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Accueil du site > Actualités > Politique > Prenons des forces !

Prenons des forces !

Il est nécessaire et indispensable que tous ceux et toutes celles qui aspirent au changement réel et à l'avènement d'une société plus humaine, plus sociale et plus fraternelle profitent de l'été pour se ressourcer et pour se reposer.

Sans lire dans le marc de café, ni prévoir un mois de septembre chaud, je pense que nous allons avoir du pain sur la planche.

La Droite est balayée, Sarkozy est aujourd'hui un mauvais souvenir certes mais le nouveau président élu, débonnaire et ouvert s'apprête à nous préparer des lendemains qui ne chanteront pas.

Les premières annonces et décisions prises nous ont fait grincer des dents :

  • la limitation à 2% de l'augmentation du SMIC ;

le gel des minima sociaux tel que le RSA ;

l'augmentation maintenue et non contenue des tarifs du gaz et de l'électricité ;

le non doublement du plafond du livret A ;

les attaques du ministre de l'intérieur contre les camps de roms ;

la retraite à 60 ans, uniquement pour ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans ;

la reconduction des aides à l'école privée sans les limiter à ce qui est obligatoire....

Le président de la République et son premier ministre, débonnaire lui aussi à souhait(s) s'apprêtent à faire voter par le parlement, avec le renfort de la droite la fameuse règle d'or, c'est à dire dans le cadre du traité de Bruxelles, l'obligation pour l'Etat de limiter son déficit budgétaire.

Il faudra rogner sur les dépenses de santé et sur celles de l'éducation, respecter la concurrence libre et non faussée c'est à dire accepter que le soutien aux services publics devienne une peau de chagrin et que dans tous les secteurs la loi du marché soit prépondérante.

CETTE POLITIQUE EST NEFASTE !

Aucun parlementaire de gauche ne doit voter pour l'application de la règle d'or et pour la ratification du traité de Bruxelles.

Prenons des forces car le combat sera rude !

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Le mouvement social, c'est à dire les syndicats ouvriers et les associations d'éducation populaire et de défense des consommateurs ne doit surtout pas faire comme en 1981 .

L'attentisme et le respect du délais de grâce ont coûté très cher à un mouvement ouvrier et démocratique muselé par des dirigeants qui ne voulaient pas gêner l'action des "amis" au pouvoir.

Nous ne sommes pas les amis inconditionnels des membres du gouvernement, des députés et des sénateurs.

Nous avons une obligation morale et politique, c'est de défendre les intérêts moraux et matériels de tous ceux et de toutes celles qui ont été les victimes de la crise et surtout des politique néfastes qui ont conduit le pays à la ruine.

Prenons des forces pour préparer les combats nécessaires et indispensables contre le chômage et la vie chère et pour l'éradication de la pauvreté, pauvreté qui est une insulte à la raison !

Préparons une grande manifestation pour que la France ne ratifie pas le traité de Bruxelles.

Les peuples grecs et espagnols ont tracé la voie à suivre.

Jean-François Chalot


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12 réactions à cet article    


  • Vipère Vipère 2 août 2012 10:09

    Démosthène

    Posons le problème des heures sup autrement !

    Avant la défiscalisation des heures supplémentaires, celles-ci existaient déjà dans les entreprises et leur recours subissaient le versement des cotisations aux caisses correspondantes. 

    « Le travailler plus pour gagner » et la défiscalisation des heures sup a bénéficié aux salariés qui avaient déjà un emploi et au Patronat. Des avantages qui ont creusé un peu plus le déficit des caisses de solidarité et qui reposent sur l’ensemble des salariés. 

    Ce n’est pas aux élus qui ont rétabli l’équité entre les salariés auprès desquels, il faut agir, mais auprès des patrons.

    La gouvernance actuelle a toute faculté de supprimer les avantages accordés par la précédante.






  • gaston gaston 5 août 2012 09:56

    Tout à fait d’accord avec Vipère.


  • Vipère Vipère 2 août 2012 09:30

    Bonjour à tous

    « Le changement promis » à tous les Français est en latence !

    Les neurotransmetteurs n’ont pas encore envoyé le signal « du changement » aux tenants du Pouvoir !

     smiley smiley


    • joelim joelim 2 août 2012 14:27

      En fait les journalistes ont mal orthographié : le chant « je mens ».


      C’est ballot...

    • Dzan 2 août 2012 09:47

      C’est la lutte finale !!!
      Les gusses vont rentrer de vacances, les porte monnaie à sec. Les impots locaux ne tarderont pas à arriver.
      Le grand soir attendra.


      • spartacus spartacus 2 août 2012 10:19

        Les syndicats « ouvriers »...ne sont que des syndicats d’affiliés aux régimes spéciaux.


        Des syndicats sous perfusion du contribuable :
        Alors que dans tous les pays comparables 90 % des ressources des syndicats de salariés proviennent des cotisations de leurs membres et du placement de leurs réserves, en France les cotisations des membres ne couvrent que « 3 à 4 % » de leurs budgets.

        Ou va la richesse des syndicat, avec si peu d’adhérents ?
         « mises à disposition exagérées » de personnel et de locaux par des administrations et de grandes entreprises publiques et privées, subventions accordées sur les fonds de la formation, de la Sécurité sociale, de l’assurance-chômage, des handicapés, des assurances vieillesse complémentaires, du 1 % logement, subventions de l’Etat et des collectivités locales, etc.
        D’après le rapport, PERRUCHOT, les ressources des syndicats de salariés atteignent ainsi 4 milliards d’euros par an, soit 3 à 4 fois les ressources des syndicats anglais ou allemands, qui ont pourtant 5 à 10 fois plus de membres. Ces derniers ont en plus fonction sociale comme le reclassement, inconnu en France.

        Dépendance du lobby des entreprises publique qui les tiennent par les couilles.
        Les seules entreprises publiques rémunèrent «  30.000 à 40.000 » salariés mis à disposition des syndicats, la fonction publique en fournissant de son côté 14.000. Les mises à disposition de personnel et les autres avantages en nature non valorisés donnent une sur-représentation structurelle aux fonctionnaires et entreprises d’état. 

        Syndicats ou mafia ?
        Les experts comptables des comités d’entreprise sont toujours les mêmes. Le Salon des prestataires de services aux comités d’entreprises se tienne toujours à Montreuil, à côté du siège de la CGT, au moment où la CGT réunit tous ses secrétaires de comités d’entreprise ; Les archives comptables du Comité d’entreprise de la SNCF détruites par un incendie.

        Gestion douteuse
        Les comptes des confédérations non-consolidés avec ceux de leurs unions départementales et de leurs syndicats de branches,
        Comptabilité douteuse, détournements, absence de transparence.

        Bilans truqués :
        Les fonctionnaires mis à la disposition des syndicats de fonctionnaires ne figurent pas dans les bilans sociaux.
        Mises à disposition de personnel et les autres avantages en nature non valorisés donnant une sur-représentation structurelle aux fonctionnaires et entreprises d’état.

        Détournement des fonds des OPCA, Fongefor
        OPCA (organismes récoltant les cotisations obligatoires des entreprises pour la formation professionnelle).

        Les messages syndicaux ne se résument qu’a une seule orientation, préservation des monopoles d’état, services publics....Y’a bien longtemps que l’ouvrier ils ne le représentent plus.
        Le bordel çà va créer des emplois ?
        Ou le message c’est juste touchez pas à nos régimes spéciaux différenciés, on veut garder nos privilèges ?


        • CHALOT CHALOT 2 août 2012 10:29

          Spartacus confond encore une fois la fonction et la réalité des syndicats avec quelques scandales qui faut dénoncer mais qui sont le fait de fossoyeurs du syndicalisme !


          • paul 2 août 2012 10:52

            Comme peut le faire Moody’s, ce gouvernement est placé sous perspective négative par une grande partie des citoyens . Après la joie de chasser N.S., on rentre dans le dur .
             On sait que cette fameuse règle d’or va entrainer un serrage de ceinture dès la rentrée.
            La manifestation contre le traité de Bruxelles sera donc un point de départ important des prochaines luttes sociales .


            • Alex Alex 2 août 2012 13:31

              Monsieur Chalot,

              Je partage la grande majorité de vos idées sociales. Mais je pense qu’illustrer votre article par cet énorme poing levé est contre-productif (pourquoi pas la faucille et le marteau ?). Ce symbole me paraît plus un répulsif qu’un aimant.

              Je suis autant farouche anti-capitaliste qu’anti-communiste. Le communisme est une doctrine comparable en bien des points aux religions : sous le prétexte a priori généreux d’apporter le « bonheur » aux peuples, elle en a massacré autant de dizaines de millions que les religions, pour se terminer en accaparement du pouvoir par une nomenklatura de privilégiés au détriment de peuples entiers privés de liberté.

              D’autre part, je considère la prétendue fraternité que vous évoquez comme la composante la plus stupide de notre devise, car ce beau principe n’existe tout simplement pas.
              En revanche, la solidarité existe ; elle doit être encouragée, voire imposée si elle est insuffisante. En ce sens, l’ISF est une bon début. Mais il ne suffit pas.

              Le problème de notre gouvernement actuel est qu’il cache derrière des oripeaux « socialistes » une majorité d’économistes influents et de ministres convaincus des bienfaits du néo-libéralisme/mondialisme : l’acceptation des « règles » annoncée par Hollande lors de la délocalisation décidée par un conseil général socialiste en est la preuve.
              Il est très regrettable – mais significatif – que le gouvernement ait décidé de revoir sa copie suite à la grogne générale, alors qu’il pouvait prendre lui-même l’initiative de modifier ces règles dans un contexte s’y prêtant facilement puisqu’il ne représentait que quelques dizaines d’emplois. Le geste aurait été fort, et un bon début.

              Il faut donc maintenir une forte pression, mais sans entrer dans des discours ou attitudes « révolutionnaires » qui ne tentent – temporairement – qu’une petite minorité, au détriment d’un consensus beaucoup plus large, donc plus efficace.


              • Jean J. MOUROT Jean J. MOUROT 2 août 2012 18:55

                L’affiche choisie par Chalot date de Mai 68. Il est dû à l’atelier des Beaux-Arts qui n’était pas un repaire de communistes. Par ailleurs, le poing levé s’il est un symbole de lutte revendicative était avant tout le symbole de l’union des travailleurs, tous unis comme les doigts d’une main.

                La fraternité universelle n’existe pas, on peut toutefois y tendre.

              • lulupipistrelle 2 août 2012 20:47

                Queand on sait les rancoeurs familiales, quand toutes les mythologies ont mis en scène l’assassinat d’un frère par son frère... oui, le mot fraternité , dans notre devise nationale, m’a toujours paru de sombre augure... le mot « amitié », m’aurait davantage convenu.Mais c’était trop fort...


              • cliquet 2 août 2012 16:43

                Monsieur CHALOT
                Je souscris, bien que n’étant pas de gauche, à votre propos. J’aimerais toutefois, y apporter une (modeste) contribution.
                Avant d’envisager une action (quelle que soit sa forme) il me parait indispensable de connaître nos adversaires contre lesquels cette action doit s’exercer.
                3 simples questions :
                1) Que s’est-il passé exactement en 1910 sur l’ile de Jekill ?
                2) Pourquoi sont morts assassinés Abraham Lincoln et JF Kennedy ?
                3) Pourquoi avons nous, en ratifiant le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne, renoncé à notre droit souverain de « battre monnaie » ?
                Ce n’est pas une suite d’énigmes, les réponses sont faciles à trouver sur le web.
                Je pense qu’il apparait ensuite évident qu’aucun de nos dirigeants politiques n’a réellement ni les moyens ni la volonté de se mettre en travers de la route du petit nombre qui dirige la finance mondiale.
                Notre pays, comme les autres états européens que vous citez, est devenu l’otage d’une dette tellement colossale qu’ils ne la remboursera jamais. L’objectif de notre créancier, qu’on appelle pudiquement « les marchés », n’est d’ailleurs pas que nous remboursions cette dette, mais que nous continuions à emprunter en lui versant de plus en plus d’intérêts. Il faut donc que les ressources des états augmentent et que leurs dépenses diminuent pour avoir cette capacité de payer davantage d’intérêts.
                Battons-nous donc pour récupérer ce droit souverain qui aurait du rester inaliénable et qui est celui de fixer le cours de notre monnaie. Ne nous laissons pas leurrer par un pseudo clivage droite/gauche qui donne l’impression qu’une partie de l’électorat gagne ce que l’autre perd.
                Nous changeons simplement le conducteur de l’autobus mais pas son trajet.

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