Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Politique > Présidentielle : entre chaos et anarchie ?

Présidentielle : entre chaos et anarchie ?

Tous les candidats à l’élection promettent la rupture, le changement, la réforme, selon des termes variés et souvent opposés. Mais quelle est la société que nous promettent réellement les quatre candidats « présidentiables » ? Quel type de gouvernement pourraient-ils ou voudront-ils mettre en place dès leur élection ? Comment leur personnalité risque de peser sur les premiers mois de gouvernement ? Une petite analyse prospective, sans parti pris ni exclusive.

Le chaos

Dimanche 6 mai, 20 heures et 01 seconde. Le portrait s’affiche lentement à l’écran. Jean-Marie Le Pen est Président de la République. Contre toute attente, après cinquante années de combat politique, le vieux leader d’extrême droite (je sais, ils ne veulent plus qu’on les appelle comme ça) est enfin parvenu au pouvoir. Il semble lui-même ne pas croire aux chiffres. A la Bastille, des milliers de partisans se réunissent pour célébrer leur victoire. D’autres groupes de jeunes gens descendent dans la rue. Pendant toute la nuit, de violents affrontements opposent gauchistes et partisans lepénistes. Les jours suivants, l’ordre est rétabli progressivement, malgré de violentes émeutes en banlieue. Les médias du monde entier retransmettent les images terribles de bus brûlés, de voitures de police attaquées à coups de cocktails molotov. Des milices d’extrême droite lancent des ratonnades dans les squats d’immigrés clandestins. Chirac refuse de serrer la main de Le Pen lors de la passation du pouvoir, le Parlement est vide, dans l’attente des prochaines législatives. C’est le chaos total...

Cessons ici la politique fiction pour revenir aux données réelles. En cas de victoire, Le Pen devrait rapidement constituer une majorité pour gouverner. Lors des législatives, les listes d’extrême droite bénéficieraient naturellement de l’élan de la victoire présidentielle. Malgré tout, il est peu probable, sans un maillage de sections fortement implantées dans les régions, que le Front National parvienne à dépasser les 30% des voix. Une majorité parlementaire ne pourrait se constituer sans l’apport des voix de différents partis de droite souverainistes. En cas de majorité, même étroite, avec l’apport de la frange la plus droitière de l’UMP et du Mouvement pour la France, Le Pen obtiendrait les moyens de modifier les règles du jeu et de dissoudre l’Assemblée pour provoquer des élections à la proportionnelle. Prendrait-il le risque de remettre en jeu son pouvoir, si fraîchement acquis, ou bien profiterait-il, à l’instar de François Mitterrand, des avantages que fournit le scrutin majoritaire à deux tours pour le parti parvenu en tête des élections ? Tout dépend de la marge de manœuvre dont il disposerait.

Il est certain que le FN, en tout cas, ne disposerait pas d’un nombre de "ministrables" suffisant pour constituer un gouvernement crédible. Quel premier ministre ? Gollnisch en rêve. Bruno Mégret aurait pu l’espérer, s’il avait apporté plus de sept signatures à Le Pen ! De Villiers le refuserait pour préserver son avenir. Marine se réserverait pour la Présidentielle suivante. Resterait des "exfiltrés" de l’UMP dont la formation ou le passé autoriseraient de les nommer sans risque d’être taxés d’amateurisme. La liste de candidats serait longue, malgré les apparences. Le goût du pouvoir, la manœuvre politique peuvent amener bien des élus à choisir la proie au lieu de l’ombre. Pourquoi pas un Dupont-Aignan, ou une Christine Boutin, par exemple ? (Tout réfléchi, cet exemple est peut-être un peu extrême).

Reste encore à définir les marges de manœuvre réelles d’un gouvernement d’extrême droite face aux engagements de la France en Europe. Sortir de l’Euroland ? Revoir tous les traités ? De nombreux engagements de campagne seraient inapplicables parce qu’ils exigeraient une refonte complète des institutions. Le Sénat ne changera pas de majorité entre-temps et toute modification de la Constitution nécessite la réunion du Parlement en Congrès.

Finalement, une élection de Le Pen à la présidence s’achèverait, selon toute vraisemblance, par une politique finalement assez proche de celle d’un gouvernement de droite ique, avec une "touche" de lutte contre l’immigration toute particulière. Les électeurs déçus retourneraient alors vers les partis traditionnels et l’aventure frontiste s’achèverait dans la désillusion. Les expériences autrichiennes ou italiennes l’ont prouvé. Un gouvernement purement néo-fasciste, ou même seulement souverainiste, dès qu’il obtient le pouvoir, abandonne une bonne partie de son programme parce que celui-ci est tout simplement inapplicable. La seule solution serait de franchir le Rubicon et d’abolir le parlementarisme pour instaurer la dictature, mais là, on entre dans un autre scénario.  

La cohabitation permanente

Deuxième scénario : Bayrou président. La montée régulière du candidat UDF dans les sondages commence à inquiéter les candidats des deux partis majoritaires traditionnels. Leur argument principal pour s’en défendre : il ne pourra pas constituer de majorité et, par conséquent, il ne pourra pas réellement gouverner la France. François Hollande et Nicolas Sarkozy invoquent les "mauvais souvenirs" de la cohabitation. Pourtant, lorsqu’on observe les chiffres de popularité des gouvernements depuis 1981, on constate que la cohabitation a été plébiscitée à trois reprises au moins. Les gouvernements Chirac entre 86 et 88, Balladur de 93 à 95 et Jospin de 97 à 2002, ont été bien plus populaires que ceux d’Edith Cresson, d’Alain Juppé ou de Jean-Pierre Raffarin durant la même période. De fait, la population "politisée" ne représente qu’un petit tiers des électeurs. La moitié des inscrits sur les listes électorales s’abstiennent, votent blanc, nul ou pour un parti d’opposition non représenté à l’Assemblée Nationale. Le reste varie, d’une élection à l’autre, sur des critères purement subjectifs comme : "elle est bien en blanc" ou "il est sympathique", avant tout critère politique. La thèse d’un Président de la République de centre-droit comme François Bayrou désignant un Premier Ministre de centre-gauche, comme Dominique Strauss-Kahn ou Jean-Louis Borloo, a toute les chances de plaire énormément aux Français.

Reste le problème politique sur la méthode pour y parvenir. Ici encore, une mécanique électorale amènerait inévitablement un parti de "majorité présidentielle" à l’Assemblée Nationale, même avec une différence de sièges très faible. L’intérêt de François Bayrou serait de préparer une refonte du code électoral pour y introduire une forte dose de proportionnelle. Pour garantir la continuité de son mandat, le président centriste devra jouer perpétuellement entre les différentes tendances du Parlement. Cette VIème République serait sans doute très différente de la IVème, de triste mémoire. En préservant une élection du Président de la République au suffrage universel, on conserverait les avantages de la Vème République tout en favorisant un parlementarisme plus actif.

En cas de changement de régime, les deux grands partis imploseraient vraisemblablement pour se subdiviser en autant de tendances que possible. Pour rappel (pour ceux qui l’ignoreraient), l’Assemblée Nationale ne comporte pas six ou sept partis, comme on le croit généralement, mais plus de soixante ! Au total, 186 formations politiques ont reçu une approbation de leurs comptes de campagne en 2002. Combien de groupes l’Assemblée Nationale comporterait-elle en cas de réintroduction de la proportionnelle ? Personne ne le sait. Sans doute beaucoup, peut-être trop.

Enfin, quelles sont les chances de réussite de Bayrou sur le moyen terme ? C’est aux électeurs d’en décider. Tout le monde tente de récupérer une partie de sa démarche. Sarkozy explique qu’il pourrait nommer des ministres socialistes dans son gouvernement. Daniel Cohn-Bendit admet un grand mouvement d’union "Socialiste-Verts-UDF", mais autour d’une Présidente socialiste. Et finalement, si c’était lui ?  

L’anarchie au quotidien

Ségolène Royal remonte dans les sondages, paraît-il. Après avoir tambouriné que sa méthode participative serait l’alpha et l’oméga de la politique, nouvelle et plus juste, elle en a été réduite à rappeler les éléphants pour sauver sa candidature. Ceux-ci la soutiennent à présent du bout des lèvres, sans trop vouloir mouiller leur chemise et la candidate le leur rend bien. Il suffisait de voir le discours du Grand-Quevilly pour constater le gouffre qui les sépare encore. Que se passera-t-il si elle est élue ?

De toute évidence, il lui faudra le soutien de François Bayrou, qui a récupéré un grand nombre de déçus de la candidate socialiste. Si ce soutien se déroule correctement, il fera obligatoirement l’objet de tractations nouvelles pour les législatives. Paradoxalement, le parti socialiste risque donc d’être le grand perdant politique d’une victoire présidentielle. Pour parvenir à rallier les voix de l’extrême gauche, du Parti Communiste, des Verts (en recul), en plus des concessions accordées au Parti Radical de Gauche et au Mouvement des Citoyens au moment du ralliement de Christine Taubira et de Jean-Pierre Chevènement, il faudra encore laisser un peu d’espace aux fidèles du candidat centriste pour constituer une majorité.

Ceci se traduira également par la nomination de ministres sur un large éventail de l’échiquier politique, de l’extrême gauche au centre droit. Faute de constituer un gouvernement élargi, Ségolène Royal prendrait le risque d’imiter Jacques Chirac en nommant des ministres uniquement parmi ses fidèles. Il est certain qu’elle se retrouverait alors en perpétuelle opposition interne avec sa propre majorité.

Au vu de sa méthode d’analyse, on peut craindre que la Présidente Royale se résume au rôle de la girouette. Elle ne réagit qu’aux sondages et enquêtes d’opinion. Si cette méthode peut fonctionner en période électorale, il est très douteux qu’elle soit applicable ensuite. La réalité économique, après une éventuelle période d’euphorie de quelques mois, ramènerait inévitablement le gouvernement à une politique d’austérité pour redresser les finances publiques. Rien dans la situation économique actuelle ne peut permettre d’appliquer les ambitieuses propositions socialistes. Trop ambitieuses ? 

D’un autre côté, les tensions internes grandissent jour après au sein du parti socialiste. La candidate a été affaiblie par ses erreurs internationales, ainsi que par sa maladresse dans la gestion de ses rapports avec le bureau politique du parti. L’embellie actuelle ne doit pas faire oublier que l’ensemble des intentions de vote au premier tour est le plus faible, historiquement, depuis 1981. Ceci repose la question, soulevée lors de la désignation de Ségolène Royal par un parti largement influencé par les médias, de la capacité à rassembler la gauche autour de cette candidature.

La Présidence de la République flatterait sans doute l’égo démesuré de la candidate, dont les chevilles ont déjà la fâcheuse tendance à gonfler. On n’ose imaginer la "maîtresse d’école" réprimander à tout bout de champ ses interlocuteurs comme elle le fait depuis le début de la campagne, et même auparavant. On se souvient de son voyage au Chili et de la morgue avec laquelle elle avait répondu à Sebastián Piñera, candidat libéral à l’élection.

Toute la gauche tente de se rassurer au vu des sondages, mais il semble qu’elle n’a jamais été aussi près du gouffre et du risque d’implosion.  

La dictature du parti unique

L’UMP marche comme un seul homme derrière son candidat. Du moins, apparemment. Tout le monde a peur de perdre cette élection, et il est vrai que le bilan des années Chirac risque toujours de peser lourd dans la balance. Les Français risquent encore de se souvenir, au dernier moment, que ce petit Bonaparte de Neuilly a été Ministre de l’Intérieur, certes, mais aussi Ministre de l’Economie, et surtout Ministre d’Etat depuis cinq ans. Son bilan personnel est peu brillant. Ses propositions démagogiques. Le risque d’échec est réel.

Soudain, avec la remontée de Ségolène Royal dans les sondages, les partisans du candidat de droite s’en sont souvenus. Les discours "généreux" tentant d’aller chercher les électeurs de gauche sur leurs terres sont revus et corrigés à droite. Il est important de réconforter l’électorat gaulliste de base. Sarkozy va devoir affronter les banlieues sur leur terrain, après que l’association "AC le feu" a refusé de lui rendre visite au ministère. Pour lui aussi, le chiffrage des promesses est calamiteux. Aucun économiste sérieux ne peut croire qu’il parviendra à réaliser son programme. Pour lui, en cas de victoire, le problème ne sera pas de constituer une majorité. Il est évident que la plupart des sortants seraient réélus presque automatiquement après une victoire UMP à la Présidentielle. Au cours des années soixante, de nombreux Français ont eu l’impression de vivre dans un monde totalement contrôlé par le Général De Gaulle et son parti. Cette tendance à centraliser et contrôler tous les pouvoirs était inhérente à la personnalité du fondateur de la Vème République. Nos institutions en ont conservé la marque. Giscard, Mitterrand, puis Chirac ont exercé le pouvoir en déléguant davantage pour préserver la "grandeur" de la fonction présidentielle et pour se protéger en cas de difficultés. On ne peut oublier les coups que les Premiers Ministres successifs, de Raymond Barre à Dominique de Villepin, ont pu prendre au cours de leur passage à Matignon, en lieu et place de leur Président.

Le vrai problème de Sarkozy, c’est Sarkozy lui-même. Il veut modifier le rapport du pouvoir entre Président de la République et Premier Ministre. Sa volonté débordante cherche à tout contrôler, à se mettre en avant en permanence. Il veut prouver au Monde "qu’il en a" et qu’il est capable. Sans doute pour prouver que les petits en sont aussi bien pourvus que les grands. Sarkozy a fait de grands efforts pour tempérer sa nervosité et a proclamé qu’il avait changé. Peut-on vraiment le croire ? Encore une fois, il s’agit d’une intime conviction que chacun doit se forger. En tout cas, il prendrait le risque, en supprimant le "fusible" que constitue le poste de Premier Ministre, de se retrouver constamment mis en cause, en première ligne. A n’en pas douter, cette tension constante ne pourrait se résoudre que dans une discipline de fer imposée aux élus de la majorité, sommés de se faire bloc contre l’ennemi. L’Elysée deviendrait alors rapidement un bunker dont l’occupant sombrerait dans la névrose. Il faut rappeler que Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été ce brillant stratège dirigeant le parti le plus important. Sa popularité a brusquement augmenté le jour où il est entré place Beauvau. Elle risque de s’effondrer au moment de son départ.

Sans remettre en cause la sincérité de l’homme, ni ses capacités intellectuelles, ce boulot est bien trop important pour pouvoir être assumé par un homme seul entouré de courtisans. Bonaparte, devenu Napoléon, a bien essayé. Où se trouverait la Sainte-Hélène de Sarkozy ?

 
Conclusion

Aucun candidat à la Présidence de la République, malgré les déclarations fracassantes diffusées par les médias, ne dispose de solution miraculeuse pour résoudre les difficultés de la France. Nous nous sommes enfoncés, depuis près de trente ans, dans une crise économique profonde, structurelle, creusant le fossé entre riches et pauvres tout en tentant de maintenir un tissu social, progressivement réduit à une peau de chagrin. La désindustrialisation, les crises du pétrole, la hausse du chômage, la précarisation des travailleurs pauvres sont autant de phénomènes économiques et sociaux intangibles et inévitables. L’urgence exige que nos dirigeants s’attaquent enfin aux difficultés au lieu de promettre sans cesse de nouvelles fuites en avant. Quel est celui (ou celle) qui sera désigné(e) par les électeurs pour mener à bien cette tâche ? A vous de choisir en connaissance de cause.


Moyenne des avis sur cet article :  3.95/5   (99 votes)




Réagissez à l'article

39 réactions à cet article    


  • Anto (---.---.178.10) 1er mars 2007 10:23

    ce texte est un fantasme, la projection dans l’avenir de tous les préjugés que l’on a de chacun des candidats. Bref aucune analyse, aucune reflexion, une synthèse de « on-dit », de clichés qui ne vaut que par l’effort de l’introduction. Entre SR est une girouette, Sarko est petit, le FN c’est le chaos, il n’y a finalement que bayrou que vous épargnez. Pourtant, dans le chapitre sur SR, on pourrait remplacer le nom de la demoiselle par le sien sans etre choqué, notemment le passage sur les sondages.

    « A vous de choisir en connaissance de cause. »

    C’est ça. laissez nous faire, et votez blanc svp


    • aixetterra... aixetterra 1er mars 2007 11:53

      @ Anto

      Cet article me paraît être authentiquement neutre, en tous cas tout autant qu’un écrit puisse l’être, et au minimum, mesuré. Votre réaction ne l’est pas.

      C’est ce qui doit changer chez nous tous. L’heure n’est plus au choix idéaliste, ce confort est derrière nous et il nous faudra l’admettre.

      Bien à vous, Aixet...


    • (---.---.139.6) 1er mars 2007 12:05

      A propos des taxes douanières du FN (qui arrangeraient beaucoup de choses). Pour les curieux de nouveautés, ne serait-ce que pour les critiquer, allez voir de quoi il retourne exactement sur :

      http://www.veritesurlefn.org/modules/xfsection/article.php?articleid=206


    • Anto (---.---.178.10) 1er mars 2007 13:51

      @ Aixet

      Oui cet article est peut-etre neutre dans le sens où les quatre candidats majeurs en prennent plus ou moins pour leur grade. Mais je suis désolé, ces projections dans l’avenir se basent sur des jugements de valeurs qui faussent de fait toute extrapolation.

      Ce n’est pas une analyse, c’est une caricature de l’état tel qu’il serait sous tel ou tel président. L’anarchie de segolène royal se réfère à sa campagne participative d’où sont sont sorties pele mele 100 propositions. La dictature d’un parti unique sous sarko resulte du plebiscite qu’il a connu lors de son investiture. L’état sous Lepen resulte d’une volonté vieille de 10 ans de diaboliser et d’amateuriser ce parti. Sur ce dernier point toutes les spéculations sont possibles et le parallèle avec le gouvernement de haider est pertinent. On voit donc clairement l’opération de grossissement du trait caractéristique de la caricature.

      Pour Bayrou, au contraire, l’auteur pointe les problèmes et les solutions envisageable, ce qu’il ne fait pas pour les autres candidats. Sous couvert de neutralité on voit ressurgir une forme de centrisme. Est-ce que l’auteur sous entend que bayrou est le seul qui ne soit pas caricaturable ? Je le soupçonne plutot d’avoir beaucoup plus reflechi a ce que serait l’etat sous bayrou que sous qui que ce soit d’autre.

      Bon alors c’est vrai ma réaction n’est pas mesurée. Mais dès que je sens qu’il y a anguille sous roche, je m’emporte. Et là, je pense que ce texte veut se faire passer pour ce qu’il n’est pas, à savoir un article impartial.


    • werbrowsky werbrowsky 2 mars 2007 06:52

      Bonjour, Je suis désolé si je peux laisser croire que je « travaille » pour Bayrou. J’ai simplement tenté d’imaginer les différents scénarios selon la victoire de chacun des quatre candidats à la Présidentielle. Evidemment, il est impossible, dans un article de cette longueur (c’est déjà très long pour une lecture à l’écran), d’approfondir l’analyse. Je pense que je nuancerais certains jugements en me donnant plus de place. Voici une liste des principes que j’ai suivis pour la rédaction de ce texte :
      - Ce que je ne voulais pas, en premier lieu, c’était me limiter à l’analyse de la position de Royal-Sarkozy, comme tous les médias l’ont fait pendant plusieurs mois.
      - Il s’agit d’une caricature des positions de chaque candidat. Le titre lui-même est un trait exagéré qui pousse le scénario à son extrême. Le pire n’est jamais certain.
      - J’ai essayé de pousser ce trait pour chacun des candidats. La partie sur Bayrou est un peu plus courte, parce que la seule caricature possible serait l’immobilisme, la paralysie de l’appareil d’état, l’incapacité à former un gouvernement. Personnellement, je pense que ce scénario est totalement improbable parce que nos chers élus cherchent, en premier lieu, à « aller à la soupe ». Une élection de Bayrou entraînerait le ralliement automatique d’une partie des élus de chaque camp. Je recommande un article paru cette semaine dans le Nouvel Obs qui n’est pas tendre avec lui et qui met l’accent sur ce point. Toutefois, il faut également modérer ce point de vue en écoutant les spécialistes de droit constitutionnel nous expliquant que la stratégie de Bayrou s’inscrit parfaitement dans les institutions de la 5ème république. Il profiterait de la position suprême du chef de l’état pour prendre ses distances avec le gouvernement. Mitterrand n’a jamais rien fait d’autre. D’autre part, il faut rappeler également que les gouvernements de De Gaulle ont souvent (toujours ? à vérifier) inclus des personnalités de centre gauche, voire de gauche tout court durant l’après-guerre. A l’heure où tout le monde se réfère, à tort et à travers, au Général, on peut créditer Bayrou du fait qu’il s’inscrit dans son sillage.
      - je constate que, malgré l’unité de façade, aucun des deux camps majoritaires n’est réellement satisfait de leurs candidats respectifs. De nombreux socialistes critiquent vertement Ségolène Royal en coulisses, de même que certains élus UMP qui redoutent la victoire de Sarkozy. Tous les deux sont très performants sur le plan médiatique, mais seraient-ils de bons présidents ?
      - je refuse de croire que les dés sont jetés et que l’affrontement droite-gauche est le seul scénario. Il est exaspérant de se laisser enfermer dans cette posture, alors que nous avons déjà vécu la même situation il y a cinq ans. Quel sera le score de Le Pen au premier tour (si on le laisse se présenter) : 18% ? 20% ? 25% ? Arithmétiquement, les deux autres candidats présumés ne peuvent dépasser les 25% au premier tour. Pour conclure, je vous fournis un petit élément de réflexion supplémentaire, concernant les sondages et les candidats potentiels.

      Au moment où nous nous trouvons, soit environ sept semaines avant le scrutin, à quel niveaux de popularité dans les sondages se situaient les candidats socialistes, centristes, gaullistes et frontistes durant les campagnes présidentielles précédentes ?
      - Socialistes : champion toute catégorie, François Mitterrand atteignait 38% en 1988, pour atteindre un score réel de 34% au premier tour. Ségolène est à 26%. Jospin était à 24% en 1995, à 22% en 2002.
      - Gaullistes : Chaban-Delmas était le meilleur candidat (en-dehors de De Gaulle), à 26% d’intentions de vote, en 1974. Il a fini à 15% au premier tour. Chirac n’était qu’à 19% en 1995, derrière Balladur et Jospin.
      - Centristes : En 1981, Giscard était en tête des sondages (28,5%), devant Mitterrand (25%) et Chirac (14%). Bayrou n’était crédité que de 3% en 2002. Il a finalement fait plus du double au premier tour.
      - Le Pen : toujours sous-estimé par les sondages, il était crédité à 10% en 1988, 11% en 1995 et 2002, on le situe à 13% aujourd’hui. Chaque fois, il a obtenu un score 1,5 fois plus important (respectivement : 14,4%, 15% et 16,9%). En suivant cette logique, son score pourrait être aux alentours de 20%.

      Si les résultats finaux sont plus ou moins éloignés des estimations des instituts de sondage, on constate deux tendances profondes : la surévaluation systématique des candidats de gauche (surtout Jospin), la sous-estimation du Front National.

      source : chiffres de TNS Sofres.


    • (---.---.38.189) 1er mars 2007 10:48

      Il faut surtout essayer de canaliser son imagination, la forcer à analyser les situations telles qu’elles sont et telles qu’elles apparaissent de manière si évidente qu’il faut être aveugle et sourd pour ne pas les discerner...ou complètement stupide.

      Notre pays souffre d’une crise d’autorité et de discipline tout simplement.

      Les trois présidents (et leurs partis) sans leadership qui se sont succèdés depuis plus de quarante ans n’ont pas eu le courage politique, l’abnégation de prendre les mesures necessaires pour endiguer les grands problèmes parfaitement identifiés qui rongent progressivement notre société : invasion migratoire, violence et délinquance, emploi et taxation du travail, chomage choisi ou subi, immensité des fraudes sociale et fiscale, déclin de éducation et du civisme, montée de l’intégrisme religieux.

      Dès lors le désordre s’est installé. Les capitaux et talents se délocalisent naturellement et logiquement tandis qu’ils sont remplacés par la misére du tiers monde. La compétitivité des entreprises qui demeurent sur le territoire national s’affaiblit et la fréquence des dépots de bilan s’accèlère.

      La mondialisation n’est une chance que pour ceux qui ont le courage de se donner les moyens d’y faire face. Elle est destructrice pour les sociétés faibles et sans vraie direction.

      Pour gouverner un pays, comme une entreprise, il faut de la clairvoyance et du courage. Les causes de la déconfiture d’airbus sont similaires à celles qui conduit la France à la faillite.

      Aujourd’hui, alors que les racines du mal ont pu s’étendre et se renforcer dans tout le pays, il sera douloureux de les en extirper. Celà demandera d’autant plus de détermination de la part du gouvernement car celà ne se fera en aucun cas sans affrontements sérieux.

      Les affrontements sociaux sont de toute manière inéluctables, quelque soit le scénario.

      Si le prochain gouvernement se montre démagogique comme celà sera surement encore le cas, (au vu des promesses, mensonges flagrants, discours et opérations de charme dont nous sommes gratifiés )la situation s’aggravera encore considérablement et nous aurons un conflit social majeur dans les cinq prochaines annnées, avec avènement d’un pouvoir autoritaire qui devra prendre des mesures d’exception pour rétablir l’ordre public.

      Si au contraire, la France élisait dès 2007 un président fort (hypothèse irréaliste) les affrontements se déclencheraient plus tôt, mais avec une moindre amplitude et des conséquences moins graves.

      L’on ne traite pas de la même manière un cancer naissant qu’un cancer dont les métastases ont pu s’installer dans tout le corps.


      • aixetterra... aixetterra 1er mars 2007 12:11

        @ IP:xxx.x40.38.189

        Toujours se défier des couleurs trop « pures » !

        Le libéralisme ne peut survivre que teinté de défense de l’environnement et de social. Le socialisme, de réalisme, de courage et d’honnêteté.

        Quelques douaniers de plus aux postes frontières ne nous mettraient nullement à l’abri du désordre du monde. La véritable utopie consisterait à mettre de l’ordre ici sans participer à en mettre partout.

        Quant au cancer, méfiez-vous des traitements chocs, qui tuent, ça existe !

        Aixet...


      • (---.---.38.189) 1er mars 2007 12:26

        IP:xxx.x1.146.137

        Ce n’est pas avec des barrières douanières que l’on tire avantage de la mondialisation, mais avec le leadership, le travail, la qualité des produits, l’innovation, les allègements fiscaux aux entreprises, la localisation et la rentabilisation du capital.

        Pourquoi les USA, l’allemagne et le japon dont les coûts de production sont forts s’en sortent bien.

        Pourquoi laisse t on couler des entreprises phares comme airbus au profit de boeing ?

        pourquoi fabrique t on des voitures médiocres au lieu de faire des concurrentes à bmw, mercedes, volvo, audi ?

        Je suis contre les barrières douanières, refuge dérisoire pour protèger, mais quelques instants seulement, la médiocratie !


      • aixetterra... aixetterra 1er mars 2007 11:47

        @ l’Auteur :

        Votre article pose bien la problématique actuelle selon laquelle toute équipe dirigeante, quelle qu’elle soit, aura pour première obligation d’avancer groupée, au delà des idéaux et des Ego. Le pays - le monde ? - à davantage besoin de techniciens sérieux et « généreux » que de personnalités partisanes.

        Notre peuple, aussi révolutionnaire soit-il, a, semble-t-il, admit cette réalité. Les sondages atteste qu’un discours aux notes réalistes peut porter ses fruits. Le simple fait de parler d’engagements au lieu de promesses, d’économies au lieu de cadeaux, de consultation et d’explication au lieu de démocratie participative, toute note aux accents de « vérité » non démagogiques, est ressenti favorablement par l’opinion, preuve, s’il en faut une que le Français moyen est plus sage qu’il n’y paraît.

        Quelques points importants :

        1 - Nos institutions et notre constitution ont absolument besoin d’être actualisées, et ce, dans un esprit d’évolution plus que de révolution.

        2 - L’équipe dirigeante, devra être constituée de personnalités à l’étique irréprochable. A l’instar du milieu du travail, l’exclusion sans parachute ni placard doré, doit être simplifiée et appliquée. Il en va de la justice la plus basique comme de la crédibilité de la (VI° ?) République.

        3 - Comme pour la sauvegarde de l’environnement, toute décision doit impliquer une vision transversale et universelle des problématiques.

        4 - Aux mots : Liberté - Egalité - Fraternité, ajouter solennellement le mot « Laïcité » aux frontons des mairies.

        Enfin, une pluralité gouvernementale serait la garantie d’un contre-pouvoir permanent où les différentes sensibilités politiques travailleraient au service commun.

        Si la négociation est la meilleure alternative aux litiges familiaux, entre voisins, dans l’entreprise, dans le règlement de prise d’otages, dans les conflits internationaux, pourquoi en serait-il autrement dans un gouvernement ?

        Que d’aucuns taxent ce concept d’angélisme ou d’utopie, n’a aucune importance. La reconstruction politique du pays ne passera que par cette voie. Il en va de la réconciliation nationale et de notre avenir !

        Aixetterra


        • docdory docdory 2 mars 2007 09:58

          @ aixeterra

          Oui : « liberté , égalité , fraternité , laïcité » , bonne proposition , qui a ma connaissance , ne se retrouve que dans le programme de Corinne Lepage , mais aura t-elle ses 500 signatures , rien n’est moins sûr . Une chose est sûre , c’est que les ennemis les plus acharnés de la laïcité s’appellent Sarkozy , Marie Georges Buffet ( Marx doit s’en retourner dans sa tombe ! ) José Bové , et , accessoirement Dominique Voynet , ( qu’elle fasse une purge , pour prouver sa bonne foi laïque , dans le bureau politique des verts ! )


        • warrol30 1er mars 2007 11:54

          effectivement ce n’est pas une analyse parfaitement impartiale. je me méfie tout de meme des théoriciens de la chute et de ces affirmations répétitives sur l’état catastrophique du pays.

          la france reste malgré tout un pays riche et compétitif, le vrai déclin si il doit y avoir serait plutot celui des consciences.


          • aixetterra... aixetterra 1er mars 2007 12:24

            Et, tout particulièrement, des mauvaises...

             smiley


          • non666 non666 1er mars 2007 12:22

            Antithèse, Thèse, synthèse, mais ou avons nous deja vu cela ?

            Ah, oui, c’est la nouvelle construction de la diabolisation.

            D’un coté les enfants qui pleurent, la guerre civile, le mal absolu...le coté Obscur ! De l’autre, l’espoir, la beauté , le bien etre et la juste voie mediane...

            Non, non, je vous assure, votre vision des resultats possibles n’est qu’a peine caricaturale...

            Pour remettre les choses en place, il faut se rappeler d’une chose : Toute digue qui pretend s’opposer a la montée des eaux devient barrage de retention une fois que le niveau est atteint ...

            En clair, si un candidat devient president, fusse Lepen, les mecanismes mis en place pour surrepresenter les partis majoritaires de l’Avant, serviront aussi Après... Quand on triche, il faut accepter de voir les cartes trucquées se retourner contre ceux qui les ont distribuées...

            Amen.


            • bernard29 candidat 007 1er mars 2007 12:57

              Et pendant ce temps là , Chirac s’interroge....


              • contribuablépuisé (---.---.139.143) 1er mars 2007 13:44

                Serions-nous aussi incurables qu’il le parait ? D’où nous vient cette propension à toujours vouloir être le peuple le plus social, le plus accueillant pour les étrangers au détriments de nos propres enfants, le plus tolérant vis à vis des idéologies menaçant nos propres libertés et nos valeurs fondamentales, le plus généreux quitte à voir s’évanouir nos capacités d’investissements pour construire le futur, j’en passe et des meilleures.

                C’est sans doute qu’à force de nous croire plus intelligents que les autres nous en sommes devenus condescendants ; Il n’y a qu’à voir les positions prises par la majorité des intellectuels, des animateurs télé ou des journalistes soit « Je suis intelligent donc je suis de gauche voir même d’extrême gauche, ces qui sont de droite ne sont en fait que des crétins ». Leur pensée semble avoir la constante suivante « Pour conforter mes positions d’homme intelligent je vous montre qu’il faut redistribuer les richesses et en tout premier lieu celles des autres ».

                Tant que le dictat de ces « intellectuels » perdurera on découragera les gens d’entreprendre en France, on aura donc les politiciens qu’on mérite, c’est à dire des béni-oui-oui ayant pour seule profession de foi que d’être politiquement corrects c’est à dire : « bâtir un programme électoral qui fasse plaisir au plus grand nombre, concéder à toutes les promesses ruineuses, se présenter comme quelqu’un gentil, ne demander aucun effort à personne ». Je crois que nos 3 candidats principaux se reconnaitrons avec + ou - d’accuité.


                • (---.---.38.189) 1er mars 2007 13:52

                  Entièrement d’accord avec le mot que vous employez : « condescendants ». Je le séparerais volontiers en deux mots distincts pour mieux qualifier et illustrer ce que vous dites.


                • alexb (---.---.132.84) 1er mars 2007 13:55

                  Le Pen - une droite molle, incapable de réformer à l’intérieur, sans aucune influence possible à l’extérieur, qui n’arrivera même pas à faire sortir la France de l’Europe ; le plus que l’on peut espérer d’elle comme changement se serait la retour à certaines valeurs traditionnelles et le ralentissement temporaire de l’immigration.

                  Bayrou - peu importe s’il arrive ou pas à trouver avec qui gouverner, les français, eux, resteront toujours soit de droite, soit de gauche, et tout changement sera impossible parce que l’autre moitié de la France s’y opposerait. Ce sera l’immobilisme total pendent cinq ans, et les deux grands partis actuels non seulement n’imploseront pas, mais au contraire se renforceront, soutenus par le fort clivage droite-gauche des français.

                  Royal - ce ne sera pas l’anarchie, parce qu’elle va tout contrôler, l’état et l’ordre juste vont s’infiltrer dans les moindres recoins de la société, chaque citoyen sera obligé à faire quelque chose pour les autres et pour l’état, plus personne ne sera libre. Elle nous prépare un monde d’automates, où chacun aura sa place et son rôle décidés par l’état.

                  Sarkozy - soi-disant il fait peur au français, mais il est le seul à promettre la chose la plus importante pour un être humain : la liberté. Les français seront libres et maîtres de leur destin, ils vont décider pour eux-mêmes, travailler ou ne pas travailler, rester pauvre ou s’enrichir, étudier ou ne pas étudier, être individualiste ou altruiste, être assisté ou se débrouiller tout seul etc. L’état ne sera plus derrière eux à chaque pas pour décider à leur place, pour peu que chacun accepte de respecter quelques règles de la république qui tiennent du simple bon sens.


                  • werbrowsky werbrowsky 2 mars 2007 07:06

                    Croire que l’élection d’un président de la république, de quelque bord qu’il soit, va rendre aux individus leur liberté, la joie et l’enthousiasme par un coup de baguette magique, est d’une très grande naïveté, pour ne pas dire plus. J’ai fait partie, comme toute ma génération, des gens qui ont tout espéré de l’élection de François Mitterrand en 1981. Pendant les trois mois qui ont suivi, plus de trois quarts de la population a vécu dans l’euphorie. Et puis Delors est venu appliquer sa politique d’austérité. On est revenu à la normale. La grisaille s’est à nouveau imposée à nous.

                    Autre exemple vécu : j’étais à Dakar lors de l’élection de Wade, en 2000. Là aussi, tout allait changer. La liberté, la démocratie, le bonheur, la prospérité... Sept ans plus tard, des centaines de jeunes gens désespérés fuient le pays à bord de pirogues pour tenter de venir se réfugier ici.

                    Arrêtez de croire que Ségolène ou Sarkozy vont guérir les paralitiques ! Ce ne sont que des politiciens, et des êtres humains ordinaires. Sans vouloir réduire leur rôle exagérément, il faut se garder de trop en espérer si l’on veut éviter de devoir les vilipender ensuite.


                  • warrol30 1er mars 2007 14:10

                    hahahaha c’est le déferlement des troupes umpistes !!!

                    le monde parfait comme dans les spots pub de la lyonaise des banques ! accord, liberté et partenariat.

                    un monde a pleurer d’ennui oui


                    • mcm (---.---.121.69) 1er mars 2007 14:43

                      « Cessons ici la politique fiction pour revenir aux données réelles. »

                      Quelle dommage que l’auteur juste après cette bonne phrase se lance dans un roman de de science fiction digne d’Isaac Asimov.

                      On y voit même Marine Le Pen refuser un poste ministériel pour se « réserver pour les élections suivantes ».

                      Scénario hallucinant ou une personne après avoir gagné ne prend pas son titre, mais préfère le remettre en jeu !

                      Monsieur Werbrowski, auriez vous l’amabilité d’éclairer notre lanterne à propos de cette incmpréhensible théorie ?


                      • werbrowsky werbrowsky 2 mars 2007 07:15

                        C’est très volontiers que je viens ici compléter mon propos.

                        Oui, je crois que Marine Le Pen est suffisamment intelligente pour constater une chose simple : aucun premier ministre n’a été élu président de la république à la suite de son mandat. Voyez Barre, Baladur et Jospin. Si elle voulait peser lors de la prochaine campagne présidentielle (c’est fou la politique-fiction !), elle serait obligée de se préserver en jouant un rôle public, certes, mais à l’abri des coups.

                        Maintenant, je vous rassure, la probabilité que Jean-Marie Le Pen soit président de la république est inférieure à 4% (en estimant comme possible que Sarkozy, Royal et Bayrou s’effondrent dans l’opinion).


                      • personne (---.---.20.123) 1er mars 2007 14:45

                        Royal, Bayrou et Sarko ne changeront rien au chose

                        ils vont garder le système actuel en place, faire des effets de manche et nous dire que c’est la faute de l’Europe et de la mondialisation

                        voila à quoi va se résume les 5 prochaine année

                        et dans 5 ans ils vont revenir la bouche en coeur et nous affirmer que eux ils ont la solution à tous les problèmes de la terre

                        le seul capable de changer la donne c’est : lepen


                        • (---.---.110.21) 1er mars 2007 19:03

                          A propos des taxes douanières, pour savoir de quoi Le Pen Parle (en détails) http://www.veritesurlefn.org/modules/xfsection/article.php?articleid=206


                        • R.G. (---.---.150.19) 1er mars 2007 14:55

                          Article intéressant mais je me suis surtout arreté au premier « M.LE PEN » car pour les autres c’est la même soupe que l’on nous sert aux présidentielles depuis 30 ans avec toujours les mêmes mensonges et les français sont de plus en plus pauvres. Si LE PEN arriverait a être élu président je pense qu’il n’aurait pas de mal à avoir une majorité à l’assemblée nationale Pourqoi ,1° je constate que depuis 1974 le % de personnes qui votent pour lui à chaque présidentielle augmentent pour arriver à être l’égal de ceux de l’UMP. 2° La gauche ne fait plus recette car le partage du travail avec les 35 h l’on plombée. De plus les promesses de la gauche c’est le smig pour tous.c’est ce qu’on compris les ouvriers. Ma sensibilité n’est pas celle de l’extrème droite mais je comprends les gens qui voteront LE PEN car ils en ont ras le bol du « SEGOSARKO »qu’on leur sert comme soupe tous les jours et en quoi LE PEN serait plus mauvais au vu du déclin de la France depuis 30 ans.


                          • Jaï (---.---.46.185) 1er mars 2007 14:56

                            En effet, excelent article qui se veut neutre, et qui a l’avantage de scuciter des réactions de qualité toute aussi intérêssantes les unes que les autres, en tout cas pour l’instant.

                            La France a un besoin urgent de réformes, d’un coup de barre libérale, et non pas d’un libéralisme tiéde comme celui que nous propose le gouvernement en place en matière de réduction des dépenses, sans pour autant être capable de relancer l’emploi concrètement, ce qui entraine une accélération de la paupérisation que je peux constater autour de moi.

                            On ne peut pas continuer à être le pays industrialisé qui a le plus grand écart entre les gens qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, fleurtant avec le risque de voir la situation sociale s’emballer irrémédiablement à la faveur d’une dépression économique grave comme en 93.

                            Or nous savons déjà que de vraie réformes, déclancherons des émeutes gauchistes de grande envergure, ainsi le dirrigeant qui s’attèlera à cette tâche doit être conscient qu’il devra affronter un pays en état d’insurection permanente.

                            Je doute beaucoup qu’il y ai parmis les canditats une telle personne.


                            • Jaï (---.---.46.185) 1er mars 2007 15:27

                              Aucun dialogue social n’est possible en France avec une gauche et ses syndicats largement d’inspiration marxiste, c’est profondément incompatible avec une société de marché, qui ne se limite pas seulement au grand capital et à la société publique, cadre réducteur de la propagande de base gauchiste.

                              La société civile, les PME et PMI sont exclues depuis 30 ans du débats politique, raison pour laquelle on arrive pas à résoudre le problème du chômage.

                              Doc Gynéco, en répondant à une question « comment résoudre le chômage » il a répondu « il sufit de créer de l’emploi », c’est d’une banalité crasse, mais c’est quand même le truc le plus intelligeant que j’ai entendu depuis longtemps, vous n’entendrez jamais ces termes dans le bouche d’un syndicat ni d’un politiciens de gauche quel qu’ils soient !


                            • François Marie (---.---.73.200) 6 mars 2007 14:17

                              «  »« il sufit de créer de l’emploi », c’est d’une banalité crasse, mais c’est quand même le truc le plus intelligeant que j’ai entendu depuis longtemps«  »

                              Ah ? Vous avez évolué ? Je croyais que les chômeurs étaient des feignasses de sale profiteurs ! Vous admettez enfin que s’ils ne travaillent pas c’est qu’il n’y a pas de travail pour eux ?

                              Ne comptez pas sur la droite pour en créer, elle qui n’a d’autre but que le saccage de la société solidaire et l’accroissement des inégalités.


                            • be wolf (---.---.143.82) 1er mars 2007 14:58

                              Le Pen : un pouvoir imobiliser car sans majorité parlementaire . une crise politique sans précedent sous la 5eme. N’ empeche, ca nous foutterai un sacré coup de pied au derche....

                              Bayrou : Une vrai rupture avec les politiques depuis trente ans . Son programme lui permet de gouverner, car une vrai réforme du fonctionnement étatique sera mise en place .Mais l’ ensemble de son programme est cohérent et donne de vrai solutions aux problèmes actuels. Ou alors tout ca n’ est que du vent, ce sera un centre mou....

                              Starfacho : il fait peur au français, apparament pas à vous. Son problème, c’est qu’ il dépense tellement d’ energie à manipuler les français en sa faveur qu’ il en oublie de le cacher. Dommage pour lui, HEUREUSEMENT POUR LA LIBERTE, LA VRAI !!!

                              Segolene : cui cui les pti oiseau qui fume des pets et qui s’ ecrase la gueule sur on boulot....


                              • be wolf (---.---.143.82) 1er mars 2007 15:05

                                si sako est elu , je ne respécterai pas Ses Règles( ki ne sont pas celle de la République , mais d’ un empire dictatorial ) Il les respecte lui peu etre les regles de la République ? Nan mais, faut ptét arréter la démago la...


                              • gem gem 1er mars 2007 16:41

                                L’idée des scénarios n’est pas stupide, mais il faut au moins avoir la cohérence de tenir compte des conditions qui les rendent nécessaire. A commencer par la plus évidente : disposer du soutient de 50 % des électeurs au second tour, donc y être présent, donc bénéficier d’un PS détruit et d’une UMP affaiblie.

                                Pour Le Pen, ça veut dire une chambre « brune » et carte blanche sur le plan référendaire (pour supprimer le Sénat, peu populaire, par exemple) pendant plusisuers mois. Avec un peu de bol et d’habileté, il aura même une bonne grosse grève dans la fonction publique, réquisition, refus d’obtempérer, et un bon prétexte pour activer l’article 16 et faire ce qu’il veut...

                                Pour Bayrou, ça veut dire avoir dépasser le PS dès le premier tour. Le PS est mort, et c’est Sarkosy qui incarne l’opposition affaiblie par le retour au bercail UDF des centristes de l’UMP (du mpoins ceux qui survivent au désastre). Bayrou serait à l’aise...


                                • werbrowsky werbrowsky 2 mars 2007 07:21

                                  Effectivement, le seul scénario pour Le Pen, s’il était élu président, serait d’en appeler à l’opinion publique par la voie du référendum. Maintenant, tout dépendrait des élections législatives et du mode de scrutin choisi. Avec une majorité forte (avec un mélange de scrutin majoritaire modéré par de la proportionnelle), le système majoritaire lui serait favorable. Avec une proportionnelle complète, le pays serait tout à fait ingouvernable.


                                • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:55

                                  @ L’auteur

                                  Merci pour cette fiction du jeudi soir.

                                  Je cite : « Finalement, une élection de Le Pen à la présidence s’achèverait, selon toute vraisemblance, par une politique finalement assez proche de celle d’un gouvernement de droite ».

                                  Il a rien inventé le gars. A la seule différence, c’est que les juges seraient jugés, un renversement de tendance, une ANARCHIE constitutionnelle comme on en rêve dans certaines contrées.

                                  Eh oui ! Ainsi va la vie. Et l’espoir d’un monde meilleur.

                                  Comme le votre.


                                  • Blablabla (---.---.101.209) 1er mars 2007 19:58

                                    @ l’auteur :

                                    Pour finir, je récite : « L’urgence exige que nos dirigeants s’attaquent enfin aux difficultés au lieu de promettre sans cesse de nouvelles fuites en avant ».

                                    Effectivement, l’urgence, c’est la guerre qui se profile et dont nous sommes les témoins chaque jour.

                                    Elections ou pas !


                                    • moebius (---.---.218.167) 1er mars 2007 21:48

                                      Visiblement aprés les résultats des élections commencera la campagne pour les prochaines...Les tensions et les frustations subsiterons et le printemps sera chaud jusqu’aux vacances caniculaires et puis... C’est là sans doute ce que l’auteur de cet article a voulu nous signifier


                                      • moebius (---.---.218.167) 1er mars 2007 21:52

                                        Vous dites fuite en avant mais il n’y a jamais eu d’autres alternatives


                                        • Décryptages Philippe Zaouati 4 mars 2007 23:12

                                          Et si ce fameux parti démocrate dont parle Bayrou n’était pas ce ramasse-tout centriste que beaucoup craignent ? Si son ambition était tout simplement de créer le véritable parti d’alternance aux conservateurs, comme c’est le cas aujourd’hui chez presque tous nos voisins ? Si l’aventure de Bayrou n’avait d’autres objectifs que de changer d’époque, de créer un autre pluralisme, plus serein, plus calme, moins arc-bouté sur des idéologies dépassées ? Si cette campagne présidentielle était enfin l’occasion de mettre au rencart un Parti socialiste dépassé par les événements, incapable de se ré-inventer, figé sur des postures d’un autre temps ? Si Bayrou réussissait finalement ce qu’aucun dirigeant de la gauche de gouvernement n’a réussi à faire, depuis l’échec de la deuxième gauche jusqu’à la berezina de Jospin et la défaite de DSK : réformer, moderniser, abandonner les chimères anti-capitalistes de la vieille garde et de ses rejetons, affronter le monde tel qu’il est, cesser de se mentir à soi-même et aux électeurs ?

                                          C’est un pari qui mérite d’être pris.


                                          • www.jean-brice.fr (---.---.150.66) 6 mars 2007 14:06

                                            Description du système actuel qui ne peut déboucher que sur le chaos ou l’anarchie : les partis ont repris le pouvoir ... Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr


                                            • labaule (---.---.252.249) 7 mars 2007 00:07

                                              Tant que l’on n’aura pas compris dans la France marxiste que ce sont les capitaux investis dans l’entreprise qui creent de l’emploi et non les multiples interventions de l’etat a coup de taxation,le pays ne pourra se relever et ce sont des pays comme la chine qui recevront les investissements. Les politiciens comme Bayrou,qui profitent du mal-etre de la societe francaise,vont beaucoup decevoir car ce sont des epouvantails a faire fuire les investissements.


                                              • Jean-Charles DUBOC (---.---.102.41) 25 mars 2007 21:20

                                                Le principal sujet débattu pour la présidentielle sera celui de la VI èm République.

                                                Le fonctionnement de notre démocratie présente de nombreuses anomalies par rapport aux autres pays européens comme l’absence de scrutin proportionnel aux élections législatives, ainsi que le pouvoir démesuré du président de la République qui peut, par exemple, faire intervenir nos armées à l’étranger, sans même en référer l’Assemblée Nationale...

                                                Tout ceci a été parfaitement analysé par François Bayrou dans son ouvrage « Au nom du Tiers état ».

                                                Notre constitution est basée sur le culte du chef, qui pense, et décide, pour les citoyens...

                                                Mais si seulement ce chef était intelligent, si seulement il était honnête !...

                                                Car, à propos de l’honnêteté, il y a quoi dire...

                                                Notre pays est, en effet, d’après une étude de l’Institut des Affaires Economiques (IEA / London), parue le 22 juin 2006, le pays le plus corrompu des pays industrialisés...

                                                Pour l’instant les différents candidats ne formulent aucune proposition pour résoudre le problème de la corruption, car il faudrait ouvrir la boite de Pandore !....

                                                Pourtant celle-ci pourrait bien être ouverte prochainement.

                                                En effet, ce qui semble être le détournement des indemnités de la guerre du Golfe 90/91, près de 3,5 milliards de dollars, par François Mitterrand, est maintenant largement diffusée sur le Web, pourrait bien être rendu public avant le premier tour.

                                                Cette affaire est disponible sur le Forum « Planète-UMP » :

                                                http://www.planete-ump.fr/t602-D%C3%A9tournement-des-indemnit%C3%A9s-de-la-guerre-du-Golfe-90-91.htm

                                                Le dossier a été transmis au Procureur de la République, et une enquête de la Gendarmerie Nationale (délinquance financière) est en cours...

                                                La révélation de ce scandale sera l’élément qui obligera les Français à élire celui, ou celle, qui proposera les meilleures solutions pour qu’un tel crime contre la démocratie ne puisse jamais se reproduire.

                                                Jean-Charles DUBOC

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès