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Accueil du site > Actualités > Politique > Présidentielle 2012 : qui est pour la retraite à 60 ans

Présidentielle 2012 : qui est pour la retraite à 60 ans

Le rétablissement de la retraite à 60 ans sera un engagement majeur pour les candidats désireux de barrer la route à Sarkozy, le démolisseur des régimes de protection sociale, hérités de la Libération ! Parmi les plus déterminés, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche, a pris l’engagement ferme d’un retour à 60 ans. Pour le FN, Marine Le Pen considère la réforme injuste. D’autres semblent plus hésitants, notamment au PS, malgré la promesse de Martine Aubry. La droite, le centre et le Modem ne changeront rien ou presque.

Le report de l’âge de la retraite à 62 ans, décidé par Sarkozy et Fillon -l’ex-gaulliste reconverti extrême-droite sarkozyste- est une manifestation de plus de l'idéologie capitaliste ultralibérale, à laquelle les « puissants » de ce monde tentent de convertir la planète.

Par quel bout de la lorgnette Sarkozy et Fillon se sont-ils acharnés à justifier leur « réforme » ? Exclusivement par celui qui va donner tous les leviers aux banquiers et assureurs, qui piaffent d'impatience, depuis plus de 20 ans, de s'engouffrer dans le marché juteux de la retraite par capitalisation.

Dès 2003, avec la complicité de la CFDT de François Chérèque, sous prétexte de sauver le régime de retraite, le même Fillon avait amplifié un démantèlement entrepris par Balladur en 1993, puis poursuivi par Juppé en 1995.

 La retraite à 60 ans au centre des enjeux de la présidentielle

Les gesticulations comptables et les projections démographiques, visant à démontrer le risque de « faillite » du régime de retraite ne sont pas crédibles. Depuis 30 ans, c’est la même ritournelle. Passer de 37,5 à 41 ans de cotisations n’a servi qu’à ponctionner davantage les salariés.

Réformer pour des raisons politiciennes, comme c’est le cas avec la réforme Sarkozy, n’aboutit à rien non plus, si ce n’est à diminuer, voire priver d’un revenu de substitution décent, ceux qui en ont le plus besoin.

Les preuves de l’inefficacité de la réforme de 2010 ont été maintes fois exposées, notamment sur AgoraVox.

En réalité, de l’avis des syndicats, pour une fois unanimes, la réforme telle que voulue par Sarkozy est injustifiée autant qu’inopportune. Elle ne règle rien sur le fond.

De fait, elle n’est qu’un énième défi de l’agité de l’Elysée aux Français récalcitrants qu’il veut briser, coûte que coûte, en obérant leurs revenus de fin d’activité. « Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand Restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J'adore !  », Sarkozy, février 2007.

 Le président des riches a gagné une bataille…

Le président des riches a certes gagné une bataille en 2010, mais pas encore l’élection présidentielle de 2012, dont l’un des thèmes majeurs de la campagne sera le retour de la retraite à 60 ans.

Malgré une puissante opposition, la loi réformant les retraites, telle qu’elle a été conçue par Sarkozy, Fillon et Woerth, a finalement été votée le 9 novembre 2010 par l’UMP et ses alliés NC. Celle-ci répond uniquement à la volonté plus large de dépecer les régimes de protection sociale, hérités de la Libération.

Lesquels régimes français ont l'énorme inconvénient, aux yeux de l’ump sarkozyste ultralibérale et des dirigeants des autres pays ultra-capitalistes toujours cités en référence (Allemagne, Italie, Grande Bretagne, etc.), non seulement d'avoir amélioré la condition de vie de millions de personnes, depuis 65 ans, mais également, d'être gérés largement aussi bien que les systèmes privés.

 Plusieurs millions de futurs retraités pénalisés par la réforme

Un très mauvais exemple, donc, que ce système français par répartition, qu'il faut impérativement éradiquer, car privant, de surcroît, les riches sociétés capitalistes d’un marché énorme, source de profits considérables : l’assurance vieillesse (et l’assurance santé).

Heureusement, le « sauveur » Sarkozy est arrivé, il s’est chargé, avec une délectation à peine contenue, de la sale besogne.

Le cours de cette réforme stupide peut toutefois être inversé en 2012, si la question du rétablissement de l’âge de la retraite à 60 ans -65 ans à taux plein - occupe une place prioritaire dans les programmes des candidats démocrates et républicains, opposés à Sarkozy !

Plusieurs millions de Français sont immédiatement concernés : ceux nés à partir de 1951, qui subissent de plein fouet les conséquences de cette loi inique. La plupart de ceux-là attendent 2012 avec impatience, carte d’électeur en main, pour retrouver un droit octroyé par François Mitterrand, en 1982.

 Le juteux cadeau de l’assurance retraite à ses amis capitalistes

Le sarkozysme, c’est aller contre l’amélioration des conditions de vie des êtres humains, pour permettre à une minorité d’en profiter. Une « idéologie » à contre-courant des luttes menées par des générations d’hommes et de femmes pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

Les motivations de Sarkozy sont aux antipodes des préoccupations légitimes des gestionnaires du système de retraite français, dont le rôle est de trouver les solutions aux questions relatives, entre autres, à la pérennité de son financement. Ce que permet une meilleure utilisation des fruits de la richesse produite en France, dont le PIB de 1930 milliards d’euros (2009) est le 5ème du monde.

La majorité des salariés n’ont, en tout cas, pas à pâtir d’une diminution de leurs droits à la retraite, dont la motivation est uniquement inspirée par une idéologie ultralibérale tueuse d’hommes et un comportement népotique du président français. Ce qui importe à Sarkozy, c’est de transférer le juteux marché des retraites à ses copains, parmi lesquels on trouve, comme par hasard, son propre frère Guillaume Sarkozy, patron de Malakoff Médéric, l’un des principaux groupes français privés de prévoyance mutuelle et retraite complémentaire.

Détruire un des emblèmes de la justice sociale à la française

Durant son mandat, Sarkozy s’est fixé comme tâche impérative d’en finir avec le système de protection sociale à la française. Il s’y emploie avec zèle, au profit d’intérêts privés. La France de 1789 a été un phare pour l'humanité dans l’affirmation des droits du citoyen dans une démocratie. Depuis 1945, sa protection sociale (qui peut et doit encore être amélioré) est un, sinon le modèle à suivre pour la plupart des pays de la planète.

Obama s'en est inspiré, au pays de la « liberté », pour faire bénéficier d'une couverture maladie à 40 millions d'Américains, qui en étaient jusque-là privés. 

Au même titre que l’assurance maladie, l’assurance vieillesse se veut l’emblème de la justice sociale française, laquelle repose sur la solidarité et la générosité intergénérationnelle.

En 2012, le clivage se fera entre ceux qui défendront les avancées sociales acquises depuis deux siècles, les partisans du rétablissement du droit au départ à 60 ans, et les autres, favorables à la régression.

 Ceux qui reviendront à 60 ans…

A ce jour, à gauche, Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche s’est engagé sans ambigüité, au nom du Front de gauche, à abroger la loi de Sarkozy, avec garantie d’un revenu de remplacement de 75%, s’appuyant sur une base de financement élargie.

La première secrétaire socialiste Martine Aubry, ainsi que Ségolène Royal ont bien promis de revenir sur cette réforme, cependant, Manuel Valls, le « sarkozyste » du PS, a affirmé… le contraire !

Europe Ecologie, par la voix de Jean-Vincent Placé, s’est également prononcée clairement pour un droit à la retraite à 60 ans et le retour à 40 années de cotisations.

A gauche de la gauche, Olivier Besancenot pour le NPA est bien décidé lui aussi à revenir sur la réforme.

Pour la droite républicaine de Nicolas Dupont-Aignan, « la fin de la retraite à 60 ans est injuste et inefficace. »

De son côté, Marine Le Pen, la présidente du Front National a affirmé être favorable à la retraite à 60 ans.

…et les autres

Quant aux autres candidats déclarés, ou annoncés, à droite et au centre, les intentions sont radicalement contraires. Pas question pour Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo de remettre en cause la réforme. Même son de cloche pour François Bayrou, président du Modem qui ne reviendra pas, lui aussi, sur l’âge de départ possible à 62 ans, mais maintiendra en revanche le départ à taux plein à 65 ans.

Tout au long de l’année 2010, les Français ont soutenu très majoritairement, à 70% voire davantage, les manifestations en faveur du maintien de la retraite à 60 ans. Malgré leur refus massif du projet de Sarkozy, ces millions de Français se sont sentis floués, méprisés et trompés par le vote de la loi relevant l’âge de la retraite à 62 ans et 67 ans à taux plein.

Ces Français-là se souviendront-ils, dans l’isoloir, d’avoir été pris pour des idiots ? Il y a de bonnes raisons de le penser !

 Verdi

Oui à la retraite à 50 ans


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23 réactions à cet article    


  • manusan 14 mars 2011 10:24

    Impossible, de tout de façon vous serez euthanasiés financièrement par le système que vous avez laissé mettre en place via une méga inflation due à VOTRE dette.

    Je vous fais le pari que votre pension ne bougera pas ou presque pas, pendant que les prix explosent et donc pendant que votre caddie se videra petit à petit.

    Attention je ne suis pas pour ou contre la retraite à 60 ans, mais cotiser 4% par mois pendant 40 ans et penser toucher 80% de son salaire à 60 ans avec en prime une baisse de la fecondité, ça ne marche que dans les épisodes de Twilight Zone. Faite comme nos arrière grand père pendant qu’il est temps : acheter de l’Or et de l’Argent.


    • Robert GIL ROBERT GIL 14 mars 2011 11:35

      voici un petit PPS sur les retraites qui remet les choses en ordre...regardez-le, il est trés bien fait et explique trés bien le probleme... ;

      http://2ccr.unblog.fr/2010/12/02/pps-retraites/


      • LE CHAT LE CHAT 14 mars 2011 14:22

        privée injustement de representation nationale par un système inique , elle n’a pas pu s’exprimer à l’assemblée !
        on ne voit pas pourquoi elle irait au manifs se faire insulter par des types dans ton genre !


      • emile wolf 14 mars 2011 13:22

        Bonjour Verdi,

        A moins d’entériner le viol permanent de la Constitution, la condition que vous mettez en avant ne concerne pas l’élection présidentielle mais les élections législatives voire cantonales d’où seront issues les renouvellements des sénateurs.

        Le mandat du Président de la République n’est pas de définir et conduire la politique comme les partis politiques le colportent depuis l’élection présidentielle au suffrage unviversel. Relisez le titre 2 de la Consitution et particulièrement l’article 5. Le mandat présidentiel y est défini avec précision. Le Président n’a aucun pouvoir sur la politique. Sa seule action sur l’éxecutif et le législatif et de veiller à ce que l’un et l’autre de ces pouvoirs respectent la constitution et que les institutions fonctionnent comme elle le prescrit. Le Président est un arbitre pas un participant au jeu politique.

        Deux évidences montrent clairement et logiquement :

        - La campagne présidentielle n’est pas financée par la caisse d’un parti, mais par une association propre àchaque candidat ayant réuni le nombre nécessaire de signatures d’élus selon les critères de la loi électorale. Les dépenses engagées par cette association de financement lui sont remboursées par le contribuable, pour autant que les comptes et le montant soient conformes à la loi. Ceci est en théorie une garantie d’indépendance du candidat.

        La tentative avortée en 2007 de M.Sarkozy de modifier la constitution pour faire du Président de la République le Chef de l’éxecutif, l’alinéa 5 de l’article 89 de celle-ci interdisant toute modification de la forme républicaine du Gouvernement.
        Gouvernement qui est responsable de son action non devant le Président mais le Parlement (Assemblée Nationale) qui contrôle sa politique et peut lui retirer sa confiance l’obligeant ainsi à démissionner.

        Pourquoi voulez-vous faire de l’arbitre un souverain ? Il ne dispose d’aucun pouvoir légitime le suffrage universel ne lui confère aucune légitimité législative ou exécutive. Il ne le mandate pour décider de quoi que ce soit. En tant que charger de surveiller l’értablissement de traités ou accords internationaux ses prises de positions doivent être soumises à l’avis du peuple ( référendum ou Parlement,) pour être adopté ou refusé.

        Votre article mal ciblé contribue, malgré vous (je n’en doute pas), à soutenir le mythe d’un Président Chef d’Etat exercant tous les pouvoirs. C’est une ineptie totale. Vous acceptez un éat de fait qui ne dispose d’aucun fondement juridique et constitue un manquement grave aux devoirs de l’élu. La notion de Chef d’Etat n’est pas constitutionnelle. La souveraineté appartient au Peuple et nul ne peut se l’attribuer. A quoi sert un parlement si le pouvoir est confiné dans les mains d’un seul homme ? 

        Avant d’écrire des analyses qui reflètent votre sentiment assurez-vous qu’elles reposent sur des fondements constitutionnels et légaux. Ne participez pas à ’intoxication des électerus, mais au contraire participer à l’éclairer sur ce sujet. Il saura ainsi pourquoi il vote. Un président de la République ne gouverne pas et n’a pas à se mêler des décisions politiques. Il doit avant out être un homme intègre et indépendant des pressions des partis. Ceci évitera plus efficacement la corruption des institutions, retro-commissions sondages payés par l’Elysée au profit de partis politiques soudoiement de leaders plitiques étrangers, etc...

        Bonne journée

         


        • Fergus Fergus 14 mars 2011 16:38

          Bonjour, Emile.

          Il est vrai que Sarkozy, plus encore que ses prédécesseurs, ne respecte pas la Constitution dans ses rapports avec le Premier ministre. Mais en l’occurence, ce n’est pas lui qu’il faut blâmer mais cette Constitution hypocrite qui ne peut empêcher cette libre interprétation des rôles au profit du Président. Et pour cause : c’est ce même Président qui fait et défait à sa guise les Premiers ministres, aucun d’entre eux n’ayant jamais eu l’audace de rester en place contre l’avis du patron qui, pourtant, ne peut les destituer, seule l’Assemblée nationale ayant ce pouvoir.
           
          La seule solution : un régime parlementaire dont serait issu le Premier ministre sans que le chef de l’Etat ait son mot à dire, le choix revenant au peuple par l’intermédiaire des députés élus.

          Bonne journée.


        • emile wolf 14 mars 2011 20:30

          Bonsoir Fergus

          Je ne partage pas votre appréciation quant à la constitution qui serait vague. Elle est au contraire d’une immense limpidité.

          Le mandat du Président de la République est défini avec précision.

          L’article 8 précise : Le Président de la République nomme le Premier Ministre. Il met fin à ses fonctions sur la présentation par celui-ci de la démission du Gouvernement.
          Sur la proposition du Premier ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions.« 
          Nommer ne signifie pas choisir ou désigner. Il s’agit d’une solennité destinée à reconnaître officiellement et cérémonieusement une qualité, pas autre chose.

          Le cabinet est proposé par le Premier Ministre et non choisi par le Président qui se contente de le nommer. Les deux périodes de cohabitation de la 5ème République ont montré que constitutionnellement le Premier Ministre est l’homme qui possède le soutien du Parlement pour conduire la politique, peu importe le Président.

          Il n’y a pas de confusion possible. La volonté exprimée par N.Sarkozy de devenir le chef de l’exécutif selon la constitution dans son courrier au Premier Ministre du 18 juillet 2007 pour missionner Balladur de former un comité afin de proposer une réforme des institutions l’atteste :

           »Il convient dès lors :
          - en premier lieu, d’examiner dans quelle mesure les articles de la Constitution qui précisent l’articulation des pouvoirs du Président de la République et du Premier ministre devraient être clarifiés pour prendre acte de l’évolution qui a fait du Président de la République le chef de l’exécutif, étant observé toutefois que cette articulation n’est guère dissociable du régime de responsabilité actuellement en vigueur .« 
           Comprenez ici que le poids des erreurs politiques reste au compte du Premier Ministre, responsable devant le Parlement. Une méthode dont la lâcheté est cyniquement exprimée.

          Cet espoir d’exercer pleinement l’exécutif sera abandonné après avoir pris connaissance des propositions du Comité Balladur . Dans sa lettre d’orientation du 3 novembre 2007 au Premier Ministre, Sarkozy écrit avec amertume :
            » Dès lors qu’un changement de la nature du régime est écarté, toute modification de la rédaction actuelle me paraît en effet présenter plus d’inconvénients que d’avantages.« 
          En effet, ce serait révéler que, jusqu’à présent, ses prédecesseurs ont exercé dans l’illégalité et l’empêcher d’agir de même.

          Il n’y a donc, pour tout juriste ou observateur ayant suivi l’évolution des choses,(c’est en principe le cas des journalistes politiques) aucune confusion possible sur la clarté de la Constitution.

          Le mandat conféré au Président par le suffrage universel n’est pas un blanc-seing lui attribuant souveraineté et pleins pouvoirs mais le rôle d’arbitre entre les différents pouvoirs que la Constitution attribue, au nom du peuple au pouvoir judiciaire ou par l’expression du suffrage populaire, direct ou non, au Parlement et au Président.

          Il est alors tout à fait déplacé d’exiger d’un candidat à la Présidence de la République des engagements qui ne sont nullement du ressort de son mandat. Un président n’a pas à présenter un programme. Il ne gouverne pas, il veille à l’application stricte de la Constitution et au fonctionnement régulier des institutions. Au cas où des conflits graves naitraient entre le peuple et ses représentants il a le devoir de dissoudre la Chambre ou si la République est en danger, du fait de factions civiles ou militaires, de recourir à l’article 16. Un candidat à la Présidence doit donc être un homme intègre et sans le moindre reproche ou affaire, digne de représenter les Francais et leur pays sans chercher à en profiter et sans ambition politique autre que de servir son pays et non pas se servir de lui. Il faut alors s’étonner de la popularité d’un Chirac dont le bras droit Alain Juppé a été condamné pour prise illégale d’intérêts et remercier JM Le Pen de lui avoir permis de recevoir un second mandat. A l’évidence le corps électoral ignore la Constitution.

          Vous le constatez sans vous offenser, cher Fergus, votre lecture de la constitution n’est pas exacte, mais influencée comme celle de l’auteur par une pratique malhonnête et répétitive des élus à cette fonction, elle manque de rigueur et de logique.

          Il est grand temps que l’électorat ouvre les yeux et défende sa constitution ou baisse les bras et change de régime.

          Sans faire de peine à Verdi, de tels articles ne font qu’enfoncer le clou de l’inconstitutionnalité conduite par les partis de tous les bords y compris celui de J.L. Mélenchon qui, grand admirateur du Vieux (comme il appelle feu F.Mitterrand), rêve à son tour de gouverner et se moque de la Constitution comme de la presse.

          J’ignore qui est qualifié de »Crétins" dans l’oeuvre de Verdi, mais je crains à lire son article que le peuple soit le premier concerné par ce qualificatif. J’espère me tromper.


        • Verdi Verdi 14 mars 2011 21:20

          @ emile wolf

          Je retiens de vos interventions votre crédulité pour ne pas dire votre candeur.
          Comment pouvez-vous imaginer un seul instant qu’un fou comme Sarkozy s’attache au respect à la lettre du texte, ni même à l’esprit, de la Constitution ?
          En effet, vous vous trompez, tous les Français ne sont pas des crétins, seulement les 39% qui ont voté sans sourciller pour un fou, certains en toute connaissance de la dangerosité de l’individu…
          Soyons clairs, simples (pas simplistes) et appelons un chat un chat !


        • emile wolf 14 mars 2011 21:31

          Bonsoir Verdi,

          Mon objet n’est pas la maîtrise de quoi ou de qui que ce soit et surtout pas de votre article dont je ne conteste pas le contenu : le départ à la retraite à 60 ans, mais l’adresse.

          Pour vous en convaincre, grace à Agoravox, j’ai eu loisir de m’exprimer sur cette réforme et la politique sociale des gouvernements Fillon consistant à financer les délocalisations tous azimuts et une prétendue sauvegarde de l’emploi au détriment des différents régimes de Sécurité Sociale en général et des caisses de retraites en particulier.

          Ce que je reproche à votre article c’est d’abonder dans le sens des partis qui, unanimes, s’entendent à considérer le Président de la République comme le souverain de la nation régnant sur le pouvoir exécutif et législatif ce qui est parfaitement inconstitutionnel.

          De tels propos entretiennent, à la grande joie des partis, le mythe du président décidant des lois et de la politique. Ils détournent la réalité constitutionnelle et faussent la mission du président aux yeux des électeurs ignorant de la constitution. C’est, pour moi, une malhonnêteté que d’entériner voire encourager le viol permanent de la Constitution. Ce fait accompli dont nous gratifient les Présidents successifs n’est pas l’expression de la démocratie que vous prétendez défendre.

          Que vous le vouliez ou non, aussi bien intentionné soit votre article, son effet est pervers. Voilà l’objet de ma réaction !Si vous êtes un professionnel de l’information politique, Il ne peut s’agir dune erreur d’interprétation mais d’une incompréhension totale du droit constitutionnel ou d’une méconnaisance approfondie du sujet, ce qui paraît regrettable chez un spécialiste qui soumet son analyse au public.

          Ne vous en offusquez pas nous faisons tous des erreurs, moi le premier qui oublie volontiers la grammaire et les accords. 

          Bonne soirée,
           


        • Fergus Fergus 14 mars 2011 23:14

          @ Emile Wolf.

          Vous avez évidemment raison dans votre lecture de la Constitution car c’est dans cet esprit qu’elle a été écrite. Mais il se trouve, et c’est pour cela que j’ai parlé d’hypocrisie, que c’est le Président et lui seul qui détient tous les pouvoirs en réalité. Et, plus encore qu’avec ses prédécesseurs qui jouaient plus ou moins le jeu des équilibres de l’exécutif, c’est le cas avec Sarkozy, le Premier ministre n’étant qu’un personnage fantoche, une sorte de majordome chargé, non de « déterminer et de conduire la politique du pays », mais de relayer, le doigt sur la couture du pantalon, les décisions d’un chef de l’Etat omnipotent. Et la Constitution n’a rien prévu pour lutter contre cette situation dès lors : 1) que le Premier ministre accepte sans broncher un état de fait qui constitue pourtant une atteinte aux textes constitutionnels ; 2) que l’Assemblée nationale ne vote pas la censure ou refuse la motion de confiance. Insoluble en l’état actuel de nos textes !


          Bonne nuit.


        • emile wolf 14 mars 2011 23:31

          Sans argument vous fuyez le débat qui vous concerne... Voilà qui révèle votre qualité.

          Pas plus que Sarkozy ne le fait au quotidien, votre article ne respecte la Constitution que vous ignorez. Il ne s’agit pas ici de la lettre de celle-ci mais de l’esprit de la loi.

          Ce n’est pas, en l’occurrence, Sarkozy que je mets en cause mais vous, Verdi. Vous qui n’êtes pas différent, si ce n’est que vous n’occupez pas tout à fait le même rang et ne disposez pas de la même célébrité.
           
          Votre réponse, dommage pour vous,est aussi arrogante, prétentieuse et peu réfléchie que le titre de votre chef d’oeuvre. C’est sans doute le propre de ceux qui possèdent la science infuse auxquels vous appartenez. que de feindre le mépris. Toutefois si la rédaction de votre grand oeuvre est à l’image de votre « papier » vous ne m’en voudrez pas de ne pas investir pour le connaître, la qualité de votre recherche n’atteint pas tout à fait la médiocrité. Aussi le talent que vous m’avez consacré et me permet de vous apprécier me suffit.
          Il y a ceux que l’on désire connaître et ceux que l’on oublie.

          Bonne nuit.


        • emile wolf 15 mars 2011 00:22

          Cher Fergus,

          Sous prétexte que Sarkozy exerce tous les pouvoirs en violant, comme ces prédécesseurs la constitution, les choses doivent continuer à l’avenir. Votre argument est d’une faiblesse désarmante.

          Vous évoquez l’état actuel des textes mais vous gardez de les citer. Est-ce, parce que vous ne les connaissez pas ou qu’ils n’existent pas ? La Constitution existe . Elle ne dispose pas de mystérieux textes qui inclueraient tout soudain les pouvoirs législatif et exécutif au prochain mandat présidentiel.

          Votre réponse me laisse insatisfait Pourriez-vous m’éclairer sur les textes auxquels vous faites allusion ?

          Merci d’avance.


        • emile wolf 14 mars 2011 13:33

          Post scriptum .

          J’ignorais que vous étiez journaliste et aviez écrit « 2002-2009 le temps des Crétins ». Sans doute souhaitez-vous entretenir la clientèle pour le second tome.
          Votre intelligence est bien sûr au-dessus de la moyenne. Vous aurez donc compris mon message.


          • Verdi Verdi 14 mars 2011 15:08

            @ emile wolf

            Vous semblez maîtriser le langage et l’art de la controverse, mais maîtrisez-vous bien votre propos ? Avez-vous bien lu mon papier ou bien confondez-vous avec un autre ?

            Votre intelligence est presque certaine, la mienne doute. Craignant le vertige, mon intellect hésite à se hisser au niveau de vos facultés !

            Soit, j’ai trop bien compris le sens de votre intervention… Soit, je n’ai rien compris !

            Dans le doute, permettez-moi de ne pas en rajouter !


          • epapel epapel 14 mars 2011 22:54

            Ils veulent les voix des premiers.


          • bleu Marine 14 mars 2011 19:47

            pas faux soulmanfred,

            concernant ce thème il faut TOUT mettre sur la table, mais la priorité reste l’emploi et le salaire pour tous, vivre dignement.

            prendre en compte dans le calcul les périodes de chômage
            créer un statut étudiant...

            vaste programme...2012 !


          • Fergus Fergus 14 mars 2011 16:49

            Salut, Verdi.

            En réalité, la bonne formule est celle de la retraite à la carte, chacun choisissant l’âge de son départ dès 60 ans, libre aux accros du boulot (il y en a) de rester plus longtemps s’ils le souhaitent ou s’ils doivent faire face à des contraintes financières comme l’éducation d’enfants arrivés tardivement.

            De toute façon, comme indiqué dans l’article, rien n’est réglé sur le fond par la réforme de Sarkozy, ni en terme de finances, ni en terme d’employabilité, eu égard à l’état de l’offre : soit on favorise le maintien des « vieux » et les jeunes sont au chômage, soit on favorise l’emploi des « jeunes » et les vieux sont au chômage ou en pré-retraite bien que Sarkozy ait affirmé que ce type de dispositif avait vécu, ce qui est faux comme on vient de le voir récemment chez Renault.

            Contrairement à ce qu’affirme Calmos, que je salue en passant, cette « contre-réforme » n’a rien d’inéluctable dans la mesure où les moyens financiers d’assurer la retraite à 60 ans existent. Ils sont même dérisoires si on les compare aux profits, notamment spéculatifs, réalisés par les grands groupes financiers et industriels. Une taxation, même très modeste (et quasiment indolore), des flux financiers suffirait à régler le problème pour des dizaines d’années !

            Cordialement.


            • Verdi Verdi 14 mars 2011 21:57

              Bonsoir Fergus,

              D’accord pour une retraite à la carte, mais à partir de 50 ans. Chacun jugeant, en fonction de sa nature, de son vécu, de la somme nécessaire à la vie qu’il entend mener après sa vie « active » !

              Cordialement


            • EJETOR EJETOR 14 mars 2011 18:45


              La retraite à 60 ans des politichiens ?

              Voilà un beau programme


              • velosolex velosolex 14 mars 2011 19:51

                Une réforme, oui, mais en allant de l’avant, et non en se contentant de remettre les choses à leur place. Car déjà le système était injuste avant cette réforme. Trop de gens ont l’intelligence de leur portefeuille, et sont incapables de dépasser leurs barrières de classe et d’intérêt. Les vieux et les jeunes sont recroquevillés sur leurs intérêts immédiats. Ce clivage est bien sûr encouragés par les politiques, qui veulent déshabiller tout le monde.
                Ne pas voir donc le problème par le petit bout de la lunette. Apprendre à regarder en 3 D. Et refuser de se laisser mener par le bout du nez par une soi-disant logique économique, dont les précepteurs ont établi eux-mêmes les règles.

                -Refuser cette loi de la mondialisation, qui transfère le travail dans des pays à faible salaire. Incroyable d’entendre le cynisme de ces gens qui font semblant de défendre les intérêts sociaux du tiers monde, pour défendre les délocalisations ! ( les retraites sont payés par les cotisations sur les salaires, il ne faut pas l’oublier)
                -Plafonner les retraites, autant vers le haut, que vers une retraite minima qui serait plus élevé que celle actuelle ( un transfert qui ne couterait pas un rond !)
                - Garantir un droit au travail, comme il l’était dans les pays de l’est. ( qu’on a diabolisé à l’extrême, en oubliant les avancées qu’elles donnaient à ses citoyens au niveau sociaux, et éducatifs).
                Une société est d’autant plus réussi qu’elle définit des individus ayant besoin les uns des autres, et non cultivant des rapports de classe antinomiques, et qui s’exacerbent de plus en plus. Un état digne de ce nom devrait travailler à rétablir les mécanismes de solidarité, qui à mon avis donne un sens à la vie, que l’on soit riche ou pauvre, car pour le moment, il faut bien qu’ils vivent encore ensemble, puisque l’on a pas trouvé cette fameuse planète qui permettrait aux privilégiés de se faire la malle.
                C’est la promesse d’un monde meilleur, plus humain, sur lequel l’homme, cet animal d’adaptation, peut s’étalonner, se transcender, et donner le meilleur de lui-même.
                Enfin je ne sais plus. Les bras m’en tombent devant les déclarations les plus stupides de ces dirigeants d’entreprise, désarmantes de connerie : Carlos Ghosn touchant autour de 10 millions d’euros et justifiant son salaire par le fait que d’autres PDG gagnaient davantage....
                Voilà une violence hallucinante, qui n’est pas étrangère à la montée de la criminalité chez les jeunes, et au suicide chez les plus âges.

                Il serait temps de convoquer de nouveau les états généraux.

                A moins que la nature le fasse à notre place. Je pense à cette catastrophe japonaise, qui n’est que le dernier épisode d’une série qui s’accélère de plus en plus.

                En Mercedez ou ou Trabant, nous voilà au pied de la mer qui monte. Sur le radeau de la méduse, un coffre-fort n’est pas une bonne bouée de sauvetage.


                • bleu Marine 14 mars 2011 21:35

                  velosolex... comment dire...OK avec vous pour remettre les choses à l’endroit !

                  qui disait ici même : « c’est le peuple qui fait la nation » ?
                  je ne sais plus, je ne tiens pas de fiches...mais...quelle lucidité.


                  • FrenchGreg 14 mars 2011 21:48

                    Je crois qu’Arlette Laguiller et Georges Marchais feront aussi campagne pour la retraite à 60 ans en 2012.


                    • epapel epapel 14 mars 2011 22:52

                      Je constate que les partis politiques pour la retraite à 60 ans n’ont aucune chance d’accéder au pouvoir. Est-ce vraiment un hasard ?


                      • Porte-parole Malakoff Médéric 16 mars 2011 13:46

                         Bonjour,

                         

                        Nous avons pris connaissance, via une alerte google, de votre article posté le 14 mars sur Agoravox intitulé « Présidentielle 2010 : qui est pour la retraite à 60 ans ».

                         

                        Vous y évoquez le groupe Malakoff Médéric comme étant : « l’un des principaux groupes français privés de prévoyance mutuelle et retraite complémentaire ».

                         

                        Pour votre information, et en tant que porte-parole du groupe Malakoff Médéric, je tiens à vous préciser que le groupe Malakoff Médéric est un groupe de protection sociale, paritaire et mutualiste, à but non lucratif (pas d’actions, pas de dividendes, pas de stock options. Tous ses dirigeants sont salariés).

                        Paritaire, signifie qu’il est gouverné par des administrateurs issus tant des 5 grandes confédérations syndicales de salariés (CGT, CGT-FO, CFE-CGC, CFDT et CFTC), que des organisations patronales.

                        Les excédents du groupe sont intégralement consacrés à ses ressortissants et au développement de ses services en cohérence avec ses valeurs, notamment au travers de son action sociale.

                         

                        Pour mieux connaître notre groupe, nous vous invitons à aller sur notre site :

                        http://www.malakoffmederic.com

                         

                        Bien cordialement.

                         

                        Le porte-parole du groupe Malakoff Médéric

                         

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