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Accueil du site > Actualités > Politique > Présidentielle 2007 - le guide du votard

Présidentielle 2007 - le guide du votard

Si aucune campagne présidentielle n’aura autant passionné les Français que cette année, nous sommes encore nombreux à ne pas avoir arrêté notre choix. Pourtant, le dimanche 22 avril, il faudra voter pour un candidat, grand ou petit, le meilleur ou le moins mauvais, peu importe. Au final, le vote utile sera le nôtre ; un vote libre de tout calcul. Cet article se propose de comparer les quatre principaux candidats (le temps m’a manqué pour les autres) sur deux thèmes : leur profil, leur programme. Je ne prétends être ni exhaustif, ni objectif. Je ne peux que vous présenter une démarche honnête, fruit d’une analyse non partisane, puisque je n’appartiens à aucun clan.

1. Le profil des candidats

  1. Leur carrière politique

Jean-Marie Le Pen, le plus âgé des candidats (79 ans) a la carrière la plus longue. Il a été député national et député européen.

La carrière la plus riche et la plus variée revient à Nicolas Sarkozy qui, à 52 ans, a pratiquement tout connu : conseiller général, conseiller régional, conseiller municipal, maire, vice-président de région, député, député au Parlement européen, ministre du Budget, ministre de l’Intérieur, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Ségolène Royal, 54 ans, suit l’homme de Neuilly de peu : conseillère municipale, conseillère générale, conseillère régionale, présidente de région et députée, ministre de l’Environnement, ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées, enfin ministre déléguée à l’Enseignement scolaire.

Enfin, François Bayrou, 56 ans, se place au troisième rang en ce qui concerne l’expérience politique : conseiller municipal, conseiller général, député, député européen, ministre de l’Education nationale sous trois gouvernements.

b. Leur bilan ministériel

Ségolène Royal s’est fait remarquer par une forte activité dans les ministères de la famille et de l’Education Nationale, ses deux thèmes de prédilection. A l’Education, elle s’est principalement occupée des élèves en difficulté avec un résultat plus qu’incertain. Mais ce ministère est assurément le plus difficile à réformer, d’autant qu’elle n’était que ministre déléguée.

Le bilan de François Bayrou à la tête du ministère de l’Education nationale semble aussi contrasté. Agrégé de lettres classiques, l’enseignement et sa problématique sont de sa compétence. Il s’est principalement occupé des programmes, ce en quoi il a excellé. En revanche, il a subi une très forte contestation de la rue pour un projet qu’il a dû retirer. Selon la lecture, on pourra apprécier ce geste comme marque de dialogue ou le prendre comme marque de faiblesse.

Jean-Marie Le Pen n’a jamais été ministre, aussi n’a-t-il aucun bilan à présenter.

Nicolas Sarkozy paraît plus fort en communication que sur le terrain, puisque les résultats ne suivent pas la débauche d’énergie. On retiendra de son action des lois qui restreignent les libertés individuelles (fichage génétique, DADVSI...), les émeutes de 2005, les lois contre l’immigration, enfin le redressement d’Alstom. Fait rare sous la Ve République, il est souvent intervenu dans les domaines de ses collègues ministres. L’insécurité était son leitmotiv, mais elle semble n’avoir guère reculé.

c. Leur capacité à négocier, gérer une équipe et rassembler

Nicolas Sarkozy est incontestablement le meilleur négociateur, qui sait à la fois séduire et impressionner, voire intimider (comme Edgar Hoover ?). Tombé en disgrâce après avoir soutenu Balladur, on se demande toujours comment il a pu liquider le RPR et la chiraquie au profit d’un parti dévoué à sa personne. Constatons qu’il a su fédérer des personnalités très différentes autour de son projet, sans couac, à l’exception du ministre Azouz Begag et du gaulliste Dupont-Aignan. Sa nature irascible et ses propos indignes d’un homme d’Etat semblent se révéler chaque jour davantage, ce qui est fâcheux en ressources humaines.

L’entourage de Ségolène Royal est assez incertain et trahirait peut-être des difficultés à gérer une équipe comme à rassembler. En tout cas, elle ne fait pas l’unanimité dans son camp. D’abord, des dignitaires socialistes dissidents, Spartacus, ont appelé à voter Bayrou, relayés par Rocard et Kouchner qui souhaitent une alliance avec le candidat centriste dès le premier tour. Enfin, tout le monde conserve l’épisode Eric Besson en mémoire. Il faut toutefois reconnaître la capacité de madame Royal à s’imposer dans un monde d’hommes alors qu’elle fut un temps une cible privilégiée des médias en raison de ses impairs. De plus, elle a hérité d’un parti totalement désuni, prêt à imploser. Autant de données à prendre en considération pour relativiser sa responsabilité personnelle.

Jean-Marie Le Pen possède de nombreux atouts. C’est un homme charismatique, un leader né, aussi séducteur qu’éloquent. Fin stratège, il a construit un parti ex-nihilo malgré l’opposition des médias, et se retrouve dans la « bande des quatre » après l’avoir longtemps fustigée. En ramenant Bruno Mégret dans son giron, il a su dépasser les conflits personnels. Le Breton a donc prouvé ses capacités de chef et de négociateur et commence à rassembler quelques intellectuels. En revanche, s’il est élu, il lui faudra rassembler plus largement et travailler avec « l’establishment » qu’il n’a cessé de dénoncer. Cela semble très difficile.

François Bayrou est moins autoritaire que ses compagnons. Plus diplomate aussi. Il a cependant « musclé son jeu » lors de cette campagne, attitude qu’il avait déjà adoptée auparavant. En effet, lors de la constitution de l’UMP, de nombreux centristes avaient cédé aux sirènes sarkozystes mais Bayrou a tenu bon avec l’aide de quelques fidèles. Il s’est également opposé à l’UMP en votant une motion de censure avec les socialistes. Candidat naturel de son parti et homme de dialogue, François Bayrou semble capable de travailler avec de nombreuses personnes.

  1. Leur capacité à représenter la France à l’Etranger

Nicolas Sarkozy est le mieux placé sur ce terrain. S’il n’a pas encore la stature d’un homme d’Etat (et ses écarts de langage sont indignes d’un homme de qualité), à l’inverse de De Villepin ou Chirac, il a suffisamment d’atouts pour représenter la France auprès de nos partenaires. Mais Nicolas Sarkozy délaissera-t-il l’Europe au profit de l’Amérique des néoconservateurs ?

Ségolène Royal pourra compter sur le soutien de nos partenaires européens, comme vient de le rappeler le Premier ministre espagnol. Sa qualité de femme aura son importance, ainsi que sa naissance en Afrique. Elle saura redonner à la France une véritable politique africaine, or ce continent constituera un enjeu majeur des luttes stratégiques du XXIe siècle.

François Bayrou, européiste convaincu, n’aura aucun mal à travailler avec les Européens et possède des réseaux aux Etats-Unis.

L’élection de Jean-Marie Le Pen créera en revanche une crise institutionnelle de premier ordre au sein de l’Europe, et provoquera le mécontentement de nos partenaires occidentaux, avec toutes les conséquences que l’on peut deviner. Une fois ce séisme passé, la Realpolitik prendra la mesure de toutes les autres considérations. Son élection accélérerait le réveil des nationalismes en Europe.

 

 2. Le programme des candidats

La présentation du programme de Nicolas Sarkozy est désagréable. Le document n’est pas aéré, les caractères sont difficiles à déchiffrer. Ce document, qui ne respecte pas le destinataire, est avant tout narratif : on raconte beaucoup, on informe peu, on n’argumente pas du tout. Il en ressort que l’émetteur n’a pas la volonté de convaincre ni d’expliquer. Dès les premières lignes, l’auteur déclare « Je ne peux pas tout y dire », que l’on peut interpréter par « faites-moi confiance ». Non seulement le document ne dit pas tout, mais il dit peu. Peu de chiffres, rien sur les moyens pour accompagner le programme. C’est avant- tout un catalogue d’intentions. De « rupture tranquille », il n’y a pas. Au contraire, le programme apparaît comme une suite logique de la politique menée jusqu’ici. On n’y trouvera rien qui puisse effrayer ou rassurer. On ne perçoit aucun souffle profond, aucune idée novatrice, aucune ambition, ce qui est décevant de la part d’un homme qui se veut réformateur. Il y a certes ici ou là quelques mesurettes, mais aucune révolution. On distingue cependant deux lignes de force. D’abord, une culture du travail, du mérite, de la responsabilisation individuelle, d’autre part, une baisse de la fiscalité. On se demande alors comment le candidat Sarkozy peut compter sur le seul retour à l’emploi pour financer toutes ses promesses. Il ne prend pas en compte la résistance des employeurs et des salariés, le contexte (économique et politique) international, bien qu’il prône la préférence communautaire. Au final, ses propositions économiques tiennent plus du pari hasardeux que d’une réflexion posée.

La présentation du programme de Ségolène Royal est artisanale, mais également plus claire. Sa lecture est rendue agréable et le lecteur est respecté. Le style est simple et direct. Pour chaque thème, un historique des débats participatifs précède les enjeux et les propositions. On sent un effort d’explication et d’explicitation. Les données chiffrées sont en plus grand nombre que chez le candidat de l’UMP, mais encore trop rares. Les thèmes sociaux sont bien plus détaillés et approfondis ; ils reflètent une connaissance de la société et des préoccupations quotidiennes des Français que l’on ne retrouve pas chez Sarkozy. Le volet social est donc maîtrisé. En revanche, le volet économique est réduit à sa plus stricte expression, le travail et le monde de l’entreprise sont insuffisamment représentés. Plus surprenantes sont les nombreuses propositions communes avec le candidat de l’UMP (sécurité sociale professionnelle, investissement dans l’innovation et la recherche, création d’un service public d’orientation, fermeté face à la délinquance, modification de la composition du Conseil national de la magistrature, revalorisation du rôle du Parlement, autonomisation des universités). Le volet environnemental est également plus précis, avec des propositions concrètes. De même, le programme présente les contours de sa politique internationale quand Sarkozy propose surtout de conduire la France à intervenir dans les conflits. Si ma lecture fut conduite par un préjugé négatif, ce programme mérite qu’on s’y attarde.

Il en va de même pour le programme de Jean-Marie Le Pen dont la présentation est indubitablement la plus professionnelle. Ce programme est dense, complet, chiffré, argumenté, avec un renvoi à diverses sources. Le candidat du Front national ne se contente pas d’énumérer des intentions. Il veut prouver. Son langage est aussi le plus agréable. C’est un travail d’argumentation on ne peut plus sérieux, celui qui dans sa forme respecte le plus le lecteur. Le programme aborde naturellement les thèmes récurrents et bien connus du Front national : immigration, préférence nationale, souveraineté de l’Etat-nation, renégociation des traités européens, référendum d’initiative populaire. A la lecture du programme, Jean-Marie Le Pen est le seul des quatre candidats à pouvoir se qualifier de patriote. Le programme économique se dévoile également, d’inspiration nationale-libérale et poujadiste. Le Pen critique à la fois « l’Etatisme, le mondialisme ultralibéral, et un syndicat archaïque et non représentatif », et propose de « libérer le travail et l’entreprise de l’étatisme, du fiscalisme et du réglementarisme ». En fait, sont visées « la dérive financiariste du capitalisme » et « l’ouverture des frontières économiques avec le dumping social que l’on connaît ». L’extrême gauche sera ravie puisque Le Pen souhaite supprimer 50% des subventions d’Etat aux entreprises et lutter contre la mondialisation. Il propose également de baisser les impôts. On regrettera les incertitudes du volet social. Si le programme est trop riche pour le traiter comme il convient ici, il mérite une lecture attentive. Un point très inquiétant : la transformation du Conseil constitutionnel, or ce conseil est le gardien de la République française.

La présentation du programme de François Bayrou est résolument la plus moderne. On n’y trouvera cependant ni explication, ni argumentation, peu de chiffres. Si on met de côté l’historique des débats participatifs, ce programme se rapproche de celui de Ségolène Royal sur le plan de la densité. Il s’agit d’un programme assez innovant sans toutefois être complètement original dans ses lignes principales. En effet, les deux emplois sans charges pendant cinq ans (à l’exception des 10% pour les retraites) pour un CDI sont une révolution puisqu’ils s’appliquent au monde de l’entreprise, non pas aux administrations. Ce sont donc des emplois qui créent de la valeur ajoutée. Son « small business act à la française » est également intéressant et sera de nature à favoriser l’environnement économique des TPE/PME. Notons également la volonté de développer l’économie sociale et solidaire, sans toutefois que le candidat précise comment il souhaite l’organiser. L’investissement dans la recherche (5%/an pendant cinq ans) est également présent, accompagné d’une exemption d’impôts sur le revenu pour les brevets déposés en France. François Bayrou, tout comme Ségolène Royal, inscrit la relation de l’Etat avec ses partenaires sur le mode du dialogue, non du rapport conflictuel. Sur le plan institutionnel, on pourra noter l’instauration de la proportionnelle pour la moitié des sièges au Parlement. Bayrou réaffirme sa confiance dans le corps enseignant et la carte scolaire, et souhaite créer « dans chaque établissement des classes d’excellence ». Il veut, comme les autres candidats donner plus de moyens aux universités et les rendre davantage autonomes. Il est le seul à écrire clairement : « Mettre en œuvre les propositions du Pacte écologique de Nicolas Hulot » et proposer un moratoire sur les OGM, renforcer la protection des consommateurs en autorisant les « class actions ». Au final, il s’agit d’un programme humaniste, dans le ton, dans les thèmes, dans l’approche, mais peut-être pas assez audacieux.


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77 réactions à cet article    


  • Gilles Gilles 18 avril 2007 12:44

    Et alors, pourquoi n’aborder que les programems de la « bande des 4 » ? Et les autres ? même pas une ligne....navrant !

    Surtout qu’à vous lire, on a pas vraiment envie de voter pour l’un d’entre eux


    • NicolasRjsk 19 avril 2007 12:57

      Vas y toi si ça te chante, fais un article sur schivardi, nihous et de villiers... je sens que ça va être passionnant... lol... schivardi... une caricature ambulante ce mec !!


    • Arthur Arthur 19 avril 2007 14:39

      J’ai proposé ce documentaire édifiant sur Sarkozy à Agoravox mais pas de réponse de la rédaction. A J-4, la vérité doit sortir :

      La vérité sur Sarkozy


    • Arthur Arthur 19 avril 2007 14:40

      J’ai proposé ce documentaire édifiant sur Sarkozy à Agoravox mais pas de réponse de la rédaction. A J-4, la vérité doit sortir :

      La vérité sur Sarkozy


    • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 18 avril 2007 12:45

      @ l’auteur

      Excellente analyse pour un observateur étranger et ami de la France. Je ne manquerai pas de consulter également l’analyse proposée par jps.

      Bon dimanche à la France.

      Pierre R.

      Montréal (Québec)


      • Tristan Valmour 18 avril 2007 16:21

        @ Pierre.

        Merci. Moi aussi j’apprécie votre patrie.


      • Statis Statis 18 avril 2007 17:40

        Cet article se veut objectif mais je le trouve orienté. Je donne quelques exemples sur N. Sarkozy.

        Il faudrait argumenter davantage l’affirmation « Nicolas Sarkozy paraît plus fort en communication que sur le terrain, puisque les résultats ne suivent pas la débauche d’énergie. » Le bilan depuis 2002 est bien plus nuancé que vous voulez le faire croire. Par exemple, l’installation des radars et la chute du nombre de morts sur la route, la baisse du nombre de vols et agressions (www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp ?ref_id=NATSOS05301&tab_id=446)...

        De même il faudrait argumenter davantage « Sa nature irascible et ses propos indignes d’un homme d’Etat semblent se révéler chaque jour davantage, ce qui est fâcheux en ressources humaines ». Il faudrait que vous citiez une dizaine de ses propos indignes et que vous montriez en quoi ils le sont. Et vous pourriez faire de même du côté de J.-M. Le Pen qui en a sorti de bien belles de mémoire (Durafour crém...). Vous pourriez regarder aussi du côté des deux autres.

        Egalement « Nicolas Sarkozy est incontestablement le meilleur négociateur. » Cela est contestable : S. Royal n’est pas en reste puisqu’elle a réussi à devenir le candidat des socialistes.

        Enfin, « la présentation du programme de Nicolas Sarkozy est désagréable ». Je n’ai pas eu cette impression. En revanche, j’ai cherché sur le net les programmes des candidats et c’est celui que j’ai trouvé le plus facilement avec celui de S. Royal.

        Du coup un doute m’assaillit. Le reste est-il du même acabit ? La subjectivité déguisée.


      • Tristan Valmour 18 avril 2007 21:48

        @ Statis

        Je comprends vos réserves au sujet du traitement fait à Nicolas Sarkozy, et je vais vous répondre. D’abord, vous remarquerez qu’il ne s’agit pas d’un texte argumentatif. Ma problématique n’était pas de convaincre. Je n’ai pas argumenté, je n’ai pas indiqué ma préférence, je n’ai pas appelé à voter pour tel ou tel candidat. Comme je l’ai dit plus bas, mon vote était incertain. Il s’est décidé au cours de la rédaction de cet article, après analyse et recoupement des éléments. Je me suis basé sur le programme des candidats que l’on trouve sur leurs sites, soit plus de 170 pages au total. Cet article est déjà long, je ne pouvais en dire plus. J’invite les lecteurs à lire les programmes.

        J’ai effectivement réservé à Nicolas Sarkozy un traitement particulier puisque je l’ai épargné ! En traitant son profil j’ai même été cynique en me disant « ces mots, ces attitudes, il ne les a pas tenus envers toi ; ne te base que sur la fonction de Président ». Or ma réflexion m’a conduit à dire qu’il n’avait pas le profil psychologique pour être Président. Honnêtement, accepteriez-vous, dans votre milieu, qu’une personne faisant autorité se comporte comme lui ? Pas moi. Certes, Le Pen, et même Royal ont dérapé. Ce n’est pas plus excusable. La différence, c’est qu’ils n’étaient pas Ministre d’Etat ! Il y a une grande différence. Tous ses dérapages n’ont pas été radiodiffusés. Lisez le livre d’Azouz Begag, ou d’autres témoignages, vous en trouverez plus de dix.

        Pourquoi Sarkozy est-il plus fort en com’ que sur le terrain ? D’abord, je reconnais les efforts portés sur la baisse du nombre de morts sur les routes. Un grand bravo. Quant à la baisse des vols et des agressions, c’est à voir. Les crimes et délits ont augmenté dans leur ensemble (je n’ai plus les sources en tête, je les retrouverai).

        Sarkozy est quelqu’un de très actif, qui veut tout faire, tout diriger. Tantôt il remplace le ministre de la Justice, tantôt il remplace le ministre des Affaires Etrangères. C’est un beau parleur, un séducteur. Mais son bilan est catastrophique. Mesurons l’étendue des pouvoirs de Sarkozy :
        -  Président de l’UMP, il a pouvoir sur la majorité des cadres du parti et des parlementaires. Seuls les chiraquiens pouvaient lui faire de la résistance. De Villepin (nommé mais jamais élu), Premier Ministre, a besoin du soutien des parlementaires sarkozystes. Donc le vice premier ministre Sarkozy dirige en réalité le gouvernement... sans doute (mais j’extrapole peut-être) avec des méthodes à la Hoover pour s’assurer au mieux le soutien des plus réfractaires, au pire leur neutralité.
        -  Il dirigea des ministères-clefs. Il ne lui manquait que les Affaires Etrangères. C’est dire son rôle important dans la politique du gouvernement.

        Quand on fait un bilan, on compare la situation « avant » et « après ». Je pourrai retracer l’ensemble de la politique de Sarkozy - et c’est ce qu’il faudrait faire -, mais cela prendrait trop de temps. Pour simplifier, il suffit de se demander : la situation est-elle meilleure aujourd’hui ?

        Bonne soirée


      • info_constit_euro 18 avril 2007 12:46


        Depuis la victoire du 29 Mai 2005, le patronat, à travers son bras armé politico-médiatique, n’a de cesse de faire payer aux classes populaires son refus du rouleau compresseur libéral européen en attaquant systématiquement leurs derniers moyens de lutte collective que sont le syndicalisme et le communisme.

        En écho à la chasse aux sorcières de Pologne ou de Tchéquie, et profitant du déclin du PCF après de longues années de dérive, une vaste campagne anti-communiste basée sur des sondages « réajustés » (rappelons-nous que Mme Parisot est à la fois présidente de l’IFOP et du MEDEF), sur un mépris systématique des classes populaires, sur un discrédit de la gauche antilibérale et enfin sur des divisions et des re-divisions.

        Peut-on laisser le champ libre au saccage de nos services publics, de notre droit du travail, de nos emplois, de nos retraites, de notre sécu, quand les profits, les exonérations fiscales, les aides publiques aux entreprises et les parachutes dorés des grands patrons battent des records ?

        Il est temps que les classes populaires s’unissent pour défendre leurs droits, leur honneur, leur histoire, pour peser réellement et utilement à gauche et engager un mouvement de reconquête en accusant sans se voiler la face son véritable ennemi : LE CAPITALISME SOUS TOUTES SES FORMES !

        Pour dire NON à la « bande des 4 » Royal-Bayrou-Sarkozy-Le Pen qui amuse tant nos médias comme le feuilleton « OUI-OUI » il y a 2 ans, lisez et diffusez largement le tract http://info.constit.euro.free.fr/2007_a_gauche http://info.constit.euro.free.fr/2007_a_gauche/la_bande_des_4.pdf

        Le collectif info.constit.euro


        • Romain Baudry 18 avril 2007 14:25

          C’est tout de même bien de la faute des candidats de la gauche anti-libérale si on ne parle pas beaucoup d’eux. Après la victoire du Non au TCE, ces partis avaient la possibilité de rebondir en s’unissant derrière une seule bannière pour les présidentielles. Ils auraient pu présenter un « grand » candidat, qui se serait imposé dans le débat politique, aurait rassemblé les classes populaires (de plus en plus entraînées vers Le Pen) et aurait pu espérer un score de 15-20 %, voire une place au second tour.

          Mais non. Les intérêts personnels et mesquins ont prévalu, aucun parti n’a accepté de renoncer au prestige de présenter son candidat à lui à l’élection présidentielle. Quatre candidats (cinq, si on compte Schivardi) représentent la gauche anti-libérale et vont se partager son électorat... avec des conséquences aisément prévisibles.


        • JL François Marie 18 avril 2007 16:22

          Il ne faut pas sous estimer la force des partis. Pourquoi croyez-vous qu’il y a eu des primaires au PS ? Pourquoi Fabius s’est-il ’rangé’ ? Parce qu’il sait que sans le Parti, il n’avait aucune chance !

          Quelle doit être la stratégie des anti libéraux ? Constituer une alternative à gauche, un grand parti réuni, sur les ruines du PS, ce parti noyauté par les bobos qui font obstacle à un vrai parti des classes laborieuses, contre les classes de la finance.

          « L’homme économique », dont l’unique affaire est l’égoïsme, dont la prudence est le seul trait d’humanité, ne présente aucune utilité pour les tâches de l’industrie moderne« (Thorstein Veblen, in »La classe de loisir", page 158 pour la démonstration, et l’ouvrage pour plein d’autres choses encore plus pertinentes).

          JL


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 18 avril 2007 20:12

          Il est vraiment stupéfiant qu’encore aujourd’hui, certain prolonge les discours archaïques du XIXè . Que des personnes fassent encore référence à Marx ou à Proudhon montre dans quelle sclérose mentale ils se trouvent.

          Tout les modèles communistes ou archéo-socialistes ont montré leur inadéquation avec le monde réel. Quand ces principes ont été appliqués ils ont créé le pire monstre, et le plus barbare. Dictature implacable et terreur d’Etat. Appauvrissement généralisé, administration pléthorique.

          Et quand ces beaux principes ont voulu devenir des instruments de prédiction (puisqu’ils se prédendaient scientifiques) ils se sont trompé sur toute la ligne : Les multinationales devaient devenir de plus en plus importantes et absorber tous les autres, en appauvrissant le prolétariat. C’est tout le contraire : les grandes firmes d’il y a un siècle ont quasiment toutes disparues, les géant d’aujourd’hui n’existaient pas il y a seulement vingt ou trente ans : Microsoft, AOL, Google, Dell, ...

          L’idéologie selon laquelle les pauvres s’appauvrissent est de la pure propagande. Rien qu’en France, le SMIC (en pouvoir d’achat) a triplé depuis mes années cinquante 323 euros en 1950, 1357 euros en 2005 (sources INSEE en Euros constant valeur 2005, revenu mensuel brut 169 heures). Et pourtant en France, nous ne somme pas, hélas, les champions en terme de libéralisme.

          Idem pour le rapport revenu du travail et revenu du capital : Le Cerc (dirigé par J. Delort, et ayant Nicole Notat parmi ses membres) déclare dans un rapport sur la France entre 1993-2005 : « Le partage de la valeur ajoutée apparaît remarquablement stable. » ... « ... grande stabilité du partage salaire-profit sur la période étudiée, [...] se situant approximativement au niveau antérieur aux déséquilibres ayant suivi le premier choc pétrolier... ».

          On peut toujours nier l’évidence, et parler du complot des multinationales, ça fait du bien !

          Mais de grâce, ne cherchez pas à nous apitoyer sur l’absence de commentaire sur les discours aliénés et hors du temps des leaders gauchistes.

          Six candidats d’extrême gauche, cela fait ... cinq de trop. Une position extrêmiste est toujours utile. Donc Le Pen et un gauchiste c’est bien. Plus, c’est beaucoup trop. Sans compter que six gauchistes, cela fait six fois plus de temps d’antenne pour des personnes qui ne représentent pas grand chose. Et ça multiplie le coût de la campagne. On a pas besoins de ça !


        • nerol 18 avril 2007 13:04

          « Je ne prétends être ni exhaustif, ni objectif... » ... et pourtant, vous y parvenez presque, à l’objectivité, et sur un terrain particulièrement difficile. Bravo pour cet article qui m’apprend peu, mais d’une belle qualité de forme et de fond.


          • non666 non666 18 avril 2007 13:34

            Quelques oublis.

            Est ce un hasard ?

            Vous n’oubliez pas que sarkozy a mis la main sur la mairie de Neuilly, un temps, mais vous oubliez qu’il a surtout eté et est encore le patron du 92...sa mairie de paris a lui qui lui paie quand meme sa campagne.

            Vous citez sa proximité avec les neo-cons, mais vous oubliez qu’il a montré du doigt « l’arrogance française » a resister aux etats unis. Or a cette epoque, a part une poignée de lobbyiste pro-Israeliens, il n’y avait aucun français authentique et exclusif a contester cette position...

            Sarkozy ne nous facherait pas avec les etats unis , la grande bretagne et Israel, c’est sur... On peut meme dire qu’il travaille pour eux !

            « L’élection de Jean-Marie Le Pen créera en revanche une crise institutionnelle de premier ordre au sein de l’Europe, et provoquera le mécontentement de nos partenaires occidentaux, »

            Nous ne pouvons pas facher l’Occident, NOUS SOMMES l’OCCIDENT.

            Ce n’est pas parce que les etats unis et leurs pions ont redefini, les uns après les autres, tous les concepts geopolitiques, a leur profit, que cette reecriture est la vérité.

            L’Occident est ce qui est a l’ouest du Rhin, en Europe. Au dela , commence la mittel-Europa. L’Amerique, cela va de la Patagonie au Canada, il n’y a pas que l’amerique dedans ! Les yankees ont la facheuse tendance a s’inviter dans tous les ensembles geostratégiques ou ils ne sont pas, a ce pretendre les seuls digne de representer le tout quand ils ne sont qu’une partie, a expulser les autres de leurs zones d’influence.

            A coup de vocabulaire.


            • Romain Baudry 18 avril 2007 14:29

              « Nous ne pouvons pas facher l’Occident, NOUS SOMMES l’OCCIDENT. »

              L’auteur parle de « nos partenaires occidentaux », c’est-à-dire des pays occidentaux qui ne sont pas la France. Est-ce vraiment si difficile à comprendre et cela justifie-t-il de s’offrir une énième diatribe anti-américaine ?


            • non666 non666 18 avril 2007 15:05

              Oui, car il devrait dire « nos partenaires europens » si c’est de cela dont il s’agit ou « nos partenaires atlantistes ».

              Parce que l’Occident est toujours utilisé par les yankees quand ils veulent influencer NOS choix mais jamais quand ils parlent des etats unis... « L’Amerique aux americains » , c’est de qui déja ?

              Il y en a d’autres comme cela : la societé judeo-chretienne par exemple.

              C’est un objet qui n’est vendu que chez nous, en Europe, jamais chez eux, en Israel... Pret a partager notre espace, mais jamais le leur !


            • tvargentine.com lerma 18 avril 2007 13:41

              Oui,le mauvais choix de la candidature socialiste et le manque total de visibilité sur le projet de soeur ségolène Royal qui voudrait substituer l’idée socialiste en idéal de la compassion sociale,nous raméne au Rocardisme de la création du RMI.

              Rappelons que Michel Rocard à créé le RMI pour mieux s’attaquer au système social et y injecter une dose de libéralisme économique,dont nous pouvons constater qu’elle n’a fait que rendre la précarité durable.

              Et bien,nous avons entre nos mains,de quoi remettre les pendules à l’heure.

              Oui,mes convictions sont socialistes mais je ne voterais pas ROYAL

              Pourquoi BAYROU ?

              C’est le seul candidat crédible de contestation qui battra Nicolas Sarkozy (qui focalise beaucoup de crainte,de peur,de haine en lui et sur lui).

              Ensuite,viendra le temps des législatives et ici,nous aurons la possibilité de pouvoir reconstruire des majorités autour d’idées et de projets avec des perspectives et non de compassions sociales.

              D’ou,le choix de BAYROU qui est pour une dose de proportionnelle,garante d’une meilleure représentativité des citoyens de ce pays

              Voila,pourquoi ,je vais faire LA REVOLUTION,tranquille ce 22 avril 2007 et si,comme je le pense,et comme le dise les gens autour de moi,cela sera bien un vote revolutionnaire

              Pourquoi voter pour l’extrème gauche,alors que la révolution est possible en se servant de BAYROU ?


              • Wilfried SERRE Wilfried SERRE 18 avril 2007 14:36

                Amis de gauche,

                Pour moi, en plus de ma conviction que Bayrou est le président qu’il nous faut, l’essentiel est que Sarkozy, cette graine de dictateur, ne passe pas. Ce dernier mettra fin à tous nos espoirs de changement vers un monde plus juste. Alors, pour vraiment éviter cela, je suis obligé de soutenir de façon insistante le vote Bayrou. Pour moi en plus de son projet et son programme dans lesquels je me retrouve, voilà un autre argument de voter Bayrou, et cela de façon honnête et sincère :

                Amis socialistes, amis écolos, vous qui voulez plus d’équité, de solidarité, de cohérence : « voter Bayrou au 1er tour, ce n’est pas trahir vos idées socialistes ou écolos. Même, c’est peut-être la meilleure façon de les défendre, surtout à partir du 6 mai ! Faisons sortir nos idées des affinités partisanes. Donnons-leur la chance qu’elles deviennent du concret ! Ne donnons aucune place au risque Sarkozy. Faisons le bon choix dès le 22 avril ! »

                Je n’aime pas le vote utile... mais je dois reconnaître qu’il y a une certaine urgence. Pas de Sarko, pas de sarko.

                Pour Ségo, les carottes sont cuites. Soyons réalistes ! Bové et Besancenot vont cartonner, même en milieux urbains. En partie dommage pour Ségo ... mais il ne fallait pas faire du Sarko de gauche... Aux socialistes de faire une très bonne campagne législative et de défendre leurs idées... on en a besoins !

                Bon vote et bon vent Wilfried

                PS allez sur http://www.democratix.com/


              • jujubinche 18 avril 2007 16:35

                Commencez donc par voter socialiste, parceque, jusqu’à preuve du contraire, Bayrou n’a jamais été en position de passer le premier tour.

                Il l’aurait été si ses militants avaient fait leur boulot, c’est à dire ramener à la raison les républicains de droite égarés avec sarkozy. Alors, peut être, nous aurions pu réver un deuxième tour qui honore la france, un Royal/Bayrou qui aurait peut être signifié la défaite des idées que je défend, mais ne m’aurait pas fait douté de mon pays comme j’en doute aujourd’hui ... Voyez cet france prête à voter sarkozy ou lepen : vous centristes de droite, c’était à vous de montrer une autre voie, la voie de la raison à droite.

                Comme votre « stratégie » n’a eu d’autre but que de jouer sur la tendance de gauche à l’éparpillement, n’a eu d’autre but que de cacher votre programme derrière une façade difficilement conciliable avec le parcours de votre candidat, je ne vous crois plus. Vous avez failli m’avoir, je l’avoue, mais c’est fini. Je suis de gauche, je voterais donc à gauche.


              • Wilfried SERRE Wilfried SERRE 19 avril 2007 11:31

                Voter socialiste, on pourrait y réfléchir, mais voter pour le PS, non ! Comment puis-je croire un parti du Néolithique ? Pourquoi croire une candidate qui, elle-même a du modifier son programme pour qu’il soit certifié « PS » ? Il y a plus de 5 « PS » : les Fabusiens, les Strauss-khaniens, les Hollandiens (, les Montebourg- iens, + les chevènementistes (si ils ne sont pas de droite cela), les Taubirariens... : un vrai musée. Comme en géologie : l’ère PS ou le multi-couches qui se délite ! Avant de vouloir changer la France, Ségolène Royale et son ami Hollande (déjà qu’ils se mettent d’accord à 2) aurait mieux fait de changer le PS !

                Et l’UMP s’est pareil. L’UMP a été créé pour faire élire Chirac ; Chirac n’est plus, l’UMP doit disparaître ! Or Sarkozy s’en sert comme on se sert d’un sachet de thé que l’on aurait déjà utilisé. Alors, pour que les Français avale son breuvage, il y a rajouté du piment du FN et des faux UDF sans scrupule pour relever artificiellement le goût (je ne suis pas sûr du goût d’un VGE).

                Je vote pour le candidat choisi par un parti rénové, sans casserole. Les casseroles sont aller à l’UMP. Bayrou sera au second tour. Pour chacun de nous, ceux de la France qui travaillent, ceux qui manquent de travail, ceux qui sont blanc ou de couleur, ceux qui vivent à Paris ou à Pouzioux la Jarrie (86), ceux qui peuvent se payer un médecin, ceux qui ne peuvent plus, ce qu’il veulent être solidaire, responsable, ceux qu’ils veulent que ça change : c’est vital ! Arrêtons d’écouter ses menteurs ! C’est le peuple qui décide en république, pas les partis et leurs copains. Si on ne croit plus dans le peuple, alors que l’on change de régime ! Demain, FB aura une majorité : non pas parce qu’il le peut, non, mais parce que nous le voulons !


              • jujubinche 19 avril 2007 12:29

                Je ne peux qu’être d’accord avec beaucoup de points de votre argumentation. Mais le faits sont tétus.

                L’UDF n’est pas à proprement parlé, un parti neuf, et Mr Bayrou n’a rien du jeune premier. Alors un peu de logique, je comprends la démarche révolutionnaire de la chose, mais admettez que l’on peut croire en la rénovation du PS en un parti social démocrate, et que l’on peut également penser que le programme de Mme Royal va dans la bonne direction.

                Le fait est que ayant reçu les résumés de programmes hier, j’ai lu celui de F Bayrou : et bien je l’affirme, et tout le monde peut le vérifier, il repompe outrageusement celui de Mme Royal.

                Donc, personnellement, je veux bien y croire, mais pour l’appliquer, il vous faudra bien les électeurs de « l’archaique » PS, et cela, monsieur, cela commence par admettre que les points communs sont valables dans les deux sens. L’effort que je peux consentir à faire pour oublier le passé de droite classique de l’UDF vous est, selon votre commentaire, impossible dans le sens inverse. Cela vous place tout simplement dans l’imposture, et moi dans la méfiance justifiée.

                Que le meilleur gagne, mais il y a donc une différence entre nous, si Bayrou passe, je voterais pour lui, et des deux mains. Si Royal passe, vous ne voterez pas pour elle, elle qui a pourtant un programme proche de celui de Bayrou.

                Alors qui est partisan ? Qui est anti sarkozy ?


              • at974 at97434 19 avril 2007 12:29

                NAïvement, je croyais justement que le prgramme de Ségolène n’était pas celui du PS, mais d’une partie de la gauche (chevènement, PRG). M’aurait-on menti ?


              • Wilfried SERRE Wilfried SERRE 19 avril 2007 13:59

                @ jujubinche

                D’abord, le programme de Bayrou et de l’UDF n’est pas une copie de celui de SR, car sachez que tous ces points sont abordés à l’UDF depuis au moins l’université d’été. Et de deux, si on a des points communs entre nos programmes, tant mieux. Ceci ayant été dit, SB n’a pas proposé clairement la taxe Carbonne, n’a pas évoqué le désendettement, n’a pas parlé de co-développement, ni comment elle pensait utiliser les fonds débloqués pour une éducation efficace... Dans le programme de SB, je n’ai pas vu de Small Business Act, de 2 emplois sans charge pendant 5 ans... Dans le programme de FB, pas de drapeau bleu blanc rouge, pas de financement par les régions de l’emploi, des permis de conduire (mesure qui peut être classée comme anti-lutte contre l’effet de serre), ... Et la méthode ! Désolé de dire que la méthode Royale ressemble à la méthode Mitterrand, dont le bilan est ce que l’on sait. Donc, merci de dire que nous pouvons travailler ensemble. PS et UDF ont les idées, mais l’UDF à la méthode !

                Pour finir, croyez que je serai, quelque soit les finalistes, TSS (Tout Sauf Sarko) !


              • lycantrope 19 avril 2007 14:17

                Ancien miliant et désormais sympathisant des verts, j’ai aussi décidé de voter pour Francois BAYROU et ce pour plusieurs raisons :

                - s’il est au second tour c’est le candidat qui a le plus de chances de l’emporter contre sarko

                - son programme, pour l’essentiel, est en accord avec une vision humaniste dans laquelle je me reconnais

                - s’il est élu il y aura forcement un éclatement des carquants

                Et c’est sur ce dernier point que je voulais insister : l’UMP et le PS ont de nombreux avantages a verouiller leur positions... Et c’est au détriment effectif d’autres courants d’idées. Par exemple, « les Verts » sont complètement assujettis au bon vouloir d’accords électoraux avec le PS, récoltant quelques circonsciptions telles une aumone. Le PS ne veut absolument pas favoriser le pluralisme à gauche, il veut être tout puissant.

                Aussi je ne suis pas surpris lorsque depuis des semaines déjà certain dirigeant vert (Dany Cohn Bendit pour ne pas le nommer) appele à une collaboration udf/ vert/ps : il a bien compris qu’elle est essentielle à la survie des verts...

                En allant jusqu’au bout de ce raisonnement : Bayrou est le seul qui en éclatant le PS (et en introduisant une partie de proportionnelle aux législatives) permettra à la démocratie de respirer à nouveau


              • tigron 21 avril 2007 17:38

                les médias et le système ont réussit leurs coup !! formater les esprits pour faire voter bayrou l’européiste dur !

                On voit le résultat ! un mois de télé intensive et autre, et les français seraient prêts, soi disant à voter bayrou !!

                Ha ! la ! la ! que c’est triste d’avoir des moutons qui ne jugent pas par eux mêmes. Il suffit de contempler l’état dans laquelle se trouve la France.

                Je voterai JM Le Pen !! qui est le seul à vraiment vouloir redresser la France.


              • Citoyen ordinaire 18 avril 2007 13:42

                Article bien écrit bravo l’auteur !

                Dans l’urne, au delà du rationnel, l’on met aussi une charge affective : espoir, rancune, revanche, envie d’autre chose...où envie de continuité car on a trouvé son compte dans les politiques sortantes.

                On agit un peu comme le font les pouvoirs publics actuels avec le permis à point. On redonne ou on enlève des points selon que l’on juge bonne ou mauvaise la conduite de la France.

                Parfois, on a même carrément envie de retirer le permis de gouverner. Mais c’est là qu’est toute la différence. Un seul homme peut vous retirer votre permis de conduire alors que pour supprimer le permis de gouverner, il faut un consensus des citoyens, une majorité.


                • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 18 avril 2007 13:43

                  @ L’auteur

                  Bonjour, Tristan

                  Et merci pour cet article. J’ai publié hier un article sur les atouts du Front National, malheureusement totalement saccagé par West et ses diffamations, et Tall et ses trucages électroniques.

                  Je constate avec joie que ces petits pieds de la politique et de la citoyenneté ne se seront jamais attaqués qu’aux femmes sur l’Agora.

                  Bonne continuation.

                  Cosmic Dancer, qui n’est pas Marsupilami et qui a vu son article se faire détruire par les trolls d’Agoravox au point de ne pas pouvoir débattre avec les internautes qui le souhaitaient.


                  • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 18 avril 2007 13:44

                    @ Tous

                    La preuve ici. C’est illisible : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22366


                  • Yannick J. Yannick J. 18 avril 2007 15:22

                    @ danseuse étoile (bon aller elle est moyenne...pardon)

                    A ce propos je tenais à m’excuser des porpos que j’ai tenu dans mon commentaire sur votre article. Je vous dis cela car mes craintes étant infondées, la moindre des choses est de s’excuser. Vu que jsutement je suis comme vous quelqu’un qui demande désepérément des débats...

                    cordialement


                  • zOoO zO 18 avril 2007 13:44

                    Merci pour cette synthèse qui n’est pas partisane. Cela nous change des articles entrainant des commentaires haineux.


                    • zOoO zO 18 avril 2007 13:49

                      Et zut ! le temps de lire l’article et de taper mon post le fléau est arrivé. smiley


                    • Miliec Miliec 18 avril 2007 13:52

                      Des explications claires et sans langue de bois, ça fait plaisir !

                      En ce qui me concerne, je pense que voter sans être informé c’est remplir son devoir. Mais c’est le faire comme un écolier qui apprend sa leçon par coeur et l’a oubliée le lendemain du contrôle...

                      Un article comme celui que vous proposez permet de forger sa propre opinion, mais en toute connaissance de cause.

                      Allez Groland, bientôt vous serez au pouvoir (je vous plains... smiley


                      • La Taverne des Poètes 18 avril 2007 14:32

                        ça c’est un bon titre ! Un peu d’humour :

                        - Voulez-vous que vos enfants ressemblent au facteur ? Votez Besancenot !

                        - Voulez-vous alourdir leur cartable de devoirs (de dette qu’ils mettront toute leur vie à rembourser) ? Votez Royal !

                        - Voulez-vous que vos enfants soient privés de goûter à chaque fois qu’ils font un pet de travers ? Votez Sarkozy !

                        - Voulez-vous qu’on leur retire des mains tout livre qui n’est pas dans l’idéologie officielle ? Votez Le Pen !

                        - Voulez-vous donner à vos enfants des jardins pour y faire des bêtises (genre casser les Mac-Do et arracher les cultures des paysans) ? Votez Bové !

                        - Voulez-vous qu’ils soient verts de rage et se disputent entre eux sur des questions d’écologie sans jamais parvenir à se mettre d’accord ? Votez Voynet !

                        - Voulez-vous amuser vos enfants par un spectacle de Guignols un peu plouc ? Votez Shivardi ou bien Nihous !

                        - Voulez-vous qu’ils soient sages (mais Bolcheviks), mettez-les devant « Arlette à Malibu » ou devant un bon Buffet !

                        - Voulez-vous les éduquer selon la tradition chrétienne ? Votez De Villiers !

                        Enfin, voulez-vous qu’ils grandissent dans la tolérance réciproque et selon des valeurs humanistes ? Votez pour le gentil François ! En plus, il les amusera avec ses grandes oreilles.


                        • gabsonline 18 avril 2007 14:32

                          @l’auteur

                          J’aime lire ce genre d’article, juste un regret toutefois :

                          Pour un article qui se veut le moins partisans possible il est regrettable que tout ce qui est dit sur Sarko soit aussi connoté. Je suis loin d’apprecier ses idées, mais j’aurais préféré une analyse plus détachée (2 fois le mot « indignes » a son sujet ce n’est pas du détachement).


                          • La Taverne des Poètes 18 avril 2007 15:07

                            Oh vous exagérez ! S’il avait parlé d’un « Guide du vantard » pour ceux qui prétendent pisser plus loin que les autres, là d’accord Sarkozy aurait pu se sentir visé. smiley


                          • Tristan Valmour 18 avril 2007 16:18

                            @ gabsonline

                            Ne pensez-vous pas qu’un Ministre d’Etat, candidat à la fonction suprême ne doit pas avoir un peu de retenue et ne pas se laisser aller à énoncer certains propos ? Je ne suis qu’une modeste personne, pourtant vous ne relèverez aucune insulte.

                            Responsabilité et maîtrise vont de pair.


                          • jujubinche 18 avril 2007 16:40

                            « 2 fois le mot »indignes« a son sujet ce n’est pas du détachement »

                            Parcequ’evidemment, on est obligé de trouver géniales ses sorties sur la shoa ? Ben non, c’est indigne. Je vais même aller plus loin, en « parlé vrai », c’est complétement con.

                            Faut vous réveiller, hein, l’article est franchement sympa avec sarkozy, vu le bonhomme.


                          • EDARI 18 avril 2007 14:52

                            le guide du votard :

                            Très bien, mais un peu dirigé vers Ségolène Royal et Bayrou.

                            L’auteur ne serait-il pas tenté par le futur PSD ???

                            On ne peut pas dire qu’il soit orienté Nicolas Sarkozy, il lui trouve trop de défauts, même en politique étrangère où se serait, d’après lui, pourtant, le plus capable, mais il ressort un vieux refrain antiaméricanisme primaire.


                            • Tristan Valmour 18 avril 2007 16:13

                              Le programme de Nicolas Sarkozy énonce ceci : « Je souhaite que la France pèse sur la scène mondiale et assume sa responsabilité dans la gestion des conflits mondiaux ». Interventionnisme et suivisme, non ?

                              D’autre part, j’ai écrit « Mais Nicolas Sarkozy délaissera-t-il l’Europe au profit de l’Amérique des néoconservateurs ? ». Je parlais d’une certaine Amérique, celle qui va perdre les prochaines élections. Ce n’est pas de l’antiaméricanisme. En plus, j’aime les US et les américains.

                              Si je ne suis pas contre la droite (j’ai voté autant à droite qu’à gauche), le bilan de Sarkozy est désastreux, et ses propositions n’ont rien d’original. Des vieilles méthodes aux vieux problèmes. Il ne propose pas de rupture tranquille. Il aurait dû être plus audacieux, proposer un projet de nouvelle société.

                              Si mon opinion négative sur sa personne a été établie il y a un moment (en raison de ses multiples dérapages), l’analyse récente de son bilan comme de son programme ont fini de le condamner . Je pense qu’il est pour la droite une erreur de casting.

                              Je suis tenté par une formation qui placera l’Homme au centre de sa réflexion et qui élèvera toujours l’intérêt général au-dessus des intérêts particuliers. Malheureusement, de Gaulle et Pompidou sont morts ! On verra si un homme ou un groupe d’hommes sauront avoir de la France, de l’Europe et du monde une vision qui dépasse leur petite personne. On sert, on ne se sert pas !

                              bonne journée


                            • BAERTJC 18 avril 2007 15:18

                              Cette cuisine électorale sera-t-elle gastronomique. Au pays de c’est go l’haine, ce sera plutôt la frime, la triche et le fric qui feront la différence. Imaginons un peu l’avenir de notre pays au lendemain d’un 22 Avril 2007, en dehors des normes saisonnières de la MTO électorale ? Essayons de nous projeter en avant ! Sarko, comme on dit, pourquoi ferait-il plus que Chirac au premier tour des présidentielles de 2002 ? Son bilan, mais quel bilan ? Certes , avec lui, le vous allez voir ce que vous allez voir s’est transporté sur le terrain, mais encore ? Donc 22% du dernier score de Chirac (à droite, hors 60% en bonus de la gauche anti-lepeniste) au second tour des présidentielles de 2002 +3% de côte d’amour, il franchira difficilement la côte des 25% au premier tour. Pas de quoi être rassuré pour le second tour. Ségo, la désignée primaire du PS, aurait-elle balayé les 18%( à peine) de Jospin au 1er tour des Présidentielles de 2002 , alors, qu’à l’époque l’union de la gauche était assurée ? Franchement non, d’autant qu’elle s’évertue participativement à ne répondre à aucune question et à revenir sans cesse sur ce qui dans l’instant pouvait apparaître comme une de ses positions définitives. Et puis tous ces bons camarades qui commencent à jouer Perso avec les autres d’en face, faut pas rigoler, pour la Ségo, c’est chaud . Allez, 18% + une côte d’amour de 4%, parce que dans les chaumières , enfin une femme aura quelques supportrices et parce que Jospin n’engendrait pas la joie, la reine du pays de c’est go l’haine ne franchira que par accident les 22% au premier tour. François Bayrou, l’éolienne politique de nouvelle génération, pourquoi voulez-vous qu’il fasse mieux que les 9% de l’UDF , ancienne configuration, maintenant pourvu d’un électroencéphalogramme plat réduit en beurre des Charentes ? Il va certes piquer des voix aux déçus de Ségo, aux déçus de Sarko et aux déçus d’ailleurs, mais ,franchement, les français , ne feront pas confiance à une girouette qui n’a pas pris ses cours auprès d’un Edgard Faure, champion en la matière , mais hélas disparu ! Allez , je me risque 9%+6% piqué à la gauche, 5% piqué à la droite, 3% piqué ailleurs l’éolienne du Béarn ne dépassera pas les 23%. Le Pen , le grand épouvantail assagi, aurait-il subitement perdu l’audience que la France lui avait accordée au lendemain du second tour des présidentielles de 2002, alors que le félon de Maigret s’était présenté contre lui ? Que nenni, et le ralliement de l’ancien extrême droitiste va donner à Le Pen une assurance de sauvegarde de son patrimoine de confiance. 18% + 2% de mous du 22 Avril 2002 qui avaient renoncé à voter pour le doyen des candidats +4% de désireux de passer la France à la casserole ,seront, selon moi, décidés de cuire le homard à la hussarde et vont, semble-t-il donner un score proche des 24% à Jean Marie de la Trinité. Quant aux autres prétendants, pourvoyeurs de leur capacité de nuisances à minima, le second tour s’offrira de nouveau à eux pour faire exploser la marmite électorale à moins que, les changements-climatiques annoncés à grand renfort de tam-tam par Nicolas Hulot ne consolident un score d’abstentions jamais observé suivant les normales électorales saisonnières jusqu’alors enregistrées. Mais comme la vague d’abstentions, de bulletins nuls ou blancs, ne va pas nous décevoir, finalement ma calculette, par rapport aux inscrits va nous donner des scores encore plus minables qu’en 2002 et en retrait d’au moins 5% par rapport à ce que j’ai avancé plus haut. Reste le comportement du 1,5 million de nouveaux porteurs de droit de vote, principalement débusqués par la gauche multicolore ? Sauf erreur de ma part, ils se comporteront comme les autres et ne changeront pas la donne. Préparons-nous donc à recompter les bulletins de vote à défaut d’y voir clair pour notre avenir immédiat. Dans ces conditions,le Président de la République française a donc toutes les chances d’être élu par la plus grande minorité de la population inscrite sur les listes électorales. La démocratie française est désormais aux mains des minorités, qu’on se le dise !

                              Décryptage essentiel :

                              Quelque soient les deux larrons arrivés en tête du 1er tour, aucun ne dépassera la barre des 25% et le second tour fera élire un minoritaire qui totalisera moins de 20% des inscrits.Pas de quoi être rassuré sur l’avenir, qu’elle qu’ait été la saveur du bouillon de culture livré en hors d’oeuvre par les 12 attablés du 1er service .Le dernier coup, en 2002 rappelez-vous, Chirac élu avec moins de 27% des inscrits (plus de 39% d’abstentions, blancs et nuls).

                              On sait ce qu’il est advenu de l’avenir de la France bâtie sur une minorité : c’est la France d’aujourd’hui, celle de la fracture sociale, des paumés,de la pauvreté, des assistés et des fraudeurs !

                              Mais bien entendu tout cela n’est que pure spéculation, les jeunes fraîchement inscrits dans les quartiers difficiles pouvant très bien voter Besancenot à fond les urnes et ceux de nos compatriotes installés récemment à l’étranger, plus acquis à la cause Sarko donner de la voix de l’extèrieur.

                              Si donc la Reine du pays de c’est go l’haine ne se voit pas propulsée au second tour, cela tiendra au désir profond de l’égalité des chances entre homme et femme : pas de Jospin, pas de Royal....et on se refera une santé au PS en raflant la mise aux législatives.

                              Les autres pourvoyeurs de nuisance participative, aussi.

                              La fameuse cohabitation se remettra donc en marche. C’est l’innovation politique majeure mondiale instaurée par la France et qu’aucun autre pays au monde n’a encore mis en pratique (sauf en Palestine et en Israël). On sait ce que cela donne avec une élévation générale des températures.

                              Toute autre solution nous plongera un peu plus dans le potage ou le fog à l’anglaise.

                              Nous ne sommes pas prêts de voir le bout du tunnel politique dans lequel nos candidats de « petite envergure » nous entraînent.

                              Mais, tout comme vous,pour la renommée de la gastronomie politique à la française, j’espère que la panse de la brebis farcie aura goût de miel et de menthe pour la majorité d’entre nous !

                              Tout cela , bien évidemment n’est que pure fiction sortie de mon cerveau perturbé par une écoute de programmes qui n’en finissent pas de ne rien clarifier du tout pour notre avenir et toute ressemblance avec des faits électoraux passés ou présents ne serait que fâcheuse coïncidence. Le Général de Gaulle, s’était laissé à dire que les Français étaient des veaux, il n’avait pas prévu une possible mutation transgénique en homard dur à cuire ! Bien à vous dans la tourmente et surtout n’oubliez pas : il y a deux façons de cuire le homard .

                              Bonne journée à vous,

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Auteur de l'article

Tristan Valmour


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