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Accueil du site > Actualités > Politique > Présidentielle 2012 : le nationalisme ethnique de Marine Le (...)

Présidentielle 2012 : le nationalisme ethnique de Marine Le Pen

Samedi, Marine Le Pen était en meeting à Ajaccio. Il est bien loin, le temps où Jean-Marie Le Pen semblait « interdit de séjour » en Corse. Dans les années quatre-vingt dix, en effet, le père se voyait empêcher de débarquer dans l’île par les nationalistes, aux cris de « I fascisti fora ! » (« Les fascistes dehors ! »). D’où cette légende, selon laquelle le Front national n’aurait jamais prospéré de ce côté-là de la Méditerranée…

En réalité, comme le rappelait le mensuel Corsica dans son numéro d’avril 2007, à l’occasion de la présidentielle précédente, son score insulaire s’est toujours révélé « en ligne » avec celui réalisé sur le Continent. Au second tour du scrutin de 2002, face à Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen atteint même en Corse 20,2 %, alors que sa moyenne pour la France entière est de 17,85 % !

C’est que l’extrême-droite, que ce soit Jean-Marie Le Pen hier ou sa fille aujourd’hui, peut s’appuyer sur un terreau idéologique présent dans l’île comme ailleurs, y compris chez certains autonomistes et chez certains indépendantistes. Mais pour saisir l’ambiguïté de la situation, il faut éclaircir au préalable la polysémie des mots « nation », « national », et « nationalisme »…

Universalisme et ethnicisme

La nation, historiquement représente d’abord une valeur progressiste.

A partir du XVIIIe siècle, s’y référer consiste à rejeter l’absolutisme royal et à mettre en avant le bien commun, au-delà des intérêts particuliers. Lorsque la Corse s’affranchit de la tutelle génoise et devient indépendante, en 1755, Pascal Paoli, un homme formé à l’école des Lumières, la dote ainsi d’une Constitution fondée sur l’idée d’« un peuple légitimement maître de lui-même ». Et D’Holbach, dans l’Encyclopédie, écrit :

« Dans un Etat despotique, le chef de la nation est tout, la nation n’est rien ; la volonté d’un seul fait la loi, la société n’est point représentée. »

En 1789, les révolutionnaires français s’inscrivent dans ce fil conceptuel en transférant le lieu de la souveraineté du monarque vers la nation. C’est l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

Dans une telle perspective, la nation désigne l’association politique qui détient légitimement l’autorité dans une république, au sens où l’entend Rousseau dans son Contrat social. Elle possède alors une dimension universaliste, dans le sens où le citoyen ne se définit pas par son origine ou par ses mœurs, mais par sa participation à un projet collectif. Il s’agit d’une communauté de destin qui assure l’égalité de tous devant la loi. La nation, cependant, peut également renvoyer à une conception ethniciste de l’identité.

Elle repose cette fois sur l’identification d’un groupe humain qui se confondrait avec une communauté de langue et de culture.

L’ethnicisme, à cet égard, met en avant le « droit du sang », bien qu’illusoire, comme critère d’appartenance exclusif. Il tend à rejeter les individus qu’il ne reconnaît pas comme « identiques », et il les discrimine en les étiquetant « étrangers » ou « allogènes ». Pour lui, ces derniers sont inassimilables à la « nation naturelle ». Ils menacent sont homogénéité (même si elle est fantasmée), et ils doivent par conséquent être dénoncés en fonction de critères tels que l’origine, la pratique religieuse, la langue maternelle, voire la couleur de la peau.

Le nationalisme d’extrême-droite, à la différence de celui qui privilégie l’association politique, est foncièrement conservateur. Il relève d’une idéologie fascisante qui exacerbe un sentiment d’appartenance teinté de xénophobie. Il peut aller jusqu'à enfermer l’individu dans un stéréotype fixé selon la « race ». Au moment de l’affaire Dreyfus, Barrès assurait de cette façon :

« […] Que Dreyfus est capable de trahir, je le conclus de sa race. »

Or, justement, dans La France politique, XIXe-XXe siècle (Seuil, 2003), l’historien Michel Winock montre comment Jean-Marie Le Pen fait figure de continuateur d’une telle tradition identitaire :

« […] Tout comme Barrès, Le Pen juge improbable, voire impossible, l’assimilation de ces nouveaux venus : “Les Immigrés ne veulent pas s’intégrer” titre National Hebdo (1er juin 1995), qui ne cesse de reprendre le thème de “notre droit à la différence, à notre spécificité, à notre identité”. Quant au métissage, réalité historique et démographique de la nation française, Le Pen le dénonce comme un effet mortel d’une mondialisation qui altère la qualité génétique de la population. […] »

Si l’universalisme regarde vers l’avenir et rassemble les citoyens dans un projet fondé sur l’intérêt public, l’ethnicisme, lui, se révèle au contraire obsédé par le passé et par une « pureté » supposée des origines. L’altérité lui fait peur, et l’autre devient son bouc émissaire, surtout en période de crise.

Le nationalisme corse et ses ambiguïtés

Le nationalisme corse n’échappe pas à cette dichotomie.

Dans La Corse et l’idée républicaine (L’Harmattan, 2006), j’ai montré que les nationalistes de la première heure, quoi qu’on pense de leurs méthodes, portent essentiellement des revendications qui touchent au bien commun. Alors que l’Etat maintient l’île dans un rapport inégalitaire avec le Continent, tant sur le plan de la culture que sur celui de l’éducation, ils dénoncent effectivement le clanisme et les élections truquées ou, pour le dire autrement… un manque d’Etat de droit. Ils s’insurgent encore contre le scandale des « boues rouges », lorsque la société italienne Montedison, au début des années soixante-dix, déverse des produits toxiques dans la mer, à quelques encablures des côtes. Ils obtiennent du reste la réouverture de l’université de Corte en 1981 (fermée depuis l’annexion française de 1769), à une époque où on ne pouvait pas poursuivre d’études supérieures quand on n’avait pas les moyens de s’exiler à Nice ou à Aix-en-Provence…

Toutefois, on ne peut ignorer non plus qu’il existe au sein même des mouvements autonomistes et indépendantistes, et cela depuis leur résurgence dans la seconde moitié du XXe siècle, la tentation d’un glissement vers le nationalisme ethnique. Or, c’est bien cette convergence avec les thématiques des extrême-droites européennes qui semble finir par s’imposer dans leur discours.

Il suffit de lire la libre opinion publiée ce mois-ci dans Corsica par Denis Luciani, sous le titre Peuple, langue et citoyenneté, pour s’en convaincre. Ce militant de Femu a Corsica, l’aile nationaliste dite « modérée », révèle dans ce texte son manque… de « modération ». Il s’y livre à une lecture ethnicisante de la démographie insulaire sur les 50 dernières années, qui se réfère à l’« ascendance corse par le jus sanguis », et qui suggère à chaque ligne qu’une partie de la population locale ne saurait être reconnue comme « corse » :

« Entre 1962 et 1975, écrit-il, la population passe de 170000 a 225000 personnes soit 55000 habitants de plus de 13 ans (environ 20000 Rapatriés [d’Algérie], 20000 Maghrébins, plus vraisemblablement une dizaine de milliers de Français continentaux). […] C’est le début de la décorsisation de l’île. Celle-ci est principalement la résultante de l’apport de populations allogènes qui ne vont que partiellement s’intégrer au peuple corse. »

Un discours que n’auraient renié ni Barrès ni Le Pen, puisqu’il n’est que la transposition au niveau de la Corse de leur analyse pour la France : le peuple corse, à l’instar de la « nation naturelle », est en danger, et menacé de disparition par un apport de population inassimilable. Agiter la nécessité d’une « sauvegarde », dans une telle optique, débouche logiquement sur la promotion de politiques natalistes.

Denis Luciani ajoute par exemple : « Il faut une politique de la famille en Corse, une politique nataliste qui permette d’avoir un solde naturel positif ». Etant entendu que les « étrangers » ne sont pas inclus dans ce programme, puisqu’il précise juste avant : « Il y a un solde naturel catastrophique, si l’on enlève les populations immigrées à la natalité plus forte, cumulé avec un nombre record d’avortements ».

La « sauvegarde », chez les ethnicistes de toutes les époques, sert également à justifier les mesures discriminatoires. En 1935, c’est au nom de la « protection du sang allemand » que les lois de Nuremberg excluent certains citoyens de l’accès à la propriété et aux emplois, parce qu’ils sont Juifs.

De Barrès à Marine Le Pen, en passant par Maurras et Brasillach…

Aujourd’hui, si le Front national a du mal à percer en Corse lors des scrutins locaux, contrairement à ce qui se passe à l’occasion des présidentielles, ce n’est pas parce que ses idées n’auraient pas de prise dans l’île. Mais tout simplement parce qu’on les retrouve déjà chez certains nationalistes, même s’ils s’en défendent. D’où les propositions qu’ils tentent de faire passer à l’Assemblée de Corse, avec suffisamment d’habileté pour les motiver par des arguments « consensuels », en vue de la création d’une « citoyenneté » à plusieurs vitesses.

En 2011, sous couvert de lutter contre la spéculation immobilière, il était question d’imposer 10 ans de résidence dans l’île avant de prétendre accéder à la propriété. Une façon de restreindre les droits d’une partie de la population, en raison de son origine géographique, tout en entretenant l’amalgame entre « allogènes » et « spéculateurs ».

En 2012, la grande affaire semble être la « co-officialisation » de la langue corse. Au prétexte de défendre une langue régionale ou minoritaire, le but étant d’abord de disposer d’un moyen juridique pour exiger la compétence « langue corse » à l’embauche, comme l’expliquait le chef de file de Corsica Libera au moment de déposer une motion allant dans ce sens. Donc d’appliquer la « préférence nationale » en « corsisant » les emplois, et de signifier à certains des 300000 insulaires qu’ils ne sont pas Corses à part entière.

Ces nationalistes-là auront toujours du mal à accepter qu’un champion corse d’athlétisme s’appelle Mourad Amdouni. De la même manière que certaines voix sur le Continent ne se sont jamais faites à l’idée qu’on puisse s’appeler Zinedine Zidane et jouer en équipe de France de football un soir de juillet 1998…

A cet égard, ils ne se définissent pas tant pas leur attachement à la Corse, que par leur inscription dans un fil qui court de Barrès à Marine Le Pen, en passant par Maurras et Brasillach. Un fil idéologique qui les éloigne en outre des Lumières, des philosophes et de Pascal Paoli. Quoi qu’ils en disent…

Mais Marine Le Pen, elle, n’a-t-elle pas changé ? Il faut être naïf pour se laisser prendre au piège de la « dédiabolisation » du Front national.

Certes, elle se réapproprie le mot « république ». Et ce dernier, en réalité, n’offre nulle garantie démocratique. Il signifie seulement qu’un être collectif se gouverne lui-même, sans préjuger de la nature du lien tissé entre ses membres. L’Afrique du Sud s’est constituée en république en 1961 pour sortir du Commonwealth… et poursuivre sa politique d’apartheid (abolie en 1991).

Elle se réapproprie aussi le mot « laïcité »… pour mieux se focaliser sur le danger islamiste, et occulter le fait qu’elle peut également être bafouée par l’intégrisme qui se réclame du christianisme. Le 17 novembre 2011, deux syndicats étudiants nationalistes qui sévissent à l’université de Corte, s’en sont ainsi pris à Anthony Limelette, inscrit dans la filière Arts du spectacle. Son blasphème ? L’affiche qui conviait l’ensemble du campus à son exposition intitulée Histoire d’une absence, et qui représentait un sexe d’homme entouré d’un chapelet. Il n’en fallait pas davantage aux inquisiteurs du lieu pour crier à « l’insulte aux valeurs de la Corse et de la religion » (voir ma note http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/12/0...).

Elle s’adresse enfin régulièrement aux « Français ».

A tous les « Français », vraiment ? Ce n’est pas suffisamment relevé par les observateurs, mais Marine Le Pen propose en même temps de remettre en cause le droit du sol… Tout comme pour Denis Luciani concernant la Corse, il convient dès lors de comprendre que, pour elle, certains Français le sont moins que d’autres ; et que son projet de société est de privilégier le jus sanguis afin de discriminer sur des critères ethniques les « purs » des « allogènes »…

En 2012 comme en 2002, une vigilance citoyenne s’impose.

Hasards du calendrier, on signalera pour finir que, pendant que Marine Le Pen tenait meeting au palais des Congrès d’Ajaccio, l’espace Diamant, qui se situe quelques centaines de mètres plus loin recevait lui la Tunisienne Souhayr Belhassen, figure de la résistance contre Ben Ali, et présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

Et que la Corse, évidemment, ne se réduit pas plus au nationalisme ethnique que la France au Front national. Des associations telles que la Ligue des droits de l’homme (LDH) ou Ava Basta y sont bien implantées, et y combattent tout autant qu’ailleurs ce qui peut faire le lit de la xénophobie.

Daniel Arnaud,

Auteur de La République a-t-elle encore un sens ?, L’Harmattan, 2011.

http://www.amazon.fr/Republique-encore-Ouverture-philosop...


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27 réactions à cet article    


  • taktak 20 mars 2012 08:58

    Bon article, notamment sur la concomitance de la Nation et de souveraineté populaire dans leur acception originelle progressiste.
    Il est particulièrement pertinent de montrer que les ethnicismes (et tout les régionalisme, pas que corse) Nationaliste.
    Une confirmation factuelle de l’article est bien que les intéret de la supra nationalité qui a pour but de passer outre la souveraineté populaire (ou nationale, si on reprend l’acception progressiste du terme) rejoigne parfaitement les indépendantismes régionalistes. Tel l’UE souhaitant l’europe des régions pour mieux ne pas tenir compte de la volonté des Nations, expression de la souveraineté populaire.


    • cliquet 20 mars 2012 09:26

      Je pense qu’on a diabolisé à dessein le concept de nation. L’un des vecteurs de cette diabolisation est qu’une nation introduit nécessairement un critère de différentiation entre ceux qui appartiennent à cette nation et les autres. Or, nous sommes rentrés dans une culture qui voudrait prohiber toute différenciation entre les humains quels qu’il soit. Le mécanisme intellectuel est le suivant : Tout critére de différenciation procède d’une forme de ségrégation, donc
      assimilable au racisme. C’est en jouant sur cette peur qu’on arrive finalement à discrediter l’idée même de nation. Tout nationalisme est donc basé sur le racisme et doit être éliminé.
      Je pose simplement la question :
      Au profit de qui ou de quoi ?


      • momo momo 21 mars 2012 10:32

        Tout nationalisme est donc basé sur le racisme et doit être éliminé ? Pourrais-je faire remarquer que l’anti-racisme-nazisme d’un Staline fut une russification discriminatoire à l’égard des autres ethnies dont nombre seront génocidées. A contrario, il faudra qu’on me démontre en quoi le discours de Marine, républicain et nationaliste, incluant les français qui le deviennent par le mérite et ce qu’ils nous apportent, est raciste. En outre, la définition d’ethnicité inclu, cher Mr, bien d’autres choses en sus de la race ; à savoir, la langue, la culture, la religion et bien d’autres choses. C’est ça le nationalisme aujourd’hui ; quelque chose de bien plus ouvert que les idées passeïstes de la Gôche. Aujourd’hui, même la défense des valeurs de mai 68 en matière de libération de la femme, de la sexualité, etc... semble ne plus être incarnée QUE par Marine face à la capiltuation de l’UMPS devant les bolchos et les islamistes.


      • debase 21 mars 2012 13:13

        @Cliquet

        « Au profit de qui ou de quoi ? »

        Des ’mondialistes’ tout simplement...

        Le ’mondialisme’, sous couvert de ’rationalisme’ et d’avoir la ’paix universelle’ comme but premier, vise en réalité à détruire, déstructurer les nations, les cultures, les identités, à imposer une ’pensée unique’, afin peu à peu d’installer un pouvoir sur le monde dans les mains de quelques uns.

        C’est une idéologie propagée par des fous dangereux (Attali par ex.) qui fera sans doute directement ou indirectement, par les réactions violentes qu’elle ne manquera pas de susciter, plus de victimes au 21ème siècle que le communisme n’en aura causé au 20ème siècle. Ca ne sera pas cette fois des évènements de Russie ou de Chine qui seront à la base des problèmes mais des évènements qui auront lieu dans les pays d’ores et déjà ’contaminés’ (Europe, Etats-Unis).

        Le ’mondialisme’ aucun peuple au monde n’en veut mais, là ou il prospère et notamment dans nos pays occidentaux, c’est toujours parce qu’il est imposé de force, notamment grâce aux médias, par les (soi-disant) ’élites’.

        http://www.youtube.com/watch?v=vFeO3u_I52Y

        L’horrible tuerie de Toulouse n’est qu’une conséquence indirecte de l’influence en France de cette idéologie jusqu’aux plus hauts niveaux des pouvoirs politiques, médiatiques et autres.


      • arobase 20 mars 2012 09:37
        bonjour Arnaud

        excellente analyse où l’essentiel est dit, encore que cents livres seraient insuffisant pour analyser la situation particulière de cette île.

        un sujet que je connait bien pour l’avoir étudié. 

        Le Fn n’a en fait aucune progression et reste très marginal. même ceux qui sont convaincus par ces idées on honte de les afficher .
        en fait le peuple Corse ne semble pas du tout être en danger du fait d’ un apport de population inassimilable mais plutôt parce que .la majorité se trouve sous d’autres cieux, contrainte de s’exiler en France ou ailleurs à cause d’une politique française de l’emploi catastrophique et discriminatoire.
        Le douanier Corse est nommé à Lille et c’est un Nantais qui prend sa place à Ajaccio. 
        tous les postes de responsabilité dans l’administration ou dans le privé sont tenus par des non Corses.

        -La région Corse est présidée par un communiste après cinquante an de gestion à droite.
        -La branche gauchisante des nationalistes prend le pas sur la branche de droite.
        c’est un signe.

        ce n’est pas demain que le pen fera une percée dans cette île, à part quelques scrutins épisodiques car les idées de ce parti sont en totale contradiction avec l’âme Corse profonde, où dominent les sentiments humanistes, de solidarité, de partage. 

        .quand on sait que l’essentiel de la population est issue d’apports hétérogènes au fil des siècles.

        mais le creuset comment semble agir comme un ciment et une matrice, au point que tout fils d’étranger né sur place devient « vraiment » Corse, les jeunes ne faisant aucune différence au sujet de l’origine de leurs copains. 

        • arobase 20 mars 2012 09:39

          les ânes qui moinssent cet article démontrent leur incapacité à comprendre les problèmes de ce pays.


          • fred74 fred74 20 mars 2012 17:41

            Bonsoir,,,,,

            Mais non,,mais non,,,arobase se veux plus intelligent que ceux, qui comme nous, ne pense pas comme eux,,,alors il ou ils tentent de nous en dissuader, de nous relire l’histoire à leur manière,,,,
            Ceci me rappel le terme «  »d’extrême droite«  » qui en fait est une droite national,,,,mais bien sur pour les médias aux ordres ainsi que pour des esprits retords ce qui a un coté péjoratif .
            Mais ne vous en déplaise,,,ceux qui comme nous, sommes lier à ce pays,,,,ne voterons pour personne d’autre et quand bien même elle ne serait pas au second tour,,,se sera vote blanc.
            AH, j’allais oublier mon cher arobas,,,,,,qui est l’âne,,,,, ?


          • Iren-Nao 20 mars 2012 11:02

            « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. »

            Dit la très sacrée déclaration des droits de l’homme.

            Donc il est souverain et juste que la Nation puisse dire elle même qui fait partie d’elle même et qui ne le peut pas.

            (Naitre dans une écurie ne fait pas d’une bique un cheval.)

            Pas la Mondialisation qui elle n’est pas souveraine.

            Iren-Nao


            • Beaurepaire Beaurepaire 20 mars 2012 11:35

              Ce que Jean Marie Le Pen a dit, en tant que Président du FN, est désormais du domaine de l’historien. Depuis le congrès de Tours la Présidente est Marine Le Pen et seuls ses conseillers, généralement de formation universitaire, et venant aussi bien de la droite que de la gauche, peuvent la faire évoluer dans un sens ou dans l’autre.


              Cela me semble être le cas pour la Corse. Ce samedi 17 mars à Ajaccio, Marine Le Pen a tenu un discours que l’on peut légitimement qualifier d’historique dans sa courte carrière politique. Elle est passée d’une défense d’un nationalisme jacobin (ou pré-jacobin car les rois n’ont cessé de renforcer le pouvoir central) à une écoute des Corses, préoccupés par le devenir d’une identité locale qui appartient et enrichit l’identité nationale française. Cette évolution ne peut que réjouir les partisans des cultures régionales qui font la richesse de la France et sont une partie de son identité.

               Le général de Gaulle à Ajaccio en 1943 disait : « C’est parce qu’elle est tellement française que la Corse m’a été fidèle »… Marine Le Pen est venue rappeler que l’Histoire corse était intimement liée à l’Histoire de France. L’Europe et le mondialisme sont en train de broyer toutes les identités, comme la France l’a fait souvent par le passé avec la Corse. 

              Mais un futur commun peut avec des patriotes à Paris et en Corse nous apporter beaucoup. Les déracinés ont besoin de retrouver leurs racines ou de découvrir pour ceux qui en ont une dizaine comme moi ce qu’est une terre qui a su les conserver. Et vous avez besoin d’un état protecteur qui sache répartir les richesses en défendant les différences.



              • Traroth Traroth 20 mars 2012 17:56

                Bizarre, mais il semble bien que les Antillais eux-même ne partagent pas cet avis, vu l’accueil que Le Pen a reçu récemment en Guadeloupe...


              • arobase 20 mars 2012 12:30

                Les Corses que je connais bien pour y aller très souvent et discuter avec toutes leurs composantes, n’ont pas besoin du FN ni de ses supporters pour leur donner des leçons et des conseils.


                quand certains vont danser avec des dignitaires nazis à vienne, les corses se souviennent qu’ils ont tous seuls, seulement aidés par quelques tirailleurs marocains (tiens !!) jetaient les nazis boches et italiens à la mer dès septembre 1943.
                le premier village français libéré était Corse et non Normand !
                leur fierté c’est qu’aucun juif de Corse n’a été déporté car ils ont été caché par les habitants au risque de perdre leur vie.



                • droitdereponse 20 mars 2012 13:35

                  Je crois que les corse n’ont surtout plus besoin de conserver ce système UMPS europiste et mondialiste à souhait ! Ils commencent à comprendre que le dessein qui leur est sournoisement résérvé par ces deux là est le même que pour le reste de la France et des nations européenne, la dissolution progressive, et il n’en veulent pas non plus. Ils préférent raisonnablement le vote, la démocratie, la vraie, au terrorisme qui ne mène à rien pour l’avoir essayé, et ils voteront librement Marine comme Mélenchon s’ils le souhaitent malgré vos appels militant à ne pas le faire. C’est ni plus ni moins que du terrorisme intélectuel puissament relayé, matraqué chez les oligarques dirigeants et les grands médias. Internet donne une vision bien différente et bien plus équilibré de la réalité sur ce que pensent les Français et de leur liberté de penser, d’opinions, les corses comme les basques, les bretons et tous les Français, surtout au sujet de leur souveraineté et de leurs identités individuelles, régionales et nationales. Vous feriez mieux de laisser chacun se déterminer librement et de respecter leurs sensibilité plutôt que d’appeler systèmatiquement et ouvertement à fuir le soi disant danger horrible des extrêmes populistes, et je ne parle pas que pour Marine ... plus de la moitié des Français ne croit plus en notre système UMPS, si on ajoute les votes hors système et les abstentions . Alors un peu de mesure et de modestie sur les convictions partisanes toutes faites (les corses n’ont pas besoin du FN ....)


                • L.E.F 21 mars 2012 11:59

                  Et ils nous rabaissent à l’état de sauvages et d’arriérés !

                  Nous n’avons pas baissé notre couteau !

                  Alors qu’ils ont été avec le diable nuits et jours !

                  Ils ont même élu un président ,responsable sous Vichy, c’est pour dire dans quel pays nous vivons !

                   

                  « changes d’habits personnes ne te reconnaitra,ils sont tous amnésiques(ou alcoolos) »


                • arobase 20 mars 2012 17:33

                  laisse tomber vani, ça t’évitera de dire d’énormes conneries, surtout en ce moment !

                   seront-ils jamais lassés de leur sarcasmes ?

                • fred74 fred74 20 mars 2012 17:44

                  Pour SCHWEIZER.CH

                  Ce qui est dommage ,,,,comme toujours, c’est la paille que l’on voie dans l’œil du voisin,,,,,
                  Et de plus aller danser,,,,,,n’est pas répréhensible , le detournement l’est lui !


                • Sylvius 20 mars 2012 13:29

                  Dommage qu’un érudit tel que Daniel Arnaud, dans un acharnement d’exorciste, s’égare dans des erreurs de jugement telles que donner le même poids à la question d’un prétendu danger pour la laïcité de l’intégrisme chrétien, dérisoire, et à celle des rapports entre laïcité et islam, autrement plus pesante ; ignore que certaines images peuvent en effet insulter la religion ; méconnaisse que le jus sanguinis (en vigueur en Allemagne) n’exclut en rien l’accès à la nationalité des immigrés mais le rende seulement moins automatique que le jus soli. Il y a en réalité autant de fantasme dans l’universalisme que dans le différentialisme.


                  • ffi ffi 20 mars 2012 13:58

                    Après tout dépend de ce que l’on entend par universalisme.
                    Le latin universum a en effet servi à traduire deux mots grecs très distincts dans l’histoire :
                    - homothymadon (« d’un même coeur », « d’un commun accord », « de manière unanime »), dans les évangiles ou chez Platon. C’est cette version de l’universel dont est dérivé le mot « université » comme synonyme d’assemblée (expression : « université d’été »)
                    - katholou (« pour tous », « en général »), dans les écrits d’Aristote, d’où la querelle des universaux à la redécouverte d’Aristote, d’où le sens de catholique en langue profane.

                    L’universalité post-1789 est en fait synonyme de catholicité.
                    L’universalisme Républicain est donc un catholicisme de substitution.
                    C’est une universalité-catholique. (selon la catholicité de la déclaration des droits de l’homme).

                    En revanche l’universalité-homothymique conçoit bien que les coeurs ne concordent pas nécessairement et donc que l’hétérothymie doit être gérée politiquement, puisque il apparait clairement qu’une discorde entre diverses universités humaines peut provoquer des troubles sociaux.


                  • FERAUD 20 mars 2012 17:29

                    Bizarre, dès que quelqu’un attaque le FN l’article est attaqué


                    • lsga lsga 20 mars 2012 17:35

                      Un vrai Corse :


                      1. ça parle Corse
                      2. ça honore les arabes
                      3. ça chie sur la France





                      • Traroth Traroth 20 mars 2012 18:05

                        C’est pour ça qu’il faudrait tenir une politique très claire en Corse :

                        • Proclamer une fois pour toute que l’autonomie (qui veut dire, pour une région aussi peu autonome économiquement : la France paient, les Corses décident de ce qu’on fait avec le pognon) n’est pas une option acceptable par la République. Le seul choix se situe entre indépendance et intégration dans la nation
                        • Organiser un référendum en Corse sur le sujet.
                        • Si les Corses choisissent l’indépendance, bon vent ! Voila des économies facilement trouvées !
                        • Si les Corses choisissent la France, les indépendantistes, qui n’ont donc clairement pas l’appui de la population, ont 2 semaines pour rendre les armes avant qu’on leur fasse rendre gorge par la force.

                        Je ne sais pas où se situe la soi-disant complexité de la question corse. Je suis persuadé que la simple exécution de ce plan réglerait définitivement le sujet !


                      • sartene 20 mars 2012 18:23

                        A mon avis et je suis CORSE de SARTENE c’est vous qui vous faites « honorer » par les ARABES......


                      • arobase 20 mars 2012 18:51

                        « la France paye » !! comme en corrèze, comme en ardèche ;... - :))

                        en voilà un raciste !

                        les Corses payent leurs impôts comme un parisien. ils financent le métro parisien, l’armée et le reste.

                        les Corses sont partout sur tout le territoire Français, et leur situations, leur excellence dans bien des domaines font qu’ en général les impôt qu’ils versent ne sont pas piqués des vers.
                        ingénieurs, cadres, hauts dirigeants, administrateurs, banquiers, hauts fonctionnaires, ministres, gouvernants, universitaires, profs émérites de médecine.....
                        virez les tous car se sont des ânes, et ferez des économies , vous serez mieux administrés, mieux soignés, mieux enseignés....
                        .. comment est-il possible de dire autant de conneries ? smiley

                      • lsga lsga 20 mars 2012 18:56

                        qu’on soir clair, moi j’ai juste dit qu’un vrai corse :


                        1. ça parle Corse
                        2. ça honore les arabes
                        3. ça chie sur la France

                        Vala, et pour cette histoire d’honorer les arabes, je parlais bien sûr d’honorer le drapeau corse.

                      • fred74 fred74 20 mars 2012 17:46

                        Pour FERAUD,,,,,,,

                        Je vous retourne la remarque


                        • arobase 20 mars 2012 18:23

                          « Je ne sais pas où se situe la soi-disant complexité de la question corse. »"


                          si tu ne sait pas alors ferme-la. ça t’évitera les immenses conneries de ton post.
                          avec ton ami isga c’est de la haine sinon du racisme qui transpire de vos posts.
                          allez faire un tour sur les articles sur Toulouse. ça vous donnera une idée de ce qu’est la fraternité.

                          • L.E.F 21 mars 2012 11:37

                            Ma famille est issue de l’immigration Sarde

                            .
                            Passé commun, patois communs, culture commune, les Sardes ont participé au « repeuplement » de l’île de beauté, tout en étant allogène !

                            Cependant la haine dans les rangs de certain « nazi », car lorsqu’on déclare « un sang pure souche », je me permets de faire les raccourcis rapides que ces mêmes personnes s’empressent de faire au sujet des « races ».

                            Comment ne pas oublier l’histoire de la Corse ?

                            Les nationalistes rappelons le, ont participé à la base, à la protection des terres ancestrales alloués gracieusement par la République Française au lendemain de rapatriement des « Algérois »(les pieds noirs).

                            Des familles, vivant dans la pauvreté, depuis des générations, s’occupées de leurs terres, reprises sans contre partie par l’Etat, pour des gens qui n’étaient ni d’ici et surtout qui n’engageait personnes de Corse !
                            D’où le début du combat, pour préserver un patrimoine !
                            Comme tous insulaires !

                            Ces actes de totalitarisme de la part de l’état ont connue un combat, qui tend à se tasser, malheureusement, lorsque des « modérés » font des raccourcis aussi absurde que l’on peut lire dans l’article, je souhaite un vrai retour aux valeurs originels !

                            De plus les continentaux ne connaissent en aucun cas cette île, la simplicité de sa population.

                            Lorsque des armées de touristes arrivent et insultent la population, avec des aprioris d’une bêtise sans limite, comment réagir ?

                            Lorsque des riches, se permettent de venir 1 fois tous les 36 du mois, en ayant fait construire des maisons ENORMES, qui détruisent un sanctuaire, comment réagir ?

                            Quand des yachts de 50 m, vont dans les réserves internationales, « protégées » par les instances internationales, que faire ?

                            La Corse est en proie à des démons :

                            -Corruptions

                            -Le plus grand banditisme de France

                            -Affaiblissement des élites au profit des promoteurs et autres spéculateurs sans âmes !

                            -Une crise d’identité dans le combat des Ribellu

                            Lorsque des gens de nôtre île, déclarent se rallier au FN car ils rejettent l’étranger, ne se rejettent il pas eux-mêmes ?

                            La Corse carrefour de civilisations, Corse 1°peuple à disposer d’une constitution des lumières ! Avec un sens, avec une conviction d’unité, de respect et de fraternité !

                            Un peuple dans la tourmente, une jeunesse qui ne sait plus trop quoi faire, entre culture ancestrale et modernité, des anciens qui confondent activisme culturelle et racisme ordinaire, une violence dans les propos, est ce ça le combat originel du peuple Corse ?
                            Est-ce ça être un Corse ?
                            Non ! Car si l’argent ronge nôtre île, le peuple Corse ne se laissera jamais abattre, car il est forgé ainsi.

                            La Corse a lutté seule face aux Nazies et a vaincu seule !

                            Sans avoir baisser son pantalon, sans pactiser avec le diable, sans avoir vendu les siens !

                            Quant au continentaux qui stigmatisent la Corse et son statut à part sur le territoire, à cela je répondrais,  sans la Corse, la France ne serait rien, sans la Corse, le rayonnement de notre nation n’en serait rien, oui la Corse est privilégiée, mais elle a donné un statut à la France !

                            Les Français ont-ils la mémoire si courte ?????Sont-ils amnésiques ? Sont-ils si faibles pour rallier et se jeter corps et âmes pour une politique de fascistes ?

                            La montée du nationalisme dans les années 30 en France a permis ce qu’on sait !

                            Le nationalisme exacerbé à donner lieu aux années les plus honteuses et les plus noires de notre nation !

                            Un pays comme le nôtre, c’est un pays qui a massacré des identités régionales, qui a installé la peur et les collabos !
                            Un pays qui a utilisé des êtres humains comme animaux dans leurs zoo !
                            Tout en se revendiquant pays des droits de l’homme !

                            Les Corses n’ont pas attendu ses menteurs pour garder une pureté dans leurs cœurs, ni Marine pour mettre en place des bals populaires !

                            Alors Français ou Corses, n’oubliez pas, n’oubliez jamais ! Car quand le savoir est une arme factice, la mémoire est la seule justice !

                            Morts au cons ! smiley

                            I fasciti fora !Basta u nazi ! U ribellu !


                            • illuminato 25 mars 2012 10:27

                              Quand on est français de « pure » souche et qu’on divorce ; on reste cousins quand même ?

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