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Accueil du site > Actualités > Politique > Présidentielles : comment choisir ?

Présidentielles : comment choisir ?

Une quinzaine de candidats va sans doute finalement se présenter aux suffrages des électeurs pour cette élection présidentielle de 2007. Sur quels critères basons-nous notre choix, quels sont les éléments déterminants ? Voici quelques pistes.

Pour chaque élection présidentielle récente, on peut distinguer trois catégories de candidats.

La première regroupe un nombre, croissant à chaque élection, de « petits candidats » dont les chances de figurer au scrutin final, c’est-à-dire d’obtenir le parrainage nécessaire de 500 élus signataires, est faible. En général, ces candidats ne s’appuient pas sur des partis politiques reconnus, et défendent soit des intérêts corporatistes ou catégoriels légitimes (les droits des handicapés par exemple), soit un idéal sociétal nouveau (Union droite-gauche...). Faute d’avoir une réelle chance, à part pour un petit nombre, de figurer au premier tour scrutin, leur objectif est, dans le meilleur des cas, de mettre en avant des idées ou revendications en espérant attirer l’attention du public et donc des autres candidats majeurs afin de peser sur leur programme, soit, dans le pire des cas, un simple souci de notoriété.

On a compté jusqu’à une trentaine de ces candidats déclarés pour cette élection 2007, dont je ne détaillerai pas ici les arguments faute de place, mais qui participent néanmoins à la vie démocratique. Généralement exclus du débat politique par les médias traditionnels, ils sont très présents sur la toile qui leur fournit un moyen d’expression qui n’existait pas auparavant, ce qui peut d’ailleurs expliquer l’inflation de leur nombre.

La seconde catégorie rassemble les « petits candidats » traditionnels aux yeux des médias. Ceux-ci sont généralement les porte-parole de partis politiques reconnus et sont présents et actifs dans le débat politique en dehors de la simple élection présidentielle, en présentant notamment des candidats lors des autres élections. Lors de l’élection présidentielle, ils ne concourent pas pour la victoire mais défendent soit des catégories importantes de la population, soit des thèmes de société majeurs. Leur objectif politique est en général de peser sur le débat pour préparer des alliances avec le candidat gagnant, ou permettre à leur parti d’obtenir une visibilité suffisante afin d’obtenir des élus aux autres élections nationales ou locales. Parmi les arguments de vote principaux pour ces candidats, je retiendrai :

- la défense des catégories populaires

Il s’agit-là du thème de campagne favori d’Arlette Laguiller, mais aussi de Marie-George Buffet ou d’Olivier Besancenot par exemple, et de l’ensemble de l’extrême gauche. Il faut cependant probablement distinguer le vote en faveur des candidats des partis révolutionnaires (LO, LCI...), qui rejettent toute idée de participation à un gouvernement de gauche, et celui en faveur de Mme Buffet qui ne l’exclut pas. Dans le premier des cas, rares sont les électeurs à vraiment approuver, ou même connaître le programme de ces candidats, mais ils leur reconnaissent leur effort constant en faveur des travailleurs dont les conditions sont les plus difficiles. Il s’agit-là en quelque sorte d’un vote « syndical » par défaut. En ce qui concerne le vote pour la candidate du Parti communiste, il s’agit aussi d’essayer de peser sur le futur programme de gouvernement de la candidate du Parti socialiste, si celle-ci était élue.

- l’antilibéralisme 

Ce thème s’est développé ces dernières années, en réaction contre une mondialisation perçue comme destructrice, et a été largement porté par des organisations comme ATTAC ou la confédération paysanne, puis par les nombreux « collectifs antilibéraux » créés à l’occasion du référendum sur la constitution européenne. José Bové en est le représentant symbolique, mais aussi Olivier Besancenot, voire Marie-George Buffet, sont sur la même longueur d’onde. Cet notion d’antilibéralisme est largement complétée par celle d’altermondialisme ; les électeurs votant pour ces candidats souhaitent donc en général véhiculer un rejet du système économique actuel dominant dans l’essentiel des pays, et souhaitent le remplacer par un modèle plus égalitaire « alternatif », mais la multiplicité des candidatures sur ce créneau a sans doute un peu dérouté les électeurs.

- la défense de l’environnement

Il s’agit bien entendu du cheval de bataille des partis « écologiques ». Cependant, l’évolution du parti des Verts représenté par Dominique Voynet, qui occupe traditionnellement ce terrain, vers un positionnement très à gauche, a un peu brouillé les cartes alors qu’il s’agit d’une préoccupation très vive chez les électeurs plutôt de centre gauche. Ceci explique sans doute le succès rencontré par la possible candidature de Nicolas Hulot. En l’absence de celui-ci, le vote en faveur de la défense de l’environnement se réparti donc entre plusieurs candidats : Dominique Voynet si l’on conçoit cette lutte comme nécessairement de gauche, Corinne Lepage de façon plus apolitique, voire José Bové si l’on n’est concerné que par les OGM, ou tout simplement un candidat traditionnel présentant un projet à fort contenu environnemental (Ségolène Royal ou François Bayrou par exemple).

- la défense de la ruralité

Il s’agit d’une préoccupation nouvelle, qui s’explique à la fois par la désertification des campagnes mais aussi et surtout par la fracture réelle entre le monde parisien et des grandes villes, et celui de nombreux habitants des régions qui se sentent incompris ou abandonnés. On retrouve sur ce créneau bien sûr le candidat des chasseurs, Frédéric Nihous, qui défend des pratiques et habitudes de vie incomprises de nombreux citadins, mais aussi José Bové en tant qu’ancien porte-parole de la Confédération paysanne. Ce thème est donc totalement trans-partisan, puisqu’il concerne aussi bien l’extrême gauche (avec récemment le représentant du parti des travailleurs, Gérard Schivardi, qui combat l’abandon des campagnes par les services publics) que Philippe de Villiers, tenant d’une France rurale traditionnelle et catholique. Cependant, un point commun à tous ces candidats est le refus d’une Europe politique qui menacerait leur mode de vie.

- le gaullisme républicain

Le virage idéologique de l’UMP, notamment sous l’impulsion récente de Nicolas Sarkozy, vers un modèle anglo-saxon de société, laisse de côté un certain nombre d’électeurs anciennement attirés par le coté nationaliste populaire du parti gaulliste. C’est la défense de ces valeurs que revendique Nicolas Dupont-Aignan, qui recoupe partiellement celle de l’ancien électorat de Jean-Pierre Chevènement ou de Charles Pasqua : on y retrouve une haute estime du rôle de l’Etat qui doit conserver une influence sur de nombreux domaines économiques et sociaux, des valeurs morales plutôt traditionnelles, une dénonciation de l’Europe fédérale.

- la défense d’une société traditionaliste

Face à ce qu’il considère comme une menace pour les valeurs des Français, l’immigration, l’islam, l’Europe, Philippe de Villiers prône un certain nombre de mesures moralistes, protectionnistes, identitaires ou sécuritaires. L’idée est bien de répondre à une menace extérieure, au sentiment d’inquiétude qu’éprouvent certains électeurs, à un manque de repères traditionnels, par des propositions d’ordre défensif afin de rassurer.

Il est bien entendu réducteur d’attribuer des noms de candidats à ces arguments, sachant que chacun défend un projet plus large qui recoupe en général plusieurs de ces éléments, mais cela m’a semblé être pour chacun le point le plus marquant de leur candidature.

Il faut noter que les exclus, qui forment une catégorie croissante de notre population, ne sont pas vraiment au centre de la campagne de l’un de ces candidats, même si tous les candidats de gauche et d’extrême gauche les intègrent d’une façon ou d’une autre dans leur projet politique. Peut-être la raison en est-elle que ces exclus, dans leur majorité, ne votent pas ? Curieusement, seul François Bayrou semble ainsi inclure l’exclusion, de façon proéminente, parmi ses six grandes priorités de gouvernement.

Le dernier groupe de candidats est celui des vainqueurs potentiels, ou en tout cas celui des candidats qui concourent pour gagner. Le vote en faveur des deux favoris, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, et des deux outsiders, Jean-Marie Le Pen et François Bayrou, se fait donc en fonction de ce que nous anticipons être le résultat de leur présidence. Ceci repose sur trois éléments : leur projet de société, leur programme de gouvernement, leur aptitude personnelle à présider la France.

Le projet de société de Nicolas Sarkozy a le mérite d’être clair : il s’agit d’une société à l’anglo-saxonne, qui récompense le travail, l’effort, l’initiative individuelle, et s’efforce de permettre à ceux qui s’en donnent la peine de réussir. Dans un contexte international où la France se distingue par son chômage tandis que ces pays anglo-saxons attirent talents et jeunes du monde entier, ce modèle dynamique a de quoi séduire. Pour autant, en admettant qu’il permettrait sans doute de relancer un ascenseur social en panne dans notre pays, il est aussi générateur de fortes inégalités, tous n’ayant pas les possibilités ou l’esprit nécessaire pour réussir dans un système aussi compétitif. Cela explique sans doute le ton plus consensuel du patron de l’UMP depuis quelques semaines.

Aussi clair est le projet de société de François Bayrou. Celui-ci est d’inspiration sociale-démocrate nord-européenne, qui allie liberté d’entreprendre et forte redistribution sociale. Ceci exclut toute baisse générale d’impôt, favorise les accords de consensus, et oriente le rôle de l’Etat vers celui de régulateur au niveau économique mais d’acteur au niveau social. Ce projet est complété par une exigence forte d’intégrité de l’Etat, et une demande pour plus d’Europe afin de rester influent au niveau mondial.

Chez Jean-Marie Le Pen, le projet de société est un peu moins défini mais ressemble dans ses grandes lignes au modèle nationaliste espagnol sous Franco. Dans ce modèle, le rôle de l’Etat n’est pas d’intervenir économiquement, mais d’assurer le maintien de valeurs morales dans la société. Il allie donc libéralisme économique intérieur et protectionnisme à l’égard de toute influence extérieure considérée comme néfaste, ainsi qu’un fort interventionnisme idéologique.

Enfin, il n’existe pas vraiment de projet de société chez Ségolène Royal. Tiraillée entre les différents courants du PS et ses propres valeurs, et surtout guidée par une méthode qui consiste à répondre aux attentes immédiates, et parfois contradictoires, de ses électeurs, Ségolène Royal ne peut définir de projet de société qui l’enfermerait dans un certain nombre de contraintes. Elle emprunte donc au gré des évènements des exemples et références multiples qui peinent à former un ensemble cohérent.

Il est impossible de détailler les programmes des candidats. Après le discours de Ségolène Royal à Villepinte, on peut considérer que ces quatre candidats proposent une série de mesures concrètes qui forment effectivement un programme, même si celui-ci couvre un spectre de sujets un peu moins large chez Jean-Marie Le Pen. Ces programmes, figures imposées de toute élection, et réclamés à cor et à cris par les journalistes, sont généralement destinés à s’assurer le soutien intéressé (voire égoïste) d’un nombre d’électeurs le plus large possible (tandis que les projets de société s’adressent plus aux valeurs morales des citoyens). La question est de savoir s’ils ont une véritable utilité pour l’électeur, échaudé par d’innombrables promesses non tenues lors des élections précédentes, d’autant que leur coût (et notamment celui des deux favoris) rend probablement illusoire leur application. On se référera donc sans doute plus utilement à un petit nombre de propositions représentatives de chaque candidat afin de juger du sérieux de leur projet.

Quant à la stature de présidentiable de ces quatre candidats, leur dimension personnelle, il s’agit-là d’un élément beaucoup plus subjectif à définir, tant les qualités que nous estimons essentielles pour ce poste varient d’une personne à l’autre. Néanmoins, on peut dégager quelques caractéristiques majeures, positives ou négatives, qui peuvent jouer sur notre évaluation de ces candidats.

Nicolas Sarkozy sera très largement considéré comme un débatteur hors pair, un homme énergique, un décideur, mais aussi comme une personne excitée, survoltée, impatiente, agressive.

Ségolène royal est perçue comme déterminée, calme, séduisante, sachant jouer de sa féminité, mais insuffisamment préparée, cassante, parfois maladroite.

On reconnaît à François Bayrou des qualités de courage, de volonté, de culture, d’humanisme, mais on lui reproche sa lenteur d’élocution, un ton professoral, une certaine naïveté.

Quant à Jean-Marie Le Pen, nul ne songe à disputer ses talents de répartie, de tribun, sa constance dans les arguments, mais sa violence, son agressivité, son manque de diplomatie peuvent effrayer

Finalement, pour un nombre peut-être non négligeable d’électeurs peu intéressés ou tout simplement blasés par la politique, le choix du futur président de la République est aussi lié son aptitude à remplir certaines de ses fonctions majeures sous notre cinquième République : quel sera son attitude en cas de crise, nationale ou internationale, en cas de menace terroriste ou de guerre, voire en tant que responsable de l’arme nucléaire ? Qui protégera donc au mieux les Français face à un péril grave : Nicolas Sarkozy, volontaire mais téméraire ? Jean-Marie Le Pen, patriote mais colérique ? Ségolène Royal, froide mais indécise ? ou François Bayrou, courageux mais réfléchi ?

Posé ainsi, le choix n’est peut-être finalement pas si compliqué.


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288 réactions à cet article    


  • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 février 2007 13:50

    bonjour Voltaire

    Il manque le candidat visionnaire dans cette campagne. Et donc, je me permets de lire votre billet comme une invitation à voter nul, pour un suffrage résolument en faveur de la non expression

    signé, l’expressionniste

    javascript:pop_img(’http://www.editions-harmattan.fr/catalogue/couv/2738469078r.jpg’) ;


    • Voltaire Voltaire 13 février 2007 14:08

      Tout d’abord, mes excuses aux lecteurs pour les fautes d’orthographe et autres coquilles qui demeurent dans le texte ; j’avais envoyé une seconde version corrigée aux éditeurs, qui a semble t-il été perdue.

      @Bernard Dugué

      Je ne partage pas votre jugement sur l’absence de candidats visionnaires ; en particulier, je pense qu’à la fois Nicolas Sarkozy et François Bayrou sont des visionnaires : tous deux ont un objectif de société différent de l’actuelle, et se proposent de réformer le pays en profondeur, même s’ils sont contraint à un discours plus consensuel pour des raisons électoralistes.

      Que vous ne partagiez pas ces visions est par contre tout à fait légitime.


    • (---.---.225.122) 13 février 2007 16:18

      Sarkosy et Bayrou Visionnaires.

      Ah l’humour français n’est pas mort.


    • solitaire (---.---.49.189) 13 février 2007 19:07

      Le problème est que JM Le Pen est aussi un visionaire


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 13 février 2007 21:47

      J’avoue que mon commentaire replié m’incite à être replié de rire devant tant de conformisme.

      Plus sérieusement, pour répondre à la réplique pertinente de Voltaire, je dirais que le côté visionnaire de Sarkozy ou Bayrou concerne l’agencement technico-politique de la société mais aucunement le dessein de l’humain. Bref, pour moi ce n’est pas de la vision mais de la gestion.


    • Voltaire Voltaire 13 février 2007 21:59

      Cher Bernard,

      Une campagne présidentielle est-elle le bon moment pour esquisser une vision de l’avenir de l’humanité ? Pris dans les rets des exigences médiatiques et partisanes, les candidats peuvent-ils donner libre cours à leur pensée à long terme ?

      Sur le fond, ce serait bien sûr souhaitable, mais en écoutant les questions de ce pannel de citoyens invité à questionner nos candidats sur TF1, et leur côté egocentrique, on imagine assez bien quel serait l’impact de ce type de vision.

      Je pense qu’on en apprend un peu dans les longs entretiens filmés par N. Voisin, et plus encore dans les ouvrages rédigés par certains des candidats (les leurs, pas ceux de leurs negres), mais je serais plus indulgent que vous sur cette question. Il est à mon avis impossible pour un candidat de répondre à votre souhait dans ce type de campagne, ce qui n’exclue pas qu’ils aient effectivement un côté visionnaire (je pense notamment à Arlette Laguiller, peut-être Olivier Besancenot et José Bové, sans doute Nicolas Hulot, sûrement François Bayrou...).


    • dégeuloir (---.---.148.92) 13 février 2007 23:06

    • chantecler (---.---.4.237) 14 février 2007 08:49

      - 42 à Jean Dugué ? Et on laisse faire cela ?

      J’ai acheté deux livres : Gavroche par Bruno Demonsais, coll. L’Harmattan....

      Et « le descendeur social »- Fondation Jean-Jaurès-, coll. Plon. à lire par tous....


    • chantecler (---.---.4.237) 14 février 2007 08:51

      moins 42, je précise...Décidemment... smiley


    • Rocla (---.---.253.136) 14 février 2007 11:22

      D’où l’ intérêt de lire les commentaire et non les votes .

      Rocla


    • www.jean-brice.fr (---.---.159.174) 13 février 2007 14:16

      Devant tant d’ambitions personnelles qui n’ont rien à proposer si ce n’est des revendications catégorielles soit le vide sidéral, c’est-à-dire la POLITIQUE que l’on fait depuis trente ans, on peut être inquiet pour l’AVENIR DE LA FRANCE ! CHIRAC peut être à l’aise, il n’a que des médiocres comme concurrents et cela ne m’étonnerait pas qu’il se représente ...


      • www.jean-brice.fr (---.---.233.201) 17 février 2007 18:59

        Je n’ai pas dit que j’étais un fan de CHIRAC, mais au moins lui on le connait ... De toutes manières, ils feront TOUS, la même POLITIQUE ! Pour en savoir plus, allez sur www.jean-brice.fr


      • JR (---.---.75.131) 13 février 2007 14:34

        Je pense qu’il faut choisir le candidat qui correspond à la vision de la société que l’on veut voir émerger en France. Il ne faut surtout pas se laisser embobiner par les promesses qui sont faites, et choisir les candidats dont les propositions se rapprochent de la réalité, et qui donc semble le plus crédible. Je ne crois pas que le markéting de promesses du duo de la Star Academy, méritent que l’on se tourne vers ces 2 candidats. Il faut viser le consensus, et donc voter Bayrou pour avoir l’efficacité économique et la cohésion sociale.


        • toto (---.---.180.111) 14 février 2007 11:12

          La politique n’est pas le consensus, mais le moyen pacifique de régler nos différents. Dans un premier temps, par le biais de l’élection, différents projets doivent apparaître. Ensuite, dans un deuxième temps, la loi majoritaire tranche.

          Cependant, le clivage persiste. Les minoritaires sont représentés et reconnus par la majorité.

          Voter pour un candidat du consensus n’a donc aucun sens. Cette démarche ne fait que disparaître les sans voix, les invisibles. Je suis donc favorable à MG BUFFET candidate du PC, pour que les oubliés, les NON à la constitution soient représentés.


        • (---.---.236.238) 18 février 2007 08:35

          BAYROU FERA LA MEME POLITIQUE QUE LES AUTRES : avec lui, ce sera la IV ème république !


        • grattounette (---.---.61.6) 13 février 2007 14:35

          ...... Voter François Bayrou. Le choix n’est finalement pas si compliqué en effet.


          • Bobo (---.---.147.228) 13 février 2007 14:51

            Comment Bayrou peut faire pour arriver au second tour si le parti socialiste ne se tire pas dans le pied comme en 2002 avec Chevénement (5%) et Tobira (3%) ? Il faut que tous les électeurs de Le Pen vote pour lui ou que tous les socialos votent pour lui ?


          • ganao (---.---.102.41) 13 février 2007 14:53

            Pour moi le courage , l’énergie et le programme de Nicolas Sarkozy ainsi que son charisme qui est un atout important ....plus de doutes , c’est vers lui que va mon choix !


          • (---.---.252.19) 13 février 2007 15:54

            ganao a écrit : Pour moi le courage , l’énergie et le programme de Nicolas Sarkozy ainsi que son charisme qui est un atout important ....plus de doutes , c’est vers lui que va mon choix !

            Et en plus ceux qui le soutiennent (dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es) sont de vrais patriotes, par exemple le bellâtre Johnny Hallyday (Voir http://www.swissinfo.org/fre/international/agences/detail/Le_dossier_de_nat uralisation_de_Johnny_Hallyday_valide_en_Belgique.html?siteSect=143&sid=7523189&cKey=1171363284000)

            13 février 2007 - 11:41

            Le dossier de naturalisation de Johnny Hallyday validé en Belgique.

            PARIS - La commission de naturalisation de la Chambre des représentants de Belgique se prononcera le 27 février sur la demande de naturalisation de Johnny Hallyday. Aucune décision n’a encore été prise, selon les services du président de la commission.

            Le quotidien « Le Parisien » affirme que les membres de cette commission avaient « validé » le dossier du chanteur, dont le père était belge. Selon le journal, l’obtention de la nationalité belge « pourrait n’être qu’une étape » pour permettre à Johnny de s’installer à Monaco dans un délai de deux ans, compte tenu du délai légal pour un Belge désirant s’installer dans la principauté. Pendant l’intervalle, le chanteur a choisi de s’installer à Gstaad, où il bénéficie d’un régime fiscal plus avantageux qu’en France.

            Le journal croit savoir que le désir du rockeur d’obtenir la nationalité belge tient davantage au statut fiscal avantageux accordé par Monaco aux citoyens belges - contrairement aux citoyens français, imposés de la même manière en France et dans la principauté - qu’à des raisons sentimentales.

            La nouvelle de l’exil fiscal de Johnny Hallyday avait suscité embarras ou sarcasme dans la classe politique française, le rockeur étant un fervent soutien du favori de la droite pour l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. Le président Jacques Chirac avait notamment « regretté » « le comportement du citoyen » Johnny.

            Le député socialiste Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a de son côté reproché au rocker son « incivisme ». Si chacun n’agit qu’en fonction de « ses seuls intérêts », « tout le monde se prépare à s’affronter », a-t-il dit. L’élu de Saône et Loire a en outre appelé les Français les plus fortunés à « aimer la France et à la soutenir », au lieu de « faire de l’évasion fiscale ».

            SDA-ATS

            On a les amis qu’on peut !


          • (---.---.225.122) 13 février 2007 16:24

            On ne vote pas FB.

            On le suit comme les apôtres ont suivi le christ.

            Les français vont sortir en masse de leur maison. Ils vont prendre un bouclier , mettre FB dessus puis partir tous en pélerinage vers l’Elysée et là ils feront descendre FB et lui diront « Voilà ta maison, guide nous, oh lumière céleste »


          • oncle Archibald (---.---.147.38) 13 février 2007 19:25

            Aimer la France et la soutenir n’implique peut-être pas nécessairement d’aimer que l’argent public soit jeté par les fenêtres ... Je suis à fond pour une réhabilitation de l’impôt sur le revenu, que l’on paiera presque avec plaisir pour « faire son devoir » et « partager fraternellement » mais pas pour qu’il soit gaspillé et/ou utilisé à fidéliser une clientèle électorale avec une ardeur à nulle autre pareille.

            Que chaque candidat précise bien ce qu’il fera de notre argent et nous choisirons plus sereinement . Peut être même arriverons nous pour une fois à voter « pour » et non pas « contre ». Je pense qu’Internet peut jouer un grand rôle dans la campagne à ce niveau. Que ceux qui savent éplucher les comptes de l’Etat donnent leur opinion sur les programmes !


          • jps (---.---.51.14) 14 février 2007 08:24

            A mourir de rire certains commentaires et pseudo. Voltaire pseudo pédant et jamais voltaire n’aurait écrit autant d’inepties. Voltaire le tolérant aurait très certainement appelé à voter ségolène. Dire que Ségolène n’a pas de Projet de société est l’illustration d’un manque d’objectivité patent. Elle veut une société solidaire, qui promeut le travail, nul droit sans contrepartie d’obligation, une société qui s’inscrit dans une volonté de légitimer les instances européennes. Quelle est la légitimité de la commission ? Ségolène a une vision cohérente de l’harmonie des relations internationales. Ce soit disant voltaire, médisant, qui fait de la masturbation intellectuelle car il a besoin de reconnaissance. Voulez-vous une société de l’immobilisme comme le prône Bayrou et comme il a géré le ministère de l’éducation nationale ? Voulez-vous une société ultralibérale avec paupérisation de la classe moyenne, une société égoïste, une société belliqueuse s’associant aux conflits fermentés par les américains ? Un état policier ? Voilà ce que propose Sarkozy ! Sarkozy que ne se préoccupe pas de la France Qui fait mille promesses et se renie. Qui change Mille fois. pour le reste voir http://poly-tics.over-blog.com/


          • aigle80 (---.---.229.224) 13 février 2007 14:42

            D’accord sur l’ensemble, mais à part la défense de nos institutions quel est le véritable pouvoir de notre représentant ?quand on sait que le vrai pouvoir de réformer et de faire des projets dépend de l’argent qu’on pourra y mettre !!Et l’argent est dans les mains des grdes multinationales,des groupes petroliers,de banques,des marchands d’armes et si cela les menace on coupe la pompe à fric...alors notre Président un simple representant commercial mondial ? De la à élire celui qui présente le mieux pourquoi pas...de toute façon notre pays est ruiné,la dette s’emballe ! alors espèrons que nos gosses puissent vivrent encore longtemps à crédit grace aux banques coreennes,japonaises,du golf et sans doute chinoises maintenant et gardons nous de déplaire aux dirigeants de ces pays.....il faudra quelqu’un de trés diplomate !


            • Voltaire Voltaire 13 février 2007 15:04

              @aigle80

              Je ne partage pas votre avis sur l’absence de pouvoir de nos gouvernants, et donc d’ailleurs sur l’absence de responsabilité quant aux résultats de leur politique.

              Les politiques ont de nombreux outils en main pour influencer l’évolution de notre société. Pour n’en citer qu’un, il s’agit, en partage avec la Commission Européenne d’ailleurs, du pouvoir normatif et régulateur. Ceci a des effets considérables, que ce soit au niveau environnemental, économique ou même social.

              L’élection d’un président de la république n’a donc rien d’anodin, celui-ci impulse une politique pour le pays, il a une vraie responsabilité, et ne peut donc être dédouané des résultats de cette politique.


            • solitaire (---.---.49.189) 13 février 2007 19:11

              ce qui ont du pouvoir l’utilise (souvent à mauvais escient) or le président à du pouvoir


            • Vince (---.---.194.249) 13 février 2007 14:43

              Tres bonne synthese. Tres bon article. Parti pris. enfin quelqu’un d’objectif qui ne pousse pas vers tel ou tel candidat. Merci


              • Vince (---.---.194.249) 13 février 2007 14:45

                oups j’ai oublié des mots...

                je voulais dire « pas de parti pris ».... vous l’aurez compris bien sur.


              • Front-Anti-Sarko (---.---.22.87) 13 février 2007 16:38

                Mais tu rêves ou quoi, c’est clairement un pro-sarkozy l’auteur de cet article !!!! De la vieille propagande insidueuse a 2 francs.

                Franchement, j’ai écouté Le Pen pendant les deux derniers débats. J’ai aussi écouté Sarkozy. Ces deux personnages partagent tellement de points communs, c’est à se demander s’il n’y a pas des connivences implicites entre les membres de ces deux partis.

                A bas le néolibéralisme prôné par Sarkozy, et vive la redistribution des richesses créées par les Français !!


              • cyrkar (---.---.89.20) 13 février 2007 17:35

                Voltaire fait une analyse juste et pertinente mais néanmoins nous ressentons son parti pris pour Bayrou. D’ailleurs l’objectivité totale n’est pas possible et d’après moi pas souhaitable (ce n’est donc pas une critique négative).

                Je voudrais aussi préciser qu’à mon avis, il est beaucooup plus interessant et juste de voter pour une vision plutôt que pour un programme. En étant plus pragmatique, c’est aussi plus facile car chacun peut choisir « en son âme et conscience » alors que tout le monde n’a pas les moyens, outils intellectuels pour analyser des séries demesures et leur répercutions politiques, économiques, sociales...

                C’est aussi pour cela que les « gros candidats » font des campagnes publicitaires plutôt que des campagnes électorales : arguments chocs, démagogie... suscitent plus d’engouement (émotions) qu’une vision de société (intelligence).


              • sarha (---.---.177.201) 13 février 2007 14:44

                Le débat est clos à en voir cet article... Les français ont la mémoire courte, et j’espere que l’electorat qui ne s’est pas bougé en 2002 fera pas la même betise au mois de Mai... Il faut voter utile, chacun sait ce qui lui reste à faire


                • Bobo (---.---.147.228) 13 février 2007 14:53

                  Tu veux dire quoi ?


                • jujubinche (---.---.235.222) 13 février 2007 17:18

                  Qu’on aimerait bien virer la clique des malfaisants incapables, incompétents et sournois qui nous fout le pays en l’air depuis maintenant 5 ans, et cela en ayant TOUS les pouvoirs.

                  2% de croissance cette année, une des plus faible d’europe. Bravo l’UMP, belle leçon d’économie.

                  Dehors !


                • FPC (---.---.41.91) 13 février 2007 14:48

                  « François Bayrou, courageux mais réfléchi »...

                  Que du positif, je suis d’accords avec vous, je voterais Bayrou ! smiley)

                  FPC


                  • Marmotte (---.---.216.148) 13 février 2007 16:17

                    Je suis assez d’accord. Cet article est très bon et en majorité neutre, mais je crois déceler que le coeur de son auteur penche pour Bayrou, ce que semble confirmer cette dernière ligne (alors que ça n’était qu’une impression jusque là). Cela dit, de jour en jour je pense que c’est définitivement le choix le plus raisonnable qui s’offre à nous - c’est en tous cas celui qui m’inquièterait le moins pour l’avenir à long terme de ce pays, les deux autres « grands » candidats étant trop populistes à mon goût.


                  • ArbreBlanc (---.---.232.64) 13 février 2007 14:53

                    J’aurais personnellement insister un peu plus sur la place atypique de José Bové, hors parti, tout à la fois antilibéral, et écolo, certes, mais également à la tête d’un mouvement citoyen de « gauche de transformation sociale », qui se préoccupe de tout les sujets (les 125 propositions), y compris celui de l’exclusion / la pauvreté (plan d’urgence sociale), ou celui d’une Autre Europe. Il propose par exemple une approche très démocratique par assemblée constituante pour la rédaction d’un nouveau traité pour l’Union Européenne, avec vote simultané dans tout les pays. Réussira-t-il à fédérer une nouvelle gauche sous son nom ?


                    • grattounette (---.---.161.137) 14 février 2007 10:46

                      Voyons, à quoi celà servirait de voter Bové, si ce n’est se faire plaisir ? Ce n’est pas une élection municipale, l’enjeu est autrement plus conséquent et on a vu ce que ça a donné de faire des votes perso éparpillés. En + Bové il aura pas ses signatures et va refiler ses voix à Ségo, il le crie déjà sur tous les toits, alors le réac, faut se poser des questions... Il est surtout en train de ratisser PS. Faut voter Bayrou, c’est la seule chance de respirer autrement. Allez voir son site, lisez, écoutez, la question ne se pose même pas : www.bayrou.fr


                    • Dams (---.---.108.249) 13 février 2007 14:53

                      Une fois de plus, on va regretter qu’il n’y ait pas 3 tours. Les écolos et les communistes vont hésiter à voter pour leurs favoris pour avoir plus de chance d’avoir un candidat qui leur plait au second tour et tout se calcul, les sondages vont faire les votes et plus Bayrou va monter, plus on va se dire qu’il a une chance, et plus il va continuer à monter. Combien de gens préférant Bayrou vont voter Royal ou Sarko parce qu’il pense qu’ils ont plus de chance d’aller au second tour ? Combien de personne soutenant Buffet, Besancenot ou Voynet vont voter Ségo ? Beaucoup je pense (d’ailleurs, c’est un peu la conclusion de l’article) et on va se retrouver une fois de plus avec des votes qui ne symbolisent pas l’opinion des Français. Je trouve ça personellement dommage (surtout que beaucoup, ça n’est pas forcément assez pour éviter un Sarko-le pen au second tour).


                      • oncle Archibald (---.---.147.38) 13 février 2007 19:42

                        Nous sommes tous bien d’accord avec Voltaire : il n’y a que quatre candidats susceptibles d’arriver au second tour. Dans l’éventualité ou Monsieur LE PEN serait à nouveau dans le choix final, il serait battu quel que soit celui des trois autres qui lui serait opposé, parce que les Français ne veulent pas d’un « extrémiste » pour les gouverner. Il n’y a donc aucune raison objective de se priver de voter pour François BAYROU au premier tour, si c’est pour lui que l’on a envie de voter, bien évidemment smiley


                      • SIG_75 (---.---.33.44) 13 février 2007 15:06

                        Très bon. Le choix est effectivement simple.

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