Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > PREMIEREMENT : Le SMIC à 1800 euros

PREMIEREMENT : Le SMIC à 1800 euros

 Proposition :

Smic brut à 1 800 € par mois pour un travail à temps plein et donc un Smic net de 1 386 € par mois. Aujourd’hui, le Smic brut s’élève à 1 467 € par mois : il augmentera donc de 333 € (22,7 %). Aujourd’hui, le Smic net s’élève à 1 129 € par mois : il augmentera donc de 257 € (22,7 %)

Constatation :

Le Smic n’a pas eu de coup de pouce depuis 10 ans, à l’exception de celui, dérisoire, de 0,6 % au 1er juillet 2012 : 6,46 € par mois et l’équivalent de moins de deux baguettes de pain par semaine. Le pouvoir d’achat du Smic n’a pas augmenté depuis 2007.

Depuis 30 ans la part des salaires a diminué de 10 % environ par rapport aux dividendes qui ont augmente de 10 % environ. Entre juin 2012 et mai 2016, le Smic au augmenté de 11,5 %, quasiment la même évolution que celle de l’indice des prix à la consommation : + 10,5 %.

Pour mémoire, en juin 1968, le Smig avait augmente de 33 % et le Smag de 55 %… on n’est pas oblige d’attendre un nouveau mai 68 pour l’augmenter. Le retard des derniers années doit être rattrapé.

Ceux qui produisent les richesses sont loin d’en percevoir les fruits mais François Hollande et le Medef font en sorte que tous les gains de productivité soient captés par les seuls détenteurs de capitaux.

Objectif :

Permettre, tout d’abord, aux salariés de vivre décemment s’ils travaillent à temps plein mais aussi s’ils travaillent à temps partiel. Pour un seuil de pauvreté égal à 60 % du revenu médian, soit 975 euros par mois pour une personne seule, 1,9 millions de travailleurs sont, dans notre pays, des travailleurs pauvres.

L’élément moteur de la croissance économique, ensuite, reste l’augmentation de la consommation malgré la pression ininterrompue sur les salaires. L’augmentation du Smic mettrait de l’essence dans ce moteur et permettrait aux PME, notamment à celles qui sont indépendantes des grands groupes, de trouver un débouché à leur production et d’embaucher. Calculer le coût de l’augmentation du Smic sans tenir compte de la dynamique qu’elle entrainerait est un calcul à court terme dont nous avons pu mesurer le résultat tout au long des 4 dernières années.

Permettre, enfin, d’aider à l’équilibre des comptes de la sécurité sociale car une partie de l’augmentation du salaire brut va alimenter les caisses de retraite ou d’assurance-maladie.

Arrêter de remplir un tonneau percé

Le taux de marge des entreprises (leurs bénéfices) continue d’augmente et atteint avec un taux de 31,4 % son plus haut niveau depuis 2011.

Les dizaines de milliards d’euros accordés aux entreprises par le CICE et les allégements de cotisations sociales ont avant tout servi à augmenter ce taux de marge.

L’augmentation des taux de marge des entreprises françaises, dont s’est félicité François Hollande, ne va pas à l’investissement productif (une augmentation de 1 % seulement en 2015) mais va financer les dividendes, la spéculation financière et finit en partie dans les paradis fiscaux. L’évasion fiscale représente une ponction considérable, de l’ordre de 60 milliards d’euros tous les ans, pour les ressources de l’État.

La concurrence :

  . Les salaires minimum dans l’Union européenne et aux Etats-Unis

Dans l’Union européenne, 4 pays ont, aujourd’hui, un salaire minimum supérieur au Smic français : le Luxembourg (1923 €), l’Irlande (1 546 €), le Royaume-Uni (1 502 €) et l’Allemagne (1 473 €).

Le Premier ministre britannique, David Cameron, le successeur de Margaret Thatcher a, le 1er avril 2016, augmenté de 7,5 % le salaire minimum au Royaume-Uni. Son objectif déclaré est que cette augmentation atteigne 40 % en 2020.

La Chancelière allemande, Angela Merkel a introduit un salaire horaire minimum depuis 2015.

Les récentes élections en Italie, Espagne, Portugal ou Irlande, les mobilisations en France contre le projet de loi El Khomri, sont le signe que quelque chose est en train de changer en Europe et que la tentative de recycler le vieux théorème d’Helmut Schmidt « Les profits d’aujourd’hui, sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain » est en train de faire long feu. Dans ce contexte, l’augmentation du Smic en France aura un effet stimulant sur la mobilisation de tous les salariés européens qui ne supportent plus l’austérité sans fin et l’accroissement inouï des inégalités.

Aux Etats-Unis d’Amérique, la Californie (devenue, en 2016, la 6ème puissance économique mondiale, devant la France) a décidé d’augmenter son salaire minimum de moitié, à 15 euros de l’heure à l’horizon 2022. L’État de New-York s’est fixé le même objectif pour 2018.

  . La compétitivité ne se limite pas au coût du salaire

La compétitivité par les coûts des produits ne se limite pas au coût du salaire, elle doit intégrer le coût du capital, celui des dividendes distribués.

La compétitivité est liée, également, à la qualité, au niveau de gammes des produits et donc aux investissements de recherche et développement réalisés par les entreprises. Et, de ce point de vue, notre pays est très en retard sur l’Allemagne. En 2010, les entreprises allemandes ont consacré 31 milliards d’euro à la recherche-développement, les entreprises française seulement 15 milliards. Entre 2001 et 2010, trois fois plus de brevets ont été déposés en Allemagne qu’en France. Les grandes sociétés françaises ont fait le choix d’augmenter la distribution de dividendes plutôt que d’augmenter la recherche-développement. Cette dernière s’élevait à 42 % des dividendes versés en 1992 et seulement à 25 % en 2010. Comment s’étonner, dans ces conditions, du manque de compétitivité de l’économie française ? Le rôle de l’État est déterminant pour remédier à cette situation.

La compétitivité « hors coût » est, enfin, très importante. Cette compétitivité passe par les infrastructures, les transports, l’enseignement, les services publics et donc par les investissements publics. Le rôle de l’État, là encore, est déterminant.

Source


Moyenne des avis sur cet article :  3.55/5   (11 votes)




Réagissez à l'article

136 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 30 juin 18:58

    4 pays ont, aujourd’hui, un salaire minimum supérieur au Smic français et tous les autres sont donc plus bas ou très très bas.
    ta mesure augmentera donc le nombre de sans emploi avec un max de délocalisations.


    • gogoRat gogoRat 1er juillet 17:34

      @foufouille
       ’Il faut être juste avant d’être généreux, comme on a des chemises avant d’avoir des dentelles« 
      disait un certain Chamfort
       
       Avant de vouloir un smic plus confortable, l’honnêteté, pour quiconque prétend viser à une démocratie, serait d’être solidaire avec celles et ceux qui dénoncent les incohérences majeures de notre mascarade institutionnelle présente : 
       il faut d’abord s’attacher à remédier aux fausses promesses de notre Constitution, et pour que l’égalité en dignité passe de la rhétorique pour attrape-nigauds à une profession de foi crédible, il faudrait abolir tout privilège digne de l’Ancien Régime : que chaque Français se voie reconnaître le même ’statut’ citoyen, ou aucun statut différenciant les droits des uns par rapport aux autres !
       
       Si cela est trop difficile à comprendre pour une majorité de nos compatriotes, les autres ne s’étonneront pas de constater amèrement, jour après jour, qu’un peuple ne peut avoir que la »démocratie" qu’il mérite !


    • tf1Groupie 30 juin 19:43

      Tu n’es plus à jour Robert : aujourd’hui la vraie cause c’est la décroissance.


      • Trelawney Trelawney 30 juin 20:03

        4 pays ont, aujourd’hui, un salaire minimum supérieur au Smic français

        Pour combien d’heures par semaine ?


        • Montdragon Montdragon 30 juin 20:55

          Très beau tout ça, à condition de relever les taxes aux frontières...et d’interdire le travail détaché..

          Ahahahahahah !!!


          • Auxi 30 juin 21:18

            @ Robert Gil


            OK, Robert mais… Les vieux, les malades et, surtout, les invalides, perpétuels oubliés ? Une pension d’invalidité, qu’on n’obtient qu’après moult contrôles, re-contrôles, re-re-contrôles, c’est 900 euros par mois, dont il faut déduire loyer et factures… Pas de loisirs (trop cher), pas de sorties (trop cher), pas de vacances (trop cher), pas de soins (trop cher), pas de vie sociale (trop cher)… Il ne fait pas bon être bancal et dépressif (oui, c’est une MALADIE, la dépression, pas juste un petit coup de blues)… Je suis resté UN AN sans un sou avant de toucher le premier euro, malgré un dossier médical en béton armé triple épaisseur, avec les huissiers à la porte, j’ai dû m’endetter lourdement pour ne pas finir à la rue après toute une vie de travail, et je suis malade d’avance quand je pense à la paperasserie démentielle qu’il me faudra fournir pour toucher une retraite de misère.

            JEUNES, NE TRAVAILLEZ JAMAIS, ÇA NE PAIE PAS !!!

            • gogoRat gogoRat 1er juillet 17:46

              @Auxi
               tout à fait d’accord, sauf sur une ’nuance ’ de taille :
               ce n’est pas parce que « ça ne paie » pas ,
               mais plutôt parce que cela cautionne et entretient une rhétorique fondée sur la fausseté
               ( La notion de travail n’est pas la même, ni d’un citoyen à l’autre, ni même seulement d’un contexte discursif à l’autre, entre les mêmes interlocuteurs ... alors, pour faire court et percutant, puisque notre millénaire est parti pour ne se baser que sur des coups de com’ ...)
              rappelons cette leçon de morale donnée par La Fontaine :
              ’ Ce qu’on donne aux méchants toujours on le regrette ’


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 juillet 10:38

              @Auxi
              JEUNES, NE TRAVAILLEZ JAMAIS, ÇA NE PAIE PAS !!!


              Mais s’ils ne travaillent pas, alors ils n’auront pratiquement aucun droit à une prestation sociale...

               :)

            • rocla+ rocla+ 4 juillet 11:04

              @Mmarvinbear


              @Auxi
              JEUNES, NE TRAVAILLEZ JAMAIS, ÇA NE PAIE PAS !!!


              Défilez derrière  des panneaux c ’est mieux..... smiley


              ah les cons ... smiley



            • Mmarvinbear Mmarvinbear 4 juillet 18:21

              @rocla+

              Vous me donnez un barème ?

              Pour avoir de quoi manger, c’est combien d’heures de manifestations ?

              Pour le logement, c’est combien de pancartes à porter ?

            • rocla+ rocla+ 4 juillet 18:29

              @Mmarvinbear


              Juste cela , 

              Pendant que les gogols à pancartes défilent , des milliers d’ artisans 
              font leur taf . 

              On demande plein de main-d’ oeuvre dans des vrais métiers ....



              Défiler à pancartes c ’est pourquoi faire  ? 

            • thomas abarnou 30 juin 22:00

              Revaloraliser le Smic viendra. Mais ce n’est pas la priorité. Car il vaut mieux avoir 1200 balles par mois que presque rien comme c’est le cas de trois millions de chômeurs, parfois en fin de droits. Donc voilà, le vrai problème d’abord ce n’est pas le salaire mais bien l’emploi. 


              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 30 juin 22:05

                @thomas abarnou
                Sauf qu’avec une monnaie commune, les salaires et l’emploi sont liés... Il y a 4 points d’écart entre le chômage de la zone euro et les pays de l’ UE qui ont gardé leur monnaie nationale.


                Quant aux malheureux pays hors de l’ UE et de l’euro, ils se portent très bien, merci, disent la Suisse, la Norvège ou l’ Islande....

              • foufouille foufouille 30 juin 22:12

                @thomas abarnou
                si crevure car avec 600€ de salaire tu survit.
                les chômeurs sont six millions depuis vingt ans. bourgeois.


              • thomas abarnou 30 juin 23:49

                @Fifi Brind_acier

                La monnaie unique c’est encore le bouc-émissaire des pseudos économistes de l’UPR. Non, c’est d’abord la conséquence de politiques industrielles que l’UE n’a pas aidé. Mais ces politiques, ce fut des choix nationaux, désastreux. L’Allemagne va très bien, les PB aussi, ils ont bien l’euro. Ce n’est pas une règle. 

              • thomas abarnou 30 juin 23:52

                @foufouille

                Si vous croyez que « bourgeois » c’est une insulte. Moi ca me va, mieux vaut être un bourgeois qu’un gros plouc. Quoi qu’il en soit le chomage c’est le problème numéro 1. Le fonctionnaire qui se plaint de son salaire alors qu’il a l’emploi à vie je trouve ça presque scandaleux personnellement. Et idem pour tout un tas de profession que l’on retrouve dans les cortèges des manifs, où les chomeurs sont absents. 

                Vous préférez donc une poignée d’ouvriers mieux payés que trois millions de travailleurs en plus. Chacun son choix. Je dirais que le votre est particulièrement égoiste, pour ne pas dire con. 

              • Auxi 1er juillet 00:09

                @thomas abarnou


                Toujours l’insupportable « c’est mieux que rien ». À ce compte-là, pourquoi pas 1000 balles ? C’est « mieux que rien ». Ou 800 balles, c’est « mieux que rien ». Ou 200 balles, c’est « mieux que rien ». Ou 5 balles. Si, si, cinq euros, c’est plus que zéro, et c’est « mieux que rien ».

                Avec une formule telle que c’est « mieux que rien », les SDF peuvent se contenter de faire les poubelles, c’est « mieux que rien ». C’est vrai, ça, il y a des pays où il n’y a même pas de poubelles, donc, c’est « mieux que rien »

                Malheureusement, la formule ne marche pas à tous les coups. Par exemple, je ne pense pas que je puisse payer le quart de mon loyer en disant à mon bailleur que c’est « mieux que rien ». À mon avis, il ne va pas être d’accord. Ou payer mon café matinal cinq centimes, parce que c’est « mieux que rien ». Je doute qu’un contribuable puisse payer le quart de son impôt, parce que c’est « mieux que rien ». M’est avis que l’administration fiscale ne va pas s’en contenter, et pourtant, c’est « mieux que rien ».

                « Mieux que rien » : la formule prêt-à-porter qui permet de justifier tout et son contraire. Dans le genre, je recommande « tout n’est pas parfait », ça marche aussi avec tout. Et, évidemment, « sakrédézemploi », imparable. Le Sida ? Sakrédézemploi (infirmières, laborantins, ambulanciers, aides-soignants, secrétaires médicales), vive le Sida, donc ! Surtout que la trithérapie, c’est « mieux que rien » !

              • thomas abarnou 1er juillet 00:28

                @Auxi

                Justement, moi je prône le plein emploi d’abord avant les 2000 balles pour tout le monde. Qui est l’egoiste dans l’histoire ? Celui qui défend ceux qui ont un emploi, ou celui qui défend ceux qui en cherche un ? Par exemple prenons les manifs contre la loi travail, que des cheminots, des métallos, des gens qui ont des statuts et de vraies protections. Où sont les clodos, les chomeurs, les gars des banlieues qui n’ont pas de boulot ? Vous les méprisez ces gens là, ce qui vous intéresse au fond c’est de gagner plus et de travailler moins si possible. Moi je m’intéresse à ceux qui déjà veulent un boulot avant de m’occuper de ceux qui ont la chance d’en avoir un. 

                Je me contrefous que vous ayiez un emploi. Si vous en avez un, vous avez déjà une sécurité que beaucoup n’ont pas, notamment les SDF que vous citez. Ce sont eux les pauvres, les vrais, pas les travailleurs - même si beaucoup vivotent. 

                Vous ne comprenez donc rien. Je défends le pauvre. 

              • Auxi 1er juillet 00:32

                @thomas abarnou
                le vrai problème d’abord ce n’est pas le salaire mais bien l’emploi. 


                Dans des champs de coton, en chantant le blues ? Sachez, monsieur Abarnou, qu’avant d’être quoi que ce soit d’autre, un emploi, c’est un SALAIRE. Vous croyez peut-être qu’on se lève aux aurores pour le plaisir d’avoir un emploi ? Avec salaire en option ? Au bon vouloir du patron ? Dans mon quartier, je me marre quand j’entends les commerçants, qui pour la plupart parlent comme vous, pleurnichent que les affaires vont mal. Cette bonne blague ! Leurs clients, qui sont des salariés, voient leurs revenus fondre à vue d’œil. Ils ne vont donc plus faire leurs courses qu’en comptant au plus près, et dépensent le moins possible. Quand les clients n’ont plus d’argent, les commerçants trinquent ! Ces crétins ne comprennent même pas que leur intérêt est que leurs clients – des salariés – aient de l’argent ! Il y a des régions entières sinistrées parce que les salariés n’ont plus assez d’argent, et que pour eux la fin du mois commence le quinze ! Et que donc, faute de clients solvables, les entreprises ferment, puisque les salariés ne peuvent plus payer… Si vous ne comprenez pas quelque chose d’aussi simple, je ne peux plus rien pour vous.

              • thomas abarnou 1er juillet 00:53

                @Auxi

                Evidemment, mais je considère que toucher le smic pour tout le monde se serait déjà bien. Comme vous le disiez plus haut, il y a entre 3 et 6 millions de chomeurs sans emploi et donc sans aucune ressource, même pas un smic bien souvent. Que fait on de ces gens là ? 

                Il faut d’abord endiguer le chomage puis nous reparlerons des salaires. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, c’est impossible. Soyez réaliste. Moi je choisis le camp de l’emploi. Vous celui du salaire. Il vaut mieux monsieur toucher 600 balles que rien. Pour l’instant il y a des gens qui ne touchent rien. Le smic ce n’est pas la panacé. J’ai connu. Très serré les fins de mois. Mais j’ai connu le chomage et il n’y a rien de pire que de ne pas avoir de travail, socialement, humainement, et financièrement. Pensez un peu à ça. Le chomage c’est le déclassement. L’emploi, même sans argent, c’est un statut, et c’est primordial. 


              • thomas abarnou 1er juillet 00:55

                @Auxi

                Vous avez un discours criminel et caricatural. Un vrai tract de manif. Le travail c’est une passion aussi, peut-être pas pour vous, mais ça je n’y suis pour rien. Mais le travail ce n’est pas un salaire, c’est un statut, une reconnaissance, une place dans la société. Si seul le fric vous intéresse c’est tout ce que vous aurez monsieur, de l’argent et un boulot de merde. Tant pis. 

              • thomas abarnou 1er juillet 00:59

                @Auxi

                Votre discours me révolte, il est d’un égoisme incroyable. Vous ne le voyez pas mais réflechissez un instant. Ce qui vous intéresse c’est de toucher 2000 balles. Mais ce que vous touchez en plus ne servira pas à payer un chomeur qui devrait entrer dans l’entreprise. Vos 2000 euros ne sont possibles que sur le dos des chomeurs. Plus il y a d’avantages dans un métier, plus les conditions d’accès à ce métier sont drastiques, plus la sélection est grande et plus la marginalisation est massive. Ne croyez pas que les patrons mettent les sous dans leur poche. Vu votre discours sur eux, vous ne devez pas en connaitre. Car le petit patron de PME, réalité de l’emploi en France, il ne roule pas sur l’or non plus. Sortez des caricatures. 

                Il faut trouver un compromis juste entre moins de chomage et des conditions convenables de travail comme dans toute démocratie. On ne peut pas tout exiger. On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. 

              • Auxi 1er juillet 01:13

                @thomas abarnou
                Vous ne comprenez donc rien. Je défends le pauvre.


                Ah bon, et moi, avec mes 900 euros mensuels, je suis quoi, sinon un pauvre ? Je n’ai pas d’emploi, je suis invalide, mais j’ai travaillé toute ma vie, depuis l’âge de seize ans, et j’en aurai soixante au mois d’août. Je suis issu d’une famille ouvrière et nous vivions à cinq dans un trois-pièces minuscule. D’autre part, pour des raisons qu’il serait fastidieux d’expliquer, surtout à vous, le « plein emploi » est une escroquerie politicarde. Il n’y aura plus jamais de plein emploi. Depuis la nuit des temps, l’homme a toujours cherché à alléger sa charge de travail, c’est sa pente naturelle. Et il y est parvenu. Croyez-vous vraiment que, sitôt qu’il a inventé la roue, l’homme a continué à porter son fardeau sur son dos, comme ça, juste pour le principe ? Vous prétendez défendre les pauvres mais, avec des amis comme vous, ils n’ont plus besoin d’ennemis ! Avec vous, ils auront des « emplois », mais qui leur ne permettront même pas de se loger décemment !

                Où sont les clodos, les chomeurs, les gars des banlieues qui n’ont pas de boulot ?

                Avec vous, ils auront du boulot. Pour un salaire de famine, mais ils auront du boulot. Lequel ne leur permettra ni de se loger décemment, ni de se nourrir convenablement, ni de s’habiller correctement, mais ils auront du boulot. Savez-vous que de plus en plus de jeunes restent chez leurs parents, alors qu’ils ont du boulot, mais tellement mal payé et précaire qu’ils ne peuvent payer les loyers de mafia pratiqués par les propriétaires privés, et que pour obtenir un logement social à Pétaouchnoque, à cinquante, cent, voire cent-cinquante bornes de leur domicile, ou, plutôt, celui de leurs parents, il y a des années d’attente ? (À moins que vous ne soyez un pote du maire ou du député, évidemment).
                Au risque de me répéter :
                 
                AVANT D’ÊTRE QUOI QUE CE SOIT D’AUTRE, UN EMPLOI, C’EST UN SALAIRE !!!

                Ce qui est totalement archaïque, réactionnaire, passéiste et, pour tout dire, pétainiste, c’est de subordonner l’existence d’un être humain à la fourniture d’un travail qui, que ça vous plaise ou pas, que vous le vouliez ou non, existera de moins en moins. L’avenir, c’est la redistribution des richesses – de qualité, fiables et durables – produites par des machines. Dans ma commune, même les balayeurs sont pourvus de machines qui leur permettent de travailler mieux tout en travaillant moins, pour le même salaire !

                Cette évolution est inéluctable et, si vous voulez défendre les pauvres, ne combattez pas pour un chimérique « plein emploi », mais pour un revenu universel de base, personnalisé selon la situation de chacun. Tout le reste n’est que foutaises et très mauvaise littérature.

                Je suis pauvre, et en tant que tel, monsieur Abarnou, je vous supplie de cesser de me défendre : vous m’enfoncez chaque fois un peu plus avec votre chimère du « plein emploi ».

              • Auxi 1er juillet 01:52

                @thomas abarnou
                On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. 


                Et encore une formule toute faite, qui permet de justifier tout et le contraire de tout ! Dommage que « les œufs », ce ne sont jamais ceux qui sont nés avec une cuiller d’argent dans la bouche, jamais les fils et filles à papa qui trouvent tout dans le berceau, qui passent leur vie en vacances, et qui pourront de toutes façons, même s’ils sont totalement incapables, reprendre la boîte de papa. Ces œufs qu’il faut casser pour faire une omelette dont les pauvres ne reçoivent jamais la moindre bouchée, ce ne sont jamais les propriétaires de trois villas avec piscine, genre Michel Drucker, ces œufs qu’il faut casser pour l’omelette, ce ne sont jamais des traders qui perçoivent en une nuit ce qu’un travailleur ne gagnera jamais en toute une vie, ces œufs qu’il faut casser pour faire l’omelette, ce ne sont jamais les fraudeurs fiscaux qui laissent aux pauvres que vous défendez le soin de payer leurs impôts à leur place, ces œufs qu’il faut casser pour faire l’omelette, ce ne sont jamais les politicards cumulards qui entassent leur fric volé à la collectivité dans des paradis prévus à cet effet, ces œufs qu’il faut casser pour faire votre fameuse omelette, ce sont toujours les très maigres droits sociaux arrachés au fil de l’histoire, le plus souvent dans le sang, ces œufs qu’il faut casser pour votre putain d’omelette, ce sont les soins dont les plus pauvres doivent se passer, ces œufs, c’est le chauffage dont je dois me priver au cœur de l’hiver parce que je ne pourrais pas payer, non pas mon gaz, mais les dividendes des actionnaires, ces autres œufs que vous ne cassez jamais pour faire votre omelette.

                Par pitié, Monsieur Abarnou, si vous voulez, en votre infinie générosité, défendre le pauvre que je suis, oubliez moi et, surtout, surtout, cessez de me défendre, je m’en charge.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er juillet 06:55

                @thomas abarnou
                Et comment voulez-vous développer l’emploi ?
                Alors que :
                les emplois industriels ont été massivement délocalisés, dans des pays à bas salaires.
                - les emplois de services aussi, chaque fois que cela a été possible (call centers, ou la comptabilité d’ Air France délocalisée en Inde etc).
                - à cause de la libre circulation des capitaux, des services, des hommes et des marchandises, organisée par les Traités européens.
                - et que les salariés français ont été mis en concurrence avec les autres salariés européens et mondiaux ?


                Il n’y a que l’ Allemagne qui ai tiré son épingle du jeu.
                ** Elle est en situation de monopole international sur les voitures haut de gamme et les machines outils.
                ** L’euro est 30, ou 40% plus bas que si elle avait gardé le mark, ce qui facilite ses exportations.
                ** Et elle dispose des bas salaires dans les pays de l’ Est, son tiers monde à elle.
                Expliquez nous comment vous faites, dans ces conditions, pour créer de l’ emploi ?

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er juillet 08:14

                @thomas abarnou
                Pourquoi le chômage ne baissera jamais en restant dans l’ UE ? A cause de N.A.I.R.U. Késako ?

                « NAIRU = »Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment« .Ou en français pour les aficionados de la langue : »Taux de chômage non accélérateur d’inflation".

                Proposition 1 :
                Le NAIRU est un paramètre qui indique que lorsque le taux de chômage diminue, alors l’inflation augmente.

                Proposition 2 :
                Or, pour le capital, l’inflation est mortelle, car elle érode ce dernier. L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers, avait dit l’économiste John Maynard Keynes.

                Donc en combinant 1 et 2, on obtient le
                Théorème de base du bon capitaliste :
                « Si l’inflation est l’ennemie du capital, alors le plein emploi est le pire ennemi des profits financiers ».




              • thomas abarnou 1er juillet 09:51

                @Auxi

                Votre situation est dramatique monsieur, et je ne me permettrais pas de la juger mais je maintiens ce que j’ai dit. C’est d’abord la priorité à l’emploi. Par contre dans votre cas, ce qui est anormal, c’est la faiblesse des aides à l’invalidité et de différentes aides tout court sans parler des retraites. Cela n’a pas rapport avec le smic puisque vous ne travaillez plus. 

                Votre milieu vous a appris que le travail est une torture et un salaire. C’est pourtant faux. Beaucoup de métier sont d’abord des métiers de passion. Alors évidemment on attend tous de gagner convenablement sa vie à la fin du mois. Votre vision du travail est absolument horrible et heureusement que tous les français ne la vivent pas. 

                Le plein emploi est une foutaise mais le salaire élevé pour tous est une foutaise aussi. Vous préférez donc être mieux payé et que d’autres ne le soient pas du tout. C’est toujours très egoiste malgré votre situation que je comprends. Je ne peux pas vous en vouloir mais ce que vous dites correspond à votre cas, et non à ce qu’il faut faire, de manière générale. 

                Le revenu universel est une belle idée, que je soutiens en partie, mais c’est aussi une invention capitaliste, contrairement au mythe. C’est un moyen de faire bosser énormément pour un salaire fixe qui ne sera jamais élevé au final. 



              • thomas abarnou 1er juillet 09:59

                @Auxi


                Je vous laisse vous défendre tout seul mais votre posture ne vous fera rien obtenir. Vous semblez ne pas comprendre la réalité du monde économique. Vous caressez le rêve d’un salaire à vie élevé pour tous. Or, il n’est pas possible. Les calculs montrent qu’il serait à peine supérieur au smic. Or, ce serait un épouvantable nivellement vers le bas et personne ne serait au final, riche. Tout le monde vivrait moyennement, ce serait plus que mauvais, dramatique. Car il faut quand même des riches dans une société. Quand vous contruisez une voiture faut bien que quelqu’un l’achète. Donc si personne ne peut se la payer, les ouvriers seront au chomage et sans boulot, malgré le salaire, ils seront isolés, sans vie sociale, affadis et totalement soumis à cette paye à vie de misère. Je l’ai vécu, je le sais. Et encore moi j’ai eu de la chance avec le chomage. 

                Vous ne comprenez pas que le travail ne se résume pas à un salaire. Vous ne le comprenez pas parce que vous avez du exercer un métier qui ne vous plaisait pas - et je le déplore, mais beaucoup de gens travaillent par passion, de l’artisan au médecin. L’identité d’un homme passe par son corps de métier, etc. Regardez le malheur social des chomeurs, isolés souvent, misérables. Le chomage ce n’est pas un bien. Il faut du travail. Mais ce travail ce ne sera pas celui d’hier. Il faudra de nouvelles qualifications, de nouveaux métiers etc.... C’est sûr que ceux qui attendent de bosser comme autrefois rêvent. 

              • pemile pemile 1er juillet 10:35

                @thomas abarnou « Or, ce serait un épouvantable nivellement vers le bas »

                Non, juste un nivellement équitable

                "et personne ne serait au final, riche. Tout le monde vivrait moyennement, ce serait plus que mauvais, dramatique.« 

                Soyez cohérent, qu’une énorme majorité vivent moyennement serait ni mauvais, ni dramatique, mais que l’infime minorité se gavant aujourd’hui, vive aussi moyennement serait mauvais et dramatique !

                 »Car il faut quand même des riches dans une société."

                Pourquoi ?


              • philouie 1er juillet 10:48

                @pemile
                D’autant que le problème n’est pas les riches mais les ultra-riches, c’est à dire non pas des gens qui vivent dans l’opulence mais des gens qui ont le pouvoir lié au poids financier.
                Pouvoir de faire et défaire les pays, faire et défaire les armées, financer la guerre pour plus de profit.


              • foufouille foufouille 1er juillet 11:20

                @thomas abarnou
                "je considère que toucher le smic pour tout le monde se serait déjà bien. Comme vous le disiez plus haut, il y a entre 3 et 6 millions de chomeurs sans emploi et donc sans aucune ressource,« 
                ça fait beaucoup de morts !
                c’est communiste un salaire identique pour tout le monde.
                 »L’emploi, même sans argent, c’est un statut, et c’est primordial. "
                tu pues l’esclavagisme.


              • foufouille foufouille 1er juillet 11:22

                @thomas abarnou
                « Quand vous contruisez une voiture faut bien que quelqu’un l’achète. Donc si personne ne peut se la payer, »
                c’est une voiture pour riches comme du caviar pour riches.


              • thomas abarnou 1er juillet 11:40

                @pemile

                Je ne parle pas des ultra riche. Seulement quand vous avez fait 8 ans d’études, que vous bossez 70 h par semaine vous méritez quand même un peu plus qu’un type qui bosse 35h. Je suis désolé. Quand on a des responsabilités, on se doit de gagner plus aussi. L’équité ce n’est pas l’égalité. Les salaire ne doivent pas être les mêmes pour tous. 

                Les riches font vivre des milliers d’emplois, les riches investissent, etc. Ils créent de la richesse, mais cela ne vous vient pas à l’esprit. 

              • thomas abarnou 1er juillet 11:41

                @foufouille

                Un salaire identique pour tous. Tous les travailleurs ni les travail ne se valent pas. Vous n’allez pas dire à un médecin qui bosse de nuit de gagner autant qu’un employé de bureau lambda. Ca n’a pas de sens. 

              • thomas abarnou 1er juillet 11:42

                @foufouille

                Non justement car l’emploi n’a rien de l’esclavage. L’emploi est un statut. L’esclave n’a pas de statut. Mais la question du salaire n’est pas ce qui définit un emploi. il n’y a que les gens qui ont un job de merde pour dire cela. 

              • pemile pemile 1er juillet 11:54

                @thomas abarnou "Seulement quand vous avez fait 8 ans d’études, que vous bossez 70 h par semaine vous méritez quand même un peu plus qu’un type qui bosse 35h« 

                Vous faites une confusion entre nombre d’heures et diplôme, c’est pitoyable comme argumentation  !

                 »Quand on a des responsabilités, on se doit de gagner plus aussi« 
                Un garagiste qui change vos freins a aussi une responsabilité de vie ou de mort.

                 »Les riches font vivre des milliers d’emplois, les riches investissent« 

                Les pauvres aussi, lorsqu’ils s’associent !

                 »Ils créent de la richesse"
                 smiley


              • foufouille foufouille 1er juillet 11:56

                @thomas abarnou
                "Seulement quand vous avez fait 8 ans d’études, que vous bossez 70 h par semaine vous méritez quand même un peu plus qu’un type qui bosse 35h"
                les études ont rien à voir, c’est pas un sacrifice. tes 70h ne sont pas obligatoires.
                tu as un truc appelé 3x8, tu ne gagnes pas plus de nuit. pareil pour le gardien de nuit qui n’aura pas un gros salaire.
                mauvais exemple avec le médecin qui est là pour soigner. si c’est pour le fric, il sera très mauvais.
                c’est souvent le cas.


              • foufouille foufouille 1er juillet 12:00

                @thomas abarnou
                Mais la question du salaire n’est pas ce qui définit un emploi.
                mais si, sauf pour un bourgeois esclavagiste. en dessous d’un certain salaire, se bousiller la santé n’est pas rentable, trop bas tu survivras juste. ce qui définit un emploi est bien le salaire sinon c’est du bénévolat.


              • thomas abarnou 1er juillet 13:57

                @pemile

                Un garagiste peut aussi très bien gagné sa vie. Je connais aussi des plombiers qui gagnent très bien la leur. Ce n’est pas qu’une question d’étude et de type métier ou d’horaire mais ça compte quand même. Quand on fait médecine, on ne va pas toucher le smic derrière, c’est absurde. Autant faire un emploi plus tranquille de bureau. Je suis contre le salaire fixe. il faut payer au mérite aussi et au temps et au type de responsabilité. Je souhaite des salaires équitables pas égaux. 

              • thomas abarnou 1er juillet 13:59

                @foufouille

                Non. Il n’y a que ceux qui un job qu’ils détestent pour dire ça. L’emploi c’est un statut dont le salaire fait partie. Point. Vous pourrez discuter tant que vous voudrez, vous ne résumez le travail qu’à un salaire. Or, on comprend mieux, avec une telle mentalité, que la France va mal, franchement. 

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Robert GIL

Robert GIL
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès