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Pourquoi pas des élections primaires dans tout l’arc politique ?

Si personne n’est actuellement en mesure de dire combien de sympathisants voteront les 9 et 16 octobre prochain et donneront corps aux débats ouverts par les primaires socialistes (le sondage réalisé le 15 septembre dernier dans le cadre du partenariat BVA-Orange-Presse régionale-RTL estimant à 6,5 millions d’électeurs la participation attendue), il est évident que cet exercice de sélection politique confronte la formation gouvernementale actuelle à un vide démocratique de première grandeur.

Il n’est nul besoin d’attendre une autre échéance pour tenter l’expérience et confronter l’UMP et le Centre, à la réalité d’un débat démocratique qui, d’une certaine manière, constituerait lui aussi un mode de sélection meilleur que celui des combines partisanes actuelles qui doivent être abandonnées ( à moins que les primaires socialistes ne soient après tout qu’une autre modalité plus actuelle d'une répartition des rôles déjà jouée entre caciques…hypothèse que les échanges mouchetés entre aubrystes, hollandistes et strauss-kahniens pourraient accréditer).

Après tout, puisque l’urgence de la crise le commande, puisque les circonstances appellent une intervention immédiate, pourquoi ne pas faire en sorte d’accélérer le processus du débat présidentiel et du choix démocratique auquel aspire la nation toute entière en organisant des primaires au sein du restant de l’arc politique ?

En agissant de la sorte, on pourra aussi bien tester la validité et la force de la coalition UMP qu’en confronter la force et l'audience à celle du PS, tout en ayant aussi l'opportunité de mesurer le potentiel électoral des autres formations politiques telles que le Parti de Gauche, non associé à cette consultation, le Mo-Dem et le Front National.

On verrait ainsi - au hasard - qui, à l'intérieur de l'UMP, serait prêt à accorder un second ticket au candidat institutionnel...

Puisque le but des primaires est de permettre l’émergence d’un vainqueur dans la course à l’Elysée, chacun doit pouvoir y participer, et pourquoi pas tous ceux qui se reconnaissent dans autre chose que la répartition actuelle des pouvoirs au sein des formations politiques ?

Ouvrant le compas électoral, on éviterait ainsi d'être mis devant un choix de candidats présélectionnés, sinon déjà cooptés, à l'exclusion de toute autre candidature susceptible de menacer l'ordre établi.

On pourrait ainsi initier une véritable respiration démocratique en brisant le cadenassage interne des nomenklaturas partisanes.

Au moment où les ténors socialistes, candidats putatifs, rivalisent pour savoir lequel d’entre eux - F. Hollande, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn -, était vraiment candidat avant les autres et avait déjà manifesté son intention de concourir pour 2012, il serait intéressant de voir qui, à l’UMP ou ailleurs,pourrait bien sortir de l’anonymat, manifester lui aussi son intérêt pour l'élection présidentielle et montrer qu'un parti ne saurait être la propriété privée de ses...caciques.

Pourraient ainsi se présenter, hors partis, hors adhésion partisane préalable, hors investiture interne (comme au PS), tous ceux qui, pour autant désireux de se rallier à une sensibilité politique, voire partisane, auraient la volonté de dire, de proposer, d'agir et de se mettre sur les rangs pour la consultation de 2012 .

Les masques tomberaient, alors, révélant les intérêts égoïstes et ouvriraient le champ à des personnalités réellement et sincèrement dévouées à la res publica, à l'intérêt général...

Des élections primaires, prélude à une candidature à l’élection présidentielle, ne sont concevables que lorsqu’il s’agit de ratifier le choix d’une personnalité marquante.

Six "personnalités" au PS. Combien à l'UMP ?Et ailleurs ?

Il faut d’abord choisir le candidat, puis, sous sa direction, adopter le projet qu'il souhaitera défendre en 2012.

Un candidat, s’il est distingué à l'occasion de primaires, l’aura été sur un projet auquel il devra avoir participé, et qui aura été préalablement adopté après qu'il l'aura défendu.

Ce candidat ne sera que proposé.

Il sera alors en mesure de présenter une lettre d'intention sur les termes de laquelle il prendra des engagements dont il ne pourra s'écarter, sauf à rendre compte de son choix.

Alors il pourra être ou non élu.

Renaud Bouchard


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2 réactions à cet article    


  • JL JL 21 septembre 2011 11:02

    Renaud Bouchard,

    très drôle ! On peut rêver. Pour ma part ce serait plutôt un cauchemar : les errements d’un parti ringardisé érigés en modèle !

    Errements parce qu’il ne sait pas comment prendre le pouvoir dans ce système absurde et autocratique qu’est devenue la cinquième République. Ringardisé parce que l’Internationale socialiste ne fait plus recette ; ce serait même devenu un repoussoir.

    Les seuls qui peuvent y trouver leur compte sont les professionnels du « spectacle », celui dont parlait Debord.


    • Patrick Lefèvre 21 septembre 2011 15:47

      Bonjour,

      Ce que vous proposez me semble tout simplement correspondre à l’élection présidentielle...

      Réfléchissons plutôt sur comment organiser le système pour que des candidats avec peu de moyens financiers puissent réellement se présenter sans faire de la figuration

      Par ailleurs, abolissons le système censitaire des 500 signatures et remplaçons le par la présentation d’une pétition de x... millions de voix

       

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