des échantillons significatifs, c’est-à-dire une population d’au moins 1000 sondés correspondant aux critères déterminés. Or jusqu’à présent aucun sondage n’a jamais consulté 1000 ouvriers ou plus sur leurs intentions de vote, les données par « catégories socio-professionnelles » représentent des résultats dérivés, c’est-à-dire non scientifiques selon la théorie même qui fonde les sondages.
      Enfin, précisons que, toujours selon la théorie même qui fonde les sondages, tous les sondages qui utilisent des méthodes reconnues (donc tous les sondages validés par la Commission des Sondages) sont cohérents entre eux. C’est l’élément fondamental de la théorie des sondages. Or j’attends toujours l’explication des sondologues qui rendraient cohérents les résultats des sondages des intentions de vote « chez les ouvriers » avec les résultats de ce sondage, qui place chez les ouvriers Mélenchon en deuxième position pour défendre les intérêts des ouvriers (première position sur la population totale). Aucun sondologue n’a osé nous expliquer doctement que les ouvriers voteraient volontairement pour des candidats dont ils estiment eux-mêmes qu’ils défendent mal leurs intérêts.

      2) « Il n’y a pas un ouvrier aux meetings de Mélenchon »

      Outre qu’on pourrait retourner l’argument envers Marine Le Pen, dans les meetings de laquelle les ouvriers sont loin de se bousculer, cette affirmation démontre qu’à l’évidence Soral n’est jamais allé à un meeting de Mélenchon, où l’on rencontre un grand nombre d’ouvriers, ainsi que divers autres catégories sociales (notamment une grande représentation des artisans, commerçants, petits patrons).

      3) Mélenchon est un trotskiste, formé à l’OCI

      Pour que cette phrase soit correcte, il faut la formuler au passé. Mélenchon fut un trotskiste, formé à l’OCI, en effet. Il ne s’en est jamais caché, mais a rompu avec le trotskisme au moins deux ans avant son entrée au PS, comme Pierre Boussel l’avait mentionné dans une interview donnée au Monde Libertaire en 1995 à propos des anciens de l’OCI membres du PS, particulièrement Jospin (qui était candidat du PS).

      2) Les trotskistes ont toujours été financés par les américains contre l’URSS.

      Encore une fois c’est incomplet. Certains mouvements trotskistes français et italiens ont été à la fin des années 1960 et au début des années 1970 financés par un lobby affilié au parti républicain américain. Outre qu’en France ce financement a cessé dès la rupture de l’Union de la Gauche en 1978, il n’est pas dit que l’OCI a bénéficié de ce financement, et la logique la plus élémentaire incite à penser que cela n’a pas été le cas : longtemps dénoncée comme « infiltrée par les stals » par d’autres formations trotskistes (notamment la Ligue Communiste), l’OCI a entretenu pendant les années 1970-1980 de très bonnes relations avec le PCF et des relations plutôt conflictuelles avec les autres organisations d’extrême-gauche.

      3) Il prétend faire un lien entre les trotskistes, des juifs ashkénazes, la puissance d’argent et l’empire américain

      En fait, il ne fait pas des liens mais des affirmations qui ne sont pas étayées d’études, encore moins de preuves. La sociologie des réseaux, c’est une discipline qui existe et qui ne se fait pas « à l’instinct ». L’excellent ouvrage de Blanrue « Sarkozy, Israël et les juifs » est un exemple de bonne sociologie des réseaux. « Comprencre l’Empire » est un exemple de mauvaise sociologie des réseaux.

      4) Il distingue clairement le PC et les trotskistes où il dit qu’il n’y a jamais eu d’ouvriers

      Les mouvements trotskistes (et d’une manière générale d’extrême-gauche) n’ont jamais été vraiment implantés chez les ouvriers, même si une partie non négligeable des membres de l’UC-LO, de la LCR et de l’OCI (puis du PT) étaient des ouvriers. En gros, pour caricaturer, ces mouvements, c’était 80% d’étudiants et 20% d’ouvriers. Donc il y avait et il y a tout de même des ouvriers dans les organisations trotskistes, et même plus proportionnellement que dans beaucoup de partis politiques (ce qui, vus les effectifs des partis trotskistes, n’est pas forcément caractéristique).

      5) Mélenchon est resté 34 ou 37 ans au PS

      Mélenchon a adhéré au PS en 1977, deux ans après avoir quitté l’OCI, et en est parti en 2008. Il est donc resté 31 ans au PS. Soral surestime donc quelque peu le temps passé par Mélenchon au PS. De plus, il oublie de préciser, et cela a son importance, que Mélenchon est toujours resté dans la branche gauche du PS.

      6) Mélenchon a été deux fois sénateur, et « sénateur socialiste » serait un oxymore

      Mélenchon a en effet été deux fois sénateur, tout en étant contre le sénat, et explique chaque fois qu’on lui fait la remarque cette apparente contradiction en faisant le parallèle suivant : "je suis contre le système capitaliste et pourtant il faut bien que j’aille faire mes courses au supermarché, comme tout le monde« . On est libre de dire que c’est »une trahison des idéaux« et bla bla bla, mais force est de constater que Mélenchon est cohérent, puisqu’il se réclame républicain et légaliste.

      7) Mélenchon a voté »oui" au traité de Mastricht et Soral prétend que le PS aurait facilement pu l’éviter

      Soral montre une méconnaissance totale de ce qu’il s’est passé au PS en 1991-1992. Le traité de Maastricht a été négocié par les chefs d’état, dont Mitterrand, lequel Mitterrand, qui craignait des rebuffades au PS, a expressément demandé aux dirigeants de tous les courants du PS, y compris la Gauche Socialiste dont Mélenchon était l’un des huit dirigeants, de donner sans même avoir prit connaissance du texte, leur accord de principe, ce qu’ils ont fait.
      Quelques mois plus tard, Mélenchon a lu le texte et réalisé les dérives possibles de la chose, et a donc édité à l’intention des sections dirigées par la gauche du parti une brochure appelant à s’opposer au traité de Maastricht, ce qui lui a valu de passer devant la commission disciplinaire du PS et d’écoper d’une sanction, laquelle a été annulée sur intervention de Mitterrand à la condition expresse que Mélenchon accepte la « discipline de parti » et donc fasse campagne pour le « oui ». Mélenchon a accepté le marché (bien que certains de ses amis lui aient conseillé de préférer la sanction) par, a-t-il expliqué, estime envers « le vieux » : "je ne peux pas lui faire ça« .

      On est en droit d’estimer que Mélenchon aurait dû accepter la sanction et s’opposer quand même au traité de Maastricht, mais force est de constater que s’il l’avait fait cela n’aurait rien changé, puisqu’il n’était à l’époque que l’un des 8 dirigeants nationaux d’un courant minoritaire de la gauche du PS.

      8) Soral prétend que Mélenchon est l’ennemi historique du PCF

      Mélenchon a quand même dirigé un courant du PS prônant le rapprochement PS-PCF, on peut difficilement prétendre qu’il en est »l’ennemi historique".

      9) Soral prétend que le fondement du communisme en France reposait sur une interdication d’appartenance à la franc-maçonnerie

      Soral encore une fois ment. Le PCF n’a jamais interdit la franc-maçonnerie, y compris dans ses propres rangs. D’ailleurs, certains de ses dirigeants étaient dès les années 1930 ouvertement francs-maçons. C’est le PCUS qui a interdit la franc-maçonnerie en URSS, ce qui a entraîné au début des années 1980 quelques tensions internes au PCF (qui c’était rapproché du PCUS après la rupture de l’Union de la Gauche).

      10) Mélenchon est membre du Grand Orient de France ; la maçonnerie, selon Soral, étant spécialisée dans la social-traitrise

      Mélenchon est en effet membre depuis 1983 du GODF, qui est une obédience (déjà c’est moyen) particulièrement intrusive et orientée (son pendant « de droite » étant la GLNF). Certes, il y a des loges plus fréquentables que celles affiliées aux obédiences et des obédiences plus fréquentables que le GODF et la GLNF, mais bon, des goûts et des couleurs on ne dispute pas.
      Cependant, c’est un « petit frère » peu assidu aux réunions et son engagement manifestement spirituel est particulièrement rare dans la franc-maçonnerie et, à mon avis, l’éloigne considérablement des mécanismes sociologiques qu’on retrouve dans les loges (particulièrement celles affiliées à une obédience), à savoir luttes d’egos, batailles de petits chefs, etc.

      De plus, précisons que Soral a de la franc-maçonnerie une vision, qui est celle de Serge de Becketch, ancien maçon de la GLNF parti à cause de querelles de personnes (en gros, il était très ambitieux et s’est cogné aux « petits chefs » de sa loge), qui fait rire tous ceux qui connaissent un peu sérieusement le sujet.

      11) Soral prétend que Barroso est de la même orientation que Mélenchon

      Un nouveau mensonge manifeste.
      Les obédiences réunissent plusieurs milliers de loges, toute différentes, dont la plupart ne font pas de politique. Cependant, Barroso étant portugais, il ne peut pas faire partie du GODF, c’est donc une bêtise que Soral raconte. Barroso appartient à une obédience de tradition rénovée, tout comme le GODF, mais c’est comme si on disait qu’un catholique français appartenait à la même Église qu’un catholique arménien, ou bien qu’un membre du FN en France est membre du même parti politique qu’un membre du NF au Royaume-Uni, ou bien qu’un membre de la CGT en France est membre du même syndicat qu’un membre de la DGB en Allemagne : ça n’a pas de sens.

      12) Mélenchon aurait pris le contrôle du « PC » par le haut, pas par élection

      Outre que ça ne dérange pas Soral que Marine Le Pen a prit le FN « par le haut » et pas par élection, ni que cela ne contrarie Soral que Marchais en son temps était aussi devenu secrétaire général du PCF « par le haut », Soral ment, puisque les militants du PCF ont bel et bien voté pour choisir leur candidat en 2012.

      13) Mélenchon aurait proposé un accord avec Europe Ecologie, champions du capitalisme vert

      Iil faut arrêter de dire n’importe quoi et resituer les choses dans leur contexte, à savoir les élections régionales.
      A ce moment, le Front de Gauche lutte pour exister face au PS, et France3, qui couvre la campagne, refuse d’accorder du temps de parole aux candidats du Front de Gauche dans les régions où il n’y avait pas eu de listes communistes en 2004. Le PS est alors clairement tenté par l’alliance au centre avec le MoDem, ce qui, du point de vue de Mélenchon, serait une catastrophe car il n’y a à ce moment-là aucune alternative solide à gauche (le Front de Gauche lui-même oscille entre 6% et 7%, soit pas suffisamment pour résister à l’orientation sociale-libérale).
      Dans le même temps, à Europe-Écologie qui n’est pas encore devenue EELV, la « clarification » entre libéraux (comme Cohn-Bendit) et écologistes de gauche n’a pas encore eu lieu (depuis, si  : toute l’ancienne branche gauche des Verts est partite, et la branche droite des Verts constitue l’essentiel de la branche gauche - largement majoritaire - d’EELV), ce qui laisse espérer qu’une dynamique résolument de gauche (déjà manifestée par l’indiscipline d’une partie des députés européens d’Europe Ecologie par rapport au groupe V-ALE) peut s’imposer à ce parti.
      D’ailleurs, Mélenchon dit bien « vous, Les Verts » et pas « vous, Europe Écologie », ce que Cohn-Bendit, qui n’est pas un perdreau de l’année, rectifie dans la suite de l’échange, coupé au montage par E&R, et ce n’est pas du tout innocent, ainsi que Mélenchon l’a expliqué dans un entretien avec des blogueurs. L’objectif est d’avoir une force résolument de gauche qui explose littéralement le MoDem et concurrence le PS pour éviter le glissement au centre. On peut estimer la démarche maladroite, mais prétendre que c’était une offre d’accord avec des libéraux, c’est être malhonnête ou aveugle, voire les deux.


      13) Soral prétend que Mélenchon ment ouvertement sur les positions de l’Iran et manifeste son soutien à la position d’Israël

      Dire que Mélenchon ment suppose qu’il sait que la traduction faite par l’AFP du propos d’Ahmadinedjad est fausse. Or 99% des Français l’ignorent. On pardonnera à Mélenchon de ne pas aller chercher ses infos sur le site du Réseau Voltaire.
      Et je n’ai pas vu dans l’extrait (coupé...) mit dans la vidéo le moindre soutien à la position israélienne, dont il a d’ailleurs critiqué les menaces de bombarder l’Iran au début de l’extrait, mais la simple défense du droit international, comme d’ailleurs l’a fait un certain... Hugo Chavez, que Soral admire tant sans en connaître les positions (Chavez qui d’ailleurs soutien Mélenchon qu’il connaît bien et a rencontré à plusieurs reprises, mais Soral fait semblant de croire qu’il soutient Le Pen).


      14) Soral affirme que Mélenchon ment très probablement lorsqu’il prétend ne pas connaître Le Siècle

      Il n’y a aucune raison de croire que Mélenchon ment quand il dit ne pas connaître le Siècle.
      1° au PS, Mélenchon était surnommé par la majorité (il a toujours été dans l’opposition, contrairement à ce qu’écrit Emmanuel Ratier qui ne connaît manifestement pas le fonctionnement interne du PS et confond direction, qui intègre tous les courants, et majorité) « méchant con »... difficile de croire qu’il ai été tenu dans les secrets des Dieux par ceux-là.
      2° Dans les années 1980-1990, Mélenchon a été, à ma connaissance, le seul homme politique à dénoncer l’existence des deux « ancêtres » du Siècle (pour plus de précision sur le pourquoi des guillemets autour du mot « ancêtres », voir ici) que sont la Fondation Saint-Simon et le Club de l’Horloge (ce dernier ayant été co-fondé par Bruno Mégret, Jean-Marie Le Pen en ayant été fait « membre d’honneur » en 1986).
      3° Sitôt que Pierre Carles lui a expliqué ce qu’il en était, il a mentionné l’existence de ce club dans ses meetings et a invité les gens à se rendre au rassemblement contre le Siècle, même si lui-même n’a pas pu y aller.


      15) Soral prétend (pour la n-ième fois) que Marchais serait un anti-immigration et Mélenchon un pro-immigration

      Les deux sont exactement sur la même ligne, comme l’indiquent très clairement les citations à la fin de cet article.

      16) Enfin, Soral prétend que c’est le Front de Gauche et Mélenchon qui sont responsables de ce qui est arrivé à Dupont-Aignan

      Outre que Mélenchon n’est arrivé au rassemblement que bien après Dupont-Aignan, il a été établi assez clairement que c’étaient des « indépendants » (anarchistes, libertaires, antifascistes, etc.) qui s’en sont prit à Dupont-Aignan et aucunement des membres des mouvements organisant le rassemblement (POI, NPA, UC-LO, Front de Gauche). De plus, Mélenchon a indiqué sur son blog qu’il était « désolé » que Dupont-Aignan ai été ainsi traité, ajoutant toutefois que la méthode de Dupont-Aigan (plus venu manifester contre le principe du « sauvetage de l’euro » que contre celui des « plans d’austérité »), consistant à s’inviter dans une manifestation d’une toute autre orientation que la sienne n’était pas une manière de faire, et que s’il voulait, ce qui est son droit, manifester contre la politique d’austérité menée en Grèce, il aurait dû organiser avec ses partisans son propre rassemblement.


    • SNOOP 10 mars 2012 13:55

      soral est le pendant de melèche ! smiley eh oui...


    • Walid Haïdar 10 mars 2012 14:12

      @Brath-z : merci de nous faire partager le fruit de votre travail et de votre suivit, sérieux, de la vie politique.


      Ca fait du bien de lire autre chose que des conneries sur ce site.

    • robert 15 mars 2012 20:17

      @kalki imbécile !!!!!


    • Robert GIL ROBERT GIL 9 mars 2012 15:18

      Melenchon est un politique que l’on voit depuis 30 ans, il a été ministre, il a soutenu des gouvernements qui privatisait, il vit de ses madats politiques et a saisi l’opportunité de la crise pour fonder le FDG , mais qui est-il veritablement......
      voir :
      http://2ccr.unblog.fr/2012/01/16/revolutionnaire-ou-reformiste/


      • Le citoyen engagé Le citoyen engagé 9 mars 2012 15:42

        Bravo pour ce billet argumenté et qui va au fond des choses. On le sait maintenant Mélenchon roule pour le réseau de pouvoir qu’est la franc-maçonnerie et il a une haine féroce des gauchistes que pourtant il manipule allégrement en faisant croire que c’est un révolutionnaire. Son parti ne défend aucune idée révolutionnaire mise à part l’idée de faire une nouvelle république reposant sur un concept flou et qu’il ne développe pas beaucoup par ailleurs parce que de toutes façons son objectif est de ramener les veaux vers le candidat Hollande. Entre frères de gauche on se comprend et son s’épaule.

        Bref il n’existe que pour préempter la révolution citoyenne et la garder sous contrôle. Voir avec quelle haine ses petits soldats gauchistes interdisent au peuple de France toute référence à sa souveraineté montre bien le niveau d’endoctrinement que le fascisme mondialiste a réussi à insérer dans les têtes estudiantines pour la plupart.


        • VDonatien 9 mars 2012 15:53

          J’avais apporté quelques modifications à cet article, mais qui ne figurent pas dans cette version.

          Plus exactement, la loi sur la préférence nationale est celle d’août 32.
          Et j’ajoutais que le Grand Orient de France était interdit aux femmes jusqu’en 2010 : ça rappelle les groupuscules nauséabonds des heures les plus sombres de l’histoire, la cooptation + l’interdiction de femmes...

          Je rajoutais une partie éloquente du discours de Marchais, qui défendait vraiment les ouvriers, et qui luttait contre le « grand capital » donc contre son armée de réserve : "

          En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’ immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures  indispensables.

          La cote d’ alerte est atteinte. 

          C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’ immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. 

          Je précise bien : il faut stopper l’ immigration officielle et clandestine.

          Il faut résoudre l’ important problème posé dans la vie locale française par l’ immigration."

          Il faut vraiment que Mélenchon arrête de faire semblant de jouer la défense de la veuve et de l’orphelin, il n’y a jamais eu de considération pour le peuple (et pour aucun peuple) chez les lambertistes. Il devrait d’ailleurs se réjouir que le peuple grec soit saqué de manière à ne plus être un peuple fier, ça va dans sa logique.


          • Walid Haïdar 10 mars 2012 13:13

            Vous racontez à peu près n’importe quoi, mais j’avoue que votre saleté d’article est très bien présenté pour conforter voire convaincre quelques esprits faibles.


            « Il faut arrêter l’immigration »

            Vous avez raison, il faut arrêter l’immigration, avec nos petites matraques, et pi on pourrait construire un mur géant, investir encore plus de milliards dans les forces anti-immigration au niveau européen (ah oui, faudrait coopérer ou pas au niveau européen pour repousser les vilains bougnoules ?).

            Et pi quand les Français bouderons toujours les emplois qu’ils boudent aujourd’hui, on fera quoi ? Et pi les cerveaux étrangers, faudra continuer à les pomper ou eux c’est bon on peut les prendre ils sont assez propres et bien élevés ?

            Mais surtout, pour redevenir un peu sérieux, depuis quand l’immigration a une autre cause que les inégalités entre les nations ? Autrement dit, l’internationalisme, et le fait de réduire les inégalités entre les travailleurs de tous les pays, c’est la seule, et unique, solution intelligente pour que les flux migratoires ne soient pas subits, mais choisis par les migrants eux-mêmes, et ainsi redeviennent « raisonnables ».

            Cela d’ailleurs se combine parfaitement avec le soucis du front de gauche de relocaliser l’économie ET d’intensifier les rapports humains dans les entreprises, de favoriser les coopératives et les reprises par les travailleurs des boîtes en faillite. Parce que plus le sens de l’engagement est intense et chargé d’affects, plus il est perceptible et signifiant localement, plus on est attaché à cette localité à travers l’oeuvre qu’on y produit.

            Vous voyez ce qui vous arrange, le présentez de façon spécieuse, comme ça vous arrange, et occultez ce qui vous arrange. Mensonges par omissions donc, sans parler des mensonges plus franc que vous commettez tout au long de l’article.

          • VDonatien 10 mars 2012 19:37

            Sur l’immigration, elle sert à peser à la baisse sur les salaires, entre autres. Tlm sait ça.

            Mais vous n’arrivez pas à comprendre que l’internationalisme égalitariste des coco/du FDG est toujours utilisé comme masque par l’autre internationalisme, celui des ultralibéraux. Les unions monétaires aboutissent à des ajustements sur les plus bas salaires et les plus mauvaises protections sociales.
            La clé, c’est de laisser LES NATIONS se développer, les y aider par des partenariats (et non des « aides »), et arrêter l’ingérence.

            Ce n’est pas du tout ce qui a été fait ni prôné par le PS pendant toutes les années où il appartenait. L’ingérence ne l’a jamais dérangé, au contraire.

            Quant aux tergiversations vis-à-vis de la Libye, Mélenchon a soutenu la résolution stupide de l’ONU, alors que tous les faits ont montré qu’il n’y avait pas de « massacres ». Il a validé la fable du story-telling américain.


          • VDonatien 10 mars 2012 19:39

            Autrement vous êtes caricatural, personne ne parle de construire un mur, ça c’est Obama ou Israël.

            Et personnellement je n’ai jamais été favorable au vol des cerveaux.

            Quant aux emplois « boudés » par les Français, dans votre logique de social-traîtrise, ça ne vous est pas venu à l’idée que ces emplois étaient dévalorisés ? Que la pénibilité ne correspondait pas aux salaires ? Ce qui serait social, c’est de les valoriser correctement. Et vous verrez qu’ils seront pourvus.


          • alain_àààé 9 mars 2012 16:09

            MELENCHON ne sera jamais une homme de gauche et je suis content comme d autres reconnaisse qu il est un intrus et qu il va éliminé le P C et rejoindra les socialistes sitot les élections fini il aura le droit un poste de ministre.


            • Walid Haïdar 10 mars 2012 13:20

              Vous vous êtes super malin !


              Pour votre gouverne : Mélenchon a remporté l’adhésion des militants communistes, à la majorité absolue très confortable (près de 60%), et contre qui ? Son principal adversaire était justement Chassaigne, qui lui était carrément pour une alliance directe avec le PS.

              Donc, vous ne savez rien, et racontez n’importe quoi, et même exactement le contraire de la vérité.

            • Brath-z Brath-z 10 mars 2012 14:30

              Walid Haïdar > Plus précisément, Chassaigne était pour un « ancrage » au PS, pas pour une « alliance » avec le PS. Concrètement, cela signifie que Chassaigne croyait (et croit toujours) qu’à gauche il n’y a pas de différences de natures mais de degrés. De la social-démocratie au trotskisme insurrectionnel, il y aurait ainsi un continuum.

              A l’inverse, Mélenchon, depuis longtemps, a théorisé l’existence d’une rupture entre la gauche sociale-démocrate (et sociale-libérale) et ce qu’il nomme « l’autre gauche », que j’appelle moi « gauche sociale conséquente ». Jusqu’en 2005, il estimait que la rupture se situait au sein du PS et que la gauche du parti, authentiquement socialiste, récupérerait les bénéfices des erreurs d’orientation manifestes de toutes les autres orientations qui s’étaient jusqu’alors succédées à la tête du parti.
              En 2005, il a manqué quitter le PS, mais Gérard Filoche et Laurent Fabius l’ont convaincu que le vote pour le « non » allait totalement rebattre les cartes en interne, et que d’ailleurs les enquêtes internes menées au PS deux semaines avant le 29 mai 2005 montraient qu’une large majorité des membres du PS avait fini par devenir favorable au « non ».
              Le congrès de Reims, qui a vu un recul considérable (de plus de 40% à moins de 20%) de la gauche du PS, pourtant unie pour la première fois de son histoire, lui a soudainement décillé les yeux, et il a alors prit conscience du fait que la ligne de fracture entre gauche socialiste et gauche sociale-démocrate s’était déportée sur la gauche du PS, et qu’il était par conséquent absurde de continuer à essayer de réorienter un parti presque intégralement social-démocrate de l’intérieur.


            • Elisa 9 mars 2012 16:31

              Cet article prouve qu’on peut faire de justes critiques à l’égard de Mélenchon, en particulier sur le plan international, et défendre le FN .

              Je pense au contraire que l’on peut critiquer les positions « atlantistes » et l’attitude « timorée » en matière européenne de ce candidat au nom d’un combat véritablement à gauche. ( et qu’on ne me rétorque pas en bêlant « à goooooche » !)

              Le programme de Mélenchon est pratiquement aligné sur l’OTAN pour le Moyen-Orient.
              Il ne propose pour l’Europe que des demi-mesures qui ne nous libèreront pas du racket bancaire et du chantage des agences de notation pour faire appliquer les diktats de la Troïka dans tous les Etats européens.

              Enfin, son « pacte républicain » pour le deuxième tour en faveur de Hollande ne peut que désespérer ceux qui espèrent une véritable alternative à la politique actuelle.


              • Berkano Othala 9 mars 2012 16:53

                Merci V Donatien pour votre article . Ce qui me surprend ,chez les gens qui soutiennent Mélenchon, c’est que bien peu sont ouvriers, et beaucoup sont fonctionnaires, les mêmes en panne d’émotions fortes qui votaient Besancenot le postier hors système ,ou Laguiller la banquière aussi hors système, Bien sûr lui aussi l’est tout autant . Je suis un petit employé et comme de nombreux amis ,comme moi tous smicards , aucun ne croit en cette engeance, ces archéo gauchistes qui vont tout casser le 22 avril si Sarko ou Lepen sont au second tour.Mélenchon les appellera le peuple, et pour moi ce sont des encagoulés anarchistes qui n’oublient jamais de partir en vacances lowcost daans le tiers monde , non pour être solidaires, mais pour profiter du service pas cher .


                • Etienne 9 mars 2012 17:09

                  L’article et tous les commentaires que je viens de lire me consternent par le parti pris des arguments et des interventions. Trop de rancoeur et de haine dans la plupart des propos. Pourquoi ne pas essayer d’etre positif et de voir que la plupart des propositions du FDG cherchent à faire revivre les mots qui ornent les frontons de toutes nos mairies :LIBERTE EGALITE FRATERNITE.


                • PapaDop PapaDop 9 mars 2012 17:48

                   @ Etienne,

                   As tu lu l’article ? les réactions sont dures parce que pour certains la désillusion l’est toute autant .Et puis il FAUT arrêter avec les jolies phrases toutes faites genre « Oh !le gentil JLM cherche a faire revivre ...ET BLABLABLA »

                   LIT les articles et fait tes jolies phrases APRES !

                  Etienne je te nomme ambassadeur des Bisounours smiley


                • Yohan Yohan 9 mars 2012 19:49

                  Souvent intolérants envers les autres sont les furieux qui se présentent comme les vrais démocrates en déniant à quiconque de l’être. Pol Pot était probablement un grand démocrate....à ses débuts smiley.....


                • Déhellgé 9 mars 2012 20:21

                  @ vani shert


                  Le fait d’être en désaccord avec quelqu’un ayant des idées différentes de vous ne vous autorise en rien à le traiter « d’engeance ».
                  Je ne veut pas tomber dans le reducto ad hitlerum mais votre réaction est anti démocratique, insultante et ne vous honore pas.
                  Il me semble que vous ayez encore quelque leçons de politesse à assimiler très cher 
                   

                • PapaDop PapaDop 10 mars 2012 01:24

                  Vani Shert ,j’ai dit bisounours dans le sens naïf du terme ,mais tu as raison : j’attends toujours les spécialistes de Melenchon ici pour réagir a l’article avec plein de contre-arguments .Rien pour le moment ,peut etre ont-ils compris ?


                • Scual 9 mars 2012 17:03

                  J’ai rarement vu une telle absence de rigueur intellectuelle. Il n’y a aucun argument solide là-dedans.

                  Rien que sur le début...

                  Déjà on ressort Maastricht du placard ce qui montre bien qu’il faut chercher loin pour trouver quelque chose à dire. On fouille donc dans le passé d’il y a 15 ans... alors qu’il y a belle lurette que Mélenchon a avoué son erreur et voté dans l’autre sens à tout ce qui lui a été soumis sans la moindre exception avec en point d’orgue la réussite de sa campagne pour le « non » en 2005. Bref l’article commence avant tout par nier ce qui l’arrange, c’est à dire la réalité du présent. C’est du même niveau que si on disait que Jospin est un Trotskiste. Surtout que même en se plongeant dans le passé, personne au monde ne peut nier que Mélenchon a toujours été radicalement à gauche. Faut vraiment pas avoir peur du ridicule pour affirmer le contraire, ou peut-être plutôt compter sur l’ignorance des gens ?

                  Bref ça commence très fort et ça conclu en disant que Mélenchon soutient la contre-révolution européenne (rien que ça) en se basant sur une seule et unique erreur avouée et maintes fois rattrapée depuis 15 ans, la seule sur ce sujet en 50 ans de carrière politique et sans parler d’un seul de ses nombreux combats dans l’autre sens. Comment s’appelle un tel procédé ? Une manipulation mensongère.

                  Ensuite on continue par un bilan à charge des années 80, oui parce que juger le passé avec 30 ans de recul c’est plus simple, et bien sur en mettant de coté les innombrables réussites et en oubliant de se remettre dans le contexte, faudrait pas non plus basculer dans l’objectivité... tout ça en oubliant de rappeler que Mélenchon n’est absolument pas responsable de tout ce qui s’est passé, mais bon quand on aime pourrir un type juste pour le plaisir on va pas non plus se retenir hein ? Alors autant dire qu’il a « oeuvré au sein du gouvernement qui a aboli la séparation des activités bancaires et mis fin à l’échelle mobile des salaires, qui indexait les rémunérations sur la hausse du coût de la vie » ce qui est faux. D’autant plus que tout ce qui est reproché à ces gouvernements est exactement ce que Mélenchon à combattu de toutes ses forces au sein même de sa famille politique, ce qu’une simple recherche sur google permet de démontrer mais bon à quoi servirait de faire un petit travail de recherche, hein ? On est là pour casser, niveau Brice de Nice hein... et puis que viendrait faire la vérité dans un tel papier ? Rien évidement. En réalité le seul vrai compromis qu’il a fait dans toute sa carrière, c’est de soutenir Maastricht sans conviction et uniquement par solidarité avec le parti... un seul compromis ça compte, même avec un manque de conviction affiché, faudrait donc pas que l’auteur de cet article de grand journalisme oublie donc de le citer... trois fois rien que dans le premier quart de l’article et sans préciser pas que Mélenchon était globalement pas très favorable au fond.

                  Et ensuite on part dans une critique du programme du FdG... sans le moindre fondement à part que Jacques Sapir devenu grand maitre de la vérité incontestable l’a dit... et ben Jacques Généreux dit le contraire. Super on est bien avancé maintenant, tu parles d’un argumentaire ! « Machin dit que c’est pas bien » on croit rêver !

                  De toute façon quand on dit qu’on ne devrait pas vouloir changer l’Euro parce qu’il a été créé par des gens de droite... ça veut pourtant bien dire qu’on a raison de vouloir le changer non ? Ou alors est ce que toucher à un truc qui vient de la droite nous expose à la maladie de la droitite aiguë ou un truc du genre ?

                  J’arrête là mais tout le texte est du même accabit, entre faux constats, présomptions erronées, mensonges purs et simple, procès d’intentions et autres affirmations et raisonnements sans fondement. C’est le degré zéro de la propagande anti Front de Gauche et je ne parle pas de degré zéro du journalisme puisque le journalisme n’a rien à voir ni de près ni de loin avec ce truc, même au degré zéro.

                  Faut se réveiller là, c’est fini ça tient plus ! Le FdG est déjà à 10 % et les tentatives d’essayer de le décrédibiliser en racontant n’importe quoi n’ont pas marché.

                  Il va falloir donner des raisons concrètes à l’affirmation que quoi que ce soit est irréaliste dans le programme du FdG. Sinon ça n’a comme effet que de conforter les militants du FdG de l’incompétence de ceux qui les critiquent.

                  La stratégie du fait accompli et de la désobéissance à l’Europe en cas de refus de négocier peut très bien marcher. A moins qu’une riposte militaire automatique ne soit prévue de la part d’une puissance nucléaire, il n’y a rien qui puisse permettre d’affirmer que ça ne peut pas marcher... et si ça rate, et bien la position du FdG est claire. La France mettra en place le programme européen du FdG à l’échelle la plus grande possible et avec les seuls partenaires qui le souhaiteront, et même toute seule s’il le faut. Le but affiché est d’essayer de sauver l’Euro et non pas de sauver l’Euro à tout prix, ce qui invalide complètement toute une partie de cet « article ».

                  Bref je vais arrêter là. Je n’ai plus de temps à perdre. Mais tout le reste est du même niveau. La seule chose que qui me fait plaisir c’est que ces tentatives paraissent de plus en plus désespérées... de toute évidence, les adversaires du FdG ne savent tout simplement plus quoi nous sortir !


                  • Scual 9 mars 2012 17:11

                    Non mais LOOOOOOL quoi !!!!!!

                    Le temps que je rédige j’avais pas pu voir, mais y a tout les FN de service qui ont rappliqué pour dire que ce texte complètement haluciné était formidable. C’est réglé comme une opération militaire.

                    Eh les gars sans vouloir vous vexer ça se voit un peu, juste un tout petit peu vos petites opérations de propagande.

                    Enfin je dis ça comme ça, hein. En tout cas pour une fois que vous me faites éclater de rire à chaude larme je vais pas m’en plaindre.


                  • FortisDissentire FortisDissentire 9 mars 2012 18:02

                    Belle démonstration d’une déconstruction psychologisante en règle avec un « bande de fascistes » en guise de conclusion pour décrédibiliser une dizaine de personnes en désaccord avec votre avis. Citoyen, vous devriez vous réveillez également et admettre que les gens autour de vous ont le droit de ne pas être d’accord, sans pour autant embrasser les idées du FN.

                    Que ça vous plaise ou non je ne connais personne ici et c’est mon premier post sur ce site, je ne suis encarté dans aucun parti. Mélenchon est un trotskyste qui a prit le contrôle de l’appareil communiste par le HAUT. Son mépris des militants co, qui ne se sentent pas représentés ainsi que des ouvriers (qu’on ne retrouve pas dans ses meetings), n’a d’égal que son manque de culture ouvriériste. De + en 1922, le congrès de l’Internationale communiste, interdit la double appartenance au parti communiste et à la franc-maçonnerie.

                    Conclusion : je n’ai pas confiance en cette homme là, Camarade.

                     


                  • Gorg Gorg 9 mars 2012 18:53

                    @Scual
                     Tout à fait de votre avis. J’ajouterais que vous avez bien du mérite de répondre à tous ces nazillons décérébrés, haineux parce que JLM s’est attaqué à la bourgeoise de Montretoud.
                    Leurs pauvres arguments ne valent même pas la peine d’être analysés. C’est du grand n’importe quoi. De toute façon, on va l’éjecter la gorgone fasciste.


                  • DSKprésident 9 mars 2012 20:27

                    A Gorg : les nazillons sont ceux comme Mélenchon qui vote la guerre contre nos frères Libyens. des milliers de mort grâce au vote de Mélenchon.
                    Le Franc-macon Mélenchon est un raciste, faciste, anti-républicain (puisque Franc-Maçon).


                  • mojique mojique 9 mars 2012 21:24

                    Conclusion : je n’ai pas confiance en cette homme là, Camarade.

                    Moi non plus et je ne suis pas FN.


                  • logan 9 mars 2012 21:35

                    Bravo à toi Scual d’avoir pris le temps de te pencher sur ce texte et d’en avoir relevé les « erreurs » de manière croustillante.

                    Moi personnellement je n’ai rien contre le débat de fond.

                    Mais les attaques ad hominem contre Mélenchon je n’appelle pas ça du débat de fond.
                    Il faudrait que les militants du FN déstressent un petit peu. Mélenchon n’est qu’un porte parole, il porte un projet collectif, le front de gauche est en plus un rassemblement de plusieurs partis.
                    Alors à moins que ces attaques personnelles vaillent pour tout le front de gauche, elles sont plutôt vaines.
                    Si le front de gauche dit qu’il va augmenter le SMIC à 1700 euros. Et bien je ne vois aucune raison pour qu’un gouvernement du front de gauche ne le fasse pas une fois arrivé au pouvoir.

                    Quand à l’Euro c’est bien simple, le front de gauche estime que c’est un faux débat, un leurre, que les vrais problèmes sont surtout les politiques libérales qui sont menées et notamment la mauvaise répartition des richesses.
                    Mais êtes-vous seulement capables d’un vrai débat argumenté au FN sur le sujet ?


                  • VDonatien 9 mars 2012 23:42

                    Une attaque « ad hominem », c’est de dire : « Mélenchon a des chicots pourris et des yeux globuleux ! »

                    Si vous aviez lu l’article, vous auriez vu qu’il n’y a pas d’attaque ad hominem.

                    Quand au SMIC à 1700 euros, ce n’est pas une question de possibilité ou d’impossibilité, mais de capacité pour les petites sociétés à tenir le coup.
                    Or elles ne tiendraient pas le coup.
                    Mais pour le savoir, il faut peut-être avoir un peu travaillé...


                  • logan 10 mars 2012 08:54

                    Et d’où vous sortez qu’elles ne pourraient pas tenir le coup ? 1700 euros cela représenterait une augmentation de 21%.
                    En 1981, il y a eu une augmentation de 24% et pourtant les petites entreprises n’ont pas mis la clé sous la porte, et en 1968, il y a eu une augmentation de 31% et pourtant elles n’ont pas mis la clé sous la porte.
                    Quels sont vos preuves ?


                  • 2abuelo 10 mars 2012 10:15

                    Merçi d’avoir pris le temps de rétablir la vérité.


                  • 2abuelo 10 mars 2012 10:16

                    Je parlais à Scual naturellement. Je ne supporte plus les hordeux du Fhaine.


                  • bernard bernard 10 mars 2012 11:58

                    « la seule sur ce sujet en 50 ans de carrière politique » ???
                    Il est né en août 51...le 19 pour êre précis !
                    Donc aurait commencé la politique à 11 ans ?
                    XXX MDR !


                  • Germain de Colandon 10 mars 2012 12:11

                    Nous pensons que le FdG est plus près des 20 % que des 10 %. Mais il fait tellement peur aux potentats en lice... et à leurs larbins.



                  • sisyphe sisyphe 10 mars 2012 13:31

                    Entièrement d’accord avec scual.

                    Quand on se permet d’écrire un article, il faudrait savoir de quoi on parle, et ne pas énoncer de grossières contre-vérités.

                    Ainsi (je cite) :

                    Ma première interrogation se porte sur le parcours du personnage : cet ancien sénateur, membre du Parti socialiste pendant plus de 30 ans, a défendu publiquement et ratifié le Traité de Maastricht. Il a ratifié un traité préparant l’instauration de l’euro, et qui institutionnalise au niveau européen la privatisation de la monnaie : ce qui revient à donner les pleins pouvoirs à la saignée des Etats au profit des banques. Un traité que Philippe Seguin qualifiera de « 1789 à l’envers », dans l’une de ses formules profondes et ciselées. Ou comment un candidat qui se dit social, populiste et populaire soutient la contre-révolution européenne...

                    On ne peut comprendre aussi qu’une personne attachée aux acquis sociaux ait oeuvré au sein du gouvernement qui a aboli la séparation des activités bancaires et mis fin à l’échelle mobile des salaires, qui indexait les rémunérations sur la hausse du coût de la vie : soit le gouvernement « de gauche » sous l’égide de Mitterrand, Bérégovoy (qui ne s’en remit pas) et Delors

                    Alors, un peu d’histoire pour rétablir les faits :

                    Après le référendum interne au Parti socialiste sur le projet de traité établissant une Constitution pour l’Europe et la victoire du oui, il enfreint les consignes de son parti et fait campagne aux côtés de Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et José Bové (Confédération paysanne) lors de meetings communs pour un non de gauche.

                    La campagne du non amène l’éclatement de Nouveau Monde et la recomposition de l’aile gauche du Parti socialiste. Alors qu’Henri Emmanuelli crée un nouveau courant, Alternative socialiste, Jean-Luc Mélenchon créé de son côté Trait d’union. Il fonde dans le même temps l’association PRS (Pour la république sociale), en dehors et indépendamment du Parti socialiste, dans le but de formuler et de faire vivre une orientation clairement républicaine et antilibérale dans la gauche française. PRS se prononce pour une force politique nouvelle qui prenne en compte à la fois l’échec de ce qui fut le modèle soviétique25 et l’impasse d’une social-démocratie européenne qui accompagne les « réformes » du néo-libéralisme26,27. Selon PRS, une autre voie est possible, c’est ce que traduirait l’émergence d’un parti comme Die Linke en Allemagne28.

                    En 2005, après la victoire du non dans le pays au référendum du 29 mai 2005, il se présente lui-même comme le « trait d’union » au sein du Parti socialiste et des partenaires de gauche, d’où le nom de son nouveau courant.

                    Il défend l’idée selon laquelle le candidat socialiste pour l’élection présidentielle de 2007 doit être une personne qui a défendu le non au référendum sur la Constitution européenne, car cette échéance coïnciderait selon lui avec le calendrier européen pour une renégociation du traité constitutionnel qui devrait s’appliquer à partir de 2009.

                    Et tout l’article est comme ça : fourmillant de mensonges, d’approximations, et de contre-vérités.

                    Ce n’est d’ailleurs pas un article, mais un petit billet de propagande, osant énoncer que le FN « ne serait pas d’extrême-droite » (sic and lol !)

                    Bref, quand on comprend d’où ça vient, plus qu’à passer la serpillière ...


                  • sisyphe sisyphe 10 mars 2012 13:39

                    Juste ceci :

                    Tout le reste de son travail idéologique consiste à relayer les poncifs éculés sur une « extrême droite » inexistante en France (si ce n’est quelques groupuscules, comme le Parti de la France)

                     smiley
                    Ben voyons....
                    Poncifs éculés....
                    Décidément, au pays des aveugles, le borgne est roi !
                     smiley


                  • Brath-z Brath-z 10 mars 2012 13:56

                    Mélenchon serait « atlantiste » ? Grande nouvelle ! Sachant qu’il réclame rien moins que la fin de l’OTAN, et la quittera purement et simplement (pas son commandement militaire intégré comme de Gaulle : l’organisation elle-même) s’il est élu, il est plutôt incongru de prétendre qu’il cautionne l’OTAN.

                    Et concernant la Libye, il va falloir une n-ième fois préciser les choses. Cela s’est passé en plusieurs temps :

                    1) Des médias et organismes internationaux font mention de massacres de populations civiles en Libye. Que cela soit ou non avéré, le Parlement Européen se saisit de la question.

                    2) Le Parlement Européen vote deux textes : l’un demandant à l’ONU d’adopter des mesures pour protéger les populations civiles en Libye, l’autre approuvant par avance une éventuelle résolution de l’ONU protégeant les populations civiles en Libye. C’est cela et cela seulement que Jean-Luc Mélenchon et les députés européens du Front de Gauche ont voté.

                    3) L’ONU adopte la résolution 1973 organisant une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye (comme au Kosovo ou en Iraq) pour protéger les populations civiles libyennes et excluant toute intervention terrestre.

                    4) La coalition des pays qui ont décidé d’intervenir confie le commandement militaire à l’OTAN. Mélenchon dénonce cette trahison de la résolution 1973.

                    5) Les parlementaires du Front de Gauche refusent de voter les budgets afférant aux interventions militaires françaises dans le cadre de cette coalition.

                    6) L’OTAN décide de l’engagement d’avions chasseurs-bombardiers et de l’envoi aux insurgés libyens de matériel militaire. Mélenchon et le Front de Gauche dénonce une "ingérence otanienne dans une guerre civile".

                    7) L’OTAN fait intervenir des commandos terrestres, violant ainsi sans ambiguïté la résolution 1973 de l’ONU. Mélenchon dénonce une « guerre illégale », "jamais votée, jamais approuvée, et même interdite" par l’ONU et réclame la fin de la participation de la France à l’intervention.

                    8) L’intervention de l’OTAN, directe ou indirecte, permet la « libération » de Tripoli, la chute de Khadaffi et la prise du pouvoir par le CNTL. Alors que nos médias nationaux fêtent « la libération de la Libye », Mélenchon persiste à estimer que cette intervention était « une grave erreur ».

                    9) Après l’assassinat de Khadaffi, Mélenchon persiste et signe : toute cette opération était une erreur de laquelle la France n’est pas sortie grandie, au contraire.

                    Que l’on juge à partir de l’exposé de ces faits dans leur ordre chronologique si Mélenchon a « voté pour la guerre en Libye » ou non.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

VDonatien


Voir ses articles







Palmarès