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Présidentielle 2012 : Pourquoi Sarkozy doute. Et pourquoi les Français ne veulent plus de lui

Etrange paradoxe que ces Français qui croient en la réélection de Nicolas Sarkozy mais n’en veulent surtout pas. Bien sûr, nous l’avons vu, le sarko-optimisme n’est pas dépourvu de fondements (voir "Pourquoi les Sarkozystes espèrent. Et les Français y croient"). Seulement voilà : de nombreux faits militent aussi en faveur d’une défaite de Nicolas Sarkozy. Moins souvent évoqués, ces clignotants oranges, voire rouges, dessinent les contours d’un président suscitant une haine au moins aussi grande que la déception dont il est aujourd'hui en partie l'incarnation.

Ayant exprimé le désir d’être jugé sur ses résultats beaucoup plus que sur ce qu’il incarne, Nicolas Sarkozy est aujourd’hui autant critiqué sur ce qu’il est que sur ce qu’il fait. Le pire qu'il redoute désormais c’est qu’aucun sursaut ne se produise lors de la désignation du candidat socialiste.

Le rejet de la personne rejoindrait alors une volonté plus générale de changement après 15 ans de gouvernement de droite...

Les enquêtes d’opinion

1- Un taux d’impopularité record sous Vème République

Avec 71 % d’opinions négatives à son égard, Nicolas Sarkozy a détrôné Jacques Chirac en mars dernier pour devenir le président le plus impopulaire de la Vème République. Depuis, la côte de N. Sarkozy est remontée. Mais une très large majorité de Français continuent d’avoir une opinion négative du président. Au-delà des railleries des députés qui se demandent s’il existe encore « un sarkozyste en France », ce rejet traduit la faiblesse du lien affectif entre le chef de l’éxécutif et l’opinion.

2- Des sondages électoraux défavorables 

Depuis plusieurs mois, Nicolas Sarkozy se retrouve systématiquement battu voire écrasé par le candidat socialiste – à l’exception de Ségolène Royal – quand il n’est pas éliminé dès le premier tour par la candidate du Front national. Le retrait de DSK, pourtant considéré comme l’adversaire le plus dangereux pour le président sortant, n’y a rien changé. Si la tendance ne s’inverse pas lors de la désignation du candidat socialiste à l’automne, la légitimité de Nicolas Sarkozy sera inévitablement contestée à la fin de l’année par sa propre majorité.

Sur le bilan

3- Une déception sans précédant

Simple effet de la crise ou de la façon d’exercer la fonction présidentielle ? Le fait est que deux ans après son entrée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy décevait déjà plus que François Mitterrand en 1983 et autant que Jacques Chirac en 1997. Un score inquiétant si on se souvient que 1997 fut aussi l’année de la victoire de la gauche aux législatives. Plus inquiétant encore pour N. Sarkozy : les déçus sont passés de 59% en 2009 à 69% en 2010 et à 73% cette année. Même Valéry Giscard d’Estaing recueillait 43% d’opinion favorables sur son bilan en 1980.

4- Des réformes qui ne font pas consensus

Nicolas Sarkozy en fera certainement un de ses arguments forts de campagne : il a voulu (et au moins en partie concrétisé) des réformes contre une partie de l’opinion publique. Un point difficilement contestable. Seul problème – mais de taille -, les Français ne lui en sont pas vraiment gré. A l’exception de l’allègement des droits de succession qui fait l’unanimité (60% d’avis favorables), les grandes réformes sont majoritairement critiquées : le bouclier fiscal, la réforme des retraites, le grand emprunt, la réforme des universités et la création d’un pôle emploi.

Sur Nicolas Sarkozy

5- Une posture insuffisamment présidentielle

Depuis 2007, des images restent gravées dans les mémoires. Images d’un président omniprésent et omnipotent relégant son premier ministre au rang de simple collaborateur. Images d’un président agité, nerveux, agressif, manquant de la retenue et du sang froid inhérentes à la fonction, capable de rétorquer « ben descends me le dire alors » ou « casse-toi pauvre con ». Images aussi d’un président « bling bling » fêtant sa victoire au Fouquet’s, se reposant sur un yatch, amateur de marques de Ray Ban et de Rolex. Aujourd’hui, les efforts de N. Sarkozy pour habiter la fonction présidentielle semblent trop tardifs pour porter leurs fruits. 

6- L’image d’un « ami des puissants »

Nicolas Sarkozy se voulait proche du peuple. Mais celui qui a voulu maintenir le bouclier fiscal contre une partie de sa propre majorité (avant d’y renoncer) a fini par apparaître comme l’« ami des riches ». Une image que l’épisode de l’Epad a aggravé. En soutenant la candidature de son fils à l’EPAD, Nicolas Sarkozy a donné le sentiment de renier ce qu’il n’avait cessé d’appeler de ses voeux durant la campagne des présidentielles : la réhabilitation du mérite. L’excuse de la crise et l’instauration d’une prime de 1000 euros suffiront-t-elles à renouer les fils d’une relation contrariée avec les Français les plus modestes ? Ce sera en tout cas un des enjeux majeurs de la prochaine campagne. 

Sur la concurrence

7- DSK, un retrait qui ne change pas le rapport de force 

Pour N. sarkozy, l’affaire DSK a constitué une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle ? L’élimination d’un adversaire qui, d’emblée, avait la stature présidentielle et la capacité de séduire l’électorat de centre droit. La mauvaise nouvelle ? Le retrait de DSK n’a visiblement pas profité à N. Sarkozy. François Hollande a ramassé la mise et apparait aujourd’hui comme un adversaire qu’on aurait tort de sousestimer. Martine Aubry pourrait, elle aussi, réserver quelques surprises. Bien sûr, rien n’est certain. Mais N. Sarkozy ne peut exclure ni la réussite des primaires, ni un candiat qui, se définissant comme l’antithèse de son personnage, pourrait incarner avec succès une volonté générale de changement.

8- Des centristes en embuscade

Bayrou, Borloo, Morin, Villepin. Le centre-droit assiste à une multiplication des candidats sur la ligne de départ. Si Xavier Bertrand évoque un « tour de chauffe médiatique » qui ne se transformera pas en réelles candidatures sur la ligne de départ, la crainte d’un 21 avril est dans tous les esprits. D’autant que ces candidatures, si elles se concrétisaient toutes ou en en partie, pourraient recueillir les suffrages de la droite modérée heurtée par les positions du président sur les roms, les débats sur l’identité nationale et sur l’islam.

9- La menace Marine Le Pen 

En 2007, Nicolas Sarkozy avait pris de court Jean-Marie Le Pen, dans sa dernière bataille, en séduisant une partie de l’électorat frontiste. En 2012, le FN a une revanche à prendre et pour y parvenir, Marine Le Pen a un argument : « Sarkozy vous a berné ». Déjà, « la France qui se lève tôt » qui avait fait basculer le vote en la faveur de Nicolas Sarkozy en 2007 s’est détourné : les ouvriers, les salariés et petits commerçants aux revenus modestes qui se sont sentis abandonnés sont plus que jamais dans le viseur de Marine Le Pen.

Lire aussi Présidentielles 2012 : pourquoi les sarkozystes espèrent. Et pourquoi les Français y croient


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47 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 11 juillet 2011 10:02

    Sarkozy ne doute pas car, sûr de lui, il ne doute de rien.

    Pour douter, il faut s’interroger et Sarkozy ne s’interroge pas, il sait.

    Pour s’interroger, il faut réfléchir mais Sarkozy ne réfléchit pas, il obéit à ses instincts américains.

    Pour réfléchir, il faut un cerveau mais Sarkozy n’a pas 1 cerveau, il en a 7 (d’après le témoignage de sa moitié).


    • NeverMore 11 juillet 2011 14:31

      En fait, il a sept cervelets et au mieux un seul hémisphère qui peine à coordoner tout çà.


    • xantrius 11 juillet 2011 14:44

      C’est quoi « instincts américains », dont apparemment « toutes »les américains" sont équipées ?


    • boris boris 11 juillet 2011 17:05

      Trés vrai Roux, c’est comme Chuck Norris sauf que ce dernier s’essuies toujours les pieds avant de rentrer dans son pick-up.


    • Daniel Roux Daniel Roux 11 juillet 2011 18:39

      @ Xantrius

      On l’appelle Sarko l’Américain.

      Il en est fier et aime se faire photographier au milieu des flics et des pompiers, ses héros en uniforme. A quel bonheur lorsqu’il s’est invité chez Bush !!! Il a pu enfin tenir la main de son mentor, s’imprégner la paume de sa sueur suave. Il regrette certainement encore qu’un mal de dos tenace l’ait empêcher de se prosterner devant son seigneur et de lui lécher les pieds.




    • CE TYPE EST NAZE...SUREXCITE...MEGALO...PARANO..NOMBRILISTE

      IL EST « PETIT »....

      TOUSENSEMBLE


      • BisonHeureux BisonHeureux 12 juillet 2011 13:11

        Dans cette campagne de nombreux masques vont tomber !
        Nous allons également nous apercevoir que la seule qui fait peur à l’oligarchie,le fléau de notre démocratie,c’est Eva Joly !
        Le drame de Fukushima ne faisant que commencer,la sortie du nucléaire va devenir un des enjeux majeurs de cette campagne !Eva propose la sortie du nucléaire le plus rapidement possible avec la fermeture immédiate des centrales les plus dangereuses !
        Mélenchon à ce sujet est coincé avec les communistes dont une bonne partie sont pro-nucléaires !
        Petit à petit,nous allons prendre conscience que ce petit bout de femme,parangon de courage,honnête,sincère et compétente nous propose une révolution par les urnes !
        Ça va vraiment faire du bien !
        Hasta la libertad
        salut et fraternité


      • impertinent3 impertinent3 11 juillet 2011 10:06

        L’auteur nous dit : « ...amateur de marques de Ray Ban et de Rolex. ... ».

        Cela montre bien la beaufitude de Sarko, parce que Ray Ban, c’est totalement « has been » et une montre Rolex, ce n’est pas vraiment du luxe. Certes une montre assez chère, mais pas luxueuse. La preuve, je ne suis pas millionnaire et j’ai une Rolex, il est vrai que, plongeur, c’était* en fait un outil de travail.

        Sarko me fait penser à la chanson de Brel « Ces gens là », dans laquelle il fustige la bourgeoisie bête et méchante en disant, par exemple :

        Et puis, y a l’autre
        Des carottes dans les cheveux
        Qu’a jamais vu un peigne
        Qu’est méchant comme une teigne
        Même qu’il donnerait sa chemise
        A des pauvres gens heureux
        Qui a marié la Denise
        Une fille de la ville
        Enfin d’une autre ville
        Et que c’est pas fini
        Qui fait ses p’tites affaires
        Avec son p’tit chapeau
        Avec son p’tit manteau
        Avec sa p’tite auto
        Qu’aimerait bien avoir l’air
        Mais qui a pas l’air du tout

        Faut pas jouer les riches
        Quand on n’a pas le sou
        Faut vous dire, Monsieur
        Que chez ces gens-là
        On n’vit pas, Monsieur
        On n’vit pas, on triche

        * À l’imparfait, parce que maintenant il y a des ordinateurs pour calculer la décompression.


        • RUE1793 11 juillet 2011 23:45

          Le vrai luxe, ce sont les Berluti « offertes » à Roland Dumas. Des pompes à 30.000 balles (4.500 Eur) et même pas un cousu good-year, alors que le premier plouc venu à droit à un cousu norvégien sur ses Paraboot (Et pourtant c’est vraiment pour les ploucs les Paraboot, je sais de quoi je cause...).

          Le vrai luxe, s’est de s’offrir de la merde jetable au prix de l’or en barre. Les pauvres, c’est comme les ombres en peinture : Nécessaire pour le contraste.

          Et là, je suis désolé mais il me faut revenir sur les mocassins à gland de notre président bien aimé que certains pragmatiques se sont crus obligés de remettre au catalogue, histoire de ne pas rater une vente (Le client est roi, même s’il est le roi des cons). Non mais c’est n’importe quoi c’t’histoire !

          C’est quand même pas à l’époque de de Gaule, Pompidou, Giscard, Mitterrand ou Chirac que la France aurait été humiliée de la sorte. Et je vous garanti que Royal, qui ose presque tout, ne se serait jamais affichée avec des Croc roses.

          Quand on vous dit que la droite a perdu ses valeurs... Bon ! J’arrête là parce que j’ai des sanglots dans la voix.

          Au delà : Ni Rolex ni Timex ! Ce sont les surveillants qui regardent l’heure pas les gens qui font des choses.


        • gonzales gonzales 12 juillet 2011 13:59

          bien vu impertinent 3 mais je pense qu’il y a mieux telle la fable de la fontaine - le coche et la mouche- qui se termine par cette superbe conclusion
           ainsi certaines gens,faisant les empresses
          s’introduisentdans les affaires
          ils font partout le necessaire
          et,partout importuns,devraient etre chasses

          il est vrai cependant que les deux dernieres phrases de cette magnifique chanson du grand jacques sont a notre epoque et avec ceux qui ( sois-disant) nous gouvernent malheureuseument d’actualite


        • Robert GIL ROBERT GIL 11 juillet 2011 10:30

          En l’espace de quelques années, la droite a réussi un véritable tour de force :
          transformer les opprimés et les déshérités en ennemis des classes populaires. La
          femme de ménage épuisée peste contre le RMIste du palier, l’ouvrier au chômage
          se met à haïr le travailleur étranger et le Rom pourchassé, les militants syndicaux
          sont présentés comme des privilégiés, et le fonctionnaire est montré du doigt.
          Pendant ce temps, on oublie la suppression de l’ISF et l’augmentation faramineuse
          des revenus des patrons et actionnaires du CAC 40. Et le gouvernement en rajoute,
          jouant sur les peurs et les incertitudes. Car ils sont prêts à tout pour conserver leurs
          postes et rester aux commandes d’un pouvoir qui défend les intérêts de leurs
          maîtres, les patrons et les banquiers ! Quitte à réveiller tous les vieux démons…Voir :
          http://2ccr.unblog.fr/2011/07/07/xenophobie-et-demagogie/


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 11 juillet 2011 21:38

            @ Robert Gil 


            "… le vrai clivage n’est plus entre le smicard et le petit professionnel ou rentier qui a quelques sous, mais entre plus de 99% de la population « en bas » qui est manipulée pour se disputer des fonds d’écuelle, alors qu’une richesse colossale demeure virtuelle entre les mains d’une infime oligarchie… qui est « en haut »…


            PJCA



          • RUE1793 11 juillet 2011 23:14

            Et dire qu’il aurait suffit que les politiciennes et politiciens, héritières et héritiers de la gauche d’antan, ne s’embourgeoisent pas.

            Des nom ? ch’sais pas, prenez la listes exhaustive des éléphants et éléphanteaux du PS...

            Les plus forts sur ce coup sont les conservateurs : Laissez venir à nous les petits prolos... (Maximum respect, spéciale dédicace ! J’ai les boules mais il me faut être honnête, c’est important quand on est de gauche...)

            De temps à autres, je m’autorise une prophétie. Celle de cette décennie est la suivante : Contrairement aux indignados (50.000 vs 450) la France suivra l’Espagne en ceci que la droite n’y gagnera pas les élections mais que la gauche va les y perdre.

            Tant pis ! Pour nous... Et puis tant pis pour eux, y’a pas d’raison que c’soient toujours les mêmes qui morflent. (Si au moins la droite pouvait leur couper l’accès aux bakchichs, s’il-vous-plaît...)


          • Traroth Traroth 12 juillet 2011 11:50

            Marc Gélone dans ses oeuvres, se croyant toujours capable de parler au nom de tous les Français. Malheureusement pour lui, la réalité met du temps à se plier à ses envies. Le déclin de Marine Le Pen montre bien que les Français ne sont plus dupes de ces mensonges. L’analyse de Robert Gil décrit parfaitement la réalité, et c’est bien pour ça que Gélone s’indigne et donne dans le « mais vous ne comprenez rien à rien ». Parce que lui, Gélone, il connait la Vérité ! smiley

            Le plus croustillant dans son message : « Ces classes populaires dont vous vous croyez le représentant ». Amusant, non, alors que tout le reste de son message, c’est lui parlant au nom desdites classes populaires !

            Et bien sûr, le commentaire en gras, pour essayer, vainement, de lui donner de l’importance. J’imagine qu’au téléphone, il parle de lui-même en disant « ici Monsieur Gélone ». Tout droit sorti d’une fable de la fontaine parlant de batraciens et de bovidés ! smiley


          • Vilain petit canard Vilain petit canard 11 juillet 2011 10:36

            Sarkozy a même réussi à se mettre à dos une partie de sa majorité elle-même. eh oui à l’UMP, ils ne sont pas tous amateurs de grosses montres et de top-models, quelquefois ils pensent au peuple. Et aussi à leurs propres réélections, et là avec un boulet pareil, c’est pas gagné.


            • goc goc 11 juillet 2011 11:18

              bonne synthèse de la situation

              à cela il faut aussi ajouter une désynchronisation entre le peuple et le monde politico-médiatique, dont l’un des premiers exemples est la victoire d’eva Joly chez les verts, alors qu’on nous prédisait une victoire assurée pour la taupe sarkozienne et accessoirement représentant en savons polluants
              Or quand on sait que toute la stratégie élyséenne repose sur un contrôle des populations via les médias et les sondages trafiqués (voir les derniers sur dsk), il devient clair que l’inquiétude est de mise chez les stratèges.

              De plus, on peut encore s’attendre à de nouvelles surprises, et en particulier au fait que nabot1er pourrait bien ne même pas être au second tour


              • Juju Dredd 11 juillet 2011 21:44

                Ça fait deux trois ans déjà que je m’attends à un second tour sans l’UMP en 2012.


              • Inquiet 11 juillet 2011 11:30

                A la question : alors que la majorité des Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy, la majorité des Français pensent aussi que Nicolas Sarkozy peut gagner 2012, schizophrénie électorale ?

                En fait l’auteur y répond sans s’en rendre compte : « tous les socialistes gagneraient contre Nicolas Sarkozy sauf ...... Ségolène Royal ».

                Entendons-nous bien, il ne s’agit pas de soupçonner comme en 2007 une instrumentalisation faite pas les médias pour que la dame du Poitou soit un adversaire rêvé pour Nicolas Sarkozy, mais de révéler que la « haine de Nicolas Sarkozy » a des limites.

                Il existerait donc des « épouvantails » (non FN) qui permettraient à la conscience collective d’accepter la victoire de Nicolas Sarkozy ?

                De 2 choses :
                - soit les sondages écartant Ségolène Royal sont faux et volontairement trafiqué pour des raisons qui m’échappent
                - soit les Français sont encore sous le charme d’une certaine « compétence » de Nicolas Sarkozy que n’aurait pas une « cruche », même si on entend ici et là que ces même Français considèrent qu’un enfant de CM2 ferait aussi bien que Nicolas Sarkozy

                C’est avec ce genre de détail, peut être insignifiant, qu’il faut être vigilant.

                Avant de faire une révolution politique, il faut vraiment s’atteler à faire une révolution des consciences.


                • goc goc 11 juillet 2011 11:47

                  De 2 choses :
                  - soit les sondages écartant Ségolène Royal sont faux et volontairement trafiqué pour des raisons qui m’échappent

                  c’est forcement cette version qui est la bonne

                  déjà on avait présenté dsk comme « LE » candidat futur président, alors qu’on s’aperçoit tous les jours, qu’en fait il était le plus fragile et donc le plus facilement abattable. Et je ne parle même pas du syndrome « Eva Joly » qui fait que dsk n’était même pas sur d’être choisi par les militants
                  Quand à la candidature de Segolène, je serais enclin a penser qu’elle reste l’adversaire la plus gênante pour le nain, car elle s’adresse plus à l’affectif qu’au programme, tout comme nabot1er qui joue plus des sentiments xénophobes et sécuritaires qu’à son programme démagogique, programme dont plus aucun français ne veut croire à sa réalité


                • Inquiet 11 juillet 2011 12:40

                  Goc :

                  Mon commentaire est plus global, il se trouve que l’auteur parle de Ségolène Royal, mais il aurait pu parler de quelqu’un d’autre ou d’un sujet qui ne concerne pas un individu en particulier, comme un fait d’actualité par exemple, que mon commentaire resterait sensiblement le même.

                  A savoir : que malgré le fait que Nicolas Sarkozy soit détesté par la majorité des Français, les Français peuvent malgré tout l’élire pour des considérations ne prenant plus en compte son bilan et sa détestation.

                  Pour mieux me faire comprendre, je dirais que je n’apprécie pas trop Ségolène Royal mais que malgré tout j’ai voté pour elle au second tour en 2007 pour ne pas à avoir à subir Nicolas Sarkozy (échec ^^).

                  De toute évidence, quelqu’un d’arrogant, de vengeur, bienveillant envers l’oligarchie, robin des bois « à l’envers », restera toujours plus souhaitable qu’une femme « gourde ».

                  En ce sens, les Français n’ont pas rompu avec la télé-réalité-success-story

                  Il n’y a plus qu’à attendre la venue du dauphin et on risque bien des surprises smiley


                • goc goc 11 juillet 2011 14:46

                  je suis bien d’accord avec vous

                  c’est bien clair que les français ne sont pas encore prêt a franchir le pas (élire une femme) soit par défiance misogyne, soit par habitude, voila aussi pourquoi Hollande est bien plus dangereux pour le nain que Aubry ou Royale
                  moi je disais que royale est volontairement sous-estimée dans les sondages, non pas que je soit un fervent admirateur de la candidate, mais parce que je suis sur que la présidentielle ne se jouera pas sur le plan politique, car le nain sait trop bien qu’a ce jeux, il perdra. Alors il n’aura d’autres solutions que de jouer sur l’irréfléchi, le sentimental, voir le réflexe primaire des français, d’où cette campagne de xénophobie et de racisme anti-musulman qui cache son nom


                • Scual 11 juillet 2011 12:46

                  Ouais ben faites attention, les sondages comme les anciens oracles ne valent rien.

                  En plus n’oubliez pas de quoi est capable une bête apeurée. Sarkozy est prêt à tout, à TOUT pour obtenir sa réélection. Ne l’oublions pas et s’il se passe des choses graves susceptibles d’unir les français derrière lui d’ici l’élection, surtout gardons à l’esprit que peu importe ce qu’il se passera, un pyromane ne fera jamais, JAMAIS un bon pompier.


                  • gaijin gaijin 11 juillet 2011 13:45

                    pourquoi on n’en veut plus ?
                    http://www.liberation.fr/societe/01012348296-les-enfants-de-chomeurs-prives-de-cantine
                    A la rentrée prochaine, ce sera « accès limité » pour les enfants de chômeurs. Les bambins dont les parents n’émargent pas chez Pôle Emploi pourront, eux, savourer la bouffe scolaire sans restriction. « Le planning de réservation nous montre du doigt alors que nous sommes loin d’être fiers de notre situation », déplore un parent d’élève cité par l’AFP. A compter de septembre 2011, il devra fournir un justificatif de présence à un entretien d’embauche ou à une formation pour que son fils puisse déjeuner à la cantine. Et encore,« dans la limite des places disponibles ».
                    vive la droite décomplexée ( seule promesse tenue pour de vrai )
                    prochaine étape réserver l’accès a l’école aux enfant de parents qui travaillent ?


                    • foufouille foufouille 11 juillet 2011 16:39

                      « prochaine étape réserver l’accès a l’école aux enfant de parents qui travaillent ? »

                      a partir de 14a, appretissage obligatoire pour les pauvres
                      voir sto


                    • platon613 11 juillet 2011 14:08

                      Crise de la dette : l’Italie plonge

                      La crise de la dette des pays du Sud (PIIGS) est à son paroxisme. Réunion d’urgence à Bruxelles. Certains observateurs financiers vont jusqu’à dire que la crise italienne n’est plus sous contrôle. Si l’Italie cède, c’est toute la zone euro qui s’écroule. - Augmentation du Fonds de secours financier de la zone euro de 100 % à 1.500 milliards d’euros...

                      http://www.news-26.com/econmie/789-...


                      • NeverMore 11 juillet 2011 14:35

                        Pendant ce temps là l’Espagne retient sa respiration ; combien de temps on tient en apnée ?

                         


                      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 11 juillet 2011 17:45

                        « Chute des bourse : Les valeurs financières plongent partout en Europe. A Paris, les grandes banques lâchent jusqu’à 8 %. » Lien, LesEchos.fr

                        Et curieusement pas un mot sur les chaînes info.


                      • Taverne Taverne 11 juillet 2011 15:30

                        Sous l’égide de ce personnage tyrannique, l’UMP est devenu le Front Populiste au risque de se marginaliser comme tous les extrêmes.


                        • vinvin 11 juillet 2011 15:50

                          Moi j’ adore la photo qui alimente l’ article !


                          Lorsque SARKO a des yeux comme ça et avec le tête rentrée dans les épaules, c’ est qu’ il n’ a pas l’ air content !!!!!....Hahaha....).




                          VINVIN.

                          • ozopingu 11 juillet 2011 16:26

                            drôle d’unanimité smiley

                            « (...) A l’exception de l’allègement des droits de succession qui fait l’unanimité (60% d’avis favorables), (...) »


                            • Montagnais Montagnais 11 juillet 2011 17:02

                              Y’a pas que vous qui n’en vouliez plus, les Français..


                              De toute façon vous y pouvez rien.

                              Ses Maîtres américains n’en veulent plus non plus heureusement. Tout ça tombe bien.

                              Z’auraient bien vu DSQ les Zuniens.. 

                              Mais DSQ s’ait fait faire aux pattes, à leur insu, Dame it !

                              Tout ça tombe bien.

                              • roquetbellesoreilles roquetbellesoreilles 11 juillet 2011 18:04

                                TSS, en 2012, n’importe quel bourricot fera l’affaire.


                                • Mugiwara 11 juillet 2011 18:31

                                  j’avoue que hollande a bien des chances d’etre l’homme de la situation après vous avoir tous lu. 

                                  martine apparaît comme une alternative crédible aussi et sarkozy « apparaît » affaibli par son mandat de ouf entre autres. ici même on vient de dire que l’italie suffoque au sein de l’économie de marché. tout n’est pas très rose en ce moment à vous lire. c’est bien pourquoi marine le pen avec son programme économie qui favoriserait encore plus les riches et puissants au détriment du peuple ne passera pas le premier tour. on pourrait finalement avoir un second tour gauche gauche. genre aubry contre joly par exemple. je dois que les écologiques ont l’air d’avoir le vent en poupe. de toutes façons, je ne crois pas que la situation actuelle soit réellement une preuve qu’on aura un ou une autre président(e). si l’élection avait lieu maintenant, vos arguments seraient valables. mais qui sait ce qui se passera dans un an ? imaginez un peu la france qui gagne la guerre contre la libye, ou encore que le chomage baisse subitement, ou même qu’il y ait des bonnes surprises de je ne sais d’où. pour l’instant, je suis entièrement avec presque vous tous, et j’espère qu’un homme ou femme de gauche prendra le pouvoir. mais diable, s’il vous plait, ne vendons pas la peau de l’ours avant ... 

                                  • Madmax61 Madmax61 11 juillet 2011 22:31

                                    J’ai voté OUI pour l’article, globalement bien écrit, parce qu’il est critique sans être outrancier, et parce que je suis de ceux qui ne veulent plus de Nicolas Sarkozy (et qui n’en a jamais voulu, d’ailleurs ^^) En réponse à votre article, je vais reprendre les points développés à partir du point n°3, n’étant pas un grand fan des sondages et taux de popularité qui ne signifient pas grand-chose à mes yeux...

                                    3- Une déception sans précédant
                                    « Travailler plus pour gagner plus » « Ensemble, tout devient possible » « Je veux être le président du pouvoir d’achat, de tous les Français, d’une république irréprochable... » 4 ans plus tard, le constat est amer : le chômage a augmenté, une partie de la population n’arrive pas à joindre les deux bouts, la société apparait divisée comme jamais, et les gouvernements successifs ont multiplié les casseroles depuis leur prise de fonction...

                                    4- Des réformes qui ne font pas consensus
                                    Bouclier fiscal : non seulement contre-productif étant donné l’état de nos finances, sachant que cela ne ferait pas revenir les évadés fiscaux, mais en plus assez scandaleux du fait que les bénéficiaires profitant des niches fiscales allaient en outre être remboursés par le bouclier. Plutôt que d’empiler systèmes d’impôts/taxes et niches fiscales, une simplification réfléchie et pensée à long terme du système fiscal est nécessaire !!!
                                    Réforme des retraites : il fallait la faire, mais elle n’a pas été bien faite, celle-ci étant incomplète : afin qu’il n’y ait ni privilégiés, ni floués, il faudra harmoniser les différents systèmes de retraite en un seul pour TOUS les Français, et prendre en compte la pénibilité du travail !!!
                                    Grand emprunt : pas suffisamment conséquent pour relancer la croissance. Au vu des dispositions prises pour sauver les banques lors de la crise des subprimes, je pense que celles-ci pourraient nous rendre la pareille afin de dynamiser l’économie française...
                                    Droit de succession : encore plus coûteux que le bouclier fiscal, et à mon goût encore plus injuste. Mais j’admets que ma position à ce sujet est particulière, car je suis de ceux qui minimiserais les héritages (une grande partie du patrimoine serait récupéré par l’Etat) afin que la fortune d’un individu reflète son mérite, et non le milieu où il est né...

                                    5- Une posture insuffisamment présidentielle
                                    Qu’on soit d’accord ou non avec leurs politiques respectives, De Gaulle, Pompidou, Giscard, Miterrand et Chirac avaient une certaine prestance et honoraient du mieux qu’ils pouvaient leur rôle de Président de la République Française. Or, Sarkozy a littéralement massacré l’image de la fonction : outre ses nombreux dérapages verbaux et son goût prononcé pour le bling-bling, il apparait davantage comme un homme de communication et de médias et délaissant la Culture...

                                    6- L’image d’un « ami des puissants »
                                    Les amis du Fouquet’s, le bouclier fiscal, le yacht de Bolloré, les footings avec Bush... l’épisode de EPAD (Jean Sarkozy Bac+1 à l’époque, faut-il le rappeler !!!) fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase...

                                    7- DSK, un retrait qui ne change pas le rapport de force
                                    Pas tout à fait d’accord avec cela. Face à un DSK qui aurait ratissé toute la gauche, ainsi qu’une partie du centre et peut-être même de la droite modérée, Sarko n’avait aucune chance de passer. Si les socialistes choisissent un candidat de type « conservateur » bien ancré à gauche et peu enclin au dialogue avec l’opposition (je pense notamment à Aubry) cela laisserait plus d’espace à Sarko, sans oublier que le Centre ou même le FN ont leur mot à dire...

                                    8- Des centristes en embuscade
                                    La lecture de ce paragraphe m’a fait bondir et je tiens à rétablir une vérité : mettre Bayrou dans la même catégorie qu’un Borloo ou un Morin est une insulte au leader du Modem !!! Il y a celui qui, après avoir en effet eu un passé lointain lié à la droite, a décidé depuis 2002 de s’en émanciper et de prendre le risque de sortir des sentiers battus (ce n’est pas facile de donner le change face à la domination UMP-PS, mais il a le mérite de défendre ses idées) Et il y a ceux qui, après avoir été à la soupe et renié leurs convictions, usurpent le terme « centriste » parce qu’ils n’ont pas été renouvelés au gouvernement. Quant à De Villepin, il est l’héritier légitime de Chirac, donc plutôt de la droite gaulliste. Et, pour ce qui est du Centre (je parle donc bien de Bayrou et des démocrates) bien qu’ils se fassent discrets pour le moment, je reste persuadé qu’ils peuvent jouer les trouble-fête comme en 2007... en espérant mieux, je le reconnais...

                                    9- La menace Marine Le Pen
                                    C’est la conséquence directe des débats inutiles au possible sur la laïcité et l’Islam (il suffisait simplement d’appliquer la loi de 1905) l’identité nationale, l’immigration... qui auront totalement occulté les véritables enjeux de la France (diminuer le chômage, réduire la dette publique, dynamiser le tissu industriel, améliorer la qualité de vie des français...) Mais de menace, nous pourrons la mesurer réellement lorsqu’elle nous aura livré l’ensemble de son programme, comme pour les autres partis d’ailleurs...


                                    • Blé 12 juillet 2011 05:00

                                      @ 1FREDO

                                      Si, il y a quelqu’un, un candidat pour 2012, qui prétend remettre les pendules à l’ heure, c’est Mélanchon mais très peu de média s’intéressent à son programme, c’est bien dommage.

                                      C’est le seul qui ose dire que si le patronat (MEDEF, banquiers) trouve les ouvriers trop chers et bien les ouvriers trouveront des patrons qui coûteront moins cher à la société qu’un Bouygues, Lagardère, Bettencourt, de Marjorie, Parisot, Woerth, Copé, etc...


                                    • lagabe 12 juillet 2011 09:21

                                      le seul programme cohérant est celui des écologistes , il faut repenser totalement la socièté
                                      Mélenchon n’a rien dit sur le nucléaire


                                    • LE CARDINAL 11 juillet 2011 23:49

                                      face au rouleau compresseur du mondialisme que feront aubry, hollande ou sarko ?
                                      ben nous le savons déjà
                                      rien puisqu’il servent cette politique
                                      la différence entre l’un et l’autre se fait à la marge

                                      borloo, joly, mélenchon, bayrou ?
                                      tout juste bon à monnayer des postes...

                                      Marine est la seule alternative.
                                       


                                      • Madmax61 Madmax61 12 juillet 2011 00:06

                                        Une « alternative » qui n’est même pas foutu de gérer le budget de son propre parti - vente du Paquebot pour éponger les dettes, non-remboursement à l’ancien bailleur de fonds Fernand Le Rachinel - n’a rien à faire à la tête de la France !!!

                                        De plus, sans être un fada de la mondialisation, je pense que certains mesurent mal l’impact d’une vie en autarcie, autant sur le plan économique que social... regardez ce qui s’est passé lorsque les pays ont vécu repliés sur eux-mêmes, comme ce fut le cas en URSS, et comme c’est encore le cas en Corée du Nord, est-ce vraiment ce que vous voulez pour la France ???


                                        • Madmax61 Madmax61 12 juillet 2011 00:07

                                          @django : Bayrou ne rejoindra pas Sarko, pas plus que le FN d’ailleurs !!!


                                          • Piotrek Piotrek 12 juillet 2011 00:26

                                            Moi je comprends toujours pas comment il a pu être élu (pardon je suis un peu lent)

                                            Sans parler de sa présidence, comment un type qui s’adresse a vous comme a une vieille même a pu atteindre la case du présidentiable. Je suis toujours sous le choc (le reste, bin c’était prévisible)

                                            Comment les oppositions n’arrivent-elles pas à contrer cet amateurisme grossier ? Sarkozy, et maintenant la crise devraient être du pain béni...
                                            Et non, pendant ce temps et de tous bords, c’est querelles de clocher, discours de la 4eme dimension, idéologies hors du temps, et compilations d’indignations.
                                            Les vrais responsables et les vrais problèmes s’en donnent a cœur joie de manière exponentielle.

                                            Pourquoi aujourd’hui personne n’émerge en politique avec un discours simple et cohérent face à ce qui se passe aujourd’hui ?

                                            J’ose émettre une réponse : le peuple est con et il n’a eu que ce qu’il mérite. Et je crains que ce qu’on appelle « la crise » aille bien au-delà de la sphère l’économie

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